Le vice-président du Conseil Electoral Provisoire (CEP), Jean Telev Pierre Toussaint, brise son silence en révélant son désaccord avec ses collègues en ce qui a trait au processus électoral. Toujours silencieux dans l'ombre du président Gaillot Dorsainvil, le vice président de l'organisme électoral révèle qu'il avait manifesté sa réprobation en ce qui a trait à la formation du Bureau du Contentieux Electoral National (BCEN), le tribunal suprême ayant rendu les décisions contestées par les observateurs et la communauté internationale. Le processus de formation du Tribunal suprême n'était pas conforme à la procédure, précise t-il révélant que les juges ont été sélectionnés et non désignés par tirage au sort. Il soutient qu'il n'avait pas participé au BCEN ni au BCEN spécial en dépit des insistances du président du CEP.
Se présentant comme un homme honnête, M. Toussaint assure qu'il n'a jamais été impliqué dans les fraudes électorales. Ce juriste rappelle qu'en raison de sa foi chrétienne il ne saurait jeter le déshonneur sur sa famille.
Il s'est toutefois gardé de prendre la défense des autres conseillers accusés d'avoir reçu des pots-de-vin pour faciliter l'élection de plusieurs candidats de l'Inité. " Si des personnes sont impliquées dans ces actes je ne suis pas concerné", dit-il faisant remarquer que des cas de corruption seraient très graves.
Réagissant à la convocation du Parquet, M. Toussaint se dit prêt à répondre à une convocation du commissaire du gouvernement même s'il est convaincu que les conseillers ne peuvent être mis en cause que par la haute cour de justice.
M. Toussaint n'entend plus rester cloitrer dans un silence complice et exhorte ses collègues non impliqués dans les fraudes à faire entendre leurs voix.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19173
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
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mardi 31 mai 2011
jeudi 26 mai 2011
Des ministres nient toute implication dans les fraudes électorales
Les membres de la commission sénatoriale d'enquête sur les fraudes électorales poursuivent inlassablement les auditions. Le ministre de l'intérieur et des collectivités territoriales, Paul Antoine Bien Aimé, a soutenu hier qu'il n'a joué aucun rôle dans la réalisation des élections. Il révèle que son ministère n'a à aucun moment interféré dans le fonctionnement du Conseil Electoral Provisoire (CEP), un organisme autonome. Le chef de la Police, Mario Andrésol, a nié toute implication dans les fraudes électorales. Il rappelle que les policiers n'étaient pas autorisés à pénétrer dans les centres de vote.
M. Andrésol ainsi que les ministres de l'intérieur Paul Antoine Bien Aimé et de la justice, Paul Denis, ont attiré l'attention sur les graves violences enregistrées lors des dernières élections. Le ministre Bien Aimé a souhaité que les acteurs politiques planchent sur les importantes ressources financières utilisées par des candidats et la machine électorale.
Les conseillers électoraux seront appelés à répondre aux questions de la commission en fin de semaine. Les conseillers qui répondront à la convocation devront réfuter les accusations de corruption formulées par des candidats et des organisations de défense des droits humains.
Entre temps la sérénité des membres de la commission sénatoriale est quelque peu perturbée par leur collègue Moise Jean Charles (Inité). Très remonté contre le chef du Parquet qui a émis un ordre d'interdiction de départ à l'encontre des conseillers électoraux, le sénateur Jean Charles veut convoquer le juge Auguste Haricydas.
Visiblement les violons ne s'accordent pas au grand corps, le sénateur Latortue soutient de son coté que le fonctionnement du Parquet est l'objet de la convocation.
LLM / radio Métropole Haïti
M. Andrésol ainsi que les ministres de l'intérieur Paul Antoine Bien Aimé et de la justice, Paul Denis, ont attiré l'attention sur les graves violences enregistrées lors des dernières élections. Le ministre Bien Aimé a souhaité que les acteurs politiques planchent sur les importantes ressources financières utilisées par des candidats et la machine électorale.
Les conseillers électoraux seront appelés à répondre aux questions de la commission en fin de semaine. Les conseillers qui répondront à la convocation devront réfuter les accusations de corruption formulées par des candidats et des organisations de défense des droits humains.
Entre temps la sérénité des membres de la commission sénatoriale est quelque peu perturbée par leur collègue Moise Jean Charles (Inité). Très remonté contre le chef du Parquet qui a émis un ordre d'interdiction de départ à l'encontre des conseillers électoraux, le sénateur Jean Charles veut convoquer le juge Auguste Haricydas.
Visiblement les violons ne s'accordent pas au grand corps, le sénateur Latortue soutient de son coté que le fonctionnement du Parquet est l'objet de la convocation.
LLM / radio Métropole Haïti
vendredi 29 avril 2011
Haiti-Élections : Le Club de Madrid appelle au respect des normes
P-au-P, 27 avril 2011 [AlterPresse] --- L’organisation internationale indépendante, Club de Madrid, dont une mission séjourne actuellement en Haiti, invite tous les acteurs impliqués dans la gestion des problèmes occasionnés par la publication des résultats définitifs du second tour des élections législatives du 20 mars dernier, à recourir aux lois en vigueur. « Conscient des réclamations présentées à l’encontre du processus électoral, le Club de Madrid demande à tous les partis politiques et institutions qu’ils respectent les procédures établies dans la Constitution et la Loi Electorale afin de les (réclamations) traiter de manière pacifique », suggère un communiqué transmis à l’agence en ligne AlterPresse.
La publication officielle, le 20 avril dernier, des résultats définitifs pour les législatifs a provoqué une vague de violences et de tensions dans plusieurs villes du pays.
Les partisans de 19 candidats, soit 17 à la députation et 2 au sénat, n’ont pas cessé de manifester leur refus des résultats définitifs qui sont en défaveur de leurs candidats.
Selon les membres du club, « La formation d’un Parlement fruit d’élections légitimes est fondamentale pour le développement du pays. »
Le Club de Madrid est à sa quatrième mission en Haiti depuis le tremblement de terre du 12 janvier 2010. Cette mission vise « à accompagner les nouveaux dirigeants haïtiens dans le développement d’une démocratie efficace », précise le document.
La mission, dirigée par trois membres du club, dont le Secrétaire Général Carlos Westendorp, prend fin le 29 avril.
La délégation du Club de Madrid a prévu de s’entretenir avec le président élu, Michel Martelly, le président sortant, René Préval, les principaux représentants des groupes politiques élus au parlement et des membres de la communauté internationale présents en Haiti. [rh gp apr 28/04/2011 12 :00]http://www.alterpresse.org/spip.php?article10964
La publication officielle, le 20 avril dernier, des résultats définitifs pour les législatifs a provoqué une vague de violences et de tensions dans plusieurs villes du pays.
Les partisans de 19 candidats, soit 17 à la députation et 2 au sénat, n’ont pas cessé de manifester leur refus des résultats définitifs qui sont en défaveur de leurs candidats.
Selon les membres du club, « La formation d’un Parlement fruit d’élections légitimes est fondamentale pour le développement du pays. »
Le Club de Madrid est à sa quatrième mission en Haiti depuis le tremblement de terre du 12 janvier 2010. Cette mission vise « à accompagner les nouveaux dirigeants haïtiens dans le développement d’une démocratie efficace », précise le document.
La mission, dirigée par trois membres du club, dont le Secrétaire Général Carlos Westendorp, prend fin le 29 avril.
