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lundi 20 février 2012

De la Saint Domingue française à Haïti (1804-1865)

Jeudi 23 février à 20h30, salle Jacques Gobetti, Hexagone d’Autun
UNIVERSITE POUR TOUS DE BOURGOGNE – CENTRE D’AUTUN
« De la Saint Domingue française à Haïti (1804-1865) »
Une conférence de Marcel Dorigny
Professeur – Université Paris 8
A un moment où Haïti revient régulièrement sur le devant de l'actualité au fil des drames qui ponctuent l'histoire de ce pays, toujours qualifié de « plus pauvre des Amériques », il est utile d'essayer d'éclairer son histoire, étroitement liée à celle de la France.
Marcel Dorigny, bien connu du public autunois pour ses nombreuses conférences à l'UTB et ses nombreux ouvrages (notamment sur Autun pendant la Révolution), proposera un retour sur l'histoire complexe de la naissance d'Haïti dont il est spécialiste, en développant des aspects peu connus bien que souvent évoqués mais qui ont contribué à structurer l'Etat haïtien pour la longue durée.
Les thèmes suivants seront abordés par le conférencier :
- Quelles étaient les particularités de la colonie française de Saint-Domingue à la veille de la naissance d'Haïti : l'esclavage, la plantation sucrière, le commerce colonial ?
- En quoi la Révolution haïtienne fut-elle une exception dans l'histoire des colonies ?
- Quelles élites nouvelles ont construit cette « République noire » de la Caraïbe ?
- Quelles orientations ont été prises pour l'économie et la société de ce nouvel Etat ?
- Quand et comment la France a-t-elle fini par reconnaître l'indépendance de son ancienne « Perle des Antilles » ?
- Comment Haïti parvint-elle à s'insérer dans le concert des nations au fil du XIXe siècle, et à quel prix, jusqu'à la prise de contrôle du pays par les Etats-Unis, supplantant peu à peu l'ancienne métropole française ?
http://www.gensdumorvan.fr/agenda/details/1685-utb-l-de-la-saint-domingue-francaise-a-haiti-1804-1865-r.html

samedi 28 mai 2011

Haïti-Patrimoine : Le monument de Vertières, vandalisé par des marchands de ferraille !

Correspondance : Wedlyne Jacques P-au-P, 27 mai 2011 [AlterPresse] --- Des individus non identifiés ont récemment emporté, au monument de Vertières (Nord d’Haïti), deux sabres ainsi que la bride du cheval de François Capois, surnommé “Capois La mort”, grande figure héroïque de l’indépendance d’Haïti, apprend l’agence en ligne AlterPresse.
Les objets dérobés faisaient partie du monument historique « Les Héros de Vertières » au Cap-Haïtien, deuxième ville du pays à 248 kilomètres au nord de la capitale Port-au-Prince.
Vertières est le lieu témoin de l’ultime bataille, le 18 novembre 1803, au cours de laquelle les troupes haïtiennes ont terrassé l’armée française et scellé la fondation de la nation.
Le monument, élevé à la gloire des Héros de cette bataille, en 1953 (sous le gouvernement de Paul Eugène Magloire) et classé patrimoine national selon le décret-loi du 23 août 1995, représente quatre (4) Héros et deux (2) Héroïnes.

