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lundi 10 février 2014

AND NOW WHAT ?


Depuis quelques jours déjà, j’avais fait le choix d’éviter de commenter l’actualité politique haïtienne. J’avais opté pour prendre mon temps, et laisser libre cours à mon imagination et à mes sens pour réfléchir ouvertement à des sujets sans intérêt.  J’ai conçu dans ce contexte quelques pages qui, en jouant avec les mots qui sonnent bien.
Je les ai identifiés comme textes libres. Certains puristes les ont appelés de préférence poésie. Bientôt sortira donc mon premier recueil de poésie édité par EDILIVRE dont le titre sera « MAUX ENJOUES EN JEUX DE MOTS » (Petit premier coup de pub)
Entretemps, j’ai continué à scruter les médias en quête de nouvelles intéressantes traitant Haïti comme sujet.
Pendant de longues semaines, avant les fêtes de Noel et de fin d’année, il n’était que question de mobilisations manches-longues pour demander la démission de Michel Martelly, le président élu lors des élections organisées et gérées par la communauté internationale.
Pour moi ces informations et ces sujets ne présentaient aucun intérêt. Parce qu’elles n’apportaient rien de nouveau ni à Haïti ni à son histoire. Tous les gouvernements haïtiens ont fait face à des situations similaires. La politique chez nous se fait à coups de mobilisations, destitutions, coups d’état. Les seuls qui ont échappé à cette vérité sont les gouvernements qui ont pris naissance sous l’occupation américaine et pendant la mission de stabilisation de l’ONU.
Je ne vais pas quand même omettre de signifier que les anales du pays retiennent néanmoins le nom de Nissage Saget comme l’unique président qui a fini un mandat sans tutelle ni occupation et qui a rejoint le camp de simple citoyens.
Cette fois encore, comme d’habitude, une coalition de partis politiques, inconnus pour certains, avec des listes de membres et de partisans faméliques pour d’autres, - en restant généreux- a pris le sillage de cette option vieille comme la République et qui dans le temps n’avait généré qu’une déstabilisation et la création, comme des réactions à ces mouvements de dictatures ferrées.
Dans ce vacarme ou on avait du  mal à se retrouver, le gouvernement a sorti de son chapeau une proposition de dialogue avec les partis de l’opposition. Un dialogue qui sera parrainé par le nouveau cardinal haïtien, nommé par le Vatican.
On se garde de rentrer dans les détails qui ornent et agrémentent  ce dialogue qui dans son essence est une bonne solution. Certains partis politiques ont bien entendu boudé l’invitation et ont continué à prôner la poursuite des mobilisations pour la destitution du régime actuel.
Puis vint le moment M de la politique haïtienne : Le président haïtien est reçu par son homologue américain Barak Obama à Washington !
Cette rencontre est diversement interprétée. Il se dégage cependant l’impression qui voudrait que la classe politique montée et organisée contre l’actuel président n’avait pas vu venir ce coup qui pour moi reste un coup fatal porté contre cette tendance.
Les journalistes de « l’oppositionnisme »  aveugle, ceux-là qui s’appuyaient sur l’absence de réception du président haïtien à la maison blanche pour décréter que le président haïtien était infréquentable, ont préféré parlé d’une manifestation ridicule (40 personnes !) contre le président haïtien à Washington et critiqué l’attitude du Président américain qui n’avait jamais mis les pieds en Haïti.
Je ne supporte jamais l’ingérence dans les affaires des autres. Mais il faut reconnaître que l’évolution de la chose politique en Haïti ne ressemble plus à rien. Cette discipline devenue chez nous un office, une échelle à la promotion a été dénaturé à un point tel que quiconque peut entrevoir le chaos et des journées sombres sur le pays si cela continue.
Martelly se serait-il fait tirer les oreilles ?
On le saura un peu plus tard. Cependant cette rencontre de travail démontre l’appui –conditionné peut-être–  de l’administration américaine à l’administration de Martelly.
Ceci devrait servir de leçon pour pousser l’opposition à changer son fusil d’épaule et de faire preuve d’intelligence à travers une collaboration ouverte et positive et ainsi montrer que eux aussi, ils défendent les intérêts suprêmes de la nation.
Qu’ils le veuillent ou non, le changement de président passera par les urnes. A partir de ce constat, ils peuvent articuler leurs actions et leur démarche pour obliger à créer les structures permettant des élections crédibles et que le combat puisse se faire évidemment dans les urnes.
En attendant, cette velléité de destitution orchestrée par les partis politiques présente des allures d’ultime recours après l’échec cuisant d’autres tentatives visant toujours la tête du président de la République. Dans cette lignée on se rappelle l’acharnement d’un sénateur de la république voulant à tout prix se baser sur la pluri nationalité du chef de l’état, puis vinrent les démarches autour de la mort du juge, puis l’intronisation d’un homme de loi en messie et sauveur de la cause de la destitution d’un président élu  ou choisi…Il faudra un jour que nos politiciens reprennent leurs pense-bêtes sur les principes de lé démocratie et s’organiser  sans entraver la marche du pays.

Je ne pense pas donner la confession au président Martelly ni à son administration. Mes réserves et mes doutes existent encore. Mais il s’est présenté et il a été choisi. Malgré lui, malgré eux et malgré nous. 
Nous ne saurons lui demander monts et merveilles. Je déplore le fait que des dossiers cruciaux dans la vie de la nation doivent être gérés par l’équipe en place. Mais avons-nous d’autres personnalités plus capables et plus investies ?
Personnellement je reste attentif aux discours et aux démarches entreprises par le régime actuel.
J’ai l’impression que le pays a été désenclavé. Haïti serait de retour sur les cartes touristiques du monde. Haïti cherche et veut accueillir des investissements étrangers…
Pourquoi ces sujets là étaient tabous ou négligés pendant les régimes Aristide-Préval ?
Ce qui se fait aujourd’hui est-il bien fait ? On pourra toujours répondre selon que l’on se range avec ou contre le régime. Mais on ne pourra jamais nier cette volonté et cette dynamique qui semblent guider les autorités actuelles.

