Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
dimanche 30 janvier 2011
La tutelle imparfaite
Ces entretiens vont se tenir à seulement quelques jours de la proclamation par le Conseil Electoral Provisoire des résultats de l'élection du 28 novembre et de l'échéance du 7 février, date constitutionnelle de la fin du mandat de Préval.
En publiant le nouveau calendrier des élections, le CEP retire à l'ancienne Première dame des Etats-Unis une petite victoire. En effet, dans une note publiée vendredi le CEP précise que la campagne pour le deuxième tour se déroulera du 17 février au 18 mars. Le second tour du scrutin se tiendra le 20 mars ; les résultats préliminaires du second tour seront annoncés le 31 mars et enfin, les résultats définitifs du second tour seront proclamés le 16 avril.
Cette visite survient alors que la communauté internationale multiplie - certains disent épuise - ses moyens de pression sur le gouvernement et le parti Inite pour les porter à accepter le rapport de l'OEA sur les élections qui exclut le candidat du pouvoir en place de la course électorale.
En fait, la visite de la chef de la diplomatie américaine est-elle le signe visible que les mécanismes de la tutelle (les ambassades, les représentations spéciales du secrétaire général des Nations Unies, la mission de l'ONU et autres) qui devaient faire fonctionner Haïti au doigt et à l'oeil sont grippés ? Dysfonctionnels ?
Comment est-on parvenu à cette impasse ? Sans doute à cause de l'excès de confiance des porte-parole de la tutelle et des spécificités haïtiennes.
Haïti n'assume pas la moitié de son budget. Ne peut pas payer ses forces policières régulièrement. Laisse sa sécurité publique et la défense de ses frontières à une force des Nations Unies qui outrepasse ses mandats pour pallier les défaillances nombreuses et profondes de l'État.
Voilà un pays qui dispose d'une diplomatie agonisante, qui est incapable de se relever des dommages d'un tremblement de terre, qui se débat dans une lutte contre une épidémie de choléra, mais qui tient tête à toute la communauté internationale. Incroyable !
Les ambassadeurs accrédités en Haïti n'ont jamais autant parlé d'une seule et même voix. Le secteur des affaires n'a jamais donné un ultimatum aussi clair à un président de la République depuis des années. Les groupes organisés de la société civile font corps pour pousser dans le même sens. Les acteurs politiques, quoique sous des tonalités différentes, vont dans le sens opposé au pouvoir. Et ce dernier résiste.
Les dirigeants haïtiens, René Préval et son Premier ministre Jean-Max Bellerive, n'écoutent pas tout ce que disent les courroies de transmission de la tutelle. Les membres du Conseil Electoral Provisoire se dressent sur leurs ergots dès qu'on leur demande de sortir de la loi pour déplaire au pouvoir exécutif. Le parti au pouvoir joue un jeu de cache-cache avec les pressions. La dynamique haïtienne, qui n'a rien de rationnel, déroute la diplomatie mondiale.
Les embargos, visas retirés et autres sanctions visibles, ont rarement donné des effets autres que pousser les visés à se prémunir encore plus de l'obligation de partir, et seule la population souffre quand l'aide internationale ou le commerce sont perturbés.
Il reste bien entendu la force. Ce n'est ni la PNH ni ses partisans qui sauveront Préval d'une action des amis d'Haïti - Jean Bertrand Aristide en sait long -, mais ce serait une faute de mauvais goût de débarquer encore une fois ou d'évacuer sans son consentement encore une fois un président élu. En 20 ans de démocratie balbutiante, ces scénarios ont déjà servi.
Restent la pédagogie, le dialogue, l'explication raisonnée, l'ultimatum susurré au creux de l'oreille, depuis WikiLeaks, il est devenu plus sage d'appliquer les bonnes vieilles méthodes. Est-ce le but de la mission de madame Clinton ?
Frantz Duval
duvalf@hotmail.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=88438&PubDate=2011-01-29
mercredi 14 juillet 2010
Nouvelle manifestation anti-gouvernementale à Port-au-Prince
Des incidents ont été enregistrés lors de cette manifestation qui a été organisée par plusieurs partis de l'opposition, dont l'Alternative et Lavalas.
Des barricades de pneus enflammés ont été érigées dans certaines rues du centre-ville de Port-au-Prince.
Un véhicule a été incendié et plusieurs autres ont eu leurs pare-brise cassés, lors de ce mouvement de protestation.
La police avait pris position devant le palais présidentiel où les manifestants devaient se rassembler pour réclamer aussi la démission du Conseil électoral chargé d'organiser des élections législatives et présidentielle prévues le 28 novembre.
