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mercredi 11 juillet 2007

Le gouvernement décline toute responsabilité dans la contamination des mangues

L’état haïtien rejette toute responsabilité dans la contamination par des larves vivantes de mouches de trois containers de mangues francisques en Floride. Le secrétaire d’état à l’agriculture, Joanas Gué, affirme qu’Haïti est le principal exportateur de la variété de mangues francisque vers les Etats Unis. Il explique que les larves vivantes de mouches des fruits retrouvées dans les mangues proviennent des œufs de cette catégorie de mouches qui ont pu s’incruster à l’intérieur de la mangue.
Au cours d’une conférence de presse, le secrétaire d’état, Joanas Gué, a expliqué que les autorités américaines avaient adopté des dispositions pour empêcher l’introduction de cette catégorie de mouches très nocives pour certaines plantation de mangues en Floride. " Lorsque la mangue sera en décomposition la larve libèrera des mouches qui s’attaqueront à nouveau aux mangues ", souligne M. Gué.
Toutefois le secrétaire d’état révèle que des techniciens américains supervisent le traitement des mangues dans les compagnies haïtiennes. " A partir de 1987 la U. S Department of Agriculture (USDA) a approuvé une technique de traitement mécanique mise en place par la faculté d’agronomie en Haïti et qui permet de traiter les mangues sans laisser de traces de produits chimiques", ajoute t-il.
Ce traitement à l’eau chaude permet de tuer tous les œufs des mouches sur trouvant sur les mangues, est certifié par la USDA rappelle M. Gué soulignant que la gestion de la qualité des mangues est assuré par la USDA. " Le contrôle est réalisé depuis le traitement jusqu'à l’embarcation des mangues suivant un protocole d’accord signé entre la USDA et l’Association Nationale des Exportateurs de Mangues (ANEM) ", dit –il.
Selon le secrétaire d’état le protocole d’accord est clair " si des larves vivantes sont retrouvées dans des mangues ceci entraînera la suspension de la certification pour l’usine de traitement en question". Il existe 9 usines impliquées dans l’achat, le traitement et l’exportation de mangues franciques aux Etats Unis indique le secrétaire d’état soulignant que les containers contaminés proviennent de trois usines de traitement.
Le secrétaire d’état informe que la USDA et le service sanitaire des Etats Unis ont décidé de suspendre les certifications de toutes les usines, y compris celles qui n’étaient pas concernées par la contamination. Notons que deux experts de la USDA sont arrivés hier à Port-au-Prince afin d’évaluer le système de traitement des mangues par les compagnies haïtiennes.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12814

Commentaires :
On aura toujours l’occasion de répéter en Haïti qu’un malheur n’arrive jamais seul. Aujourd’hui plus de 28 millions de dollars en passe de ne pas rentrer dans l’économie haïtienne à cause de l’interdiction des exportation des mangues francisques vers les Etats-Unis d’Amérique.
La présence de larves de mouches dans des fruits même traités n’est pas une catastrophe dans un autre contexte. On aurait pu croire que sous d’autres latitudes on se dirait bon on reprend à zéro et on recommence. Mais en Haïti, les raisonnements sont rarement cohérents. Les relations de cause à effet toujours peu évidentes dans une démarche de réflexion ou la métaphysique à l’haïtienne, l’imaginaire natif natal, l’hypertrophie du surnaturel prennent le dessus sur des le cartésianisme primaire.

Quand la sphère du surnaturel n’est pas évocable on se déguise en CALIMERO pour trouver des boucs émissaires.
A un certain moment de la durée y a-t-il eu un relâchement dans le processus de traitement des mangues ?
J’ai suivi une émission sur le web ; une émission d’une station de radio –une des centaines qui retransmettent sur le www – relayée par une station locale très écoutée ou le présentateur possédé par une sorte d’hystérie mégalomane présentait l’interdiction des mangues comme le prétexte pour le déclenchement s’un plan bien établi oudi contre la production haïtienne comme au temps de la fièvre porcine africaine qui avait fini par le sacrifice des tous les porcs et le déséquilibre conséquent qui en suivi au niveau de la micro économie et l’économie paysanne en générale.
Tout reste possible en Haïti ; on est devenu parano…La prudence et la vigilance ne seront ni de trop ni inopportunes certes.
Mais n’est on pas en droit de dire : tout ça pour ça ?

Kesner Pharel estime que l’arrêt des exportations aura des conséquences sur l’économie

L’économiste Kesner Pharel estime que la suspension des exportations de mangues vers les Etats-Unis aura de graves conséquences sur l’économie nationale parce que tous les acteurs de la filière subissent le choc résultant des pertes. " Les coopératives financières et agricole, et les transporteurs qui ne pourront pas exporter ces produits périssables n’ont aucune autre alternative ", dit-il soulignant que les conséquences sont énormes sur le plan micro économique.
Il soutient que les responsables des usines exportatrices de mangues et les ouvriers de la région de Gros morne sont parmi les principales victimes.
Sur le plan macro économique, Kesner Pharel fait remarquer que la balance commerciale d’Haïti, déjà déficitaire, sera accentuée si les 28 millions de dollars résultants de la vente des mangues venaient à manquer.
De plus, il croit que cette situation pourrait favoriser une hausse du taux de change de la gourde par rapport au dollar. " Dans le cadre de la globalisation il faut une culture de gestion plus solide", indique M. Pharel rappelant qu’il faut toujours respecter les standards internationaux. Il faut une solidarité entre tous les acteurs dans la filière de l’exportation et du gouvernement selon Kesner Pharel qui précise que toutes les entreprises doivent être compétitives.
L’économiste Kesner Pharel invite le gouvernement à mieux encadrer les petits producteurs afin d’empêcher un rejet du produit par les consommateurs. " Si un maillon faible n’est pas renforcé tous les secteurs subiront des pertes", ajoute t-il.
Selon lui les grands producteurs doivent pratiquer la gestion de la qualité totale, ou zéro défaut, précisant que de graves conséquences dans l’économie peut entraîner une hausse de l’inflation.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12815

Le Premier ministre canadien visitera Haïti le 20 juillet

Le Premier ministre canadien Stephen Harper a annoncé aujourd’hui qu’il effectuera une visite en Haïti le 20 juillet dans le cadre de sa tournée en Amérique Latine et la Caraïbe. Au cours de sa visite, dernière escale de sa première tournée américaine, M. Harper s’entretiendra notamment avec le président René Préval. Plusieurs membres du gouvernement de Harper ont déjà effectué des visites en Haïti, tels le ministre des Affaires étrangères, Peter MacKay, et la ministre de la coopération internationale Josée Verner. La Gouverneure générale Michaëlle Jean avait visité Haïti, le 14 mai 2006 à l’occasion de l’investiture du président René Preval. Ancienne journaliste elle s’était rendue dans sa ville natale, Jacmel ( sud-est), et avait pris part à plusieurs rencontres organisées par le secteur des affaires et les associations féminines.
Cette tournée en Amérique Latine et la Caraïbe permettra au Canada de créer de nouveaux partenariats au sein des Amériques et de renforcer ses liens avec l’Amérique latine et les Caraïbes indique un communique du bureau de premier ministre soulignant que le Canada par cet engagement accru, pourrait encourager de véritables progrès dans d’importants dossiers comme la sécurité, la gouvernance démocratique et la prospérité économique.
Au cours de son voyage, le Premier ministre rencontrera des dirigeants étrangers et des représentants du secteur privé ainsi que des Canadiens qui contribuent aux progrès démocratiques, sociaux et économiques de la région.Le Premier ministre entamera sa visite à Bogotá, où il rencontrera le président colombien Álvaro Uribe. Les 17 et 18 juillet, il sera au Chili et s’entretiendra avec la présidente Michelle Bachelet, les 18 et 19, il visitera la Barbade, où il se réunira avec le premier ministre Owen Arthur et d’autres hauts représentants des Caraïbes.

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12816

Côteaux, l'autre bout d'Haïti

La côte sud d'Haïti ne se limite pas à sa mer et ses plages. Produits agricoles et beaux paysages constituent une manne que les habitants des Côteaux exploitent au profit du tourisme et de la foi des fidèles catholiques.

Maisons en reconstruction, hôtels en chantier, adoquinage des rues ... la ville des Côteaux a accueilli, du vendredi 6 au dimanche 8 juillet, le 9e grand pèlerinage dédié à Notre-Dame de la Médaille miraculeuse. Cette petite ville aux pieds dans l'eau et d'une superficie d'environ une dizaine de kilomètres carrés s'offre déjà comme le coin de ressourcement par excellence des personnes en quête de délivrance et de loisirs. Avec son sanctuaire perché sur plus de 500 marches, compte parmi les villes d'Haïti accueillant le plus de visiteurs par année. Présidé par le nonce apostolique, Mgr Mario Giordona, accompagné du vicaire général du diocèse des Cayes, Mgr Pierre Antoine Coulanges, et du secrétaire général dudit diocèse, le Père Julien Almonacy, ce pèlerinage biannuel a réuni pour ce 6 juillet plus d'un millier de fidèles venus de partout. Chapelets médités, cérémonies eucharistiques, conférences, ministères de guérison et procession aux flambeaux ont, entre autres, marqué ce pèlerinage placé sur le thème : « O divine mère, faites que nous obtenions de Dieu toutes les vertus qui nous permettraient de nous approcher du Christ. »Venus en signe de gratitude

Ils sont en majorité ceux qui viennent pour remercier Dieu pour sa miséricorde. Viergélie, 45 ans, portant sur son bras sa fillette de 18 mois, n'en démord pas. Elle doit sa fille à la Vierge Marie. Celle des Côteaux. « J'ai passé plus de six ans à consulter des médecins, explique-t-elle. C'est en venant ici que j'ai obtenu ce que je voulais de Dieu. »« C'est une source d'inspiration intense et intarissable que représente cette oeuvre. Outre les pèlerins et les touristes, elle favorise le retour de plusieurs Côtelais à leur patelin », fait remarquer Aurèle Exama, initiateur du projet, qui associe les nombreuses activités de construction au seul fait que le sanctuaire Notre-Dame attire beaucoup de visiteurs.

Auparavant, explique M. Exama, on pratiquait le tourisme de proximité. « Chaque habitant de la ville recevait chez lui l'un de nos hôtes », se félicite-t-il comme pour vanter l'hospitalité des habitants de son patelin qui ont beaucoup contribué au développement du sanctuaire aujourd'hui décrété sanctuaire national. Une ville productive et paisible

Le concepteur de cette grotte déclarée «Sanctuaire national» par l'Archevêque-coadjuteur de Port-au-Prince, Mgr Joseph Serge Miot, ne va pas par quatre chemins. « Côteaux, outre ses valeurs touristiques, est réputée sur la côte pour sa tranquillité », fait-il remarquer. Six policiers affectés au commissariat logé dans une coquette maison à l'entrée de la ville n'assurent que des travaux de police communautaire. « Notre seul véhicule nous permet parfois de venir en aide à des malades en difficultés à atteindre la ville des Cayes », reconnaît l'un des agents rencontré dans l'une des pièces vides de ce bâtiment construit par des Côtelais vivant à l'extérieur du pays. « Côteaux a été fondée en 1726 et élevée au rang de chef-lieu de l'arrondissement en 1871, dit Windsor Saint-Preux, un notable de la ville. Les Côtelais ont beaucoup attendu avant de la voir considérée à sa juste valeur. » Mais aujourd'hui, poursuit-il, sa fierté est d'autant plus grande que son expansion est l'oeuvre de ses enfants.

