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mardi 4 janvier 2011

Haiti : Quand la célébration du 207e anniversaire de l’indépendance tourne au cauchemar pour le président

Correspondance - Exalus Mergenat Gonaives, 4 janv. 2010 [AlterPresse] --- Le 207e anniversaire de l’indépendance de la nation haïtienne a été célébré le 1er janvier aux Gonaïves, dans une atmosphère bien différente de celle des précédentes années du mandat du président René Préval, a constaté AlterPresse.
Le chef de l’Etat, accompagné des officiels du gouvernement, notamment les ministres, des sénateurs de la République et d’autres élus, a fait le déplacement pour participer aux différentes activités réalisées à cette occasion.
Parmi ces activités, la traditionnelle messe a été dite dans une Cathédrale du Souvenir des Gonaïves à moitié vide, contrairement aux fêtes de l’indépendance antérieures où la principale église du diocèse était généralement pleine à craquer. Les fidèles catholiques et d’autres membres de la société civile, habitués de cette messe, ont boudé le rendez-vous cette année.
A l’issu de la messe, le chef de l’Etat, accompagné des officiels, s’est rendu à la Place d’Armes pour s’adresser à la nation. Mais des cris et slogans contradictoires scandés par deux groupes, l’un pour et l’autre contre le président, ont particulièrement troublé ce moment de la cérémonie.
La police a même dû intervenir pour calmer la fureur de certaines personnes qui voulaient empêcher le président de lire son discours.
Dans son allocution, René Préval a souligné le courage du peuple haïtien face à différentes calamités telles le tremblement de terre et l’épidémie de cholera. Il a aussi remercié les Ancêtres d’avoir permis au pays d’arracher son indépendance des Français, au prix du sang, le 1er janvier 1804.
Concernant la crise née de la publication des résultats partiels des élections du 28 novembre dernier par le Conseil Électoral Provisoire (CEP), Préval a conseillé à la population de ne pas recourir à la violence pour faire passer ses revendications.
Seule la constitution du 29 mars 1987 et la loi électorale peuvent nous servir de boussole en vue de permettre la résolution des problèmes liés aux récentes élections présidentielles et législatives du 28 novembre, a fait remarquer le chef de l’Etat, rappelant que la commission d’experts internationaux de l’Organisation des Etats Américains (OEA) a déjà commencé les travaux d’évaluation du scrutin.
Bien qu’il soit en fin de mandat, le président n’a pas dressé le bilan de son quinquennat. Il a profité de son discours pour faire état de divers travaux d’infrastructures entrepris dans la ville des Gonaïves qui, selon lui, ont permis de limiter les dégâts lors du passage de l’ouragan Tomas fin 2010.
Pour sa part, le maire Saint Justin Pierrelus, remplaçant de Stephen Moise, décédé l’an dernier, a remercié le chef de l’état pour les nombreuses réalisations effectuées dans la ville et a invité les membres des différents secteurs de la cité à travailler de façon à les consolider.
Le premier citoyen de la cité de l’Indépendance en a profité pour demander au président Préval de faciliter la construction d’un nouveau centre carcéral ainsi que le nouvel hôpital universitaire annoncé par le ministre de la santé publique, Dr Alex Larsen, depuis le passage des ouragans Hanna et Ike en 2008.
12 millions 200 mille gourdes est le montant qui était alloué à la Mairie pour la préparation de la célébration de ce 207e anniversaire de l’Indépendance d’Haïti aux Gonaïves. [em kft gp apr 4/01/2011 14 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10480

mercredi 2 juin 2010

Myrlande Manigat est contre un départ anticipé du chef de l'Etat

Très critique envers le président Préval, la secrétaire générale du Rassemblement des Démocrates Nationaux Progressistes (RDNP), Myrlande Manigat, n'est pas moins opposée à un départ anticipé du chef de l'Etat. Même si elle considère le président Préval comme le responsable de la confusion qui a permis la forte mobilisation de l'opposition, Myrlande Manigat réaffirme son attachement aux prescrits de la constitution. Elle souhaite donc que M. Préval boucle son mandat le 7 février 2011 tout en admettant que des prescrits constitutionnels peuvent être appliqués en cas de vacance présidentielle.
La secrétaire générale du RDNP émet des réserves sur la formation d'un gouvernement de transition. Elle juge qu'il n'y a pas aujourd'hui une alternative crédible. Il faut être raisonnable, martèle Mme Manigat qui veut éviter que des troubles politiques se greffent sur les troubles sociaux.

Mme Manigat ne veut pas prendre l'option du renversement de Préval parce qu'elle sait que les forces politiques jouent un rôle important dans l'organisation de la vie politique en Haïti. En dépit des prescrits constitutionnels l'ex sénatrice juge qu'il est imprudent de se lancer dans cette voie si on ne maîtrise pas les forces politiques.

