Malgré une semaine difficile à Ouanaminthe avec des mouvements de protestation et le blocage des principales artères de cette ville, le chantier de la prise sur la rivière Massacre continue. L'édification du seuil pour l'entrée de l’eau dans le canal est totalement terminée. Seule la construction des murs en gabion pour la protection des berges de la rivière n’est pas encore totalement achevée.
Par Jose Flecher
Le canal prend de plus en plus forme. L’on s’achemine petit à petit vers l’inauguration de cette œuvre qui symbolise la fierté de toute une population. Les ouvrages les plus importants sont dans une phase finale. Si l'euphorie autour du canal en termes d’affluence et de contribution monétaire et/ou en matériel diminue, les travaux, par contre, continuent avec le même engouement. Les responsables veulent aller vite mais priorisent le bien faire. Le seul handicap empêchant aux responsables de mettre une date définitive pour la remise des travaux en ce qui a trait au canal principal est la rareté des pierres dans les rivières limitrophes sans lesquelles la construction des murs en gabion devant protéger les berges de la rivière demeure impossible.
Ouvriers et responsables de chantiers ne chôment pas. La construction du canal est l’une des rares activités qui n’a pas été touchée par la paralysie de la ville de Ouanaminthe du 15 au 18 janvier 2024. L’emphase est mise sur la construction des murs en gabion en amont et en aval de la prise. Malgré la rareté manifeste des pierres au niveau des différentes rivières de Ouanaminthe et de Capotille, ces travaux avancent tant bien que mal. Mais par la force des choses, les initiateurs sont obligés de revoir à la baisse le nombre de mètres linéaires de murs à construire.
Ainsi, au lieu de 50 mètres linéaires en aval de la prise, les responsables optent pour une trentaine de mètres et le reste sera consolidé par des digues en terre. En vue de la protection de la prise, 28 mètres linéaires de mur en gabion seront également érigés pour l’entrée de l’eau dans le canal. On est en train de mettre les bouchées doubles pour trouver des pierres, peu importe la distance à parcourir. La Grande Rivière ne répond plus à la demande et l’on met le cap sur la rivière de Limbé, soit plus de 80 kilomètres de distance par rapport à Ouanaminthe.
En plus de l'érection des murs de protection, il reste un kilomètre de canaux à construire pour permettre à l’eau d’atteindre la rivière Diassa, le cours d’eau qui doit conduire l’eau au trop plein pour la distribution dans les rizières de Ferrier. Une partie des parpaings, communément appelés blocs en béton, est déjà disponible. Ce qui sous-tend qu’une fois que les travaux de protection des berges de la prise se terminent, l’on poursuivra la construction de la dernière partie des travaux du canal primaire.
Pas que la construction du canal primaire
« Nous mettrons tout en œuvre pour que cet ouvrage soit édifié dans les règles de l’art », affirme le responsable de communication du comité de construction du canal, Éliphète Jean Gilles. Le slogan « Kanal la pa p kanpe » est révolu. Maintenant le cap est plutôt mis sur l’exploitation de l’ouvrage. L’inauguration du canal ne devrait pas tarder. Mais d’autres travaux doivent se tenir afin d’exploiter le canal. L’un des ingénieurs responsables du chantier, Lesnel Marcellus, parle des travaux à entreprendre au niveau de Diassa et des canaux secondaires pour permettre à l’eau d’atteindre les parcelles les plus reculées de la plaine de Maribaroux, une plaine de 5 000 hectares de terre irrigables dont moins de 2 000 sont mis en valeur.
Cette prise, dans ce cas, doit contribuer à irriguer les 3 000 hectares restants afin d’augmenter la production au niveau de cette partie du pays. « L’eau est et a été toujours le facteur limitant la production dans le Nord-Est », rappellent les responsables rencontrés par Le Nouvelliste. Est-ce pourquoi la construction de ce canal ne devrait pas et ne serait pas une simple initiative. « L’idée est de contribuer à réduire la dépendance alimentaire du pays de ses proches voisins que sont la République dominicaine et les États-Unis d’Amérique », assure Eliphète Jean Gilles.
Saluant l’implication de l’ensemble de la population, notamment la diaspora haïtienne, le responsable de communication croit que le coude à coude doit continuer dans l’optique d’atteindre les résultats escomptés. L’ouvrage doit être au service de l’agriculture. Ainsi, en plus de la production végétale, cette prise va contribuer à développer l’élevage dans le bas Maribaroux. Car chaque année, bovins et caprins meurent de soif un peu partout dans cette zone.