Avec ses terres des plus généreuses et sa mer offrant de magnifiques plages, cette ville de trois sections communales allie naturellement agriculture et tourisme pour le bonheur de ses habitants et de ses invités. Céréales, vivres, agrumes, fruits tropicaux et légumes sont les denrées cultivées par les Côtelais.

L'annonce de la réhabilitation du tronçon de route Port-Salut/Port-à-Piment par l'ambassade de Taiwan met aux anges ces habitants de la Côte Sud d'Haïti qui y perçoivent déjà un sérieux bond pour leur sanctuaire et leurs plages en chantier. Ferdinand Cadet, vice-délégué de l'arrondissement des Côteaux, pense déjà à l'extension de cette ville qu'il estime menacée par la bidonvillisation en raison de sa grande expansion. « Le morne Goâve et le bord de mer constituent les principales préoccupations des autorités de la commune », dit-il tout en pointant du doigt la bureaucratie de l'Etat haïtien ne favorisant pas le développement du pays.

Lima Soirélus



lsoirelus@lenouvelliste.com

(Boat people haitiens )...Battus, humiliés à Cuba....Viacrucis des chercheurs de vie...

Reprendre la mer, si! Retourner à Cuba, no! Après avoir vogué onze jours en mer, des voyageurs clandestins haïtiens ont été accueillis à Cuba. Les mois passés sur la terre de José Marti ont été marqués par la souffrance.
C'est une tragédie! Ils sont des adolescents, des jeunes et des adultes qui fuient Haïti. 121 voyageurs clandestins haïtiens à la recherche du travail, d'un mieux-être, ont été rapatriés le dimanche 8 juillet à Port-au-Prince. En majorité originaires du Nord-Ouest, ces clandestins, venus de Punta Maisi - un camp dans la province de Guantanamo dans l'est de Cuba - racontent qu'ils sont partis de l'île de la Tortue, le lundi 23 avril 2007, à 4 heures de l'après-midi, à destination des Bahamas. Finalement, ils ont échoué à Cuba.

Refoulés, et accueillis par des agents sociaux de l'Organisation nationale de la migration (ONM), de l'Organisation internationale de la migration (OIM) et du ministère de l'Intérieur et des Collectivités territoriales (MICT) à l'aéroport international Toussaint Louverture de Port-au-Prince, les rapatriés, qui ont vogué onze jours en mer cherchant à atteindre Bahamas, regrettent d'avoir foulé le sol de Cuba.Maudits soient les jours passés à Cuba !Battus, maltraités, mal nourris, humiliés, certains avouent même que des Cubains plus miséreux qu'eux les ont dépouillés. « Mon beau Nike, mes T-shirt ont été échangés pour de la nourriture », crache amèrement Jocelyn Solon, un jeune homme de Plaisance dans l'autobus jaune - stationné au beau milieu de la route pour crevaison de pneu - que l'ONM et l'OIM ont mis à la disposition des rapatriés. Parlant un peu l'espagnol pour avoir travaillé comme maçon en République dominicaine, Solon était devenu l'un des porte-parole de ses compatriotes. « On réclamait du savon, de la pâte dentifrice et de la nourriture. » Il passera six jours en prison.« J'ai passé un mois et 9 jours en prison. J'ai été relâché aujourd'hui même », déclare Bébé Saintil, un autre rapatrié, originaire de Plaisance. Lui aussi revendiquait les mêmes choses que son compatriote. Cependant, il avoue qu'il a été mieux nourri en milieu carcéral. « Au camp, la nourriture n'était pas bonne, et c'était une pitance », se plaint-il.Reprenant le fil de ses idées, Solon se souvient : « Un jour, on nous a mis sous un soleil brûlant. Tout le monde s'est résigné. A midi, j'ai crié fort : les Haïtiens ne sont pas des chiens ! J'ai dit à mes compatriotes: ne mangeons plus ici. Mais il y en a parmi nous qui ont mangé. William, un agent cubain, a voulu me gifler parce que je n'avais pas droit à la parole. Un peu plus tard, la police a débarqué. Bébé et d'autres Haïtiens ont été menottés. Nous avons crié au secours ! A ce moment, ils ont lancé des gaz lacrymogènes et ont bastonné ceux qui revendiquaient. »
Solon maudit les jours passés à Cuba tout en se rappelant de ses misères à Santo Domingo. « Cela marchait bien pour moi à Santo Domingo, mais régulièrement les agents de police me détroussaient. Quand ce ne sont pas eux, ce sont les voleurs qui vident mes poches. Donc, c'est en voulant tenter ma chance ailleurs que j'ai échoué à Cuba. »

Pendant qu'un dépanneur peine à dévisser les boulons d'un pneu du véhicule qui transportait les rapatriés, Filius Wildoneur, un quinquagénaire de Saint-Louis du Nord, nous fit signe de descendre de l'autobus. En aparté, il me dit que les Haïtiens ont été battus à Cuba parce qu'ils étaient indisciplinés. « Ayisyen endisipline, se sa k fè yo pran kou. Kiba se yon peyi kominis, yo di w pa dwe gen manifestasyon, w ap pale anpil yo ba w bwa. Mwen m pat nan chante, ni nan bat bokit. Mwen m konfome m. Chèf yo te zanmi m, e yo te apresye m », me dit-il, à voix basse, pour éviter les foudres de ses compagnons. Les lamentations

Un autre autobus jaune prend le relais et conduit le groupe vers Lilavois. En prenant la direction du centre d'hébergement, certains s'inquiètent, les jeunes femmes surtout. Elles se demandent si on ne va pas les enfermer dans un camp comme à Cuba. Lilavois, ce quartier résidentiel en Plaine, ressemble à un vaste camp et les résidences, entourées de longs murs, sembent être gardées par des geôliers. Mais un jeune travailleur social les rassure : « On va vous donner de l'argent, à manger et un lieu pour y passer la nuit. »Un quadragénaire se lamente : « Okenn monnen epis pa ka vin ramplase di mil goud mwen sot pèdi nan voyaj sa a la. »

Le chauffeur du nouvel autobus, qui se vante d'avoir réussi à gagner sa vie en Haïti, enchaîne : « Moi, j'ai connu un monsieur à Saint-Marc. Je vous donne son nom, il s'appelait Alfred Jean. Il est mort au cours d'un voyage clandestin. Dans sa poche, il avait, ce jour-là, dix mille dollars américains et vingt mille dollars haïtiens. Partir pour eux, c'est une obsession! »Filius, le quinquagénaire de Saint-Louis, admet l'argument de ce dernier et confie qu'il a été à Miami en 1993. En obtenant un visa pour une durée de cinq ans, il a passé six années aux Etats-Unis. Il travaillait comme maçon et conduisait des poids lourds. Tout l'argent qu'il touchait là-bas a été investi dans l'éducation de ses sept enfants, dont trois vivent actuellement chez l'une de ses soeurs à Miami. Les femmes, dans l'autobus, celles qui étaient malades surtout, parlent des bienfaits des médecins cubains lorsqu'elles étaient hospitalisées. « Les médecins cubains ont pris soin de nous. Franchement, ils sont sans reproche », dit une femme enceinte. Mais elles regrettent leurs robes, leurs sandales qu'elles ont perdues à tout jamais dans cette opération de troc qu'elles désignent par le terme « Cambia » ; les hommes se souviennent des coups qu'ils ont reçus et des humiliations qu'ils ont connues. Un nom revient à tout moment dans le feu de leur conversation : l'agent William, l'homme par qui le scandale est arrivé et qui finira par être congédié, après enquête.« Pourquoi ne pas rester en Haïti », dit haut et fort le chauffeur qui suait, s'échinait à faire passer l'autobus dans une rue exiguë de Lilavois.

Debout dans l'allée encombrée de passagers, un jeune homme répond : « On ne reste pas en Haïti pour mieux la sauver. Les 121 voyageurs clandestins auraient pu prendre les armes comme les autres jeunes Haïtiens pour se créer un emploi. Mais nous avons préféré risquer notre vie au lieu d'enlever celle des autres. » L'argument du jeune mit fin à la discussion qui prenait un autre détour : l'importance de la vie, la fierté de vivre dans son pays, la nécessité d'apprendre un métier. Le chauffeur, au milieu d'un flot de bla-bla et de prêchi-prêcha, n'arrivait toujours pas à opérer ce virage. Tous les passagers ont fini par descendre de l'autobus. Et c'est à pied ou entassés dans un pick-up qu'ils sont arrivés au centre d'hébergement où ils ont reçu un kit de produits de première nécessité et une enveloppe contenant 700 cents gourdes.

Cette opération de rapatriement d'Haïtiens - la deuxième en deux mois - a été menée au terme d'un accord qui lie le gouvernement haïtien, celui de Cuba et l'OIM, institution intergouvernementale dont les deux Etats sont membres. Le financement de toutes les étapes de ladite opération a été pris en charge par l'OIM.

Claude Bernard Sérantserantclaudebernard@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=45948&PubDate=2007-07-11

Le secrétaire général de l'AEH estime la modernisation de la Téléco inévitable pour sauver la compagnie; le New England Human Right dénonce "l'arrogan

Juillet 2007 (AHP)- Le secrétaire général de l'Association des Economistes Haïtiens (AEH), Eddy Labossière, a estimé lundi que la modernisation de la compagnie nationale de téléphone (Téléco) est indispensable et inévitable, pour éviter a-t-il dit, la disparition de l'institution.
Plusieurs centaines d'employés ont reçu des lettres de licenciement vendredi dernier et ce lundi, dans le cadre de la privatisation de cette entreprise annoncée par les autorités haïtiennes.
La situation était tendue toute la journée de lundi à la Téléco où l'atmosphère était loin d'être au travail, étant donné que chacun s'attendait à recevoir à tout moment sa lettre de révocation.
La plupart des directions ont été décapitées. Seules 3 sur dizaine avaient encore des directeurs ce lundi, le nombre d'employés devant être réduit de 2800 à 800 pour l'ensemble du pays.
Plusieurs employés n'ayant pas été touchés par la vague ou qui ne le seront pas sont sur le qui-vive, craignant que les nouveaux patrons ne les renvoient sans prime après la privatisation.
Certains n'ont pas caché leur intention de partir. Mais, il ne s'agit pas de départs volontaires, ont rappelé les autorités.
Le secrétaire général de l'AEH a tenu à préciser que la loi permet la modernisation de toute institution publique en difficultés financières, la signature d'un contrat de gestion avec des experts et permet de procéder à une concession ou une capitalisation où l'Etat a la possibilité de conserver plus de 51% des actions.
Il a fait savoir qu'il faut à tout prix sauver la téléco, déplorant que durant les 30 dernières années, les autorités se soient servies de cette institution comme une vâche-à-lait, l'empêchant ainsi de se développer.
La téléco évaluée à près de 500 millions de dollars américains, il y a 10 ans ne vaudrait pas plus de 100 millions aujourd'hui, a dit M. Labossière.
Et l'on devrait investir environ 250 millions de dollars américains pour le remettre sur les rails, un montant que l'Etat haïtien ne possède pas, a-t-il dit.
M. Labossière a plaidé toutefois en faveur d'un dédommagement juste et équitable pour les employés révoqués et de la possibilité qu'ils aient une action au sein de la Téléco après la modernisation.
Pour sa part, le secrétaire général du New England Human Right, Josué Renaud, a déploré le fait que le président Préval se lance "tête baissée dans la privatisation".
Reconnaissant que certaines institutions sont en mauvaise situation financière, il a fait savoir que rien n'a été tenté pour les redresser avant de recourir à la privatisation.
Il a souligné que partout où les responsables ont opté pour la privatisation en Amérique latine, ils ont débouché sur l'échec et que Haïti continue d'importer les produits fabriqués par les entreprises privatisées dont la cimenterie d'Haïti.
Josué Renaud a dénoncé ce qu'il appelle "l'arrogance" du président Préval qui croit n'avoir, dit-il, aucune explication à donner à personne si ce n'est aux futurs acheteurs, en prenant des décisions aussi importantes engageant des instituions de l'Etat.
De fait, a-t-il dit, aucun dialogue n'a été entamé avec les employés de la Téléco. C'est le magister dixit, 12 mois de primes et le tour est joué, a ironisé le responsable de l'organisation des droits de l'homme.
Juillet 2007

