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samedi 6 août 2011

La tempête Emily fait quatre morts

Après avoir balayé la Martinique où elle a fait un mort, la tempête tropicale Emily a touché jeudi l'île d'Hispaniola qui regroupe Haïti et la République Dominicaine. Les autorités des deux pays ont annoncé vendredi que la tempête avait tué quatre personnes.

A Haïti, une personne est décédée après après des inondations dans la ville de Les Cayes. Trois décès ont été signalés en République Dominicaine, dont deux à Higuey, située à 160 km de la capitale Saint Domingue.
D'après les prévisions, Emily pourrait se transformer en "cyclone tropical" et se dirige désormais vers le nord-est. Mais il ne devrait pas atteindre les côtes de la Floride.
http://lci.tf1.fr/filnews/monde/la-tempete-emily-fait-quatre-morts-6622874.html

vendredi 5 août 2011

Après la tempête Emily, on craint une recrudescence du choléra en Haïti


La tempête tropicale Emily a fait moins de dégâts que prévu à Haïti. Toutefois, les risques d’inondations pourraient provoquer le retour en force du choléra et le déplacement de nombreuses personnes réfugiées dans des camps depuis le séisme de janvier 2010.
La tempête Emily, qui balayait Haïti le 5 août dernier, s’est dissipée. « La chaîne de montagnes qui sépare la République dominicaine d’Haïti a atténué l’intensité de la tempête qui a, par conséquent, été moins violente que prévu dans le pays », explique Éric Levron, responsable de l’Unité Haïti au Secours Catholique. Toutefois, même dissipée, Emily devrait entraîner des précipitations allant jusqu’à 50 cm par endroits et provoquer des inondations subites et des glissements de terrain dangereux, a averti le Centre national américain des ouragans (NHC).


Dans le nord d’Haïti, plus de 300 familles ont été victimes des inondations. Par ailleurs, des structures de traitement du choléra, qui sévit toujours dans le pays, ont été emportées. Les autorités sanitaires craignent une recrudescence de l’épidémie en raison des inondations. Dans l’Artibonite (au nord), les centres de traitement du choléra soutenus par le Secours Catholique continuent d’accueillir plus de 200 personnes par mois.
© Orlando Barría/Epa/Maxppp Après la tempête Emily, dans les bidonvilles de Santo Domingo, la capitale de la République dominicaine, voisine d'Haïti sur l'île d'Hispaniola. -  JPEG - 65.4 koAprès la tempête Emily, dans les bidonvilles de Santo Domingo, la capitale de la République dominicaine, voisine d’Haïti sur l’île d’Hispaniola.
Dans les camps où sont réfugiés des dizaines de milliers de personnes déplacées par le séisme de janvier 2010, les familles se sont enfermées dans des tentes disséminées dans plusieurs quartiers de la capitale, Port-au-Prince. Une trentaine de ces camps sont considérés à risque par la Protection civile haïtienne, qui a mis en place un plan d’évacuation vers des abris provisoires. Par ailleurs, le Centre national des opérations d’urgence haïtien a dit se tenir prêt à venir en aide, le cas échéant, à environ 300 000 personnes, et plus de 1 200 abris ont été rendus disponibles pour accueillir les déplacés. Toutefois, en cas de difficultés, les services d’urgence pourraient se retrouver débordés car « il n’y a de la place que pour 30 000 personnes à Port-au-Prince et dans ses environs, ce qui est largement insuffisant. »