Le travail à faire est important. Permettre l’entrée de l’eau dans le canal n’est qu’une étape. De l’avis du responsable, il n’est pas encore venu le temps de souffler, surtout, assure-t-il, qu’on ne peut pas compter sur le support de l’État qui ne fait montre d’aucun intérêt pour le travail engagé depuis le 30 août 2023 avec des piques, des pelles et des équipements rudimentaires.
Une infrastructure qui respecte les règles de l’art
La présence des engins lourds et l’implication de la population sur le site ont changé la donne. À cet effet, au lieu d’une simple percée comme il a été le cas lors des débuts des travaux, c’est un canal qui respecte toutes les normes régissant la matière. Des travaux en maçonnerie et en roches ont été effectués et les ingénieurs ont repris le plan initial afin de continuer les travaux.
Après la déviation de l’eau, les premiers travaux au niveau de la prise prennent en compte les murs en L pour l’entrée de l’eau et les murs de soutènement. Si l’on en croit M. Marcellus, tous ces murs sont reliés par des murs transversaux. Il y a un premier mur transversal pour la protection du seuil. Et comme tous les problèmes de la République dominicaine en ce qui a trait à la construction de cette prise concernent le seuil, l’ingénieur tient encore une fois à rassurer toutes les parties qu’il n’y a rien à craindre en termes de débit.
Suivant la saison en question, la rivière a des débits différents. Pour dimensionner le travail, les techniciens ont considéré le débit d’étiage dans les périodes où l’eau diminue considérablement. Dans cette période, précise-t-il, le débit est autour de 2.84 mètres cubes par seconde et le seuil de la prise est dimensionné pour recevoir environ 1,5 mètre cube par seconde.
« Le seuil pourrait effectivement constituer un problème pour les parcelles en aval s’il était trop élevé », affirme le technicien avant d’ajouter qu'ils respectent tous les prescrits internationaux en la matière. Aussi précise-t-il qu’il ne s’agit pas d’un barrage. Les normes internationales, poursuit-il, exigent qu’on ne dépasse pas les 20% du débit de l’eau. Et c’est le cas en ce qui a trait à cette construction. « Le seuil est dimensionné pour retenir moins de 20% du débit de l’eau », précise le technicien.
Après quatre mois de travaux intenses, l’on est sur le point de voir le bout du tunnel en ce qui a trait au canal primaire. S’il n’y a pas de course contre la montre pour la remise des travaux, les responsables se disent toutefois déterminés à remettre les travaux dans les meilleurs délais. Les responsables affirment qu’ils sont sur la bonne voie de terminer les travaux d’ici les trente prochains jours. Ces derniers gardent à l’esprit de réaliser des travaux bien faits tout en prenant en compte les normes internationales régissant la matière. Mais le plus important est de permettre à cette eau d’atteindre les rizières de la plaine de Maribaroux afin de mettre en valeur les 5 000 hectares irrigués au niveau de cette plaine.
https://lenouvelliste.com/article/246482/riviere-massacre-le-canal-principal-est-pret-a-plus-de-85
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
Affichage des articles dont le libellé est AUTOUR DU CONFLIT DU CANAL SUR LA RIVIERE MASSACRE. Afficher tous les articles
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mercredi 24 janvier 2024
mercredi 18 octobre 2023
La Commission de l'OEA a survolé la frontière et présentera un rapport sur la rivière Masacre
- Ils ont examiné les œuvres des deux pays
- Ils ont visité la bande nord de la zone de conflit
Balbiery R, Edward F Dajabón - oct. 18, 2023 | 00h01 m.| 5 minutes de lecture
La commission était dirigée par le secrétaire aux Affaires juridiques de l'OEA, Jean Michel Arrighi, qui a confirmé qu'elle se contenterait de mener une enquête et de collecter des informations. Il était accompagné d'Andrés Sánchez, du Secrétariat au Développement Intégral.
"L'objectif de cette mission est uniquement de recueillir des informations et de présenter ensuite un rapport aux pays membres", a déclaré le directeur des opérations de l'Institut national des ressources hydrauliques (Indhri), Juan Nova.