Donc je rêve d’une chose simple et saine. Que les politiciens utilisent d’autres armes pour récupérer le pouvoir par les voies démocratiquement établies.

mardi 11 septembre 2012

ÇA SEMBLE BOUGER POUR DE BON EN HAITI

Depuis quelques jours je me suis lancé dans une démarche d’introspection pour essayer de comprendre pourquoi on peut avoir des opinions carrément contraires devant une situation éminemment évidente. Sans doute ce qui est évident pour l’un, l’est mois pour l’autre. On dit que c’est la liberté de penser ! Le fleuron des droits de l’homme ! Et il faut surtout respecter l’opinion de chaque individu. C’est la démocratie ! J’ai du abandonner bon nombre de fora d’opinions quand j’ai réalisé que des actions qui méritaient des applaudissements des mains et des pieds ne faisaient jamais l’objet d’aucun commentaire et rarement de publication. Je croyais que quand on faisait le pari de discuter d’analyser les faits et gestes de certains décideurs il fallait le faire avec objectivité si sa participation s’intégrait dans le cadre d’une participation positive et une contribution à distance pour faire bouger les choses dans le bon sens… L’actuel président haïtien est arrivé au pouvoir pour certains, comme un cheveu dans la soupe, Comme acteur principal d’une chronique d’une mort annoncée. L’homme ne pouvait certes pas laisser prévoir ni s’attendre à mieux. Le choix de son équipe n’a pas rassuré davantage ni les incrédules ni les convaincus de son incapacité de diriger le pays. Mais comme disait le merenguero dominicain Johnny Ventura : le tabac est certes fort, mais il faut le fumer (el tabaco es fuerte pero hay que fumarlo). Depuis, Haïti exhibe son président-musicien un peu partout dans le monde. Un président que l’on voit sur tous les fronts et sur tous les flancs. Au début on avait l’impression d’un travailleur qui avait beaucoup d’envie de travailler mais qui ne disposait pas de matières premières. Il lançait chaque semaine, LA semaine de quelque chose sans aucun résultat palpable. Par exemple la semaine de la reconstruction sans qu’une simple pierre ait été posée. LA semaine du tourisme sans aucune activité touristique générée. Je me disais que lui au moins il a la bougeotte. Les excuses et prétextes pour ne rien faire en Haïti fleurissent dans tous les coins de tête. Les difficultés pour former un gouvernement, le non décaissement des fonds promis par la communauté internationale ont été les alibis les plus souvent exprimés. Depuis la nomination du riche homme d’affaires Laurent Salvador Lamothe, la direction du pays s’est trouvée un binôme (MM/LL) parfait comme un de ces mariages réellement réussis. Pour la première fois on a l’impression que dans la gestion du pays, il existe un accord et surtout il se dégage un plan. Il est clair que sur le plan politique, dans un milieu ou prime le pluralisme, chaque décision provoque des réactions contraires soit dans le fond ou dans la forme. Mais celui qui n’est pas dupe, reconnait dans ces crises des conflits d’intérêt qui en Haïti revêtent toujours les mêmes caractéristiques cachées par les mêmes enjeux. A tort ou à raison, des institutions attendues depuis des lustres, prennent forme et on en voit des ébauches (Conseil électoral). La Constitution amendée reconnaissant la double nationalité est publiée… Sur un plan purement pratique, le gouvernement est entrain de faire des choses que les prédécesseurs n’avaient jamais osé faire. Et on se demande pourquoi ça n’avait jamais effleuré les esprits. Je vous en détaille quelques unes de ces décisions qui ont mérité mes applaudissements : - Les contraventions pour exiger le port de la ceinture de sécurité au volant. En juillet dernier je circulais dans les rues de Port-au-Prince en voiture. Beaucoup de gens riaient à s’égosiller en observant le geste reflexe que je réalisais aussitôt installé dans une voiture. Peut importe que je me trouvasse à l’avant ou à l’arrière, je passais et accrochais automatiquement ma ceinture de sécurité. Mon bon ami KA, est arrivé à me confesser que lui sans aucun problème il portait au volant sa ceinture de sécurité à Santo Domingo ou à Miami mais il ne voyait pas l’intérêt de le faire dans « ce merdier ». Le service de circulation des véhicules, semble-t-il a commencé à distribuer des PV aux chauffeurs qui ne la bouclent pas. Et des gens qui poussent des cris de colère en se cachant derrière des arguments bidons et arguties de toute sorte pour éviter de reconnaître le non respect des lois. Le problème c’est que nous autres les haïtiens, nous vivons depuis des années en oubliant que le pays disposait de certaines lois et que le fait de ne pas les respecter répondait au laisser-aller des autorités concernées et ne les rendaient ni caduques ni inexistantes. Dans une conjoncture ou le gouvernement affichant un excès de bonne volonté qui ne peut pas être traduite en faits ou réalisations concrètes par manque de ressources, les PV offrent une opportunité en or de renflouer les caisses de l’état. Les contrevenants se plaignent et rechignent. Certains exigent une première phase pédagogique avant l’application des peines. La pédagogie a été faite puisque qu’on le veuille ou non, les gens qui ont appris à conduire, ont aussi appris un certain nombre de règlements et lois dont le port de la ceinture de sécurité. Donc bouclez-la ou payez ! C’est dommage que selon les informations recueillies auprès de nos correspondants d’Haïti que les agents de Police ont lâché prise et que les gens ne portent plus la ceinture. - Les redressements fiscaux Le gouvernement Martelly/Lamothe (MM/LL) a entamé ce que certains appellent une chasse aux sorcières pour renflouer les caisses de l’état. En effet beaucoup de « grands contribuables » auraient cessé de payer le fisc. Il faut reconnaître que dans l’absolu, nous autres les haïtiens nous ne payons pas d’impôts. Beaucoup de raisons expliquent la persistance de cette anomalie citoyenne et institutionnelle. Les grands contribuables d’aujourd’hui ont constitué pour la grande majorité leurs patrimoines justement en évitant de payer. On dispose d’un ami haut placé à qui on fait des cadeaux et les reçus, les bordereaux sont délivrés sans grand souci. Une catégorie de citoyens ne paie pas leurs redevances fiscales en se réfugiant derrière des arguments comme la corruption des gouvernements ou leur inactivité. Cependant comment comprendre que l’on puisse exiger des réalisations à un gouvernement sans payer les impôts ? Les citoyens d’Haïti savent-ils comment fonctionne un gouvernement, en particulier d’où viennent ses ressources ? Le gouvernement a publié une liste de 60 grands contribuables qui devraient 82 millions de gourdes à l’Etat. Ils crient tous à la persécution politique. Ils seraient tous innocents et auraient payé normalement leurs redevances fiscales ! « Men-m nan lanfè gen moun pa »! Les gouvernements sont souvent redevables envers une branche du secteur économique et financier. Souvent des résolutions sont émises pour en favoriser quelques uns. Dans la chasse aux sorciers redevables de l’administration MM/LL il faut surtout retenir qu’en dépit des dérapages que l’on pourrait ranger dans le chapitre dommages collatéraux, des erreurs dues à la précipitation ou à l’incompétence, les autorités haïtiennes devront faire comprendre à tous les haïtiens qu’il est impératif de contribuer. Chacun à son niveau. Selon les moyens. Mais conduire le pays vers une situation de non-fiscalité est une démarche à proscrire et à éviter à tout prix. Enfin de compte, je n’hésite pas à donner un vote de confiance à l’équipe qui est en place. Si jusqu’à présents les résultats ne sont pas palpables et que les décisions sont entachées d’erreurs, d’illégalités ou d’inconstitutionnalité, il semble se dégager une vision, une tendance à corriger les choses qui ont si mal marché en Haïti pendant des siècles. Messieurs, continuez ! Dr Jonas JOLIVERT

