Comme l'a observé ces dernières semaines, FEWS NET informateurs clés, les prix des principaux aliments de base sont demeurés relativement stables au marché de Croix-des-Bossales marché à Port-au-Prince au cours de la semaine dernière. Le nombre de personnes achetant ou vendant des produits sur le marché est à peu près le même qu'avant le séisme du 12 Janvier. Toutefois, des dépôts de demi-gros à proximité sont presque vides, ce qui laisse à penser que les conditions de sécurité sont encore insuffisants ou que les importations de céréales commerciales sont plus basse que la normale. «La quantité de riz d'aide alimentaire vendu au marché Croix-des-Bossales a diminuée cette semaine par rapport à la semaine dernière et le prix a augmenté, passant de 115 gourdes à 125 gourdes par marmite de 6 lbs» précise FEW NET.
Dans Jacmel, le 5 avril, le riz importé Tchako se vendait 165 gourdes la marmite de 6 lbs, en baisse, cette même marmite de 6 lbs se vendait 185 gourdes le 1 er avril. De nombreux consommateurs préfèrent maintenant acheter moins cher les marques de riz importés, tels que Mega ou Madan Lolo qui se vendent 120 gourdes la marmite de 6 lbs le 5 avril.
N/ Radio Métropole Haïti
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
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jeudi 8 avril 2010
mardi 6 avril 2010
Ici Radio Débrouillardise Haïti
Publié le 05 avril 2010 à 07h33 Quelques heures après le séisme qui a détruit une partie de Port-au-Prince, le 12 janvier dernier, l'animateur de radio Carel Pedre était derrière son micro, sur les ondes de Radio One. Animateur de l'émission du matin et directeur de la station, Pedre est une vedette locale qui a acquis une notoriété internationale lorsque CNN a diffusé les photos qu'il avait prises et publiées sur Twitter quelques moments seulement après la secousse.
Quelques jours seulement après le séisme, d'autres radios comme Tropic FM et Radio Ginen (il y en a au total une dizaine établies à Port-au-Prince) avaient repris leur diffusion.
«Des radios ont opéré pendant des semaines grâce à du matériel récupéré dans les décombres, à partir d'une tente aménagée, dans le voisinage ou sur la Cour de Saint-Louis, l'un des plus grands camps de réfugiés de la capitale», raconte Claude Gilles, directeur du Centre opérationnel des médias mis sur pied par Reporters sans frontières au lendemain du séisme.
Radio-Caraïbes, une des stations de radio les plus populaires au pays, diffusait quant à elle sous une tente, en face de ses anciens studios, comme l'a déjà raconté notre collègue Agnès Gruda, fin janvier.
Deux mois plus tard, c'est toujours le cas. «Radio-Caraïbes diffuse toujours dehors, dans la rue, et ses émissions en direct sont devenues de véritables happening le soir, à Port-au-Prince», confirme Jean-Hugues Roy, envoyé spécial en Haïti pour Radio-Canada.
Télé et journaux
Du côté de la télévision, pour des raisons techniques évidentes, le retour à la normale est plus long. «La plupart des postes de télé diffusent des vidéoclips et des films, explique Carel Pedre, joint par téléphone. Mais la Télévision nationale d'Haïti, installée dans la cour extérieure de son ancien édifice, a repris sa programmation régulière.»
Quant aux deux quotidiens haïtiens, Le Matin et Le Nouvelliste, leurs presses ont été lourdement endommagées dans le séisme. La version papier du Matin, publiée une fois par semaine pour l'instant, est imprimée en République dominicaine. Quant au Nouvelliste, le plus vieux quotidien au pays, il publie deux numéros par semaine mais doit reprendre son rythme quotidien aujourd'hui.
«La rédaction du journal demeure toujours dans son siège provisoire, à Pétionville, et le journal sera imprimé dans son local situé au centre-ville en ruine», explique Claude Gilles par courriel. «Le journal est en outre à rebâtir sa liste d'abonnés dont un grand nombre a déménagé ou a quitté le pays.»
Deux jours après le séisme, des représentants de l'organisme Reporters sans frontières, avec l'aide financière de Quebecor, mettaient sur pied un centre opérationnel des médias. Situé lui aussi à Pétionville, il offre du matériel, des ressources professionnelles et psychologiques ainsi que des espaces de travail aux journalistes haïtiens ainsi qu'aux médias étrangers en reportage en Haïti.
François Bugingo, porte-parole de RSF Canada, a participé à sa création. «Le centre est coordonné en collaboration avec le ministère des Communications haïtien et éventuellement, nous allons céder notre place à des associations locales afin qu'elles assument sa coordination.» Reporters sans frontières estime qu'une trentaine de travailleurs du monde des médias sont morts dans le séisme.
http://www.cyberpresse.ca/arts/medias/201004/05/01-4267360-ici-radio-debrouillardise-haiti.php
Quelques jours seulement après le séisme, d'autres radios comme Tropic FM et Radio Ginen (il y en a au total une dizaine établies à Port-au-Prince) avaient repris leur diffusion.
«Des radios ont opéré pendant des semaines grâce à du matériel récupéré dans les décombres, à partir d'une tente aménagée, dans le voisinage ou sur la Cour de Saint-Louis, l'un des plus grands camps de réfugiés de la capitale», raconte Claude Gilles, directeur du Centre opérationnel des médias mis sur pied par Reporters sans frontières au lendemain du séisme.
Radio-Caraïbes, une des stations de radio les plus populaires au pays, diffusait quant à elle sous une tente, en face de ses anciens studios, comme l'a déjà raconté notre collègue Agnès Gruda, fin janvier.
Deux mois plus tard, c'est toujours le cas. «Radio-Caraïbes diffuse toujours dehors, dans la rue, et ses émissions en direct sont devenues de véritables happening le soir, à Port-au-Prince», confirme Jean-Hugues Roy, envoyé spécial en Haïti pour Radio-Canada.
Télé et journaux
Du côté de la télévision, pour des raisons techniques évidentes, le retour à la normale est plus long. «La plupart des postes de télé diffusent des vidéoclips et des films, explique Carel Pedre, joint par téléphone. Mais la Télévision nationale d'Haïti, installée dans la cour extérieure de son ancien édifice, a repris sa programmation régulière.»
Quant aux deux quotidiens haïtiens, Le Matin et Le Nouvelliste, leurs presses ont été lourdement endommagées dans le séisme. La version papier du Matin, publiée une fois par semaine pour l'instant, est imprimée en République dominicaine. Quant au Nouvelliste, le plus vieux quotidien au pays, il publie deux numéros par semaine mais doit reprendre son rythme quotidien aujourd'hui.
«La rédaction du journal demeure toujours dans son siège provisoire, à Pétionville, et le journal sera imprimé dans son local situé au centre-ville en ruine», explique Claude Gilles par courriel. «Le journal est en outre à rebâtir sa liste d'abonnés dont un grand nombre a déménagé ou a quitté le pays.»
Deux jours après le séisme, des représentants de l'organisme Reporters sans frontières, avec l'aide financière de Quebecor, mettaient sur pied un centre opérationnel des médias. Situé lui aussi à Pétionville, il offre du matériel, des ressources professionnelles et psychologiques ainsi que des espaces de travail aux journalistes haïtiens ainsi qu'aux médias étrangers en reportage en Haïti.
François Bugingo, porte-parole de RSF Canada, a participé à sa création. «Le centre est coordonné en collaboration avec le ministère des Communications haïtien et éventuellement, nous allons céder notre place à des associations locales afin qu'elles assument sa coordination.» Reporters sans frontières estime qu'une trentaine de travailleurs du monde des médias sont morts dans le séisme.
http://www.cyberpresse.ca/arts/medias/201004/05/01-4267360-ici-radio-debrouillardise-haiti.php
jeudi 1 avril 2010
«Je n'ai pensé à rien - rien qu'à la mort»
Publié le 01 avril 2010 à 08h09 La Presse
Evans Monsignac ne garde aucun souvenir de son sauvetage. Pendant les 27 jours qu'il est resté sous les décombres du marché La Saline, à Port-au-Prince, il a perdu connaissance plusieurs fois. «Chaque fois que je me réveillais, je priais, je priais pour que Dieu me sauve, me donne la vie.»
L'homme de 27 ans, connu pour être le dernier rescapé vivant des décombres du séisme d'Haïti, récupère toujours dans un hôpital floridien. Dimanche dernier, le Sunday Telegraph a raconté son histoire dans un long article.
Evans Monsignac, père de deux enfants de 4 ans, vendait son dernier sac de riz au marché quand la terre a tremblé. Il s'est retrouvé coincé sous le béton, couché au sol, incapable de bouger.
«Je n'ai pensé à rien - rien qu'à la mort. Je pouvais sentir la mort des autres: il y avait beaucoup de gens sous les décombres avec moi, mais les cris n'ont duré qu'une journée. Après, c'était le silence. C'était toujours sombre.»
Près de lui, une conduite d'égout crevée a répandu de l'eau sale. M. Monsignac l'a sentie sous lui et, de sa main droite, a pu recueillir le liquide pour en boire. «J'avais faim et soif et j'ai essayé de boire quelque chose, mais ça me donnait mal au ventre. Je prenais mon petit doigt et j'humectais mes lèvres pour boire, mais j'étais de plus en plus malade.»
C'est quand même ce qui lui a sauvé la vie. Ça, et le fait qu'il n'ait pas eu de membre coincé ou écrasé, note le Dr Vincent Échavé, de la faculté de médecine de l'Université de Sherbrooke, qui a opéré à Haïti après le séisme.
Choc post-traumatique
Mis à jour le 01 avril 2010 à 08h14
Judith Lachapelle;
«Lorsqu'une jambe est coincée sous une poutre, ça fait comme un garrot. Des substances toxiques se forment à l'extrémité coincée. Quand on dégage le membre, ces substances toxiques passent dans le sang et bloquent les reins. C'est une cause d'insuffisance rénale qui peut être fatale si elle n'est pas traitée par hémodialyse.»
De fait, les reins d'Evans Monsignac sont en bon état, selon ses médecins. Il a pris un peu de poids (il pesait 40 kg à son arrivée). Il éprouve cependant de sérieux problèmes d'alimentation et souffre des conséquences post-traumatiques. Ces patients, explique le Dr David Smith au Telegraph, sont terrorisés. «Quand Evans est arrivé, il était convaincu que sa mère l'avait vendu à des Blancs et qu'il serait esclave pour le reste de ses jours.»
«Je ne comprends toujours pas pourquoi je suis ici, dit M. Monsignac. J'étais résigné à mourir. Mais Dieu m'a laissé la vie.»
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201004/01/01-4266426-je-nai-pense-a-rien-rien-qua-la-mort.php
Evans Monsignac ne garde aucun souvenir de son sauvetage. Pendant les 27 jours qu'il est resté sous les décombres du marché La Saline, à Port-au-Prince, il a perdu connaissance plusieurs fois. «Chaque fois que je me réveillais, je priais, je priais pour que Dieu me sauve, me donne la vie.»
L'homme de 27 ans, connu pour être le dernier rescapé vivant des décombres du séisme d'Haïti, récupère toujours dans un hôpital floridien. Dimanche dernier, le Sunday Telegraph a raconté son histoire dans un long article.
Evans Monsignac, père de deux enfants de 4 ans, vendait son dernier sac de riz au marché quand la terre a tremblé. Il s'est retrouvé coincé sous le béton, couché au sol, incapable de bouger.
«Je n'ai pensé à rien - rien qu'à la mort. Je pouvais sentir la mort des autres: il y avait beaucoup de gens sous les décombres avec moi, mais les cris n'ont duré qu'une journée. Après, c'était le silence. C'était toujours sombre.»
Près de lui, une conduite d'égout crevée a répandu de l'eau sale. M. Monsignac l'a sentie sous lui et, de sa main droite, a pu recueillir le liquide pour en boire. «J'avais faim et soif et j'ai essayé de boire quelque chose, mais ça me donnait mal au ventre. Je prenais mon petit doigt et j'humectais mes lèvres pour boire, mais j'étais de plus en plus malade.»
C'est quand même ce qui lui a sauvé la vie. Ça, et le fait qu'il n'ait pas eu de membre coincé ou écrasé, note le Dr Vincent Échavé, de la faculté de médecine de l'Université de Sherbrooke, qui a opéré à Haïti après le séisme.
Choc post-traumatique
Mis à jour le 01 avril 2010 à 08h14
Judith Lachapelle;
«Lorsqu'une jambe est coincée sous une poutre, ça fait comme un garrot. Des substances toxiques se forment à l'extrémité coincée. Quand on dégage le membre, ces substances toxiques passent dans le sang et bloquent les reins. C'est une cause d'insuffisance rénale qui peut être fatale si elle n'est pas traitée par hémodialyse.»
De fait, les reins d'Evans Monsignac sont en bon état, selon ses médecins. Il a pris un peu de poids (il pesait 40 kg à son arrivée). Il éprouve cependant de sérieux problèmes d'alimentation et souffre des conséquences post-traumatiques. Ces patients, explique le Dr David Smith au Telegraph, sont terrorisés. «Quand Evans est arrivé, il était convaincu que sa mère l'avait vendu à des Blancs et qu'il serait esclave pour le reste de ses jours.»
