Le chef d'Etat haïtien Michel Martelly débute ce lundi la deuxième année de son mandat alors que le pays est toujours dirigé par un gouvernement démissionnaire. Au cours de ces 12 mois, l'administration Martelly n'a pu fonctionner avec un gouvernement légitime que durant 4 mois. M. Martelly attend la fin du processus de ratification du gouvernement de Laurent Lamothe afin de lancer d'autres projets d'envergure. La seconde année de l'administration Martelly débutera avec un grand projet d'assurance santé pour les couches vulnérables. La carte rose permettra à ses détenteurs moyennant une modique contribution d'environ 1 dollar américain par mois d'avoir accès à des soins sanitaires dans les différentes régions du pays.
Martelly se réjouit de ce programme et révèle que le représentant spécial adjoint du secrétaire général de l'ONU, Paul Farmer, a promis d'impliqué son centre hospitalier dans le projet.
L'administration Martelly annonce également le décollage réel de plusieurs projets annoncés depuis la fin 2011. Le Parc industriel de Caracol qui doit faciliter la création de 60 000 jobs se concrétisera en même temps que d'autres projets d'investissement dans le secteur touristique.
Les compagnies Marriot et Best Western continueront la construction des hôtels dans la région métropolitaine de Port-au-Prince ce qui devrait inciter la reprise des activités touristiques.
Dans le même temps l'administration Martelly annonce des investissements publics de l'ordre de 40 millions de dollars pour développer le secteur touristique à Jacmel (Sud Est). Le Nord bénéficie également d'une grande attention des autorités qui sont parvenus au cours des dernières semaines à favoriser une extension des activités touristiques de Labady. Les touristes pourront désormais faire des excursions dans la ville du Cap Haïtien et visiter la Citadelle.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_poli_fr.php?id=20802
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
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lundi 14 mai 2012
samedi 15 janvier 2011
Haïti - Reconstruction : Combien d’argent à reçu Haïti en 2010 ?
14/01/2011 12:52:15 Le premier ministre haïtien, Jean Max Bellerive, qui co-préside avec l’ex-président américain Bill Clinton, la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH) a fait savoir que, sur les 2,010 milliards de dollars promis par les pays donateurs pour la reconstruction d’Haïti [objectif 2010], seulement 1,28 milliard de dollars, soit près de 64% avait été déboursé à la date du 31 décembre 2010.
L’ancien président américain Bill Clinton, reconnait lui aussi que 64% du montant promis a finalement été déboursé, néanmoins, il trouve ce montant « considérable vu que l’année 2010 a été particulièrement difficile pour l’économie mondiale. »
Il est est important de mettre en lumière l’utilisation de ces fonds, ce qui permet de voir que seulement 45% et non 64% ont été alloué pour la reconstruction. En effet, selon le rapport de L'Office des Nations Unies de l'Envoyé spécial pour Haïti (OSE) 1,28 milliards on effectivement été déboursé au 31 décembre 2010, mais seulement 912.5 millions de dollars (45%) concernait les projets de reconstruction. Pour arriver à 64% nos «chers» co-présidents, incluent dans leurs calculs : 233 millions d’appui budgétaire au gouvernement (financement du budget de l’État haïtien (1)) et 135.3 millions de prêts fait au gouvernement d’Haïti...
Les seuls dons en 2010, comptabilisé par l’OSE sont en réalité : 223,6 millions de dollars (diverses subventions auprès des Nations Unies), la Banque Interaméricaine de Développement (BID) et la Banque mondiale à travers le Fonds de reconstruction d'Haïti et 688,9 millions de dollars en subventions au Gouvernement d'Haïti, des agences multilatérales, des ONG et des entreprises privés.
Durant l’année 2010, la CIRH a approuvé 74 projets pour un montant total de 2,990 milliards de dollars. Sur ce montant 1,611 milliards (54%) sont liés à des sources de financement identifiées (institutions et organismes internationaux, fonds privés, pays donateurs etc...). Il faut se rappeler que l’identification des sources de financement, ne signifie pas pour autant, un décaissement total dans l’exercice en cours. Certains projets approuvés s’étalent sur 2 ans ou plus, d’autres ne sont que partiellement financés et sont à la recherche de financement complémentaires. En réalité c’est 912.5 millions de dollars qui ont réellement été décaissé soit 31% des projets approuvés (ou 56% des sources de financements identifiées).