La délégation du Club de Madrid a prévu de s’entretenir avec le président élu, Michel Martelly, le président sortant, René Préval, les principaux représentants des groupes politiques élus au parlement et des membres de la communauté internationale présents en Haiti. [rh gp apr 28/04/2011 12 :00]http://www.alterpresse.org/spip.php?article10964
jeudi 28 avril 2011
L'ambassade américaine réclame une vérification des résultats
Les Etats-Unis ne font pas foi aux résultats des élections législatives communiqués par le Conseil Electoral Provisoire (CEP). Les responsables de l'ambassade américaine en Haïti font valoir qu'ils n'ont trouvé aucune explication en ce qui concerne les 18 revirements dans les résultats définitifs. En citant des exemples l'ambassade des Etats-Unis signale que deux candidats du parti au pouvoir arrivés en seconde position ont obtenu le double des suffrages exprimés lors des résultats préliminaires. " Pour l'un d'entre eux les résultats définitifs montrent également qu'il a recueilli plus de voix que le total des suffrages enregistrés dans toute la circonscription", insiste l'ambassade américaine.
Tenant compte de ces cas d'irrégularité les Etats-Unis appellent le gouvernement haïtien et le CEP à fournir des explications approfondies et publiques en ce qui concerne les 18 cas de modifications des résultats.
Rappelant qu'il est un partenaire dans le processus électoral l'ambassade américaine à Port-au-Prince exhorte la mission conjointe OEA- Caricom d'observation électorale à vérifier les documents supportant les résultats définitifs. Le peuple haïtien qui a participé avec patience dans les deux tours de scrutin doit être assuré de l'impartialité de ces résultats, précise la note de l'ambassade des Etats-Unis.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_poli_fr.php?id=19041
Tenant compte de ces cas d'irrégularité les Etats-Unis appellent le gouvernement haïtien et le CEP à fournir des explications approfondies et publiques en ce qui concerne les 18 cas de modifications des résultats.
Rappelant qu'il est un partenaire dans le processus électoral l'ambassade américaine à Port-au-Prince exhorte la mission conjointe OEA- Caricom d'observation électorale à vérifier les documents supportant les résultats définitifs. Le peuple haïtien qui a participé avec patience dans les deux tours de scrutin doit être assuré de l'impartialité de ces résultats, précise la note de l'ambassade des Etats-Unis.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_poli_fr.php?id=19041
mercredi 27 avril 2011
Haïti-Élections/Violence : La SAKS dénonce l’incendie d’une radio communautaire à Carice
P-au-P, 26 avril 2011 [AlterPresse] --- La Société d’Animation et de Communication Sociale (SAKS) dénonce l’incendie d’une radio communautaire et les violences commises contre la population de Carice (Nord-est), dans une note dont a pris connaissance AlterPresse. Suite à la publication des résultats définitifs du second tour des élections, le 20 avril, plusieurs maisons et autres édifices ont été incendiés dans cette commune, dont le bâtiment abritant la Radio Communautaire Tèt Ansanm Karis.
Dans la note datée du 25 avril, SAKS exige que les autorités policières et judiciaires de la ville mettent l’action publique en mouvement contre les auteurs de ce crime.
« Selon les responsables de la Radio Tèt Ansanm, cet acte criminel aurait été commis par des partisans du parti au pouvoir INITE en réaction à la défaite de leur candidat M. Jn Berthole Bastien », souligne l’institution de communication.
La SAKS, tout en exprimant sa solidarité envers l’équipe de la Radio Tèt Ansanm, soutient qu’il s’agit d’une violation flagrante du droit à la communication et de la liberté d’expression de la population de Carice.
Plusieurs organisations locales membres du Centre pour la Culture et le Développement de Carice (SKDK), également incendié, ont lancé lundi 25 avril un vibrant appel aux autorités nationales et internationales, aux organisations de défense des droits humains pour qu’elles volent au secours de la population de Carice.
Des dizaines de membres du SKDK sont persécutés et livrés à eux-mêmes. La justice et la police locales se révèlent impuissantes face aux actes barbares perpétrés par des bandits sur la population, affirment ces organisations. [mm kft gp apr 26/04/2011 14 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10953
Dans la note datée du 25 avril, SAKS exige que les autorités policières et judiciaires de la ville mettent l’action publique en mouvement contre les auteurs de ce crime.
« Selon les responsables de la Radio Tèt Ansanm, cet acte criminel aurait été commis par des partisans du parti au pouvoir INITE en réaction à la défaite de leur candidat M. Jn Berthole Bastien », souligne l’institution de communication.
La SAKS, tout en exprimant sa solidarité envers l’équipe de la Radio Tèt Ansanm, soutient qu’il s’agit d’une violation flagrante du droit à la communication et de la liberté d’expression de la population de Carice.
Plusieurs organisations locales membres du Centre pour la Culture et le Développement de Carice (SKDK), également incendié, ont lancé lundi 25 avril un vibrant appel aux autorités nationales et internationales, aux organisations de défense des droits humains pour qu’elles volent au secours de la population de Carice.
Des dizaines de membres du SKDK sont persécutés et livrés à eux-mêmes. La justice et la police locales se révèlent impuissantes face aux actes barbares perpétrés par des bandits sur la population, affirment ces organisations. [mm kft gp apr 26/04/2011 14 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10953
Haiti-Politique : Les pouvoirs de 9 des 11 nouveaux sénateurs validés
P-au-P., 26 avril 2011 [AlterPresse] --- Le Sénat a procédé ce 26 avril à la validation des pouvoirs de 9 des 11 nouveaux sénateurs issus des élections législatives du 20 mars, dont les résultats définitifs ont été communiqués le 20 avril, a constaté AlterPresse. Deux sénateurs contestés du Plateau Central (Est) n’ont pas pu prendre part à l’assemblée, leurs noms étant retirés de liste officielle publiée dans le Journal officiel « Le Moniteur », après de violentes protestations.
La séance a été houleuse et, dans un premier temps, un groupe de sénateurs s’est opposé à la validation de 2 nouveaux élus, Jocelerme Privert et Saint-Vil Francois Lucas du parti officiel Inite.
Après trois heures de discussions sur la question, la validation a été soumise au vote. Dix sénateurs ont voté pour, deux contre et quatre se sont abstenus.
Les neuf nouveaux élus ne pouvaient pas participer au vote parce que leurs pouvoirs n’étaient pas encore validés.
A veille, les pouvoirs de 79 députés sur 96 ont été validés et ils ont prêté serment lors de la première séance de la 49e législature de Chambre des députés.
Ces 79 députés constituent une première liste des élus à la chambre basse, qui a été publiée par le gouvernement dans le Journal officiel « Le Moniteur », sur demande du Conseil Électoral Provisoire (CEP).
Dix-sept autres noms qui figuraient dans la liste définitive des députés élus ont été enlevés du document remis à la chambre basse.
Cette décision faisait suite aux protestations enregistrées à travers le pays et aux questionnements soulevés par le renversement de la situation de ces parlementaires brusquement placés en première position. http://www.alterpresse.org/spip.php?article10954
La séance a été houleuse et, dans un premier temps, un groupe de sénateurs s’est opposé à la validation de 2 nouveaux élus, Jocelerme Privert et Saint-Vil Francois Lucas du parti officiel Inite.
Après trois heures de discussions sur la question, la validation a été soumise au vote. Dix sénateurs ont voté pour, deux contre et quatre se sont abstenus.
Les neuf nouveaux élus ne pouvaient pas participer au vote parce que leurs pouvoirs n’étaient pas encore validés.