La secrétaire générale du RDNP critique le chef de l'Etat qui selon elle n'a pas su mener à bien la phase d'urgence après le séisme. Les militants du RDNP continueront à prendre part à la mobilisation des 5 formations de l'opposition, non pour réclamer la démission de René Préval mais l'adoption de dispositions permettant de garantir des élections honnêtes et crédibles.

LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17796
commentaires:
Madame Manigat a été rappelée à l'ordre. C'est ce qui transparait dans ses récentes déclarations. Il y a quelques jours, elle déclarait sur les ondes de Radio Métropole que le "départ de René Préval aurait été quelque chose de bénéfique pour Haïti".
Haïti Recto Verso avait du mal à comprendre comment dans la conjoncture actuelle, les politiciens haïtiens pouvaient-il oser déclencher ou vouloir amorcer une crise politique qui se grefferait sur la crise humanitaire qui risque de porter atteinte à l'existence même d'Haïti et des haïtiens.
Nous avions considéré comme malhonnête l'utilisation de ce droit démocratique constitutionnel pour rassembler des militants salariés intérimaires des forces politiques qui ont pillé la nation pour semer les troubles et l'instabilité dans ce pays à genou.
Merci Madame Manigat d'être revenu sur vos propos d'avant.
Il n'y a que les cons qui ne changent pas d'avis.

Des manifestants préconisent l'option de la table rase

Seulement quelques centaines de manifestants ont pris part à la manifestation anti gouvernementale et anti Minustah du 1 juin. Les leaders des organisations populaires, syndicales ou de la société civile participant à ce mouvement prônent la table rase. Des dirigeants d'OP lavalas et André Michel (groupe 77) réclament à la fois la démission du président Préval et le départ des troupes de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (Minustah). Sur tout le parcours les manifestants ont lancé des slogans hostiles à la mission onusienne, accusée d'avoir depuis 6 contribuer à maintenir l'instabilité en Haïti. Les casques bleus sont accusés de viols et de violations de l'espace universitaire.
Le chef de la Minustah Edmond Mulet est logé à la même enseigne que le chef de l'état haïtien. Il sont accusés de vouloir organiser des élections non crédibles et anti démocratiques.

Dans le même temps, une manifestation anti gouvernementale et anti Minustah a eu lieu à Jacmel ( sud-est) à l'initiative du Mouvement Alternatif pour le Développement et la Reconstruction (Madre). Outre la démission du chef de l'Etat et le départ de la Minustah, les manifestants réclament également la démission des sénateurs. Accusés d'avoir facilité la tache à M. Préval dans les violations répétées de la constitution, les sénateurs sont désormais eux aussi sur la sellette.
Les manifestants de Jacmel et Port-au-Prince privilégient l'option de la table rase qui selon eux permettra la tenue d'élections honnêtes et démocratiques.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17795

lundi 31 mai 2010

Des leaders politiques condamnent l'attentat contre la résidence du chef de l'Etat

Plusieurs leaders de l'opposition haïtienne, dont Luc Mesadieu ( Mochrena) Harry Marsan (OPL), Turneb Delpé ( PNDPH), condamnent l'attaque d'individus armés contre la résidence du président Préval. Pasteur Mesadieu et Turneb Delpé estiment que les forces de l'ordre doivent renforcer le dispositif sécuritaire à la résidence du chef de l'état. Luc Mesadieu rappelle toutefois que la population a le droit de manifester sa volonté politique.
De son coté, Rosny Desroches de l'Initiative de la Société Civile (ISC) condamne également l'attentat contre la résidence du chef de l'Etat à Laboule 20. Il souhaite que cet incident n'entraîne une phase de violence dans les rapports politiques en Haïti. M. Desrosches et plusieurs autres dirigeants de l'opposition sont dans l'attente des résultats de l'enquête sur ce dossier. M. Desroches n'a pas voulu faire de spéculations et préfère attendre les résultats de l'enquête policière qui doivent être rendu publique.
Pour sa part le chef de file du KID, Evans Paul, dit craindre qu'il s'agisse d'une manipulation des proches du pouvoir. Il signale que cet attentat est survenu alors que la mobilisation contre Préval commence à s'intensifier. Evans Paul se dit précautionneux et réclame plus de transparence sur ce dossier.
Le porte parole de l'OPL, Harry Marsan, partage les préoccupations de M. Paul. Faisant remarquer que l'attentat n'a rien a voir avec la mobilisation de l'opposition, l'ex-député Marsan réclame une investigation afin de capturer les bandits.
Je condamne énergiquement de telles agressions martèle M. Delpé pour qui il peut s'agir de manœuvre de diversion visant a freiner la mobilisation antigouvernementale.
LLM / Radio Métropole Haïti