Les promesses des 55 pays donateurs (bailleurs internationaux) pour les années 2010-2011 s’élèvent à 4,460 milliards de dollars, actuellement seulement 20% ont été déboursé.
Il est aussi important de mentionner qu’au delà des fonds de reconstruction, des fonds de soutien direct au gouvernement haïtien, la communauté internationale a procédé à l’allégement de la dette d’Haïti pour un montant de 1,07 milliard de dollars durant cette période (non pris en compte dans ces chiffres). De même que sont exclus les coûts importants de l’aide internationale d’urgence post-séisme.
Jean Max Bellerive a rappelé les trois secteurs prioritaires pour la CIRH : l’enlèvement des décombres, le logement et la santé, précisant que pour ces 3 secteurs prioritaires, Haïti en 2010, n’avait reçu que 350 millions de dollars. Tout en reconnaissant qu’en matière de coopération internationale, le pourcentage des sommes reçues est un « standard normal », il précise qu’en raison de la situation et des besoins d’Haïti, il faut un effort supplémentaire de la part de la communauté internationale.
Bill Clinton a déclaré pour sa part, que les besoins étaient nombreux, mais qu’il faudra attendre 6 a 12 mois avant que l’on puisse voir tout ce qui est fait depuis le 12 janvier 2010. De plus, il a assuré qu'un mécanisme avait été mis en place « pour garantir la transparence sur la façon dont les fonds sont dépensés ».
Il faudra sans doute plus que ces déclarations pour que ces chiffres deviennent un jour plus transparent (pour ne pas dire compréhensible) dans l’esprit profane de la population...
(1) L’apport de l’International passe d’une année à l’autre de 61 à 66% (58 milliards de gourdes) du budget national (2010-2011, soit prés des 2/3 de nos dépenses publiques (!)
http://www.haitilibre.com/article-1636-haiti-economie-le-budget-2010-2011-depend-a-66-de-l-aide-internationale.html
(2) Il est a noté que malgré les nombreuses critiques dont est victime la CIRH, elle a grandement amélioré ses méthodes de travail. Ainsi lors de la première réunion de la CIRH (25 juillet 2010), 2 projets ont été approuvés et financés à 100%, ce qui est normal, il s’agissait du lancement de cette commission. La deuxième réunion de la CIRH (17 août 2010) a approuvé 29 projets dont seulement 44% avaient un financement total ou partiel... La troisième réunion (6 octobre 2010) la CIRH approuvait 18 projets dont 59% avaient un financement total ou partiel. À la dernière réunion (14 décembre 2010) la CIRH a approuvé 25 projets dont 76% avaient un financement total ou partiel.
PI/ HaïtiLibre
http://www.haitilibre.com/article-2114-haiti-reconstruction-combien-d-argent-a-recu-haiti-en-2010.html
L’ancien président américain Bill Clinton, reconnait lui aussi que 64% du montant promis a finalement été déboursé, néanmoins, il trouve ce montant « considérable vu que l’année 2010 a été particulièrement difficile pour l’économie mondiale. »
Il est est important de mettre en lumière l’utilisation de ces fonds, ce qui permet de voir que seulement 45% et non 64% ont été alloué pour la reconstruction. En effet, selon le rapport de L'Office des Nations Unies de l'Envoyé spécial pour Haïti (OSE) 1,28 milliards on effectivement été déboursé au 31 décembre 2010, mais seulement 912.5 millions de dollars (45%) concernait les projets de reconstruction. Pour arriver à 64% nos «chers» co-présidents, incluent dans leurs calculs : 233 millions d’appui budgétaire au gouvernement (financement du budget de l’État haïtien (1)) et 135.3 millions de prêts fait au gouvernement d’Haïti...
Les seuls dons en 2010, comptabilisé par l’OSE sont en réalité : 223,6 millions de dollars (diverses subventions auprès des Nations Unies), la Banque Interaméricaine de Développement (BID) et la Banque mondiale à travers le Fonds de reconstruction d'Haïti et 688,9 millions de dollars en subventions au Gouvernement d'Haïti, des agences multilatérales, des ONG et des entreprises privés.
