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samedi 12 janvier 2008

Les eaux prennent des proportions considérables

Une vue de la dimension du niveau des eaux du lac Azuei à hauteur de Malpasse(Photo: François Louis)
Les récentes études relatives au réchauffement climatique ne cessent de confirmer l'impact de ce phénomène sur l'élévation du niveau des eaux. En Haïti, le lac Azuei ainsi que l'Etang de Miragôane inquiètent de plus en plus. Des riverains craignent le pire.
Aucun acte concret émanant des autorités haïtiennes n'a jusqu'ici été posé suite au constat de la montée considérable du niveau des eaux du lac Azuei et de l'étang de Miragôane plus de deux mois après. Ces eaux continuent d'augmenter alors que les responsables, apparemment négligents, restent dans l'inaction.
A hauteur de Malpasse, la situation désolante que présente le lac Azuei reste inchangée. Pourtant, comme à Miragôane, cette situation se complique de jour en jour. Pour l'instant, les eaux qui atteignent plusieurs tronçons de route posent des problèmes même aux piétons.
Empêchant les marchandes d'exposer leurs produits au marché de « Malpas » et aux véhicules de circuler librement, le niveau de ces eaux est cependant loin de baisser, parait-il. Même constat dans la commune de Thomazeau où les eaux du lac commencent déjà à envahir une station de pompage d'eau douce ainsi qu'un hôtel. Plongés dans la peur, certains riverains ne voient autre solution que de demander aux responsables d'entreprendre des travaux de curage du canal de « Boucan Bouc », situé dans cette commune. Car, selon eux, une fois curé, ce canal drainera une bonne partie de ces eaux et permettra ainsi de baisser automatiquement leur niveau. Cette idée est prise à contre-pied.

Le spectacle est désolant même pour la République voisine qui partage le Lac Azuei avec Haïti (Photo: François Louis)
Les mots du ministre Germain
« Le canal dont il est question ne va pas résoudre le problème en réalité, indique le ministre de l'environnement, Jean Marie Claude Germain. Le curage n'a rien à voir avec cette situation car il ne s'agit pas d'une cuvette remplie d'eau et qui déverse à l'extérieur mais plutôt d'un phénomène naturel très complexe qui inquiète toute la planète. »Lors d'un entretien téléphonique accordé hier jeudi au journal Le Nouvelliste, M. Germain avoue effectivement que le lac Azuei prend réellement d'énormes proportions. « Il s'agit du jeu des extrêmes, explique-t-il. Les zones humides deviennent plus humides et celles qui étaient sèches le sont davantage. »

Plusieurs tronçons de route sont déjà endomagés (Photo: François Louis)
Le phénomène en question rentre dans le cadre d'un domaine purement scientifique qui, selon le ministre Germain, nécessite certainement l'intervention d'experts. A cet effet, le titulaire du ministère de l'Environnement annonce l'arrivée de spécialistes cubains en Haïti pour la deuxième semaine du mois de février, soit après la période des festivités carnavalesques de cette année.
Ces experts de l'environnement, précise le ministre, auront à réaliser des études relatives à la problématique des effets causés par le changement climatique. Seul le résultat de ces études, contrairement à certains observateurs qui sont pour le curage des canaux, permettra de déterminer quel genre d'intervention qui doit être effectuée afin de résoudre le problème de l'augmentation du niveau des eaux, estime M. Germain.
Pour s'attendre à des résultats concrets, M. Germain, d'un ton rassurant, affirme que Cuba est un pays très avancé dans le domaine de l'environnement. Par ailleurs, il a fait l'éloge de l'accord tripartite Haïti/Cuba/République dominicaine dans ce domaine et surtout au projet « couloir biologique de la caraïbe ».
Des dépôts sont complètement envahis par les eaux au marché de "Malpaso"(Photo: François Louis)

C'est dans ce même ordre d'idées que l'Ing. Jean Marie Claude Germain doit participer, avec tous les ministres de l'environnement de la Caraïbe, à une rencontre en république voisine les 28 et 29 janvier en cours.
Depuis l'implantation, en août 2007, du fameux projet « couloir biologique de la caraïbe », aucune amélioration de la situation environnementale n'a jusqu'à présent été constatée en Haïti. Au contraire, les risques environnementaux sont de plus en plus épouvantables.
Au niveau planétaire, les experts prévoient une augmentation de 2ºC de la température moyenne à la surface en 2100. Parallèlement à cette augmentation, le niveau moyen des océans a commencé à s'accroître plus rapidement. Ainsi, toujours selon les scientifiques, il est passé de moins de 2 millimètre (mm) par an au XXe siècle à 2,3 mm/an actuellement et pourrait atteindre 3,5 mm d'ici 2100. Que dire d'Haïti où la couverture végétale est nettement inférieure à 2% ?
Un véhicule de transport assurant le trajet Malpasse/Croix-des-bouquets passe difficilement par les eaux du lac qui rendent la circulation presqu'inaccessible (Photo: François Louis)
Victor Jean
Juniordjune14@yahoo.fr

