Au moins 4 personnes on trouvé la mort en Haïti, après la défaite de l'équipe brésilienne en quart de finale (2-1) face aux Pays-Bas, ce vendredi 2 juillet. Une première personne est décédée des suites d'une crise cardiaque. L'incident s'est passé à Pétion –Ville ‘ un quartier de la capitale haïtienne.
Une deuxième personne s'est suicidée dans le quartier du Belair. Il s'agit d'un jeune fan du Brésil qui s'est jeté sous les roues d'une voiture.
Scénario identique à Nérette, non loin de Pétion–Ville.
Alors que dans le département des Nippes plus précisément dans la commune de Petite Riviere, un individu qui se présentait comme un fan de la Seleçao aurait poignardé un jeune garçon après une dispute.
Selon les autorités policières haïtiennes plusieurs personnes ont été blessées lors des échauffourées opposant des fans du Brésil à ceux de l'équipe d'Argentine de Football qui ont suivis l'élimination du Brésil.
Notons que bien avant cette défaite de nombreux citoyens avaient élevé la voix pour dénoncer, les agissements des fans du Brésil qui à chaque victoire de leur équipe bloquent plusieurs artères de la capitale, ce qui provoque des embouteillages, dans Port –au- Prince
EJ/Radio Métropole Haïti
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
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vendredi 2 juillet 2010
mardi 29 juin 2010
Les haïtiens fêtent la qualification du Brésil pour les ¼ de finale
Plusieurs milliers d'haïtiens étaient descendus dans les rues hier après midi après la victoire du Brésil 3-0 en 1/8 eme de finale de la coupe du monde face au Chili. A Delmas et au centre ville de Port-au-Prince, des milliers de fans de la Seleçao avaient manifesté bruyamment leur joie après la qualification de leur équipe favorite. Des chars avaient gagné les rues pour ajouter à l'ambiance. La présence des fans a causé des embouteillages dans plusieurs artères de la région métropolitaine notamment à la rue Chavannes.
La majorité des haïtiens sont supporteurs de la sélection auriverde. A la mi journée de nombreux élèves avaient séché des cours afin de pourvoir suivre la rencontre.
Les victoires des quintuples champion du monde sont assimilés à des therapies par Pilou Rouzier, commentateur sportif à Télé Métropole.
Lors des 3 premiers matches de la sélection brésilienne, des fans avaient gagné les rues de la capitale pour fêter la victoire. A l'issue du match nul face au Portugal les fans avaient fêter la qualification pour les 1/8 de finale.
Des milliers de drapeau du Brésil sont remarqués sur les toits de plusieurs édifices et dans les véhicules des fans de la Seleçao dans la région métropolitaine. Les victoires du Brésil, de l'Argentine ou du Ghana apportent de la joie sous les tentes à des milliers de sans abris. Pris en tenaille par la chaleur du soleil et l'eau des pluies des milliers de personnes, ayant trouvé refuge depuis le 12 janvier sous les tentes, considèrent la coupe du monde et les victoires du Brésil comme une bouffée d'oxygène.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17911
La majorité des haïtiens sont supporteurs de la sélection auriverde. A la mi journée de nombreux élèves avaient séché des cours afin de pourvoir suivre la rencontre.
Les victoires des quintuples champion du monde sont assimilés à des therapies par Pilou Rouzier, commentateur sportif à Télé Métropole.
Lors des 3 premiers matches de la sélection brésilienne, des fans avaient gagné les rues de la capitale pour fêter la victoire. A l'issue du match nul face au Portugal les fans avaient fêter la qualification pour les 1/8 de finale.