A veille, les pouvoirs de 79 députés sur 96 ont été validés et ils ont prêté serment lors de la première séance de la 49e législature de Chambre des députés.
Ces 79 députés constituent une première liste des élus à la chambre basse, qui a été publiée par le gouvernement dans le Journal officiel « Le Moniteur », sur demande du Conseil Électoral Provisoire (CEP).
Dix-sept autres noms qui figuraient dans la liste définitive des députés élus ont été enlevés du document remis à la chambre basse.
Cette décision faisait suite aux protestations enregistrées à travers le pays et aux questionnements soulevés par le renversement de la situation de ces parlementaires brusquement placés en première position. http://www.alterpresse.org/spip.php?article10954
Haïti-Elections législatives/Résultats : Pierre Louis Opont s’en lave les mains
P-au-P, 26 avril 2011 [AlterPresse] --- Le directeur général du Conseil Electoral Provisoire(CEP), Pierre Louis Opont, affirme n’être nullement impliqué dans le processus ayant abouti aux résultats définitifs du scrutin législatif, alors que le CEP est pointé doigt dpour fraudes et corruption. Pierre Louis Opont indique qu’il était à l’étranger au moment de la publication des résultats définitifs et souligne également que sa responsabilité au regard de la loi électorale s’arrête à la publication des résultats préliminaires.
« Pour la suite je n’ai aucun contrôle, aucune autorité…Lorsqu’on parle de résultats définitifs il s’agit de la responsabilité de juges de contentieux électoraux. Ma responsabilité s’est achevée avec la publication des résultats définitifs le 4 avril », déclare-t-il dans une interview à la station privée Vision 2000.
Trois jours avant la publication des résultats contestés, cependant, Opont dit avoir proposé de publier des résultats partiels, anticipant une vérification au Centre de Tabulation.
Le directeur général du CEP a fait savoir qu’une telle proposition visait à « éviter toute précipitation parce qu’il pourrait y avoir des vérifications au Centre de Tabulation ».
Publier des résultats partiels c’est finalement la décision prise par le CEP alors que les contestations enflamment plusieurs villes de province. Le président élu, Michel Martelly, a pris la parole pour contester les résultats définitifs au niveau législatif. Des organismes nationaux d’observation ainsi qu’un groupe de sénateurs ont eux aussi produit des dénonciations.
La mission d’observation OEA-CARICOM s’est rendue hier lundi 25 avril au centre de tabulation et aurait débuté la verification des procès verbaux, selon Opont.
Pierre Louis Opont plaide pour qu’une commission d’enquête fasse la lumière sur les faits et établisse les responsabilités. Mais il rejette l’idée que l’affaire soit portée devant l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC).
« C’est un appareil électoral où l’on prétend que les décisions ont été monnayées, les décisions définitives ne sont pas ce qu’elles devraient être. Les résultats ne respectent pas le vote qui a été exprimé…c’est une affaire extrêmement complexe qui va au delà d’une technique d’information de corruption », soutient-il.
Par ailleurs, pressée par le calendrier, la nouvelle législature a débuté ses travaux sans les élus contestés. Une séance doit se dérouler ce 26 avril au Senat. [kft gp apr 26/04/2011 10 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10950
« Pour la suite je n’ai aucun contrôle, aucune autorité…Lorsqu’on parle de résultats définitifs il s’agit de la responsabilité de juges de contentieux électoraux. Ma responsabilité s’est achevée avec la publication des résultats définitifs le 4 avril », déclare-t-il dans une interview à la station privée Vision 2000.
Trois jours avant la publication des résultats contestés, cependant, Opont dit avoir proposé de publier des résultats partiels, anticipant une vérification au Centre de Tabulation.
Le directeur général du CEP a fait savoir qu’une telle proposition visait à « éviter toute précipitation parce qu’il pourrait y avoir des vérifications au Centre de Tabulation ».
Publier des résultats partiels c’est finalement la décision prise par le CEP alors que les contestations enflamment plusieurs villes de province. Le président élu, Michel Martelly, a pris la parole pour contester les résultats définitifs au niveau législatif. Des organismes nationaux d’observation ainsi qu’un groupe de sénateurs ont eux aussi produit des dénonciations.
La mission d’observation OEA-CARICOM s’est rendue hier lundi 25 avril au centre de tabulation et aurait débuté la verification des procès verbaux, selon Opont.
Pierre Louis Opont plaide pour qu’une commission d’enquête fasse la lumière sur les faits et établisse les responsabilités. Mais il rejette l’idée que l’affaire soit portée devant l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC).
« C’est un appareil électoral où l’on prétend que les décisions ont été monnayées, les décisions définitives ne sont pas ce qu’elles devraient être. Les résultats ne respectent pas le vote qui a été exprimé…c’est une affaire extrêmement complexe qui va au delà d’une technique d’information de corruption », soutient-il.
Par ailleurs, pressée par le calendrier, la nouvelle législature a débuté ses travaux sans les élus contestés. Une séance doit se dérouler ce 26 avril au Senat. [kft gp apr 26/04/2011 10 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10950
mardi 26 avril 2011
Fraudes électorales en Haïti: la communauté internationale en alerte
De Clément SABOURIN (AFP) –
PORT-AU-PRINCE — La communauté internationale est sortie de sa réserve vendredi pour exiger des comptes du président haïtien sortant, René Préval, dont le parti est accusé d'avoir manipulé les résultats des législatives au risque de provoquer un regain de violence politique.
Depuis jeudi matin, les partisans de candidats malchanceux manifestent violemment leur mécontentement. Des affrontements se sont produits à travers le pays, à l'exception de la capitale Port-au-Prince.
Au moins un homme a perdu la vie jeudi. Vendredi, un manifestant mécontent de la défaite de son candidat a ouvert le feu sur la foule dans le centre du pays, blessant quatre personnes, a annoncé à l'AFP une porte-parole de la mission de l'ONU en Haïti (Minustah), Sylvie Van Den Wildenberg.
Dans d'autres zones rurales, des routes ont été bloquées par des barrages de pneus enflammés. Des maisons ont été brûlées jeudi et un hôpital envahi par la foule en colère.
Pour faire face à ces débordements, les Casques bleus de la mission de l'ONU (Minustah) sont en "alerte maximale" et "observent une vigilance soutenue", a souligné Sylvie Van Den Wildenberg.
Ces violences font suite à l'annonce dans la nuit de mercredi à jeudi des résultats finaux des élections à la Chambre des députés et au Sénat, manipulés par le parti Inité de René Préval, selon des diplomates étrangers et des élus locaux.
Après le président-élu Michel Martelly, qui a demandé une enquête indépendante, la communauté internationale a exprimé vendredi ses "doutes sérieux".
"Les résultats définitifs ont (...) suscité des doutes sérieux par rapport à la transparence et la légitimité du processus qui a abouti à leur publication", dénoncent les Nations unies et les principaux bailleurs de fonds d'Haïti (Brésil, Canada, Espagne, Etats-Unis, France et Union européenne) dans un texte publié vendredi.
Selon les chiffres du Conseil électoral provisoire (CEP), le parti Inité de M. Préval a amélioré de moitié sa présence à la Chambre des députés, remportant 46 sièges sur 99, et 17 au Sénat, sur 30. La formation s'est félicitée de ce score, se disant en position de force pour le choix du Premier ministre et de l'équipe gouvernementale.
Relayant les doutes de M. Martelly, plébiscité avec 67,57% des voix lors du deuxième tour de la présidentielle le 20 mars, les Etats-Unis, l'ONU et les principaux donateurs en appellent à M. Préval pour faire la lumière sur les différences constatées avec les résultats préliminaires.