vendredi 28 mai 2010

Tirs contre la résidence du chef de l’Etat : pas de victime

Le ministre de la justice, Paul Denis, ordonne l’ouverture d’une enquête en vue de retrouver les auteurs de l’acte tout en assurant que René Préval vaque librement à ses occupations ; condamnation et scepticisme dans l’opposition Vendredi 28 mai 2010, Radio Kiskeya
Des individus non identifiés circulant en voiture ont ouvert le feu jeudi soir sur la résidence du Président René Préval située dans le quartier de Laboule 20 (banlieue est de Port-au-Prince), lors d’une attaque qui n’a fait aucune victime, a annoncé vendredi le ministre de la justice et de la sécurité publique, Paul Denis, dans une interview à Radio Kiskeya.
Des douilles ont été retrouvées devant la barrière de la maison qui aurait été la cible de tirs provenant d’occupants de deux véhicules.
Les agresseurs qui ont pu prendre la fuite sont activement recherchés, affirme le ministre Denis.
Il précise avoir passé des instructions au nouveau commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Me Harrycidas Auguste, afin qu’une enquête soit diligentée sur cette attaque et ses auteurs identifiés.
Interrogé sur la situation du Président Préval, dont la vie n’était pas en danger, Paul Denis a fait savoir qu’il se trouvait vendredi à son bureau.
Si dans son ensemble la classe politique a condamné l’attaque, en revanche certains leaders s’interrogent sur la passivité apparente avec laquelle le personnel de sécurité de service aurait réagi aux tirs ennemis tandis que d’autres dénoncent un "montage" qui viserait à remettre en selle -au détriment de l’opposition- un pouvoir confronté à une montée de la contestation.
Vendredi, à la mi-journée, le secrétaire d’Etat à la sécurité publique, Aramick Louis, le commissaire Harrycidas Auguste et des investigateurs de la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) se sont transportés sur les lieux de l’incident afin de relever les premiers indices nécessaires à la conduite de l’enquête. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article6808

4 blessés par balle au Cap Haïtien

Des affrontements entre des manifestants et des agents de la Police Nationale ont fait 4 blessés, ce vendredi au Cap Haïtien, deuxième ville du pays. Les protestataires étaient des résidents d'un quartier populaire dénommé, Cité Lescot, ils réclamaient que l'on distribue de l'électricité dans cette zone, plongée dans le blackout depuis plus de 5 mois.
Des individus non identifiés ont lancé des pierres et des tessons de bouteilles, ce qui a paralysé les activités dans cette zone.
La police qui est intervenue pour ramener le calme, a tiré en l'air et selon les manifestants quatre d'entre eux ont reçu des projectiles.
Les blessés ont été transportés d'urgence à l'hôpital Justinien où ils reçoivent des soins nécessaires.
Les habitants de ce quartier promettent de continuer leur action si leurs revendications ne sont pas satisfaites.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17780

Haïti: tirs entendus près de la résidence du président

Des unités de police ont été déployées aux abords de la résidence du président haïtien René Préval après que des tirs eurent été entendus dans la nuit de jeudi à vendredi dans le quartier de Port-au-Prince où elle se trouve, a-t-on appris de source policière.

«Nous sommes au courant (des tirs) et des unités de la police sont déployées sur place et nous attendons d'avoir plus de précision», a indiqué à l'AFP le porte-parole de la police haïtienne, Frantz Lerebours.
La résidence de M. Préval se trouve dans le quartier résidentiel de Laboule, sur les hauteurs de la capitale Port-au-Prince.

Le secteur privé s'oppose à un renversement du gouvernement Préval

Le président de la Chambre de Commerce et d'Industrie d'Haïti (CCIH), Reginald Boulos, n'appuie pas la mobilisation de plusieurs secteurs de l'opposition qui veulent renverser le gouvernement de René Préval. Dans une interview à radio Métropole, M. Boulos a mis l'accent sur la nécessité d'éviter la formation d'un gouvernement de transition qui ne fera qu'accentuer les problèmes. L'homme d'affaires rappelle que les gouvernements de transition au cours de ces 25 dernières années n'ont pas permis de résoudre les problèmes. Faisant remarquer qu'un gouvernement provisoire contribuera à créer un climat d'instabilité, le président de la CCIH soutient que les acteurs doivent se préparer pour obtenir le décaissement des fonds promis par les donateurs.
Entre autres le coordonnateur du Forum économique estime que la démission de Préval ne fera qu'aggraver la situation des sans abris dans les camps.
A 10 mois de la fin du mandat de René Préval, le président de la CCIH exhorte les acteurs à concentrer leur attention sur la préparation d'élections crédibles. Il invite les acteurs politiques à s'engager dans un dialogue constructif sur la crédibilité de l'organisme électoral. Il croit que le chef de l'Etat devrait prendre l'initiative de ce dialogue indispensable avant le lancement du processus électoral.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17774