Source http://www.ahphaiti.org

Les ministres de l'Education et à la condition féminine prennent l'engagement d'appuyer la matérialisation en Haïti d'une éducation sans discriminatio

Port-au-Prince, le 9 juillet 2007 (AHP)- Le ministre de l'Education a fait savoir lundi que le pays avait besoin de nouveaux citoyens et de nouvelles citoyennes dans une société sexiste pourtant composée en majeure partie de femmes, à l'issue d'un séminaire de formation à l'intention d'un personnel enseignant à l'hôtel Indigo.
Organisé conjointement par le ministère à la condition féminine et aux droits de la femme et le ministère de l'éducation nationale et de la formation professionnelle, ce colloque de cinq jours avait pour objectif premier d'orienter tous ceux qui sont impliqués dans la question d'enseignement à opter pour une éducation sans discrimination de sexe.
« Une éducation non sexiste dans un pays sexiste, c'est possible mais il faut commencer des la plus tendre enfance », a fait savoir le ministre Bien Aimé qui croit que l'école a son mot à dire pour changer cet état de fait.
Le ministre a annoncé à l'occasion l'intégration d'autres membres de son ministère, dans la commission interministérielle et en particulier dans la direction du curriculum et de la qualité afin que ce projet apporte des fruits dans un avenir pas trop lointain.
Il invite également les parents à jouer leur partition dans la construction d'une nouvelle société, une société plus équilibrée que l'école à elle seule ne peut pas construire, a-t-il indiqué.
De son coté, la ministre à la condition féminine et aux droits de la femme, Marie Laurence Jocelyn Lassègue a, dans sa présentation des résultats de l'atelier de travail, présenté un guide sur les droits des élèves à l'école, un évènement, dit-elle, sans précédent dans l'espace éducatif haïtien.
L'organisation de l'atelier sur les stéréotypes sexuels, découle d'un accord signé en janvier 2007 avec le ministère de l'éducation nationale pour assurer une égalité d'opportunités tant aux filles qu'aux garçons d'Haïti, en accord avec l'énoncé de politique générale du premier ministre Jacques Edouard Alexis.
Elle s'est engagée, tout comme le ministre de l'éducation, à appuyer la matérialisation des résultats de cet atelier de formation basé sur une éducation sans discrimination de sexe, ce qui va marquer, dit-elle, un tournant dans l'enseignement en Haïti.
Juillet 2007

Source http://www.ahphaiti.org

Le Ministère de l'Agriculture annonce des mesures pour favoriser la relance au plus vite de l'exportation de la mangue haïtienne sur le marché interna

Juillet 2007 (AHP)- Le ministère de l'Agriculture a annoncé ce lundi l'adoption d'un train de mesures visant à résoudre les problèmes enregistrés dans l'industrie de la mangue en Haïti et relancer les activités d'exportation de ce produit sur le marché international.
La mangue d'Haïti est actuellement refusée sur le marché international en raison du fait que des larves d'insectes y ont été retrouvées.
Lors d'une conférence de presse le secrétaire d'Etat à l'Agriculture, l'agronome Joanas Gay, a annoncé l'arrivée le week-end écoulé de 2 experts américains qui vont travailler de concert avec des experts haïtiens, en vue d'apporter une solution à ce problème.
Le système de production et de l'exportation de la mangue doit nécessairement être renforcé puisque cette filière de la mangue est extrêmement importante pour Haïti en terme d'industrie.
Haïti exporte annuellement environ 3 millions de caisses de mangues et pour un montant variant entre 20 et 24 millions de dollars américains, a fait savoir M. Gay qui invite tous les acteurs impliqués dans le système jouer leur partition en vue de son développement.
Pour sa part, le député de la circonscription de Gros-Morne, Géranlda Thélusma, a exprimé les inquiétudes des habitants de cette région dont l'économie repose essentiellement sur la production de la mangue, particulièrement la variété " Francisque
"Selon Mme Thélusma, la commune de Gros-Morne fournit plus de 50% des mangues destinées à l'exportation.
Pourquoi le protocole de procédures de traitements n'a-t-il pas été respecté par les différents secteurs impliqués dans l'exportation de la mangue ou existe-t-il un problème réel, s'est interrogée Géranlda Thélusma qui appelle les autorités concernées à approfondir la question.
Elle a mis en garde contre toute manoeuvre qui viserait à détruire la production de la mangue comme cela s'est passé pour les planteurs de canne à sucre dans la plaine de Léogane et dans le Nord et également pour les planteurs de riz de la Vallée de l'Artibonite.
Juillet 2007

Source http://www.ahphaiti.org

Le CARLI optimiste quant à un nouveau départ à la DCPJ avec la nomination de Frantz Thermilus

Juillet 2007 (AHP)- Le secrétaire général du Comité des Avocats pour le Respect des Libertés Individuelles (CARLI), Me Renan Hédouville, a déclaré lundi accueillir favorablement la désignation du nouveau directeur central de la police judiciaire, l'inspecteur Frantz Thermilus.
Me Hédouville, a fait savoir que la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) a été beaucoup affectée par une crise de confiance et des démêlés avec l'appareil judiciaire.
"Il était temps d'agir pour redorer le blason de cette entité de la police nationale et permettre au parquet du tribunal civil de Port-au-Prince de mieux poursuivre des individus en contravention avec la loi.
Le parquet avait refusé pendant un certain temps de recevoir des prévenus arrêtés par la DCPJ suite à de graves mésententes liées notamment à l'affaire Lucius, cet ancien directeur de la DCPJ accusé d'implication dans le kidnapping.
Les nouvelles accusations d'implications de deux hauts cadres de la DCPJ Jean Daniel Ulysse et Frédéric Leconte dans des violations de droits de l'homme et dans une affaire de pots-de-vin n'étaient pas faits pour arranger les choses dans cette unité de la PNH où des cas de tortures auraient été enregistrés notamment sous le régime intérimaire..
Me Renan Hédouville s'est dit optimiste quant à un nouveau départ à la DCPJ.
Il a également exprimé le souhait que la brigade pour les mineurs placée sous la tutelle de la DCPJ soit plus efficace.

Source http://www.ahphaiti.org

Haïti, observateur à l’Alba, s’alignera sur la Caricom pour la ZLEA

Par Jacques Desrosiers
jadesro@lematinhaiti.com
Le jeudi 5 juillet dernier, devant la Commission des Affaires étrangères du Sénat, le chancelier haïtien, M. Jean Rénald Clérismé, a clarifié la position d’Haïti vis-à-vis de l’Alternative bolivarienne pour les Amériques (Alba) et la Zone de libre échange des Amériques (ZLEA). Jean Rénald Clérismé a été clair. Haïti est invitée à intégrer l’Alba. Actuellement, le pays est en train de bénéficier des bienfaits de cette coopération. « Le président a choisi d’être observateur à l’Alba ». Le ministre des Affaires étrangères a confirmé l’intégration d’Haïti au sein de la Communauté de la Caraïbe (Caricom). Il a informé des négociations de l’organisme régional avec les États-Unis autour de la ZLEA. À ce niveau il a précisé qu’aucune décision n’est encore prise. « Haïti suit les traces de la Caricom ».
Haïti : une diplomatie économiqueAvec le chancelier, les sénateurs ont passé en revue le fonctionnement des missions diplomatiques d’Haïti à l’extérieur. Ils ont discuté de la nécessité d’opérer des changements au sein de ces missions. Ils voulaient, en outre, avoir des éclaircissements sur la ligne directrice da la politique étrangère du pays. Le ministre des Affaires étrangères leur a signalé qu’actuellement Haïti pratique une diplomatie économique. Une ligne qui fait des diplomates haïtiens à l’extérieur des démarcheurs, capables de vendre le pays et ses possibilités en vue d’inciter les étrangers à y investir. À cet effet, Jean Renald Clérismé souhaite le renforcement des activités des attachés culturels dans les ambassades d’Haïti à l’extérieur. Pour atteindre cet objectif, il a indiqué que des pourparlers sont engagés avec les ministères du Commerce et de l’Industrie, du Tourisme, des Haïtiens vivant à l’étranger et de la Culture.
« La diplomatie haïtienne est un peu négligée »M. Clérismé a confirmé aux sénateurs qu’une commission, composée des cadres des ministères des Affaires étrangères et de l’Économie et des Finances, avait visité et évalué les différentes missions diplomatiques du pays à l’extérieur. Dans le rapport que la commission a soumis, le chancelier haïtien a relevé bon nombre d’anomalies, notamment l’adoption par les fonctionnaires de la nationalité du pays de séjour ou la détention de la carte de résidence de ce pays. Pratiques interdites par la Convention de Genève (Suisse) et qui, selon le ministre, empêche à ces diplomates de jouir de l’immunité à laquelle ils ont droit.
Le rapport de la commission d’évaluation a également noté le défaut de compétence de certains des membres de nos représentations diplomatiques à l’extérieur. Ce que le chancelier a confirmé. Cet état de chose découle, selon lui, d’une absence de rotation dans les missions. Il a même jugé inacceptable qu’un diplomate de haut rang puisse passer cinq ou six ans au même poste. Comme les sénateurs, le ministre des Affaires étrangères est d’avis qu’il faut mettre de l’ordre dans les représentations diplomatiques d’Haïti à l’extérieur. Aux plaintes formulées par les parlementaires quant au retard enregistré pour la présentation au Sénat de la liste des ambassadeurs et consulats généraux aux fins de ratification, Jean Rénald Clérismé a rappelé que c’est une prérogative du président de la république. En ce sens, il ne peut que rapporter au chef de l’État les recommandations des parlementaires.

Juillet 2007
http://www.lematinhaiti.com/PageArticle.asp?ArticleID=6985

Danser avec Dieu et le diable est-ce possible?