«Je ne comprends toujours pas pourquoi je suis ici, dit M. Monsignac. J'étais résigné à mourir. Mais Dieu m'a laissé la vie.»
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201004/01/01-4266426-je-nai-pense-a-rien-rien-qua-la-mort.php
lundi 29 mars 2010
Haïti: conférence à l'ONU pour financer la reconstruction
Publié le 28 mars 2010 à 12h30 | Mis à jour le 28 mars 2010 à 12h33
Gérard Aziakou Agence France-Presse New York
Plus de cent pays se réunissent mercredi au siège new-yorkais de l'ONU pour une conférence qui devrait permettre de recueillir plus de trois milliards de dollars pour la reconstruction d'Haïti, dévasté par le séisme du 12 janvier.
Cette «Conférence internationale des donateurs pour un avenir meilleur pour Haïti» sera présidée par le chef de l'Etat haïtien René Préval, avec comme co-hôtes le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon et la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton.
«Cette conférence vise à lever des fonds pour la reconstruction à long terme d'Haïti», selon une déclaration d'Helen Clark, l'administratrice du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) qui joue un rôle clé dans les efforts pour remettre l'économie d'Haïti sur les rails.
Pour ses organisateurs, la réunion est cruciale pour aider le pays, le plus pauvre du continent américain, à «se reconstruire en mieux», après le tremblement de terre qui a détruit une grande partie de sa capitale Port-au-Prince, tuant au moins 220 000 personnes et faisant 1,3 million de sans-abri.
Les Etats membres de l'ONU devraient prendre de nouveaux engagements permettant de financer la reconstruction pendant 18 mois à deux ans, a dit à l'AFP Jordan Ryan, chef du département de prévention des crises et de reconstruction du Pnud.
Il a souligné que le gouvernement haïtien avait établi une feuille de route pour la reconstruction identifiant une série de besoins, d'un coût de 3,9 milliards de dollars.
«Nous espérons bien que cette conférence permettra de recueillir plus de trois milliards», a-t-il ajouté.
Une telle somme représenterait un premier versement sur un montant total de 11,5 milliards de dollars d'aide estimée pour la reconstruction sur 10 ans. Le séisme de magnitude 7 a fait des dégâts estimés à près de huit milliards de dollars, l'équivalent de 120% du PIB d'Haïti.
Mais l'argent n'est qu'une partie du problème, souligne dimanche le New York Times.
Les sommes réuniees devraient être déposées sur un fonds géré par la Banque mondiale qui se concentrera sur le financement de «gros projets» et évitera «une redondance» d'initiatives similaires mais disparates, affirme le journal, citant des extraits du plan qui sera présenté.
Selon le quotidien, le plan prévoit la création d'une commission temporaire consacrée à la reconstruction, composée d'Haïtiens et d'étrangers, qui pourrait évoluer ensuite en une «Agence haïtienne de développement» dépendant du Premier ministre haïtien.
Et pour que le pays le plus pauvre des Amériques cesse d'être sous perfusion internationale, il faut rendre son économie «auto-suffisante». «Des investissements modestes dans l'industrie textile, associés à des préférences commerciales, pourraient promptement créer des milliers d'emplois et accélérer l'investissement étranger», selon le quotidien new-yorkais.
Egalement, le gouvernement haïtien doit encourager le retour de l'élite haïtienne expatriée, quitte à proposer des salaires avantageux, afin de profiter de leur «grande expertise», poursuit le New York Times.
Plus de trois millions d'Haïtiens vivent hors de leur pays, principalement aux Etats-Unis, au Canada, en République dominicaine et d'autres pays des Caraïbes, et en France.
La conférence, décidée lors d'une réunion de donateurs à Montréal le 25 janvier, commencera mercredi matin par des discours de MM. Préval et Ban et de Mme Clinton.
Des marques rouge, jaune et verte sur les bâtiments
Ce programme initié le 25 janvier dernier. Il a fallu dans un premier temps recruter des ingénieurs, assurer leur formation dans l'évaluation des bâtiments après un tremblement de terre, organiser les effectifs en équipes, former les travailleurs sociaux, procéder au découpage des zones géographiques par priorités et enfin coordonner leurs actions avec les autres acteurs qui effectuent des activités similaires, nous informe Suranga Mallawa, Coordinatrice du Projet Unité de Réponse d'Urgence du Bureau des Nations Unies pour les Services d'Appui aux Projets (UNOPS) .
D'un coût total de 2,3 millions US$, le projet emploie au total 200 ingénieurs, 40 chefs d'équipes et 150 évaluateurs». La majorité des ingénieurs proviennent du Ministère des Travaux Publics, une partie d'entre eux étant des ingénieurs du secteur privé. «Tous ont été formés aux normes d'évaluations ATC20 pour évaluer les dommages structurels des bâtiments après un tremblement de terre», selon les précisions de Mme Mallawa.
Tous les bâtiments des zones touchées par le tremblement de terre sont concernés, sans discrimination, par ledit programme. Toutefois, le Ministère des Travaux Publics a donné la priorité aux quartiers d'où sont originaires les personnes déplacées dans les 25 camps prioritaires de Port-au-Prince, ainsi que les écoles afin de favoriser la prochaine rentrée scolaire.
En moyenne, 1.700 à 2.000 bâtiments sont évalués chaque jour. 10.600 bâtiments ont déjà fait l'objet d'une évaluation entre Delmas 33 à Delmas 81A et entrela Route de Delmas et la rue de Marbois, ainsi que dans certains quartiers de Delmas 2.
Comme le précisela Coordinatrice du Projet Unité de Réponse d'Urgence de l'UNOPS, «dans certains cas, le retour dans les maisons de la catégorie rouge et jaune est envisageable après réparations et autorisations des autorités». Par ailleurs, «le retour des occupants des maisons vertes est possible immédiatement».
Autre appui de l'UNOPS, avec le soutien du Ministère des Travaux Publics, le déploiement des travailleurs sociaux qui accompagnent les équipes d'ingénieurs sur le terrain. Leur rôle : « informer le public de cette campagne d'évaluation gratuite des bâtiments et avertir les communautés vivant dans les camps, les quartiers et dans les maisons du prochain passage des ingénieurs dans leurs quartiers ». De plus, ces travailleurs sociaux sensibilisent et expliquent aux personnes concernées la signification de la couleur attribuée à leur maison et les actions à envisager : «quitter le camp et rentrer chez eux sans danger si la maison est classée dans la catégorie verte, expliquer le danger de rester dans un bâtiment jaune ou rouge sans réparation, proposer des solutions alternatives d'abris transitionnels sur place ou dans la communauté», nous explique Suranga Mallawa.
Le Ministère des Travaux Publics prévoit de faire l'évaluation des dommages structurels de 100.000 bâtiments publics et privés au cours des trois (3) premiers mois du programme. Au total, il s'agira d'évaluer 900.000 bâtiments dans les zones géographiques affectées par le tremblement de terre, dans la capitale et en région. «le Ministère des Travaux Publics et l'UNOPS ont besoin de financement additionnels afin d'augmenter leurs capacités opérationnelles, la durée du projet et augmenter les zones couvertes» souligne Suranga Mallawa,
Comme le souligne l'UNOPS, ce programme constitue «la pierre angulaire de l'assistance humanitaire et de la prochaine reconstruction d'Haïti après le tremblement de terre». En effet, l'ensemble des bâtiments évalués sont enregistrés dans une base de données nationale et va permettre d'identifier non seulement les maisons vertes dans lesquelles les personnes actuellement déplacées dans les camps vont pouvoir rentrer, mais également les maisons et les quartiers qui vont nécessiter une démolition ou un enlèvement des débris et des gravats afin de reloger rapidement les habitants dans des abris transitionnels qu'UNOPS propose de construire. «Le projet va donc contribuer de façon déterminante à la décongestion des camps de déplacés en permettant aux habitants des maisons vertes de rentrer chez eux et en offrant des solutions alternatives d'abris après avoir identifier les maisons à réparer ou à remplacer avec des abris transitionnels». Cette base de données constituera également un outil déterminant pour planifier la reconstruction, elle permettra de créer des cartes et d'avoir des informations clefs sur l'habitat à l'échelle d'un quartier, d'une ville ou d'une région en vue des futurs plans d'urbanisation et de reconstruction.
Le Ministère des Travaux Publics avec le soutien technique de l'UNOPS va coordonner l'ensemble des acteurs désireux de s'associer à cette initiative nationale. Enfin, la formation des ingénieurs publics du Ministère des Travaux Publics va permettre d'avoir de meilleurs appuis et structures institutionnels et techniques lors la prochaine phase de reconstruction. Selon le dernier rapport dela Direction de la Protection civile, «entre 50 à 90% des maisons ont été détruites (105.369 maisons) ou endommagées (208.164 maisons) dans les zones les plus frappées. «Le chiffre des maisons endommagées ne tient compte que de celles présentant des signes extérieurs de dommages. Plus d'un million de personnes (1.301.491) sont aujourd'hui logées dans les sites d'hébergement provisoires ».
N/ Radio Métropole Haïti http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17340
D'un coût total de 2,3 millions US$, le projet emploie au total 200 ingénieurs, 40 chefs d'équipes et 150 évaluateurs». La majorité des ingénieurs proviennent du Ministère des Travaux Publics, une partie d'entre eux étant des ingénieurs du secteur privé. «Tous ont été formés aux normes d'évaluations ATC20 pour évaluer les dommages structurels des bâtiments après un tremblement de terre», selon les précisions de Mme Mallawa.
Tous les bâtiments des zones touchées par le tremblement de terre sont concernés, sans discrimination, par ledit programme. Toutefois, le Ministère des Travaux Publics a donné la priorité aux quartiers d'où sont originaires les personnes déplacées dans les 25 camps prioritaires de Port-au-Prince, ainsi que les écoles afin de favoriser la prochaine rentrée scolaire.
En moyenne, 1.700 à 2.000 bâtiments sont évalués chaque jour. 10.600 bâtiments ont déjà fait l'objet d'une évaluation entre Delmas 33 à Delmas 81A et entre
Comme le précise
Autre appui de l'UNOPS, avec le soutien du Ministère des Travaux Publics, le déploiement des travailleurs sociaux qui accompagnent les équipes d'ingénieurs sur le terrain. Leur rôle : « informer le public de cette campagne d'évaluation gratuite des bâtiments et avertir les communautés vivant dans les camps, les quartiers et dans les maisons du prochain passage des ingénieurs dans leurs quartiers ». De plus, ces travailleurs sociaux sensibilisent et expliquent aux personnes concernées la signification de la couleur attribuée à leur maison et les actions à envisager : «quitter le camp et rentrer chez eux sans danger si la maison est classée dans la catégorie verte, expliquer le danger de rester dans un bâtiment jaune ou rouge sans réparation, proposer des solutions alternatives d'abris transitionnels sur place ou dans la communauté», nous explique Suranga Mallawa.
Le Ministère des Travaux Publics prévoit de faire l'évaluation des dommages structurels de 100.000 bâtiments publics et privés au cours des trois (3) premiers mois du programme. Au total, il s'agira d'évaluer 900.000 bâtiments dans les zones géographiques affectées par le tremblement de terre, dans la capitale et en région. «le Ministère des Travaux Publics et l'UNOPS ont besoin de financement additionnels afin d'augmenter leurs capacités opérationnelles, la durée du projet et augmenter les zones couvertes» souligne Suranga Mallawa,
Comme le souligne l'UNOPS, ce programme constitue «la pierre angulaire de l'assistance humanitaire et de la prochaine reconstruction d'Haïti après le tremblement de terre». En effet, l'ensemble des bâtiments évalués sont enregistrés dans une base de données nationale et va permettre d'identifier non seulement les maisons vertes dans lesquelles les personnes actuellement déplacées dans les camps vont pouvoir rentrer, mais également les maisons et les quartiers qui vont nécessiter une démolition ou un enlèvement des débris et des gravats afin de reloger rapidement les habitants dans des abris transitionnels qu'UNOPS propose de construire. «Le projet va donc contribuer de façon déterminante à la décongestion des camps de déplacés en permettant aux habitants des maisons vertes de rentrer chez eux et en offrant des solutions alternatives d'abris après avoir identifier les maisons à réparer ou à remplacer avec des abris transitionnels». Cette base de données constituera également un outil déterminant pour planifier la reconstruction, elle permettra de créer des cartes et d'avoir des informations clefs sur l'habitat à l'échelle d'un quartier, d'une ville ou d'une région en vue des futurs plans d'urbanisation et de reconstruction.
Le Ministère des Travaux Publics avec le soutien technique de l'UNOPS va coordonner l'ensemble des acteurs désireux de s'associer à cette initiative nationale. Enfin, la formation des ingénieurs publics du Ministère des Travaux Publics va permettre d'avoir de meilleurs appuis et structures institutionnels et techniques lors la prochaine phase de reconstruction. Selon le dernier rapport de
N/ Radio Métropole Haïti http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17340
dimanche 28 mars 2010
Haïti: améliorer le sort du citoyen ordinaire
Louise Leduc; La Presse
(Montréal) «Reconstruire quoi? On n'avait pas de pays!» lance Jacquelin Télémaque, journaliste pigiste d'origine haïtienne qui a passé un mois à Haïti après le tremblement de terre. «Ce que j'ai vu, moi, c'est un restant de pays, un restant de capitale, des amputés partout et une absence totale d'État.»