Le géologue Osiris de León, qui accompagnait les commissaires, a déclaré qu'ils avaient survolé le bassin de la rivière Masacre, depuis sa source dans la Loma de Cabrera jusqu'à son embouchure dans la baie de Manzanillo. Egalement le bassin de l'Artibonito, le plus long fleuve de l'île, qui prend sa source en République Dominicaine et traverse tout le territoire haïtien. C'est leur principale source d'eau.
« 673,3 : millions de dollars exportés par la République Dominicaine vers Haïti dans la période janvier-août de cette année »
"Nous accompagnons la délégation pour qu'elle puisse voir de ses propres yeux quelle est la réalité environnementale, sociale, hydrologique, hydraulique et forestière de la région. Je crois qu'elle a déjà une large vue panoramique sur tout ce qu'est l'extension de la zone. bassin", a déclaré de León.
Il a ajouté que "leur idée est de voir le bassin, de voir comment il est, de voir comment sont les flux, de voir comment est la végétation".
Ils envisagent également la communauté de Don Miguel, où le gouvernement dominicain envisage de construire un barrage, dont les plans sont déjà prêts, selon le président Luis Abinader.
Après avoir débarqué à la forteresse Beller, à Dajabón, la mission a visité le canal de La Vigía. Sur place, le personnel d'Indhri a donné des détails aux envoyés de l'OEA sur la réhabilitation de cet ouvrage, avec lequel le gouvernement a tenté de maintenir un débit minimum du fleuve pour les agriculteurs en aval et pour la lagune de Saladillo.
En outre, ils ont visité la zone du territoire dominicain devant les travaux controversés du canal que les Haïtiens sont en train de construire de leur côté.
Ils ont ensuite visité la Compagnie de Développement Industriel S.A. (Codevi), une entreprise frontalière qui emploie des milliers d'Haïtiens.
Les représentants de l'organisation internationale étaient guidés par une délégation dominicaine composée du colonel Freddy Soto Thormann, directeur général du Corps spécialisé de sécurité des frontières terrestres (Cesfront) ; Emil Chireno, du ministère des Affaires étrangères (Mirex) ; Juan Carlos Nova, d'Indrihi ; et le géologue Osiris de León.
Cette visite a eu lieu après que le président Luis Abinader a demandé une médiation à l'Organisation des États Américains pour résoudre la crise générée par la construction du canal de transfert sur la rivière Masacre. Le gouvernement dominicain considère la construction comme une violation des traités.
La visite s'est déroulée sous de strictes mesures de sécurité. Des soldats du Corps spécialisé de sécurité des frontières et des soldats de l'Armée de la République dominicaine (ERD) ont empêché les représentants des médias d'accéder aux zones visitées par la commission.
De la visite de la délégation de l'OEA>/b>
Lundi dernier, le ministre des Affaires étrangères Roberto Álvarez a rencontré la mission de l'OEA et a expliqué que le canal en construction en Haïti pourrait avoir des implications significatives, non seulement environnementales, mais aussi sociales et économiques.
"La gestion de l'eau et des ressources naturelles associées ont un impact direct sur les communautés agricoles et de pêche qui dépendent du fleuve, de la lagune Saladillo et d'autres zones humides pour leur subsistance", a réitéré le chancelier Álvarez.
Il a déclaré : "Nous espérons que ce processus pourra conduire à une solution qui tienne compte des préoccupations des deux nations et qui renforcera l'architecture institutionnelle et juridique qui régit nos relations bilatérales".
De son côté, le commissaire Jean Michel Arrighi a expliqué que l'objectif de cette visite est de recueillir des informations techniques afin de comprendre la situation.
La République dominicaine a demandé l'intervention de l'OEA lors d'une session du Conseil permanent en vue de résoudre la « situation conflictuelle » à laquelle le pays est confronté avec Haïti à propos de la construction du canal. Dans ce même scénario, la délégation haïtienne a défendu la construction du canal et a préconisé une « solution définitive » qui respecte les aspects juridiques internationaux en la matière.
Les Haïtiens chargent des marchandises, les marchandises sont saisies
Le transit mouvementé des haïtiens par le poste frontière de Dajabón chargés de sacs, colis, valises et paniers remplis de marchandises destinées à la consommation ou à la revente, s'est poursuivi hier.