Des milliers de drapeau du Brésil sont remarqués sur les toits de plusieurs édifices et dans les véhicules des fans de la Seleçao dans la région métropolitaine. Les victoires du Brésil, de l'Argentine ou du Ghana apportent de la joie sous les tentes à des milliers de sans abris. Pris en tenaille par la chaleur du soleil et l'eau des pluies des milliers de personnes, ayant trouvé refuge depuis le 12 janvier sous les tentes, considèrent la coupe du monde et les victoires du Brésil comme une bouffée d'oxygène.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17911
mardi 22 juin 2010
«La pire équipe nationale de tous les temps»
Publié le 22 juin 2010 à 20h55
Agence France-Presse, Paris
La presse européenne était mardi soir sans pitié après la débâcle des Bleus au Mondial, fustigeant une équipe de «morts-vivants» et d'«imbéciles», qui vient d'infliger à la France «la honte» et «une grave crise» d'image.
«La France repart plus qu'humiliée», titre Il Messaggero, soulignant que la sélection française «rentre à la maison après un Mondial désastreux tant pour le jeu que pour son image».
Les autres grands titres italiens s'en prennent également au massacre en règle de l'image de la France, au-delà de sa défaite 2-1 face à l'Afrique du Sud.
«Arrivée en Afrique du Sud grâce à une main», relève la Gazetta dello Sport, la France «s'en retourne à la maison après avoir fait bien piètre figure», ironise le principal quotidien sportif italien.
Le Corriere della Sera stigmatise une équipe «complètement à la dérive», et «un fiasco complet qui va peut-être au-delà des prévisions les plus pessimistes». Et le quotidien d'énumérer «l'éloignement d'Anelka, les larmes de Ribery à la télé, la mutinerie des joueurs, l'exclusion du rebelle Evra dans le dernier match, et surtout l'élimination prématurée».
«Une vague d'écoeurement a inondé la France» après sa défaite face à l'Afrique du Sud qui a «scellé sa disgrâce comme pire équipe nationale de tous les temps», affirme le quotidien britannique The Times.
«Sacrebleu (en français) la France vidée de la Coupe du monde», écrit The Sun. «La fin» titre, en français également, The Guardian qui fait allusion au «déshonneur» de l'équipe de France, à la «pagaille» qui a régné en son sein et à sa prestation «infiniment effroyable».
Dans un article intitulé «Adieu, les Blöd!», jouant sur les mots Bleus et «blöd», pour «imbéciles», le quotidien populaire allemand Bild stigmatise le sélectionneur français. Ce dernier a «fortement chamboulé son équipe» avec six nouveaux joueurs, «et qu'est ce que ça a apporté ? Rien».
«La fédération (française) a réservé le vol de retour - en classe économique» pour les Bleus, s'amuse le quotidien, faisant valoir que «les professionnels de la grève n'ont pas mérité la classe Affaire. Cela sent déjà le prochain scandale...», conclut le quotidien.
La site Kicker.de conclut pour sa part que «le rideau tombe sur l'ère Domenech. La performance (des Bleus) à la Coupe du monde 2010 appartient certainement aux chapitres les plus sombres de l'histoire du football français».
Dans une chronique intitulée «Les morts-vivants s'en vont», le quotidien espagnol El Mundorésume: «Ils sont arrivés en tant que vice-champions du monde et repartent d'Afrique du Sud sous forme de cadavre en putréfaction à l'intérieur duquel les légistes de CSI et Bones (séries télévisées, ndlr) ne pourraient rien trouver en raison de son état trop avancé de décomposition».
Toujours en Espagne, le quotidien sportif Marca, dans un article titré «Ridicule mondial», voit dans l'ultime match disputé par l'équipe de France la confirmation de «son état de décomposition évident.»
Évoquant «la mutinerie de la honte», le quotidien AS voit dans la prestation des Bleus «une grave crise qui a même éclaboussé la société française.»
S'est aussi joint au concert des blâmes aux Bleus le sélectionneur adjoint de l'Irlande, qui a vu ses espoirs de participer au Mondial 2010 réduits à néant à cause de la fameuse main de Thierry Henry.