Les Dominicains satisfaits de la rencontre

L'ambassadeur dominicain à Port-au-Prince, Jose Serulle Ramia, a exprimé ce vendredi sa satisfaction de la tenue d'une reunión à Port-au-Prince entre les autorités haïtiennes et une délégation multisectorielle dominicaine autour du dossier de la grippe aviaire.
La présence d'un virus de cette grippe en territoire dominicain avait entrainé la suspension des importations de produits avicoles de nos voisins.« Nous avons eu une réunion harmonieuse », déclare le diplomate à AlterPresse, peu après le départ de la délégation dominicaine, dirigée par le secrétaire d'État dominicain à l'Agriculture, Salvador Jimenez.
Aucun point d'accord n'a encore été annoncé par les dirigeants haïtiens suite à cette réunion de 4 heures, à laquelle ont notamment pris part le ministre de l'Agriculture des Ressources naturelles et du développement rural, l'ingénieur agronome Francois Severin et le secrétaire d'État à l'Agriculture, l'ingénieur agronome Joanas Gué.
Sollicitée par le gouvernement dominicain, cette rencontre a été convoquée suite à la décision le 4 janvier du gouvernement haïtien d'interdire jusqu'à nouvel ordre les importations de produits avicoles de la République Dominicaine.
En attendant une annonce officielle le 12 janvier, l'agronome Severin fait valoir que la décision à prendre suite à la réunion haitiano-dominicaine ne relève pas uniquement de son ministère.Nous avons appris qu'une délégation du ministère de l'agriculture était en consultation avec le premier ministre Jacques Édouard Alexis dans l'après-midi du 11 janvier.
La Chambre de Commerce et d'Industrie d'Haïti (CCIH) estime que « les mesures d'interdiction d'importation de produits avicoles dominicains sont légitimes ». La CCIH déclare appuyer une telle décision qui vise à protéger la population haïtienne contre la grippe aviaire.
Le virus présent en République Dominicaine n'est pas le H5N1, hautement pathogène, mais bien le H5N2 qui est beaucoup plus inoffensif et déjà présent dans plusieurs pays de l'Amérique comme les États-Unis et le Canada. Cependant, par mesure de précaution, tout comme ont fait d'autres d'autres pays de la région, les autorités haїtiennes ont décidé, depuis le 4 janvier 2008, d'interdire, d'une manière formelle, l'importation de tous les produits avicoles (oeufs, volailles, poussins...) provenant de la République voisine.
Source: AlterPresse et Agropresse

http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=53062&PubDate=2008-01-11

Tous pour le départ, sauf Lavalas et LAA

Fanmi Lavalas et Latibonit an aksyon livrent une âpre bataille pour le maintien des dix sénateurs en fin de mandat. Entre coups de gueule et tergiversations, les sénateurs Gabriel Fortuné et Ultimo Compère font publiquement leurs adieux à la Nation !
Sans émotion aucune le sénateur Gabriel Fortuné (Union) et son collègue Ultimo Compère (Lespwa) se retirent officiellement du Sénat, laissant derrière eux un débat houleux, émaillé de coups de gueule et de tergiversations. « Tout le monde échoue, mais le peu qu'il soit j'ai rempli ma mission de parlementaire », lâche le tonitruant sénateur Fortuné en guise de discours d'adieu à la Nation.