"Les Etats-Unis appellent le gouvernement d'Haïti et le CEP à fournir une explication publique et approfondie à ce changement de résultat", a fait savoir le département d'Etat.
Selon des sources diplomatiques consultées par l'AFP, Inité a essayé de modifier l'issue du scrutin afin de disposer d'une majorité au Parlement et "garder le contrôle" de M. Martelly, nouveau venu sur l'échiquier politique haïtien.
Inité avait déjà été dans le collimateur des observateurs internationaux au premier tour de la présidentielle. Qualifié un temps pour le deuxième tour, le candidat du pouvoir Jude Célestin avait finalement été relégué à la troisième position au profit de M. Martelly, après que des fraudes massives eurent été constatées.
"Nous souhaitons une vérification indépendante qui devra vérifier si le vote du peuple a été respecté", a annoncé jeudi soir le président-élu, appelant M. Préval à ne pas entériner les résultats donnés par le CEP tant que les résultats de cette enquête n'auront pas été connus.
Beaucoup s'interrogeaient toutefois sur l'issue d'une telle enquête, soulignant que la Constitution haïtienne ne prévoit aucune contestation possible une fois que le CEP s'est exprimé.
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5ih5UHSlOo2xPQiJEc_KrKbj4RFHg?docId=CNG.d624f01cfa030b4317f712351ae4b4d8.701
PORT-AU-PRINCE — La communauté internationale est sortie de sa réserve vendredi pour exiger des comptes du président haïtien sortant, René Préval, dont le parti est accusé d'avoir manipulé les résultats des législatives au risque de provoquer un regain de violence politique.
Depuis jeudi matin, les partisans de candidats malchanceux manifestent violemment leur mécontentement. Des affrontements se sont produits à travers le pays, à l'exception de la capitale Port-au-Prince.
Au moins un homme a perdu la vie jeudi. Vendredi, un manifestant mécontent de la défaite de son candidat a ouvert le feu sur la foule dans le centre du pays, blessant quatre personnes, a annoncé à l'AFP une porte-parole de la mission de l'ONU en Haïti (Minustah), Sylvie Van Den Wildenberg.
Dans d'autres zones rurales, des routes ont été bloquées par des barrages de pneus enflammés. Des maisons ont été brûlées jeudi et un hôpital envahi par la foule en colère.
Pour faire face à ces débordements, les Casques bleus de la mission de l'ONU (Minustah) sont en "alerte maximale" et "observent une vigilance soutenue", a souligné Sylvie Van Den Wildenberg.
Ces violences font suite à l'annonce dans la nuit de mercredi à jeudi des résultats finaux des élections à la Chambre des députés et au Sénat, manipulés par le parti Inité de René Préval, selon des diplomates étrangers et des élus locaux.
Après le président-élu Michel Martelly, qui a demandé une enquête indépendante, la communauté internationale a exprimé vendredi ses "doutes sérieux".
"Les résultats définitifs ont (...) suscité des doutes sérieux par rapport à la transparence et la légitimité du processus qui a abouti à leur publication", dénoncent les Nations unies et les principaux bailleurs de fonds d'Haïti (Brésil, Canada, Espagne, Etats-Unis, France et Union européenne) dans un texte publié vendredi.
Selon les chiffres du Conseil électoral provisoire (CEP), le parti Inité de M. Préval a amélioré de moitié sa présence à la Chambre des députés, remportant 46 sièges sur 99, et 17 au Sénat, sur 30. La formation s'est félicitée de ce score, se disant en position de force pour le choix du Premier ministre et de l'équipe gouvernementale.
Relayant les doutes de M. Martelly, plébiscité avec 67,57% des voix lors du deuxième tour de la présidentielle le 20 mars, les Etats-Unis, l'ONU et les principaux donateurs en appellent à M. Préval pour faire la lumière sur les différences constatées avec les résultats préliminaires.
"Les Etats-Unis appellent le gouvernement d'Haïti et le CEP à fournir une explication publique et approfondie à ce changement de résultat", a fait savoir le département d'Etat.
Selon des sources diplomatiques consultées par l'AFP, Inité a essayé de modifier l'issue du scrutin afin de disposer d'une majorité au Parlement et "garder le contrôle" de M. Martelly, nouveau venu sur l'échiquier politique haïtien.
Inité avait déjà été dans le collimateur des observateurs internationaux au premier tour de la présidentielle. Qualifié un temps pour le deuxième tour, le candidat du pouvoir Jude Célestin avait finalement été relégué à la troisième position au profit de M. Martelly, après que des fraudes massives eurent été constatées.
"Nous souhaitons une vérification indépendante qui devra vérifier si le vote du peuple a été respecté", a annoncé jeudi soir le président-élu, appelant M. Préval à ne pas entériner les résultats donnés par le CEP tant que les résultats de cette enquête n'auront pas été connus.
Beaucoup s'interrogeaient toutefois sur l'issue d'une telle enquête, soulignant que la Constitution haïtienne ne prévoit aucune contestation possible une fois que le CEP s'est exprimé.
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5ih5UHSlOo2xPQiJEc_KrKbj4RFHg?docId=CNG.d624f01cfa030b4317f712351ae4b4d8.701
L'Union Européenne salue la publication des résultats définitifs
La Haute Représentante de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et vice-présidente de la Commission, Catherine Ashton a salué la publication par le Conseil Electoral Provisoire des résultats définitifs du deuxième tour des élections législatives et présidentielles en Haïti. « Je félicite Monsieur Michel Joseph Martelly pour son élection au poste de Président de la République d'Haïti ainsi que tous les parlementaires élus qui siègeront au Sénat et à la Chambre des députés »., a affirmé madame Ashton dans une déclaration publiée à Bruxelles, le 21 avril 2011.
Elle estime que la réussite de ce processus électoral est une étape importante dans l'actuelle phase de transition démocratique du pays, qui devrait conduire à une plus grande stabilité politique et une amélioration de la gouvernance dans l'intérêt de l'ensemble du peuple haïtien.
La mise en place rapide des nouvelles autorités haïtiennes qui viennent d'être désignées démocratiquement par le peuple haïtien est à présent une condition essentielle pour accélérer le processus de reconstruction et de reprise économique d'Haïti.
Notons qu'une bonne partie de la communauté internationale a émis des suspicions concernant la crédibilité de ces résultats qui a vu le renversement de plus d'une dizaine de candidats que le CEP avait donné gagnant, qui ont été évincés suite aux délibérations du BCEN.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19043
Elle estime que la réussite de ce processus électoral est une étape importante dans l'actuelle phase de transition démocratique du pays, qui devrait conduire à une plus grande stabilité politique et une amélioration de la gouvernance dans l'intérêt de l'ensemble du peuple haïtien.
La mise en place rapide des nouvelles autorités haïtiennes qui viennent d'être désignées démocratiquement par le peuple haïtien est à présent une condition essentielle pour accélérer le processus de reconstruction et de reprise économique d'Haïti.
Notons qu'une bonne partie de la communauté internationale a émis des suspicions concernant la crédibilité de ces résultats qui a vu le renversement de plus d'une dizaine de candidats que le CEP avait donné gagnant, qui ont été évincés suite aux délibérations du BCEN.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19043
Fraude aux législatives: Haïti suspend la publication de résultats contestés
PORT-AU-PRINCE - Le gouvernement haïtien a publié lundi dans le journal officiel une liste d'élus issus des dernières législatives, de laquelle sont provisoirement écartés 19 parlementaires dont la victoire est mise en doute, a appris l'AFP de source parlementaire. Le gouvernement haïtien rejoint en ce sens le Conseil électoral provisoire (CEP) qui avait décidé un peu plus tôt lundi de ne publier qu'une liste partielle pour les législatives ne comportant pas les noms des 19 parlementaires, 17 députés et 2 sénateurs, dont l'élection est contestée.