«Je suis très heureux que cela se termine ainsi», s'est réjoui Liam Brady sur la radio RTE. «Je trouvais qu'ils étaient parvenus (au Mondial) pour de mauvaises raisons», a-t-il ajouté, évoquant l'épisode de la main de Henry.
«Ils ont non seulement mal joué, mais ils se sont mal comportés et ils rentrent chez eux avec un profond déshonneur».
La presse irlandaise n'était pas en reste, entre des «Français ridicules qui s'écrasent et se consument», dans les colonnes du Irish Times, et «un Domenech triste qui se lamente sur un rêve brisé», pour The Examiner.
http://www.cyberpresse.ca/sports/soccer/201006/22/01-4292514-la-pire-equipe-nationale-de-tous-les-temps.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_aujourdhui-sur-cyberpresse_267_accueil_ECRAN1POS2
Agence France-Presse, Paris
La presse européenne était mardi soir sans pitié après la débâcle des Bleus au Mondial, fustigeant une équipe de «morts-vivants» et d'«imbéciles», qui vient d'infliger à la France «la honte» et «une grave crise» d'image.
«La France repart plus qu'humiliée», titre Il Messaggero, soulignant que la sélection française «rentre à la maison après un Mondial désastreux tant pour le jeu que pour son image».
Les autres grands titres italiens s'en prennent également au massacre en règle de l'image de la France, au-delà de sa défaite 2-1 face à l'Afrique du Sud.
«Arrivée en Afrique du Sud grâce à une main», relève la Gazetta dello Sport, la France «s'en retourne à la maison après avoir fait bien piètre figure», ironise le principal quotidien sportif italien.
Le Corriere della Sera stigmatise une équipe «complètement à la dérive», et «un fiasco complet qui va peut-être au-delà des prévisions les plus pessimistes». Et le quotidien d'énumérer «l'éloignement d'Anelka, les larmes de Ribery à la télé, la mutinerie des joueurs, l'exclusion du rebelle Evra dans le dernier match, et surtout l'élimination prématurée».
«Une vague d'écoeurement a inondé la France» après sa défaite face à l'Afrique du Sud qui a «scellé sa disgrâce comme pire équipe nationale de tous les temps», affirme le quotidien britannique The Times.
«Sacrebleu (en français) la France vidée de la Coupe du monde», écrit The Sun. «La fin» titre, en français également, The Guardian qui fait allusion au «déshonneur» de l'équipe de France, à la «pagaille» qui a régné en son sein et à sa prestation «infiniment effroyable».
Dans un article intitulé «Adieu, les Blöd!», jouant sur les mots Bleus et «blöd», pour «imbéciles», le quotidien populaire allemand Bild stigmatise le sélectionneur français. Ce dernier a «fortement chamboulé son équipe» avec six nouveaux joueurs, «et qu'est ce que ça a apporté ? Rien».
«La fédération (française) a réservé le vol de retour - en classe économique» pour les Bleus, s'amuse le quotidien, faisant valoir que «les professionnels de la grève n'ont pas mérité la classe Affaire. Cela sent déjà le prochain scandale...», conclut le quotidien.
La site Kicker.de conclut pour sa part que «le rideau tombe sur l'ère Domenech. La performance (des Bleus) à la Coupe du monde 2010 appartient certainement aux chapitres les plus sombres de l'histoire du football français».
Dans une chronique intitulée «Les morts-vivants s'en vont», le quotidien espagnol El Mundorésume: «Ils sont arrivés en tant que vice-champions du monde et repartent d'Afrique du Sud sous forme de cadavre en putréfaction à l'intérieur duquel les légistes de CSI et Bones (séries télévisées, ndlr) ne pourraient rien trouver en raison de son état trop avancé de décomposition».
Toujours en Espagne, le quotidien sportif Marca, dans un article titré «Ridicule mondial», voit dans l'ultime match disputé par l'équipe de France la confirmation de «son état de décomposition évident.»
Évoquant «la mutinerie de la honte», le quotidien AS voit dans la prestation des Bleus «une grave crise qui a même éclaboussé la société française.»
