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jeudi 29 mars 2012

La reconstruction d’Haïti passe aussi par l’éducation

Plus de deux ans après le terrible tremblement de terre qui a ravagé Haïti, le 12 janvier 2010, les besoins sont encore nombreux pour permettre la reconstruction de l’île. Solidaire de leurs collègues haïtiens, un groupe d’enseignants franco-ontariens partira dans les Caraïbes, cet été, afin d’apporter du matériel et de partager ses connaissances. La solidarité dépasse les frontières et c’est pourquoi les douze conseils scolaires de langue française de l’Ontario se sont unis pour se joindre au projet du Groupe de travail en appui à Haïti (GTAH), une initiative conjointe du ministère de l’Éducation et du ministère de la Formation, des collèges et des universités de la province.
Un groupe de 16 enseignants donneront une formation professionnelle intensive de deux semaines à quelque 250 enseignants haïtiens. Elle portera sur les didactiques du français, des mathématiques et des sciences, ainsi que sur la gestion de classe, la promotion de l’épanouissement social et émotionnel de l’élève, l’évaluation, les stratégies pédagogiques et la planification.
Des enseignantes de la grande région d’Ottawa participent
Six enseignantes de l’est ontarien participeront à ce projet humanitaire, du 27 juillet au 12 août.
Manon Valois de l’école élémentaire publique Charlotte-Lemieux d’Ottawa et Nathalie Sirois conseillère pédagogique représenteront le Conseil des écoles publiques de l’est de l’Ontario (CEPEO). Marie-Camel Jean-Jacques partira au nom du bureau régional du ministère de l’Éducation de l’Ontario. Enfin, Lyne Couture, de l’école secondaire catholique de Casselman et Sandra Berry, de l’école secondaire catholique Le Relais, à Alexandria, complèteront la délégation du Conseil scolaire de district catholique de l’Est ontarien (CSDCEO) avec la conseillère pédagogique, Nathalie Ladouceur.
« Ce ne sera pas la première fois que je partirai en Haïti, raconte Mme Ladouceur. Depuis trois ans, je pars enseigner dans le cadre du Project teach Haiti mis en place par Pierre Joanis. Les enseignants en Haïti font du très bon travail. Ce que nous voulons leur apporter, c’est un complément. Le modèle d’éducation en Haïti repose souvent sur un rapport où le professeur dit, et l’élève écoute. Nous voulons donner une structure aux stratégies d’enseignement en mettant l’élève au centre de l’éducation, afin de développer sa pensée critique ».
Soutenir cette initiative
Le groupe apportera également du matériel scolaire et des outils pédagogiques. Le public peut soutenir cette initiative en faisant des dons en argent sur le compte du GTAH dans toute succursale de la Banque de Montréal, ou en donnant du matériel pédagogique.
« Les dons en argent nous permettent d’acheter des fournitures scolaires sur place, ce qui est bon pour soutenir l’économie locale. De plus, il n’est pas toujours facile d’acheminer les livres ou les vêtements. Les gens peuvent aussi donner des clés USB qui sont très utiles pour y mettre plusieurs documents. Avec 4 gigas, on peut accompagner toute la carrière d’un enseignant », explique Mme Ladouceur.
Les dons en argent seront accompagnés de reçus pour fins d’impôts.
Mère de cinq enfants, Mme Ladouceur est très impatiente de retourner en Haïti. Même si elle explique que les conditions n’y sont pas toujours faciles, elle pense essentielle cette solidarité internationale.
« Cela représente bien mes valeurs. Je reçois beaucoup ici, il est donc important pour moi de donner. J’aimerais toujours faire plus et je trouve que ce projet du ministère est une excellente idée qui doit perdurer ! ».
Les personnes intéressées à soutenir le GTAH peuvent communiquer avec Nathalie Ladouceur au 613-678-8909 ou à nathalieladouceur@gmail.com ou avec Alexandre Beaudin au 416-325-2372 ou à alexandre.beaudin@ontario.ca.
http://www.expressottawa.ca/Societe/Education/2012-03-28/article-2941823/La-reconstruction-d%26rsquoHaiti-passe-aussi-par-l%26rsquoeducation/1

vendredi 2 décembre 2011

World Bank approves $255 million plan for helping Haiti recover from 2010 earthquake

By Associated Press, Published: December 1 PORT-AU-PRINCE, Haiti — The World Bank will spend $255 million to help house Haitians, clean up neighborhoods and send thousands of children to school over the next year under a plan approved Thursday by the agency’s board.
The new funds seek to fill critical needs in Haiti as the troubled nation nears the second anniversary of the January 2010 earthquake that toppled thousands of homes, destroyed hundreds of schools and force more than a million Haitians into precarious settlements in the capital and elsewhere.
The money will go toward housing 22,500 people, many of whom have been living in the hundreds of tent camps that sprang up after the quake. It will also help spruce up parks and repair roads in neighborhoods that are home for 75,000 people, pay for school tuition for 100,000, train 8,000 teachers and provide hot meals five days a week for 75,000 youngsters.
The funds give hope that reconstruction will move along even though a recovery panel that was supposed to coordinate those efforts dissolved in October.
The Interim Haiti Recovery Commission, which was co-chaired by former U.S. President Bill Clinton, came to an end after Haitian authorities failed to renew its 18-month mandate.
A transition team and Prime Minister Garry Conille are trying to figure out the shape and responsibilities of a new panel.
The World Bank announcement came the same week that a forum hosted by the Haitian government and the Inter-American Development Bank brought hundreds of potential investors to Haiti, an impoverished country long overlooked because of its tattered infrastructure, cumbersome laws and unpredictable political climate.
President Michel Martelly said at the event that he wants to create 500,000 jobs within three years.
Some of those jobs are to be generated by two international businesses that announced projects this week: a $224 million industrial park in the north, the country’s biggest private investment since the quake, and a $45 million Marriott Hotel to be built in the capital.
http://www.washingtonpost.com/world/americas/world-bank-approves-255-million-plan-for-helping-haiti-recover-from-2010-earthquake/2011/12/01/gIQAP4VyHO_story.html

mercredi 26 octobre 2011

Quand la CIRH fait son bilan

Haïti: Au cours d'une réunion tenue le vendredi 21 octobre, la Commission intérimaire pour la Reconstruction d'Haïti (CIRH) a dressé un bilan de ses 18 mois d'existence. Selon les responsables, si Haïti a pu connaitre quelques avancées dans la cadre de la reconstruction, c'est grâce à l'engagement et la contribution sans faille de nombreux partenaires nationaux et internationaux.