Durant l’année 2010, la CIRH a approuvé 74 projets pour un montant total de 2,990 milliards de dollars. Sur ce montant 1,611 milliards (54%) sont liés à des sources de financement identifiées (institutions et organismes internationaux, fonds privés, pays donateurs etc...). Il faut se rappeler que l’identification des sources de financement, ne signifie pas pour autant, un décaissement total dans l’exercice en cours. Certains projets approuvés s’étalent sur 2 ans ou plus, d’autres ne sont que partiellement financés et sont à la recherche de financement complémentaires. En réalité c’est 912.5 millions de dollars qui ont réellement été décaissé soit 31% des projets approuvés (ou 56% des sources de financements identifiées).
Les promesses des 55 pays donateurs (bailleurs internationaux) pour les années 2010-2011 s’élèvent à 4,460 milliards de dollars, actuellement seulement 20% ont été déboursé.
Il est aussi important de mentionner qu’au delà des fonds de reconstruction, des fonds de soutien direct au gouvernement haïtien, la communauté internationale a procédé à l’allégement de la dette d’Haïti pour un montant de 1,07 milliard de dollars durant cette période (non pris en compte dans ces chiffres). De même que sont exclus les coûts importants de l’aide internationale d’urgence post-séisme.
Jean Max Bellerive a rappelé les trois secteurs prioritaires pour la CIRH : l’enlèvement des décombres, le logement et la santé, précisant que pour ces 3 secteurs prioritaires, Haïti en 2010, n’avait reçu que 350 millions de dollars. Tout en reconnaissant qu’en matière de coopération internationale, le pourcentage des sommes reçues est un « standard normal », il précise qu’en raison de la situation et des besoins d’Haïti, il faut un effort supplémentaire de la part de la communauté internationale.
Bill Clinton a déclaré pour sa part, que les besoins étaient nombreux, mais qu’il faudra attendre 6 a 12 mois avant que l’on puisse voir tout ce qui est fait depuis le 12 janvier 2010. De plus, il a assuré qu'un mécanisme avait été mis en place « pour garantir la transparence sur la façon dont les fonds sont dépensés ».
Il faudra sans doute plus que ces déclarations pour que ces chiffres deviennent un jour plus transparent (pour ne pas dire compréhensible) dans l’esprit profane de la population...
(1) L’apport de l’International passe d’une année à l’autre de 61 à 66% (58 milliards de gourdes) du budget national (2010-2011, soit prés des 2/3 de nos dépenses publiques (!)
http://www.haitilibre.com/article-1636-haiti-economie-le-budget-2010-2011-depend-a-66-de-l-aide-internationale.html
(2) Il est a noté que malgré les nombreuses critiques dont est victime la CIRH, elle a grandement amélioré ses méthodes de travail. Ainsi lors de la première réunion de la CIRH (25 juillet 2010), 2 projets ont été approuvés et financés à 100%, ce qui est normal, il s’agissait du lancement de cette commission. La deuxième réunion de la CIRH (17 août 2010) a approuvé 29 projets dont seulement 44% avaient un financement total ou partiel... La troisième réunion (6 octobre 2010) la CIRH approuvait 18 projets dont 59% avaient un financement total ou partiel. À la dernière réunion (14 décembre 2010) la CIRH a approuvé 25 projets dont 76% avaient un financement total ou partiel.
PI/ HaïtiLibre
http://www.haitilibre.com/article-2114-haiti-reconstruction-combien-d-argent-a-recu-haiti-en-2010.html
vendredi 14 janvier 2011
Haïti - 12 janvier 2011 : Hommages dominicain aux victimes du séisme
13/01/2011 15:32:06 Le Président Leonel Fernández, en compagnie du Vice-président Rafael Alburquerque et de la première dame Margarita Cedeño de Fernández, a rendu un hommage aux victimes du séisme en Haïti lors d'une cérémonie sur les marches du Palais national, où ils ont observé une minute de silence.
Était aussi présent : de nombreux ministres dominicains (Luis Manuel Bonetti, Juan Temístocles Montás) ainsi que des fonctionnaires et employés du Palais National.