mercredi 11 avril 2012

EDITO DE L'AFHES DU 11 AVRIL 2012

Bonjour et bonne journée

Aujourd’hui on est le 11 avril 2012…
Dans les éphémérides d’Haïti, l’histoire retient la mort de Clément Jumelle, politicien contemporain de François Duvalier, Louis Déjoie et Daniel Fignolé. On retient surtout qu’il a été un opposant conséquent aurait du se présenter aux élections contre François Duvalier. Les faits qui ont caractérisé sa mort et le déroulement de ses funérailles sont dignes d’un scénario hollywoodien.
Hier, en arrivant à mon travail tout le monde parlait du drame de Stains. En fait jusqu’à présent les journaux continuent à en parler.
Il faut être haïtien et croyant pour ne pas voir en cet accident cet aspect de « drame » qui l’identifie au niveau des médias.
Personnellement l’idée de la mort dans la présence de Dieu est quelque chose qui ne cesse pas de me choquer. Comme je suis souvent choqué par toutes les actions et activités qui engendrent ou provoquent la mort au nom de Dieu. Dans ce sens les guerres saintes restent des aberrations.
Cependant pour un haïtien croyant, c’est sans doute la meilleure façon de mourir et de retrouver son Seigneur, en rendant l’âme juste au moment d’un culte d’adoration. Les gens avec qui j’ai eu à en parler ne comprenaient pas cette approche de la vie ou de la mort.
Ceci explique d’une part le fait que les compatriotes ont rendu grâce et remercié Dieu le lendemain du tremblement de terre du 12 Janvier 2010 et d’autre part l’étonnement des autres qui ne nous comprennent pas.
La presse rapporte aujourd’hui que le pasteur qui officiait et l’administrateur des locaux ont été référés devant les tribunaux avec des charges assez lourdes.
Il serait toute fois étonnant que les victimes portent plaintes contre leur « berger ». En ce qui concerne l’administrateur des locaux c’est une autre histoire.
Quelques mois après le tremblement de terre d’Haïti, un établissement scolaire construit par un pasteur qui avait cru pouvoir se passer des services compétents des ingénieurs et constructeurs agréés, s’était effondré en emportant plus d’une centaine d’écoliers.
Je ne serais pas étonné de savoir que le pasteur en question est bien libre et continue à vaquer à ses occupations.
Pour rentrer dans un domaine un peu plus vivant, après un long débat entre les membres du Sénat haïtien, la nomination de Monsieur Laurent Lamothe a été ratifiée.
On aurait envie d’applaudir et de dire ouf enfin ! La réalité nous démontre toujours que souvent la fin d’une crise se débouche sur le début d’une autre. Avec le système de gouvernement qui régit en Haïti, un premier ministre reste toujours sur la corde raide. Les législateurs haïtiens se congratulent toujours de rappeler que le poste de premier ministre est un poste éminemment politique. Et on est bien au courant de ce que c’est de faire la politique dans les pays pauvres.
Pourtant ce serait pas mal de pouvoir lui laisser le temps à Laurent Lamothe de faire quelque chose pour le pays.
En commençant par rectifier ce qu’il avait mal débuté comme ministre des affaires étrangères. La communauté haïtienne de France pourrait lui en donner quelques exemples !
Personnellement, en considérant Monsieur Lamothe comme faisant partie de l’élite haïtienne qui a souvent été décrite comme une élite répugnante, j’aimerais bien lui laisser une chance de démontrer le contraire.
Sauver la face aux jeunes de cette génération, membre de la haute bourgeoisie haïtienne qui sans aucun doute porte le chapeau peu glorieux de leurs aînés.
Cependant autour de sa ratification par le Sénat plane déjà certains doutes. Des sénateurs font circuler des rumeurs qui voudraient faire comprendre que cette ratification aurait été obtenue à coups de liasses de billets.
Le Sénateur qui a fait cette déclaration ne recevra pas de blâme. Il n’y aura pas non plus d’enquête pour déterminer la véracité de ces rumeurs.
Les haïtiens ne sont pas non plus étonnés par ces rumeurs qui semblent correspondre à une pratique courante.
Nous de notre côté, retenons que l’idée de la formation d’un prochain gouvernement avance dans le bon sens et que bientôt des structures seront mises en places pour favoriser l’amélioration des conditions de vie de tous les haïtiens.
Un vœu pieux certes..Pourquoi ne devrait-on pas rêver ?
Bonne lecture et bonne journée à tous !
Source AFHES : http://www.afhes.org/