Cela fait des décennies qu'Haïti est sous perfusion. Des millions par-ci, des millions par-là, des ONG partout. Haïti est l'un des pays les plus aidés de la planète et pourtant, même avant le tremblement de terre, 4,5 millions d'Haïtiens vivaient avec moins de 1$ par jour. Pendant toutes ces années d'assistanat, «le sort des citoyens ordinaires ne s'est pas amélioré», dit Samuel Pierre, professeur à l'École polytechnique et organisateur d'une grande conférence sur la reconstruction, qui a eu lieu le mois dernier à Montréal.
«La nation haïtienne s'est construite contre l'État. Les Haïtiens ont une méfiance naturelle face à l'État», rappelle Edgard Prévilon, gestionnaire d'enseignement supérieur à l'Université Quisqueya, joint à Port-au-Prince.
«On parle toujours de la légendaire débrouillardise haïtienne. Ce que cela veut aussi dire, c'est que l'Haïtien est toujours dans sa solitude. Pour les transports, il se débrouille tout seul. Pour l'énergie dont il a besoin, il se débrouille seul. Pour l'éducation, il se débrouille seul.»
«Vous savez, tous ces gens qui vivent sous la tente, en Haïti? raconte le professeur Prévilon. Dans le lot, il y en a une partie qui a toujours une maison. Seulement, ils n'ont pas de quoi manger, pas de quoi se soigner. Ils vont donc se prendre une tente en prétendant ne plus avoir de maison et, vers 22, 23h, ils rentrent chez eux.»
Une responsable d'une ONG confirme l'existence de ces camps «de jour». C'est là qu'est rendu Haïti. Et c'est sur cela que seront jugés les pays bailleurs de fonds qui parleront à New York prochainement.
http://www.cyberpresse.ca/international/en-vedette/201003/27/01-4264928-haiti-ameliorer-le-sort-du-citoyen-ordinaire.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_lire_aussi_4264990_article_POS1
(Montréal) «Reconstruire quoi? On n'avait pas de pays!» lance Jacquelin Télémaque, journaliste pigiste d'origine haïtienne qui a passé un mois à Haïti après le tremblement de terre. «Ce que j'ai vu, moi, c'est un restant de pays, un restant de capitale, des amputés partout et une absence totale d'État.»
Cela fait des décennies qu'Haïti est sous perfusion. Des millions par-ci, des millions par-là, des ONG partout. Haïti est l'un des pays les plus aidés de la planète et pourtant, même avant le tremblement de terre, 4,5 millions d'Haïtiens vivaient avec moins de 1$ par jour. Pendant toutes ces années d'assistanat, «le sort des citoyens ordinaires ne s'est pas amélioré», dit Samuel Pierre, professeur à l'École polytechnique et organisateur d'une grande conférence sur la reconstruction, qui a eu lieu le mois dernier à Montréal.
«La nation haïtienne s'est construite contre l'État. Les Haïtiens ont une méfiance naturelle face à l'État», rappelle Edgard Prévilon, gestionnaire d'enseignement supérieur à l'Université Quisqueya, joint à Port-au-Prince.
«On parle toujours de la légendaire débrouillardise haïtienne. Ce que cela veut aussi dire, c'est que l'Haïtien est toujours dans sa solitude. Pour les transports, il se débrouille tout seul. Pour l'énergie dont il a besoin, il se débrouille seul. Pour l'éducation, il se débrouille seul.»
«Vous savez, tous ces gens qui vivent sous la tente, en Haïti? raconte le professeur Prévilon. Dans le lot, il y en a une partie qui a toujours une maison. Seulement, ils n'ont pas de quoi manger, pas de quoi se soigner. Ils vont donc se prendre une tente en prétendant ne plus avoir de maison et, vers 22, 23h, ils rentrent chez eux.»
Une responsable d'une ONG confirme l'existence de ces camps «de jour». C'est là qu'est rendu Haïti. Et c'est sur cela que seront jugés les pays bailleurs de fonds qui parleront à New York prochainement.
http://www.cyberpresse.ca/international/en-vedette/201003/27/01-4264928-haiti-ameliorer-le-sort-du-citoyen-ordinaire.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_lire_aussi_4264990_article_POS1
samedi 27 mars 2010
Viols en Haïti: Sous estimations et contradictions
Des milliers de femmes vivant dans des camps provisoires en Haïti sont menacées par la violence sexuelle. Les autorités n'offrent pas une protection suffisante a déclaré un responsable d'Amnesty International. suite au rapport d'une délégation qui, durant 3 semaines, a visité 8 camps: à Port-au-Prince et dans les villes de Jacmel et Lascahobas, certains de ces camps ayant été visité plusieurs fois. «Il y a un sentiment général d'insécurité à l'intérieur et autour des camps, en particulier la nuit. Les femmes vivant dans des abris de fortune se sentent vulnérables et ont peur des agressions» dit Chiara Liguori, chercheure au sein d'Amnesty International de Port-au-Prince. «La violence sexuelle est largement présente dans les camps [...] c'était déjà une préoccupation majeure dans le pays avant le tremblement de terre mais la situation dans laquelle aujourd'hui, vivent les femmes et les jeunes filles déplacées, les exposent à des risques encore plus grands».
Michel Martin, le chef du renseignement criminel pour la police de l'ONU, UNPOL, a réfuté les rumeurs selon lesquelles de nombreux viols auraient été commis dans les camps de déplacés, en précisant que moins d'une dizaine de viols avaient donné lieu à une enquête jusqu'à maintenant.
Pour sa part, Amnesty International déclare que l'absence de mécanismes de protection adéquats pour les femmes et les jeunes filles victimes d'abus sexuelles les découragent à dénoncer leurs auteurs. Une organisation de femmes locales a rapporté 19 cas de viol, seulement dans une partie du Champ-de-Mars, l'un des plus grands camps de Port-au-Prince. Aucune des femmes et des filles n'avait signalé les agressions à la police par crainte de représailles de leurs agresseurs.
Amnesty International, constate que la plupart des victimes de violences sexuelles interrogées sont des mineurs. Un fillette de 8 ans a été violée alors qu'elle était seule dans sa tente pendant la nuit, sa mère était sortie du camp et n'avait personne pour s'occuper de sa fille pendant son absence. Une jeune adolescente de 15 ans a été violée alors qu'elle était sortie du camp, car il n'y avait pas de latrines dans ce camp.
Le manque de moyens des forces de police et le système de justice au lendemain du tremblement de terre signifie que les coupables ne risquent pas d'être punis. Amnesty International a déclaré que l'absence de mesures visant à prévenir et à répondre adéquatement à la menace de violence sexuelle contribue à la crise humanitaire et a exhorté les autorités haïtiennes à prendre des mesures immédiates et efficaces pour freiner la violence sexuelle et protéger les femmes vivant dans les camps.
Il semble qu'au delà de la déclaration de Michel Martin, la situation soit bien plus préoccupante qu'il ne le laisse entendre. En effet si seulement 10 cas de viols ont été rapporté, comment expliquer
Que 350 policier de l'UNPOL travaillent avec la police haïtienne et la MINUSTAH, la force militaire de l'ONU en Haïti, pour mettre fin aux violences dans les 460 camps recensés dans Port-au-Prince et ses environs, ou l'UNPOL travaille avec les leaders de chaque camps?
Pourquoi avoir installé un numéro d'urgence que les femmes peuvent appeler en cas d'agression, s'il y a si peu de viol?
Comment expliquer la mise en place du projet pilote actuellement en cours dans le camp de Pétion-Ville où des policières de l'UNPOL et de la PNH travaillent spécifiquement sur les violences faites aux femmes, informations rapportée dans notre article du 21 mars?
Pourquoi, si le problème n'est pas si «généralisé», l'ONU vient-elle de produire plusieurs spots en créole pour aider les haïtiennes à se prémunir contre les viols dans les campements de fortune. Spots qui seront diffusé 6 fois par jours, par 7 stations de radio pendant 60 jours et qui expliqueront comment se protéger si elles se font agresser?
Pourquoi le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) est-elle en train de distribuer 17 000 lampes de poche aux femmes et 300 tentes pour créer dans les camps des «espaces sécuritaires pour les femmes» ?
Tout ces moyens mis en œuvres, important mais sans doute insuffisant, démontrent à l'évidence qu'entre les déclarations publique et la réalité la situation concernant les violence sexuelles dans les camps en Haïti est infiniment plus grave.
«Les autorités d'Haïti doivent prioriser le renforcement de la présence policière dans les camps, surtout la nuit, y compris leur capacité à protéger les femmes et les filles contre la violence sexuelle et répondre adéquatement aux cas signalés» a déclaré Chiara Liguori d' Amnesty International.
Michel Martin, le chef du renseignement criminel pour la police de l'ONU, UNPOL explique que «C'est une situation très particulière: des milliers de personnes campent dans des zones où il est difficile de patrouiller. Il y a des cordes et des poteaux partout. La nuit en particulier c'est très, très difficile [...] nous ne pouvons pas patrouiller dans les camps, 24 heures sur 24 et dans tous les camps en même temps. Nous avançons petits pas par petits pas», a-t-il poursuivi.
Amnesty International déplore aussi le manque de refuge dans le pays où les victimes de violences sexuelles pourraient être protégées et avoir accès aux services se soutien indispensables. La réponse d'urgence à cette situation par les ONG internationales présentes en Haïti, ne peut se faire qu'en coordination avec les autorités haïtiennes », a déclaré Chiara Liguori.
Les délégués d'Amnesty International ont rencontré les autorités gouvernementales, y compris le Président de la République, René García Préval, et le Premier ministre, Jean-Max Bellerive. Ils ont eu des entretiens avec le chef de la Mission de stabilisation des Nations Unies en Haïti (MINUSTAH) et avec divers organismes des Nations Unies opérant en Haïti, locaux et internationaux de défense des droits et les ambassadeurs du Brésil, du Canada et la France en vue de trouver des solutions.
Des moyens et des solutions doivent être mis en place de toute urgence, chaque jour qui passe des femmes et des fillettes haïtiennes deviennent de nouvelles victimes, chaque jour qui passe sans solution, est un jour de trop.
N / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17328
Michel Martin, le chef du renseignement criminel pour la police de l'ONU, UNPOL, a réfuté les rumeurs selon lesquelles de nombreux viols auraient été commis dans les camps de déplacés, en précisant que moins d'une dizaine de viols avaient donné lieu à une enquête jusqu'à maintenant.
Pour sa part, Amnesty International déclare que l'absence de mécanismes de protection adéquats pour les femmes et les jeunes filles victimes d'abus sexuelles les découragent à dénoncer leurs auteurs. Une organisation de femmes locales a rapporté 19 cas de viol, seulement dans une partie du Champ-de-Mars, l'un des plus grands camps de Port-au-Prince. Aucune des femmes et des filles n'avait signalé les agressions à la police par crainte de représailles de leurs agresseurs.
Amnesty International, constate que la plupart des victimes de violences sexuelles interrogées sont des mineurs. Un fillette de 8 ans a été violée alors qu'elle était seule dans sa tente pendant la nuit, sa mère était sortie du camp et n'avait personne pour s'occuper de sa fille pendant son absence. Une jeune adolescente de 15 ans a été violée alors qu'elle était sortie du camp, car il n'y avait pas de latrines dans ce camp.
Le manque de moyens des forces de police et le système de justice au lendemain du tremblement de terre signifie que les coupables ne risquent pas d'être punis. Amnesty International a déclaré que l'absence de mesures visant à prévenir et à répondre adéquatement à la menace de violence sexuelle contribue à la crise humanitaire et a exhorté les autorités haïtiennes à prendre des mesures immédiates et efficaces pour freiner la violence sexuelle et protéger les femmes vivant dans les camps.
Il semble qu'au delà de la déclaration de Michel Martin, la situation soit bien plus préoccupante qu'il ne le laisse entendre. En effet si seulement 10 cas de viols ont été rapporté, comment expliquer
Que 350 policier de l'UNPOL travaillent avec la police haïtienne et la MINUSTAH, la force militaire de l'ONU en Haïti, pour mettre fin aux violences dans les 460 camps recensés dans Port-au-Prince et ses environs, ou l'UNPOL travaille avec les leaders de chaque camps?
Pourquoi avoir installé un numéro d'urgence que les femmes peuvent appeler en cas d'agression, s'il y a si peu de viol?
Comment expliquer la mise en place du projet pilote actuellement en cours dans le camp de Pétion-Ville où des policières de l'UNPOL et de la PNH travaillent spécifiquement sur les violences faites aux femmes, informations rapportée dans notre article du 21 mars?
Pourquoi, si le problème n'est pas si «généralisé», l'ONU vient-elle de produire plusieurs spots en créole pour aider les haïtiennes à se prémunir contre les viols dans les campements de fortune. Spots qui seront diffusé 6 fois par jours, par 7 stations de radio pendant 60 jours et qui expliqueront comment se protéger si elles se font agresser?