jeudi 4 août 2011

Très affaiblie, Emily a frôlé Haïti : Soulagement général

Très affaiblie, Emily a frôlé Haïti : Soulagement général

En attendant un bilan officiel du passage de la tempête tropicale, aucun cas de décès n’a été rapporté et les dégâts matériels semblent moins importants que ceux redoutés ; l’alerte rouge reste maintenue, mais la reprise des vols et des opérations de cabotage est autorisée
Publié le jeudi 4 août 2011
L’alerte maximale était maintenue jeudi soir en Haïti malgré le net affaiblissement d’Emily, la tempête tropicale qui est devenue un simple centre de basse pression, mais avec encore une pluviométrie abondante et des vents violents capables d’entraîner des inondations, glissements de terrain et éboulements.
Aucune perte en vie humaine n’était signalée dans les premières données officielles communiquées et le bilan des dégâts matériels restait à établir.
Si Emily a épargné Port-au-Prince où la circulation automobile était fluide sous un ciel particulièrement couvert, en revanche, elle a balayé plusieurs régions du nord notamment causant la destruction d’un nombre indéterminé de maisonnettes.
Dans le Plateau Central (centre), dans la commune de Savanette où d’importantes chutes de pluie se sont abattues, un glissement de terrain a été enregistré, des têtes de bétail emportées et des plantations détruites, selon l’ancien Député de la circonscription, Joseph Joël Louis.
Conséquence de la montée des eaux du fleuve Artibonite (nord), des inondations ayant précédé le passage de la tempête avaient déjà touché les communes de l’Estère et de Marchand-Dessalines avec un bilan relativement lourd.
Des évacuations ont par ailleurs été opérées entre mercredi soir et jeudi matin dans les zones à risques à Tabarre et Thomazeau, autour de la capitale, à Léogâne (35 km au sud de Port-au-Prince) et dans le département des Nippes (sud-ouest), avait rapporté dans la journée la directrice de la protection civile, Alta Jean-Baptiste.
Les chaînes de montagne d’Haïti ont stoppé la progression d’Emily et causé sa désintégration, a indiqué le directeur du centre national de météorologie, Ronald Semelfort. Il a toutefois expliqué que la population devait rester vigilante et continuer à appliquer les consignes de sécurité de la protection civile.
Dans le même registre, à Miami, le centre national des ouragans a fait remarquer qu’en dépit de la rétrogadation du cyclone de "fortes" pluies continuaient de tomber sur Haïti et une partie de la République Dominicaine avec des vents soufflant à 55 km/h.
Le ministre haïtien de l’intérieur, Paul Antoine Bien-Aimé, a fait savoir que le trafic aérien intérieur et international ainsi que les opérations de cabotage reprendront vendredi après avoir été suspendus jeudi. Il en sera de même de l’administration publique, du commerce et de l’industrie qui ont eu un jour chômé décrété tardivement par les autorités à l’occasion du passage d’Emily.
La première tempête tropicale d’une saison cyclonique qui ne prendra fin que le 30 novembre avait donné des sueurs froides aux haïtiens à cause du désastre écologique auquel fait face le pays et qui s’est encore aggravé depuis le violent séisme de janvier 2010 ayant coûté la vie à quelque 250.000 personnes. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article7950

HAITI. La tempête Emily s'est finalement dissipée

Publié le 05-08-11 à 07:26 par Le Nouvel Observateur avec AFP
Des pluies menacent toujours l'île, qui craint des glissements de terrains.La tempête tropicale Emily qui balayait Haïti s'est dissipée dans la nuit du jeudi 4 au vendredi 5 août. Les autorités restaient néanmoins vigilantes en raison de la subsistance de fortes pluies qui menacent les camps de toile abritant des milliers de familles poussées à la rue par le séisme de janvier 2010.

Dans son dernier bulletin, le Centre national américain des ouragans (NHC) a indiqué qu'Emily s'est transformée en zone de basse pression, mais que de "fortes" précipitations tombaient toujours sur Hispaniola, l'île que se partagent Haïti et la République dominicaine, avec des vents soufflant à 55 kmh.
Le NHC a signalé que les alertes météorologiques avaient été levées à Cuba, en République dominicaine et aux Bahamas.