Il s’agit également d’un site touristique.
Le vol, enregistré au monument historique de Vertières, doit être lié à l’augmentation de la demande de ferraille (débris de pièces de fer, de fonte, d’acier et d’autres métaux) sur le marché national, considère Eddy Lubin, ancien directeur régional de l’institut de sauvegarde du patrimoine national (Ispan) et actuel chargé de mission du ministère du tourisme dans le Nord.
Au même titre qu’à Port-au-Prince et ses banlieues, la récupération d’objets métalliques est une activité courante au Cap-Haïtien, depuis quelques années.
Une fois ces objets métalliques récupérés, leur destination demeure inconnue.
Cependant, cette activité conduit a des actes de sabotage et de vandalisme, visant notamment les câbles installés par la nouvelle compagnie de télécommunication Natcom, notamment dans le Nord et l’Ouest (particulièrement Port-au-Prince et ses périphéries).
Aujourd’hui, même les monuments historiques et touristiques ne seraient pas épargnés dans cette quête aux objets métalliques, attrait d’une demande en hausse sur le marché national.
Vertières n’est pas le premier site, dans le Nord, à subir des actes d’agressions.
La citadelle Lafferrière, érigée par Henri Christophe sur le Bonnêt-à-l’Evêque à Milot (à quelques kilomètres du Cap-Haïtien) est aussi affectée. Des vols subtils de petits boulets de canon (datant de l’époque de l’indépendance nationale en 1804) sont perpétrés, de temps à autre, par des touristes, selon des informations fournies à AlterPresse.
Le marché public (de distribution de biens essentiels à la consommation et autres), dénommé “Cluny” (ancien marché des esclaves à l’époque coloniale), le fort Magny, la place Bréda (sur l’habitation du même nom qui a vu naître le précurseur de l’indépendance d’Haïti, Toussaint Louverture), le centre ville historique du Cap-Haïtien, entre autres, sont victimes d’un phénomène accéléré de bidonvillisation, alors que les habitants vivent sous la menace d’un tremblement de terre qui pourrait être accompagné de tsunami.



« C’est une preuve de la déliquescence de la société, de la faiblesse du sentiment d’appartenance et de l’identité. Cela découle également de la précarité des conditions de vie de la population, condamnée à la survie », relève Eddy Lubin, en guise d’explications.
Pour sa part, Mario Brunache, actuel directeur régional de l’Ispan, impute cette situation aux autorités municipales, qui ont la responsabilité de surveiller et de nettoyer les lieux de patrimoine dans le chef-lieu du département géographique du Nord d’Haïti.
Brunache indique avoir déjà alerté la branche départementale de la police nationale d’Haïti (Pnh), le parquet du tribunal civil et la mairie du Cap-Haïtien, afin de prévenir les actes de vandalisme, d’appréhender et de poursuivre en justice les voleurs, autres auteurs et complices de ces forfaits contre le patrimoine historique du pays dans le Nord.
Un rapport de constat, des forfaits perpétrés, sera dressé avant que des mesures de clôture du site soient envisagées, annonce Brunache. [wj kft rc apr 27/05/2011 12:49]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article11092
Commentaires:
Tout est admis au nom de la survie. Ces piècevolées des monuments historiques seront vendues pour quelques misérables gourdes qui ne suffiront même pas àà couvrir les frais pour le repas d'un jour. Mais comme avec la coupe des arbres, les pauvres ont le droit de manger. On neput pas leur dire d'arrêter de couper les arbres. Pourquoi leur interdiait-on de voler des parties en bronze ou en fer de certains monuments historiques qui en gros ne servent à rien n'est-ce pas? Quand on a faim à quoi sert l'histoire?

mardi 17 mai 2011

Haïti -18 mai 2011 : Martelly à l’Arcahaie pour la fête du drapeau, dans un contexte de réflexion sur la souveraineté nationale