Pourquoi le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) est-elle en train de distribuer 17 000 lampes de poche aux femmes et 300 tentes pour créer dans les camps des «espaces sécuritaires pour les femmes» ?
Tout ces moyens mis en œuvres, important mais sans doute insuffisant, démontrent à l'évidence qu'entre les déclarations publique et la réalité la situation concernant les violence sexuelles dans les camps en Haïti est infiniment plus grave.
«Les autorités d'Haïti doivent prioriser le renforcement de la présence policière dans les camps, surtout la nuit, y compris leur capacité à protéger les femmes et les filles contre la violence sexuelle et répondre adéquatement aux cas signalés» a déclaré Chiara Liguori d' Amnesty International.
Michel Martin, le chef du renseignement criminel pour la police de l'ONU, UNPOL explique que «C'est une situation très particulière: des milliers de personnes campent dans des zones où il est difficile de patrouiller. Il y a des cordes et des poteaux partout. La nuit en particulier c'est très, très difficile [...] nous ne pouvons pas patrouiller dans les camps, 24 heures sur 24 et dans tous les camps en même temps. Nous avançons petits pas par petits pas», a-t-il poursuivi.
Amnesty International déplore aussi le manque de refuge dans le pays où les victimes de violences sexuelles pourraient être protégées et avoir accès aux services se soutien indispensables. La réponse d'urgence à cette situation par les ONG internationales présentes en Haïti, ne peut se faire qu'en coordination avec les autorités haïtiennes », a déclaré Chiara Liguori.
Les délégués d'Amnesty International ont rencontré les autorités gouvernementales, y compris le Président de la République, René García Préval, et le Premier ministre, Jean-Max Bellerive. Ils ont eu des entretiens avec le chef de la Mission de stabilisation des Nations Unies en Haïti (MINUSTAH) et avec divers organismes des Nations Unies opérant en Haïti, locaux et internationaux de défense des droits et les ambassadeurs du Brésil, du Canada et la France en vue de trouver des solutions.
Des moyens et des solutions doivent être mis en place de toute urgence, chaque jour qui passe des femmes et des fillettes haïtiennes deviennent de nouvelles victimes, chaque jour qui passe sans solution, est un jour de trop.
N / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17328
Jacmel rêve de revoir des touristes
Andrew Gully Agence France-Presse ; Jacmel Les peintres de sa vieille ville et l'eau turquoise de ses plages en avaient fait la capitale touristique d'Haïti. Une liaison aérienne avec Miami était même à l'étude. Mais à l'image des villas coloniales détruites par le séisme, tout est à rebâtir à Jacmel.
Une armée d'employés municipaux, le casque de chantier vert vissé sur la tête, fouillent le lit de la rivière de La Cosse qui traverse la ville et où gisent des tonnes de gravats du tremblement de terre du 12 janvier.
Car ici plus qu'ailleurs dans le pays francophone, les Haïtiens sont déterminés à reconstruire vite pour ranimer le tourisme, moteur économique de cette ville de 40 000 habitants.
Jadis mitraillées par les touristes, de nombreuses façades des vieilles bâtisses en brique de la basse ville se sont effondrées. Un quart des quelque 700 chambres d'hôtels sont en ruine. Et on se demande comment il sera possible de restaurer la splendeur perdue.
Mais pour les habitants de cette cité située au bord de la mer des Caraïbes, à 80 km au sud de Port-au-Prince, soit 3 heures de route, il n'y a pas d'alternative: «Mon rêve est de voir Jacmel tel que je le connaissais avant, que beaucoup de touristes viennent, que l'on rebâtisse le littoral de nos communautés ainsi que nos maisons», dit à l'AFP Georges Metellus, un enfant du pays qui dirige une fondation d'art pour les enfants.
La catastrophe a frappé alors que devait débuter le carnaval, époque où les rues sont habituellement prises d'assaut par les fêtards, comme à Rio de Janeiro, et durant laquelle les tiroirs-caisses sonnent sans discontinuer.
«Pendant la période du carnaval, on gagne normalement assez d'argent pour tenir toute l'année, pour nos enfants, nos familles», raconte à l'AFP Jules André, un artisan qui confectionne des décorations et des masques en papier-mâché pour lesquels Jacmel est réputée.
Prisée par les jet-setteurs américains et européens pendant les années 1960 et 1970, la ville avait ensuite été délaissée par les touristes, victime collatérale de l'instabilité politique chronique du pays.
Depuis peu, les voyageurs occidentaux avaient commencé à revenir, attirés par les charmes de la capitale culturelle d'Haïti, ainsi que par son faible taux de criminalité. Quelque 25.000 touristes avaient ainsi déambulé l'année dernière entre les maisons hautes aux piliers en fonte et la halle couverte du marché, construite en 1895 par «les ateliers et armureries de Bruges».
Et au ministère de la Culture, on veut croire que le projet de vols directs entre Jacmel et Miami verra bien le jour.
Mais «la hausse du tourisme était due aux beaux bâtiments. Si (les Jacmelliens) ne restaurent pas au moins les façades, le tourisme va vraiment en prendre un coup», pense Annie Nocentie, une journaliste américaine qui donne des cours à l'école de cinéma de Jacmel.
«L'économie locale a été ravagée. Cela va prendre des années pour que les gens se sentent suffisamment en sécurité pour revenir en Haïti», ajoute-t-elle, relevant également que Jacmel a non seulement perdu sa clientèle étrangère, mais que la cité a également été désertée par l'élite de Port-au-Prince qui venait se prélasser chaque week-end sur ses plages.
Pour l'un de ses étudiants, Bayard Jean-Bernard, 28 ans, l'esprit de Jacmel s'est éteint avec l'annulation du carnaval.
«On aime cet esprit, cette atmosphère. Elle nous manque cette année».
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201003/25/01-4264278-jacmel-reve-de-revoir-des-touristes.php
Une armée d'employés municipaux, le casque de chantier vert vissé sur la tête, fouillent le lit de la rivière de La Cosse qui traverse la ville et où gisent des tonnes de gravats du tremblement de terre du 12 janvier.
Car ici plus qu'ailleurs dans le pays francophone, les Haïtiens sont déterminés à reconstruire vite pour ranimer le tourisme, moteur économique de cette ville de 40 000 habitants.
Jadis mitraillées par les touristes, de nombreuses façades des vieilles bâtisses en brique de la basse ville se sont effondrées. Un quart des quelque 700 chambres d'hôtels sont en ruine. Et on se demande comment il sera possible de restaurer la splendeur perdue.
Mais pour les habitants de cette cité située au bord de la mer des Caraïbes, à 80 km au sud de Port-au-Prince, soit 3 heures de route, il n'y a pas d'alternative: «Mon rêve est de voir Jacmel tel que je le connaissais avant, que beaucoup de touristes viennent, que l'on rebâtisse le littoral de nos communautés ainsi que nos maisons», dit à l'AFP Georges Metellus, un enfant du pays qui dirige une fondation d'art pour les enfants.
La catastrophe a frappé alors que devait débuter le carnaval, époque où les rues sont habituellement prises d'assaut par les fêtards, comme à Rio de Janeiro, et durant laquelle les tiroirs-caisses sonnent sans discontinuer.
«Pendant la période du carnaval, on gagne normalement assez d'argent pour tenir toute l'année, pour nos enfants, nos familles», raconte à l'AFP Jules André, un artisan qui confectionne des décorations et des masques en papier-mâché pour lesquels Jacmel est réputée.
Prisée par les jet-setteurs américains et européens pendant les années 1960 et 1970, la ville avait ensuite été délaissée par les touristes, victime collatérale de l'instabilité politique chronique du pays.
Depuis peu, les voyageurs occidentaux avaient commencé à revenir, attirés par les charmes de la capitale culturelle d'Haïti, ainsi que par son faible taux de criminalité. Quelque 25.000 touristes avaient ainsi déambulé l'année dernière entre les maisons hautes aux piliers en fonte et la halle couverte du marché, construite en 1895 par «les ateliers et armureries de Bruges».
Et au ministère de la Culture, on veut croire que le projet de vols directs entre Jacmel et Miami verra bien le jour.
Mais «la hausse du tourisme était due aux beaux bâtiments. Si (les Jacmelliens) ne restaurent pas au moins les façades, le tourisme va vraiment en prendre un coup», pense Annie Nocentie, une journaliste américaine qui donne des cours à l'école de cinéma de Jacmel.
«L'économie locale a été ravagée. Cela va prendre des années pour que les gens se sentent suffisamment en sécurité pour revenir en Haïti», ajoute-t-elle, relevant également que Jacmel a non seulement perdu sa clientèle étrangère, mais que la cité a également été désertée par l'élite de Port-au-Prince qui venait se prélasser chaque week-end sur ses plages.
Pour l'un de ses étudiants, Bayard Jean-Bernard, 28 ans, l'esprit de Jacmel s'est éteint avec l'annulation du carnaval.
«On aime cet esprit, cette atmosphère. Elle nous manque cette année».
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201003/25/01-4264278-jacmel-reve-de-revoir-des-touristes.php
vendredi 26 mars 2010
Haiti-Séisme : Tenter d’éviter des perturbations de la production agricole nationale par l’aide alimentaire internationale
Jeudi 25 mars 2010 P-au-P., 25 mars 2010 [AlterPresse] --- Depuis la catastrophe du 12 janvier, l’organisation internationale Oxfam a distribué environ 10 mille kits alimentaires, contenant essentiellement des produits de l’agriculture locale, en vue d’éviter toutes perturbations de la production agricole nationale par l’aide alimentaire internationale, informe l’organisation.
A travers ce projet, co-financé par l’agence canadienne de développement international (Acdi), Oxfam achète les denrées de cultivateurs et, de concert avec ses partenaires, fournit des outils, des semences et des engrais aux agriculteurs des six départements géographiques incorporés dans le programme (d’appui à la relance de la production agricole et à l’accroissement de la sécurité alimentaire).
Les cultivateurs ciblés suivent également des sessions de formation, ce qui les aide à augmenter leur niveau de production et à la vendre à Oxfam pour distribution aux populations affectées par le séisme.
Chaque kit, offert par Oxfam, contient de la banane, du riz TSC, du pois noir, du mais moulu, de l’igname, du manioc, de la cassave, du beurre d’arachide, de la patate douce, complétés de produits importés et manufacturés comme de l’huile végétale, de la pâte de tomate, des pâtes alimentaires, du hareng, du sucre et du lait. [rc gp apr 25/03/2010 12 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article9389
A travers ce projet, co-financé par l’agence canadienne de développement international (Acdi), Oxfam achète les denrées de cultivateurs et, de concert avec ses partenaires, fournit des outils, des semences et des engrais aux agriculteurs des six départements géographiques incorporés dans le programme (d’appui à la relance de la production agricole et à l’accroissement de la sécurité alimentaire).
Les cultivateurs ciblés suivent également des sessions de formation, ce qui les aide à augmenter leur niveau de production et à la vendre à Oxfam pour distribution aux populations affectées par le séisme.
Chaque kit, offert par Oxfam, contient de la banane, du riz TSC, du pois noir, du mais moulu, de l’igname, du manioc, de la cassave, du beurre d’arachide, de la patate douce, complétés de produits importés et manufacturés comme de l’huile végétale, de la pâte de tomate, des pâtes alimentaires, du hareng, du sucre et du lait. [rc gp apr 25/03/2010 12 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article9389
Haïti-Séisme : Jeux d’influences et d’alliances dans le processus de reconstruction
Le point, une semaine avant le sommet des bailleurs de fonds de New York P-au-P., 25 mars 2010 [AlterPresse] --- A une semaine du sommet des bailleurs de fonds autour de la reconstruction d’Haïti, au siège de l’Organisation des Nations Unies (Onu) à New York le 31 mars, de nombreuses rencontres se déroulent dans plusieurs pays, y compris en Haïti, sur la situation post-séisme du 12 janvier 2010.
La République Dominicaine, les Etats-Unis d’Amérique, l’Union européenne (Ue), le Japon, la France… , et les institutions multilatérales (Banque mondiale, Fonds monétaire international) se positionnent.
Tout se passe comme si les intérêts stratégiques en jeu semblent motiver de nombreux acteurs internationaux, par influence et alliance interposées, vers la conquête de parts de marché dans les travaux de reconstruction d’une bonne partie du territoire d’Haïti, vivement secouée par le tremblement de terre.
En dehors de la massive aide (alimentaire, médicale, ressources humaines, croix rouge, réseau d’organisations sociales), apportée dès les premiers jours post-séisme, la République Dominicaine a accueilli divers forums sur la situation et a tiré profit sur de multiples points. Son territoire a servi de point de passage pour l’acheminement de l’aide humanitaire.
Aujourd’hui, le constat : des véhicules à plaque minéralogique dominicaine, poursuivant les opérations d’aide, sont davantage remarquables qu’auparavant, en divers endroits du pays, pas seulement dans la capitale.
Journalistes, coopérantes et coopérants, nationaux laissant ou regagnant Haïti, commerçantes et commerçants ont transité et continuent de passer par le territoire voisin pour diverses raisons. Cela se traduit concrètement par un niveau important de transactions financières, de montants non encore rendus publics, profitables à l’économie du pays le plus proche d’Haïti.