Sur le territoire haïtien, les autorités ont saisi et détruit ce qu'elles transportaient dans le cas de produits spécifiques. Certains, comme Lino Pierre, ont tenté de franchir un sac rempli de paquets de saucisses, un produit interdit de ce côté-là.
Il a été arrêté par les militaires, qui ont assuré qu'ils remettraient la cargaison à l'armée et expulseraient l'immigré, qui implorait une « chance ».
Dans une vidéo qui a circulé sur les réseaux sociaux, on peut voir comment, en Haïti, ils jettent à terre et donnent des coups de pied des tomates, des piments, des pâtes, des tayotas et d'autres objets qu'ils ont dépouillés de leurs compatriotes. Plusieurs Haïtiens ont déclaré à Diario Libre qu'il leur était interdit de passer des produits tels que du poulet, des œufs, du salami, du bœuf et autres.
Source: Source : https://www.diariolibre.com/actualidad/nacional/2023/10/17/crisis-por-el-rio-masacre-comision-oea-sobrevolo-frontera/2495135
- Ils ont visité la bande nord de la zone de conflit
Balbiery R, Edward F Dajabón - oct. 18, 2023 | 00h01 m.| 5 minutes de lecture
La commission était dirigée par le secrétaire aux Affaires juridiques de l'OEA, Jean Michel Arrighi, qui a confirmé qu'elle se contenterait de mener une enquête et de collecter des informations. Il était accompagné d'Andrés Sánchez, du Secrétariat au Développement Intégral.
"L'objectif de cette mission est uniquement de recueillir des informations et de présenter ensuite un rapport aux pays membres", a déclaré le directeur des opérations de l'Institut national des ressources hydrauliques (Indhri), Juan Nova.
Le géologue Osiris de León, qui accompagnait les commissaires, a déclaré qu'ils avaient survolé le bassin de la rivière Masacre, depuis sa source dans la Loma de Cabrera jusqu'à son embouchure dans la baie de Manzanillo. Egalement le bassin de l'Artibonito, le plus long fleuve de l'île, qui prend sa source en République Dominicaine et traverse tout le territoire haïtien. C'est leur principale source d'eau.
« 673,3 : millions de dollars exportés par la République Dominicaine vers Haïti dans la période janvier-août de cette année »
"Nous accompagnons la délégation pour qu'elle puisse voir de ses propres yeux quelle est la réalité environnementale, sociale, hydrologique, hydraulique et forestière de la région. Je crois qu'elle a déjà une large vue panoramique sur tout ce qu'est l'extension de la zone. bassin", a déclaré de León.
Il a ajouté que "leur idée est de voir le bassin, de voir comment il est, de voir comment sont les flux, de voir comment est la végétation".
Ils envisagent également la communauté de Don Miguel, où le gouvernement dominicain envisage de construire un barrage, dont les plans sont déjà prêts, selon le président Luis Abinader.
Après avoir débarqué à la forteresse Beller, à Dajabón, la mission a visité le canal de La Vigía. Sur place, le personnel d'Indhri a donné des détails aux envoyés de l'OEA sur la réhabilitation de cet ouvrage, avec lequel le gouvernement a tenté de maintenir un débit minimum du fleuve pour les agriculteurs en aval et pour la lagune de Saladillo.
En outre, ils ont visité la zone du territoire dominicain devant les travaux controversés du canal que les Haïtiens sont en train de construire de leur côté.
Ils ont ensuite visité la Compagnie de Développement Industriel S.A. (Codevi), une entreprise frontalière qui emploie des milliers d'Haïtiens.
Les représentants de l'organisation internationale étaient guidés par une délégation dominicaine composée du colonel Freddy Soto Thormann, directeur général du Corps spécialisé de sécurité des frontières terrestres (Cesfront) ; Emil Chireno, du ministère des Affaires étrangères (Mirex) ; Juan Carlos Nova, d'Indrihi ; et le géologue Osiris de León.
Cette visite a eu lieu après que le président Luis Abinader a demandé une médiation à l'Organisation des États Américains pour résoudre la crise générée par la construction du canal de transfert sur la rivière Masacre. Le gouvernement dominicain considère la construction comme une violation des traités.
La visite s'est déroulée sous de strictes mesures de sécurité. Des soldats du Corps spécialisé de sécurité des frontières et des soldats de l'Armée de la République dominicaine (ERD) ont empêché les représentants des médias d'accéder aux zones visitées par la commission.