De même, dans le journal officiel de la République, le gouvernement acte la victoire de Michel Martelly à l'élection présidentielle, mais ne reconnaît la victoire que de 79 députés et 9 sénateurs, évitant ainsi provisoirement de se prononcer sur le sort des mêmes 19 parlementaires dont l'élection est litigieuse, a précisé le sénateur Kelly Bastien, président du Parlement haïtien.
La publication officielle des résultats partiels devrait tout de même permettre l'entrée en fonction dès lundi soir des parlementaires de la chambre, tandis que les sénateurs entreront en fonction mardi, a ajouté M. Bastien.
La publication le 20 avril des résultats des élections législatives avait provoqué des manifestations violentes dans plusieurs régions d'Haïti, où au moins trois personnes sont mortes depuis jeudi. Des maisons ont été incendiées et des routes bloquées.
Le président élu Michel Martelly, une partie de l'opposition et la communauté internationale ont exprimé leurs doutes quant au score du parti du président sortant René Préval, dont la présence au parlement devait augmenter de moitié aux termes de ces résultats contestés, avec 46 sièges sur 99 à la Chambre des députés et 17 au Sénat sur 30.
Dénonçant ces résultats jugés inadmissibles et ne reflétant pas la volonté populaire, Michel Martelly avait réclamé l'envoi en Haïti d'une mission internationale de vérification.
Les résultats définitifs ont (...) suscité des doutes sérieux par rapport à la transparence et la légitimité du processus qui a abouti à leur publication, ont dénoncé pour leur part les Nations unies et les principaux bailleurs de fonds d'Haïti (Brésil, Canada, Espagne, Etats-Unis, France et Union européenne) dans un texte publié vendredi.
Le département d'Etat américain avait aussi exprimé sa préoccupation concernant les allégations de fraudes.
Michel Martelly, qui été confortablement élu à la présidence d'Haïti avec 67,7% des voix, doit entrer en fonctions le 14 mai. Au second tour organisé le 20 mars, le même jour que les législatives, il était opposé à l'universitaire Mirlande Manigat, une ancienne Première dame âgée de 70 ans.
La publication début décembre des résultats préliminaires du premier tour classant Michel Martelly en troisième position --et l'excluant donc du second tour-- avait jeté des milliers de manifestants dans les rues pendant plusieurs jours.
Face à un déchaînement de violence qui avait fait plusieurs morts, les autorités avaient dû revoir les résultats et avaient réintégré M. Martelly dans la course, au détriment du candidat du pouvoir, Jude Célestin.
http://www.romandie.com/news/n/_Fraude_aux_leacutegislatives_Haiumlti_suspend_la_publication_de_reacutesultats_contesteacutes260420110004.asp
De même, dans le journal officiel de la République, le gouvernement acte la victoire de Michel Martelly à l'élection présidentielle, mais ne reconnaît la victoire que de 79 députés et 9 sénateurs, évitant ainsi provisoirement de se prononcer sur le sort des mêmes 19 parlementaires dont l'élection est litigieuse, a précisé le sénateur Kelly Bastien, président du Parlement haïtien.
La publication officielle des résultats partiels devrait tout de même permettre l'entrée en fonction dès lundi soir des parlementaires de la chambre, tandis que les sénateurs entreront en fonction mardi, a ajouté M. Bastien.
La publication le 20 avril des résultats des élections législatives avait provoqué des manifestations violentes dans plusieurs régions d'Haïti, où au moins trois personnes sont mortes depuis jeudi. Des maisons ont été incendiées et des routes bloquées.
Le président élu Michel Martelly, une partie de l'opposition et la communauté internationale ont exprimé leurs doutes quant au score du parti du président sortant René Préval, dont la présence au parlement devait augmenter de moitié aux termes de ces résultats contestés, avec 46 sièges sur 99 à la Chambre des députés et 17 au Sénat sur 30.
Dénonçant ces résultats jugés inadmissibles et ne reflétant pas la volonté populaire, Michel Martelly avait réclamé l'envoi en Haïti d'une mission internationale de vérification.
Les résultats définitifs ont (...) suscité des doutes sérieux par rapport à la transparence et la légitimité du processus qui a abouti à leur publication, ont dénoncé pour leur part les Nations unies et les principaux bailleurs de fonds d'Haïti (Brésil, Canada, Espagne, Etats-Unis, France et Union européenne) dans un texte publié vendredi.
Le département d'Etat américain avait aussi exprimé sa préoccupation concernant les allégations de fraudes.
Michel Martelly, qui été confortablement élu à la présidence d'Haïti avec 67,7% des voix, doit entrer en fonctions le 14 mai. Au second tour organisé le 20 mars, le même jour que les législatives, il était opposé à l'universitaire Mirlande Manigat, une ancienne Première dame âgée de 70 ans.
La publication début décembre des résultats préliminaires du premier tour classant Michel Martelly en troisième position --et l'excluant donc du second tour-- avait jeté des milliers de manifestants dans les rues pendant plusieurs jours.
Face à un déchaînement de violence qui avait fait plusieurs morts, les autorités avaient dû revoir les résultats et avaient réintégré M. Martelly dans la course, au détriment du candidat du pouvoir, Jude Célestin.
http://www.romandie.com/news/n/_Fraude_aux_leacutegislatives_Haiumlti_suspend_la_publication_de_reacutesultats_contesteacutes260420110004.asp
mardi 19 avril 2011
Haïti-Élections : La MOEC invite le BCEN à faire preuve de probité
P-au-P, 18 avril 2011 [AlterPresse] --- La Mission d’observation conjointe OEA/ Caricom (MOEC) convie le Bureau du Contentieux Électoral National (BCEN) à travailler avec probité et équité, à deux jours de la proclamation des résultats définitifs des élections générales tenues le 20 mars dernier, selon un communiqué acheminé à AlterPresse. « La Mission appelle les membres du BCEN à mener à bien le processus du contentieux avec probité et transparence afin de garantir l’équité procédurale », lit-on dans le document.
Selon la MOEC, le BCEN doit remplir ses fonctions au regard des recommandations faites par les experts qui étaient chargés de réévaluer le premier tour des scrutins présidentiels et législatifs du 28 novembre 2010.
Le respect de ces recommandations est susceptible « de conférer une plus grande légitimité aux élus et à l’ensemble du processus électoral », soutiennent les membres de la Moec.
« La qualité des décisions rendues par le BCEN pourrait ainsi consacrer les efforts conduits pour améliorer l’organisation du deuxième tour des élections législatives et présidentielles et la tabulation des votes », ajoutent-ils
Le communiqué de la MOEC survient après des critiques formulées par plusieurs acteurs politiques insatisfaits du processus de traitement des contestations au niveau des instances de recours, en particulier le BCEN.
Plusieurs personnalités de la scène politique haïtienne ont également critiqué le déroulement du processus de contestation au niveau du BCEN, arrivé à terme au cours du week-end.
« Le bureau a fini d’écouter tous les cas de contestations », affirme à AlterPresse Pierre Thibaut Junior, directeur de la cellule de communication au CEP.
68 contestations, soit 64 produites par des candidats à la députation et 4 par des candidats au sénat, ont été entendues au total par le BCEN.