L'opposition organise une cinquième manifestation à Port-au-Prince

Plusieurs milliers de personnes selon les organisateurs ont pris part hier à une manifestation anti gouvernementale à Port-au-Prince. Une situation qui contraste avec la marche du mardi 25 qui n'avait réuni que quelques centaines de personnes. Les leaders de l'opposition, revigorés par le succès de la marche d'hier, réitèrent leur détermination à intensifier la mobilisation.
Suivant le même schéma classique, le groupe de la place Jérémie, s'était fusionné, à la rue Lamarre, avec le groupe de Saint Jean Bosco comptant plusieurs centaines de manifestants.
Outre la démission du président Préval et le retour d'Aristide, les manifestants faisaient état de plusieurs autres revendications dont le dédommagement des sociétaires victimes des coopératives et des anciens employés des entreprises publiques. Pour la première fois, le chef de la Minustah a été la cible des critiques des leaders de l'opposition.
Les forces de l'ordre sont intervenus pour disperser la marche lorsque les manifestants ont érigé des barricades de pneus enflammés.
Plusieurs leaders de l'opposition dont Harry Marsan (OPL) ont dénoncé l'intervention des policiers. M. Marsan critique le comportement des forces de l'ordre qui ont dispersé une manifestation pacifique garantie par la constitution.
Tandis que 2 manifestations ont été enregistrées à Port-au-Prince cette semaine, peu de mouvements de protestation ont été réalisés dans les villes de province. Une organisation populaire de Raboteau( Gonaïves) a organisé des manifestations mercredi et jeudi. Les autres villes notamment Miragoane, pourtant fer de lance de la mobilisation, étaient calmes.
L'évêque des Cayes, Guyre Poulard avait un affaiblissement de la mobilisation anti gouvernementale dans le sud.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17776

Une nouvelle manifestation anti-gouvernementale dispersée par la Police

Plusieurs centaines de personnes prenaient part ce jeudi à la manifestation antigouvernementale dans la capitale haïtienne, Port-au-Prince . Une fois de plus la manifestation a été dispersée par les forces de l'ordre aux abords du Palais National. Les policiers ont fait usage de gaz lacrymogène pour repousser les manifestants qui tentaient de franchir le périmètre de sécurité. Les contestataires, qui réclamaient le départ du président Préval et le retour de Jean Bertrand Aristide ont dû vider les lieux. En réaction, ils ont lancé des pierres en direction des policiers présents.
Les protestataires ont essayé à plusieurs reprises de contourner le périmètre de sécurité établis par des unités spécialisées de la Police.
« Nous voulions tout simplement nous rendre devant le Palais Nationale pour porter nos revendications, mais les policiers à la solde du pouvoir nous en ont empêché » a indiqué l'un des manifestants visiblement en colère.
« C'est une réussite en terme de participation» a déclaré un des organisateurs, tout en déplorant la réaction des policiers.
Dans le même temps, des manifestations anti et pro gouvernementales avaient lieu aux Gonaives, dans le département de l'Artibonite.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17773

jeudi 27 mai 2010

Guyre Poulard souhaite que le chef de l'Etat boucle son mandat

L'évêque des Cayes, Guyre Poulard, prend ses distances vis-à-vis des dirigeants politiques qui réclament la démission du chef de l'Etat. Le prélat ne souhaite pas un départ précipité du président Préval qui pourrait aggraver le climat de désordre actuel.
Dans une interview à radio Métropole l'évêque des Cayes a révélé que la mobilisation anti-Préval a faibli dans le sud. Toutefois il exhorte le chef de l'Etat à prendre en considération les revendications des manifestants.
Les cris des manifestants sont légitimes et témoignent une inquiétude, insiste le prélat pour qui les revendications de la classe politique relatives au Conseil Electoral Provisoire sont fondées. Il estime qu'il faudrait analyser la situation en profondeur puisque les changements d'individus n'avaient pas permis de rétablir la confiance entre les acteurs et l'organisme électoral.
Le retour des ex- chefs d'état est un autre point de désaccord entre l'évêque des Cayes et certains dirigeants de l'opposition. Guyre Poulard ne croit pas que la présence de Duvalier et d'Aristide permettra d'améliorer la situation du peuple.
Le prélat soutient que la crise politique s'est aggravée ces dernières années avec la situation de détresse de la population depuis le violent séisme du 12 janvier.
La position de l'évêque des Cayes contraste avec celle des regroupements Ucadde, Alternative, Libération, Rasanblé et Fanmi Lavalas.
LLM / Radio Métropole Haïti