lundi 5 septembre 2011

INEGALITES ET CIVILISATIONS

Volontairement ou inconsciemment, nous vivons appendus et accrochés à l’actualité. Qu’elles nous concernent de près ou de loin, elles peuvent nous tomber dessus pour le meilleur et pour le pire.
Comme citoyen déraciné, inadapté, nostalgique et refusant catégoriquement l’assimilation, je vis les sens rivés sur l’actualité d’Haïti.
Comme on dit, ce n’est pas complètement anodin. Il y a des jours sans et des jours avec. Ce matin, une radio locale réalisait un entretien avec un hyper riche qui a lancé un appel à son gouvernement le suppliant de taxer un peu plus sa fortune. Pendant l’entretien, il a repris une phrase d’un lettré célèbre qui aurait dit que « si les inégalités sociales ne se réduisent pas de façon drastique et efficace, ce monde cessera d’être un monde civilisé »
Dans un monde libéralisé économiquement ou financièrement cette information n’aurait malheureusement sur moi aucun effet et ne revêtirait aucune importance. Mais automatiquement, mon logiciel le transfert, le traduit et le transpose dans le complexe contexte haïtien.
J’ouvre une parenthèse pour relater un fait vécu il y a un an lors d’un voyage humanitaire effectué l’année dernière. Ceci pour vous montrer que j’ai horreur que l’on rapporte tout à Haïti. Ce pays universel dans sa conception, genèse et naissance ne saurait loger des sentiments égocentristes. Haïti reste un patrimoine de l’humanité. Quoique l’on dise. Malgré l’indifférence idiote de ceux qui ont du mal à le comprendre et à agir en sa faveur.
J’avais bien entendu accompagné une mission d’une ONG qui s’occupe de plusieurs infrastructures hospitalo-universitaires haïtiennes. Malgré moi, je me suis vu entrain de fréquenter le restaurant le plus huppé actuellement dans les hauteurs de Pétion-Ville. Ce qui n’était pas pour me plaire. Je n’ai pu croquer une mangue ni déguster à la main un bon avocat. Ah se bon « sandwich » à l’avocat qui vous régale le palais, avec cette particularité de cette tranche d’avocat qui sort, expulsé comme une comète quand vous serrez entre vos dents les deux tranches de pain de mie !!!
Un jour, je me suis retrouvé occupant une table du fameux et sympathique hôtel OLOFFSON de Port-au-Prince. Devant une assiette de griot garni de pickliz assorti de bananes pesées, on discutait sur des sujets de l’heure, la reconstruction d’Haïti. Nous étions sept ou huit à table. A noter la présence de notre bonne amie Mademoiselle Monique RAFAEL qui «était aussi du déplacement.
A un moment de la durée, un des COOPERANTS, a fait comprendre qu’il était venu en mission pour observer Haïti dans le cadre du post modernisme car Haïti représentait l’exemple de tout ce qu’il ne fallait pas faire.
Je crois que j’ai été monté illico presto par l’esprit de Dessalines pour faire comprendre à ce coopérant de mes deux que nous en  avions assez de voyeuristes qui ne se sont pas limités à nous observer en prenant leurs pieds mais qui ont osé faire semblant de nous aider en nous donnant de mauvais conseils.
Six mois après le 12 janvier, nous autres les haïtiens nous avions besoin de mieux que de voyeuristes incompétents hypocrites.
Bien entendu le COOPERANT s’est excusé en faisant un usage excessif du « bon usage ». Pour moi tout était clair. Je lui avais posé une certaine étiquette qui pour moi était devenue partie intégrante de sa propre essence. A tort peut-être mais bon, il l’avait cherché.
Revenons à nos moutons. Revenons sur le postulat idéaliste de la réduction des inégalités sociales pour conserver au monde un semblant de civilisation.
L’épisode du COOPERANT m’est revenu à la mémoire. Je me suis demandé si le comportement et l’attitude de la partie vulnérable de population haïtienne marqués par une dignité exacerbée, inexpliquée permettant la création de l’épithète  et attribut RESILIENT ne seraient pas le reflet de la perte de ces valeurs universelles qui définissent et conceptualisent la CIVILISATION.
Selon le fils de la pensée, on arrive juste au moment ou il faut illustrer et renforcer les propos avec des cas spécifiques. Les exemples surabondent et sont visibles à l’œil nu et non avisé.