La crainte du choléra
Dans le nord d'Haïti, plus de 300 familles ont été victimes d'inondations. Des structures de traitement du choléra qui frappe toujours dans le pays, ont été emportées, ont annoncé les autorités.
Le ministère de la Santé publique a invité les malades et le personnel de santé travaillant dans ces centres de traitement à rejoindre les hôpitaux. Les autorités sanitaires craignaient une recrudescence de l'épidémie en raison des inondations.
Jeudi matin, le gouvernement avait annoncé l'annulation des vols intérieurs et la fermeture des administrations publiques, recommandant aux Haïtiens de limiter leurs déplacements.
Même dissipée, Emily devrait entraîner des précipitations allant jusqu'à 50 cm par endroits et provoquer des inondations subites, de même que de dangereux glissements de terrain, a averti le NHC.
Protéger les plus vulnérables
Dans les camps où sont réfugiés des dizaines de milliers de personnes déplacées par le séisme de janvier de 2010, les familles se sont enfermées dans les fragiles tentes disséminées dans plusieurs quartiers de la capitale Port-au-Prince.
Une trentaine de ces camps sont considérés à risque par la Protection civile haïtienne, qui a mis en place un plan d'évacuation vers des abris provisoires.
Selon Gary Shaye, directeur de l'ONG Save the Children en Haïti, les enfants sont particulièrement "vulnérables aux glissements de terrain". Il a exhorté les parents à "ne pas quitter (leurs enfants) des yeux et trouver des endroits sûrs pour la durée de la tempête".

L'aide de la Protection civile probablement insuffisante
Le Centre national des opérations d'urgence haïtien a déclaré mercredi se tenir prêt à venir en aide, le cas échéant, à environ 300.000 personnes, et plus de 1.200 abris ont été rendus disponibles pour accueillir les déplacés.
Mais en cas de difficultés, les services d'urgence pourraient se retrouver débordés. "Il n'y a de la place que pour 30.000 personnes" à Port-au-Prince et dans ses environs, "c'est largement insuffisant", a expliqué une personne proche de la Protection civile, s'exprimant sous couvert d'anonymat.
En République dominicaine, plus de 5.000 personnes menacées par des inondations ont été évacuées de leurs domiciles à cause des fortes précipitations.
Emily avait fait une victime par électrocution mardi sur l'île de la Martinique
Le Nouvel Observateur - AFP
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110805.OBS8131/haiti-la-tempete-emily-s-est-finalement-dissipee.html
Commentaires:
Gardons un oeil fermé et un oeil ouvert. On a envie de pousser un ouf de soulagement quand on se réveille ce matin et on peut se dire que le pire a sans doute été évité. Mais hélas, on doit encore rester sur sa garde. Même la fin de la saison cyclonique ne permettra un regain de soulagement réel. Haïti est trop vulnérable. Quelques heures de pluie à n'importe quel moment de l'année peuvent  être à l'origine d'une énorme catastrophe.
Cette fois-ci on à l'impression que la volonté d'informer et de prévenir avait pris le pas sur le syndrome des bras croisés qui prévaut surtout chez les adèptes de l'aide internationale qui réclament à cor et à cris une nouvelle catastrophe pour augmenter leurs gains.
Ce qui reste encore déplorable c'est de se dire que le coeur du problème continuera à battre avec ce qui reste de cette saison cyclonique et celles à venir. on entend bien la situation des familles vivant sous les tentes. A moins qu'il y ait un miracle, l'équipe MARTELLY-BELLERIVE (oups quel lapsus!) ne pourra pas résoudre ce problème crucial, un élément important dans la vulnérabilité du pays face aux désastres naturels. Bref gardons encore un oeil fermé et un oeil ouvert.

Tempête Emily : les pluies tropicales menacent les réfugiés d'Haïti

La tempête tropicale Emily a perdu en intensité dans la journée de mercredi mais pourrait néanmoins faire de nombreux dégâts en Haïti, en raison de très fortes pluies et des vents soufflant désormais à plus de 85 km/h. Emily, qui a fait un mort en Martinique, était ce jeudi à 5 heures (heure de Paris) à 75 kilomètres au sud-est de la pointe sud de la République dominicaine, non loin de la frontière avec Haïti, selon le centre national des ouragans des États-Unis (NHC).