La communication ne passe pas entre la Minustah et les étudiants

Les étudiants de la faculté d'Ethnologie ne font aucun cas du mea culpa des responsables de la Minustah après les incidents du 24 mai. Ils réitèrent leur détermination à poursuivre la mobilisation afin de provoquer le départ des casques bleus de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti. Tout en réclamant la restitution des laptops et autres devoirs emportés par les soldats onusiens, les étudiants assurent que la provocation était venu des casques bleus brésiliens.
Les étudiants en Ethnologie appellent leurs camarades des autres facultés de l'UEH à les rejoindre dans le mouvement. Ils font état de leur intention de porter l'affaire par devant des juridictions internationales.
Plusieurs organisations sociales ou politiques, dont l'Alternative et UNNOH apportent leur appui aux étudiants de la faculté d'Ethnologie.
Les responsables de l'Alternative qualifient d'inacceptable le comportement des casques bleus, estimant qu'il peut exacerber les tensions entre les étudiants et les casques bleus. L'Alternative renouvelle sa solidarité avec les étudiants et réclame réparation pour les victimes.
Le chef de file de l'Union Nationale des Normaliens Haïtiens (Unnoh), Josué Mérilien, est plus critique. Il invite tous les secteurs de la vie nationale à lutter contre la présence des troupes étrangères.
Afin de relancer la mobilisation anti-Minustah, M. Mérilien annonce l'organisation d'une manifestation ce 1 juin, qui marquera le 6 eme anniversaire de la présence des casques bleus.
LLM / Radio Métropole Haïti

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17769

mercredi 26 mai 2010

Des sans abris sont victimes de l'altercation entre policiers et manifestants

Plusieurs centaines de personnes avaient pris part hier à la manifestation antigouvernementale dans la capitale. Une fois de plus la manifestation a été dispersée par les forces de l'ordre aux abords du Palais National. Les policiers ont fait usage de gaz lacrymogène pour repousser les manifestants qui tentaient de franchir le périmètre de sécurité. Les manifestants qui réclamaient le départ du président Préval et le retour d'Aristide ont pu s'enfuir contrairement aux sans abris regroupés dans les camps d'hébergement.
Plusieurs personnes dont des bébés se sont évanouies, a constaté un reporter de radio Métropole. Pour la eniemme fois, les déplacés, les riverains et les passants ont été les principales victimes de l'altercation entre policiers et manifestants.
Le champ de Mars qui compte 8 camps de fortune ne devrait pas faire partie du parcours de la manifestation s'exclame un sans abris estimant qu'on ne peut compter le nombre de bébés qui se sont évanouis. Une mère qui tentait de porter secours à son enfant dans une tente s'était elle aussi évanouie. Adultes et enfants ont versé involontairement d'abondantes larmes à l'issue de cette marche.
La manifestation a été marquée par un manque de coordination entre les groupes de Carrefour feuilles et Saint Jean Bosco. René Civile, un des organisateurs du mouvement, a soutenu que cette marche doit être considérée comme un prélude à la manifestation du jeudi 27 mai.
LLM/ Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17765

La Minustah veut enterrer la hache de guerre

Les responsables de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (Minustah) déplorent l'intrusion des casques bleus dans l'enceinte de la Faculté d'Ethnologie le lundi 24 mai 2010. Même s'il dénonce la provocation des étudiants qui ont lancé des pierres en direction de la patrouille onusienne, le directeur de communication de la Minustah, David Wimhurst reconnaît que les soldats ne devraient pas pénétrer dans l'enceinte de la faculté.
Les casques bleus brésiliens avaient interpellé un étudiant identifié comme le principal auteur des jets de pierres. Ce n'est pas la bonne manière de procéder regrette M. Wimhurst qui veut tourner la page. Il admet que l'intrusion des casques bleus a été la cause des violences enregistrées plus tard.
Interrogé par radio Métropole sur le comportement des soldats onusiens, M. Wimhurst a soutenu que les nouveaux casques bleus ne comprennent pas les traditions haïtiennes. Les étudiants ne sont pas nos ennemis insiste t-il tout en reconnaissant que la mission onusienne n'est pas appréciée par les étudiants haïtiens.
La Minustah veut oublier cet incident afin de concentrer son attention sur l'effort de reconstruction. David Wimhurst estime que l'incident peut constituer une distraction pour la Minustah appelée à apporter une assistance aux victimes du séisme.
L'étudiant Frantz Mathieu Junior interpellé à la faculté d'Ethnologie a été rapidement remis en liberté.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17764