Un communiqué émanant de la dite institution relatant ses réalisation majeures indique que la création de la CIRH a contribué à maintenir l'intérêt de la communauté internationale au plus haut niveau, sur la reconstruction d'Haïti. Cela a favorisé un décaissement effectif des fonds promis par les bailleurs pour la reconstruction du pays.
Grâce aux processus rapides mis en place, dit le communiqué, la CIRH a approuvé des projets de reconstruction prioritaires, représentant un portefeuille de plus de 3 milliards de dollars. Ces approbations données par la CIRH sont une garantie de qualité, d'alignement avec les priorités nationales et de fort potentiel d'accélération de la reconstruction.
La CIRH a aussi permis le financement direct de 15 projets prioritaires du Gouvernement, via le Fonds pour la Reconstruction d'Haïti (FRH), pour un engagement total de 267 millions de dollars.
Au coeur du défi posé par la reconstruction d'Haïti, la CIRH a approuvé un projet de retour aux quartiers de grande envergure, le projet 16/6, qui devrait permettre de relocaliser 30,000 personnes déplacées dans leurs quartiers. A travers les projets qu'elle a approuvés, la CIRH contribuera à la création de 500,000 emplois sur plusieurs années, et presque 90,000 emplois durables, dont 60,000 sont anticipés dans le cadre de la construction d'un nouveau parc industriel, qui constituera la plus grande initiative privé en Haïti.
La CIRH a apporté sa contribution à l'enlèvement de plus de 40% de débris des rues d'Haïti, a travers d'un bon nombre de projets approuvés. Par ailleurs les projets approuvés dans le secteur de la Santé ont permis de lancer la construction de 27 centres de santé et 14 hôpitaux, dont l'hôpital de pointe de Mirebalais, dont l'ouverture est prévue en 2013. Enfin, nous avons su ouvrir la voie à un mode de partenariat innovant avec le Gouvernement haïtien, assurant la relance d'un leadership affaibli suite au séisme.
« Notre tâche n'a pas été des plus faciles : appuyer la coordination des efforts de reconstruction d'Haïti dans le sillage du séisme dévastateur du 12 janvier 2010. Avec des moyens très limités face à l'ampleur des besoins, nous avons dû affronter le poids de la frustration générale, naturelle dans un processus de reconstruction aussi complexe que celui-ci. Nous avons dû, à nombreuses reprises, faire preuve de créativité et de persistance pour trouver des solutions adaptées, qui ont permis à la CIRH de devenir un réel espace de cohérence et d'accélération de la reconstruction malgré les nombreux défis », lit-on encore dans ce document.
« Nous tenons à réaffirmer notre gratitude pour l'engagement sans faille tout au long des 18 mois d'activité de la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d'Haïti (CIRH), de tous nos partenaires : en premier lieu, le gouvernement haïtien, les membres de la communauté internationale, la société civile et tous les partenaires de la reconstruction qui nous ont accompagnés sans relâche », conclut le communiqué.

mardi 26 juillet 2011

La CIRH à l’heure du changement

Le Conseil d’administration de la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH) a tenu, vendredi 22 juillet, dans la capitale haïtienne, sa première réunion de travail depuis l’investiture du Président Michel Martelly à la tête de l’Etat haïtien. Une rencontre qui a été l’occasion pour la Commission de faire part des nouveaux projets approuvés et des mesures prises en vue d’améliorer sa collaboration avec les nouvelles autorités, et l’occasion pour le nouveau Chef de l’Etat de présenter sa vision de la CIRH.


Cette septième réunion de travail du Conseil d’administration de la CIRH s’inscrivait sous le signe du changement et des nouvelles orientations préconisées par le Chef de l’Etat. En effet, lors de son intervention, le Président Martelly a présenté sa « vision de l’avenir de la CIRH » et proposé un certain nombre d’actions concrètes. Ces mesures devraient, a-t-il dit, être prises au cours des prochains mois, afin d’améliorer la performance de la Commission.

Le mandat de la CIRH est de mettre en œuvre le « Plan d’Action pour le Relèvement et le Développement d’Haïti » adopté lors de la réunion des bailleurs de fonds à New-York en mars 2010. Et l’une des priorités de l’heure est d’actualiser ce plan. Cette actualisation fait l’objet d’un document en cours d’élaboration intitulé « Les Grands Chantiers pour le Relèvement et le Développement d’Haïti » initié par l’actuel Premier ministre intérimaire, Jean Max Bellerive, qui, avec l’ancien Président des Etats-Unis et Envoyé spécial du Secrétaire général pour Haïti, Bill Clinton, copréside la CIRH.
Ce document doit non seulement tirer les leçons de l’expérience de la CIRH depuis sa mise en place, mais aussi prendre en compte les priorités définies par les nouvelles autorités. Et l’une d’elles est bien entendu la relocalisation des quelque 630.000 personnes déplacées suite au séisme de janvier 2010 (selon les dernières données fournies par l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM)), qui vivent toujours sous des tentes ou dans des abris de fortune.
« Tous les efforts et moyens disponibles devront être déployés à cette fin », souligne M. Martelly. Il recommande également une attention particulière à la reconstruction et à l’aménagement des écoles et autres établissements d’enseignements, notamment au niveau primaire.
Autre changement préconisé, l’allègement des procédures d’exécution des projets retenus, de manière à « obtenir au plus vite des résultats tangibles à grande échelle et susceptibles d’améliorer visiblement et profondément les conditions d’existence de la population ». Le Chef de l’Etat prévoit aussi de renforcer les structures techniques de la Commission. Dans cette optique, une Directrice Exécutive a.i. a été nommée et six nouveaux membres représentant la Présidence remplacent, au sein de la Commission, ceux qui avaient été nommés par l’ex-Président René Préval. Un groupe de travail a par ailleurs été créé qui doit soumettre, dans un délai de 60 jours, des propositions visant à dynamiser l’organisation interne de la CIRH.
Il importe également, selon M. Martelly, de mettre en place au sein de la Commission des mécanismes devant accélérer la réalisation des projets prioritaires, « en toute transparence et avec une efficacité accrue ». Il souhaite aussi l’amélioration des services de communication de la CIRH pour une meilleure compréhension par le public de son fonctionnement et de ses réalisations. En outre, une meilleure coordination avec les ONG et la prise en compte de leurs activités permettront d’ « éviter des doubles emplois ».
L’après CIRH fait aussi partie de l’agenda du Chef de l’Etat. Définir la mission, les attributions et l’architecture de l’entité qui aura à prendre le relais de la Commission en octobre 2012 est l’autre dossier sur lequel doit se pencher, dès maintenant, l’équipe Martelly afin d’aboutir à un projet de loi organique à présenter au Parlement haïtien. En attendant, le Président souhaite une prorogation de 12 mois du mandat de la CIRH après l’échéance du 12 janvier.
Il importe de noter que certaines critiques relatives au fonctionnement de la Commission ont été adressées lors des réunions précédentes. Le Premier ministre haïtien sortant avait en effet noté un défaut de communication entre le secrétariat de la CIRH et les ministères. « Il n’y aura pas d’appropriation du travail réalisé par la Commission si les ministères ne peuvent pas comprendre ce qui se fait à chaque réunion», avait-il prévenu. De même, des faiblesses ont été identifiées par un atelier de travail organisé au cours de la dernière rencontre.
Pour y remédier, la CIRH avait déjà entrepris certains ajustements dans son mode de fonctionnement. L’un d’eux porte sur l’amélioration de la collaboration entre la CIRH et le Ministère de la Planification et de la Coopération Externe (MPCE), l’entité chargée de programmer les investissements publics du pays. Des réunions hebdomadaires entre la CIRH et le MPCE permettent à ce dernier d’intervenir en amont, lors de la présentation des projets, et de les analyser. « Avec cette collaboration depuis avril dernier, le Ministère est désormais informé en temps réel des projets présentés pour financement à la CIRH », a fait remarquer Wilfrid Trainard, le Directeur de la planification au MPCE. Aussi, seuls sont désormais sélectionnés les projets qui sont en adéquation avec les objectifs des autorités de l’Etat articulés autour de quatre volets que sont : la « refondation » territoriale, économique, sociale et institutionnelle.
L’analyse en amont des projets permet aussi de relever très vite les lacunes et d’éviter des pertes de temps. Les responsables peuvent alors retourner, le cas échéant, les dossiers pour des compléments d’information, évitant ainsi qu’ils aient à parcourir d’abord tout les étapes avant une décision négative.
A l’invitation des autorités haïtiennes, le Secrétaire général de l’OEA, Jose Miguel Insulza, en visite de travail dans le pays, et le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en Haïti, Mariano Fernandez, ont honoré de leur présence cette septième réunion du Conseil d’administration de la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH).
http://minustah.org/?p=31310

