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mercredi 15 octobre 2008

BLOG ACTION DAY....ARGENT VIRTUEL...PAUVRETE REELLE..

Je ne sais pas trop comment commencer et introduire mon texte sur la pauvreté. Je ne sais non plus quel contexte choisir pour écrire et partager avec nos lecteurs sur cette question si propre à beaucoup d’habitants de cette planète et surtout aux haïtiens.
J’ai failli vous demandé si vous savez qu’aujourd’hui c’est le jour J de Blog Action Day. Mais si vous faites partie des plus de 200 visiteurs qui tous les jours s’intéressent à ce qui se passe en Haïti, vous l’avez déjà not ce rendez-vous. Serait-il plus prudent de vous demander si vous savez ce que c’est. Là aussi je pense que la définition se trouve encore dans le libellé de l’activité : BLOG ACTION DAY !
Pour ceux qui auraient du mal à trouver du temps pour réfléchir sur le sens de ces trois mots, je dirai que c’est une journée pendant laquelle tous les blogs ou sites internet concernés, pourront écrire, poster et agir autour d’une problématique pertinente touchant l’humanité. Aujourd’hui il est question de PAUVRETE !
L’année dernière le blog Action Day était consacré à l’environnement. Haïti Recto Verso avait participé car Haïti représente une sorte de laboratoire pour prouver des exemples concrets de ce que les gens considèrent comme des théories à la mode. Des idées « up to date » très « In » Et dire que l’effet du passage successifs de phénomènes atmosphériques au cours des mois d’aout et septembre, définitivement majoré par l’état de délabrement de l’écosystème haïtien s’est surtout fait ressentir cette année.
Se référer à Haïti dans un contexte de nécessité d’une protection environnementale ou dans une lutte contre la pauvreté c’est exactement du pareil au même. Aujourd’hui le slogan qui colle comme un gant à Haïti c’est justement « le pays le plus pauvre de l’hémisphère ».
Ces mots en guise de préambule vous présentent amis lecteurs pourquoi Haïti Recto Verso s’estime engagé à participer à ce BLOG ACTION DAY.
J’imagine l’éventail des sujets, l’amplitude de « CONCEPTUALISATIONS » qui peuvent se générer à partir de PAUVRETE.
C’est normal qu’il ya ait des esprits inquiets sur la pauvreté intellectuelle de certains membres de la société. Il est aussi normal de constater la pauvreté humaine au sens large qui se manifeste par l’impossibilité de se défaire de certaines tares contraires à l’épanouissement de la condition humaine. Laissons surtout aux autres le soin de philosopher ou de rédiger des formules métaphysiques sur la pauvreté.
La pauvreté qui me gène c’est la pauvreté banale, la terre à terre celle qui se manifeste par des coliques, expressions directes de la révolution de tripes vides et affamées ; celle qui se lit dans les regards de gens vivant dans des conditions infrahumaines ou les carences sont légions…On en reparlera !
Mon humble participation à ce BLOG ACTION DAY aura été assez intéressante sur un plan strictement personnel. En effet, au cours d’une conversation avec notre chère collaboratrice SARA GONZALEZ VILLEGAS (Auteur de « Encontré el Olimpo bajo mi cama » et prochainement « DIOS ES AMOR, MEJOR CON HUMOR »), j’ai appris que le 17 octobre est la journée mondiale consacrée à l’ERADICATION DE LA PAUVRETE.
Je ne saurais pas vous dire d’où émane cette résolution mais elle ressemble copie conforme aux édits de L’ONU que personne ne respecte.
Mais, je pourrais cependant être plus catégorique sur le profil de certains individus qui n’ont pas signé et n’ont surtout pas adhéré aux principes de cette résolution.
Ne vous en faites pas. Je me garderai bien de vous présenter la liste des gens riches et très riches comme les joueurs de football ou les acteurs de ciné avec leurs énormes cachets. Mais je vois très mal celui qui voit sa fortune augmenter de 5.000.000.000 de dollars par jour pour chaque augmentation de cinq centimes sur le baril de pétrole( - le prix de l’œuf et du pain se multiplie par cinq en Haïti !), qui a défaut de pouvoir commander des voitures-bolides plus que puissantes et faites sur mesure, achète des chevaux de course, des équipes et des joueurs de foot, font construire des station de sport d’hiver dans des désert ou il fait plus de 50 degrés centigrades signer une telle résolution.
Je vois aussi très mal comment celui qui édifie sa fortune à base de « téléphones jetables » car bourrés de gadgets inutiles dont le nombre est inversement proportionnels à leur durée de vie, lire et approuver une telle résolution.
Ces mains, ces têtes et ces institutions invisibles qui font monter le prix du pétrole sans pouvoir en expliquer les raisons ou les causes ; ces mêmes institutions et ces mêmes têtes qui ne s’inquiètent pas quand le prix ne descend pas dans les stations de service quand le prix du baril chute, doivent ignorer complètement la célébration de la journée mondiale, internationale pour l’éradication de la pauvreté.
Définitivement le sujet semble assez dérangeant. C’est beaucoup plus « cool » de parler du réchauffement climatique. C’est très alarmant de savoir que dans deux siècles, la température des océans augmentera de 0.5 degré. Ça il faut aller le dire surtout à ce vieillard précoce, assis entre deux « bayaondes » moribonds et comateux, d’un village perdu dans le nord d’Haïti qui observe d’un regard fatigué, comme l’œil de Jacques Roumains pénétrant les profondeurs du désarroi poussiéreux et aride de ces « gouverneurs de la rosée » ou la vie se conjugue au conditionnel et en faux espoirs et amertumes.
Posez-leur la question de savoir quel monde ils voudront bien laisser à leur descendance.
La pauvreté englobe un champ énorme de situations. Et surtout des situations qui touche une bonne partie de la planète. Je comprends un peu mieux la démarche entêtée de certains humanistes de bonne foi qui offrent des vacances à des enfants dont la pauvreté les prive d’un petit voyage au Maroc, en Tunisie à Dakar ou à Boca chica. C’est une pauvreté à éradiquer !
D’autres habités par le même esprit font tout pour distribuer des jouets aux enfants pour les fêtes de noël. C’est une autre pauvreté à éradiquer !
Moi j’ai côtoyé de près, de très près une autre expression de la pauvreté. La pauvreté dans sa facette la plus primale. Cette situation qui vous nie l’essentiel à la survie pure et simple :
- Vivre dans la plus nette des promiscuités en surnombre dans des surfaces réduites et insalubres, sans eau, sans électricité…
- Se lever un matin sans rien à manger, sans espoir de manger demain ou après demain…
- Faire des pirouettes avec les éléments de la nature pour se soigner si on tombe malade
- Ne pas pouvoir se scolariser…
Cette pauvreté là aussi, il faudra l’éradiquer un jour. Mais c’est difficile et compliqué. Ils sont trop nombreux ce types de pauvres. On les trouve partout. Ils vivent dans des pays dirigés par des chefs d’état corrompus possédant dans l’indifférence absolue des dizaines d’hôtels particuliers en Europe, de luxueuses maisons à Beverly Hill et sur la côte d’azur ou ils passent une semaine par an et surtout des sommes colossales déposées dans des banques européennes. Ils sont citoyens de ces pays riches en mines de diamant et d’uranium, de café ou de cacao.