Haïti: des manifestants exigent la démission de Préval

Publié le 25 mai 2010.- Port-au-Prince.-

Agence France-Presse,
Des centaines de manifestants ont défilé mardi devant le palais présidentiel haïtien pour exiger la démission du président René Préval, a constaté un journaliste de l'AFP.
La manifestation s'est déroulée sans incident dans plusieurs quartiers de la capitale haïtienne à l'appel des partis et organisations de l'oposition qui accusent le chef de l'Etat de vouloir rester au pouvoir au-delà de son mandat qui prend fin le 7 février 2011.
«Nous demandons le départ du président René Préval qui veut installer un dictature dans le pays», a lancé un jeune manifestant qui dit soutenir le retour en Haïti de l'ex-président Jean-Bertrand Aristide en exil en Afrique du sud.
Non loin du palais haïtien, des étudiants de l'Université publique d'Haïti ont également manifesté mardi contre les Casques bleus de l'ONU, lançant des pierres sur des véhicules frappés du logo des Nations unies.
«Nous avons essuyé des jets de pierre alors que notre voiture circulait aux abords du palais présidentiel, heureusement il n'y a pas eu de blessés», a déclaré à l'AFP un fonctionnaire onusien.
Lundi soir des échauffourées avaient éclaté entre des étudiants et une patrouille de l'ONU qui avait interpellé un étudiant dans l'enceinte de la Faculté d'ethnologie d'Haïti.
L'incident a déclenché la colère des étudiants qui ont érigé lundi et mardi des barricades et des pneus enflammés sur plusieurs rues de la capitale.
Le représentant en Haïti du secrétaire général de l'ONU Edmond Mulet a regretté les incidents qui «éloignent la Minustah de son véritable travail».
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201005/25/01-4283690-haiti-des-manifestants-exigent-la-demission-de-preval.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_seisme-en-haiti_557239_section_POS1

mardi 25 mai 2010

Altercation entre des casques bleus et des étudiants de l'UEH

Un climat de tension a régné hier après midi au champ de Mars quelques minutes après l'intervention d'un groupe de casques bleus à la faculté d'Ethnologie. Une térios appartenant à l'administration publique a été incendiée et les pare brises de plusieurs autres véhicules ont été cassées par les étudiants qui réclamaient la libération de leur camarade Frantz Mathieu Junior. Jets de pierres et barricades de pneus enflammés avaient paralysé les activités économiques aux abords de la faculté d'Ethnologie avant l'intervention des policiers haïtiens.
Les étudiants de la Faculté d'Ethnologie ont dénoncé l'agression des casques bleus brésiliens de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (Minustah). Des étudiants blessés ont été transportés vers un centre hospitalier explique un témoins dénonçant la brutalité des casques bleus.
Les circonstances de l'intervention des soldats onusiens sont peu claires. Des témoins interrogés par un journaliste de radio Métropole ont soutenu que les casques bleus ont fait usage de gaz lacrymogène et tabassé plusieurs étudiants.
Quelques minutes auparavant certains étudiants auraient lancé des propos hostiles contre une patrouille en stationnement devant la faculté d'Ethnologie.
Plusieurs étudiants ont appelé les autres facultés à la mobilisation contre la présence des militaires étrangers.
LLM/ Radio Métropole Haïti

jeudi 20 mai 2010

L’opposition renvoie Préval dans les cordes après son discours du 18 mai

Evans Paul, René Civil et Andris Riché ne concèdent aucune vertu démocratique au chef de l’Etat et souhaitent que la contestation s’intensifie pour le contraindre à la démission mercredi 19 mai 2010, Radio Kiskeya
Plusieurs leaders de l’opposition radicale qui réclame le départ de René Préval ont sévèrement critiqué mercredi le discours prononcé la veille par le chef de l’Etat à l’occasion de la fête du drapeau et dans lequel il a appelé les sinistrés du séisme à la patience et souhaité que des élections se tiennent pour désigner son successeur.
Pour Evans Paul, dirigeant de la KID et de la plateforme Alternative, l’expression du discours de Préval porterait à croire que toutes les difficultés auxquelles est confronté le pays sont venues avec le séisme du 12 janvier.
Déplorant l’indifférence du Président vis-à-vis des souffrances de la population, Paul estime que les citoyens doivent s’attendre au pire quand le premier mandataire national tente de justifier l’immobilisme de son régime en établissant un parallèle entre la situation des sans-abri d’ici et celle des habitants de la Nouvelle-Orléans (Etats-Unis) que le cyclone Katrina avait dévastée, en 2006.
Refusant de réagir aux propos outranciers des partisans zélés du chef de l’Etat appelant à son arrestation, le responsable de l’Alternative a fait remarquer que les élections dont a parlé René Préval représentaient un rendez-vous démocratique incontournable.
Il en profite pourl rappeler au locataire du Palais National (siège de la présidence) que son refus obstiné de créer des conditions favorables à la tenue de joutes électorales honnêtes, transparentes et démocratiques a été l’une des causes principales de la mobilisation citoyenne actuelle contre le pouvoir.
Autre opposant diabolisé par les prévalistes présents à l’Arcahaie aux cérémonies commémoratives du 207e anniversaire de la création du bicolore national, René Civil qualifie d’anarchistes ceux qui demandent son emprisonnement en raison de ses convictions politiques. Le chef d’OP Lavalas y voit une manœuvre d’intimidation qui, soutient-il, ne fera nullement féblir sa détermination à obtenir la démission de René Préval.
"Lorsqu’un serpent agonise, il devient encore plus méchant", a lâché Civil qui croit que dans les cercles du pouvoir on chercherait à le liquider physiquement, peu importe les moyens.
Opinant sur le discours de l’Arcahaie, l’ex-leader de JPP a déploré le manque d’ouverture du Président qu’il qualifie de "cynique".
Son appel à la patience n’a aucun sens, car, au bout de quatre années de règne politique de son équipe le sort de la population ne s’est nullement amélioré. Au contraire, 163 millions de dollars ont été dilapidés dans le cadre de la gestion de l’urgence post-sismique, a renchéri René Civil.