« Nous sommes maintenant à la phase de traitement et de saisie des données », précise Pierre Thibault Junior.
Le 20 avril est toujours maintenu pour la proclamation des résultats définitifs, des élections présidentielles et législatives. [rh gp apr 18/04/11 13:45]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10923
Selon la MOEC, le BCEN doit remplir ses fonctions au regard des recommandations faites par les experts qui étaient chargés de réévaluer le premier tour des scrutins présidentiels et législatifs du 28 novembre 2010.
Le respect de ces recommandations est susceptible « de conférer une plus grande légitimité aux élus et à l’ensemble du processus électoral », soutiennent les membres de la Moec.
« La qualité des décisions rendues par le BCEN pourrait ainsi consacrer les efforts conduits pour améliorer l’organisation du deuxième tour des élections législatives et présidentielles et la tabulation des votes », ajoutent-ils
Le communiqué de la MOEC survient après des critiques formulées par plusieurs acteurs politiques insatisfaits du processus de traitement des contestations au niveau des instances de recours, en particulier le BCEN.
Plusieurs personnalités de la scène politique haïtienne ont également critiqué le déroulement du processus de contestation au niveau du BCEN, arrivé à terme au cours du week-end.
« Le bureau a fini d’écouter tous les cas de contestations », affirme à AlterPresse Pierre Thibaut Junior, directeur de la cellule de communication au CEP.
68 contestations, soit 64 produites par des candidats à la députation et 4 par des candidats au sénat, ont été entendues au total par le BCEN.
« Nous sommes maintenant à la phase de traitement et de saisie des données », précise Pierre Thibault Junior.
Le 20 avril est toujours maintenu pour la proclamation des résultats définitifs, des élections présidentielles et législatives. [rh gp apr 18/04/11 13:45]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10923
jeudi 14 avril 2011
CARICOM salue l'aboutissement du processus électoral en Haïti
Le président de la Conférence des Chefs de Gouvernement, Tillman Thomas, a salué le calme, la dignité et la maturité dont a fait montre le peuple haïtien lors du second tour des élections et après la publication des résultats préliminaires du scrutin. Le Premier Ministre de la Grenade estime que l'aboutissement du processus électoral est aussi un exemple de démocratie en action pour lequel le people haïtien, ses leaders politiques et le gouvernement doivent être loués.
« Au nom de la Communauté Caribéenne (CARICOM), je présente mes félicitations aux autorités et au people de la République d'Haïti pour la réussite du second tour des élections présidentielle et législative tenues le dimanche 20 mars 2011. La Communauté a pris bonne note de l'endossement les résultats préliminaires du scrutin par la Mission Conjointe d'Observation CARICOM-OEA », a déclaré le Premier Ministre Thomas dans un message de félicitation aux autorités et au peuple haïtien.
Il estime que le calme et la sérénité qui a régné pendant et après la publication des résultats du second tour des élections, témoignent clairement la volonté des autorités du peuple haïtien d'établir pacifiquement et constructivement l'avenir de sa nation.
Monsieur Thomas a également félicité le Conseil Electoral Provisoire (CEP, les autres institutions haïtiennes ainsi que les observateurs régionaux et internationaux, pour leur contribution à la réalisation adéquate du scrutin, y compris dans la tabulation et la publication des résultats préliminaires.
La Communauté Caribéenne a réitéré son engagement à soutenir le gouvernement et le peuple haïtiens, et compte sur la participation active continue d'Haïti aux activités de la Communauté.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19006
« Au nom de la Communauté Caribéenne (CARICOM), je présente mes félicitations aux autorités et au people de la République d'Haïti pour la réussite du second tour des élections présidentielle et législative tenues le dimanche 20 mars 2011. La Communauté a pris bonne note de l'endossement les résultats préliminaires du scrutin par la Mission Conjointe d'Observation CARICOM-OEA », a déclaré le Premier Ministre Thomas dans un message de félicitation aux autorités et au peuple haïtien.
Il estime que le calme et la sérénité qui a régné pendant et après la publication des résultats du second tour des élections, témoignent clairement la volonté des autorités du peuple haïtien d'établir pacifiquement et constructivement l'avenir de sa nation.
Monsieur Thomas a également félicité le Conseil Electoral Provisoire (CEP, les autres institutions haïtiennes ainsi que les observateurs régionaux et internationaux, pour leur contribution à la réalisation adéquate du scrutin, y compris dans la tabulation et la publication des résultats préliminaires.
La Communauté Caribéenne a réitéré son engagement à soutenir le gouvernement et le peuple haïtiens, et compte sur la participation active continue d'Haïti aux activités de la Communauté.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19006
vendredi 8 avril 2011
Haïti: Manigat ne contestera pas les résultats
THE ASSOCIATED PRESS
Publié: 08 avril 2011 13:43
PORT AU PRINCE, Haiti - La candidate qui aurait pris le deuxième rang lors de la présidentielle haïtienne du 20 mars, l'ancienne première dame Mirlande Manigat, a fait savoir vendredi qu'elle n'entend pas contester les résultats préliminaires qui accordent une confortable avance à son rival, le chanteur populaire Michel «Sweet Micky» Martelly.
Le porte-parole de Mme Manigat, Jean-Junior Joseph, a indiqué qu'elle doute de l'exactitude des résultats préliminaires qui ne lui accordent que 32 pour cent des voix, mais elle n'entend pas contester le tout auprès du conseil électoral.
M. Joseph n'a pas précisé pourquoi la campagne de Mme Manigat croit que ces résultats sont inexacts. Il a aussi refusé de dire pourquoi la candidate ne contestera pas les chiffres.
Les résultats préliminaires accordent 68 pour cent des voix à M. Martelly. Les résultats définitifs sont attendus le 16 avril.
Le porte-parole de Mme Manigat, Jean-Junior Joseph, a indiqué qu'elle doute de l'exactitude des résultats préliminaires qui ne lui accordent que 32 pour cent des voix, mais elle n'entend pas contester le tout auprès du conseil électoral.
M. Joseph n'a pas précisé pourquoi la campagne de Mme Manigat croit que ces résultats sont inexacts. Il a aussi refusé de dire pourquoi la candidate ne contestera pas les chiffres.
Les résultats préliminaires accordent 68 pour cent des voix à M. Martelly. Les résultats définitifs sont attendus le 16 avril.
jeudi 31 mars 2011
Martelly annonce sa victoire avec 69,74% des suffrages, Mulet appelle à la patience
Haïti: Michel Martelly a annoncé jeudi matin sa victoire aux élections du 20 mars avec 69,74% des voix exprimées. L'ancien chanteur s'est autoproclamé président élu de la République d'Haïti à partir d'une communication sur son compte twitter émise vers dix heures du matin ce jeudi quelques heures avant une conférence de presse de son équipe de campagne.
Sans opiner sur les statistiques avancées par Michel Martelly, Edmond Mulet, interrogé par Le Nouvelliste au téléphone alors qu'il visite le site ou sont érigés les nouveaux bâtiments du parlement qui accueilleront l'investiture du prochain président élu a appelé toutes les parties engagées dans le processus électoral à la patience. « Ce n'est qu'une attente de trois jours, les résultats officiels vont être proclamés. »
« Il ne faut pas tomber dans la précipitation, il faut attendre les résultats officiels, on peut tous patienter et attendre les résultats officiels du Conseil électoral provisoire », insiste Mulet. Le représentant du Secrétaire général des Nations unies en Haïti se veut rassurant : « ce qui se passe au Centre de tabulation des votes est un processus rigoureux et sérieux, attendons les résultats officiels ».