P-au-P, 17 mai 2011 [AlterPresse] --- Le nouveau président haïtien, Joseph Michel Martelly, se rendra, le mercredi 18 mai 2011, à la ville de l’Arcahaie (Ouest d’Haïti, à une trentaine de km au nord de la capitale), - lieu de création du bicolore bleu et rouge cousu en 1803 par Catherine Flon -, pour la célébration des 208 années d’existence du drapeau national, apprend l’agence en ligne AlterPresse. À l’occasion, Martelly, fera « des offrandes florales et posera la première pierre pour la construction du marché public de l’Arcahaie », indique Fritz Jean-Louis, membre du cabinet particulier du président du 20 mars 2011.
Le nouveau chef d’Etat haïtien assistera, ainsi, à la première célébration de fête nationale, depuis son investiture le samedi 14 mai 2011.
Des parades sont également prévues pour la circonstance (du 18 mai 2011) qui marque autant la fête de l’Université.
À cet effet, le recteur de l’Université d’État Haïtien (Ueh), Vernet Henry, est invité par la nouvelle présidence d’Haïti à participer à la cérémonie, informe un membre du rectorat de l’Université.
18 mai 2011, moment fort de réflexion sur la souveraineté nationale
Interrogés sur le sens de la fête du drapeau en Haïti aujourd’hui, des professeurs de l’Ueh l’assimilent à un moment fort, mais surtout de quête de l’autorité nationale haïtienne.
« C’est un moment très fort et très significatif », déclare Ansy Pierre, coordonnateur à la faculté des sciences humaines (Fash) de l’Ueh.
C’est particulièrement l’instant « d’une très profonde réflexion sur la quête de la souveraineté, de recouvrement de la souveraineté. Nous sommes, comme à une phase de l’officialisation de la tutelle, avec notamment la présence de la mission des Nations-Unies pour la Stabilisation d’Haïti (Minustah) », souligne, pour sa part, Fritz Deshommes, vice recteur à la recherche à l’Ueh.
Une force, dont « la présence doit servir de stimulus » aux Haïtiens, afin qu’ils puissent se ressaisir et voir comment garantir la sauvegarde des acquis de l’indépendance.
Ce 17 mai, veille de la fête du drapeau et de l’université, les responsables de la recherche au sein de l’université d’Etat d’Haïti lancent le bulletin de la recherche de l’Ueh, lequel rend compte des activités de recherches entreprises à l’intérieur de l’institution.
Ils présenteront les dernières nouveautés des éditions de l’Ueh, y compris les mémoires des réflexions faites sur la reconstruction du pays, suite aux désastres occasionnés par le séisme dévastateur du 12 janvier 2010. [rh rc apr 17/05/2011 12:05]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article11049

samedi 3 avril 2010

Il s’agirait d’un exemplaire imprimé spécialement pour le Gouverneur d’alors de la Jamaique
vendredi 2 avril 2010, Radio Kiskeya

Une étudiante de l’université Duke de Durham, en Caroline du Nord (Est des Etats-Unis), a retrouvé par hasard le seul exemplaire imprimé de la Déclaration d’Indépendance d’Haïti en 1804, a annoncé jeudi la direction de l’établissement citée par Associated Pres.
L’étudiante, Julia Gaffield, l’a découvert en février alors qu’elle examinait des documents aux Archives nationales britanniques à Londres.
L’indépendance d’Haïti, auparavant colonie française, a été proclamée le 1er janvier 1804 au terme d’une longue et héroique lutte menée par l’armée indigène.
Le pays n’aurait pas conservé une trace écrite de cette proclamation, selon l’université. Une copie fut imprimée dans les heures ayant suivi la proclamation pour le Gouverneur d’alors de la Jamaïque et c’est cet exemplaire, considéré comme unique par les historiens, que Julia Gaffield aurait retrouvé.
On n’avait pas encore enregistré vendredi de réaction à cette importante information de la Société Haitienne d’Histoire et de Géographie ainsi que du Muéee du Panthéon National d’Haiti (MUPANAH) qui, récemment, avait officiellement sollicité la conservation de pièces importantes du patrimoine culturel et historique national menacées dans les sièges d’institutions publiques détruits ou sérieusement affectés par le tremblement de terre du 12 janvier 2010. [jmd/Radio Kiskeya]

samedi 29 septembre 2007

François Denys Légitime, un réformiste redécouvert par Pierre-Raymond Dumas

Après « Frédéric Marcelin économiste ou les riches dépouilles d'un ministre des Finances » (2000), Pierre-Raymond Dumas récidive avec « Le Général-Président-auteur François Denys Légitime, un réformiste résolu (1841-1935) » (200 pages). Ce n'est pas que le XIX e siècle haïtien appelé péjorativement l'Epoque des Baïonnettes exhibe toujours de beaux restes, non.