BIDONVILLE / COMMUNICATION / Une radio pour changer l’image de Cité Soleil

« Radio Boukman », implanté dans le bidonville dangereux et misérable de Cité Soleil à Port-au-Prince, se veut la « radio du changement » pour la population de ce quartier de la capitale haïtienne.L’objectif est de montrer une autre image de Cité soleil, de « créer un environnement de paix et d’apprendre aux gens à vivre ensemble », explique Jean-Louis Tanis, directeur des programmes.
Le défi est de taille pour ce quartier à la sinistre réputation, connu pour sa misère mais aussi pour son fort taux de criminalité, ses enlèvements, ses viols.« Radio Boukman » diffuse surtout des émissions à caractère communautaire où les problèmes sociaux sont racontés par une jeune équipe d’animateurs. « Nous croyons que c’est par la musique, le dialogue et la communication que la paix et le changement véritable » pourront s’installer ici, explique Jean-Louis Tanis.
Impossible de mesurer le taux d’écoute de la station, mais ses responsables estiment qu’elle est devenue en un an de fonctionnement « la référence » pour les quelque 300 000 habitants de cette agglomération.« Nous diffusons toutes sortes de musique, mais nous donnons la priorité au rap créole et à la production musicale locale », explique M. Tanis.« Radio Boukman » se fait aussi l’écho des revendications des habitants qui exposent sur les ondes leurs besoins, leurs frustrations sur le mauvais fonctionnement ou l’absence des services publics de base. Pas d’eau, pas d’électricité, insalubrité, maladies et misère: tout ce qui caractérise le bidonville.Chaque matin, la voix de Fabienne, 21 ans, animatrice, réveille les foyers avec « Soleil matinal », l’émission de musique et d’informations générales composée de chansons, d’éphémérides et d’horoscopes en français.
« Notre programmation permet de découvrir les multiples talents que cache ce bidonville crasseux et misérable », dit le directeur général.

Les quelque 30 personnes employées par la radio, dont une vingtaine de bénévoles, sont toutefois sans grande illusion et estiment que, pour l’instant, il s’agit d’une goutte d’eau dans un océan de misère« Notre travail sera vain si les autorités ne nous aident pas. Les enfants ont besoin de bonnes écoles pour changer le cours de leur vie et les jeunes ont besoin d’un métier pour les détourner de la violence », insiste Joël Joachim, le directeur administratif de la radio qui vit de petits dons d’ONG internationales.
Un des techniciens de « Radio Boukman » faisait partie d’un gang armé de Cité Soleil. Aujourd’hui, il gagne entre 1500 à 2500 gourdes (40 à 75 dollars) par mois.
Cette radio fait partie des nombreux autres projets destinés à améliorer la vie des habitants de Cité Soleil et plus généralement d’Haïti.
Récemment, le gouvernement haïtien a annoncé la création de milliers d’emplois dans les quartiers défavorisés comme Cité Soleil. Les Américains ont octroyé une aide de 20 millions de dollars pour des projets de développement.Le nom de la station de Cité Soleil, « Radio Boukman », est en soi une promesse de changement : Boukman était un ancien esclave qui, au 18e siècle, a conduit le premier grand soulèvement des esclaves de la colonie de Saint-Domingue, aujourd’hui Haïti.Source : AFPmardi 10 juillet 2007
http://www.lematinhaiti.com/PageArticle.asp?ArticleID=6989

mardi 10 juillet 2007

Le grand jour pour Joachim Alciné , champion du monde des super-welters

Joachim Alciné a arraché le titre de champion du monde des super mi-moyens de la WBA à l'Américain Travis Simms, samedi devant 3897 spectateurs à l'aréna à Harbor Yard, alors qu'il s'est imposé par décision unanime des juges dans un combat de 12 rounds. es juges ont accordé à "Ti Joa" un avantage de 114-111, 115-110 et 116-109. Alciné est ainsi devenu le premier boxeur haïtien de l'histoire à être couronné champion du monde.

Alciné (29-0, 18 K.-O.) se battait hors du Canada pour la troisième fois de sa carrière seulement, tandis que l'Américain Travis Simms (25-1, 19 K.-O.) effectuait sa première défense de titre chez lui, tout près de son patelin de Norwalk, au Connecticut. Se battant devant Don King, notre compatriote n'a pas paru intimidé du tout, faisant au moins jeu égal - sinon plus - avec le champion avant de prendre l'initiative de l'affrontement en milieu de combat. En territoire ennemi, il a réussi le tour de force de s'attirer la faveur des juges. "Je crois définitivement que je méritais la victoire, a déclaré Alciné dans les minutes suivant sa victoire. Je pense que Simms a peut-être remporté trois rounds.
"Vous ne m'avez pas vu à mon meilleur ce soir, parce que Simms était un peu difficile à suivre. Après toutes les grandes paroles de cette semaine, je croyais qu'il serait plus agressif. Il n'est pas mauvais boxeur, mais je pensais qu'il serait un meilleur cogneur que ça."
"Je ne veux pas m'en servir comme excuse, mais je me suis blessé à la main gauche dans les premiers rounds, a affirmé Simms. Alors, j'ai été incapable d'atteindre la cible avec force.
"Je me sens encore comme le champion, même si c'était son soir. Je n'ai pas d'excuses, il l'a emporté à la régulière, je lui lève mon chapeau. Mais naturellement, j'aimerais obtenir un combat revanche."
Simms a été l'agresseur au premier round, atteignant Alciné au moins trois fois, mais sans l'ébranler et en prenant soin de se tenir loin de "Ti Joa". Il y a eu davantage d'accrochages au deuxième round, et Alciné a reçu un avertissement de l'arbitre pour avoir mis le pied sur la bottine du champion.
Alciné a commencé à atteindre son adversaire régulièrement à la troisième reprise, tant de la gauche que de la droite. Au quatrième round, Simms a souvent bougé le haut du corps pour tenter d'attirer Alciné, mais ce dernier lui a rendu la pareille, en ajoutant un peu de moutarde.

"Après les premiers rounds, j'avais l'impression d'être en arrière dans le score, alors j'ai décidé d'accélérer la cadence", a indiqué Alciné. Beaucoup d'accrochages en corps à corps au cinquième, puis encore au sixième. Alciné a alors reçu un autre avertissement - il a perdu un point pour avoir donné un coup après que l'arbitre eut séparé les deux boxeurs - mais ça ne l'a pas empêché d'y aller ensuite de ses premières véritables séries de coups soutenus du combat. Alciné a commencé à prendre l'initiative du combat de façon marquée au septième round, trouvant régulièrement l'ouverture et Simms peinant à répliquer. "Ti Joa" a continué au huitième, profitant de nombreux corps à corps pour le marteler de plusieurs séries de coups en rapide succession. Simms l'a atteint une fois solidement au visage, mais Alciné est immédiatement revenu en force, si bien que Simms a perdu patience et perdu un point à son tour, pour la même raison que son adversaire plus tôt. Alciné a atteint Simms d'une gauche au menton qui a fait chuter le champion au neuvième, mais ce dernier a prétendu avoir glissé. Ce qui était peut-être le cas. "Il y avait beaucoup de sueur et d'eau sur le ring, a expliqué Simms. Alors est-ce le fait que j'ai glissé qui m'a amené à chuter? Je le laisse au bon jugement des gens." Alcine a obtenu un léger avantage au 10e round, mais a été atteint solidement à deux reprises au 11e. Reste que dans les derniers rounds, Simms reculait constamment devant son adversaire. Au 12e, Alciné a encore tout donné. Quand la cloche a sonné, les deux boxeurs ont levé les bras, confiants de l'avoir emporté. La décision est revenue aux juges.
Simms avait évoqué, avant le combat, la possibilité d'unifier les titres chez les super mi-moyens. Ce sera plutôt Alciné qui aura maintenant l'occasion de le faire. "Maintenant, je sais que je suis assez bon pour affronter les autres champions dans ma catégorie de poids", a avancé Alciné. Cory Spinks est le champion actuel dans l'IBF et Sergeii Dzinziruk, dans la WBO. Le titre de la WBC est vacant. Qu'en pensez-vous ?
Source : rds.ca
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=45973&PubDate=2007-07-09




Fabien Vorbe sur le point de se faire opérer

L’attaquant de la sélection haïtienne des moins de 17 ans Francis Fabien Vorbe devrait subir une intervention chirurgicale cette semaine aux Etats-unis.
Souffrant depuis quelques jours de douleurs au genou, Fabien Vorbe s’était fait examiner la semaine dernière en République Dominicaine.
Et, les résultats de ces examens avaient effectivement confirmé une blessure au ménisque ; laquelle blessure exigerait automatiquement une opération.
Le docteur Hans Larsen qui est médecin personnel de Fabien, a conseillé aux parents du joueur de faire un nouveau Check-up en Floride afin de ne pas prendre des décisions trop hâtives sur le cas du jeune espoir haïtien.
Toutefois, Hans Larsen a confirmé que Fabien Vorbe serait opérationnel pour l’équipe haïtienne avant le début du mondial U-17 même en cas d’intervention chirurgicale ; moyennant que la blessure ne soit pas trop grave.
L’équipe haïtienne qui serait sur le point de se passer de certains joueurs pour cause d’age avancé, prendrait un gros coup en cas de la non disponibilité de Fabien Vorbe pour la phase finale du mondial U-17 prévu pour le mois d’août prochain. Guyto Rivière
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12812

Le gouvernement interdit la vente de médicament sur le marché informel

Le directeur général du ministère de la santé, Gabriel Thimothé, informe que les autorités sanitaires ont décidé de procéder à la saisie des médicaments vendus par des marchands ambulants et des étalagistes principalement dans la région métropolitaine.
A partir du mardi 10 juillet les inspecteurs de la mairie et du ministère de la santé lanceront cette campagne, indique t-il tout en reconnaissant que cette mesure pourrait entraîner une grogne de la part des personnes concernées.
Nous voulons passer à l’action après une longue période d’observation soutient-il précisant que les autorités sanitaires disposent de moyens pour contrôler les médicaments arrivant légalement dans le pays.
Le docteur Thimothé avoue qu’en raison de la faiblesse des structures dans les postes frontaliers et les ports des villes de province des médicaments contrefaits et des produits avariés peuvent être introduits en Haïti.
Il estime que le ministère du commerce et l’administration des Douanes doivent jouer leur rôle dans le contrôle de la qualité des produits alimentaires importés en Haïti.
De nombreux marchands ambulants vendent des médicaments de touts types dans les rues et dans les véhicules de transport en commun. Ces marchands de comprimés dont certains se présentant comme des agents de marketing vont jusqu'à prescrire des médicaments et présenter un dosage aux clients.
De plus, le directeur général du ministère de la santé, informe que les pharmacies n’ayant pas d’autorisation de fonctionnement ou vendant des médicaments contrefaits seront fermées par les autorités sanitaires au cours de cette semaine.
Vendredi dernier, le juge au tribunal de Paix section sud de Port-au-Prince, James Saint Jean, a sur requête du ministère de la santé mis sous scellés le centre hospitalier de la vie à la ruelle Waag, responsable de la vente de médicaments contrefaits.
Une jeune femme, Ansy Georges, 34 ans, est décédée mardi à midi au Centre hospitalier de la vie, 7 minutes après avoir reçu de la Pentazocine, ou Pentaphene.
La directrice générale a.i. du ministère de la santé, Jocelyne Pierre, annonce que toutes les pharmacies vendant des médicaments périmés ou contrefait seront fermées par le ministère de la santé dans les prochains jours. " Nous avons les provisions légales pour procéder à la fermeture de n’importe quelle structure de santé", assure Mme Pierre précisant que la pentazocine en question ressemble à un médicament contrefait.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12811