Dans sa communication sur Twitter Martelly a dit : « Vre rezilta eleksyon prezidansyel yo daprè pwosè vèbal yo, montre Martelly prezidan Ayiti ak 69,74%. An nou tann pou nou we sa KEP a ap di » (d'après les procès-verbaux, les vrais résultats de l'élection présidentielle montrent que Martelly est président avec 69,74% des voix. Nous attendons de voir ce que le Conseil Electoral Provisoire va publier).
Le message provient du compte presidentmicky que le candidat alimente depuis le début de la campagne électoral sur ce réseau social.
Carel Pèdre, animateur de radio et gourou des réseaux sociaux en Haïti qui a l'habitude d'échanger avec Michel Martelly par ces canaux a confirmé au Nouvelliste que « l'annonce est bien de Martelly » et que « le compte est opéré par le candidat lui-même » comme cela est de coutume sur le réseau social twitter.
Cette revendication de la victoire tombe deux jours après que le Conseil Electoral ait décidé du report au 4 avril de la proclamation des résultats préliminaires prévue pour le 31 mars et coïncide avec l'annonce le jeudi 31 mars que tous les procès-verbaux des votes pour la présidentielles ont été traités au Centre de tabulation des votes.
C'est la première fois que l'un des deux candidats engagés dans la course pour la présidentielle se déclare vainqueur en avançant des pourcentages.
Les avocats et l'équipe de campagne du candidat de Repons Peyzan donnent une conférence de presse à une heure trente cet après-midi au Plaza Hotel au centre de Port-au-Prince.
Frantz Duval
duval@lenouvelliste.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=90846&PubDate=2011-03-31
Sans opiner sur les statistiques avancées par Michel Martelly, Edmond Mulet, interrogé par Le Nouvelliste au téléphone alors qu'il visite le site ou sont érigés les nouveaux bâtiments du parlement qui accueilleront l'investiture du prochain président élu a appelé toutes les parties engagées dans le processus électoral à la patience. « Ce n'est qu'une attente de trois jours, les résultats officiels vont être proclamés. »
« Il ne faut pas tomber dans la précipitation, il faut attendre les résultats officiels, on peut tous patienter et attendre les résultats officiels du Conseil électoral provisoire », insiste Mulet. Le représentant du Secrétaire général des Nations unies en Haïti se veut rassurant : « ce qui se passe au Centre de tabulation des votes est un processus rigoureux et sérieux, attendons les résultats officiels ».
Dans sa communication sur Twitter Martelly a dit : « Vre rezilta eleksyon prezidansyel yo daprè pwosè vèbal yo, montre Martelly prezidan Ayiti ak 69,74%. An nou tann pou nou we sa KEP a ap di » (d'après les procès-verbaux, les vrais résultats de l'élection présidentielle montrent que Martelly est président avec 69,74% des voix. Nous attendons de voir ce que le Conseil Electoral Provisoire va publier).
Le message provient du compte presidentmicky que le candidat alimente depuis le début de la campagne électoral sur ce réseau social.
Carel Pèdre, animateur de radio et gourou des réseaux sociaux en Haïti qui a l'habitude d'échanger avec Michel Martelly par ces canaux a confirmé au Nouvelliste que « l'annonce est bien de Martelly » et que « le compte est opéré par le candidat lui-même » comme cela est de coutume sur le réseau social twitter.
Cette revendication de la victoire tombe deux jours après que le Conseil Electoral ait décidé du report au 4 avril de la proclamation des résultats préliminaires prévue pour le 31 mars et coïncide avec l'annonce le jeudi 31 mars que tous les procès-verbaux des votes pour la présidentielles ont été traités au Centre de tabulation des votes.
C'est la première fois que l'un des deux candidats engagés dans la course pour la présidentielle se déclare vainqueur en avançant des pourcentages.
Les avocats et l'équipe de campagne du candidat de Repons Peyzan donnent une conférence de presse à une heure trente cet après-midi au Plaza Hotel au centre de Port-au-Prince.
Frantz Duval
duval@lenouvelliste.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=90846&PubDate=2011-03-31
mercredi 30 mars 2011
Haiti-Élections : La Coalition d’observation électorale demande au CEP de s’expliquer sur les 18 % de procès verbaux écartés
P-au-P., 29 mars 2011 [AlterPresse]--- La Coalition d’observation électorale, qui regroupe les organismes haïtiens ayant pris par à l’observation du second tour des élections présidentielles et législatives du 20 mars dernier, demandent au Conseil Électoral Provisoire (CEP) de faire le point sur les18% de procès verbaux écartés au niveau du Centre de Tabulation des Votes (CTV). « Le CEP doit fournir des précisions, avant la publication des résultats préliminaires, sur 18 % des procès verbaux mis à l’écart », déclare Rosny Desroches, directeur exécutif de l’Initiative de la Société Civile (ISC), lors d’une conférence de presse de la Coalition d’observation électorale.
Suivant les informations disponibles, ces procès verbaux qui seraient entachés d’irrégularités proviennent surtout des régions de l’Artibonite et de l’Ouest et ne seront pas pris en compte dans les résultats préliminaires.
Depuis la tenue du 2e tour des présidentielles et législatives, 55 % des procès verbaux disponibles sont déjà traités.
Cependant 5 % de ces documents demeurent encore en dehors du système, n’ayant toujours pas été acheminés au Centre de Tabulation.
« Nous ne sommes pas satisfaits du déroulement du processus de traitement des procès verbaux, car le Cep ne fournit pas assez d’explication sur l’avancement du processus », s’insurge Desroches.
Le directeur exécutif du Centre national d’observation des élections (CNO), Noel Laguerre abonde dans le même sens. « Pour éviter toute forme de diversion, le CEP doit apporter des éclaircissements non seulement sur le processus de comptage des votes au Centre de Tabulation mais aussi sur tout le vote », déclare-t-il.
En plus d’appeler le Cep à fournir des précisions sur l’avancement du processus de comptage des votes, Noel Laguerre et Rosny Desroches appellent les membres de l’institution électorale à respecter la date d’échéance de la publication des résultats préliminaires afin de calmer les esprits.
Mais en fin d’après-midi le CEP a annoncé que la publication des résultats partiels a été reportée au 4 avril en raison de dispositions prises face à « un niveau élevé de fraudes et d’irrégularités de diverses natures » qui a été décelé lors de la tabulation des votes.
Ces dispositions qui « se sont avérées nécessaires pour la fiabilité des résultats ont malheureusement affecté le rythme de travail du Centre de Tabulation, lequel n’est plus en mesure de produire son rapport à la date initialement prévue », indique le CEP dans un communiqué.
Pour éviter de nouvelles perturbations après les résultats du 2e tour du scrutin, les organismes haïtiens d’observation invitent les acteurs impliqués dans le processus, entre autres le Cep et les candidats, à faire preuve de maturité et de responsabilité dans la prise des décisions.
« Au Conseil électoral provisoire, nous recommandons de respecter les normes établies préalablement et de fournir à la population le maximum d’information possible sur l’avancement du processus, et aux candidats, nous disons de respecter les résultats finaux, car il faut qu’il y ait un perdant », déclare la Coalition d’observation électorale. [sfd gp apr 29/03/2011 16 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10836
Suivant les informations disponibles, ces procès verbaux qui seraient entachés d’irrégularités proviennent surtout des régions de l’Artibonite et de l’Ouest et ne seront pas pris en compte dans les résultats préliminaires.
