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dimanche 14 juin 2009

Complicité dénoncée des militaires dominicains dans l’entrée des haïtiens en territoire dominicain

EFE - 14/06/2009

Santiago.- Un prêtre jésuite de nationalité dominicaine a dénoncé aujourd’hui que le pays se trouve bourré de citoyens haïtiens sans papiers à cause de la complicité supposée de plusieurs militaires dominicains responsables des contrôles de la zone frontalière entre les deux pays. « Les gens qui habitent dans le communauté qui reçoivent ce grand flux d’haïtiens sans papiers déclarent qu’ils sont saturés et qu’ils ne peuvent plus supportés de migrants » a déclaré le père Regino Martinez qui assure la coordination d’une ONG Solidarité Frontalière et le service Jésuite pour les migrants et les réfugiés à Dajabon.

A Dajabon il existe des maisons ou des gens se dédient à cacher les haïtiens pour les transporter vers Santiago ou autres villes du Nord, tout le monde est au courant que cela existe, mais les militaires ne font rien pour démanteler ces réseaux » a-t-il indiqué.

Martinez a manifesté que les soldats facilitent le transfert des sans papiers vers la ville de Santiago o vers d’autres villes d’un meilleur développement économique que Dajabon

« Je l’ai toujours dit et je le réitère, beaucoup des autorités qui assurent le contrôle militaire sur la frontière endossent une grande responsabilité dans la présence des haïtiens sans papiers, parce qu’ils acceptent de l’argent des trafiquants et des immigrés pour les laisser passer au niveau des points de contrôle militaire » a insisté le prêtre jésuite.

Martinez a déploré le fait que malgré la participation du secteur officiel qui maintient et permet l’immigration haïtienne illégale au pays, après ils veulent s’en prendre et culpabiliser les personnes te les institutions qui défendent les droits humains, du travail et es droits civils de ces immigrés.

On facilite l’entrée des sans papiers du pays voisin et après on veut couper par le plus facile qui est de les rapatrier, quand le plus correct aurait été d’établir des mécanismes de contrôle efficaces et transparents pour éviter qu’ils traversent la frontière » a-t-il commenté.

Selon Regino Martinez, ces immigrés sont exploités par les trafiquants, par ceux qui les embauchent dans les fermes, dans la construction et dans d’autres secteurs productifs et par les militaires qui leur soutirent de l’argent pour leur permettre de continuer leur chemin sans aucun problème.

Il a soutenu que les communautés ressentent les effets de cette immigration massive et que la saturation d’immigrants est entrain de créer des problèmes entre les citoyens des deux pays, parce que l’espace et réduit pour ce qui y sont et le fait que d’autres arrivent exerce une trop forte pression qui souvent dégénère en conflits.

http://www.listin.com.do/app/article.aspx?id=104584

Traduction D.L pour Haïti Recto Verso

samedi 9 mai 2009

Des Haïtiens manifestent devant la mission diplomatique dominicaine à Port-au-Prince ; Les Forces Armées dominicaines en état d’alerte

Des Haïtiens manifestent devant la mission diplomatique dominicaine à Port-au-Prince ; Les Forces Armées dominicaines en état d’alerte

Les tensions Baissent entre République Dominicaine et Haïti

Saint-Domingue. - Les gouvernements la République dominicaine et de Haïti ont assuré ce vendredi de manière conjointe que les relations « harmonieuses » entre les deux pays ne se sont pas fissurées par les événements produits la semaine passée au cours desquels un haïtien et un dominicain ont été décapités à Saint-Domingue.

L'ambassadeur dominicain en Haïti, José Silié, et son homologue haïtien à Saint-Domingue, Fritz Cineas, ont été d'accord pour exprimer que les deux pays frontaliers se trouvent « en avançant » dans le renforcement de leurs relations malgré les frictions ou les confrontations qui se produisent entre leurs citoyens.

L'ambassadeur dominicain en Haïti, José Silié a considéré qu'il faut prendre en considération que deux nations qui ont vécu de dos pour plus d’un siècle ne peuvent pas dépasser leurs différences du jour au lendemain. « Nous sommes dans le processus de mûrir nos relations, d'institutionnaliser ces contacts permanents », a exprimé le diplomate pendant une conférence de presse qu'il a offerte avec Cineas dans les locaux de la chancellerie dominicaine.

Les deux représentants diplomatiques se sont efforcés à assurer que les relations bilatérales sont maintenues stables bien que le chancelier haïtien, Alrich Nicolas, ait condamné le décès samedi passé du citoyen haïtien Carlos Nérilus, de 34 années, décapité par plusieurs personnes dans un secteur de Saint-Domingue, qui l'ont accusé d’avoir coupé couper la tête, la veille d’un citoyen dominicain.

« Notre Gouvernement regrette les événements survenus récemment en République dominicaine et considère qu'il doit agir avec sagesse pour éviter des frictions inutiles », a dit Cineas, qui a plaidé pour que les relations entre les deux pays soient maintenues « stables ».

Cineas a dit que son Gouvernement souhaite fortifier chaque jour les contacts avec République dominicaine, et a délié de toute responsabilité le Gouvernement haïtien des publications et des commentaires de la presse haïtienne en censurant le décès de Nérilus. « Nous sollicitons à la presse haïtienne comme à la presse dominicaine d’agir avec responsabilité au moment d'exercer son libre droit d'informer aux deux peuples, pour éviter la propagation de bruits comme celui d'aujourd'hui, quand on a parlé du décès de deux citoyens dominicains en Haïti », a exprimé l'ambassadeur haïtien, tandis qu'il a nié ce fait.