Dès le 13 janvier 2010, les Etats-Unis d’Amérique ont manifesté leur présence par l’envoi de troupes armées qui, au-delà de l’objectif déclaré “d’assurer la sécurité des convois humanitaires”, ont pris possession de l’aéroport international de Port-au-Prince qu’elles ont rendu fonctionnel rapidement et 24h/24.
A signaler que l’aéroport international de la capitale a été sévèrement touché et de nombreuses fissures sont encore visibles sur l’édifice. De nouveaux espaces sont en service pour pouvoir accueillir provisoirement des passagers, dans des conditions extrêmement précaires.
Parallèlement, des équipes médicales, en provenance des Etats-Unis, sont encore sur place, comme dans l’aire de l’aéroport international dans la capitale, en vue de fournir des soins gratuits. Parmi le personnel de ces structures médicales, se retrouvent beaucoup de compatriotes expatriés (médecins, infirmières) qui, à l’occasion, reviennent prêter leurs services par rotation-horaire pendant quelques semaines. Il arrive que ces personnes ne trouvent même pas le temps pour visiter leurs familles et autres parents, tant la mission d’urgence, à laquelle elles sont affectées, est très serrée.
L’opinion publique n’est pas renseignée sur les dessous de la politique américano-haïtienne dans le contexte actuel. De jeunes militaires américains montent la garde devant l’entrée de plusieurs bâtiments, dont l’ancien hôtel Montana effondré le 12 janvier.
Toujours est-il que le président étasunien Barack Obama vient de demander, le 24 mars au Congrès, l’approbation formelle de 2,8 milliards de dollars américains au titre de l’engagement envers Haïti. En début de semaine, les anciens présidents William Jefferson (Bill) Clinton et George Walker Bush ont visité le pays comme émissaires d’Obama.
L’Ue, qui a organisé une session sur Haïti cette semaine, pourrait s’engager pour un montant d’un milliard d’euros (1 euro = 65.00 gourdes ; US $ 1.00 = 42.00 gourdes aujourd’hui).
En plus d’un apport de 70 millions de dollars américains, le Japon compte mobiliser les ministres des affaires étrangères du G8 (qui se réunissent en cette fin du mois de mars 2010), tout en invitant la communauté internationale à soutenir une stabilisation, à court terme, de la vie de la population nationale.
De passage à Port-au-Prince, le samedi 20 mars, le ministre japonais des affaires étrangères a promis l’examen, par son gouvernement, de la possibilité d’envois de techniciens du pays du soleil levant pour échanger sur les expériences du Japon en matière de séisme.
Après la visite du président Nicolas Sarkozy (la première d’un chef d’Etat français depuis 200 ans) et les promesses d’élimination de la dette d’Haïti, la France insiste sur la coopération décentralisée, c-est-à-dire la “contribution des collectivités territoriales au plan de développement voulu par les autorités haïtiennes”, avec l’organisation, à Fort de France (Martinique) le 23 mars, d’une conférence internationale des villes et régions du monde pour la reconstruction d’Haïti, à laquelle ont participé plus de 150 participants de divers pays et d’une trentaine de représentants des collectivités territoriales haïtiennes.
Ayant débloqué dans l’urgence 150,000 euros en faveur de Port-au-Prince, la mairie de Paris projette de mettre 500,000 euros par an à disposition de Port-au-Prince sur les 3 prochaines années, suivant des précisions fournies à AlterPresse.
Le Fonds monétaire international encourage l’octroi à Haïti des fonds sollicités en guise d’appui budgétaire pour l’exercice fiscal 2009-2010.
Les dégâts provoqués par le tremblement de terre du 12 janvier ont permis de collecter, en janvier et février 2010, seulement 20 % et 35 % des recettes fiscales prévues.
De son côté, la Banque interaméricaine de développement (Bid) a annoncé, le 22 mars, l’effacement de 479 millions de dollars de dettes d’Haïti et une aide de 2 milliards de dollars destinée à la reconstruction du pays.
L’Organisation des États Américains (Oea) envisage d’accueillir, annuellement, une réunion de la diaspora haïtienne dans le cadre de la contribution, à court terme et à long terme, des Haïtiennes et Haïtiens de l’extérieur au relèvement et à la reconstruction d’Haïti.
Sur le terrain, la question de logements durables reste une préoccupation pour les dizaines de milliers de sans abris et personnes déplacées.
Mettant en avant l’absence de consultations formelles avec des secteurs-clés, tels les paysans, les femmes et les habitants des camps de sans abris et personnes déplacées, plusieurs organisations sociales rejettent le plan de reconstruction que compte présenter le gouvernement du premier ministre Joseph Jean Max Bellerive à la rencontre des bailleurs de fonds le 31 mars. [rc gp apr 25/03/2010 15 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article9388
La République Dominicaine, les Etats-Unis d’Amérique, l’Union européenne (Ue), le Japon, la France… , et les institutions multilatérales (Banque mondiale, Fonds monétaire international) se positionnent.
Tout se passe comme si les intérêts stratégiques en jeu semblent motiver de nombreux acteurs internationaux, par influence et alliance interposées, vers la conquête de parts de marché dans les travaux de reconstruction d’une bonne partie du territoire d’Haïti, vivement secouée par le tremblement de terre.
En dehors de la massive aide (alimentaire, médicale, ressources humaines, croix rouge, réseau d’organisations sociales), apportée dès les premiers jours post-séisme, la République Dominicaine a accueilli divers forums sur la situation et a tiré profit sur de multiples points. Son territoire a servi de point de passage pour l’acheminement de l’aide humanitaire.
Aujourd’hui, le constat : des véhicules à plaque minéralogique dominicaine, poursuivant les opérations d’aide, sont davantage remarquables qu’auparavant, en divers endroits du pays, pas seulement dans la capitale.
Journalistes, coopérantes et coopérants, nationaux laissant ou regagnant Haïti, commerçantes et commerçants ont transité et continuent de passer par le territoire voisin pour diverses raisons. Cela se traduit concrètement par un niveau important de transactions financières, de montants non encore rendus publics, profitables à l’économie du pays le plus proche d’Haïti.
Dès le 13 janvier 2010, les Etats-Unis d’Amérique ont manifesté leur présence par l’envoi de troupes armées qui, au-delà de l’objectif déclaré “d’assurer la sécurité des convois humanitaires”, ont pris possession de l’aéroport international de Port-au-Prince qu’elles ont rendu fonctionnel rapidement et 24h/24.
A signaler que l’aéroport international de la capitale a été sévèrement touché et de nombreuses fissures sont encore visibles sur l’édifice. De nouveaux espaces sont en service pour pouvoir accueillir provisoirement des passagers, dans des conditions extrêmement précaires.
Parallèlement, des équipes médicales, en provenance des Etats-Unis, sont encore sur place, comme dans l’aire de l’aéroport international dans la capitale, en vue de fournir des soins gratuits. Parmi le personnel de ces structures médicales, se retrouvent beaucoup de compatriotes expatriés (médecins, infirmières) qui, à l’occasion, reviennent prêter leurs services par rotation-horaire pendant quelques semaines. Il arrive que ces personnes ne trouvent même pas le temps pour visiter leurs familles et autres parents, tant la mission d’urgence, à laquelle elles sont affectées, est très serrée.
L’opinion publique n’est pas renseignée sur les dessous de la politique américano-haïtienne dans le contexte actuel. De jeunes militaires américains montent la garde devant l’entrée de plusieurs bâtiments, dont l’ancien hôtel Montana effondré le 12 janvier.
Toujours est-il que le président étasunien Barack Obama vient de demander, le 24 mars au Congrès, l’approbation formelle de 2,8 milliards de dollars américains au titre de l’engagement envers Haïti. En début de semaine, les anciens présidents William Jefferson (Bill) Clinton et George Walker Bush ont visité le pays comme émissaires d’Obama.
L’Ue, qui a organisé une session sur Haïti cette semaine, pourrait s’engager pour un montant d’un milliard d’euros (1 euro = 65.00 gourdes ; US $ 1.00 = 42.00 gourdes aujourd’hui).
En plus d’un apport de 70 millions de dollars américains, le Japon compte mobiliser les ministres des affaires étrangères du G8 (qui se réunissent en cette fin du mois de mars 2010), tout en invitant la communauté internationale à soutenir une stabilisation, à court terme, de la vie de la population nationale.
De passage à Port-au-Prince, le samedi 20 mars, le ministre japonais des affaires étrangères a promis l’examen, par son gouvernement, de la possibilité d’envois de techniciens du pays du soleil levant pour échanger sur les expériences du Japon en matière de séisme.
Après la visite du président Nicolas Sarkozy (la première d’un chef d’Etat français depuis 200 ans) et les promesses d’élimination de la dette d’Haïti, la France insiste sur la coopération décentralisée, c-est-à-dire la “contribution des collectivités territoriales au plan de développement voulu par les autorités haïtiennes”, avec l’organisation, à Fort de France (Martinique) le 23 mars, d’une conférence internationale des villes et régions du monde pour la reconstruction d’Haïti, à laquelle ont participé plus de 150 participants de divers pays et d’une trentaine de représentants des collectivités territoriales haïtiennes.
Ayant débloqué dans l’urgence 150,000 euros en faveur de Port-au-Prince, la mairie de Paris projette de mettre 500,000 euros par an à disposition de Port-au-Prince sur les 3 prochaines années, suivant des précisions fournies à AlterPresse.
Le Fonds monétaire international encourage l’octroi à Haïti des fonds sollicités en guise d’appui budgétaire pour l’exercice fiscal 2009-2010.
Les dégâts provoqués par le tremblement de terre du 12 janvier ont permis de collecter, en janvier et février 2010, seulement 20 % et 35 % des recettes fiscales prévues.
De son côté, la Banque interaméricaine de développement (Bid) a annoncé, le 22 mars, l’effacement de 479 millions de dollars de dettes d’Haïti et une aide de 2 milliards de dollars destinée à la reconstruction du pays.
L’Organisation des États Américains (Oea) envisage d’accueillir, annuellement, une réunion de la diaspora haïtienne dans le cadre de la contribution, à court terme et à long terme, des Haïtiennes et Haïtiens de l’extérieur au relèvement et à la reconstruction d’Haïti.
Sur le terrain, la question de logements durables reste une préoccupation pour les dizaines de milliers de sans abris et personnes déplacées.
Mettant en avant l’absence de consultations formelles avec des secteurs-clés, tels les paysans, les femmes et les habitants des camps de sans abris et personnes déplacées, plusieurs organisations sociales rejettent le plan de reconstruction que compte présenter le gouvernement du premier ministre Joseph Jean Max Bellerive à la rencontre des bailleurs de fonds le 31 mars. [rc gp apr 25/03/2010 15 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article9388
jeudi 25 mars 2010
Haïti: le parrainage connaît des ratés, dit le PQ
Publié le 24 mars 2010 à 07h47 Mis à jour le 24 mars 2010 à 07h52
(QUÉBEC) Le programme de parrainage humanitaire lancé par le gouvernement Charest à la suite du séisme à Haïti connaît des ratés, accuse le Parti québécois. La ministre de l'Immigration et des Communautés culturelles, Yolande James, dit respecter ses engagements et reproche à Ottawa d'être responsable de certaines «difficultés» dans le traitement des dossiers.
Annoncé le 3 février, le programme québécois est entré en vigueur deux semaines plus tard. Il élargit la notion de proches admissibles à la réunification familiale. Il prévoit que des Haïtiens qui habitent au Québec peuvent faire venir ici non seulement leurs parents et leurs enfants mineurs, mais également leurs enfants majeurs, leurs frères et soeurs accompagnés de leurs conjoints et de leurs enfants.
De façon exceptionnelle, le programme permet également aux Haïtiens qui veulent parrainer des proches de faire appel à un cosignataire pour s'en porter garants. La mesure prend fin le 31 décembre, et le plafond est fixé à 3000 personnes.
«Alors que les conditions de vie en Haïti sont toujours extrêmement précaires, on constate deux mois après les événements que, finalement, il n'y a à peu près pas de visas qui ont été émis à des Haïtiens en détresse qui souhaitent retrouver les membres de leur famille au Québec», a affirmé Benoît Charrette lors de la période des questions à l'Assemblée nationale, hier. Selon lui, les critères du programme québécois sont trop sévères et complexes, alors que la situation est «urgente».
«Le gouvernement du Québec, tout ce qu'il a fait véritablement, c'est qu'il a élargi la notion de famille, mais il n'a nullement facilité la qualification du répondant pour faire une demande de visa ou de résidence» puisque «aucun arrimage» n'a été fait avec le fédéral, a ajouté le député de Deux-Montagnes en conférence de presse.
En Chambre, Yolande James a rétorqué que le gouvernement «respecte pleinement» ce qu'il s'est engagé à faire. Selon son cabinet, le Ministère a reçu 400 demandes concernant le parrainage de 900 personnes, qu'il analyse toujours.
Lors de l'annonce du 3 janvier, Yolande James s'était également engagée à faire pression sur son homologue fédéral, Jason Kenney, afin d'accélérer le traitement de certains dossiers. C'est que, avant la création du programme québécois, 1500 Haïtiens avaient déjà obtenu un certificat de sélection du Québec et attendaient un visa d'Ottawa pour venir au pays. Le fédéral n'a accordé que quelques visas jusqu'à maintenant, a déploré Benoît Charrette.