S'est aussi joint au concert des blâmes aux Bleus le sélectionneur adjoint de l'Irlande, qui a vu ses espoirs de participer au Mondial 2010 réduits à néant à cause de la fameuse main de Thierry Henry.
«Je suis très heureux que cela se termine ainsi», s'est réjoui Liam Brady sur la radio RTE. «Je trouvais qu'ils étaient parvenus (au Mondial) pour de mauvaises raisons», a-t-il ajouté, évoquant l'épisode de la main de Henry.
«Ils ont non seulement mal joué, mais ils se sont mal comportés et ils rentrent chez eux avec un profond déshonneur».
La presse irlandaise n'était pas en reste, entre des «Français ridicules qui s'écrasent et se consument», dans les colonnes du Irish Times, et «un Domenech triste qui se lamente sur un rêve brisé», pour The Examiner.
http://www.cyberpresse.ca/sports/soccer/201006/22/01-4292514-la-pire-equipe-nationale-de-tous-les-temps.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_aujourdhui-sur-cyberpresse_267_accueil_ECRAN1POS2
jeudi 17 juin 2010
Mondial : le Mexique surclasse la France
LEMONDE.FR 17.06.10 .-Le changement tactique opéré par Raymond Domenech n'a donc pas porté ses fruits. Anelka, remplacé à la pause par Gignac, s'est évertué à n'en faire qu'à sa tête, désertant plus qu'à son tour la pointe de l'attaque. Sa relation avec Ribéry, placé en meneur de jeu, ne s'est pas avérée plus fructueuse que celle qui l'unit à Yoann Gourcuff, le sacrifié du coup d'envoi. Seul Florent Malouda a su se mettre en évidence dans le marasme offensif des Bleus. Les Mexicains avaient, eux, décidé de conserver leur trio d'attaque, Giovani, Franco et Vela (remplacé sur blessure à la 29e minute par Barrera). Et c'est un autre attaquant, Javier Hernandez, entré en jeu à la 55e, qui a débloqué la rencontre en faveur de son équipe.
D'entrée, les coéquipiers du capitaine Marquez se montraient les plus dangereux, se procurant plusieurs situations de buts. Dès la 3e, Giovani, signalé hors jeu, frappait le poteau de Lloris. Dans la foulée, le Gunner Carlos Vela se présentait légèrement excentré face au gardien français et ne cadrait pas sa tentative (9e). L'avant-centre mexicain Franco gênait considérablement la charnière centrale de l'équipe de France, Abidal-Gallas, souvent dominée dans le jeu aérien. Et Sagna était largement débordé par les montées du latéral gauche, Salcido. Ainsi, à la 26e minute, celui-ci crochetait Sagna et profitait de l'attentisme de Gallas pour inquiéter Lloris, solide sur ses appuis. La défense française ne montrait pas des signes encourageants, et le score nul au repos était flatteur. Côté français, seul un coup-franc de 35 mètres de Ribéry était capté par Perez après plusieurs rebonds piégeux (6e).IMPUISSANCE FRANÇAISE
D'entrée, les coéquipiers du capitaine Marquez se montraient les plus dangereux, se procurant plusieurs situations de buts. Dès la 3e, Giovani, signalé hors jeu, frappait le poteau de Lloris. Dans la foulée, le Gunner Carlos Vela se présentait légèrement excentré face au gardien français et ne cadrait pas sa tentative (9e). L'avant-centre mexicain Franco gênait considérablement la charnière centrale de l'équipe de France, Abidal-Gallas, souvent dominée dans le jeu aérien. Et Sagna était largement débordé par les montées du latéral gauche, Salcido. Ainsi, à la 26e minute, celui-ci crochetait Sagna et profitait de l'attentisme de Gallas pour inquiéter Lloris, solide sur ses appuis. La défense française ne montrait pas des signes encourageants, et le score nul au repos était flatteur. Côté français, seul un coup-franc de 35 mètres de Ribéry était capté par Perez après plusieurs rebonds piégeux (6e).Le sentiment d'impuissance des Bleus était éclatant. Et l'on commence à se demander si les éternels débats sur le choix des hommes n'est pas stérile. Malgré les entrées en jeu de Valbuena à la place de Govou et de Gignac à la place d'Anelka, les Français n'ont jamais paru en position d'inquiéter le gardien mexicain. La Tri imposait son empreinte collective sur le jeu, une domination qui finissait par payer sur une erreur individuelle. Abidal jouait le hors-jeu à contre-temps, laissant Javier Hernandez défier Hugo Lloris et le battre avec un sang-froid étonnant (63e). Loin de protéger cet avantage, les joueurs de Javier Aguirre continuaient à pousser. Une accélération de Barrera laissait sur place Evra et Abidal. Ce dernier ne pouvait que faucher le jeune Mexicain en pleine surface. Le penalty, indiscutable, était transformé par le vieux briscard Blanco (78e).