mardi 31 mai 2011

La CIRH peut et doit faire mieux selon Jean Max Bellerive

Le premier ministre démissionnaire, Jean Max Bellerive, dit partager le sentiment que la Commission intérimaire pour la reconstruction d'Haïti (CIRH) peut et doit faire mieux. Le co-président de la CIRH continue cependant à croire en son utilité pour combler des déficiences du système de coordination de l'aide internationale en Haïti.
Comme mentionné par le bureau du Président de la République mercredi soir et lors des récents entretiens entre les deux coprésidents de la Commission, le Président Martelly a clairement confirmé son intention de continuer à améliorer le fonctionnement de cette structure institutionnelle, afin de la rendre encore plus performante au niveau des déboursements des fonds, plus alignée avec les priorités du gouvernement et d'arriver à une plus grande gestion des projets de reconstruction de la part des autorités haïtiennes.
Il reviendra au prochain gouvernement de trouver un accord avec le Parlement sur l'avenir de cette commission, lorsque son mandat actuel prendra fin en octobre 2011.
Jean Max Bellerive a fait ses déclarations en réaction aux rapports de certains medias concernant les travaux de la commission qu'il copréside avec l'ancien président américain Bill Clinton.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19168

jeudi 26 mai 2011

Le futur premier ministre haïtien veut éliminer la commission de reconstruction

De Trenton Daniel, The Associated Press – Il y a 12 heures PORT-AU-PRINCE, Haïti — L'homme d'affaires choisi pour devenir le prochain premier ministre d'Haïti a déclaré mercredi vouloir se débarrasser de la commission de reconstruction co-dirigée par l'ancien président américain Bill Clinton, et qui a fait l'objet de critiques pour ses lents progrès.
Daniel-Gérard Rouzier affirme que la commission, constituée de 27 membres, est «dysfonctionnelle», et qu'il la remplacerait par une nouvelle agence gouvernementale.
Lors d'une entrevue accordée à l'Associated Press, M. Rouzier a expliqué que la commission, telle qu'elle est aujourd'hui, cesserait tout simplement d'exister. Il ne serait cependant pas question de punir les gens ayant trouvé le concept de l'agence, mais qu'il était parfois nécessaire de réparer ce qui ne fonctionnait pas.
M. Rouzier, qui attend la confirmation de sa nomination par le Sénat haïtien, n'a pas offert de plus amples détails sur sa proposition d'une nouvelle agence de reconstruction.
Il a cependant fait savoir qu'elle répondrait davantage aux besoins du peuple haïtien et demeurerait imputable envers les donateurs internationaux.
L'homme dit espérer que M. Clinton, un envoyé spécial des Nations unies en Haïti qui a effectué plusieurs voyages dans le pays pour présider les réunions de la commission, demeurera actif dans la reconstruction après le séisme de janvier 2010 qui, selon le gouvernement, aurait tué plus de 300 000 personnes et transformé la majeure partie de la capitale en ruines.
«Lorsque vous pouvez compter sur une personnalité de la trempe de M. Clinton, un homme doté d'une grande vision, nous devons le consulter autant que possible, afin de s'assurer que nous employons la bonne stratégie», a fait remarquer M. Rouzier.
Un porte-parole de M. Clinton et les responsables de la Commission haïtienne de reconstruction par intérim n'ont pas immédiatement répondu à des demandes de commentaires.
La commission a été mise sur pied après le tremblement de terre de janvier 2010 car les donateurs internationaux voulaient des assurances que la reconstruction se ferait dans l'ordre, et dénuée de la corruption qui paralyse Haïti depuis longtemps. Elle englobe des représentants du gouvernement américain, de la France, du Japon et d'autres membres de la communauté internationale qui ont le plus contribué à la reconstruction de la «Perle des Antilles».
M. Clinton a co-présidé la commission aux côtés de Jean-Max Bellerive, le premier ministre haïtien sortant, supervisant des réunions visant à discuter les détails de propositions en faveur du déblaiement des gravats, de la construction de logements, ainsi que tenter de créer des emplois dans un pays aux prises avec de graves problèmes même avant le séisme.
La commission a approuvé 86 projets qui nécessiteraient des fonds de 3,2 milliards $ US, mais Haïti n'a pas encore l'intégralité de cette somme et plusieurs personnes se sont plaintes de l'absence apparente de progrès.
Un récent rapport du Bureau américain d'imputabilité a critiqué la commission pour des délais dans l'embauche de personnel, un manque de transparence et pour ne pas avoir atteint les objectifs de reconstruction.
Le mandat de la commission doit prendre fin en octobre, mais pourrait être renouvelé par le gouvernement haïtien.
http://www.google.com/hostednews/canadianpress/article/ALeqM5jHfO28H8zerIyzz5FeghGrtCCOxA?docId=6957047