Lors de sa conférence de presse, il était accompagné d'Eline Occessite, une Haïtienne qui cherche à faire venir ici ses deux enfants. Ottawa refuse de leur donner un visa, bien que Québec ait déjà délivré les certificats de sélection nécessaires.
«Mes enfants sont encore en Haïti sous une tente, dans la rue, sous la garde d'une amie, a-t-elle affirmé. Ils sont en difficulté. Ma fille va avoir 14 ans le 15 avril. Elle peut être victime de tout, de viol, par des bandits qui sont en Haïti, parce que tout le monde sait que les prisonniers sont partout dans les rues. Il y a plein de bandits partout, et c'est ce qui est inquiétant.»
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201003/24/01-4263664-haiti-le-parrainage-connait-des-rates-dit-le-pq.php
(QUÉBEC) Le programme de parrainage humanitaire lancé par le gouvernement Charest à la suite du séisme à Haïti connaît des ratés, accuse le Parti québécois. La ministre de l'Immigration et des Communautés culturelles, Yolande James, dit respecter ses engagements et reproche à Ottawa d'être responsable de certaines «difficultés» dans le traitement des dossiers.
Annoncé le 3 février, le programme québécois est entré en vigueur deux semaines plus tard. Il élargit la notion de proches admissibles à la réunification familiale. Il prévoit que des Haïtiens qui habitent au Québec peuvent faire venir ici non seulement leurs parents et leurs enfants mineurs, mais également leurs enfants majeurs, leurs frères et soeurs accompagnés de leurs conjoints et de leurs enfants.
De façon exceptionnelle, le programme permet également aux Haïtiens qui veulent parrainer des proches de faire appel à un cosignataire pour s'en porter garants. La mesure prend fin le 31 décembre, et le plafond est fixé à 3000 personnes.
«Alors que les conditions de vie en Haïti sont toujours extrêmement précaires, on constate deux mois après les événements que, finalement, il n'y a à peu près pas de visas qui ont été émis à des Haïtiens en détresse qui souhaitent retrouver les membres de leur famille au Québec», a affirmé Benoît Charrette lors de la période des questions à l'Assemblée nationale, hier. Selon lui, les critères du programme québécois sont trop sévères et complexes, alors que la situation est «urgente».
«Le gouvernement du Québec, tout ce qu'il a fait véritablement, c'est qu'il a élargi la notion de famille, mais il n'a nullement facilité la qualification du répondant pour faire une demande de visa ou de résidence» puisque «aucun arrimage» n'a été fait avec le fédéral, a ajouté le député de Deux-Montagnes en conférence de presse.
En Chambre, Yolande James a rétorqué que le gouvernement «respecte pleinement» ce qu'il s'est engagé à faire. Selon son cabinet, le Ministère a reçu 400 demandes concernant le parrainage de 900 personnes, qu'il analyse toujours.
Lors de l'annonce du 3 janvier, Yolande James s'était également engagée à faire pression sur son homologue fédéral, Jason Kenney, afin d'accélérer le traitement de certains dossiers. C'est que, avant la création du programme québécois, 1500 Haïtiens avaient déjà obtenu un certificat de sélection du Québec et attendaient un visa d'Ottawa pour venir au pays. Le fédéral n'a accordé que quelques visas jusqu'à maintenant, a déploré Benoît Charrette.
Lors de sa conférence de presse, il était accompagné d'Eline Occessite, une Haïtienne qui cherche à faire venir ici ses deux enfants. Ottawa refuse de leur donner un visa, bien que Québec ait déjà délivré les certificats de sélection nécessaires.
«Mes enfants sont encore en Haïti sous une tente, dans la rue, sous la garde d'une amie, a-t-elle affirmé. Ils sont en difficulté. Ma fille va avoir 14 ans le 15 avril. Elle peut être victime de tout, de viol, par des bandits qui sont en Haïti, parce que tout le monde sait que les prisonniers sont partout dans les rues. Il y a plein de bandits partout, et c'est ce qui est inquiétant.»
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201003/24/01-4263664-haiti-le-parrainage-connait-des-rates-dit-le-pq.php
Haïti-Séisme : Prévenir les risques dans la deuxième ville du pays
Ronald Colbert
[AlterPresse] --- Pour aider à práparer un plan de mobilisation sur les risques sismiques et sur la prochaine saison cyclonique (du 1er juin au 30 novembre 2010), une équipe de la direction (centrale) de la protection civile (Dpc) se trouve cette semaine au Cap-Haïtien (deuxième ville du pays, à 248 km au nord de la capitale Port-au-Prince, selon les informations obtenues par l’agence en ligne AlterPresse.
“Nous essayons de mettre en place une structure permanente de sensibilisation et faire en sorte que seulement des compétences se prononcent sur les risques de tremblement de terre et de tsunami”, fait savoir à AlterPresse Georgemain Prophète, délégué départemental et coordonnateur du comité départemental de gestion des risques et désastres.
Prophète évoque une préoccupation constante, voire de l’angoisse, chez les capoises et capois, depuis le séisme du 12 janvier 2010, autour des possibilités de secousses telluriques dans le département du Nord d’Haïti.
Des techniciens du bureau des mines et de l’énergie (Bme) ont animé, après le 12 janvier, des conférences-débats sur le danger de tremblement de terre et de tsunami.
“Il y a lieu de prendre des dispositions pour faire face à l’urgence et relancer les travaux de mitigation en cas de tremblement de terre et de tsunami, susceptibles d’être enregistrés au Cap-Haïtien entre maintenant et les 50 prochaines années”, confie Prophète.
Actuellement, les organismes départementaux, y compris de la municipalité, insistent sur une évaluation des constructions existantes, dans une perspective de disposer de structures institutionnelles ayant assez d’autorité pour faire appliquer les normes requises (qualité des matériaux utilisés, principes de pose de fondations, de piliers et autres, armatures, résistance des sols, etc.).
Il s’agira alors de démolir toutes constructions ne répondant pas aux critères établis et aussi, le cas échéant, d’entamer des opérations de déplacement de population se trouvant dans des zones vulnérables, fait remarquer le délégué départemental.
Sans négliger un appui à la mairie, il faut restructurer les cellules d’urbanisme via la branche régionale du ministère des travaux publics, transports et communications (Mtptc), lequel devrait mettre sur pied une branche départementale du laboratoire national du bâtiment et des travaux publics (Lnbtp) chargé de définir et de faire suivre les normes.
Depuis une vingtaine d’années (remontant aux années 1990), la plupart des maisons, notamment placées en dehors du centre-ville du Cap-Haïtien, ont été construites sans aucune étude des caractéristiques du sol, en plus de l’extension d’une multitude de logements anarchiquement érigés à l’intérieur de la ville, déplore Georgemain Prophète.
Les services départementaux n’ont enregistré aucune secousse tellurique qui aurait causé l’effondrement, dans la nuit du samedi 20 au dimanche 21 mars 2010, d’un immeuble de 4 étages au village Christophe (au sud-ouest du Cap-Haïtien), au cours duquel 4 personnes ont trouvé la mort et 3 autres ont été blessées, affirme le représentant de l’Exécutif dans le Nord d’Haïti.
Cependant, des précipitations ont lieu à intervalles de 2-3 jours, toutes les 2 semaines, depuis le mois de novembre 2009, sur Cap-Haïtien et les villes avoisinantes. En mars 2010, un front froid traversant les Caraïbes a provoqué des pluies dans le département géographique du Nord d’Haïti. [rc apr 24/03/2010 8:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article9386
[AlterPresse] --- Pour aider à práparer un plan de mobilisation sur les risques sismiques et sur la prochaine saison cyclonique (du 1er juin au 30 novembre 2010), une équipe de la direction (centrale) de la protection civile (Dpc) se trouve cette semaine au Cap-Haïtien (deuxième ville du pays, à 248 km au nord de la capitale Port-au-Prince, selon les informations obtenues par l’agence en ligne AlterPresse.
“Nous essayons de mettre en place une structure permanente de sensibilisation et faire en sorte que seulement des compétences se prononcent sur les risques de tremblement de terre et de tsunami”, fait savoir à AlterPresse Georgemain Prophète, délégué départemental et coordonnateur du comité départemental de gestion des risques et désastres.
Prophète évoque une préoccupation constante, voire de l’angoisse, chez les capoises et capois, depuis le séisme du 12 janvier 2010, autour des possibilités de secousses telluriques dans le département du Nord d’Haïti.
Des techniciens du bureau des mines et de l’énergie (Bme) ont animé, après le 12 janvier, des conférences-débats sur le danger de tremblement de terre et de tsunami.
“Il y a lieu de prendre des dispositions pour faire face à l’urgence et relancer les travaux de mitigation en cas de tremblement de terre et de tsunami, susceptibles d’être enregistrés au Cap-Haïtien entre maintenant et les 50 prochaines années”, confie Prophète.
Actuellement, les organismes départementaux, y compris de la municipalité, insistent sur une évaluation des constructions existantes, dans une perspective de disposer de structures institutionnelles ayant assez d’autorité pour faire appliquer les normes requises (qualité des matériaux utilisés, principes de pose de fondations, de piliers et autres, armatures, résistance des sols, etc.).
Il s’agira alors de démolir toutes constructions ne répondant pas aux critères établis et aussi, le cas échéant, d’entamer des opérations de déplacement de population se trouvant dans des zones vulnérables, fait remarquer le délégué départemental.
Sans négliger un appui à la mairie, il faut restructurer les cellules d’urbanisme via la branche régionale du ministère des travaux publics, transports et communications (Mtptc), lequel devrait mettre sur pied une branche départementale du laboratoire national du bâtiment et des travaux publics (Lnbtp) chargé de définir et de faire suivre les normes.
Depuis une vingtaine d’années (remontant aux années 1990), la plupart des maisons, notamment placées en dehors du centre-ville du Cap-Haïtien, ont été construites sans aucune étude des caractéristiques du sol, en plus de l’extension d’une multitude de logements anarchiquement érigés à l’intérieur de la ville, déplore Georgemain Prophète.
Les services départementaux n’ont enregistré aucune secousse tellurique qui aurait causé l’effondrement, dans la nuit du samedi 20 au dimanche 21 mars 2010, d’un immeuble de 4 étages au village Christophe (au sud-ouest du Cap-Haïtien), au cours duquel 4 personnes ont trouvé la mort et 3 autres ont été blessées, affirme le représentant de l’Exécutif dans le Nord d’Haïti.
Cependant, des précipitations ont lieu à intervalles de 2-3 jours, toutes les 2 semaines, depuis le mois de novembre 2009, sur Cap-Haïtien et les villes avoisinantes. En mars 2010, un front froid traversant les Caraïbes a provoqué des pluies dans le département géographique du Nord d’Haïti. [rc apr 24/03/2010 8:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article9386
Haïti étudie la proposition sénégalaise
L'annonce a été faite par le chef du gouvernement haïtien Jean Max Bellerive qui se trouve actuellement au Brésil dans le cadre du forum urbain mondial.
L'information a été relayée par la presse sénégalaise.
Selon le Premier ministre haïtien des missions vont bientôt se rendre en Afrique, d'abord pour remercier les chefs d'Etat tels que le Président Wade, qui se sont mobilisés et ont spontanément proposé d'aider le peuple d'Haïti'.
‘'L'une des tâches de la mission qui y sera envoyée, sera de voir comment mettre en œuvre l'offre du Président Wade'',car a-t-il poursuivi, la proposition a intéressé un très grand nombre d'Haïtiens qui s'étaient rapprochés du ministère des Affaires étrangères pour connaitre les modalités.
Monsieur Bellerive s'est dit cependant conscient que l'appel du président Wade ''n'a pas été suivi d'effets à la hauteur de la noblesse de l'acte''. Selon lui, cela est lié au fait que ‘'le gouvernement et tous les secteurs de l'administration haïtienne avaient été durement touchés'' par le tremblement de terre.
Il a déploré d'autre part la quasi inexistence de représentations diplomatiques de son pays sur le continent africain.
Au lendemain de la catastrophe du 12 janvier, le Président du Sénégal, Abdoulaye Wade avait offert une bonne partie de son territoire aux haïtiens désirant retourner en Afrique, une proposition qui a suscité beaucoup de polémiques au sein de la société sénégalaise. .
EJ / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17316
La Suisse annonce une aide de 33 millions de dollars à Haïti
La plupart des actions de la Direction du Développement et de la Coopération (DDC) seront menées en dehors de Port-au-Prince, dans des régions fortement touchées par le séisme, notamment dans les villes et zones rurales au sud-ouest de Port-au-Prince.
En outre le Conseil fédéral entend octroyer des fonds dans les secteurs du développement rural, de la sécurité alimentaire et de la reforestation. La protection de l'environnement figure également parmi les secteurs prioritaires. Les projets permettront de donner aux habitants la capacité d'utiliser des techniques agricoles durables, des semences améliorées, ainsi que de stocker et commercialiser leurs produits.