L’élite haïtienne par exemple contre la valeur solidarité, opposent une attitude marquée par un égocentrisme désinvolte. Elle construit des quartiers huppés pour s’éloigner de la crasse du centre ville. Au lieu d’exiger des conditions sanitaires et des infrastructures décentes, elle se prémunit de moyens lui permettant de patauger  dans la boue immonde de l’insalubrité sans être éclaboussée. Au lieu d’exiger et d’investir dans  l’établissement d’un système de santé correct, elle considère comme une police d’assurance, le fait de pouvoir se faire soigner à l’étranger. Haïti reste un fond de commerce intéressant. Juste un « lieu » avec des « gens » d’où l’on puise jusqu’à la dernière goutte, jusqu’au dernier souffle, l’ultime denier. Peut importe ou à qui importe l’avenir.
En dehors de ce contexte, en dehors des lignes ignobles de ces images, Haïti n’existe pas. Tout est programmé avec en ligne de mire la quête d’une sorte de concupiscence d’un groupe apposée en voyeuristes pervers contre les maigres élans de survie de cette majorité désœuvrée, abandonnée, ayant reçu de la vie que cette capacité de lutter contre les adversités et la mort à petit feu.
Dans le contexte haïtien comme dans les autres régions du monde abritant des pays au profil social similaire, l’élite n’est pas la seule frange à « battre sa coulpe ». Les représentants de ce qui est connu aujourd’hui comme communauté internationale qui en réalité regroupe les agents des systèmes prédominants s’allient ouvertement ou en sourdine à l’élite vernaculaire. Ainsi elle s’imprègne de cette insensibilité environnante. Elle fait mieux. Au lieu de chercher une relation de causes à effet, elle se réfugie derrière une fatalité dont elle ne partage aucune responsabilité. 
En ce qui concerne la frange vulnérable de la population devenue résiliente, le fait d’accepter avec un stoïcisme morbide de vivre dans des conditions infrahumaines, dénote aussi un détour voire un déni de ces valeurs intrinsèques à la civilisation. Dans ce contexte, l’un de ces comportements que je qualifierais de carrément aberrant est la perte du respect de la vie humaine.
Je suis par erreur, doté d’une sensibilité à fleur de peau. Je suis incapable de voir de la violence gratuite. De la violence ciblée contre un individu tout court.
Il y a de ces très bons films qui me laissent un goût assez désagréable à travers  certaines scènes présentant la violence de l’agresseur et l’angoisse de l’agressé. Je comprends assez mal comment un   homme peut prendre un certain plaisir inconscient a frappé impunément une femme par exemple.
Certaines photographies ou certaines scènes ont la vertu de me gâcher une journée une semaine ou un mois en fonction de sa teneur en violence. J’ai encore en tête l’image d’un groupe d’individus brandissant des couteaux et des machettes derrière le corps calciné de Sylvio Claude. J’ai encore dans ma pensée cette image d’un homme amputant la main d’un autre à la machette. Je ne peux oublier cette image de la tête d’un haïtien gisant à coté de son corps après sa décapitation filmée par des gens en liesse. Aujourd’hui j’ai vu la photo d’un homme soulevant un énorme caillou destiné à réduire en bouillie le crâne d’un autre…
Tout pousse à croire que ces actes-là ne sauraient être acceptés par notre société dite civilisée. Donc les auteurs de ces actes ne sont pas civilisés.
Il en est de même pour ces compatriotes qui chez nous et en République Dominicaine tuent et découpent à la machette d’autres concitoyens.
Souvent  nous expliquons ces comportements par le manque d’éducation. Les membres de notre société ne reçoivent pas tous la même éducation à cause  de ces systèmes fondés sur l’inégalité.
Haïti, comme bien d’autres pays pauvres est déjà le théâtre de cette décadence de la civilisation.
Aujourd’hui plus que jamais les inégalités provoquent une situation qui risque d’être à la genèse d’une implosion de notre société qui poussera les êtres humains à avoir des comportements proches de ceux des animaux inférieurs.
JONAS JOLIVERT
25/08/2011