jeudi 12 mai 2011

Clinton says strong leadership needed to rebuild Haiti

The Canadian Press

Date: Thursday May. 12, 2011 6:55 AM ET
ANTIGONISH, N.S. — Bill Clinton says it will take strong leadership and good ideas to help rebuild Haiti, which has struggled to lift itself out of the rubble from last year's devastating earthquake.
The former U.S. president, who is the United Nations special envoy to Haiti, was in Nova Scotia on Wednesday to officially open the Frank McKenna Centre for Leadership at St. Francis Xavier University.
The centre, named after Clinton's friend and former New Brunswick premier Frank McKenna, will offer direction on leadership in areas such as public policy, business and health.
Speaking to a well-heeled audience of more than 600 business leaders, academics and alumni, Clinton said there needs to be more institutions that tackle the inequality and instability in the world -- especially so in fragile economies like Haiti.
"All of it begins with someone with an idea, the ability to inspire, the ability to organize, putting other people together and working for a common goal," Clinton said in a 20-minute speech that also touched on climate change and the need for co-operation between governments and business.
It's particularly important for the United States and Canada to act, he said, given the large Haitian populations in both countries.
He applauded a recent move by the parliament in Haiti to grant dual citizenship to the Haitian diaspora. He said it will allow Haitians living in Canada, for example, to vote in an election in their native country.
What's more, he said, Haitians will be able to buy land, start businesses and conduct economic affairs as if they were living in the island nation.
"What will happen is, it will lead to an enormous investment in Haiti and more people, I think, will go home and they will begin to build the kind of systematic opportunities that are important," said Clinton, who is expected to lead the official U.S. delegation to the inauguration this weekend of Haiti's president-elect Michel Martelly.
Clinton also gave examples of leadership he's seen throughout the world. In Rwanda, he noted, every adult is required to help clean city streets one day a month to dispel the notion that poverty leads to uncleanliness.
"If you go to Rwanda, it's shocking what it looks like . . . because of leadership and vision," Clinton told the crowd gathered at the $150-per-plate gala.
Clinton said he's plagued by the thought of those who are denied the chance to explore their leadership potential.
He said the new centre at St. Francis Xavier will help overcome that.
University president Sean Riley said the leadership centre will work alongside the Coady International Institute, which is also located on campus, to train leaders as they help develop more than 100 countries worldwide.
The centre's namesake told reporters that the university has a long history of building leaders, including corporate executives and politicians.
"This campus has been a crucible for leadership formation," said McKenna, a graduate of the school and a one-time Canadian ambassador to the U.S.
McKenna, who is on the school's board of governors, donated $1 million toward the $10-million cost of the centre.
http://www.ctv.ca/CTVNews/Canada/20110512/clinton-haiti-110512/

mardi 10 mai 2011

Reno businessman under fire says plan to build houses for Haiti still under way

Despite losing the support of churches in Texas and Nevada and being sued, a Reno businessman said he plans to go forward with a plan to build some homes this month that will be shipped to help Haitian earthquake victims.

"We have a contractual obligation to fulfill these contracts for our sponsors," Mike Stickler, head of the nonprofit group Help Build Hope Haiti, said in a interview Friday. "As we sit here today, the build is going on."
Although most of the money he received from three Reno churches and four churches in the Dallas area was gone by February, Stickler said he has raised new funds for the build event on May 21 in Reno and has secured a new site in Haiti for the homes to be sent.
And he has new sponsors in Texas who want to participate in build events next year, he said. But he wouldn't reveal their names.
A Reno Gazette-Journal investigation published in April revealed that a year after Help Build Hope Haiti began gathering funds for their build events, many of the lead workers left claiming Stickler misused the funds, churches left when the money was gone, the Haiti contact in charge of securing the land said he hadn't been paid, and two groups filed lawsuits.
One of the suits filed in Texas said that Stickler made false claims to secure the funds -- an accusation Stickler denies. The other suit filed in Kentucky said the Help Build Hope name was trademarked and Stickler didn't have permission to use it.
Stickler said he plans to fight the suits, but as of Friday, he said he had not been served.
Since the RGJ stories were published, the Nevada Secretary of State's Office said it is working with the Nevada Attorney General's Office to look into Stickler's business practices to see if he had been involved in any "actionable conduct," secretary of state spokeswoman Pam duPre said.
And the Reno Police Department is investigating numerous bounced check claims against Stickler for possible fraud charges, police spokeswoman Michele Anderson said.
Pastor Paul Holland of the Cornerstone Foursquare Church in Sparks, which participated in a full sponsorship of $23,000, said they're done with the Haiti plan and don't plan to participate in the May 21 build.
"We're not involved at all as a church," Holland said. "There may be people, individuals, who may still want to be involved, but the church is not."
He said he didn't remember signing a contract to participate and said they were not expecting to get any the money back.
Stickler said that until he receives a cancellation notice from the sponsor churches, he considers them a part of the plan. As of Friday, Stickler said, none of the Reno churches have done so.
http://www.rgj.com/article/20110510/NEWS/105080367/Reno-businessman-under-fire-says-plan-build-houses-Haiti-still-under-way?odyssey=mod

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Clinton Bush Haiti Fund Invests to Complete Construction of Haitian-owned Hotel and Conference Center in Port au Prince

Project Expected to Create Hundreds of Jobs and Bring Many Long-term Economic Benefits to Haiti WASHINGTON -- The Clinton Bush Haiti Fund announced today that it would invest $2 million to complete construction on a major hotel project in Haiti that was abruptly halted following the devastating 2010 earthquake.
The 130-room Oasis Hotel was fully funded and construction was well underway prior to the quake. While the building itself remains structurally sound, work on the project ceased when several of the original Haitian shareholders perished while others suffered severe financial losses, making them unable to meet their investment commitments to the project.
“The Oasis Hotel symbolizes Haiti ‘building back better,’ and sends a message to the world that Haiti is open for business,” Clinton Bush Haiti Fund’s Vice President of Programs and Investments, Paul Altidor said. “For Haiti’s recovery to be sustainable, it must attract investors, businesses and donors all of whom will need a business-class, seismically-safe hotel.” In addition to sleeping rooms, Oasis will have significant meeting space and other business amenities.
Fewer than 100 hotel rooms survived the quake in Port-au-Prince, and today Haiti has a critical shortage of hotel space that meets even the most basic standards for business travelers. Jerry Tardieu, Chief Executive Officer of SCIOP S.A., the Haitian corporation that developed and promoted Oasis, highlighted that the project’s environmental and safety standards will serve as a model for future such developments in Haiti.
In mid-2010, the International Finance Corporation (IFC), the private sector arm of the World Bank Group, provided $7.5 million in financing to restart construction of the hotel, which has a total cost of $29 million, but more funding was needed. The Clinton Bush Haiti Fund’s $2 million equity investment catalyzed new funding sources for the project, encouraging large investments from other groups that closed the funding gap. Investors included members of the US Haitian diaspora.
Oasis is creating employment for close to 400 workers in the construction phase, and will create 200 permanent jobs, 75% of them for women. The hotel will source nearly all of its goods and services from local vendors, providing added economic benefits to the community. Additionally, there will be 12 retail spaces, some of which will sell locally manufactured goods, Haitian paintings, and artisan crafts. Based on its experience and local market statistics, the IFC estimates that each job in a hotel project of this nature in Haiti, generates three indirect jobs in the community.
In addition to its equity investment, the Clinton Bush Haiti Fund will make a $100,000 grant to create a training facility for the hospitality industry that will be available to all Haitians looking for employment in this sector. Both the Oasis Hotel and the affiliated training facility will be managed by Occidental Hotels and Resorts (OHR), a Spanish global hospitality chain.
The Clinton Bush Haiti Fund is a 501(c)(3) nonprofit organization founded after Haiti’s January 12, 2010 earthquake, when President Barack Obama asked former Presidents Bill Clinton and George W. Bush to lead a major fundraising effort to assist the Haitian people to “build back better.” The Clinton Bush Haiti Fund initially responded to the catastrophe with millions in humanitarian relief. By the time the Fund began independent operations in May 2010, it transitioned to primarily serving its longer-term mission of sustainable reconstruction efforts designed to promote job growth and economic opportunity, and enabling Haiti to chart its own successful future. To learn more visit www.ClintonBushHaitiFund.org.
Read more: http://www.sunherald.com/2011/05/09/3096354/clinton-bush-haiti-fund-invests.html#ixzz1LxaIgWp6
http://www.sunherald.com/2011/05/09/3096354/clinton-bush-haiti-fund-invests.html

