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mardi 10 avril 2012

Après le drame en région Parisienne : Cécile Untermaier s'exprime


LE VERSANT NOIR DE LA POLITIQUE DES CULTES
Dimanche de Pâques, 8 avril 2012 : dans la région parisienne, une église évangélique s'effondre sur les fidèles, tuant une fillette. La réaction des autorités ne s'est pas fait attendre : on a mis le pasteur en prison, en garde à vue plus exactement.
Ce fait divers dramatique illustre un aspect peu connu de la politique des cultes, laquelle relève du ministère de l'Intérieur, dont chacun connaît l'actuel titulaire. Les victimes - deux autres personnes ont été gravement blessées dans l'accident- appartiennent majoritairement à la communauté haïtienne. Comme les haïtiens, des ressortissants des autres Antilles ou d'Afrique affluent depuis quelques années à l'Eglise évangélique. Cette dernière fait partie intégrante de la Fédération protestante de France.
Autour de Paris ou dans les grandes villes, les adeptes de la confession évangélique sont parfois contraints, faute d'édifices de culte en nombre suffisant, de se réunir dans des locaux inappropriés et peut-être non conformes aux exigences de sécurité. Heureusement, dira-t-on, le propriétaire des lieux à lui aussi été placé en garde à vue.
Il n'est sans doute pas nécessaire d'épiloguer sur ces carences et les personnes qu'elles affectent, pas plus que sur la responsabilité de la puissance publique à qui elles incombent. Et pourtant... Si la liberté des cultes et le principe d'égalité figurent parmi les libertés fondamentales, leur universalité connaît, comme on le voit, certaines limites.
Cécile Untermaier : Conseillère générale du canton de Sennecey le Grand.
Vice-Présidente du conseil général (en charge de la culture)
Transmis par Daniel DERIOT
http://www.vivre-a-chalon.com/lire_Apres-le-drame-en-region-Parisienne-_-Cecile-Untermaier-s_exprime,2303ab14f5ebd52a0dc78551b072aa2eb23438b8.html

Évangélistes de Stains : les questions après le drame

Seine-Saint-Denis
Vidéo -- L'enfant de deux ans et la femme de 42 ans gravement blessés lors de l'effondrement du plafond d'une salle de culte à Stains, dimanche, sont toujours en soins intensifs, avec un pronostic vital engagé. La trentaine d'autres fidèles, appartenant pour beaucoup à la communauté haïtienne, a été plus légèrement touchée.
Au lendemain du drame qui a coûté la vie à une fillette de six ans, la justice fait son travail. La polémique enfle aussi.
Le pasteur évangéliste et le propriétaire du local sont toujours interrogés dans le cadre d'une enquête de flagrance pour « homicide et blessures involontaires aggravés ». Les enquêteurs cherchent à déterminer si des responsabilités individuelles ou collectives peuvent être engagées en raison d'éventuels manquements aux règles de sécurité.
« Spontanée » l'église de Stains, n'était pas affiliée à une union établie - on compte en France 2 000 églises évangéliques ou paroisses, ainsi qu'au moins 500 lieux de cultes épisodiques.
Celui de Stains pouvait-il contenir sans danger, à plus de 2,50 m au-dessus du plancher des vaches, la grosse centaine de personnes présente en ce dimanche de Pâques ?

Neuf fois plus d'évangélistes qu'en 1950
Peu après l'accident, des élus locaux ont exprimé leurs doutes sur la conformité du local « pas fait pour ce genre de manifestation », a jugé hier, Michel Beaumale, maire PCF de Stains.
« Le préfet m'a dit que la commission de sécurité était passée. La question est de savoir combien de personnes étaient à l'étage » a déclaré hier, la députée de la circonscription, Marie-Georges Buffet. De son côté, le conseil national des Évangéliques de France (CNEF) a indiqué qu'il avait refusé d'accepter l'église de Stains en son sein, car le local n'était pas conforme aux normes de sécurité requises pour accueillir un grand nombre de fidèles.
La France compte environ 1,7 million de protestants, soit environ 3 % de la population. Mais sur les 600 000 « pratiquants réguliers », 460 000 seraient évangéliques, selon le CNEF. Leur nombre, important parmi les populations antillaise, africaine et asiatique, a été multiplié par neuf ces soixante dernières années.
http://www.ladepeche.fr/article/2012/04/10/1327649-evangelistes-de-stains-les-questions-apres-le-drame.html