En République dominicaine, 1647 personnes menacées par des inondations ont été évacuées de leurs domicile. « 642 ont trouvé refuge dans des bâtiments officels et 1.005 dans de la famille ou chez des amis», a indiqué le Centre des opérations d'urgence.
600 000 réfugiés dans les camps
Les rafales et pluies tropicales devraient passer jeudi matin au-dessus d'Haïti, où quelque 600 000 personnes sont toujours réfugiées dans des camps installés après le tremblement de terre de janvier 2010. «Par temps de pluie normal, nous ne pouvons pas rester ici parce que l'eau s'infiltre entre les tentes. Ils parlent maintenant d'une tempête avec beaucoup de vent et de pluie. Je ne sais vraiment pas quoi faire», explique à Reuters Wideline Azemar, 42 ans, réfugiée avec ses quatre enfants dans un camp de Port-au-Prince.
En Haïti, les autorités se préparent donc à évacuer des dizaines de milliers de personnes particulièrement exposées. Le centre des opérations d'urgence national a dit se tenir prêt à venir en aide, le cas échéant, à environ 300 000 personnes, et plus de 1 200 abris ont été rendus disponibles pour accueillir les déplacés de préférence «dans les lieux qui n'ont pas été touchés par le tremblement de terre », a précisé la Protection civile haïtienne.

Un mort en Martinique
Après avoir été balayée par la tempête, la Martinique n'est plus en danger ce jeudi. Un homme de 62 ans y est mort mardi, électrocuté à son domicile inondé de Fort-de-France. Les secours ont découvert l'homme gisant dans l'eau, une rallonge électrique à la main, à son domicile du quartier populaire Volga à Fort-de-France, qui est sous l'eau.
http://www.leparisien.fr/societe/tempete-emily-les-pluies-tropicales-menacent-les-refugies-d-haiti-02-08-2011-1552776.php

mardi 2 août 2011

La tempête tropicale Emily menace la fragile Haïti


Site web National Hurricane Center : la zone touchée par la tempête tropicale Emily
Site web National Hurricane Center : la zone touchée par la tempête tropicale Emily
Par RFI
La tempête tropicale Emily s'apprête à pénétrer sur l'île d'Hispaniola. Les deux pays de l'île, la République Dominicaine et Haïti, sont placés en alerte rouge depuis mardi. En Haïti, les équipes de secours nationaux et internationaux se mobilisent pour limiter les pertes en vies humaines mais les moyens sont insuffisants pour placer en lieu sûr tous les sinistrés du tremblement de terre de 2010. La tempête a provoqué la mort d'une personne en Martinique.
La tempête Emily risque de provoquer des éboulements, des glissements de terrain et des inondations. Les dix départements d'Haïti vont être touchés par les intempéries mais l'inquiétude se focalise avant tout sur les régions qui ont été sinistrées par le séisme. Plus de 600 000 personnes vivent toujours sous les tentes.
Les moyens manquent cruellement
Des écoles, des églises et bâtiments publics seront ouverts pour les accueillir mais Alta Jean-Baptiste, la directrice de la Protection civile haïtienne, sait que cela ne suffira pas, malgré l’aide des organisations internationales : «Il y a des difficultés pour les abris provisoires et des dispositions ont été prises pour accueillir 30 000 personnes pour le moment. Les moyens ne sont pas vraiment suffisants pour répondre à tous les besoins… Le cyclone va frapper Haïti et nous devons prendre toutes les dispositions pour éviter les pertes en vies humaines
Car les moyens manquent, les équipes d'urgences incitent fortement les sinistrés à trouver refuge auprès de proches. Mais beaucoup ne savent vers qui se tourner et certains ont peur de perdre le peu qu'ils leur restent aussi ne veulent ils pas quitter le camp où ils survivent depuis plus d'un an et demi.
Pour suivre le parcours de la tempête Emily : le Centre américain des cyclones des Etats-Unis(NHC)
http://www.rfi.fr/node/614353