Celui qui avait dénoncé en premier l'affaire « Socagate » - le scandale de la Soca Bank où des sénateurs auraient été monnayés pour voter une Résolution douteuse - retournera dans sa « vie normale et discuter d'une éventuelle participation aux prochaines sénatoriales. »L'élu du Sud par ses adieux évite de se faire « ridiculiser à l'ouverture de la prochaine session parlementaire » qui se tiendra dans trois jours. Gabriel Fortuné n'est pas le seul à faire ses adieux à la Nation.
Ultimo Compère a également fait sa valise. La veille, sa plateforme Lespwa a prôné le départ des dix sénateurs élus pour deux ans au scrutin de février 2006. Quatre des sept partis représentés au Grand corps appellent à l'unisson au départ des élus dont le mandat arrive à terme, selon la loi électorale régissant le scrutin de février 2006. Les élus - président, députés et sénateurs - prendraient siège trois mois après leurs élections en raison des retards accumulés dans le processus.
« Le départ des dix sénateurs élus pour deux ans permettra d'éviter un imbroglio au pays », a soupiré Victor Benoît, président de la Fusion des sociaux-démocrates. Cette structure politique, pourtant, n'a pas participé à la rencontre du bureau du Sénat et les chefs de file des partis représentés. Son compagnon de lutte des années difficiles des partis politiques, Evens Paul de l'Alliance réclame « le respect de la parole donnée » aux sénateurs. « Belligérants » ?
Cinq des dix sénateurs en fin de mandat, auraient déjà abandonné le navire. « Les cinq autres sont considérés comme belligérants » a déclaré le sénateur Anacacis Jean Hector, défendant la position de principe de la plateforme Lespwa, sa structure politique. Le président René Préval, a-t-il juré, avait proposé d'organiser des élections générales en 2011, mais certains politiciens s'étaient opposés. Ainsi, le chef de la Nation aurait voulu éviter que le pays soit à la traîne de la communauté internationale même pour financer le budget de la République. « Cette chance n'a pas été saisie », a regretté le parlementaire.
Dans l'attente des discussions entre des Sénateurs et le président René Préval, Fanmi Lavalas et Latibonit an aksyon livrent une âpre bataille pour le maintien des dix sénateurs en fin de mandat. « Si nous voulons respecter la Constitution les parlementaires doivent rester jusqu'à mai 2008, a argumenté le sénateur Youri Latortue, chef de file du parti régional Latibonit an aksyon. Le décret électoral prévoyait que les parlementaires pourraient écourter leur mandat si les élections se tenaient à temps. » Une position partagée par Fanmi Lavalas, par la voix du sénateur Rudy Hériveaux, même quand l'autre sénateur Lavalas Eveline Chéron se dit prête à plier bagage.


Les dix sénateurs qui devraient partir lundi sont: Evelyne Chéron (Ouest, Fanmi Lavalas), François Fouchard Bergromme (Artibonite, LAAA), Ultimo Compère (Centre, Lespwa), Huguette Lamour (Nippes, Fusion), Mélius Hyppolite (Nord-Ouest, OPL), Jean Gabriel Fortuné (Sud, Union), Jean Maxime Roumer (Grand'Anse, Lespwa), Antoine René Samson (Nord, Lespwa), Jean Rodolphe Joazile (Nord-Est, Pont), Ricard Pierre (Sud-Est, OPL).
Claude Gillesgonaibo73@yahoo.fr
Jean Pharès Jérôme

pjerome@lenouvelliste.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=53037&PubDate=2008-01-12
Commentaires:
Combien de citoyens haïtiens, en dehors du microcosme mascarrognard ou s'affichent ces ignorants devenus politiciens par la magie des acquis sociaux, se soucient du focntionnement du Parlement Haïtien?
Fonctionner avec ou sans ça donne quoi comme différence.
Les autres doivent bien se marrer en nous observant!

Le suspense persiste sur le "sort" des sénateurs élus pour deux ans

Aucun résultat à l’issue d’un premier "round" de discussions avec le chef de l’Etat
samedi 12 janvier 2008,
Radio Kiskeya