Le chef du parquet entend réduire la population carcérale

Le commissaire du gouvernement près le tribunal civil de Port-au-Prince, Claudy Gassant, réagissant sur le rapport de la commission d’enquête sur la détention préventive prolongée, annonce la libération de catégories de détenus en vue de désengorger les centres de détention.
Les personnes incarcérées pendant une période supérieure à la durée de la peine maximale encourue retiennent l’attention du chef du parquet qui qualifie cette situation de preuve d’incapacité du système judiciaire et de l’état.
Parmi les cas urgents M. Gassant cite la prison civile des femmes de Pétion ville qui heberge 17 femmes enceintes. " Nous devons prendre des dispositions pour que 17 enfants ne naissent dans ce centre carcéral ", dit-il rappelant que le parquet se penche également sur les cas de détenus malades. " Il y a des personnes atteintes de Sida et de tuberculose ", indique t-il précisant avoir sollicité un rapport des médecins sur l’état de santé des détenus.
Le commissaire du gouvernement se penche également sur les cas de nombreux mineurs, détenus notamment à Delmas 33, tout en annonçant la mise en place d’un programme de réhabilitation en partenariat avec le ministère des affaires sociales.
Claudy Gassant semble plus que jamais déterminé d’autant plus que le parquet, héritera dans deux semaines, d’un nouveau local. Il estime que ses collaborateurs pourront travailler dans de meilleures conditions, révélant que seulement 6 des 22 substituts pouvaient travailler en même temps." Le local de la rue pavée est trop exigu, dans deux semaines nous aurons la possibilité de travailler rapidement et d’être disponibles 24 heures sur 24", ajoute t-il.
La bonne collaboration avec la direction centrale de la police judiciaire et un nouveau local devraient être des facteurs déterminants pour doper la performance du parquet de Port-au-Prince.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12810

Le sénateur Latortue dénonce la lenteur dans la mise en place de la nouvelle force publique

Laxisme et nonchalance sont des mots utilisés par le président de la commission justice et sécurité publique du sénat, Youri Latortue, pour qualifier l’attitude du premier ministre qui tarde à mettre en place la commission chargée de la nouvelle force publique.
M. Latortue regrette que le premier ministre, Jacques Edouard Alexis, n’a pas respecté ses engagements, trois semaines après sa rencontre avec les membres de la commission sécurité du grand corps.
Il exprime ses préoccupations face au comportement des responsables de l’exécutif, rappelant que les affaires de sécurité nationale sont très importantes pour un état souverain. " Il ne peut y avoir un manque d’intérêt parce que l’institution policière comptant 7 000 hommes est faible", dit-il déplorant que des soldats de 28 armées étrangères appuient la police haïtienne.
Youri Latortue indique que le premier ministre doit s’attendre à une réponse de la commission sécurité publique du sénat s’il persiste dans son refus d’exécuter la loi sur le budget.
De plus, le sénateur Latortue se déclare prêt à rejoindre l’opposition au gouvernement, expliquant qu’il faut considérer comme un échec l’incapacité a gérer le domaine de la sécurité. Tout en réaffirmant son opposition à la présence des troupes de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (Minustah), M. Latortue croit savoir que de nombreux généraux de l’amerique latine souhaitent mettre un terme à leur présence en Haïti. " Nous espérons que le renouvellement qui aura lieu en octobre soit le dernier et nous regrettons que le gouvernement soit encore incapable de mettre en place les institutions de sécurité", ajoute t-il.
Selon Youri Latortue il est temps de prendre des dispositions pour que les haïtiens assurent la sécurité du pays.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12809

Nouveau coup de filet de la PNH : Cinq présumés bandits arrêtés à Port-au-Prince

Accusés notamment de kidnappings et d’assassinats de policiers, BLack Toutou, Ti Musca, Ti Josué et la concubine du chef de gang de Ti Bois tombent aux mains des forces de l’ordre
lundi 9 juillet 2007,
Radio Kiskeya

La police a procédé le week-end écoulé à l’arrestation d’au moins cinq présumés membres de gangs extrêmement dangereux lors d’opérations menées dans la banlieue sud de la capitale, ont indiqué lundi les responsables du commissariat de Port-au-Prince à Radio Kiskeya.
Black Toutou ainsi connu, identifié comme l’un des bandits notoires de Cité Soleil (banlieue nord), a été surpris dans la nuit de vendredi à samedi à Fontamara où il s’était réfugié. Il est accusé d’avoir assassiné plusieurs policiers.
Au cours de la même soirée, le nommé "Ti Musca" a été appréhendé à Martissant en possession d’un revolver de calibre 38. Il est considéré comme un acteur important de divers enlèvements et autres actions violentes commis dans ce secteur de la capitale.
D’autres individus activement recherchés pour leur implication présumée dans des actes de banditisme ont été également mis aux arrêts.
Dimanche, à Fontamara, "Ti Josué" ainsi connu a été intercepté par des riverains et remis à la police. Il serait impliqué dans de nombreux épisodes de violence enregistrés dans ce quartier.
La PNH souligne que le présumé bandit s’est montré très coopératif et a fait des révélations ayant conduit à d’autres opérations. Ainsi, une concubine de Fanfan, le chef de gang de Ti Bois à Martissant, a été appréhendée. Le caïd est, quant à lui, encore en cavale.
Au cours du week-end, le numéro deux de la bande armée d’Evens Ti Kouto, Bazile Soifette surnommé "Ti Bazile" avait été notamment épinglé.
Des dizaines d’individus appartenant à des bandes armées, dont des leaders tels Evens Jeune, Bélony Pierre, Alain Cadet et Blade Nasson, ont été pris ces derniers mois. Mais, d’autres bandits en déroute sont difficilement repérables et continuent de détenir des arsenaux importants. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3846

Grève générale largement suivie en République Dominicaine : Un mort et un blessé par balle

Le commerce et le transport public très affectés par un mouvement de revendications sociales portant notamment sur l’augmentation des salaires et la baisse des prix
lundi 9 juillet 2007,
Radio Kiskeya

Au moins une personne a été tuée et une autre blessée lundi en République Dominicaine lors d’une grève générale de 24 heures à caractère social largement suivie et marquée par de fortes tensions, rapportent l’agence espagnole EFE et la presse dominicaine.
Rafael de Jesùs Torres, 33 ans, a été abattu de trois balles au cours d’incidents confus enregistrés à Navarrete, une municipalité de la province de Santiago (nord).
José Espinosa, un porte-parole local du Large front de lutte populaire (FALPO), l’une des organisations à l’origine du mot d’ordre de grève, a accusé des policiers et des militaires qui étaient "en embuscade dans un édifice" d’avoir ouvert le feu sur Torres qui regagnait paisiblement son domicile.
Cette version a été toutefois démentie par la police qui a annoncé l’ouverture d’une enquête sur l’incident en vue de fixer les responsabilités.
Dans la même région, une autre personne a été blessée à Bonao, dans la province de Monseñor Nouel, alors que des manifestants gagnaient les rues en soutien à la grève. Carlos Mejìa Disla, 27 ans, a reçu une balle au moment où des civils affrontaient des policiers et des militaires.
Lancé par le Forum social alternatif (FSA), un regroupement d’organisations populaires, l’appel à la grève a été largement suivi dans le nord de la République Dominicaine où de nombreux établissements commerciaux sont restés fermés. Le transport public était, pendant toute la journée, paralysé à 80%, selon EFE.
Pour sa part, le quotidien dominicain El Caribe souligne qu’à Santo Domingo le transport en commun et le commerce étaient quasiment paralysés. Dans les secteurs nord, est et centre de la capitale, le trafic était au point mort. De nombreux piétons étaient dans les rues, mais pouvaient difficilement trouver même des taximotos.
Aucun incident majeur n’a été signalé à Santo Domingo où un imposant dispositif de sécurité a été constaté. Des milliers de policiers et militaires étaient déployés dans les principales villes du pays où les autorités se tenaient prêtes à faire face à "toute provocation".
Cependant, les organisateurs de la grève ont accusé le chef de la police nationale, le major-général Bernardo Santa Pàez, d’avoir forcé les portes de certains magasins de la capitale afin de les faire fonctionner sous pression.
Le mouvement de protestation visait à obtenir des autorités dominicaines un ajustement salarial dans la fonction publique et le secteur privé, y compris en faveur des soldats et policiers. Les grévistes réclamaient aussi la fin de l’augmentation disproportionnée des prix des produits de consommation de masse, la cessation des coupures intempestives du courant électrique, la relance d’une politique contre la détérioration de l’environnement, le retour à un régime normal de distribution de l’eau potable, des investissements plus importants dans le domaine de la santé et de l’éducation, un moratoire dans le processus de remboursement de la dette externe et enfin la révision de la législation sur les hydrocrabures et la sécurité sociale.
Le gouvernement du Président Leonel Fernàndez devait se prononcer en fin de journée, à travers un communiqué, sur cette grève générale dont la levée n’était prévue que mardi matin à 6h00 heures locales (05h00 en Haïti et 10h00 GMT).
Dimanche, au moins trois personnes avaient été blessées, dont deux grièvement, en tentant de poser des bombes artisanales.
Confrontée à des vagues de violences, la République Dominicaine est régulièrement secouée par des mouvements de contestation sociale et des bras de fer entre le gouvernement et des groupes de pression sur des revendications cruciales. spp/RK

Arrestation du principal adjoint d’Evens Jeune, Bazile Soifette dit "Ti Bazile"

25 présumés bandits sous les verrous depuis le début du mois de juillet
lundi 9 juillet 2007,
Radio Kiskeya

Le présumé numéro deux du gang d’Evens Jeune à Cité Soleil (banlieue nord de Port-au-Prince), Bazile Soifette alias "Ti Bazile", a été arrêté le week-end écoulé, a indiqué la Police Nationale d’Haïti (PNH) à Radio Kiskeya.
Le brigand a été intercepté sur la route de l’aéroport (nord) au cours d’une opération que dirigeait le commissaire de Delmas, Carl-Henri Boucher.
Deux autres présumés bandits, Ernst Esaïe et Miller Baptiste, ont été également appréhendés au cours de la même offensive policière.
Activement recherché depuis plusieurs mois, "Ti Bazile" est accusé d’implication dans des meurtres, enlèvements et autres activités criminelles que son gang multipliait depuis 2004 à Boston, l’un des sinistres quartiers du plus grand bidonville de la capitale haïtienne.
Le principal leader de cette bande armée, Evens Jeune dit "Evens Ti Kouto", séjourne en taule depuis mars dernier après de longs mois de cavale.
D’autre part, la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) a annoncé l’arrestation de 25 présumés bandits dans différents quartiers sensibles de Port-au-Prince, au cours de la première semaine de juillet. La force internationale de paix se dit disposée à seconder activement la PNH en vue d’étouffer dans l’œuf tout projet de reconstitution des gangs. spp/RK

lundi 9 juillet 2007

Carlos Morales Troncoso appelle au développement des biocombustibles en Haïti et en République Dominicaine