Dans l'hommage, Leonel Fernández a rappelé que la République dominicaine avait été le premier pays à avoir offert de l'aide, a envoyer des centaines de tonnes de nourriture, d’équipements médicaux et du personnel pour le sauvetage des victimes et l'enlèvement des débris. Que les hôpitaux dominicains ont accueilli des milliers de blessés, que des cuisines mobiles pour des dîners économiques ont été envoyés afin d’offrir des aliments crus et cuits aux familles sinistrées. Le Président Fernández a également rappelé qu’il a été le premier président à se rendre en Haïti, à montrer la solidarité des dominicains avec le peuple haïtien et a appeler les autres Nations du monde à collaborer à la reconstruction de la nation voisine.
Précédemment, Fritz Cinéas, l’ambassadeur d'Haïti en République Dominicaine, accompagné de plusieurs fonctionnaires de la délégation et des dirigeants de l'Association haïtienne des étudiants, avait déposé une couronne de fleurs devant l'ambassade, à Santo Domingo. Au cours de cette cérémonie, il a remercié chaleureusement le gouvernement, et salué la solidarité et le soutien du peuple dominicain face à la tragédie du séisme du 12 janvier 2010 qui a frappé son pays.
Plusieurs gerbes de fleurs ont été déposées devant l'ambassade à la mémoire des 300,000 morts du tremblement de terre. L’ambassadeur a déclaré que, « la tragédie haïtienne avait contribué à unir les deux Nations de l'île. »
Floriales Nikerson, Président de l'Association des étudiants haïtiens dans le pays, accompagné de Ketl Milien James, Jeff et Julian Marckenson Desir, a remercié les dominicains qui, dès le premier jour du tremblement de terre, sont venus dans son pays pour aider les personnes sinistrées ainsi que tous les autres pays qui ont exprimé leur solidarité avec le peuple haïtien.
Nikerson a lancé un appel aux dirigeants d’Haïti, leur demandant d’assumer la responsabilité de la reconstruction et a promis, qu’après avoir terminé leurs études dans le pays, ils sont prêts à venir travailler pour le développement et le bien commun d'Haïti « Nous voulons souligner que la reconstruction d'Haïti ne peut pas être laissée à d'autres, mais que nous devons assumer nos responsabilités » a conclus le Président de l’association des étudiants.
TB/ HaïtiLibre
http://www.haitilibre.com/article-2109-haiti-12-janvier-2011-hommages-dominicain-aux-victimes-du-seisme.html
Était aussi présent : de nombreux ministres dominicains (Luis Manuel Bonetti, Juan Temístocles Montás) ainsi que des fonctionnaires et employés du Palais National.
Dans l'hommage, Leonel Fernández a rappelé que la République dominicaine avait été le premier pays à avoir offert de l'aide, a envoyer des centaines de tonnes de nourriture, d’équipements médicaux et du personnel pour le sauvetage des victimes et l'enlèvement des débris. Que les hôpitaux dominicains ont accueilli des milliers de blessés, que des cuisines mobiles pour des dîners économiques ont été envoyés afin d’offrir des aliments crus et cuits aux familles sinistrées. Le Président Fernández a également rappelé qu’il a été le premier président à se rendre en Haïti, à montrer la solidarité des dominicains avec le peuple haïtien et a appeler les autres Nations du monde à collaborer à la reconstruction de la nation voisine.
Précédemment, Fritz Cinéas, l’ambassadeur d'Haïti en République Dominicaine, accompagné de plusieurs fonctionnaires de la délégation et des dirigeants de l'Association haïtienne des étudiants, avait déposé une couronne de fleurs devant l'ambassade, à Santo Domingo. Au cours de cette cérémonie, il a remercié chaleureusement le gouvernement, et salué la solidarité et le soutien du peuple dominicain face à la tragédie du séisme du 12 janvier 2010 qui a frappé son pays.
Plusieurs gerbes de fleurs ont été déposées devant l'ambassade à la mémoire des 300,000 morts du tremblement de terre. L’ambassadeur a déclaré que, « la tragédie haïtienne avait contribué à unir les deux Nations de l'île. »
Floriales Nikerson, Président de l'Association des étudiants haïtiens dans le pays, accompagné de Ketl Milien James, Jeff et Julian Marckenson Desir, a remercié les dominicains qui, dès le premier jour du tremblement de terre, sont venus dans son pays pour aider les personnes sinistrées ainsi que tous les autres pays qui ont exprimé leur solidarité avec le peuple haïtien.