Doutes sur la conformité du lieu de prière de Stains

Drame L'effondrement d'un plancher a coûté la vie à une fillette, dimanche
«On sentait parfois que le plancher bougeait. » Malgré sa jambe fracturée, cette jeune Haïtienne est retournée lundi devant le pavillon de Stains (Seine-Saint-Denis), où le 1er étage s'est effondré dimanche sous la masse de la centaine de fidèles de la communauté évangélique venus célébrer Pâques. Une fillette de 6 ans est décédée et 32 personnes ont été blessées, dont deux grièvement.
Des travaux récents
Selon les premiers éléments de l'enquête, l'origine du drame est « la rupture d'une poutre maîtresse » sous le « poids des participants », a indiqué le procureur adjoint de Bobigny. Le pavillon, situé dans une zone industrielle, avait fait l'objet récemment de travaux pour agrandir la capacité d'accueil au 1er étage. D'après la mairie, les services municipaux auraient verbalisé en 2008 le propriétaire du bâtiment pour avoir réalisé un étage supplémentaire sans autorisation. « La maison est juste à côté du chemin de fer. Quand le TGV ou les trains de marchandises passent, les murs tremblent », témoigne un riverain. Pour les institutions évangéliques, ce drame illustre le manque de lieux de cultes mis à disposition des croyants. « Le coût du foncier ne permet pas aux fidèles d'acquérir des lieux adaptés », explique Thierry Le Gall, membre du Conseil national des évangéliques de France. Et selon lui, « certains maires refusent catégoriquement de prêter ou de louer des salles au nom du principe de laïcité ». Un évangélisme des caves existerait-il en France ? « Faute de trouver mieux, ils investissent parfois des lieux nauséabonds », témoigne le pasteur Emmanuel Toussaint, président du Consistoire mondial protestant haïtien. En France, 460 000 personnes seraient évangéliques. Un chiffre multiplié par neuf ces soixante dernières années.
Un juge d'instruction doit être nommé ce mardi matin. Par ailleurs, les gardes à vue du propriétaire du bâtiment et du pasteur ont été prolongées lundi en début de soirée.
WILLIAM MOLINIé
http://www.20minutes.fr/article/913611/doutes-conformite-lieu-priere-stains


L’angoisse, puis le deuil. L’accident de Stains a fait une seconde victime. La femme de 42 ans transférée dans un état grave à l'hôpital Beaujeon de Clichy a succombé à ses blessures. La quadragénaire est décédée mardi matin à 10h40, selon une source proche de l’enquête citée par «Le Parisien».
Dimanche, une communauté évangéliste haïtienne célébrait Pâques au premier étage d’un pavillon de la commune, transformé en lieu de culte. En ce jour de fête, entre 100 et 150 fidèles de l'église «Armée des combattants pour Christ nouvelle Jérusalem» s’étaient rassemblés. Vers 14h30, dans un fracas épouvantable, le plancher de la bâtisse s’est effondré.

Une trentaine de victimes
Une fillette de 6 ans a péri écrasée sous les décombres. Grièvement blessée, la femme de 42 ans avait été transportée en urgence vers l’établissement hospitalier des Hauts-de-Seine. Également dans un état critique, une petite fille de 2 ans a été prise ne charge à l’hôpital Necker de Paris. Mardi, son pronostic vital était toujours engagé. L’accident a fait une trentaine de blessés.
Le maire de la commune, Michel Beaumale, a déclaré sur France 2 que le bâtiment n’était pas adapté à ce genre de manifestation. «Il semble à peu près certain qu'il n'y a jamais eu de déclaration [du local comme lieu de culte] ou que ce bâtiment n'a jamais fait l'objet d'une visite par une commission de sécurité.» Les services de la ville auraient constaté en 2008 que des travaux d’extension avaient été réalisés sans autorisation, ce qui aurait abouti à un procès-verbal.
L'enquête* a été confiée au Service régional de police judiciaire (SRPJ) de Seine-Saint-Denis ainsi qu’à la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP) à Paris. Le gérant de la société civile immobilière propriétaire des locaux et le pasteur organisateur de l’événement qui officiait ont été placés en garde à vue dimanche soir.
«Des perquisitions sont actuellement en cours»
«Selon un premier rapport, établi par l’architecte, qui a été requis par le parquet hier […] il apparaît que le plancher s’est effondré à la suite de la rupture d’une poutre maîtresse, a déclaré lundi après-midi le procureur adjoint de la République de Bobigny, Anne Kostomaroff. Il apparaît également que le plancher constitué de plaques d’aggloméré n’a pas supporté la charge occasionnée par l’événement.»

L’adjointe a indiqué que les gardes à vue des deux hommes seraient prolongées. «Des perquisitions sont actuellement en cours dans différents locaux de la région parisienne, a-t-elle indiqué. Il apparaît nécessaire de recueillir des éléments techniques supplémentaires concernant la construction et l’exploitation de ces locaux, et d’entendre les deux personnes gardées à vue sur les éléments recueillis.» Une information judiciaire doit être ouverte ce mardi.
* Une enquête pour «homicide involontaire et blessures involontaires aggravés par la violation manifestement délibérée d'une obligation de prudence imposée par la loi ou le règlement» a été ouverte dimanche.
http://www.parismatch.com/Actu-Match/Societe/Actu/Stains.-La-femme-de-42-ans-a-succombe-a-ses-blessures-388552/