A la conférence mondiale sur les biocarburants, le chancelier dominicain plaide aussi en faveur d’investissements massifs en Haïti
dimanche 8 juillet 2007,
Radio Kiskeya

Le chancelier dominicain Carlos Morales Troncoso a lancé samedi à Bruxelles un appel international en faveur d’investissements publics et privés dans le secteur des biocombustibles dans son pays et en Haïti, rapporte une dépêche d’EFE.
"En République Dominicaine et en Haïti, il existe de nombreux terrains ayant une vocation agricole et capables de produire du biocombustible", a déclaré M. Troncoso lors de la dernière journée de la conférence mondiale sur les biocombustibles.
Le Président brésilien Luiz Inàcio Lula da Silva, également présent à Bruxelles, et la Commission européenne ont estimé que l’exploitation de l’énergie verte par les pays pauvres leur donnera accès à de nouveaux marchés et contribuera au développement de leur économie.
Sur un autre plan, le chef de la diplomatie dominicaine a souligné la nécessité de l’arrivée de capitaux étrangers en Haïti dont l’extrême pauvreté affecte, dit-il, la république voisine.
"Haïti, l’un des pays les plus pauvres au monde, a besoin d’investissements urgents afin de pouvoir continuer à donner du travail à ses habitants", a affirmé Troncoso, rappelant que la pauvreté extrême du pays et le chômage avaient provoqué ces dernières années une fuite massive d’haïtiens en République Dominicaine.
Il s’est, par ailleurs, félicité de la "bonne santé des relations dominico-haïtiennes" malgré des incidents enregistrés cette année à la frontière commune aux deux pays.
Depuis un certain temps, Santo Domingo exerce un leadership sur le dossier d’Haïti en s’attribuant le rôle de porte-parole du pays dans de nombreuses réunions internationales. spp/RK

Un ressortissant haïtien tué dans un accident suspect à Miami

L’automobiliste à l’origine du décès de Fritz Jean-Baptiste activement recherché
dimanche 8 juillet 2007,
Radio Kiskeya
La police du comté de Miami-Dade était dimanche à la recherche d’un automobiliste ayant mortellement heurté l’haïtien Fritz Jean-Baptiste, samedi à North Miami.
Le Miami Herald rapporte que la victime a été tuée au moment où elle traversait la deuxième avenue dans le secteur nord-ouest de la ville. Au volant d’une Pontiac de couleur gris sombre, le conducteur non identifié a pris la fuite après avoir brutalement renversé l’homme qui attendait un ami.
Son corps a été retrouvé à 4h40 du matin.
Selon les investigateurs de la police, Fritz Jean-Baptiste, 40 ans, vivait à Lauderdale Lakes.
Les autorités semblaient écarter l’hypothèse d’un simple accident et se montraient déterminées à arrêter le mystérieux automobiliste afin de le faire comparaître en justice.
Outre ce cas, divers meurtres d’haïtiens ou entre haïtiens ont été enregistrés ces derniers mois dans le sud de la Floride, théâtre de violences à répétition. spp/RK

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La violence serait-elle devenue notre unique produit d’exportation ?
Que vaut la vie d’un être humain pour certains haïtiens ?

Suspension des importations de mangues haïtiennes par les Etats-Unis

L’exportation de mangues haïtiennes vers les Etats-Unis a été suspendue le 2 juillet indiquent les responsables du ministère de l’agriculture qui font état de perte considérable pour le pays. Cette décision a été prise suite à la découverte de larves vivantes de mouches des fruits dans au moins trois containers de mangues francisques exportées par des entreprises haïtiennes. Le ministère de l’agriculture souligne que sitôt informé de la décision des autorités américaines, le gouvernement s’est mobilisé et a eu des séances de travail notamment avec le docteur Eloisa Jones, directrice régionale U.S. Department of Agriculture (USDA) des caraïbes et de l’Amérique centrale.
Selon l’agence de nouvelles Reuters, 50 containers de mangues ont été renvoyés vers Haïti par les autorités américaines. Le secrétaire d’état à l’agriculture, Jonas Gué, a indiqué que les autorités américaines ont suspendu les certifications des compagnies exportatrices de mangues jusqu'à la révision de la procédure de traitement.
Les autorités phytosanitaires des Etats-Unis délégueront, au cours de la deuxième semaine de juillet deux spécialistes en Haïti afin de réviser les procédures d’inspection dans les 6 usines de traitement de mangues non concernées par les containers contaminés. " Nous avons suspendu le programme en raison des failles dans le système de traitement par eaux chaudes dans trois entreprises ce qui prouve que le problème n’est pas un acte isolé", a indiqué une porte parole de USDA Melissa O'Dell.
Les usines qui passeront le test de révision seront habilitées à reprendre les exportations de mangues vers les Etats-Unis jusqu'à la fin de la saison indiquent les responsables du ministère de l’agriculture. A la fin de la saison les autorités phytosanitaires américaines procéderont à une révision complète du programme d’inspection de mangues dans les usines afin de procéder à une nouvelle certification de ces usines.
Par ailleurs, un protocole d’accord sera signé entre l’ U.S. Department of Agriculture (USDA) et le ministère de l’agriculture afin de réintroduire les services de protection phytosanitaires haïtiens dans la mise en œuvre des procédures d’inspection de mangues destinées vers les marchés américains.
Le ministère de l’agriculture des Ressources Naturelles et du Développement Rural (MARNDR) s’est engagé dans la mise en application des normes internationales pour les mesures phytosanitaires relatives au contrôle de la mouche des fruits dans les zones de production de mangues.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12806

Création d’une association des maires de la zone frontalière

Les maires de 7 communes de la zone frontalière viennent de mettre en place une association dont l’objectif est de créer des conditions favorables à la planification décentralisée et à la réalisation de programmes et projets transfrontaliers.
Les responsables de cette association, qui a vu le jour vers la fin du mois de juin sur l’initiative du maire de Thomonde, Jean Delva, se proposent d’œuvrer pour l’amélioration des conditions de vie des habitants des communes frontalières. De plus, l’Association Nationale des Communes Fontalieres aura pour partenaire privilégié la Commission de Développement Frontalier (CDF) dont l’un des objectifs est le renforcement de la présence de l’Etat dans les principaux axes frontaliers. Dans le cadre de sa vision de développement de la zone frontalière, la CDF entend favoriser la mise en place d’un Fonds de Développement Frontalier (FDF) pour l’appui aux initiatives des gouvernements locaux et des organisations communautaires de la région.

L’Association des Maires de la zone frontalière et la Commission de Développement Frontalier encouragent des projets qui visent le développement durable, la lutte contre la pauvreté, la fourniture des services sociaux de base, la protection des ressources naturelles, la régénération de l’environnement et la mise en place d’infrastructures.
Dans les prochaines semaines les maires de la région frontalière présenteront leur programme de développement local aux Institutions gouvernementales et aux partenaires de la Communauté Internationale. Le document devra servir d’outil aux instances gouvernementales pour la préparation d’un programme global de développement frontalier et pour l’élaboration du Document Stratégique National pour la Croissance et la Réduction de la Pauvreté. Les maires de Thomonde, Belladères, Lascahobas, Thomassiques, Cerca La Source, Anse à Pitre et de Mirebalais avaient pris part à la première rencontre de l’association.
Le Directeur Exécutif de la Commission de Développement Frontalier, Max Antoine II, et Wilgaire Achille, représentant du Secrétaire d’Etat des Finances participant à la rencontre, avaient souhaité la réalisation, conjointement avec les autres instances gouvernementales concernées, du plan d’aménagement du territoire frontalier.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12807

Séminaire de formation à l'intention d'une trentaine de magistrats communaux haïtiens

Port-au-Prince, juillet 2007 (AHP) .Un séminaire de formation de deux jours a débuté vendredi à l'hôtel Montana à Port-au-Prince, à l'intention d'une trentaine de magistrats communaux haïtiens, à l'initiative de l'Association des maires haïtiens en collaboration avec l'Association internationale des maires francophones.
Une trentaine de maires participent à ce colloque qui entend leur donner les outils devant les aider à réussir leur mandat et mieux remplir leurs devoirs envers les populations de leurs localités respectives.
Le conseiller technique de l'Association Internationale des Maires Francophones, Bruno Leuvrey, a fait savoir que l'objectif de ce séminaire n'est pas d'apporter des connaissances théoriques aux magistrats haïtiens mais de favoriser des échanges pratiques entre les participants.
Ceux-ci, a-t-il poursuivi, doivent être en mesure de monter des programmes à caractère éducatif et sanitaire et répondre aux besoins des habitants de leurs communautés pour qu'ils puissent avoir de meilleures conditions de vie.
Ils auront ainsi à travailler sur des questions d'ordre juridique, administratif et institutionnel au cours de ce séminaire de formation.

Juillet 2007 2 :15 PM
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Des parlementaires dénoncent la lenteur du gouvernement à oeuvrer au processus de la décentralisation

Juillet 2007, (AHP) Des députés ont dénoncé vendredi lenteur du gouvernement à oeuvrer au processus de la décentralisation.
Le député Nelson Pierre Louis a déploré que n'ait été fait pour que les Assemblées des Sections Communales (ASEC) et les Délégués de Ville (DV) prêtent serment et entrent en fonction.
Le pouvoir central refuse au peuple les moyens de participer à la gestion de la chose publique, a-t-il fait savoir, ajoutant que le ministère de l'intérieur qui gère actuellement le fonds de gestion des collectivités territoriales ne manifeste aucun intérêt dans le processus de décentralisation.
« Si l'Etat haïtien n'est pas en mesure de favoriser l'entrée en fonction des ASEC, des CASEC et des délégués de villes qui doivent réaliser les élections indirectes devant aboutir à la constitution du conseil électoral permanent, comment va-t-il faire pour organiser dans les mois à venir, des élections pour renouveler le tiers du sénat ? » s'est interrogé, pour sa part, le député Patrick Roberson.
Estimant que l'Etat haïtien met trop de temps à mettre en oeuvre les prescrits constitutionnels, il demande aux responsables du gouvernement de prendre des dispositions pour remédier à cette situation.
Juillet 2007
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Privatisation: vague de révocations à la Téléco: les autorités veulent réduire le nombre d'employés à 800