De la visite de la délégation de l'OEA>/b>
Lundi dernier, le ministre des Affaires étrangères Roberto Álvarez a rencontré la mission de l'OEA et a expliqué que le canal en construction en Haïti pourrait avoir des implications significatives, non seulement environnementales, mais aussi sociales et économiques.
"La gestion de l'eau et des ressources naturelles associées ont un impact direct sur les communautés agricoles et de pêche qui dépendent du fleuve, de la lagune Saladillo et d'autres zones humides pour leur subsistance", a réitéré le chancelier Álvarez.
Il a déclaré : "Nous espérons que ce processus pourra conduire à une solution qui tienne compte des préoccupations des deux nations et qui renforcera l'architecture institutionnelle et juridique qui régit nos relations bilatérales".
De son côté, le commissaire Jean Michel Arrighi a expliqué que l'objectif de cette visite est de recueillir des informations techniques afin de comprendre la situation.
La République dominicaine a demandé l'intervention de l'OEA lors d'une session du Conseil permanent en vue de résoudre la « situation conflictuelle » à laquelle le pays est confronté avec Haïti à propos de la construction du canal. Dans ce même scénario, la délégation haïtienne a défendu la construction du canal et a préconisé une « solution définitive » qui respecte les aspects juridiques internationaux en la matière.
Les Haïtiens chargent des marchandises, les marchandises sont saisies
Le transit mouvementé des haïtiens par le poste frontière de Dajabón chargés de sacs, colis, valises et paniers remplis de marchandises destinées à la consommation ou à la revente, s'est poursuivi hier.
Sur le territoire haïtien, les autorités ont saisi et détruit ce qu'elles transportaient dans le cas de produits spécifiques. Certains, comme Lino Pierre, ont tenté de franchir un sac rempli de paquets de saucisses, un produit interdit de ce côté-là.
Il a été arrêté par les militaires, qui ont assuré qu'ils remettraient la cargaison à l'armée et expulseraient l'immigré, qui implorait une « chance ».
Dans une vidéo qui a circulé sur les réseaux sociaux, on peut voir comment, en Haïti, ils jettent à terre et donnent des coups de pied des tomates, des piments, des pâtes, des tayotas et d'autres objets qu'ils ont dépouillés de leurs compatriotes. Plusieurs Haïtiens ont déclaré à Diario Libre qu'il leur était interdit de passer des produits tels que du poulet, des œufs, du salami, du bœuf et autres.
Source: Source : https://www.diariolibre.com/actualidad/nacional/2023/10/17/crisis-por-el-rio-masacre-comision-oea-sobrevolo-frontera/2495135
lundi 2 octobre 2023
Directeur de l'INDRHI : « Avec le canal La Vigía, nous allons trouver une solution pour l'avenir »
La collecte d'eau à Dajabón implique l'installation d'un système de canalisations d'une capacité de 6 000 gallons par minute, pour extraire l'eau de l'aquifère et garantir le liquide en période de sécheresse.
Par : Tania Molina 02/10/2023
Avec la décision du gouvernement dominicain de réhabiliter le canal de La Vigía, comme mesure pour faire face à la construction d'un autre canal sur la rivière Masacre en cours en Haïti, des progrès sont également réalisés dans la résolution d'un problème de manque d'eau qui La situation s'aggrave de plus en plus dans la zone frontalière.
C'est ce qu'a déclaré le directeur de l'Institut National des Ressources Hydrauliques (Indrhi), Olmedo Caba Romano, qui était l'invité cette semaine du Dialogue Libre.
En expliquant l'ampleur des travaux réalisés dans la zone frontalière de Dajabón, il a indiqué que le canal de La Vigía, qui capte l'eau de la rivière Dajabón ou Masacre, dans le lieu connu sous le nom de La Aduana, s'étend sur environ neuf kilomètres et qu'il aura la capacité de déplacer 1,5 mètre cube d’eau par seconde.
Cette capacité dépasse le débit d'un ou moins d'un mètre cube qui traverse la rivière pendant une grande partie de l'année, a-t-il souligné, c'est pourquoi le gouvernement travaille sur un système de pompage qui implique l'utilisation des eaux souterraines.