La connaissance de notre patrimoine historique et discursive sur le plan des livres à caractère économique n'est pas ici une fin en soi. L'oeuvre positive, à visée réformatrice, de François Denys Légitime entretient des relations complexes avec un ensemble de savoirs, de pratiques et de disciplines qu'il utilise pour fonder la démarche économique dont aujourd'hui on le crédite. C'est ainsi que l'essai de Pierre-Raymond Dumas devient à la fois un florilège, un vibrant hommage, un travail de vulgarisation, une leçon de patriotisme vivifiant et un manuel d'histoire économique. Malheureusement, c'est un ouvrage au tirage limité.


Enfiévré intellectuellement jusqu'à l'excès, François Denys Légitime fut un général chanceux, un président malchanceux et un auteur forcené, voué aux débats d'idées, aux réformes, au progrès. Ce funambule de la survie ne cesse de frôler l'oubli et l'anathème pour mieux renaître. Histoire d'une vie à contre-courant.

En bon pédagogue et vulgarisateur, Pierre-Raymond Dumas lui offre donc ici une seconde vie : quand c'est du PRD, c'est vécu, c'est direct, c'est incandescent. C'est un grand livre sur la permanence de nos problématiques nationales (agraires, fiscales, paysannes, administratives, politiques, etc.). Avec un tel personnage, il tenait un grand livre ... d'actualité. Le voici. L'auteur, le désir national de rénovation, la question foncière, la modernisation économique, la passion du bien public, tout y est, jusqu'à l'exaltation des chemins de fer et du cabotage. Un livre idéal pour tous ceux que les réformes fascinent.Ce livre ne sera pas en signature ni en librairie.

Prière de contacter l'auteur (Pierre-Raymond Dumas, e-mail : padreramonddumas@yahoo.frcell : 557-9628)._________________________
(1) DUMAS (Pierre-Raymond), Le Général-Président auteur François Denys Légitime, un réformiste résolu (1841-1935), L'Imprimeur II, Port-au-Prince, 2007, 200 p.

http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=48868&PubDate=2007-09-28

Au-delà des pages de l'histoire

Les Archives nationales d'Haïti (ANH), en prélude à la célébration de son cent cinquantenaire en 2010, organisent toute une série de manifestations, notamment culturelles. Du 26 septembre au 26 octobre 2007, autour du thème « L'esprit des pages », une exposition d'oeuvres d'art se tiendra à l'ancien local de l'institution au Poste-Marchand.
Si les Archives nationales d'Haïti représentent en partie la mémoire de la nation, elles doivent s'ouvrir sur d'autres aspects du vécu de la population de cette nation. La peinture, la sculpture, la mode,...constituent également un centre d'intérêt pour cet organe qui aide à conserver notre identification.
« Il n'y a pas que les pages d'ouvrages, les pages d'histoire comme support pour faire véhiculer un message, pour exprimer ses sentiments, pour communiquer au monde ce qui se passe dans son for intérieur. Les toiles, les draps, les nappes, les tissus sont aussi des vecteurs à utiliser à cette même fin. Conscients de cela, au niveau de l'ANH, nous collaborons avec les créateurs haïtiens », a précisé Wilfrid Bertrand, directeur général de cette institution, qui se réjouissait de l'événement.
Dominique Domerçant, dans la collection qu'il présente, offre des oeuvres symbolistes et abstraites. Sur les dix-huit toiles exposées à la façade intérieure du mur de l'ancien local de l'ANH (communément appelées « Anciennes archives »), les couleurs rouge, jaune, vert et bleu s'harmonisent pour rendre hommage à ce patrimoine national.

Pour ses dix ans d'expérience dans la peinture, Dominique essaie d'aborder plusieurs domaines de la réalité afin de marquer celle-ci de ses empreintes. Par exemple, il s'intègre dans la confection et pratique la peinture sur tissu. C'est en collaboration avec ''Les Ateliers Pompi-créations'', un prêt-à-porter, qu'il donne sa contribution à la commémoration des cent quarante sept ans de l'ANH.

Rébecca S. Cadeau
beckypfr@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=49000&PubDate=2007-09-27