Avec un petit point après deux rencontres, l'équipe de France se classe en troisième position du groupe A, derrière le Mexique et l'Uruguay, qui comptent quatre points chacun. Mexicains et Uruguayens n'ont plus besoin que d'un nul lors du dernier match qui les opposera pour se qualifier. La France devra, elle, battre l'Afrique du Sud pour garder l'espoir, et au moins éviter l'humiliation d'un naufrage.
Anthony Hernandez
http://www.lemonde.fr/sport/article/2010/06/17/mondial-le-mexique-surclasse-la-france_1374749_3242.html#ens_id=1371076
dimanche 13 juin 2010
Sous des tentes de fortune, les Haïtiens à l'heure du Mondial
Publié le 12 juin 2010: - Agence France-Presse
Agglutinés sous des tentes en plastique, les yeux rivés sur un tout petit écran, de jeunes Haïtiens vibrent au rythme des passements de jambes et des tirs des vedettes de la Coupe du monde sud-africaine.
«C'est un rare moment de détente pour nous après la catastrophe qui a frappé Haïti le 12 janvier», estime Pierre-Junior, tirant sur une cigarette, un verre d'alcool à ses pieds.
Chaque spectateur admis sous la tente du Parc Sainte-Thérèse, transformé en centre d'hébergement, a payé 5 gourdes (8 cents) pour suivre un match, agrémenté de musique par un DJ qui cherche à gagner sa vie en transformant sa modeste demeure en stade improvisé.
A l'entrée du camp, des adolescents tapent dans un vieux ballon, parodiant la compétition pour laquelle Haïti ne s'est qualifié qu'une fois, en 1974.
Mais Denilson, 11 ans, baptisé en hommage au footballeur brésilien, rêve de jouer un jour dans un grand stade. «J'espère qu'à 18 ans je pourrai jouer la Coupe du monde», insiste-t-il, les pieds nus sur le terrain poussiéreux sous un soleil de plomb.
Cinq mois après le séisme qui a ravagé Haïti faisant plus de 250 000 morts et près de 1,5 million de sans-abri, les Haïtiens veulent profiter de ce mois de foot pour se détendre et «oublier notre quotidien de misère», dit Jennifer, 20 ans. «Il n'y a pas d'amusement dans le pays, alors je vais en profiter, après on verra», ajoute-t-elle, le regard timide.
Atmosphère de fête
Dans les rues de Port-au-Prince encore jonchées de décombres, les jeunes ont établi «leur base» et décoré leurs quartiers aux couleurs de leurs sélections favorites.
Le gouvernement a promis de placer des écrans dans les sites d'hébergement de la capitale afin de permettre aux déplacés de suivre les rencontres, mais ces équipements tardent à venir. «Le président ne pense pas vraiment à nous. (René) Préval ne se soucie pas de son peuple», dit un spectateur.