"Nous devons réaliser une intervention dans le bassin des deux côtés (de la frontière)"Olmedo Caba Romano Directeur de l'Indrhi“
Le canal de La Vigía a vu le jour dans les années 1950 pour acheminer l'eau vers une colonie japonaise de Dajabón. Plus tard, elle est intervenue à deux reprises, d’abord en 1966, puis au cours de l’administration gouvernementale de 2000 à 2004.
Le transfert part de la prise des douanes, à Dajabón, qui est soutenue par une structure en béton qui lui permet de capter l'eau et, grâce à un système de pompage, d'alimenter son flux.
EN RAPPORT
Les difficultés du système électrique qui alimente les pompes font que depuis 2007, elles ne sont plus utilisées à ce jour. Caba Romano a rappelé que le manque d'utilisation a bloqué une partie du canal du canal sur environ 4 kilomètres, qui est maintenant activé, tandis que le reste du canal suit le cours alimenté par pompage souterrain.
L'autre barrage
"D'après ce que m'ont dit les techniciens de l'Indrhi, il y avait des intentions de construire un barrage dans cette partie (près de la prise des douanes) pour que chaque pays, tant du côté haïtien que dominicain, ait ses canaux", a rappelé le responsable.
Il a ajouté que, bien qu'il y ait eu des accords conclus sous le gouvernement de Jean Bertrand Aristide en Haïti, les plans ont été abandonnés après son départ du pouvoir et la question n'a plus été discutée.
"Un barrage construit, qui soit binational pour les deux pays, doit être là où le fleuve constitue la frontière. Pour construire le barrage (celui de la douane qui a été convenu), nous laisserions notre prise ici (à la douane). ) et ils construiraient sa capture (près de cet endroit), mais cela signifie qu'un ouvrage d'ingénierie étudié et des murs seraient construits pour protéger les deux villages", a insisté Caba Romano.
"Il est logique que si nous puisons ici, il y aura moins d'eau dans l'autre partie, quand elle arrivera" Olmedo Caba RomanoDirecteur d'Indrhi“
Le directeur d'Indrhi a soutenu que le canal actuellement en construction en Haïti, cause d'une crise diplomatique qui a conduit le gouvernement dominicain à ordonner la fermeture de la frontière, en plus de ne pas être consensuel, est construit dans un méandre qui, du point de vue hydraulique rend son fonctionnement difficile. Cela implique également la construction d'un barrage qui, là où Haïti le propose actuellement, présenterait un risque d'inondation important pour les populations en aval et pour l'entreprise Codevi, où travaillent environ 19 000 Haïtiens.
Un autre aspect négatif qu'il a cité est que l'eau qui est destinée à être extraite du Masacre n'y retournerait pas, car elle finirait dans d'autres cours d'eau haïtiens.
La situation serait différente avec l'utilisation du canal de La Vigía, insiste le responsable, puisqu'il s'agissait d'un ouvrage convenu dès le début et qui ramènerait l'eau au tributaire.
Ceci, grâce à un canal de raccordement d'environ quatre kilomètres qu'Indrhi envisage de construire et qui lui permettra d'alimenter les prises Veterano 0, Veterano 1 et Don Pedro. Ces captages, ainsi que celui connu sous le nom de Canal de Drainage, irriguent 10 000 points d'eau du côté haïtien et plus de 5 000 du côté dominicain.
"Mais tout cela est provisoire. Nous avons trois plans : d'abord, nous devons permettre cela avec de l'eau pour n'importe quelle situation, avoir une garantie pour les producteurs... Indépendamment de ce qui arrive à Haïti, nous, nous allons permettre cela avec un système de pompe électrique", a déclaré Caba.
Il a expliqué que des pompes diesel seront immédiatement installées à la douane, avec lesquelles les tests ont déjà commencé la semaine dernière. Ils permettront également de construire deux pipelines d'une capacité de 6 000 gallons par minute chacun.
Tel que conçu, le système consiste à capter les eaux souterraines au niveau des douanes et à les acheminer par un tuyau souterrain jusqu'aux prises Veterano 0, 1 et Don Pedro.
"Qu'est-ce que cela signifie ? Que lorsque viendront les huit ou neuf mois de sécheresse qui surviennent chaque année, quand il n'y aura plus d'eau pour personne, nous serons en mesure de fournir ici de l'eau permanente à ces producteurs d'ici", a déclaré Caba Romano.