lundi 9 mai 2011

Homes for hundreds going up outside Haiti's capital

AP: Monday, May 09, 2011
CABARET, Haiti — A worker walks on the grounds of the
Mission of Hope 500 housing project in Cabaret, Haiti
 which will provide low-cost shelter for people made
homeless by the January 2010 earthquake. (Photo: AP)
CABARET, Haiti (AP) — A religious charity said Friday it has started a housing project north of Haiti's capital that will ultimately provide low-cost shelter for about 2500 people, many of them victims of last year's devastating earthquake.
The Mission of Hope project near the town of Cabaret will consist of 500 simple homes in bright pastel colours, each with a couple of fruit trees to provide food and a source of extra income to the families, said Jay Cherry, who is co-ordinating the project for the charity based in Fort Myers, Florida.
Haiti's government provided 120 acres for the project and Mission of Hope is raising the $3-million cost of construction through donations, Cherry said.
Residents will pay a small monthly rent that the charity plans to use to provide services to the community.
The project comes amid frustration over the slow pace of reconstruction from an earthquake that the Haitian government said killed more than 300,000 people and displaced about 2 million.
Haiti's reconstruction commission approved the housing project in September and it is scheduled to be completed in December 2012.
Read more: http://www.jamaicaobserver.com/news/Homes-for-hundreds-going-up-outside-Haiti-s-capital_8776563#ixzz1LqUjUvf5
http://www.jamaicaobserver.com/news/Homes-for-hundreds-going-up-outside-Haiti-s-capital_8776563

jeudi 14 avril 2011

Démission de Gabriel Verret de son poste de directeur exécutif de la CIRH

Le directeur exécutif par intérim de la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d'Haïti, Gabriel Verret, dont le mandat arrive à terme, a remis sa démission, cette semaine aux deux co-présidents de la CIRH, Jean Max Bellerive et Bill Clinton. Une annonce faite par la Porte-parole de la commission Florence Liautaud lors d'une interview accordée à Radio Métropole.
Madame Liautaud a fait remarquer que la décision prise par monsieur Verret a été acceptée par le premier ministre haïtien et l'ancien président américain, Bill Clinton, les deux co-présidents la CIRH et qu'elle n'a rien à voir avec l'arrivée d'un nouveau président.
Elle a par ailleurs fait savoir que Monsieur Gabriel Verret a quitté le poste de directeur exécutif de la CIRH pour devenir conseiller principal en politique et stratégie auprès des deux co-presidents. Madame Liautaud a également précisé que Monsieur Verret va continuer à apporter son soutient à la commission.
En attendant la désignation d'un nouveau directeur, par les deux co-présidents de la CIRH, l'intérim sera assuré par les représentants des deux co-présidents, à savoir Madame Laura Graham pour Bill Clinton et Henry Robert Louis pour Monsieur Bellerive.
Rappelons que Gabriel Verret avait été nommé directeur exécutif de la CIRH en janvier 2010 pour une durée de 6 mois, il aura passé, en réalité, plus d'un an ce poste.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19007

mercredi 13 avril 2011

Haiti-Reconstruction : Un projet de 510 millions de dollars pour réhabiliter le quartier de Martissant

P-au-P, 11 avril 2011[AlterPresse] ---- La mairie de Port-au-Prince a conçu un projet d’un montant de 510 millions de dollars pour réhabiliter le quartier de Martissant (secteur sud de la capitale) sévèrement affecté par le tremblement de terre du 12 janvier 2010. Une réunion de cadrage a été organisée par la mairie le 11 avril en vue de permettre aux bailleurs et aux Organisations Non Gouvernementales (ONG) intéressés à la reconstruction du quartier d’être en connaissance du projet.
La rencontre, tenue dans un hotel de Pétion Ville (périphérie sud) s’est déroulée en présence du maire Jean Yves Jason, du président élu lors des élections du 20 mars, Michel Joseph Martelly, de représentants d’ONG et de techniciens attachés au service de la Mairie.
Ce projet devra permettre la construction de 14 500 appartements et faciliter à 72 500 familles de recevoir chacune un logement de 45 mètres carrés.
Jean Yves Jason pense que, grâce à ce projet, tous les acteurs impliqués dans la reconstruction à Carrefour-Feuilles pourront travailler sur un même plan.
Michel Martelly estime pour sa part qu’il est très important que tout le monde soit d’accord sur les activités qui vont se faire.
Il se dit prêt à « marcher avec tout le monde en vue de les supporter et faciliter la collecte de fonds dans l’objectif de retirer les gens (sinistrés) sous les tentes et reconstruire Haiti »
Élisabeth Coicou, consultant au Centre Haïtien de Recherche en Aménagement et en Développement (CHRAD) qui est le bras technique de la mairie, explique que 130 hectares sont concernés par ce projet.
Elle précise que dans un premier temps 61 hectares seront construits le temps de faire stabiliser les autres hectares en construisant des bassins versant et gérer les ravins.
Ce projet se situe dans un plan d’aménagement de la commune de Port-au-Prince, qui concerne également Bel Air et Saint Martin (centre de P-au-P).
Les principaux organismes de financement sont la Banque Mondiale(BM), l’Organisation Internationale de la Migration (OIM) et Oxfam. La réalisation du projet se fera sur une période de 5 ans. [rh gp apr 12/04/11 17 :15]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10898
Commentaires:
Des projets sortant de l'imagination de milliers d'haïtiens; multiplicité d'acteurs plutôt autonome. Un gouvernenment absent et mis a l'écart par la force des choses.
Il sera bien joli notre pays reconstruit. Disloqué comme un énorme puzzle!
Dèjà faudra-t-il trouvé les fonds!!!

vendredi 8 avril 2011

La Commission Intérimaire prêt à entamer une nouvelle étape

Le co-président de la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d'Haïti (CIRH), Jean Max Bellerive, a donné hier le coup d'envoi d'une réunion de cet organisme autour du thème " Accélérer le progrès à travers l'atteinte des objectifs de la reconstruction". Au cours de deux journées de travail les membres du Conseil d'administration évalueront le travail de la commission intérimaire et dégageront des perspectives. Dans l'intervalle une rencontre avec le président élu, Michel Martelly est au programme. Les membres de la commission intérimaire veulent savoir si le prochain chef d'Etat est déterminé à proroger le mandat de l'organisme qui arrive à terme le 21 0ctobre 2011. Le Premier Ministre Bellerive assure que ces rencontres permettront de faire le bilan de l'action de la commission intérimaire.
Le bilan n'est pas négatif, a martelé M. Bellerive qui attire l'attention sur la nécessité de passer à une nouvelle étape puisque le pays se trouve à un tournant de son histoire. Les membres de la CIRH veulent réaliser un projet conçu par et pour les haïtiens, a précisé le Premier Ministre haïtien faisant remarquer que le renforcement des institutions reste l'une des priorités de cet organisme.
Les membres du conseil d'administration de la CIRH veulent analyser les différentes options pour un plan de sortie au terme des 18 mois de l'état d'urgence. Trois options sont possibles selon M. Bellerive, disparition complète ou reconduction avec un mandat transformé ou encore formation de l'agence de développement. Il soutient que la CIRH doit proposer une alternative au prochain gouvernement.
L'évaluation permettra d'identifier les déficiences et les besoins spécifiques de chaque grand ministère. Des propositions concrètes seront ensuite adressées aux différents partenaires, l'Etat haïtien, les donateurs et la CIRH.
L'expert indépendant de l'ONU sur la situation des droits de l'homme en Haïti, Michel Forst a participé à la première journée de cette rencontre de la CIRH.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18989

Haiti-Reconstruction : Faut-il réorienter la CIRH ?