Le suspense persistait vendredi soir sur le « sort » des sénateurs élus pour deux ans, à l’issue de plusieurs heures de discussions au Palais national (siège de la Présidence) entre le chef de l’Etat, René Préval ; le ministre chargé des relations avec le parlement, Joseph Jasmin et une délégation de sénateurs de la république conduite par le président du Sénat, Joseph Lambert.
Aucun résultat n’a pu encore être obtenu et les discussions devraient reprendre samedi matin, a fait savoir à l’issue de la rencontre le sénateur Gabriel Fortuné lui-même concerné, en sa qualité de 3ème sénateur du Sud, par l’échéance du second lundi de janvier.
Bien avant la suite des discussions, M. Fortuné (élu sous la bannière de l’UNION) a tenu à réaffirmer la position qu’il a soutenue quelques heures plus tôt au Parlement, à savoir qu’il prend congé du Sénat à partir de lundi prochain et se tient désormais prêt à participer aux prochaines élections pour le renouvellement du tiers du Sénat. C’est aussi la position, clairement exprimée, du sénateur Ultimo Compère (Centre, LESPWA).
La controverse autour de la poursuite ou non du mandat des sénateurs élus en 2006 pour deux ans, enfle de plus en plus.
D’aucuns appellent au respect d’un compromis qui semble avoir été atteint en 2006 pour que les élus issus d’un scrutin s’étant alors déroulé bien au-delà du délai constitutionnel, acceptent d’écourter leur mandat pour favoriser le plein retour à l’ordre constitutionnel. C’est en ce sens que le président René Préval, ayant prêté serment le 14 mai 2006, s’est engagé à mettre un terme à son mandat de 5 ans, non pas le 14 mai 2011, mais plutôt le 7 février 2011, date prévue par la Constitution pour l’entrée en fonction du prochain chef d’Etat.
D’autres soutiennent que, des élections pour le renouvellement du tiers du Sénat ne s’étant pas tenues dans le délai requis, le « sacrifice promis » par les sénateurs élus pour deux ans en 2006 d’écourter de 3 mois leur mandat (lequel prend fin chronologiquement le 8 mai 2008) n’est plus absolument nécessaire. Ils disent appréhender le risque du vide institutionnel que créerait ce départ, le Sénat pouvant devenir plus fragile en raison d’un effectif réduit.
. Le sénateur Youri Latortue (Artibonite, Nord, élu sous la bannière de Latibonit An Aksyon) a mis en garde vendredi contre le départ précipité des 3ème sénateurs, faisant remarquer que la séance en Assemblée nationale prévue lundi prochain pour l’ouverture de la première session parlementaire de l’année, peut d’ailleurs ne pas pouvoir se tenir, vu que deux membres du Bureau du Sénat manqueraient à l’appel.
Il a promis que le 3ème sénateur de l’Artibonite, élu sous la même bannière que lui et dûment concerné par la controverse sur la fin du mandat des sénateurs élus pour 2 ans, prendra part à la séance de lundi.
Le sénateur Jean Hector Anacacis (Ouest, LESPWA) a pour sa part réaffirmé sa ferme opposition à l’éventualité que les 3ème sénateurs restent en poste. Il en a profité pour dénoncer, sans les citer, ceux de ses collègues qui auraient tenté de rallier des « ambassades » à leur cause.
Intervenant vendredi sur la question dpuis la Grande-Anse, le député Accluche Louis Jeune (Dame-Marie, Sud-Ouest, OPL), a dénoncé un plan de l’Exécutif et d’un groupe de sénateurs visant à créer un vide institutionnel favorable au renforcement des pouvoirs de l’Exécutif. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4605

Arrestation d’un adolescent de 15 ans pour implication présumée dans l’assassinat de la jeune Farah Natacha Kerby Dessources (20 ans), en novembre 200

Diego Lambert aurait avoué avoir personnellement crevé les yeux de la jeune femme
vendredi 11 janvier 2008,
Radio Kiskeya

Le Commissariat de police de Delmas 33 (Nord-est de Port-au-Prince) a procédé jeudi, à Simon Pelé (zone de l’aéroport international de Port-au-Prince), à l’arrestation d’un adolescent de 15 ans, Diego Lambert (alias « Ti Diego »), qui serait impliqué dans le lâche assassinat, en novembre 2006, en Plaine (Nord de la capitale haïtienne), de Farah Natacha Kerby Dessources (20 ans).
Ce crime odieux avait produit une véritable onde de choc dans tous les milieux en Haïti. Dans une atmosphère explosive, des milliers de personnes avaient assisté le samedi 25 novembre 2006 au cimetière de Fleuriot (banlieue nord de Port-au-Prince), aux funérailles de la jeune femme, massacrée par ses ravisseurs et abandonnée sur une pile d’immondices le 15 novembre 2006, après deux jours de séquestration.
Diego Lambert était activement recherché après des révélations le concernant faites par un de ses acolytes, le nommé Pierre Léger, appréhendé le 26 juin 2007, a précisé le commissaire Carl Henry Boucher, responsable du Commissariat de Delmas 33, dans une interview accordée vendredi à Radio Kiskeya. Le prévenu aurait avoué avoir personnellement crevé les yeux de l’otage, a-t-il ajouté.
Les mobiles exacts du crime et les caractéristiques du groupe qui en est l’auteur restent encore à déterminer. Le commissaire Boucher annonce la poursuite de l’enquête et la recherche d’autres présumés membres du gang.
Les opérations menées ces derniers jours par la police de Delmas lui ont également permis de mettre la main au collet d’autres présumés criminels.
Deux présumés kidnappeurs, activement recherchés, « Ti Réginald » et Demacène, ainsi connus, ont été tour à tour appréhendés le 9 janvier denier à Soleil 19 et Soleil 4 (deux quartiers de Cité Soleil, Nord de la capitale).
Un enseignant bien connu dans les milieux scolaires à Delmas, Jean François Emmanuel, professeur de lettres, a été arrêté le dimanche 6 janvier à Delmas 19 pour sa responsabilité présumée dans l’enlèvement de sa compagne, avec la complicité de celle-ci, afin de rançonner les parents de cette dernière. Alors qu’une rançon de 50.000 dollars américains avait été réclamée, les parents avaient pu verser en deux temps la somme de 13.000 dollars américains, précise la police. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4604