Parallèlement plusieurs dizaines de duvaliéristes avait également gagné les rues pour réclamer, le retour de l'ex président Jean Claude Duvalier qui vit en exile en France depuis 24 ans.
Notons que des manifestations similaires ont été organisées dans certaine villes de province, notamment à Miragoâne (Nippes) et à Hinche (Centre).
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17984
L'opposition veut relancer la mobilisation antigouvernementale
Le chef de file de l'Alliance, Evans Paul, veut mobiliser les sans abris de la région métropolitaine dans le mouvement intensif anti Préval. Il soutient que l'action gouvernementale est nulle puisqu'aucun habitat transitionnel n'a été construit 6 mois après la catastrophe.
Enumérant les difficultés auxquels sont confrontés les sans abris, M. Paul estime qu'ils sont traités comme des bêtes. " Ceux qui veulent avoir une maison et un emploi doivent participer à la mobilisation ", martèle M. Paul dont le message s'adresse spécifiquement aux sans abris regroupés au champ de Mars. La manifestation du 13 juillet devra se terminer au Champ de Mars non loin des centaines de tentes et de bâches servant d'abris à des milliers de personnes.
Evans Paul (Alliance) et Arry Marsan (OPL) soutiennent que le gouvernement est gangrené par la corruption. L'ex député Marsan accuse le gouvernement d'avoir décaissé 100 millions de dollars pour une firme haïtienne chargée du nettoyage des sites de la capitale. Il soutient également que des conseillers électoraux utilisent les ressources financières de l'Etat à des fins personnelles.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17977
Commentaires:
Et si un jour les politiciens haitiens pouvaient se montrer capables de faire autre chose que de s'opposer a un gouvernement dirige par des politiciens pas pires qu'eux, aujourd'hui ils proposeraient des solutions pour assurer une meilleure coordination dans la prise en charge des decision en faveur des sinistres du tremblement de terre.
Ils feraient meiux que renvoyer dqans les rues contre quelques gourdes, une bouteille de tafia ou un bol de bouillon des hordes affamees et utilisables pour vociferer des slogans a qui veut l'entendre.
Ils auraient essayer de proposer un programme de gouvernement capable d'attirer ceux aui aujourd'hui sont mobilises contre Preval et faire des score superieur a trois pour cent.
L'etat haitien ne disposait pas de moyens pour donner une maison et un emploi a chaque citoyen haitien. Aujourd'hui moins que jamais, aucun gouvernememt dirige par Manigat ou Evans Paul detient la formule magique pour resoudre cette epineuse equation.
Haiti vit de la charite; des hommespolitiques influents d'un uatre temps s'adonnent a la mendicite en faveur d'Haiti. Les haitiens qui veulent se montrer utile devant cette situation calamiteuse qui s'est abattue sur le pays devrait faire montre et preuve d'une certaine logique intelligente pour se lancer dans une oeuvre commune salvatrice en laissant pour l'instant les querelles politiques qui sont carrement hors contexte et hors du sujet.
Une telle attitude rassurerait la communaute internationale et ceux qui ont promis de l'aide a Haiti.
vendredi 10 juillet 2009
Bill Clinton boucle une visite d'évaluation en Haïti
Bill Clinton a bouclé, hier sa première visite en Haïti en tant qu'envoyé spécial des Nations Unies.
Au cours de cette visite de 72 heures, l'ex président américain a fait part de son optimisme en visitant plusieurs projets de développement à travers le pays. " J'ai vu que tout le monde était enthousiaste, donc je suis positif ", a déclaré Bill Clinton à l'issue d'une série de rencontres avec des représentants du secteur privé, des organisations de femmes et d'organisations non gouvernementales (ONG).
" Je vais rencontrer des donateurs, c'est important, et je vais essayer d'accélérer l'aide et de m'assurer qu'elle est dirigée vers les projets prioritaires pour Haïti", a expliqué Bill Clinton au terme de sa visite.
L'ex président américain a notamment visité plusieurs sites dont celui de la CNE qui réalise les travaux de curage du lit de la rivière La Quinte. «Ce qu'il faut faire, c'est reconstruire de manière sûre afin non seulement de créer de nombreux emplois, mais aussi de minimiser les dommages», a-t-il déclaré, après avoir visité les travaux de curage de la rivière La Quinte, dont les eaux en crue s'étaient déversées sur la ville.
Apres Gonaïves, l'Envoyé spécial de l'ONU a visité JMB SA, une usine de traitement de mangues destinées à l'exportation aux Etats-Unis et une entreprise évoluant dans l'une des filières d'exportations les plus rentables pour le pays depuis 1983. Cette filière favorise l'exportation d'environ 2 millions de mangues chaque année, ce secteur emploie des milliers de personnes.
LLM
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15479