Juillet 2007 (AHP)- Plusieurs centaines d'employés de la Compagnie nationale de téléphone (Téléco) ont reçu des lettres de licenciement vendredi dans le cadre de la privatisation de cette institution annoncée par les autorités.
Des lettres de révocations ont été reçues par au moins 500 employés, alors qu'un millier d'autres devraient être mis à pied ce lundi.
La Téléco comptait jusqu'à la semaine dernière environ 2800 employés suite à une première vague de révocation. Le nombre d'employés devrait être réduit à 800 pour l'ensemble du pays, selon plusieurs sources.
Ces dispositions qui étaient attendues après de nombreuses déclarations faites par le président René Preval et le directeur général de la Téléco, Michel Présumé, interviennent 10 jours après la levée d'une grève de 3 semaines organisée par le syndicat de la compagnie pour exiger dans un premier temps le dialogue avec M. Présumé puis son départ dans un second temps.
Les employés avaient mis fin à leur mouvement à la suite d'une intervention du président de la Commission Communications du sénat, Jean Hector Anacacis qui estimait que le dialogue était nécessaire entre le syndicat et le Directeur général de la Téléco.
Au moment de la remise de la première série de lettres vendredi, plusieurs unités de la police ainsi que des agents de la MINUSTAH ont été appelés aux abords de la téléco pour neutraliser d'éventuels protestataires.
Des employés de la téléco ont assimilé cette décision à une insulte après toutes ces années de service dans la compagnie.
"Nous n'avons jamais été contre la privatisation. Nous réclamons tout simplement ce qui nous est dû", a dit un cadre révoqué, informant que les employés révoqués ont éte invités, tel qu'annoncé par le chef de l'Etat, à passer au guichet de la banque nationale de crédit (BNC) pour recevoir leurs prestations légales et une prime d'accompagnement équivalant à 12 mois de salaires.
Les employés exigeaient une compensation de 7 ans de salaires.
Le président du syndicat de la compagnie nationale des Télécommunications, Jean Mabou dont le nom figurerait sur la liste des employés renvoyés, a taxé d'illégales et arbitraires les révocations faites par la direction générale.
Selon plusieurs cadres de la compagnie, les révocations sont faites sur la base de vengeance et certains employés gardés le sont sur la base de parti pris.
" Quel bon sens guide le renvoi de 14 des 17 formateurs du centre de formation, alors que de faux consultants qui passent uniquement à la compagnie pour recevoir leur enveloppe sont maintenus en raison de leur amitié avec les artisans de la privatisation", s'est indigné un cadre renvoyé.
AHP juillet 2007 1 : 05 PM
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samedi 7 juillet 2007

PNH / NOMINATION / Un nouveau responsable à la tête de la DCPJ

Par Ladenson Fleurival
ladenson@lematinhaiti.com
Le Conseil supérieur de la Police nationale (CSPN) a nommé un nouveau responsable à la tête de la Direction centrale de la Police judiciaire (DCPJ) en la personne du commissaire Frantz Thermilus, après pratiquement huit mois de vacance du poste. Cette information a été confirmée par le secrétaire d’État à la Sécurité publique, M. Luc Eucher Joseph, dans un entretien qu’il a accordé au Matin le jeudi 5 juillet.
Le commissaire Thermilus succède donc à Michaël Lucius, contraint à la démission le 14 novembre 2006 et dont la charge fut assumée provisoirement par le directeur général de la PNH. Le commissaire Frantz Thermilus connaît bien les couloirs de la DCPJ pour avoir travaillé au sein de l’institution durant le second mandat de Jean Bertrand Aristide (2001-2004) et jusque sous le régime de transition en 2005. Créée en 1997, la DCPJ a pour vocation de lutter contre le grand banditisme, notamment les crimes organisés : trafic de la drogue, trafic des armes, kidnapping, vol à main armée, vol de véhicules, etc.

Plusieurs services sont placés sous le contrôle de la DCPJ dont le Bureau de lutte contre le trafic des stupéfiants (BLTS), la Brigade des mineurs, la Brigade de recherche et d’investigation (BRI). À propos de Michaël Lucius L’ancien directeur de la DCPJ, Michaël Lucius, attend encore une décision sur son dossier qui traîne déjà depuis plus d’un an dans les tiroirs de la justice.

Joint par téléphone jeudi, M. Lucius qui est à présent affecté à la Direction générale dit attendre le verdict de la loi sur son cas, tout en se mettant à la disposition des autorités judicaires. Contraint de démissionner à la DCPJ à la fin de l’année 2006, suite aux accusations l’impliquant dans des actes répréhensibles, l’ancien homme fort de la DCPJ considère ces accusations comme des persécutions et clame son innocence.« Durant mon passage à la tête de la DCPJ, je voulais la restructurer en l’orientant vers sa mission essentielle qui consiste, particulièrement, à combattre la criminalité organisée dans le pays. Mais cette lutte donne des ennuis. Et cela fait déjà un an et un mois que je suis persécuté », déclare M. Lucius.
L’ancien directeur central dit constater, comme tout le monde d’ailleurs, une baisse sensible de l’insécurité dans le pays, baisse due au fait que certaines zones dites hier encore de non-droit sont maintenant sous le contrôle de la police et qu’il y a une grande volonté des agents de la PNH de combattre le phénomène dans le pays.
Mais il croit que la lutte doit être permanente car, selon lui, la criminalité organisée peut ressurgir du jour au lendemain.

En effet, le trafic de la drogue marche de pair avec la vente illégale d’armes à feu, ce qui contribue à créer des situations de violence et d’instabilité. « Le trafic de la drogue vient avec la circulation illégale d’armes à feu et entraîne des cas de kidnapping voire des cas de meurtre », a fait remarquer Michaël Lucius.
Il rappelle au nouveau directeur central qu’il n’existe pas de société sans crime et qu’un type de crime en donne naissance à d’autres, de nature différente, et qui n’existaient pas forcément dans la société.vendredi 6 juillet 2007

RÉPUBLIQUE DOMINICAINE / Deux étudiantes haïtiennes violées abandonnent leurs études en médecine

(Note de presse du Garr)En l’espace de deux semaines, une série d’attaques ont été perpétrées contre des Haïtiens/Haïtiennes vivant en République dominicaine et dans l’aire frontalière, laissant présager une recrudescence des attaques contre cette population, comme ce fut le cas en 2005 après Hatillo Palma.
Le 27 juin 2007, la presse dominicaine a rapporté qu’à Santiago, une bande de délinquants opérant à bord d’un camion se sont attaqués à plusieurs étudiantes qui fréquentent des centres universitaires de cette ville et les ont violées. Selon le journal en ligne, El Nuevo Diario, ces délinquants ont pris l’habitude d’aller frapper aux appartements occupés par des étudiants-es haïtiens. Une fois la porte ouverte, ils menacent les occupants-es avec leurs armes, leur passent des baillons, et emportent biens et argent. (El Nuevo Diario, 27 juin 2007).
Deux étudiantes haïtiennes victimes d’un viol au cours de la dernière semaine de juin 2007, ont abandonné, traumatisées, les cours de médecine qu’elles suivaient à l’Université de Santiago et ont regagné précipitamment Haïti, a encore indiqué le quotidien dominicain. Le 30 juin 2007, le corps décapité d’un homme identifié comme haïtien, a été retrouvé à Los Brujos, sur la route de la Merced, non loin de Pedernales. La victime, connue sous le nom d’André, serait originaire de la zone de Jacmel. Il avait été porté disparu depuis le 26 juin.
Le 1er juillet 2007, des inconnus ont incendié des maisonnettes occupées par une vingtaine d’Haïtiens-Haïtiennes dans la localité de Hatillo Palma, province de Montecristi, au Nord de la République dominicaine. L’incendie criminel a jeté dans la rue ces familles qui ont pratiquement tout perdu dans les flammes. Aucune arrestation n’a été effectuée après le drame. (EFE, 2/7/07). Le 3 juillet 2007, un Dominicain, à la recherche d’une motocyclette volée, à la frontière du Sud-Est (Anse-à-Pitres/Pedernales) s’en est pris à un Haïtien trouvé sur son passage qui conduisait une moto, et l’a blessé à l’arme blanche. Cette agression sera à l’origine de violentes altercations entre deux groupes d’Haïtiens et de Dominicains et aurait dégénéré sans l’intervention conjuguée de divers secteurs dont des membres haïtiens et dominicains des comités de droits humains du Réseau binational Jeannot Succès et des autorités locales. Soulignons que tous ces actes se produisent sur fond de rapatriements quotidiens qui se poursuivent en différents points officiels et non-officiels de la frontière. Au cours du mois de juin 2007, pour seulement le poste frontalier de Belladères (département du Centre), plus d’un millier de personnes ont été rapatriées. Le Groupe d’appui aux refugiés et aux rapatriés (Garr) tire la sonnette d’alarme sur l’urgence d’une prise en charge par les autorités haïtiennes de la gestion effective de la frontière et interpelle les dirigeants des deux pays sur ces différents cas de violations annonciateurs de nuages sombres sur les relations haïtiano-dominicaines. Lisane André, Responsable, Section Communication et Plaidoyer Garrvendredi 6 juillet 2007

MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES / DÉTOURNEMENT DE FONDS / La Cour supérieure des comptes responsable du blocage du dossier, selon le MAE

Par Jacques Desrosiers
jadesro@lematinhaiti.com
Au Sénat de la République, le jeudi 6 juillet, le chancelier haïtien a rendu la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif (CSC/ CA) responsable de la lenteur constatée dans le traitement du dossier de présomptions de corruption au ministère des Affaires étrangères pendant la période de transition. Jean Renald Clérismé a estimé que la CSC/CA cherche à gagner du temps.
En juillet de l’année dernière, le député de Pétion-Ville, M. Steven Benoît, membre de la Commission de lutte contre la corruption à la Chambre basse, avait dénoncé des cas de détournements et de malversations qui auraient été enregistrés à la chancellerie haïtienne sous le gouvernement de transition. M. Benoît avait, entre autres, fait référence à un chèque de 6 168 750 gourdes destiné aux étudiants haïtiens à Cuba.
Saisie de la question, la Cour des comptes avait dépêché ses vérificateurs à la chancellerie. Mais aucune pièce administrative et financière n’y était disponible. Les vérificateurs avaient dressé un procès-verbal de carence. Les échanges de correspondance entre la Cour et le ministre des Affaires étrangères, Jean Renald Clérismé, n’avait pas fait avancer le dossier. Après avoir brûlé toutes les étapes, en janvier 2007, le dossier était entendu à la Cour des comptes par un collège de juges. Ce collège avait « mis en continuation sine die » le dossier. Trois nouvelles commissions de vérification ont été déléguées auprès de la chancellerie pour approfondir l’audit alors toujours en cours.
Le dossier de présomptions de corruption à la chancellerie a rebondi, il y a deux semaines, avec les résultats d’une enquête de la Commission des affaires étrangères du Sénat. En plus du chèque de 6 168750 gourdes destiné aux étudiants haïtiens à Cuba, le rapport de la Chambre haute a mentionné, entre autres, les circonstances douteuses de l’achat d’un immeuble en République dominicaine pour loger le consulat d’Haïti à Santiago.
Devant la Commission des Affaires étrangères, le jeudi 5 juillet, le chancelier haïtien a confirmé toutes les informations contenues dans le rapport d’enquête de la commission sénatoriale. Sur le dossier de l’achat de l’immeuble à Santiago pour loger un consulat, Jean Renald Clérismé a ajouté qu’il a été acquis sans l’obtention au préalable de l’agrément du gouvernement dominicain pour l’ouverture de ce consulat. Sans être en mesure d’avancer un montant exact, le responsable de la diplomatie haïtienne a estimé que le prix d’achat de cet immeuble est de l’ordre de 400 000 dollars américains.
Au Sénat, Jean Renald Clérismé a exprimé sa volonté d’en finir avec l’affaire et de prendre les décisions que de droit. Il a pointé du doigt la Cour supérieure des comptes qui, selon lui, bloque le processus. Une fois de plus, le ministre des Affaires étrangères a contesté la décision, prise en janvier 2007, de mettre l’affaire en « continuation sine die ». À son avis, toutes les conditions étaient réunies pour un arrêt de débet.
Prenant position en faveur du ministre des Affaires étrangères, des sénateurs ont planché sur les moyens de dessaisir la Cour des comptes du dossier. C’est le cas par exemple du premier sénateur du Nord, Kelly Bastien (Lespwa), qui lui-même a proposé au chancelier de lui donner, d’ici une semaine, des instruments légaux, si toutefois il en manquait. D’autres, comme Céméphise Gilles (Lespwa), ont mis un bémol. Le deuxième sénateur du Nord a appelé au respect des principes. « Nous sommes obligés d’attendre la Cour des comptes ». Céméphise Gilles a exhorté ses collègues à mettre la CSC/CA en condition pour mieux faire son travail. Joint par téléphone, le président de la Cour supérieure des comptes n’a pas voulu trop s’étendre sur le sujet. Arol Élie a informé le journal qu’un rapport est à l’étude au cabinet d’instruction de la CSC/CA. Il a indiqué que parallèlement la Cour analyse des informations venant de certaines ambassades et de certaines autres entités.

