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jeudi 4 septembre 2008

LA MAISON DU SENATEUR....

Actualités / Parlement HAITI 2008 / POUVOIR ET EXCENTRICITES /
Peut-on tout se permettre quand on est sénateur ? La question est fondée, au constat de cette construction qui enjambe la route reliant Carpentier (dans la région de Port-Salut) à Port-à-Piment. Les informations ont démenti l'impression première qu'il s'agissait d'une œuvre d'art. Aussi insolite que cela puisse paraître, cette photo montre une maison privée qui appartiendrait…au sénateur Carlos Fritz Lebon.
Ainsi donc, quand on est sénateur de la République d'Haïti en l'an 2008, on peut tout se permettre, même d'ignorer le décret–loi du 5 août 1937 sur les règles spéciales relatives à l'habitation et à l'aménagement des villes et des campagnes.Ce décret-loi, que viendra renforcer la loi du 6 juin 1963, stipule en son article 1 que: « Nul n'a le droit de construire en saillie, en avance ou encorbellement sur la voie publique ». Mais il est aussi une loi non écrite que, quand on est sénateur de la République, on n'est pas n'importe qui. Et que, du haut de ce statut, on peut se laisser aller à quelques petites excentricités. La nation n'en mourra pas. Pas pour si peu!

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La note de HRV :
Nous avons trouvé amusant ce texte et surtout cette photo qui nous sont parvenus comme des centaines qui grossissent et saturent notre boîte email. Très amusant parce que ça nous fait rire.
Comment peut-on imaginer que l’on puisse ressentir un confort quelconque dans un tel « truc ».
Celui qui a conçu cette maison a du voir des constructions de ce genre dans certaines grandes villes. Ce que le propriétaire ne sait pas c’est que généralement ce type de construction n’est pas destiné à loger des gens. On ne peut pas s’exposer a respirer les excréments des pots d’échappements des voitures. Là, nous faisons carrément l’impasse sur le coté légal ou illégal de cette occupation de terrain parce que nous voulons rester dans le cadre strictement haïtien.
Si nous devons donner un conseil au proprio ce serait de dire qu’il a construit une belle-entrée pour sa ville et que les pièces seront emménagées pour le service de la population en bibliothèque, cyber café etc…Mais de grâce, arrêtons de faire l’imbécile !

jeudi 15 novembre 2007

A Brooklyn, Dieu danse le compas

Brooklyn regorge d'églises protestantes. Beaucoup de membres de la communauté haïtienne se replient dans ces lieux de culte pour assister aux services religieux et se recréer. Church Ave porte bien son nom. Une flânerie sur cette longue voie donne une idée de la prolifération des temples qui côtoient les entreprises commerciales, les institutions financières et les résidences. « Il y a tellement d'églises ici que je me demande ce qu'elles sont. Les Haïtiens transforment n'importe quel couloir en église à Brooklyn ! », se plaint Marie Claire qui tente de les classer à la même enseigne que les banques de borlette d'Haïti.
Sur Nostrand Ave, quelques Haïtiens jouent aux dominos sur le trottoir. Ils parlent haut et fort. « De kabès ! » triomphe un joueur. Plus loin, dans une petite église, le pasteur prie pour Micia, une Haïtienne sans papiers qui a réussi à déjouer les autorités publiques américaines. « Micia se réfugie chez un autre pasteur dans un autre Etat. Dieu protège ses enfants, amen », dit le pasteur dans sa prière, devant une poignée de fidèles.
Dans les églises, les membres de la communauté haïtienne se réunissent pour rendre gloire à Dieu, se divertir et, parfois, organiser des levées de fonds pour une commune d'Haïti.
Un samedi soir comme les autres, à Queens, du côté de Springfield boulevard. Un groupe de Nordésiens organisent une collecte de fonds pour la reconstruction du marché dans la commune de Saint-Raphaël. Pour attirer plus de monde, on a aménagé une piste de danse près de la chaire du temple. Aux premières notes de compas qui surgissent des haut-parleurs, tout le monde se lance sur la piste. Pasteur et fidèles, païens et mondains se laissent entraîner par le flux des décibels, d'amples tours de reins remplaçant les prêchi-prêcha moralisateurs.A quelques pas de la chaire du pasteur, un comptoir débite des spiritueux : rhum, whisky, bière s'achètent à prix fort. L'argent, signale le barman, alimentera les fonds destinés à la construction du marché de Saint Raphaël.
Est-ce bien une église ? ai-je demandé à un monsieur posté près de l'entrée de l'édifice. « On voit bien que vous n'êtes pas d'ici. A New York, tout est une question de « bills ». Pensez-vous que c'est avec la prière que l'on paiera le loyer, l'électricité ? Cette piste de danse rapporte à l'église », dit-il.
A New York, l'argent est roi, Dieu est sourd.
Claude Bernard Sérant

serantclaudebernard@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=50606&PubDate=2007-11-15

mercredi 14 novembre 2007

Incident de Hinche : La Sénatrice Bauzile dément et annonce la fuite de Séruphin


Celui qui se pose en victime a subitement quitté l’hôpital, selon la vice-présidente du Sénat qui l’accuse de montage
mardi 13 novembre 2007,
Radio Kiskeya

La vice-présidente de la Chambre haute et première Sénatrice du Centre, Edmonde Supplice Beauzile, a annoncé mardi qu’Hébert Séruphin, qui affirmait avoir été blessé par ses gardes du corps, a abandonné l’hôpital de Hinche où il était censé recevoir des soins.
Lundi après-midi, la supposée victime aurait été vue en train de quitter à pied l’hôpital Sainte-Thérèse alors qu’elle avait affirmé avoir reçu deux balles à la jambe, quelques heures plus tôt. Selon ses proches, ce départ précipité de Séruphin serait dû à des problèmes de sécurité, car des rumeurs auraient annoncé une opération imminente contre lui.
Estimant avoir été victime d’un montage, la Sénatrice Beauzile a déclaré haut et fort que l’accusateur s’était blessé lui-même dimanche après-midi. Elle l’a qualifié d’ex-coordonnateur régional de la Fusion des sociaux-démocrates parce qu’il a été expulsé du parti pour indiscipline. La parlementaire a toutefois reconnu qu’un conflit l’opposait à Hébert Séruphin à cause du refus de ce dernier de restituer une moto qui lui avait été confiée au cours de la campagne électorale 2005/2006.
Une plainte pourrait être portée devant les instances judiciaires compétentes en vue de décerner un mandat d’arrêt contre M. Séruphin.
Mais, les partisans de l’intéressé en colère depuis l’incident restaient mobilisés et continuaient à tenir des propos revanchards.
Le parti des sociaux-démocrates, dont Mme Beauzile est la secrétaire générale adjointe, ne s’est pas encore exprimé sur cette affaire. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4412