 P-au-P., 08 avril 2011 [AlterPresse] --- Le gouvernement sortant plaide en faveur du renforcement de la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haiti (CIRH) et de l’harmonisation des plans de l’organisme avec ceux de l’État en vue de la réussite des actions envisagée.
 Le directeur général adjoint du Ministère de la Planification et de la Coopération externe (MPCE), Wilner Valcin, estime que la CIRH doit prendre en compte les objectifs fixés dans le Document stratégique national pour la croissance et de la réduction de la pauvreté (DSNCRP).
Le fonctionnaire, qui intervenait jeudi 7 avril, à l’ouverture de la réunion plénière de deux jours de la CIRH, appelle à prendre en compte des facteurs de développement dans le cadre de reconstruction du pays.
« Dans le cadre de la mise en œuvre des projets de la CIRH, il faut tenir compte du renforcement des capacités des institutions étatiques, déjà définis clairement à travers douze points dans le DSNCRP, si l’on veut qu’Haïti soit un pays émergeant dans les prochaines années », souligne Wilner Valcin.
Le directeur général adjoint du MPCE met aussi l’accent sur la « nécessité » de déconcentrer les activités du gouvernement pour diminuer la vulnérabilité aux catastrophes naturelles et arrêter la surconcentration des activités à Port-au-Prince au bénéfice d’un meilleur équilibre économique et social.
Intervenant également durant la première journée de la réunion de la CIRH, l’expert indépendant des Nations Unies pour les droits humains, Michel Forst insiste sur l’obligation qu’ont les dirigeants de travailler pour le respect des droits (civils et politiques) de tous les citoyens haïtiens.
Selon Michel Forst, qui prône la mise en application du concept « approche par les droits », la reconstruction du pays doit aussi passer par le respect des droits des citoyens.
Au cours de cette réunion de deux jours de la CIRH, plusieurs thèmes sont à l’ordre du jour, dont : enlèvement des débris, agriculture et sécurité alimentaire, énergie, éducation, santé, gestion des catastrophes, eau et assainissement et logement. 

vendredi 4 mars 2011

Le nouveau Parlement siégera dans des maisons préfabriquées

Agence France-Presse 04/03/2011 14h27
PORT-AU-PRINCE - Le nouveau parlement haïtien (30 sénateurs et 99 députés) qui sortira des élections législatives du 20 mars siégera dans des locaux préfabriqués offerts par la mission de l'ONU pour la stabilisation d'Haïti (Minustah), a annoncé cette dernière vendredi.

Le deuxième tour des élections est prévu le 20 mars et les résultats devraient être proclamés le 16 avril.
Ce projet, accepté par les autorités, «vise à permettre au Sénat et à la Chambre des députés d'amorcer les travaux parlementaires rapidement, entre la conclusion du processus électoral en avril et la construction d'un édifice transitoire qui couvrira les besoins du pouvoir législatif jusqu'à la reconstruction du nouvel édifice permanent», écrit la mission de l'ONU dans un communiqué.
Les nouveaux locaux dotés de climatiseurs, avec une large salle de 440 mètres carrés pouvant accueillir 230 personnes pour la tenue de l'Assemblée nationale haïtienne, seront placés sur le site de l'ancien parlement d'Haïti complètement détruit lors du séisme de janvier 2010.
Une salle de 145 mètres carrés pourra abriter les séances du Sénat de la République et un local pour deux salles de réunion pourra servir aux rencontres des commissions parlementaires. Un espace administratif permettra d'accueillir une centaine de fonctionnaires.
Le palais présidentiel d'Haïti, effondré le jour du tremblement de terre qui a ravagé la capitale Port-au-Prince faisant près de 250 000 morts, est toujours en ruines.
Le président sortant René Préval loge dans des bâtiments aménagés dans la cour de l'édifice, situé dans le centre de Port-au-Prince.
http://fr.canoe.ca/infos/international/archives/2011/03/20110304-142715.html

jeudi 3 mars 2011

La CIRH fait le point sur les progrès et les défis à relever

2 mars 2011 Après la session spéciale adressée aux deux candidats à l’élection présidentielle, la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH) a renoué, ce 28 février, avec les séances ordinaires. Cette rencontre de travail a été l’occasion non seulement d’approuver de nouveaux projets mais aussi de rappeler les priorités et les objectifs fixés dans le Plan Stratégique du gouvernement haïtien. Il a été aussi question de faire la lumière sur les progrès enregistrés ainsi que les obstacles à surmonter.
Cette cinquième session ordinaire, la première depuis le début de l’année, a vu la CIRH approuver 13 nouveaux projets pour un montant de 255 millions de dollars. Des projets qui touchent des domaines divers comme l’agriculture, le ramassage des décombres et la santé et qui font partie des huit priorités définies dans le Plan Stratégique du gouvernement haïtien.
Ces priorités, le directeur exécutif de la CIRH, Gabriel Verret, les a rappelées lors de la rencontre. L’une d’elle est la santé. Dans ce domaine, l’objectif est entre autres de construire 40 hôpitaux, 75 cliniques, d’accroitre l’efficacité des soins en renforçant ou en reconstruisant 4 facultés de médecine et 4 écoles de soins infirmiers. Il s’agit également de lancer de programmes de formation devant atteindre quelque 4000 agents paramédicaux.
Au niveau de l’éducation, la CIRH entendait reconstruire 250 structures temporaires afin de permettre le retour en classe des élèves en septembre dernier. Elle envisageait aussi de former plus de 5000 enseignants. En ce qui a trait à l’énergie, l’objectif est d’augmenter de 20% le nombre d’heures d’approvisionnement en électricité pour 30.000 ménages et d’étendre le réseau électrique en milieu rural afin d’atteindre 10.000 ménages.
La CIRH retient également, comme priorité, l’eau et d’assainissement. L’intervention dans ce domaine doit permettre à 50% de la population d’avoir accès à l’eau potable contre 2% actuellement. Quant à l’accès aux toilettes et aux latrines, la proportion devrait passer de 10% à 27%.
La commission se propose en outre de créer des emplois pour des centaines de milliers de personnes en dehors de la capitale. Pour y parvenir, l’accent est mis sur des secteurs comme la construction de routes, la gestion de bassins versants et l’agriculture. Les emplois pour les résidents de la capitale seront fournis par le biais de la construction de logements et du ramassage de déblais.
Autre priorité contenue dans le plan stratégique du Gouvernement, la construction de logements. Il est en effet question de relocaliser 400.000 personnes évoluant dans les camps, en juillet dernier. Ces personnes peuvent être dirigées vers des quartiers améliorés ou vers de « nouveaux centres de population ». Deux parcs industriels seront également créés avec le soutien des Etats-Unis.