Enfin, le représentant de la base Lavalas juge le chef de l’Etat trop "irresponsable" pour parler d’élections crédibles devant permettre de désigner son successeur.
Pour sa part, l’ancien Sénateur Andris Riché (OPL/Grand’Anse, sud-ouest) s’étonne d’entendre René Préval exprimer le vœu que "ceux qui doivent organiser les élections prennent les dispositions nécessaires" alors que cette responsabilité incombe essentiellement à l’Exécutif.
Insistant sur le fait que les consultations électorales constituent un acte de souveraineté nationale, l’ex-parlementaire accuse le chef de l’Etat de s’accrocher désespérément au pouvoir qu’il ne souhaiterait pas abandonner le 7 février 2011 conformément à la constitution.
Andris Riché se prononce pour la poursuite de la mobilisation anti-gouvernementale tout en accusant un secteur mafieux de la communauté internationale de cautionner la politique de Préval résolument tournée vers des intérêts particuliers.
Dans son discours à l’occasion de la fête du drapeau, le chef de l’Etat a totalement ignoré les mouvements de protestation visant son régime et a, en quelque sorte, une fois de plus conditionné son départ du pouvoir, le 7 février, à l’élection d’un successeur légitime.
Plusieurs milliers de personnes ont encore manifesté mardi au Cap-Haïtien (nord), à Jacmel (sud-est), à Petit-Goâve (ouest) et à Miragoâne (Nippes, sud-ouest) pour exiger la démission de René Préval soupçonné de vouloir instaurer un régime totalitaire après avoir fait approuver par le Parlement deux lois contestées l’une prolongeant de 18 mois l’état d’urgence et l’autre autorisant le maintien au pouvoir du Président jusqu’au 14 mai 2011 si nécesaire. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article6778

Dialogue de sourds entre le chef de l'Etat et l'opposition

Les dernières déclarations du chef de l'Etat relatives à son désir de boucler son mandat le 7 février 2011 n'émeuvent nullement les fers de lance de la mobilisation antigouvernementale. Dans son discours à l'occasion de la fête du drapeau, le président Préval a appelé les conseillers électoraux à organiser des élections crédibles afin qu'il puisse partir en paix le 7 février.
Les leaders de l'opposition ont accueilli avec peu d'enthousiasme le discours du chef de l'Etat. Turneb Delpé critique l'attitude du président Préval qui n'a fait aucune allusion à la mobilisation populaire de ces dernières semaines.

Qualifiant d'insouciant et d'irresponsable le comportement du président Préval, l'ex-sénateur Delpé a une nouvelle fois exprimé sa méfiance vis-à-vis du chef de l'état. Il ne veut plus croire aux promesses du président Préval arguant que celui-ci ne respecte pas la parole donnée.

Fort du succès des récentes manifestations antigouvernementales à travers le pays, M. Delpé n'entend pas lâcher prise et appelle à la poursuite de la mobilisation. Omniprésent dans les medias, M. Delpé ne réclame ni plus ni moins que la démission du président Préval comme condition indispensable à la tenue de bonnes élections.

Chef de file de Rassanblé, Turneb Delpé justifie sa position par les multiples élections frauduleuses organisées au cours des deux mandats de René Préval. A l'instar de Serge Jean Louis de Libération, Turneb Delpé est confiant que l'opposition parviendra à renverser le gouvernement de Préval.

LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17742
Commentaires:
L'ex sénateur Delpé, veut simplement être le candidat pro-aristide, pour gagner les votes des hordes lavalassiennes.
Depuis quand était-il devenu le leader de l'opposition?

mercredi 19 mai 2010

Des partisans du président Préval appellent à son maintien au pouvoir à l’expiration de son mandat si un président élu ne lui succède

Ils réclament l’arrestation de responsables de l’opposition qu’ils accusent de mijoter un coup d’Etat mardi 18 mai 2010, Radio Kiskeya
Des partisans du président René Préval lui ont manifesté mardi leur soutien pendant le déroulement de la cérémonie de commémoration du 207ème anniversaire de la création du bicolore national, mardi à l’Arcahaie.
Aux cris de « si l’on ne veut pas de Préval pour 5 ans on l’aura pour 10 ans », les manifestants, amenés pour la plupart en autobus à l’Arcahaie, ont réagi aux manifestations ayant cours depuis quelques semaines dans le pays contre le chef de l’Etat appelant à l’arrestation des leaders de l’opposition qui, selon eux, mijotent un nouveau coup d’Etat. Ils ont pointé du doigt le chef d’organisation populaire Lavalas René Civil et le secrétaire général de la Confédération Unité Démocratique (sigle créole KID) et porte-parole de la Plateforme politique Alternative, Evans Paul.
Ils ont farouchement manifesté leur opposition à la formule de transition prévue dans la Constitution au cas où un nouveau président n’est pas élu le 7 février 2011. « C’est à un élu que le président Préval doit remettre le pouvoir », ont scandé les manifestants, reprenant ainsi une thèse défendue par le chef de l’Etat lui-même et qui lui vaut d’être soupçonné par l’opposition de vouloir garder le pouvoir, étant entendu qu’il y restera si un président élu ne lui succède.
Parmi les manifestants pro-Préval, on pouvait distinguer les chefs d’organisations populaires René Momplaisir et Yvon Antoine dit « Yvon Zap-Zap » qui avait été emprisonné pendant la transition de 2004 à 2006. Le responsable d’une association paysanne proche du chef de l’Etat, Charles Suffrard, était également présent.
La plupart des manifestants portaient des T-Shirts sur lesquels on pouvait lire l’inscription « Ayiti pap peri » (Haïti ne périra pas). [jmd/Radio Kiskeya]
http://radiokiskeya.com/spip.php?article6774
Commentaires:
Preval se chimérise. Ils seront appelés comment les partisans zélés de Préval qui vont se comporter comme les makouts ou les chimère d'aristide? C'est justement ce que voulait l'opposition...

Des leaders politiques souhaitent que Préval boucle son mandat

Des divergences de vue sont apparues au sein de la classe politique alors que la mobilisation anti Préval se poursuit. Si la quasi-totalité des leaders de l'opposition réclament le retrait de la loi d'urgence et la non publication de la nouvelle loi électorale, nombre d'entre eux émettent des réserves sur l'opportunité d'un départ anticipé du président Préval. Curieusement les dirigeants politiques qui n'ont jamais été impliqués dans le gouvernement Préval depuis 2006 sont d'avis que le chef de l'Etat boucle son mandat le 7 février 2011.
 Les dirigeants de Respè, Charles Henry Baker, du RDNP, Myrlande Manigat, du GREH Himmler Rébu et de AAA Youri Latortue dénoncent des violations flagrantes de la constitution mais réclament l'adoption de nouvelles dispositions par le Chef de l'Etat. Charles Henry Baker soutient que le président Préval doit annuler les lois anticonstitutionnelles, former un nouveau CEP et engager un dialogue franc et sincère avec les leaders politiques.
Cet avis est également partagé par le sénateur Youri Latortue. Ce juriste qui a engagé une procédure contre la loi d'urgence auprès de la Cour de Cassation, soutient que le chef de l'Etat est responsable du pourrissement de la situation.
La secrétaire générale du RDNP, Myrlande H. Manigat, concède que le départ du président Préval serait bénéfique. Toutefois la constitutionaliste, qui n'a jamais été tendre avec ce gouvernement, redoute une crise politique. Entre autres elle exige la formation d'un nouveau CEP qui puisse garantir des élections pour le moins "acceptable".
De son coté, le chef de file du GREH, Himmler Rébu entend faire montre de sincérité dans la vie politique. Il refuse de prendre part à une alliance dont l'un des objectifs est le retour de Jean Bertrand Aristide.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17736
Commentaires:
Que Monsieur Rebu se rassure le slogan de demander le retrour d'Aristide proné par certains leaders politique rentre dans le cadre d'une instrumentalisation de la demande. Celui qui défend le retour de Jean Bertrand Aristide aura la faveur des masses lavalassiennes qui depuis un bon bout de temps décident les élections.
Quand Turneb Delpé inclue cette exigences dans les revendications il fait seulement les yeux doux aux lavalassiens en leur disant si vous votez pour moi je vous ramene Aristide.
Au fond il sait très bien que Ariostide appartient au passé et que lapage est définitivement tournée.
Ceux qui demandent le départ de Préval avant la fin de son mandat se trompent eux-même car la communauté internationale verrait comme un echec la non finalisation du mandat de leur poulain.
Nous espérons que Preval n'utilisera pas les fonds de l'état pour mobiliser d'autres haïtiens dansune démonstration de force pour contrecarrer les manifestations de l'opposition.