Ils vivent là ou se trouvent des centaines d’ONG agissant au coup par coup se gardant bien de toucher les structures et les mentalités génératrices de pauvreté.
Il est plus aisé de réaliser le grenelle de l’environnement au lieu le grenelle de la pauvreté.
La pauvreté c’est définitivement trop chiant !

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lundi 15 octobre 2007

TROP TARD POUR HAITI ET SON ENVIRONNEMENT

La démarche "du blog action day" en faveur de l'environnement est un moment propice à la réflexion sur la réalité des dégâts qi sont causés par une prise de conscience non proportionnelle aux vrais risques.
Le blog Action Day nous permet de pointer le regard sur Haïti, un pays qui subit les affres d'un ecosystème jadis négligé et devenu défaillant.
Le combat pour prendre effectivement en considération l’environnement a souvent des allures d’utopie pour certains et pour d’autres la voix des combattants engagés résonnent comme des voix creuses polluant le désert des consciences de ceux qui ont du mal a accepter l’ampleur des dégâts déjà causés sur notre système écologique.
Pourtant dans certains coins de la planète la bataille est déjà perdue. Il est déjà trop tard. Ce n’est plus une question de réchauffement de la planète qui a du mal a convaincre les incrédules insouciants. Ce n’est certes pas non plus une question d’émission de gaz a effet de serre sinon c’est le résultat de ce que pourrait devenir le monde si rien n’est fait.