Les relations entre les deux pays se caractérisent actuellement par un climat d’amitié, de respect, de bonne volonté et de coopération, a assuré Cineas.

L'ambassadeur d’Haïti à Saint-Domingue a rappelé que son Gouvernement n'a « rien à juger » quant à la réforme de la Constitution dominicaine qui s’effectue actuellement, puisque c'est une affaire « exclusive » de la République dominicaine.

Cineas exteriorisé sa considération en étant questionné sur la position du Gouvernement haitien sur le débat autour de la réforme constitutionnelle locale dans lequel plusieurs parlementaires ont fait savoir que la nationalité dominicaine est encore un droit obtenu par consanguinité.

Des manifestants protestent face à l'ambassade dominicaine à Port-au- Prince

PORT-AU- PRINCE, Haïti. - EFE. - Une centaine de manifestants a protesté ce vendredi et a détruit une affiche face au consulat et à l'ambassade dominicaine en Haïti pour exiger justice pour le citoyen haïtien Carlos Nerilus, qui a été lynché et décapité à Saint-Domingue en vengeance pour avoir tranché d'un coup de machette la tête à son patron.

Avec des pancartes et des cris qui réclamaient « Justice pour Carlos », les manifestants ont essayé de manière infructueuse de peindre des légendes sur les murs du siège diplomatique, mais les agents de la Police déployés dans la zone dans pour maintenir le calme les en ont empêchés.

Au siège de l'ambassade dominicaine sont allées des dizaines de policiers haïtiens, ainsi que membres de la Mission de Stabilisation de Haïti (MINUSTAH). Les manifestants n’ont ni pénétré l’enceinte de l'ambassade, ni ont remis aucun document, comme a détaillé le ministre Conseillé de l'ambassade, Pastor Vásquez.

« Ils se sont présentés ici très tôt le matin, ils ne sont pas entrés dans l’enceinte de l'ambassade, ils réclamaient justice », a indiqué le fonctionnaire au cours d’une conversation téléphonique avec la station de radio Z-101 de Saint-Domingue.

Vásquez a considéré que la manifestation est due, entre autres, au fait que « il y a beaucoup de désinformation en Haïti sur le cas ».

Nerilius a été décapité samedi dans un quartier de Herrera, dans le secteur Ouest de Saint-Domingue, la veille celui-ci il avait décapité son patron, le dominicain Francisco de Leon Lara.

Vásquez a insisté que la manifestation face à l'ambassade, convoquée par le Groupe d'Appui aux Rapatriés et aux Réfugiés (GARR), la Plate-forme d'Organisations haïtiens de Défense des Droits Humains (POHDH) et la Coordination Nationale des Protagonistes Non Officiels (CONANE), a été pacifique et sans incident de violence.

Entre les manifestants, selon les détails de Vásquez, se trouvait aussi le chef d'entreprise Andy Apaid, qui a des investissements en Haïti, comme en République dominicaine et à Miami.

« Il n'y a eu aucun problème, tout est normal, les gens sont venus se montrer face à l'ambassade, ils sont allés au consulat et de là sont partis vers le bureau du premier ministre) », a déclaré le ministre conseillé. Vásquez a expliqué que les manifestants n’ont ni pénétré le siège de l'ambassade, ni ont remis aucun document.EFE

Les Forces Armées Dominicaines attentives à la situation en Haïti ; Elles ont un plan d’évacuation.

END. - Les Forces Armées de la Reública dominicaine ont pris des mesures spéciales dans les différents points frontaliers du pays suite à des manifestations avec jets de pierres et d’autres obstacles dans les environnements de l'ambassade dominicaine des manifestations contre la décapitation d'un citoyen haitien survenue dans un quartier de Santo Domingo.

Une source digne de crédit a révélé que les militaires dominicains ont un plan d'évacuation de leur ambassade à Port-au- Prince et de leurs consulats s'il était ainsi nécessaire.

Les troupes dominicaines qui prêtent service à la frontière dominicaine ont été alertées dans le sens qu'elles devront être attentives devant toute éventualité qui peut affecter les résidents dominicains en Haïti et d'une certaine situation d'anomalie qui pourrait se présenter dans la zone. Felix Rubio/END

Des Secteurs de la République Dominicaine se montrent préoccupés par des confrontations fréquentes entre haitiens et dominicains.

EFE. - Différents secteurs de la République dominicaine, comme l'église Catholique et l'académie, ont manifesté aujourd'hui leur préoccupation face aux confrontations fréquentes entre haitiens et dominicains survenues dans la zone nord de ce pays, qui se soldent toujours avec plusieurs morts et blessés.

Le sociologue et le professeur de l'Université Technologique de Santiago (UTESA), Víctor Burgos, dans des déclarations faites à la presse, a qualifié comme préoccupants les chocs fréquents entre haitiens et dominicains qui très souvent laisse des morts et des blessés, ce qui crée de l’inquiétude dans le pays.

Burgos a assuré que ces conflits mettent en danger l'intégrité et les relations entre les deux pays.

Selon son approche, les faits conflictuels entre des citoyens haitiens qui résident dans le pays et les dominicains, ont laissé comme résultats de nombreux décès qui ont ému les deux peuples.

Entretemps, l'archevêque de Santiago, monseigneur Ramón Benito de la Rosa y Carpio, a regretté aujourd'hui les dommages provoqués à l'humanité par les préjugés ethniques et a dit que ce phénomène qui est présent partout dans le monde est le fruit de l'ignorance de beaucoup de gens. EFE

http://www.elnuevodiario.com.do/app/article.aspx?id=151062

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