vendredi 6 juillet 2007
http://www.lematinhaiti.com/PageArticle.asp?ArticleID=6947

Une sélection U-17 renforcée aux Jeux Pan Américain

C'est une sélection nationale des moins de 17 ans renforcée par des joueurs de la sélection des moins de 20 ans qui défendra les couleurs d'Haïti, du 13 au 27 juillet au tournoi de football comptant pour les XV Jeux Panaméricains à Rio de Janeiro au Brésil."Tous les autres pays qualifiés ont décidé de renforcer leur sélection en y ajoutant des joueurs plus âgés. "Etant donné que ce n'est pas une compétition réservée strictement au moins de dix-sept ans, nous avons jugé bon de ne pas envoyer nos enfants s'escrimer avec des équipes composées de joueurs plus âgés, quelques jours seulement avant la phase finale de la Coupe du Monde", a laissé entendre un responsable de la Fédération, mercredi.
"Nous enverrons certains des joueurs des U-17 dont un premier test osseux révèle une certaine inquiétude afin de les faire tester à nouveau au Brésil dans un milieu qui se rapproche un peu plus des critères que doivent utiliser les médecins de la Fifa", a confirmé le Président de la Fédération, M Yves Dadou Jean Bart.Ainsi six joueurs de la sélection des moins de 17 ans seulement seront au Brésil.
Ce sont: Elusma Pierre, Jean Baptiste Shiroc Tampy, Ultergens Saint-Victor, Merisier Ricky, Charles Hérold Jr et le portier Dorleans Shelson.
Ces six joueurs seront renforcés par :Adlet Maddy du Violette Athlétic Club, Stevenson Roberts, Sony Nordé qui viendra du Boca Juniors en Argentine, Judelin Aveska qui viendra de River Plate, Iveson Etienne du Don Bosco, Walson Augustin du Don Bosco, Andy Colinet, Simson Exumé, Brisly Renaud, Vaniel Surin, Jn Kesnel Innocent et le nom qui surprend tout le monde, Gabriel Michel.
Jean Yves Philogène Labaze assisté de Sonche Pierre et Webens Princimé dit Itala composeront le staff technique qui dirigera cette équipe à Rio.

(Ville de ...)Bainet, un enfant abandonné

En un quart de siècle, Bainet n'a pas évolué et si la ville garde encore de son charme, elle a perdu sa magie. Abandonnée, oubliée même par ses enfants, elle se bat pour donner l'impression d'exister encore, en dépit de tout... En dépit de l'état déplorable de l'église St Pierre et St Paul, d'une carence en électricité, de l'absence d'un décent réseau d'eau potable. Bainet manque de tout et, pourtant, elle refuse de mourir.

Située dans le département du Sud-Est, la ville de Bainet couvre une superficie de 288.38 km². Elle est une des plus anciennes villes d'Haïti. Selon ses habitants, les Bainétiens, la ville est plus que tricentenaire et occupe une bonne partie du littoral. Après la ville de Jacmel, chef-lieu du département du Sud-Est, Bainet possède le plus grand nombre de sections communales. Trois de ces dernières sont baignées par la mer. Le relief de la commune est dominé par les mornes et le climat est considéré comme normal puisque deux de ses 8 sections (Haut Grandou et Bras de la Croix) sont reconnues fraîches.Selon certaines informations fournie par feu le père Parisot, ancien curé de la ville, le nom de Bainet viendrait de la beauté et de la netteté de sa baie et serait une déformation de l'expression « baie nette »,d'où le nom de Bainet.

Les problèmes de Bainet sont multiples et pluridimensionnels. On les regarde sous un angle et l'on croit avoir tout compris. Il suffit pourtant de changer de point de vue pour réaliser qu'on n'avait rien compris, ou plutôt que tous les problèmes sont si étroitement liés qu'il suffit d'aborder l'un d'eux pour qu'un autre se présente. Ainsi de suite.Sur le plan éducationnel, en dépit des données fournies par l'Institut haïtien de statistique et d'informatique (IHSI),données qui peuvent paraître rassurantes, la commune n'est pas bien lôtie (encore un euphemisme !).

Un lycée (Julien Raymond) et plusieurs collèges dispensent le pain de l'instruction à une jeunesse assoiffée de culture et de savoir. Mais l'absence de professeurs fait énormément de défaut et les contractuels engagés sur place ne répondent pas à l'attente de la population, ce qui est le cas presque partout. Vu le petit nombre de normaliens qu'on arrive, péniblement, à former annuellement, cela n'a rien d'étonnant. Encore heureux qu'il y ait encore des écoles.

L'école Saint-Gérard, dirigée par la Congrégation des Soeurs du Christ Roi, est, semble-t-il, la meilleure de la commune. Elle se limite à la 6e A.F. Après 60 ans de présence dans la commune, les Bainétiens ont bénéficié d'un siège du Baccalauréat. La population espère du MENFP une classe de philosophie mais ses appréhensions sont grandes quand on sait dans quelles conditions les candidats du Bac I ont été préparés.Le lycée Julien Raymond ne dispose pas de local propre. Il est hébergé à l'école nationale de Bainet qui fonctionne le matin laissant l'après-midi aux élèves de la 7e A.F. à la Rhéto qui occupent les lieux. Le directeur, Prophète Batichon, pour des raisons politiques, croit-on savoir (on ne sait jamais), a été transféré à Jacmel. L'intérim est exercé par le censeur qui cumule deux fonctions. Un beau merdier, comme d'habitude. A croire que, chez nous, l'éducation n'est une priorité que sur le papier.L'absence d'école professionnelle est patente. Le clergé paroissial fait fonctionner une école d'informatique pourvue de 8 ordinateurs. Là encore, se pose le problème de l'électricité. Il faudrait peut-être penser à fabriquer des ordinateurs fonctionnant au propane. Ce serait une contribution haïtienne honorable au progrès de l'humanité.

Autrefois, les Bainétiens envoyaient leurs enfants au Brevet élémentaire. Avec la présence du lycée, le brevet a été éliminé.
Les jeunes de Bainet sont livrés à eux-mêmes. L'absence de bibliothèque pèse lourdement sur l'évolution de cette frange sociale. A part quelques jeunes qui fréquentent l'école d'informatique mise sur pied par le clergé paroissial, les jeunes ignorent totalement tout de ce que sont les nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC). Livrés à eux-mêmes, une certaine propension à la délinquance est observée chez eux. La situation économique désastreuse aidant à faire dégénérer la situation.La ville de Bainet laisse l'impression d'une commune abandonnée. Rares sont les constructions modernes. Les anciennes demeures subissent l'effet du temps et témoignent d'un passé riche. L'architecture grandiose de certaines bâtisses raconte un passé beaucoup plus glorieux.

Les Bainétiens éparpillés un peu partout semblent ne plus intéresser à leur patelin. Ce qui hier faisait la richesse de ce coin de terre, café, sisal, coton, s'est envolé avec le déboisement. A Bainet, le tourisme, on connait pas. Pourtant, il y a tout ce qu'il faudrait pour justifier un développement touristique réel dans cette région du Sud-Est. Des plages magnifiques bordent des eaux turquoises qui n'ont rien de commun avec les eaux souillées de la baie de Port-au-Prince. La limpidité des eaux ne saurait qu'attirer les amateurs de plongée vers un milieu sous-marin plus ou moins bien conservé en dépit de certains dommages imputables au manque de formation des pêcheurs et, surtout, à la non-gestion de l'Etat.Confrontée, elle aussi, à un sérieux problème de déboisement, la commune a pu tenir le coup jusqu'à présent grâce au travail réalisé, dans les années 80, par le révérend père Parisot qui s'était impliqué corps et âme dans le reboisement et l'information environnementale. Ce travail a laissé des traces dans les consciences et les Bainetiens, bien que déboisant à la vitesse « grand V », font un peu moins de dégâts que leurs compatriotes dans d'autres régions. Ce qui ne veut pas dire que la situation n'est pas alarmante.

Dans certaines zones comme Orangers (8ème section communale), le déboisement se fait de manière accélérée, car le bois est à la base de pratiquement toute l'économie de la localité qui repose sur la fabrication de meubles (chaises, dodines), de planches pour la construction, de charbon.Compte tenu du déboisement et de l'exploitation anarchique du sable de mer, une partie de la ville, la Grand-rue est appelé à disparaître. A chaque pluie ou en période cyclonique, les Bainétiens habitant la Grand-rue sont obligés de fuir la menace des vagues ou des eaux venant des hauteurs pour ne pas laisser leur peau.Pour entrer dans la ville, il faut traverser la rivière « Ti Pèn » qui, si elle est en colère, ferme les portes de la ville. Une situation à laquelle un tout petit pont aurait pu apporter des solutions. Ce qui montre encore une fois que les beaux discours et les belles promesses que nous entendons depuis des décennies n'étaient que de vains mots. Soyons optimistes et espérons que nos décideurs actuels auront une autre vision, moins personnelle, du progrès et du développement.Il est inconcevable que dans l'une des zones encore viables, bien qu'en danger, de la république, il n'y ait aucune représentation valable de certaines institutions étatiques comme le ministère de l'Environnement ou un autre de ces bureaux pleins d'experts concernés par les problèmes écologiques. A croire que toutes les solutions se trouvent dans les tiroirs de nos experts et qu'elle ne sont applicables qu'à Port-au-Prince puisque personne ne juge nécessaire de venir travailler sur le terrain.

Bainet est un coin magnifique qui mériterait vraiment que l'on s'en occuppe. Bainet voudrait bien recommencer à rêver... si ceux qui ont grandi en son sein et qui sont ailleurs veulent prendre le temps d'apporter leur contribution, aussi petite soit-elle, à cette commune qui les a vu naitre et qui les a nourris. En attendant que l'Etat dise son mot.
Fred Mc GuffiePatrice-Manuel Lerebours
patricemanuel@yahoo.comhttp://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=45906&PubDate=2007-07-06