Nikerson a lancé un appel aux dirigeants d’Haïti, leur demandant d’assumer la responsabilité de la reconstruction et a promis, qu’après avoir terminé leurs études dans le pays, ils sont prêts à venir travailler pour le développement et le bien commun d'Haïti « Nous voulons souligner que la reconstruction d'Haïti ne peut pas être laissée à d'autres, mais que nous devons assumer nos responsabilités » a conclus le Président de l’association des étudiants.
TB/ HaïtiLibre
http://www.haitilibre.com/article-2109-haiti-12-janvier-2011-hommages-dominicain-aux-victimes-du-seisme.html
jeudi 13 janvier 2011
Entre rassemblement et prière en créole, les Haïtiens de Lille se souviennent...
jeudi 13.01.2011, 05:12 - La Voix du Nord Hier soir, les proches d'Haïti se sont réunis place de la République et lors d'une messe à la Treille.
LES VISAGES DE L'ACTUALITÉ
La journée d'hier a été marquée par les commémorations du violent séisme ayant frappé Haïti le 12 janvier 2010. Après un rassemblement sur la place de la République, les Amis d'Haïti ont assisté à une messe à la cathédrale de la Treille. PAR LAKHDAR BELAÏD
Elle se qualifie de « blanche ». Elle interpelle ses amis en ces termes : « Nous, la communauté haïtienne ... » Et, en plus, Marie-Pierre Petit secoue presque le reste de l'équipe pour faire réciter - et dicter - le Notre Père... en créole. Enseignante à Lambersart, Mme Petit a vécu trois ans en Haïti. Elle y est souvent retournée. Y compris après le tremblement de terre de 2010. Entre les travées de la Treille, elle joue presque les locomotives de groupe, un badge « Haïti futur » épinglé sur le gilet. Tout autour, des Haïtiens de la métropole lilloise.
Jean-Michel Romy a quitté son île il y a presque vingt ans. Cet infirmier de 39 ans y compte toujours ses parents, ses frères et soeurs. « Depuis un an, la vie est très compliquée, relate ce responsable d'association. La maison familiale s'est effondrée. » Quels sentiments quand on est à Lille ? « Vu de Lille, on ressent deux choses, soupire Jean-Michel. L'impuissance et la culpabilité. Je suis infirmier. Là bas, on manquait déjà de personnel soignant. Avec l'épidémie de choléra, c'est pire. Et nous, on est là. » Frantz Claveus est encore plus virulent. Désignant un aspect pervers de la solidarité. « Des ONG se sont créées le lendemain du séisme parce qu'elles savaient que des dons allaient arriver, déplore le médecin. Il ne faut pas pérenniser la dépendance. En Haïti, nous avons tout ce qu'il faut pour faire avancer le pays. Il faut mieux répartir les richesses ou faire rentrer les diplômés qui se contentent d'être taxis au Canada... » À ses côtés, Nahaman Badette préfère évoquer ces coups de téléphone au pays. Cette famille qui ne dormira pas sous son toît de peur que « tout ne recommence ». Comme l'an dernier.
Le trait d'optimisme viendra, encore, de Marie-Pierre Petit. Elle a passé l'été à Haïti. « Il ne faut pas dire que rien n'a été fait, tempère la militante. En dehors de Port-au-Prince, j'ai vu des femmes monter des projets extraordinaires. Comme des mini-laiteries, du reboisement ou de la reconstruction de petites maisons. » •http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Lille/actualite/Secteur_Lille/2011/01/13/article_entre-rassemblement-et-priere-en-creole.shtml
LES VISAGES DE L'ACTUALITÉ
La journée d'hier a été marquée par les commémorations du violent séisme ayant frappé Haïti le 12 janvier 2010. Après un rassemblement sur la place de la République, les Amis d'Haïti ont assisté à une messe à la cathédrale de la Treille. PAR LAKHDAR BELAÏD
Elle se qualifie de « blanche ». Elle interpelle ses amis en ces termes : « Nous, la communauté haïtienne ... » Et, en plus, Marie-Pierre Petit secoue presque le reste de l'équipe pour faire réciter - et dicter - le Notre Père... en créole. Enseignante à Lambersart, Mme Petit a vécu trois ans en Haïti. Elle y est souvent retournée. Y compris après le tremblement de terre de 2010. Entre les travées de la Treille, elle joue presque les locomotives de groupe, un badge « Haïti futur » épinglé sur le gilet. Tout autour, des Haïtiens de la métropole lilloise.