Dans les rues, les véhicules sont parés de petits fanions et les motos taxis qui envahissent les avenues encombrées de la ville sont peints aux couleurs des équipes, créant une atmosphère de fête dans un pays qui se prépare à vivre une saison cyclonique menaçante après avoir souffert d'un séisme qui a dévasté l'économie la plus faible du continent américain.
Il n'empêche. Une centaine d'Haïtiens ont acheté des billets pour les matches en Afrique du Sud, selon la Fédération haïtienne de Football (FHF), qui a elle-même envoyé une délégation de trois membres.
Et pour le reste de la population, les nombreuses radios et les chaînes de télévision de la capitale avaient déjà lancé les festivités en proposant de longues émissions reprises des chaînes françaises. Elles promettent d'assurer la retransmission de l'intégralité de la compétition.
http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/seisme-en-haiti/201006/12/01-4289448-sous-des-tentes-de-fortune-les-haitiens-a-lheure-du-mondial.php
Agglutinés sous des tentes en plastique, les yeux rivés sur un tout petit écran, de jeunes Haïtiens vibrent au rythme des passements de jambes et des tirs des vedettes de la Coupe du monde sud-africaine.
«C'est un rare moment de détente pour nous après la catastrophe qui a frappé Haïti le 12 janvier», estime Pierre-Junior, tirant sur une cigarette, un verre d'alcool à ses pieds.
Chaque spectateur admis sous la tente du Parc Sainte-Thérèse, transformé en centre d'hébergement, a payé 5 gourdes (8 cents) pour suivre un match, agrémenté de musique par un DJ qui cherche à gagner sa vie en transformant sa modeste demeure en stade improvisé.
A l'entrée du camp, des adolescents tapent dans un vieux ballon, parodiant la compétition pour laquelle Haïti ne s'est qualifié qu'une fois, en 1974.
Mais Denilson, 11 ans, baptisé en hommage au footballeur brésilien, rêve de jouer un jour dans un grand stade. «J'espère qu'à 18 ans je pourrai jouer la Coupe du monde», insiste-t-il, les pieds nus sur le terrain poussiéreux sous un soleil de plomb.
Cinq mois après le séisme qui a ravagé Haïti faisant plus de 250 000 morts et près de 1,5 million de sans-abri, les Haïtiens veulent profiter de ce mois de foot pour se détendre et «oublier notre quotidien de misère», dit Jennifer, 20 ans. «Il n'y a pas d'amusement dans le pays, alors je vais en profiter, après on verra», ajoute-t-elle, le regard timide.
Atmosphère de fête
Dans les rues de Port-au-Prince encore jonchées de décombres, les jeunes ont établi «leur base» et décoré leurs quartiers aux couleurs de leurs sélections favorites.
Le gouvernement a promis de placer des écrans dans les sites d'hébergement de la capitale afin de permettre aux déplacés de suivre les rencontres, mais ces équipements tardent à venir. «Le président ne pense pas vraiment à nous. (René) Préval ne se soucie pas de son peuple», dit un spectateur.
Dans les rues, les véhicules sont parés de petits fanions et les motos taxis qui envahissent les avenues encombrées de la ville sont peints aux couleurs des équipes, créant une atmosphère de fête dans un pays qui se prépare à vivre une saison cyclonique menaçante après avoir souffert d'un séisme qui a dévasté l'économie la plus faible du continent américain.
Il n'empêche. Une centaine d'Haïtiens ont acheté des billets pour les matches en Afrique du Sud, selon la Fédération haïtienne de Football (FHF), qui a elle-même envoyé une délégation de trois membres.
Et pour le reste de la population, les nombreuses radios et les chaînes de télévision de la capitale avaient déjà lancé les festivités en proposant de longues émissions reprises des chaînes françaises. Elles promettent d'assurer la retransmission de l'intégralité de la compétition.
http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/seisme-en-haiti/201006/12/01-4289448-sous-des-tentes-de-fortune-les-haitiens-a-lheure-du-mondial.php
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