Une délégation suisse conduite par M. Martin Dahinden, directeur de la DDC, participera à la conférence ministérielle «Toward a New Future for Haiti» qui aura lieu le 31 mars 2010 à New York, à l'invitation des Nations Unies. La Suisse y présentera son programme de soutien à la population haïtienne.
Lors de la Journée annuelle de l'Aide humanitaire et du Corps Suisse d'aide humanitaire qui aura lieu le 26 mars 2010 à Montreux, dont le thème principal s'intitule «Aide alimentaire : de l'assistance à l'autosuffisance», le sort d'Haïti sera aussi évoqué.
LLM/N/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17311
Poursuite des consultations autour du plan de reconstruction
Le chef de l'Etat et le Premier Ministre poursuivront les consultations avec les différents acteurs au cours de cette semaine. Le chef de l'exécutif aura des entretiens ce mercredi avec des parlementaires. Cette rencontre sera organisée 24 heures avant la séance de travail entre le Premier Ministre et les sénateurs.
Le président Préval et le chef du gouvernement ont à plusieurs reprises mis l'accent sur l'implication de plusieurs acteurs dans l'élaboration du plan de reconstruction. Une source proche de la présidence avait révélé que les représentants du secteur religieux avaient eu une séance de travail avec le chef de l'Etat.
Rejetant les critiques relatives à l'exclusion de la classe politique du processus d'élaboration du document, M. Bellerive a fait remarquer que la rencontre de Santo Domingo n'a pas permis d'élaborer un plan mais d'analyser les pertes enregistrées lors du séisme. Le Post Disaster Needs Assesment (PDNA) est un outil pour analyser les principaux axes d'intervention insiste t-il.
Plusieurs dirigeants politiques dont Evans Paul (Alternative) ont fustigé le comportement des autorités qui selon eux refusent d'impliquer les acteurs politiques dans le débat sur la reconstruction. Les dirigeants des partis politiques n'ont pas reçu d'invitation pour formuler des propositions.
Même sans invitation le secteur privé a pu dégager un consensus qui a permis de soumettre des propositions au gouvernement. Le président Préval promet d'intégrer les recommandations du secteur privé dans le plan qui sera soumis aux bailleurs.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17310
Le gouvernement bénéficie de l'appui du FMI pour les fonds d'urgence
Un responsable du FMI soutient que les fonds nécessaires varient entre 250 et 350 millions de dollars. Cette nouvelle enveloppe est indispensable a cause de la diminution de 50 % des recettes de l'état.
Le FMI appuie la requête du président Préval qui avait fait état de la collecte de 35 % des recettes prévues en Février.
Le chef de l'Etat n'est pas optimiste en ce qui a trait à une amélioration de la situation. On note une forte baisse dans la collecte de certaines taxes notamment dans les droits de douane. De nombreux commerçants ont revu à la baisse leur volume d'importation au cours du premier trimestre 2010.
D'autres taxes liées à l'immobilier ont également enregistrées une baisse considérable. Plus de 105 000 maisons ont été détruites et 208 000 autres endommagées lors du séisme.
L'impôt sur le revenu pourrait connaître également une diminution au cours de cette année puisque 90 000 emplois ont été perdus.
L'Etat est en grande difficulté martèle M. Préval espérant une aide internationale pour payer le salaire des fonctionnaires.
En raison de l'effondrement du quartier général de la Direction Général des Impôts, les autorités fiscales avaient différé le paiement de certains droits et taxes tels le quitus fiscal, les états financiers et l'impôt sur le revenu.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17309
lundi 22 mars 2010
CD «Urgence Haïti» mobilisation des artistes
Suite à la catastrophe du 12 janvier survenue en Haïti, l'ensemble des artistes Universal Music se mobilisent de façon spontanée et généreuse pour le projet «Urgence Haïti» en offrant un de leurs titres sur le CD. Cette compilation a pour but d'aider financièrement l'organisation «Action contre la faim» dans sa mission humanitaire sur place comme cela avait déjà été le cas il y a 5 ans lors du tsunami en Asie. La mobilisation des artistes en moins de 24 heures est spectaculaire avec un tracklisting de fait exceptionnel: Vanessa Paradis, M, Calogero, De Palmas, Marc Lavoine, Lara Fabian, Eddy Mitchell, Olivia Ruiz, Renan Luce, Coeur de Pirate, Tom Frager, Maurane et Stanislas, entre autres, offrent ainsi leur aide à travers la présence d'un titre sur lequel ils ne toucheront aucune redevance et aucun droit. (disponible sur Amazon entre autres)
N/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17286
Reconstruire le tissu social, culturel et intellectuel d'Haïti
Des intellectuels, des artistes, des responsables politiques haïtiens, ainsi que des spécialistes de ce pays, des sociologues et des membres de la diaspora haïtienne se retrouveront le 24 mars à l'UNESCO pour dégager des pistes afin de rebâtir la société haïtienne.
Ce Forum intitulé «Reconstituer le tissu social, culturel et intellectuel d'Haïti» sera ouvert par la Directrice générale de l'UNESCO, Irina Bokova, Davidson Hepburn, Président de la Conférence générale de l'UNESCO, et Eleonora Mitrofanova, Présidente du Conseil exécutif.
Parmi les participants figurent notamment Marie-Laurence Jocelyn Lassègue, Ministre haïtienne de la Culture, l'écrivain et dramaturge haïtien Frankétienne, le lauréat du Prix Nobel de Littérature, Wole Soyinka, le cinéaste Raoul Peck, l'ancien Premier ministre du Togo et ancien Secrétaire général de l'Organisation de l'Union africaine, Edem Kodjo, ou encore le recteur de l'Université Quisqueya d'Haïti, Jacky Lumarque.
Le Forum s'articulera autour de trois thèmes :
- Après le tremblement de terre : mobiliser le savoir et les compétences sociales pour revivifier Haïti.
- Poursuivre une histoire unique : la force du patrimoine, de l'identité et de la créativité culturels d'Haïti.
- Reconstituer le système éducatif : condition critique d'un renouveau haïtien et source de force intellectuelle.
N/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17288
N/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17286
Reconstruire le tissu social, culturel et intellectuel d'Haïti
Des intellectuels, des artistes, des responsables politiques haïtiens, ainsi que des spécialistes de ce pays, des sociologues et des membres de la diaspora haïtienne se retrouveront le 24 mars à l'UNESCO pour dégager des pistes afin de rebâtir la société haïtienne.
Ce Forum intitulé «Reconstituer le tissu social, culturel et intellectuel d'Haïti» sera ouvert par la Directrice générale de l'UNESCO, Irina Bokova, Davidson Hepburn, Président de la Conférence générale de l'UNESCO, et Eleonora Mitrofanova, Présidente du Conseil exécutif.
Parmi les participants figurent notamment Marie-Laurence Jocelyn Lassègue, Ministre haïtienne de la Culture, l'écrivain et dramaturge haïtien Frankétienne, le lauréat du Prix Nobel de Littérature, Wole Soyinka, le cinéaste Raoul Peck, l'ancien Premier ministre du Togo et ancien Secrétaire général de l'Organisation de l'Union africaine, Edem Kodjo, ou encore le recteur de l'Université Quisqueya d'Haïti, Jacky Lumarque.
Le Forum s'articulera autour de trois thèmes :
- Après le tremblement de terre : mobiliser le savoir et les compétences sociales pour revivifier Haïti.
- Poursuivre une histoire unique : la force du patrimoine, de l'identité et de la créativité culturels d'Haïti.
- Reconstituer le système éducatif : condition critique d'un renouveau haïtien et source de force intellectuelle.
N/Radio Métropole Haïti
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Haïti-Séisme : Le Japon presse la communauté internationale de stabiliser, à court terme, la vie de la population
par Ronald Colbert Port-au-Prince, [AlterPresse] --- Le gouvernement du Japon estime important pour la communauté internationale d’aider à une stabilisation, à court terme, de la vie de la population en Haïti, durement frappée par le tremblement de terre du 12 janvier 2010.
Le Japon a déjà annoncé un apport de 70 millions de dollars américains (US $ 1.00 = 41.00 gourdes aujourd’hui ; 1 euro = 65.00 gourdes), dont une partie devra financer un aménagement de l’environnement des décombres, rappelle son ministre des affaires étrangères, Katsuya Okada, dans une conférence de presse donnée, dans l’après-midi du samedi 20 mars dans les jardins du palais national près des ruines du bâtiment officiel, conjointement avec le premier ministre haïtien Joseph Jean Max Bellerive.
Malgré son bref séjour dans le pays, environ 6 heures, Okada déclare s’être fait une idée de la situation actuelle des camps de sans abris et de personnes déplacées.
Dans cette perspective, le Japon exprime son intérêt à soutenir la cause d’Haïti au prochain sommet des bailleurs de fonds internationaux, au siège de l’organisation des Nations Unies (Onu) à New York le 31 mars 2010.
“Il convient d’arriver à une coopération concrète dans un contexte de cohérence totale. L’essentiel, c’est d’aider le peuple haïtien qui fait face à des défis très diversifiés : la décentralisation, les problèmes de routes et les questions foncières très difficiles à résoudre” , souhaite le ministre japonais des affaires étrangères.
Le Japon compte également manifester sa vision de la réalité en Haïti, dans le cadre de la réunion des différents ministres des affaires étrangères du groupe de discussion et de partenariat économique des huit pays (G8) parmi les plus puissants économiquement du monde. [1].
Ces échanges, entre les ministres des relations extérieures du G8, doivent avoir lieu avant la fin du mois de mars 2010.
Partageant la même approche que le chef de gouvernement haïtien, Katsuya OKada annonce combien son gouvernement va examiner la possibilité d’envois de techniciens du pays du soleil levant, pour échanger sur les expériences du Japon en matière de séisme.
“Avec les techniciens japonais, les autorités nationales vont discuter de la meilleure façon de mieux intégrer les méthodologies, aussi bien dans la gestion que dans la prévention et les alertes précoces afin d’informer la population sur les risques de séisme”, assure Bellerive, interrogé par AlterPresse sur la manière d’approprier à Haïti l’expérience en tremblement de terre, acquise au Japon.
Sans préciser de délai d’application, le Premier ministre haïtien insiste aussi sur la notion de certification, en vue de rendre plus sûres les maisons qui seront désormais construites sur le territoire national.
Accompagné de Akihisa Nagashima, vice ministre de la défense au Japon, le ministre des affaires étrangères a séjourné dans le pays, en vue d’encourager le contingent de 350 militaires japonais, faisant partie de la force dite de maintien de la paix, de la mission des nations unies de stabilisation en Haïti (Minustah).
En plus de saluer les efforts, sur le terrain, de membres d’organisations non gouvernementales japonaises, Katsuya Okada a eu, durant son passage, des échanges, avec le président haïtien René Garcia Préval, le chef civil par interim de la Minustah, le guatémaltèque Edmond Mulet.
Okada a également effectué, à Port-au-Prince, une visite à l’hôpital de l’université d’Etat d’Haïti (Hueh) et dans quelques camps de sans abris et personnes déplacées dans l’après-midi du samedi 20 mars 2010. [rc apr 20/03/2010 18:00]
[1] Le G8 comprend : les Etats-Unis d’Amérique, le Japon, l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni, l’Italie, le Canada et la Russie
http://www.alterpresse.org/spip.php?article9366
Le Japon a déjà annoncé un apport de 70 millions de dollars américains (US $ 1.00 = 41.00 gourdes aujourd’hui ; 1 euro = 65.00 gourdes), dont une partie devra financer un aménagement de l’environnement des décombres, rappelle son ministre des affaires étrangères, Katsuya Okada, dans une conférence de presse donnée, dans l’après-midi du samedi 20 mars dans les jardins du palais national près des ruines du bâtiment officiel, conjointement avec le premier ministre haïtien Joseph Jean Max Bellerive.
Malgré son bref séjour dans le pays, environ 6 heures, Okada déclare s’être fait une idée de la situation actuelle des camps de sans abris et de personnes déplacées.
Dans cette perspective, le Japon exprime son intérêt à soutenir la cause d’Haïti au prochain sommet des bailleurs de fonds internationaux, au siège de l’organisation des Nations Unies (Onu) à New York le 31 mars 2010.
“Il convient d’arriver à une coopération concrète dans un contexte de cohérence totale. L’essentiel, c’est d’aider le peuple haïtien qui fait face à des défis très diversifiés : la décentralisation, les problèmes de routes et les questions foncières très difficiles à résoudre” , souhaite le ministre japonais des affaires étrangères.
Le Japon compte également manifester sa vision de la réalité en Haïti, dans le cadre de la réunion des différents ministres des affaires étrangères du groupe de discussion et de partenariat économique des huit pays (G8) parmi les plus puissants économiquement du monde. [1].
Ces échanges, entre les ministres des relations extérieures du G8, doivent avoir lieu avant la fin du mois de mars 2010.
Partageant la même approche que le chef de gouvernement haïtien, Katsuya OKada annonce combien son gouvernement va examiner la possibilité d’envois de techniciens du pays du soleil levant, pour échanger sur les expériences du Japon en matière de séisme.
“Avec les techniciens japonais, les autorités nationales vont discuter de la meilleure façon de mieux intégrer les méthodologies, aussi bien dans la gestion que dans la prévention et les alertes précoces afin d’informer la population sur les risques de séisme”, assure Bellerive, interrogé par AlterPresse sur la manière d’approprier à Haïti l’expérience en tremblement de terre, acquise au Japon.