jeudi 15 mai 2008

PREMIER MINISTRE A TOUT PRIX...MAIS QUE DIABLE ALLAIT-IL FAIRE DANS CETTE GALERE ?

Premier ministre à tout prix. Ceci pourrait bien servir de titre à un film produit par Costa Gavras. Aujourd’hui on l’applique au problème Ericq Pierre. Mais que diable va-t-il faire dans cette galère ?
Moi si j’étais Ericq Pierre je me cacherais sous mon lit. Je ferai dire : « il n’est pas là, non » par la bonne si on vient me chercher. Je chanterai comme Joe Dassin : « Moi je dis non, non je veux dormir la nuit ; j’ai pas d’autre ambition dans la vie, très peu pour moi je suis heureux comme ça ; c’est vraiment très gentil mais non merci. »
Aujourd’hui je ne pense pas que le sens du devoir et la volonté d’aider le pays puissent pousser un fonctionnaire compétent, imbu de la façon « normale » de faire les choses, à accepter à rentrer dans cette jungle pour essayer de convertir Lucifer lui-même à Jésus Christ. Car telle est l’ampleur de la tache qui attend tout homme décidé à faire bouger les choses.
HAITI EST INGOUVERNABLE.
Les nationalistes, les théoriciens qui n’existent que par leurs écrits publics. Qui ne dévoilent jamais le fond de leurs conversations intimes avec leurs femmes et leurs enfants cachés ou mis en sécurité à l’étranger, n’accepteront jamais cette vérité qui nous enlève de notre fière essence de première République noire du monde.
Mais à force de persister dans la médiocrité au profit d’un orgueil démesuré les bases de l’essentiel s’effritent et notre édifice s’enfonce vers le néant.
Hier l’armée, aujourd’hui le pouvoir législatif. Hier la dictature. Aujourd’hui les institutions politiques déliquescentes. Au finish, un même et seul résultat tous les compteurs restent au rouge.
Dans le quotidien de la société haïtienne, il se passe de ces choses portant harmonieusement bien l’étiquette « d’abominable » partout ailleurs qui est banalisé chez nous avec, l’insouciance de l’imbécile heureux, d’une manière outrageusement dangereuse. De l’extérieur, heureusement pour ma santé mentale d’ailleurs, j’ai lu l’épisode de ce » directeur médical de l’hôpital de l’Université d’Etat d’Haïti qui s’est fait tabasser par des grévistes qui réclamaient avec raison des arriérés de salaires. Dans une institution qui fonctionne avec une organicité logique, je vois mal comment un directeur médical pourrait quelque chose à voir avec le paiement des employés ?
Ce monsieur aurait pu mourir. Etre découpé à coups de machette. Une façon très à l’haïtienne d’intégrer dans les mœurs le processus démocratique que l’on veut bien nous faire avaler par le cul.
Cependant cette nouvelle n’a pas beaucoup ébranlé ni le monde médical, ni le monde syndical, ni le monde politique, ni la société civile. Ce fut un fait divers. Un fait banal. C’est le prix à payer pour servir quand le motif est vraiment servir.
Si le fait que des grévistes s’en prennent et malmènent le directeur technique d’une institution universitaire ait été banalisé dans l’indifférence absolue, un autre fait encore plus grave n’a pas ébranlé non plus l’opinion publique nationale.
En effet au cours des manifestations contre la faim, des émeutiers violents, après avoir sillonné – pour en croire aux médias- les rues de la capitale à la recherche du Président de la République, ont voulu pénétrer à la force l’enceinte du palais national. Les manifestants ne portaient ni un lotus blanc ni une branche de laurier. Ils avaient la mimique de la violence incontrôlable dessinant un affreux rictus sur leurs visages.
L’histoire d’Haïti renferme dans ces glorieuses pages, des anecdotes horribles d’un Président de la République qui s’était fait lyncher par une foule. Taper sur google « Villebrun Guillaume Sam », vous verrez si quelqu’un a eu le courage de décrire les affres de cette période pré occupation américaine.
En effet, servir Haïti est définitivement un pari dangereux. Si on n’a pas appris à se procurer les boucliers à la mode. Pour ce faire il faut commencer par se défaire des scrupules, rentrer dans la danse en plein milieu de la fange nauséabonde que constitue ce que l’on se plait à dénommer le monde de la politique. Constituer sa cour moyennant la distribution périodique de postes ou d’espèces. Ainsi on obtient des pseudo-soldats disposés à crier : Joxibrin Président, Joxibrin ou la mort.
Plus efficace encore les apparitions de ces visages de la peur, avec des faciès typiques : dreadlocks, yeux hyper-rouges lançant des éclairs terrifiants. Juste pour dissuader les adversaires.
Voilà le modus operandi prôné par notre société.
Tout individu qui prétend, au nom de la logique et de l’évolution de la pensée d’aujourd’hui s’engage à échouer.
Je me rappelle encore un cultivateur des zones agricoles d’antan, situées dans la périphérie de Fontamara, zones devenues célèbres par les bidonvilles caricaturales édifiées sur les hauteurs et surtout les nids de violences sociales sans précédents qui y sont couvés.
Avec des propos durs, produits hybrides de l’ignorance candide et de l’incompréhension idiote, il exprimait en 1986 toute sa joie de vivre en pleine démocratie. Il disait en langue vernaculaire ce qui se traduirait en Français par : « aujourd’hui, nous vivons en démocratie, si quelqu’un me fait chier, je le découpe à la machette ». Ses mots s’accompagnaient du geste allégorique qui consistait à sortir sa machette « COULINE », bien aiguisée de la gaine attachée à sa ceinture.
Haïti agonisait déjà à cette époque. Haïti est un dur à cuire et fait de la résistance. Personne ne semble avoir trouvé la potion magique pour cesser ces souffrances dans un sens ou dan l’autre.
Pour revenir au sujet actuel du poste de Premier Ministre, il faut croire que Monsieur Ericq PIERRE imbu ou en possession d’une baguette magique qui va rétablir l’équilibre citoyen entre le droit et le devoir. Ce serait la première grande bataille à gagner.
Les rumeurs qui circulent autour d’une nouvelle nomination présidentielle de ce compatriote vont bon train. Ailleurs on serait tenté de dire que cet entêtement du Président correspondrait à un projet politique et stratégique bien déterminé. Mais en Haïti, la logique n’accompagne pas toujours ni les actions ni les discours.
Avec sa formation académique, son expérience à gérer de grands dossiers, Ericq Pierre devrait être utile à la nation Haïtienne.
A un moment de la durée, les législateurs qui ont rejeté sa nomination n’aurait pas été habilités à dénouer les courroies des ses chaussures. C’était abominable. Aujourd’hui, ces mêmes législateurs s’arrogent le droit de priver la nation de ces compétences sans lui laisser l’occasion de faire ces preuves. Ce n’est pas mieux.
Le pire dans tout ça, c’est que définitivement, la nomination du Premier ministre désigne a été rejeté sur des bases peu solides. Les députés auraient au moins pu attendre la déclaration de la politique générale.
En attendant disons avec Monsieur Ericq PIERRE, à quelque chose, malheur est bon. A 63 ans les décharges d’adrénaline font du mal aux artères coronaires. Résignez-vous de n’avoir pas été poussé dans cette galère !