En effet il est déjà trop tard pour réhabiliter l’environnement d’Haïti. A force de jouer à l’ignorance, a force d’élever des autels aux négligents, aujourd’hui Haïti entame un processus sans lendemain sur une voix sans autre issue que la grande catastrophe.

Quand nous étions enfants nous avions eu peur des périodes cycloniques car le pays était souvent frappé par des phénomènes de ce genre de façon assez cyclique.
Aujourd’hui la moindre pluie produit des catastrophes au sein des populations. Gonaïves, Fonds Verrettes, Mapou, Port-de-Paix, Cabaret pansent encore des blessures profondes qui ont beaucoup de mal à cicatriser.
Pourtant les haïtiens continuent de reproduire comme une seconde nature les mêmes bêtises. Pas d’aménagement d’un plan de sauvetage. L’érosion par l’abattage systématique des arbres continue. La construction de bidonvilles sur le flanc des montagnes dénudées sans aucun respect de la moindre règle en matière d’urbanisme ne surprend personne.
Dans les villes les citadins ont emmenagé des rapports de bon voisinage avec les tonnes d’immondices qui s’ammoncellent aux coins des rues quand ceux-ci ne sont pas directement déversés dans les canalisations….Et le résultat donne ça :
"Nouveau bilan des inondations : plus de 1.000 morts et 1.250 disparus Posté le 23 septembre 2004... Supportons le BLog Action Day!!!!
Les responsables de la protection civile haïtienne ont avancé jeudi le chiffre de 1.105 personnes tuées dans les inondations. Plus de 1.250 autres sont portées disparues. Le total des victimes pourrait dépasser les 2.000.
1.013 morts ont été recensés dans la ville des Gonaïves où les autorités ont décidé d’enterrer les coprs dans des fosses communes. « Les corps entassés à la morgue de l’hôpital de la ville commençaient à tomber en décomposition, nous n’avions d’autres choix que de les inhumer tout de suite », a expliqué le chef de service de l’hôpital. Il craint que la décomposition des corps n’engendre des épidémies dans la ville où le niveau de l’eau est encore assez élevé.
A ce bilan il faut ajouter une centaine de morts dans les autres régions (Nord-Ouest et Nord) touchées par les intempéries.
Selon Dieufort Delorge, responsable de communication du bureau de la protection civile, d’autres corps sont retrouvés au fil des heures, ce qui alourdit le bilan. 901 personnes blessées ont reçu des soins dans les centres de santé de fortune montés par des soldats de la Mission des Nations unies. 10.000 autres ont trouvé refuge dans les structures d’hébergement de la protection civile.
On est toujours sans nouvelles de plus de 1.250 personnes qui auraient péri également dans les inondations aux Gonaïves. 4.050 maisons sont totalement détruites selon des chiffres avancés par la protection civile qui dénombre également 297.926 sinistrés.
CR/JEC

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« L'eau a emporté des maisons entières sur son passage. Les gens n'ont même plus de quoi cuisiner » explique Guy Gauvreau, le directeur du PAM en Haïti, qui précise, dans le communiqué, que l'aide alimentaire va devoir se poursuivre jusqu'à ce qu'ils redeviennent.
Le bilan s'alourdit de jour en jour après les gigantesques inondations causées par le passage du cyclone Jeanne dans le pays. Selon les dernières estimations des autorités haïtiennes rapportées aujourd'hui par le porte-parole du Secrétaire général, Fred Eckhard, 691 personnes ont trouvé la mort dans la région Nord du pays et 1 050 personnes sont portées disparues.
Les inondations ont englouti la ville des Gonaïves et une partie de la ville de Port-de-Paix, au nord des Gonaïves. « Une mission d'évaluation de l'ONU s'est rendue sur place et a estimé qu'un tiers de la ville était sous l'eau » a précisé le communiqué. Au moins 56 personnes sont mortes dans cette région.
« Nous pensons qu'à ce jour au moins 175 000 personnes à travers le pays sont affectées par les inondations. Beaucoup de ces gens qui étaient déjà vulnérables ont perdu leurs maisons et le peu qu'ils avaient. Ils sont maintenant complètement dépendants du PAM et des agences humanitaires » a déclaré Guy Gauvreau.
Intempéries en Haïti: 23 corps découverts, bilan porté à plus de 45 morts..
Tous derrière le BLOG ACTION DAY pour le respect e l'environnement!