De nouveaux projets approuvés
Dans le secteur de la santé, a été approuvée la construction de deux hôpitaux, respectivement pour des montants de 70 millions et 35 millions de dollars ; des projets entièrement financés par Médecins Sans Frontières (MSF) France.
En ce qui a trait au logement, la Commission a approuvé un projet de 30 millions de dollars, dans le cadre d’un programme d’appui à la relocalisation de la population. Ce programme aura un impact sur 1,5 millions d’Haïtiens dans les prochaines années. La Commission a par ailleurs approuvé un programme de 47 millions de dollars financé par le Fonds Clinton-Bush Haïti. Cette initiative permettra aux banques haïtiennes et à des institutions de micro-finance d’octroyer des prêts hypothécaires et des prêts destinés à la réhabilitation de logements.
Sur les 255 millions de dollars nécessaires pour exécuter les projets approuvés, 183 millions de dollars sont déjà disponibles. Par ailleurs, le Fonds pour la Reconstruction d’Haïti, une entité placée sous la responsabilité du ministre de l’Economie et des Finances, Ronald Beaudin, qui aide à financer la reconstruction post-séisme, mettra à disposition un montant supplémentaire de 62 millions de dollars.

Des défis et des progrès
L’une des priorités se révélant être un véritable défi est le ramassage des décombres. « Si ceux-ci ne sont pas enlevés, on ne pourra pas progresser dans la reconstruction des écoles, des hôpitaux et des infrastructures », a fait observer l’ex-président américain, Bill Clinton, qui co-préside la CIRH avec le Premier ministre haïtien, Jean-Max Bellerive. Tout en estimant qu’il est possible d’aller au-delà des objectifs de 4 millions de mètres cubes à enlever, grâce à l’appui du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et de la Fondation Clinton, le co-président de la CIRH a néanmoins reconnu que « nous sommes en retard par rapport aux nouveaux objectifs que nous nous sommes fixés ».
Pour le Premier ministre haïtien, il y a des efforts à faire au niveau de la mise en application des projets. Un volet qui, souligne-t-il, est souvent du domaine des agences des Nations Unies et des organisations de la société civile. Il rappelle toutefois que dans certains cas, « les ministères ou la société civile haïtienne estiment que leur implication n’est pas suffisante ».
Un autre défi concerne les mécanismes pouvant permettre, dans le cadre des projets qui sont en cours, de parvenir à un recentrage des financements bilatéraux vers les priorités fixées par le gouvernement et acceptées par la Commission. Et se référant au ramassage des décombres, il a fait observer que « tout le monde a constaté que ce n’était pas forcément, pour certains bailleurs, le secteur d’intérêt majeur où il importe de mettre de l’argent car il s’agit de quelque chose qui va disparaitre et autour duquel on ne pourra pas faire de publicité ».
Par ailleurs, la réunion a été l’occasion d’évoquer les difficultés de communication qui existent entre le secrétariat de la CIRH et les ministères par rapport au contenu des réunions. « Il n’y aura pas d’appropriation du travail réalisé par la Commission si les ministères ne peuvent pas comprendre ce qui se fait à chaque réunion», a précisé M. Bellerive. Un autre type de difficultés est le manque d’empressement pour certains exécutants de projets, dont des ONG, d’en aviser la CIRH ; ce qui rend difficile le travail de coordination qui, cependant, est indispensable pour « éviter des duplications ». D’autres paramètres comme le délai de décaissement des fonds promis peuvent aussi influencer l’atteinte des objectifs visés.
Toutefois, nonobstant ces difficultés, les participants ont mis en exergue des points positifs. L’un d’entre eux est le renouvellement par le gouvernement canadien de ses engagements, dans la région de l’Artibonite, notamment dans le domaine de la santé. Une intervention qui permettra d’accroitre les soins primaires au niveau de 16 sites dudit département. Ces sites de santé générale fourniront aussi des soins maternels et pédiatriques. Le programme intègre par ailleurs la formation des professionnels de la santé.
Un autre point important est l’approbation par la Commission d’un projet majeur soutenu par le ministère des Travaux publics et visant à développer une stratégie globale dans le secteur de l’énergie. Ce projet devrait contribuer à améliorer très rapidement la gouvernance et la régulation de ce secteur afin de permettre non seulement de « soutenir le développement mais aussi, au niveau environnemental, de diminuer l’usage du charbon ».
Les deux co-présidents de la CIRH se sont montrés optimistes quant aux résultats de l’institution dont ils ont la charge. «Malgré les difficultés, nous avons atteint des objectifs qui étaient très importants parmi les huit priorités qui ont été déterminées », a déclaré M. Bellerive. Pour preuve, des projets sont en cours d’exécution ou sont à la phase d’étude. Un optimisme que partagent, selon eux, les bailleurs, pour qui des progrès ont été effectivement enregistrés.
Rédaction : Faustin caille
Edition : Uwolowulakana Ikavi
http://minustah.org/?p=29297
Commentaires:
C'est pour quand la phase exécutoire?
C'est pour quand la liste des défis relevés?

mercredi 2 mars 2011

Haïti-Reconstruction : Des projets, pas assez de fonds

P-au-P., 01 mars. 2011 [AlterPresse]--- Le Fonds pour la reconstruction d’Haïti, mis en place en mai 2010, dispose de 329,3 millions dollars américains pour pouvoir financer des projets multiples devant contribuer au développement « réel » du pays, indique le gouvernement. Le président du FRH, Ronald Beaudin, ministre de l’Economie et des Finances, a fait cette annonce ce mardi 1er mars, lors d’une conférence de presse bilan, dans un hôtel de Juvénat (périphérie est de la capitale).
Selon le titulaire du Fonds, deux projets sur quatre : « Soutien à la reconstruction de logements » et « Plan de réponse au séisme dans le grand Nord d’Haïti », évalués à 61,6 millions de dollars américains, sont acceptés sans aucune réserve par la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (CIRH).
Deux autres projets : « Développement de la production et la transformation du lait en Haïti », et « Faciliter le financement de logement », sont acceptés sous réserve, renchérit Ronald Beaudin, qui se réjouit de l’état d’avancement des activités du Fonds.
Les quatre projets qui totalisent 188 millions de dollars américains, font partie des 13 approuvés par la CIRH lors de sa cinquième réunion le 28 février à Juvénat.
Par ailleurs, le grand argentier de la République signale que le FRH vient d’avoir un nouveau partenaire, le Japon, avec une contribution de 30 millions de dollars américains à la reconstruction d’Haïti.
Cette conférence de presse bilan a été donnée quelques heures après la tenue de la cinquième réunion du FRH ce même mardi.
Cette réunion s’est déroulée en présence de plusieurs représentants des bailleurs de fonds, dont la Banque mondiale, l’Onu et la Banque interaméricaine de développement.
Il s’agissait de dresser le bilan des activités réalisées depuis la mise en place de cette entité de la CIRH qui a pour mandat de gérer les fonds recueillis dans le cadre de la reconstruction, a informé Ronald Beaudin.
Il a, toutefois, regretté que les 329,3 millions dollars américains ne soient pas suffisants pour financer le nombre de demandes de financement de projets. [sfd gp apr 01/03/2011 16 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10709