Dl/JJ 15/05/08

mercredi 9 mai 2007

Le cancer de prostate n’enlève pas les couilles…

Il est scientifiquement reconnu que la castration chimique demeure le traitement de choix de certains types de cancers de prostate ou mieux de cancer de prostate d’un certain grading. L’adjectif « chimique » qui accompagne le mot castration pour ainsi dire « adoucir la pilule » n’est pas pour réconforter le genre masculin dont la virilité se mesure souvent par la présence et le poids des couilles.

Parmi les multiples adversités qui ont voulu entacher l’accession au pouvoir du président René Préval il ne manquait qu’un problème de santé car ni l’exercice passé du pouvoir sous la tutelle du petit prêtre défroqué, ni sa façon d’aborder les questions d’intérêts nationaux teintée de nonchalance ou comme on dirait chez nous du « manfouben », ni sa nomination soudaine comme comma candidat à la présidence, ni sa campagne politique caractérisée par l’absence de programme de gouvernement, ni sa victoire concrétisée par des arrangements de bureaux sous la pression d’une masse populaire montrant leurs capacités à foutre le bordel ne laissait augurer un exercice sérieux dans la gestion des affaires du pays.

Le destin n’a donc pas été clément avec le président puisque peu de temps après, la nouvelle d’une supposée reprise évolutive de son cancer de prostate a défrayé l’actualité locale et nationale. Des gens au sein de son propre gouvernement commençaient déjà à aiguiser leurs éperons pour préparer une succession prématurée.

Cependant si, à un an de sa prise de possession on se lance dans l’aventure effrontée et hasardeuse de vouloir lui donner une note, si on tient compte de l’état du pays au lendemain de sa victoire électorale, ce ne serait que justice que de lui accorder une note bien au dessus de la moyenne. Aujourd’hui tout le monde reste unanime à reconnaître que « HAITI VA MIEUX ». Bien entendu tout le monde doit être conscient du fait que le plus dur toujours reste à faire et que son action gouvernementale reste perfectible surtout si l’on se place dans la logique de ce que serait ou devrait être l’idéal haïtien en 2007.
Un facteur qui ne doit nullement passer inaperçu c’est la discrétion qui matisse l’ensemble des activités du président. En effet on a trop l’habitude de voir les chefs d’état sur tous les fronts faisant justement un amalgame entre les fonctions du président et les fonctions du chef de gouvernement. Il est souvent si discret que l’on se pose des questions sur sa présence.

Dans l’exercice de la gestion de la politique extérieure, personne ne saurait lui enlever le mérite d’avoir conçu forger et améliorer les relations internationales dans la lignée des intérêts de la nation. Se positionner entre CHAVEZ et BUSH à distance respectable tout en se laissant une marge de manœuvre utilisable au gré des intérêts du pays reste définitivement un coup de maître.

Nous avons été l’un de ceux qui ont sorti les armes et qui lui ont enlevé les boucliers quand il est revenu de Cuba avec sous les aisselles l’entraîneur Cubain Monsieur ARMELO GARCIA. Nous avions eu du mal à comprendre le bien fondé de la décision de choisir un entraîneur issu d’une nation sans palmarès dans cette discipline du ballon rond. Les résultats nous ont giflé un démenti catégorique.

Sur le plan international, Monsieur PREVAL n’a pas tremblé au moment de toucher des sujets sensibles comme la lutte contre le trafic des drogues. Grâce à ses initiatives, les pays producteurs et consommateurs de drogues ont compris que Haïti devait être traité plutôt comme victime et non comme coupable. Il a su interpeller et mettre des vrais bémols sur l’action de ces pays dotés ou capables de se doter de grands moyens pour combattre ce fléau.
Son rapprochement du binôme CASTRO-CHAVEZ est aussi un acte d’intelligence et de courage car en dehors de ses conceptions idéologiques et en marge toute l’admiration qu’il porte à l’impérissable Fidel CASTRO on a l’impression que son positionnement tire ses fondements dans l’intérêt d’Haïti dans la recherche des solutions à nos problèmes ancestraux.
Aujourd’hui, il promet de s’attaquer à la corruption. Nous imaginons la horde de fonctionnaires entrain de se pisser dessus.

Ce qui manque pour déclencher des applaudissements nourris c’est la concrétisation des promesses par des résultats vécus et ressentis par l’ensemble de la population.
Si posséder des testicules n’est pas synonyme de courage il est évident que le cancer de prostate n’enlève pas les couilles.
Jopi moun.com 09/05/07 http:www.moun.com