Haïti et la République dominicaine partagent un aquifère (eaux souterraines) qui s'étend sur 2 200 kilomètres carrés, 1 200 du côté dominicain et 1 108 du côté haïtien, selon le responsable.
Un barrage pour un bassin dégradé
Actuellement, grâce aux dernières précipitations, le débit de la rivière Masacre est d'environ six mètres cubes par seconde, mais pendant près de neuf mois, il tombe à un mètre cube ou moins. Ce flux diminue de plus en plus. "Dans notre proposition, il y a la question de savoir qu'il faut effectivement intervenir dans la gestion du bassin", a souligné Olmedo Caba.
L'affluent prend sa source sur le territoire dominicain qu'il traverse sur une grande partie de ses 55 kilomètres. Il est alimenté par un bassin d'environ 729 kilomètres carrés réparti des deux côtés de l'île et qui, en raison de sa dégradation, a perdu sa capacité de captage des eaux de pluie, qui s'écoulent presque entièrement dans le fleuve.
C'est précisément l'une des raisons pour lesquelles le gouvernement dominicain envisage de construire le barrage Don Miguel, à Dajabón, qui permettra de stocker une partie de l'eau de pluie et de la rejeter ensuite dans la rivière de manière contrôlée. Cette mesure, a assuré Olmedo Caba Romano, garantit que les deux pays pourront avoir plus longtemps un fleuve avec un plus grand débit.
Source : https://www.diariolibre.com/actualidad/dialogo-libre/2023/10/02/indrhi-con-el-canal-de-la-vigia-hay-una-solucion-a-futuro/2478013
Par : Tania Molina 02/10/2023
Avec la décision du gouvernement dominicain de réhabiliter le canal de La Vigía, comme mesure pour faire face à la construction d'un autre canal sur la rivière Masacre en cours en Haïti, des progrès sont également réalisés dans la résolution d'un problème de manque d'eau qui La situation s'aggrave de plus en plus dans la zone frontalière.
C'est ce qu'a déclaré le directeur de l'Institut National des Ressources Hydrauliques (Indrhi), Olmedo Caba Romano, qui était l'invité cette semaine du Dialogue Libre.
En expliquant l'ampleur des travaux réalisés dans la zone frontalière de Dajabón, il a indiqué que le canal de La Vigía, qui capte l'eau de la rivière Dajabón ou Masacre, dans le lieu connu sous le nom de La Aduana, s'étend sur environ neuf kilomètres et qu'il aura la capacité de déplacer 1,5 mètre cube d’eau par seconde.
Cette capacité dépasse le débit d'un ou moins d'un mètre cube qui traverse la rivière pendant une grande partie de l'année, a-t-il souligné, c'est pourquoi le gouvernement travaille sur un système de pompage qui implique l'utilisation des eaux souterraines.
"Nous devons réaliser une intervention dans le bassin des deux côtés (de la frontière)"Olmedo Caba Romano Directeur de l'Indrhi“
Le canal de La Vigía a vu le jour dans les années 1950 pour acheminer l'eau vers une colonie japonaise de Dajabón. Plus tard, elle est intervenue à deux reprises, d’abord en 1966, puis au cours de l’administration gouvernementale de 2000 à 2004.
Le transfert part de la prise des douanes, à Dajabón, qui est soutenue par une structure en béton qui lui permet de capter l'eau et, grâce à un système de pompage, d'alimenter son flux.
EN RAPPORT
Les difficultés du système électrique qui alimente les pompes font que depuis 2007, elles ne sont plus utilisées à ce jour. Caba Romano a rappelé que le manque d'utilisation a bloqué une partie du canal du canal sur environ 4 kilomètres, qui est maintenant activé, tandis que le reste du canal suit le cours alimenté par pompage souterrain.
L'autre barrage
"D'après ce que m'ont dit les techniciens de l'Indrhi, il y avait des intentions de construire un barrage dans cette partie (près de la prise des douanes) pour que chaque pays, tant du côté haïtien que dominicain, ait ses canaux", a rappelé le responsable.
Il a ajouté que, bien qu'il y ait eu des accords conclus sous le gouvernement de Jean Bertrand Aristide en Haïti, les plans ont été abandonnés après son départ du pouvoir et la question n'a plus été discutée.