La Caricom préoccupée par les atermoiements de la reconstruction

Les chefs d'Etats et de gouvernement de la Caricom expriment leurs préoccupations en raison du retard dans le décaissement des fonds promis par la communauté internationale. Dans un communiqué diffusé après la 22 eme réunion des chefs de gouvernement à Grenade, les dirigeants de la Caricom ont exhorté les pays donateurs à honorer leurs engagements en faveur de la reconstruction d'Haïti. Les membres de la Caricom indiquent que le support tangible de la communauté internationale est indispensable pour renforcer la capacité des institutions haïtiennes. Les chefs d'Etats et de gouvernement de la Caricom font valoir que l'insuffisance des ressources financières et le changement drastique dans une approche bilatérale pour utiliser ces ressources n'ont pas permis de répondre aux principales priorités du gouvernement haïtien.
Ils appellent la communauté internationale à décaisser des ressources importantes en faveur de la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d'Haïti (CIRH) ainsi qu'à synchroniser des activités bilatérales avec le plan d'action du gouvernement haïtien. L'efficacité des contributions est également une préoccupation des leaders de la Caricom qui exhortent les donateurs à respecter leurs engagements selon les termes prévus. Il s'agit entre autre d'améliorer le sort de plusieurs centaines de milliers de personnes regroupées dans des sites d'hébergement au cours des 18 mois de la CIRH.
Les dirigeants de la Caricom émettent également des réserves sur le fonctionnement de la Commission Intérimaire. Ils croient que les projets approuvés ne reflètent pas les priorités immédiates alors que leur mise en œuvre est incertaine.
Les chefs d'Etats recommandent une révision des méthodes de travail afin de garantir que les priorités du gouvernement haïtien soient prises en compte dans un contexte d'urgence.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_poli_fr.php?id=18841
Commentaires:
Je reste assez pessimiste sur la capacité de certains pays donnateurs à honorer leurs engagements. Les agences internationales de notation, génératrices de crises financières et sociales, menacent une bonne partie de l'Europe.

Personne peut se targuer de posséder des excédents budgétaires diponibles pour l'humanitaire.
Quand à cela s'ajoutent l'absence de gouvernement, l'absence de vision, l'absence d'action et de mécanises de pression portée par une élite capable de guider et se muter en porte-parole d'une société civile avec des aspirations réelles, légitimes et logiques on est en droit d'être très pessimistes.
Et cet entêtement à transporter une démocratie non adpatée, démodée en bouture ou greffe dans une société en agonie en quête de survie, ne contribue pas à sortir la tête du CUL

Haïti : Japon et Espagne apportent leurs contributions à la reconstruction

le 01/03/2011 à 22:15
 Le Japon et l'Espagne sont devenus lundi deux nouveaux membres de la Commission intérimaire pour la reconstruction d'Haïti (CIRH) en apportant chacun une contribution de 30 millions de dollars lors de la cinquième réunion de la Commission coprésidée par l'ex-président américain Bill Clinton et le Premier ministre haïtien Jean-Max Bellerive.
«La contribution du Japon représente un premier versement sur un engagement de 100 millions de dollars au fonds de reconstruction d'Haïti et dans le contexte de plan d'action pour le relèvement national», a déclaré le chargé d'affaires du Japon en Haïti.
L'Espagne a de son côté annoncé un premier décaissement sur une promesse de 30 millions de dollars.
Lors de la réunion les membres du Conseil d'administration du CIRH ont, d'autre part, approuvé une dizaine de projets d'un montant de 255 millions de dollars portant notamment sur la santé, la création d'emplois et le logement devant bénéficier à plus de 300.000 familles, a annoncé le secrétariat de la CIRH.
La Fédération internationale de la Croix-rouge qui a collecté plus d'1 milliard de dollars pour Haïti depuis le séisme de 2010 a pour sa part annoncé un projet portant sur 30.000 unités de maisons transitionnelles en Haïti dont 10.000 maisons qui seront réparées dans la capitale, Port-au-Prince.
Toutefois certains pays donateurs se sont plaints d'un «grave problème foncier qui entrave la construction de logements pour les sans abris et l'absence d'un plan d'ensemble».
«Je suis optimiste, nous avons l'espoir que ces projets vont aboutir en imaginant que nous trouvons le financement nécessaire», a déclaré le président Clinton.
Il a cependant reconnu que ce ne sera pas facile car «il faut trouver des propriétés exemptes de tout litige pour bâtir les maisons à Port-au-Prince, à Léogane et à Jacmel», a-t-il dit.
Près de 1,5 million de personnes ont été affectées par le séisme de janvier 2010 qui a ravagé Haïti. La plupart vivent encore sous des tentes.
le 01/03/2011 à 22:15
http://www.lalsace.fr/actualite/2011/03/01/haiti-japon-et-espagne-apportent-leurs-contributions-a-la-reconstruction

mardi 1 mars 2011

New Haiti aid projects include 1st mortgage system

The Associated Press PORT-AU-PRINCE, Haiti -- Home mortgages will become available to much of the Haitian public for the first time under a new program funded by international donors, former U.S. President Bill Clinton said Monday after a meeting of the earthquake reconstruction commission he co-chairs with Haiti's prime minister.
The new program will include "micro-mortgages" so that even very poor people can get financing to buy a house, Clinton said, outlining the program in brief remarks to reporters after the meeting at a hotel in the Haitian capital, which is still largely in ruins more than a year after the devastating earthquake. Details of the program weren't provided.
The Interim Haiti Recovery Commission, also presided over by Prime Minister Jean-Max Bellerive, is deciding how to spend the billions in aid pledged for reconstruction in a country where more than 500,000 people whose homes were destroyed in the quake are still living in dismal tent camps and shantytowns.
"I'm optimistic but it is not going to be easy," Clinton said.
The group approved 13 projects with a total value of $255 million at its meeting Monday. They also included a census that will help the government and its international partners find vacant land for new construction, the former president said.
Also at the meeting were delegates from Spain and Japan who said their governments would be turning over about $30 million each toward their previous pledges of support to Haiti reconstruction. The international community pledged more than $5.6 billion to help Haiti rebuild but less than half of that money has been provided so far.
Read more: http://www.miamiherald.com/2011/02/28/2090948/new-haiti-aid-projects-include.html#ixzz1FN7E09MY
http://www.miamiherald.com/2011/02/28/2090948/new-haiti-aid-projects-include.html