vendredi 16 mars 2007

DES QUESTIONS QUE L'ON NE SE POSE PAS ASSEZ...PAS SOUVENT

Evens en taule, ses protégés assistés !
Evens Jeune est sous les verrous. Sur ses terres, à Boston, c'est la consternation. Cependant, la MINUSTAH qui l'a délogé offre une assistance humanitaire à la population de son quartier. Pure coïncidence.
Evens Jeune, alias « Ti kouto » a été capturé aux Cayes. Mardi matin, des agents de la PNH ont mis fin à sa cavale. Le président René Préval s'en est félicité tout en rappelant avoir tendu, mi-2006, le rameau d'olivier aux chefs de gangs afin qu'ils intègrent le DDR. Pourtant, 24 heures après cette interpellation, dans le fief d'Evens, à Boston, l'un des 34 quartiers de Cité Soleil, c'est la consternation. On déplore la perte d'un « protecteur ».« Nous sommes finis », lâche une femme d'une quarantaine d'année qui n'arrivait pas à contenir ses larmes. Hier soir, quatre hommes venus de Brooklyn ont violé une jeune fille, déplore t-elle. Le viol, appelé « benzawa » par des jeunes filles de la zone est maintenant aussi redouté que les incursions des assaillants venus des autres quartiers du bidonville.
Parallèlement à ces craintes nées des rivalités passées, les habitants de Boston regrettent aussi, avec l'arrestation d'Evens, la perte d'une « aide humanitaire et financière ». «Chaque jour, 400 personnes avaient droit à un plat chaud. Certains d'entre nous recevaient de l'argent de lui pour payer l'écolage de nos enfants », explique une autre femme au teint clair qui se présente comme cuisinière à une cantine populaire gérée par Evens. « Lorsqu'il obtenait de l'aide des organisations non gouvernementales, il ne la gardait pas pour lui », poursuit-elle en rejetant d'un revers de main toute implication du « commandant » dans les actes de kidnapping.Alors qu'elle crachait sa colère contre des lieutenants d'Evens qui le détestaient parce qu'il ne voulait pas qu'ils volent, tuent et kidnappent, une musique interrompt sa diatribe. « Ce sont les blancs de la MINUSTAH. Ils font la fête », affirme-t-elle en passant en revue ce qu'elle appelle les exactions commises par les blancs dans le quartier.En empruntant un corridor escarpé aux murs transpercés de balles pour arriver là où venait la musique, des Casques bleus offraient plutôt de la nourriture et une assistance médicale aux gens qui en ont besoin.
Sur fond d'un hit de Raram, « Gaye pay », ils ont distribué 1.000 bouteilles d'eau et 500 sandwichs, selon le responsable de l'opération, le capitaine Smitz. Selon cet officier de nationalité brésilienne, des réunions se tiendront bientôt avec les leaders communautaires afin d'identifier les problèmes. « Maintenant que le quartier est sécurisé, il faut aider la communauté à sortir de la misère », dit-il en ayant un oeil sur le déroulement de cette opération rendue possible grâce aux infrastructures laissées par Evens Jeune. « On projette de transformer ces locaux en un centre communautaire où l'on dispensera des soins de santé. Il y aura aussi de la nourriture".Par ailleurs, une école professionnelle sera créée et des leçons d'Espagnol, de Portugais, d'Anglais seront dispensés, assure le capitaine Smitz.
En proie à une misère infrahumaine, la population de Cité Soleil doit aujourd'hui bénéficier d'un leadership responsable pour remplacer celui d'Evens, explique un analyste en sciences sociales.Selon lui, les conditions qui ont créé Evens existent encore à Cité Soleil. Il s'agit tout simplement de l'absence de l'Etat dans la vie et le quotidien des gens. Exposé à l'agression d'individus venus des autres quartiers pour une raison quelconque, un autre jeune de Boston suivra les traces de Evens. Il tuera pour se protéger, souligne-t-il en questionnant d'un autre côté le cynisme des uns et des autres qui s'enrichissent en sollicitant de l'aide pour le compte de Cité Soleil. Conseillant aux autorités de rétablir la présence de l'Etat, à travers ses services à la population, ce spécialiste a appelé à la fin de l'hypocrisie sciemment entretenue dans les discours politiquement corrects sur ce bidonville où vivaient jusqu'à tout récemment plus de 300.000 personnes.
Cité Soleil où des Casques bleus de la MINUSTAH essuyaient des tirs quotidiennement, selon les porte-parole de la mission onusienne, est en passe d'être sécurisée complètement. Peu d'arme ont été saisies jusqu'ici. Mais on constate une occupation presque totale de la Cité par les soldats onusiens. Des soldats qui ont traqué et contraint à la fuite Amaral Duclona, Bélony et Evens Jeune. Ce dernier s'est vu mettre un terme à sa cavale, à Laurent, une localité des Cayes, au sud d'Haïti.
Roberson Alphonserobersonalphonse@yahoo.fr

Sur http://www.lenouvelliste.com

Un commentaire
De ces questions que l’on ne se pose pas assez pas souvent :
Un représentant de la MINUSTAH en Haïti avait claironné haut et fort qu’il fallait que quelque chose soit vite fait en Haïti et en particulier dans les bidonvilles aujourd’hui convertis en « territoires pacifiés » pour montrer d’une part la différence entre la disette en tems de paix et l’abondance en temps de guerre. Une situation qui risque de transformer nos bandits en héros acclamés et redemandés.
Une fois de plus, après le déclarations des voisins d’Amaral DUCLONA, c’est le tour des ouailles d’Evens Jeune « ti kouto » de montrer dans des détails qui ne doivent pas passés inaperçus, le personnage bienfaiteur style Robin des bois qu’il incarnait pour son voisinage.
Dans l’euphorie des forces de l’ordre voulant rassurer la population, devant les sursauts balbutiant de la société voulant croire avec réserve qu’un grand coup a été porté au banditisme vulgaire et primaire des informations importantes sont reléguées en second plan.
Selon ses voisins , Evens Ti kouto qui disposait d’une cantine populaire desservant son fief recevrait des subventions de certaines organisations non gouvernementales. La même réflexion circulait autour de l’occupation de la Maison d’Amamral Duclona aussi.
Une telle idée mérite sans aucun doute une investigation assez sérieuse. De deux choses l’une : ou c’est complètement faux dans ce cas il ne s’agirait que d’une façon vulgaire de maquiller la source des revenues qui ne serait rien autre que le produit du kidnapping ; un vulgaire moyen de blanchiment d’argent !
Ou ces messieurs recevaient de copieuses subventions de certaines organisations qui deviendraient malfamées dans la mesure ou elles supporteraient des malfrats de la pire espèce.
Dans ce sens, on comprend mal pourquoi cette question n’ait jamais été posée : Quelles seraient ces organisations internationales qui subventionneraient les activités des bandits notoires de la trempe d’Amaral Duclona et d’evens « ti kouto »(jopi 16/03/07 sur
http://www.moun.com)