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Publié le vendredi 12 octobre 2007 à 16H52
Intempéries meurtrières en Haïti
ont été découverts jeudi à Cabaret, près de Port-au-Prince, portant à plus de 45 le nombre des décès ces derniers jours en Haïti dans des inondations provoquées par des pluies diluviennes, a indiqué vendredi le ministère de l'Intérieur haïtien.
A Cabaret, localité située à 35 kilomètres de la capitale, ce bilan de 23 morts "est encore provisoire. Il y a une dizaine de personnes portées disparues, et parmi les victimes nous comptons également des bébés", a déclaré à l'AFP le ministre haïtien de l'Intérieur, Paul Antoine Bien-Aimé.
D'autres victimes ont été dénombrées dans plusieurs villes haïtiennes où de fortes chutes de pluie depuis plus d'une semaine ont provoqué de nombreux dégâts. Le bilan provisoire des victimes s'élèverait au total à plus de 45 morts dans l'ensemble du pays, selon un décompte du ministère de l'Intérieur.
A Cabaret, une dizaine de quartiers sont sous les eaux et plus de 6.000 personnes avaient dû abandonner leurs maisons complètement inondées, selon des témoignages de victimes diffusés par des radios de la capitale haïtienne.
"L'eau a emporté des résidents de maisons construites à flanc de colline pour les déverser dans la ville où très peu de pluies ont été enregistrées", a expliqué le ministre de l'Intérieur.
Jeudi, un hélicoptère de la Mission de stabilisation des Nations unies en Haïti (Minustah) a survolé le village inondé de Zoranger, à dix kilomètres à l'est de Port-au-Prince.
Certains témoins ont fait état de 13 corps retrouvés dans les décombres de maisons détruites dans cette localité par les pluies diluviennes. "Nous n'avons pas pu vérifier ces informations car l'appareil de l'ONU n'a pas réussi à se poser", a déclaré le ministre de l'Intérieur qui a cependant parlé d'une vingtaine de maisons détruites.
Selon la protection civile haïtienne, plusieurs milliers de familles sont sinistrées en Haïti et des centaines de maisons sont détruites ou endommagées dans diverses régions du pays. La capitale a été épargnée.
Dans le pays, des routes sont coupées et embourbées, et de nombreuses plantations ont été détruites par les eaux. "L'agriculture a été particulièrement touchée et de nombreuses récoltes ont été détruites", a précisé Paul Antoine Bien-Aimé.
Les inondations en Haïti, fréquentes lors de la période des cyclones dans les Caraïbes, sont favorisées par un déboisement anarchique, dû à l'abattage de bois utilisé par les familles pauvres, qui a laissé le paysage à nu. Cette situation provoque régulièrement des appels au gouvernement à décréter "l'état d'urgence" pour Haïti en matière d'environnement. Avec " Le BLOG ACTION DAY " nous pouvons!
© 2007 AFP

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P-au-P, 6 juin 06 [AlterPresse] --- La Journée mondiale de l’environnement (JME) a été célébrée lundi (5 juin 2006) en Haïti dans un contexte politique marqué par la présentation de l’énoncé de politique générale du Premier Ministre ratifié, Jacques Edouard Alexis.
Rien n’est encore annoncé sur les nouvelles dispositions à adopter par l’administration à venir et le suivi à apporter aux décisions relatives à diverses villes d’Haïti, récemment frappées par des catastrophes naturelles et inondations, notamment à Fonds Verrettes (Ouest), Mapou (Sud-Est) et Gonaïves (Artibonite, Nord d’Haïti).
Les pluies enregistrées ces derniers jours, un peu partout dans le pays, ramènent à la surface la réalité d’une absence de dispositions institutionnelles pour prévenir les désastres, tels les conséquences des constructions anarchiques au flanc des mornes à la sortie sud et à la sortie nord de la capitale.
Dans certaines zones, les communautés riveraines essaient, tant bien que mal, sans l’apport des organismes étatiques, à poser des actions de prévention, malgré leurs moyens limités, suivant les observations faites par l’agence en ligne AlterPresse.

BLOG ACTION DAY..pour un SOS aux terriens