"Un barrage construit, qui soit binational pour les deux pays, doit être là où le fleuve constitue la frontière. Pour construire le barrage (celui de la douane qui a été convenu), nous laisserions notre prise ici (à la douane). ) et ils construiraient sa capture (près de cet endroit), mais cela signifie qu'un ouvrage d'ingénierie étudié et des murs seraient construits pour protéger les deux villages", a insisté Caba Romano.
"Il est logique que si nous puisons ici, il y aura moins d'eau dans l'autre partie, quand elle arrivera" Olmedo Caba RomanoDirecteur d'Indrhi“
Le directeur d'Indrhi a soutenu que le canal actuellement en construction en Haïti, cause d'une crise diplomatique qui a conduit le gouvernement dominicain à ordonner la fermeture de la frontière, en plus de ne pas être consensuel, est construit dans un méandre qui, du point de vue hydraulique rend son fonctionnement difficile. Cela implique également la construction d'un barrage qui, là où Haïti le propose actuellement, présenterait un risque d'inondation important pour les populations en aval et pour l'entreprise Codevi, où travaillent environ 19 000 Haïtiens.
Un autre aspect négatif qu'il a cité est que l'eau qui est destinée à être extraite du Masacre n'y retournerait pas, car elle finirait dans d'autres cours d'eau haïtiens.
La situation serait différente avec l'utilisation du canal de La Vigía, insiste le responsable, puisqu'il s'agissait d'un ouvrage convenu dès le début et qui ramènerait l'eau au tributaire.
Ceci, grâce à un canal de raccordement d'environ quatre kilomètres qu'Indrhi envisage de construire et qui lui permettra d'alimenter les prises Veterano 0, Veterano 1 et Don Pedro. Ces captages, ainsi que celui connu sous le nom de Canal de Drainage, irriguent 10 000 points d'eau du côté haïtien et plus de 5 000 du côté dominicain.
"Mais tout cela est provisoire. Nous avons trois plans : d'abord, nous devons permettre cela avec de l'eau pour n'importe quelle situation, avoir une garantie pour les producteurs... Indépendamment de ce qui arrive à Haïti, nous, nous allons permettre cela avec un système de pompe électrique", a déclaré Caba.
Il a expliqué que des pompes diesel seront immédiatement installées à la douane, avec lesquelles les tests ont déjà commencé la semaine dernière. Ils permettront également de construire deux pipelines d'une capacité de 6 000 gallons par minute chacun.
Tel que conçu, le système consiste à capter les eaux souterraines au niveau des douanes et à les acheminer par un tuyau souterrain jusqu'aux prises Veterano 0, 1 et Don Pedro.
"Qu'est-ce que cela signifie ? Que lorsque viendront les huit ou neuf mois de sécheresse qui surviennent chaque année, quand il n'y aura plus d'eau pour personne, nous serons en mesure de fournir ici de l'eau permanente à ces producteurs d'ici", a déclaré Caba Romano.
Haïti et la République dominicaine partagent un aquifère (eaux souterraines) qui s'étend sur 2 200 kilomètres carrés, 1 200 du côté dominicain et 1 108 du côté haïtien, selon le responsable.
Un barrage pour un bassin dégradé
Actuellement, grâce aux dernières précipitations, le débit de la rivière Masacre est d'environ six mètres cubes par seconde, mais pendant près de neuf mois, il tombe à un mètre cube ou moins. Ce flux diminue de plus en plus. "Dans notre proposition, il y a la question de savoir qu'il faut effectivement intervenir dans la gestion du bassin", a souligné Olmedo Caba.
L'affluent prend sa source sur le territoire dominicain qu'il traverse sur une grande partie de ses 55 kilomètres. Il est alimenté par un bassin d'environ 729 kilomètres carrés réparti des deux côtés de l'île et qui, en raison de sa dégradation, a perdu sa capacité de captage des eaux de pluie, qui s'écoulent presque entièrement dans le fleuve.
C'est précisément l'une des raisons pour lesquelles le gouvernement dominicain envisage de construire le barrage Don Miguel, à Dajabón, qui permettra de stocker une partie de l'eau de pluie et de la rejeter ensuite dans la rivière de manière contrôlée. Cette mesure, a assuré Olmedo Caba Romano, garantit que les deux pays pourront avoir plus longtemps un fleuve avec un plus grand débit.
Source : https://www.diariolibre.com/actualidad/dialogo-libre/2023/10/02/indrhi-con-el-canal-de-la-vigia-hay-una-solucion-a-futuro/2478013
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