Jean-Michel Romy a quitté son île il y a presque vingt ans. Cet infirmier de 39 ans y compte toujours ses parents, ses frères et soeurs. « Depuis un an, la vie est très compliquée, relate ce responsable d'association. La maison familiale s'est effondrée. » Quels sentiments quand on est à Lille ? « Vu de Lille, on ressent deux choses, soupire Jean-Michel. L'impuissance et la culpabilité. Je suis infirmier. Là bas, on manquait déjà de personnel soignant. Avec l'épidémie de choléra, c'est pire. Et nous, on est là. » Frantz Claveus est encore plus virulent. Désignant un aspect pervers de la solidarité. « Des ONG se sont créées le lendemain du séisme parce qu'elles savaient que des dons allaient arriver, déplore le médecin. Il ne faut pas pérenniser la dépendance. En Haïti, nous avons tout ce qu'il faut pour faire avancer le pays. Il faut mieux répartir les richesses ou faire rentrer les diplômés qui se contentent d'être taxis au Canada... » À ses côtés, Nahaman Badette préfère évoquer ces coups de téléphone au pays. Cette famille qui ne dormira pas sous son toît de peur que « tout ne recommence ». Comme l'an dernier.
Le trait d'optimisme viendra, encore, de Marie-Pierre Petit. Elle a passé l'été à Haïti. « Il ne faut pas dire que rien n'a été fait, tempère la militante. En dehors de Port-au-Prince, j'ai vu des femmes monter des projets extraordinaires. Comme des mini-laiteries, du reboisement ou de la reconstruction de petites maisons. » •http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Lille/actualite/Secteur_Lille/2011/01/13/article_entre-rassemblement-et-priere-en-creole.shtml
Le séisme en Haïti a fait 316 000 morts, selon le Premier ministre haïtien
Le Premier ministre haïtien Jean-Max Bellerive a assuré mercredi que le séisme qui a dévasté Haïti il y a un an jour pour jour avait fait 316 000 morts, 350 000 blessés et plus de 1,5 million de sans-abri, des chiffres bien plus élevés que ceux fournis par l’Onu. Les Nations unies estiment que plus de 220 000 personnes sont mortes à cause du tremblement de terre du 12 janvier 2010 et que 1,2 million de personnes ont été jetées à la rue.
En revanche, M. Bellerive a estimé que le nombre de personnes vivant toujours dans des camps était plus près de 400 000 que de 800 000 comme l’a récemment affirmé l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).
7,8 milliards de dollars de dégâts
Le Premier ministre haïtien a aussi indiqué lors d’une conférence de presse que la catastrophe avait causé des dommages pour un montant de 7,8 milliards de dollars et que près de 17 % des fonctionnaires du pays avaient péri.
Enfin, il a assuré que plus de trois millions de mètres cubes de décombres avaient été retirés, mais qu’il en restait encore 10 millions.
« Dans un des pays les plus pauvres du monde, nous avons fait un pas significatif… en arrière », a regretté Jean-Max Bellerive.
http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Le-seisme-en-Haiti-a-fait-316-000-morts-selon-le-Premier-ministre-haitien_6346-1652689_actu.Htm
En revanche, M. Bellerive a estimé que le nombre de personnes vivant toujours dans des camps était plus près de 400 000 que de 800 000 comme l’a récemment affirmé l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).
7,8 milliards de dollars de dégâts
Le Premier ministre haïtien a aussi indiqué lors d’une conférence de presse que la catastrophe avait causé des dommages pour un montant de 7,8 milliards de dollars et que près de 17 % des fonctionnaires du pays avaient péri.
Enfin, il a assuré que plus de trois millions de mètres cubes de décombres avaient été retirés, mais qu’il en restait encore 10 millions.
« Dans un des pays les plus pauvres du monde, nous avons fait un pas significatif… en arrière », a regretté Jean-Max Bellerive.
http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Le-seisme-en-Haiti-a-fait-316-000-morts-selon-le-Premier-ministre-haitien_6346-1652689_actu.Htm
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