Sans préciser de délai d’application, le Premier ministre haïtien insiste aussi sur la notion de certification, en vue de rendre plus sûres les maisons qui seront désormais construites sur le territoire national.
Accompagné de Akihisa Nagashima, vice ministre de la défense au Japon, le ministre des affaires étrangères a séjourné dans le pays, en vue d’encourager le contingent de 350 militaires japonais, faisant partie de la force dite de maintien de la paix, de la mission des nations unies de stabilisation en Haïti (Minustah).
En plus de saluer les efforts, sur le terrain, de membres d’organisations non gouvernementales japonaises, Katsuya Okada a eu, durant son passage, des échanges, avec le président haïtien René Garcia Préval, le chef civil par interim de la Minustah, le guatémaltèque Edmond Mulet.
Okada a également effectué, à Port-au-Prince, une visite à l’hôpital de l’université d’Etat d’Haïti (Hueh) et dans quelques camps de sans abris et personnes déplacées dans l’après-midi du samedi 20 mars 2010. [rc apr 20/03/2010 18:00]
[1] Le G8 comprend : les Etats-Unis d’Amérique, le Japon, l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni, l’Italie, le Canada et la Russie
http://www.alterpresse.org/spip.php?article9366
DES MAISONS DELAISSEES PAR DES SANS ABRIS
Louise Leduc La Presse
Les maisons, en rangée, sont coquettes. Elles sont neuves. Et vides.
À Nueva Choluteca, au Honduras, après l'ouragan Mitch, en 1998, tout un quartier a été reconstruit de toutes pièces. Vite, il fallait donner un toit à ces sans-abri qui se rueraient tous pour obtenir une maison neuve, non? Erreur. Les gens n'ont pas voulu de ces maisons. «Difficile de prendre l'autobus pour aller travailler quand il n'y a pas de route!» lance Gonzalo Lizarralde, professeur à l'École d'architecture de l'Université de Montréal, photo à l'appui.
De tremblements de terre en cyclones, en Turquie, au Salvador, au Pérou et dans combien d'autres pays dévastés, M. Lizarralde a trop vu de ces quartiers être construits à la va-vite. Trop de maisons mal faites - «souvent plus dangereuses que les tremblements de terre eux-mêmes!» - plantées au milieu de nulle part pour la simple et bonne raison que les terrains, en périphérie, sont moins chers. Le problème, c'est que la femme monoparentale n'a que faire d'une maison dans une lointaine banlieue si la grand-mère ou la soeur habite à l'autre bout de la ville et qu'on ne peut plus facilement aller déposer les enfants avant de partir au travail.
Cas unique que ces maisons vides au Honduras? Loin de là. M. Lizarralde montre une autre photo de maisons toutes neuves, en Colombie, sans porte ni fenêtres. «Les gens sont intelligents: ils ont pris ce qu'il y avait de bon dans la maison et sont allés ailleurs!»
Puis une autre photo. Celle d'un quartier de Colombie, près d'Armenia. Sur la photo, on voit une femme balayer. Sa maison? Non. La rue. «On voit bien que les gens ont ce quartier à coeur. Parce qu'il est bien situé, parce que les maisons sont bien faites, parce qu'il y a de l'emploi pas loin.»
Une travailleuse humanitaire qui demande l'anonymat a été à même de constater les bons coups et les moins bons coups de la reconstruction. Au chapitre des moins bons coups: la construction de trop de maisons à 2000$ qui finissent par coûter 5000$ ou 6000$ parce qu'il faut nécessairement travailler avec tel ou tel entrepreneur privé.
Pierre Minn, qui fait son doctorat sur l'aide humanitaire à l'Université McGill, note aussi qu'il aimerait bien savoir «combien d'argent, sur tous les dons, restera vraiment en Haïti et combien de ces sommes retournent sous une forme ou une autre au Canada ou aux États-Unis».
Qui construit les maisons? Des étrangers, qui ont souvent le réflexe de faire venir leurs employés de chez eux, et d'importer les matériaux.
Même dans les petites choses, on pense souvent bien faire, et pourtant, on a si tôt fait de déstabiliser un marché, note M. Minn. Beaucoup de vêtements usagés sont envoyés à Haïti, par exemple. Une fausse bonne idée, à entendre M. Minn. «Ça fait en sorte qu'à part les uniformes d'école, les tailleurs n'ont pas d'ouvrage.»
Les agriculteurs sont tout aussi artificiellement au chômage. «Depuis des années, le riz américain se vend pour presque rien comparativement au riz haïtien. Résultat: au marché, les gens achètent du riz venu d'ailleurs, ce qui n'aide pas les agriculteurs locaux.»
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201003/21/01-4262849-des-maisons-delaissees-par-des-sans-abri.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_lire_aussi_4262845_article_POS2
Les maisons, en rangée, sont coquettes. Elles sont neuves. Et vides.
À Nueva Choluteca, au Honduras, après l'ouragan Mitch, en 1998, tout un quartier a été reconstruit de toutes pièces. Vite, il fallait donner un toit à ces sans-abri qui se rueraient tous pour obtenir une maison neuve, non? Erreur. Les gens n'ont pas voulu de ces maisons. «Difficile de prendre l'autobus pour aller travailler quand il n'y a pas de route!» lance Gonzalo Lizarralde, professeur à l'École d'architecture de l'Université de Montréal, photo à l'appui.
De tremblements de terre en cyclones, en Turquie, au Salvador, au Pérou et dans combien d'autres pays dévastés, M. Lizarralde a trop vu de ces quartiers être construits à la va-vite. Trop de maisons mal faites - «souvent plus dangereuses que les tremblements de terre eux-mêmes!» - plantées au milieu de nulle part pour la simple et bonne raison que les terrains, en périphérie, sont moins chers. Le problème, c'est que la femme monoparentale n'a que faire d'une maison dans une lointaine banlieue si la grand-mère ou la soeur habite à l'autre bout de la ville et qu'on ne peut plus facilement aller déposer les enfants avant de partir au travail.
Cas unique que ces maisons vides au Honduras? Loin de là. M. Lizarralde montre une autre photo de maisons toutes neuves, en Colombie, sans porte ni fenêtres. «Les gens sont intelligents: ils ont pris ce qu'il y avait de bon dans la maison et sont allés ailleurs!»
Puis une autre photo. Celle d'un quartier de Colombie, près d'Armenia. Sur la photo, on voit une femme balayer. Sa maison? Non. La rue. «On voit bien que les gens ont ce quartier à coeur. Parce qu'il est bien situé, parce que les maisons sont bien faites, parce qu'il y a de l'emploi pas loin.»
Une travailleuse humanitaire qui demande l'anonymat a été à même de constater les bons coups et les moins bons coups de la reconstruction. Au chapitre des moins bons coups: la construction de trop de maisons à 2000$ qui finissent par coûter 5000$ ou 6000$ parce qu'il faut nécessairement travailler avec tel ou tel entrepreneur privé.
Pierre Minn, qui fait son doctorat sur l'aide humanitaire à l'Université McGill, note aussi qu'il aimerait bien savoir «combien d'argent, sur tous les dons, restera vraiment en Haïti et combien de ces sommes retournent sous une forme ou une autre au Canada ou aux États-Unis».
Qui construit les maisons? Des étrangers, qui ont souvent le réflexe de faire venir leurs employés de chez eux, et d'importer les matériaux.
Même dans les petites choses, on pense souvent bien faire, et pourtant, on a si tôt fait de déstabiliser un marché, note M. Minn. Beaucoup de vêtements usagés sont envoyés à Haïti, par exemple. Une fausse bonne idée, à entendre M. Minn. «Ça fait en sorte qu'à part les uniformes d'école, les tailleurs n'ont pas d'ouvrage.»
Les agriculteurs sont tout aussi artificiellement au chômage. «Depuis des années, le riz américain se vend pour presque rien comparativement au riz haïtien. Résultat: au marché, les gens achètent du riz venu d'ailleurs, ce qui n'aide pas les agriculteurs locaux.»
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201003/21/01-4262849-des-maisons-delaissees-par-des-sans-abri.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_lire_aussi_4262845_article_POS2
Réunion Antillaise sur la reconstruction d'Haïti
Agence France-Presse
Quelque 150 représentants de villes et régions d'une dizaine de pays se réunissent mardi en Martinique dans les Antilles françaises pour débattre de la reconstruction d'Haïti, afin d'apporter une vision locale à un défi d'une ampleur sans précédent.
Cette rencontre, à laquelle assisteront une trentaine d'élus haïtiens, s'inscrit dans le cycle de conférences préparatoires à une réunion de ministres des Affaires étrangères le 31 mars à New York visant à fédérer l'aide internationale, après le séisme qui a fait plus de 220 000 morts le 12 janvier.
Les besoins d'Haïti sont évalués à 11,5 milliards de dollars sur trois ans, selon un plan présenté le 16 mars par le gouvernement haïtien.
La conférence de Fort-de-France sera ouverte par les ministres français de la Coopération, Alain Joyandet, et de l'Outre-mer, Marie-Luce Penchard, et par le ministre haïtien de l'Intérieur, Paul Antoine Bien-Aimé.
Les débats porteront sur des thèmes concrets, comme la formation de fonctionnaires pour remplacer les 18 000 employés de l'État morts dans le séisme, la levée d'impôt au niveau central et local, etc... Sur ce dernier sujet, la France a proposé son aide pour la réalisation d'un cadastre afin d'établir un impôt foncier.
La réunion en Martinique réunira des collectivités de pays accueillant une large communauté haïtienne, comme la France, les États-Unis et le Canada. Elle survient après une rencontre du secteur privé à Port-au-Prince. Toujours sur le thème de la reconstruction, cette semaine verra aussi une session à Washington consacrée à la diaspora.
Toutes ces réunions donnent lieu à des rapports qui seront présentés le 31 mars à New York.
Le gouvernement haïtien devrait de son côté présenter en fin de semaine ses orientations à la population haïtienne, selon une source informée.
Annoncée le 16 mars, la création d'un fonds de 3,8 milliards de dollars à verser au gouvernement haïtien sur une période de 18 mois va s'accompagner de la mise en place d'une commission intérimaire de développement chargée de s'assurer du bon emploi de l'aide financière.
Elle associera des Haïtiens et la communauté internationale et sera co-présidée par le premier ministre haïtien, Jean-Max Bellerive, et Bill Clinton, émissaire de l'ONU pour Haïti. Au terme des 18 mois, la commission se transformera en agence 100% haïtienne.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201003/21/01-4262803-reunion-antillaise-sur-la-reconstruction-dhaiti.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_lire_aussi_4262845_article_POS3
Quelque 150 représentants de villes et régions d'une dizaine de pays se réunissent mardi en Martinique dans les Antilles françaises pour débattre de la reconstruction d'Haïti, afin d'apporter une vision locale à un défi d'une ampleur sans précédent.
Cette rencontre, à laquelle assisteront une trentaine d'élus haïtiens, s'inscrit dans le cycle de conférences préparatoires à une réunion de ministres des Affaires étrangères le 31 mars à New York visant à fédérer l'aide internationale, après le séisme qui a fait plus de 220 000 morts le 12 janvier.
Les besoins d'Haïti sont évalués à 11,5 milliards de dollars sur trois ans, selon un plan présenté le 16 mars par le gouvernement haïtien.
La conférence de Fort-de-France sera ouverte par les ministres français de la Coopération, Alain Joyandet, et de l'Outre-mer, Marie-Luce Penchard, et par le ministre haïtien de l'Intérieur, Paul Antoine Bien-Aimé.
Les débats porteront sur des thèmes concrets, comme la formation de fonctionnaires pour remplacer les 18 000 employés de l'État morts dans le séisme, la levée d'impôt au niveau central et local, etc... Sur ce dernier sujet, la France a proposé son aide pour la réalisation d'un cadastre afin d'établir un impôt foncier.
La réunion en Martinique réunira des collectivités de pays accueillant une large communauté haïtienne, comme la France, les États-Unis et le Canada. Elle survient après une rencontre du secteur privé à Port-au-Prince. Toujours sur le thème de la reconstruction, cette semaine verra aussi une session à Washington consacrée à la diaspora.
Toutes ces réunions donnent lieu à des rapports qui seront présentés le 31 mars à New York.
Le gouvernement haïtien devrait de son côté présenter en fin de semaine ses orientations à la population haïtienne, selon une source informée.
Annoncée le 16 mars, la création d'un fonds de 3,8 milliards de dollars à verser au gouvernement haïtien sur une période de 18 mois va s'accompagner de la mise en place d'une commission intérimaire de développement chargée de s'assurer du bon emploi de l'aide financière.
Elle associera des Haïtiens et la communauté internationale et sera co-présidée par le premier ministre haïtien, Jean-Max Bellerive, et Bill Clinton, émissaire de l'ONU pour Haïti. Au terme des 18 mois, la commission se transformera en agence 100% haïtienne.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201003/21/01-4262803-reunion-antillaise-sur-la-reconstruction-dhaiti.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_lire_aussi_4262845_article_POS3
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