Depuis la tenue du 2e tour des présidentielles et législatives, 55 % des procès verbaux disponibles sont déjà traités.
Cependant 5 % de ces documents demeurent encore en dehors du système, n’ayant toujours pas été acheminés au Centre de Tabulation.
« Nous ne sommes pas satisfaits du déroulement du processus de traitement des procès verbaux, car le Cep ne fournit pas assez d’explication sur l’avancement du processus », s’insurge Desroches.
Le directeur exécutif du Centre national d’observation des élections (CNO), Noel Laguerre abonde dans le même sens. « Pour éviter toute forme de diversion, le CEP doit apporter des éclaircissements non seulement sur le processus de comptage des votes au Centre de Tabulation mais aussi sur tout le vote », déclare-t-il.
En plus d’appeler le Cep à fournir des précisions sur l’avancement du processus de comptage des votes, Noel Laguerre et Rosny Desroches appellent les membres de l’institution électorale à respecter la date d’échéance de la publication des résultats préliminaires afin de calmer les esprits.
Mais en fin d’après-midi le CEP a annoncé que la publication des résultats partiels a été reportée au 4 avril en raison de dispositions prises face à « un niveau élevé de fraudes et d’irrégularités de diverses natures » qui a été décelé lors de la tabulation des votes.
Ces dispositions qui « se sont avérées nécessaires pour la fiabilité des résultats ont malheureusement affecté le rythme de travail du Centre de Tabulation, lequel n’est plus en mesure de produire son rapport à la date initialement prévue », indique le CEP dans un communiqué.
Pour éviter de nouvelles perturbations après les résultats du 2e tour du scrutin, les organismes haïtiens d’observation invitent les acteurs impliqués dans le processus, entre autres le Cep et les candidats, à faire preuve de maturité et de responsabilité dans la prise des décisions.
« Au Conseil électoral provisoire, nous recommandons de respecter les normes établies préalablement et de fournir à la population le maximum d’information possible sur l’avancement du processus, et aux candidats, nous disons de respecter les résultats finaux, car il faut qu’il y ait un perdant », déclare la Coalition d’observation électorale. [sfd gp apr 29/03/2011 16 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10836
HAITI: REPORT DE LA PUBLICATION DES RESULTAS DES ELECTIONS PRESIDENTIELLES
La publication des résultats du deuxième tour de l'élection présidentielle haïtienne a été reportée mardi par le Conseil Électoral Provisoire (CEP).
Selon le site Haïti Libre, relayant un communiqué officiel du CEP, la publication des résultats préliminaires a été reportée au lundi 4 avril 2011.
«Le Conseil électoral provisoire (CEP) informe la population qu'un niveau élevé de fraudes et d'irrégularités de diverses natures a été décelé lors de la tabulation des votes», explique-t-on.
Initialement, les résultats préliminaires du second tour du 20 mars dernier devaient être publiés le 31 mars. À l'issu du premier tour du 28 novembre denier, Michel Martelly et Mirlande Manigat se sont affrontés au deuxième tour.
par Stéphane Waffo
http://www.branchez-vous.com/info/actualite/2011/03/haiti_report_des_resultats_de.html
Selon le site Haïti Libre, relayant un communiqué officiel du CEP, la publication des résultats préliminaires a été reportée au lundi 4 avril 2011.
«Le Conseil électoral provisoire (CEP) informe la population qu'un niveau élevé de fraudes et d'irrégularités de diverses natures a été décelé lors de la tabulation des votes», explique-t-on.
Initialement, les résultats préliminaires du second tour du 20 mars dernier devaient être publiés le 31 mars. À l'issu du premier tour du 28 novembre denier, Michel Martelly et Mirlande Manigat se sont affrontés au deuxième tour.
par Stéphane Waffo
http://www.branchez-vous.com/info/actualite/2011/03/haiti_report_des_resultats_de.html
lundi 21 mars 2011
Journée historique en Haïti
Agence QMI Caroline d’Astous
20/03/2011 20h48
PORT-AU-PRINCE, Haïti - Les cris de joie ont coloré les dernières heures de l’élection présidentielle en Haïti.
Dans les rues de Port-au-Prince, plusieurs citoyens ont pris d’assaut la rue pour manifester leur satisfaction quant au déroulement de la journée du scrutin.
Une journée que plusieurs observateurs internationaux et le personnel électoral ont qualifiée d’historique. «C’est une journée historique en Haïti par rapport à l’engouement des électeurs à aller voter», a mentionné le porte-parole du Conseil électoral provisoire, Richardson Dumal.
Aux environs de 14 heures, le Conseil électoral se disait confiant de dépasser le taux de participation du premier tour de scrutin du 28 novembre 2010, estimé à 23%. «On estime que le taux de participation devrait osciller autour des 60%», a renchéri le porte-parole du conseil.
Le second tour de l’élection présidentielle haïtienne a débuté à 6 heures. Dès les premières heures du scrutin, plusieurs irrégularités ont perturbé le déroulement du vote.
Dans certains secteurs du pays, principalement dans la zone métropolitaine du Nord, les Centres de votation ont ouvert avec plus de deux heures de retard. Une situation causée par la difficulté dans l’acheminement du matériel électoral.
«Il y a eu des erreurs dans l’acheminement du matériel. Il manquait des urnes dans certains secteurs ainsi que des marqueurs d’encre indélébile afin d’identifier les électeurs qui avaient voté», a expliqué M. Dumal.
Face à la situation, les intervenants à la radio haïtienne ont appelé les électeurs à faire preuve de patience et de tolérance. La présence policière et militaire était également très visible dans les zones qualifiées de rouges sur le plan des tensions possibles.
Pour éviter les débordements ainsi que les attroupements, le gouvernement et le Conseil électoral provisoire avaient mis en place plusieurs mesures. Les véhicules de transport public ainsi que les motos taxis avaient interdiction de circuler. La vente d’alcool a également été prohibée toute la journée de l'élection.
Du côté des deux équipes candidates à la présidence, Mirlande Manigat et Michel Joseph Martelly, la consigne était claire: éviter tout appel à la manifestation partisane dans les rues. Une règle respectée tout au long de la journée par les différentes formations.
En milieu d’après-midi, le Conseil électoral provisoire a lancé un appel à prolonger l’heure d’ouverture des Centres de votation à 17 heures dans les zones qui ont connu des retards. Une mesure qui a réjoui les électeurs, nombreux à faire la file pour voter.
Le décompte des bulletins de vote a eu lieu dès la fermeture des Centres de votation et un procès-verbal des résultats a été remis aux mandataires des deux candidats en lice, ce qui pourrait permettre de déceler rapidement une tendance dans le scrutin.
La publication des résultats préliminaires est prévue pour le 31 mars. Après une période de contestation, le Conseil électoral publiera les résultats finaux le 16 avril. La passation du pouvoir est prévue pour le 14 mai.
http://fr.canoe.ca/infos/international/archives/2011/03/20110320-204836.html
20/03/2011 20h48
PORT-AU-PRINCE, Haïti - Les cris de joie ont coloré les dernières heures de l’élection présidentielle en Haïti.
Dans les rues de Port-au-Prince, plusieurs citoyens ont pris d’assaut la rue pour manifester leur satisfaction quant au déroulement de la journée du scrutin.
Une journée que plusieurs observateurs internationaux et le personnel électoral ont qualifiée d’historique. «C’est une journée historique en Haïti par rapport à l’engouement des électeurs à aller voter», a mentionné le porte-parole du Conseil électoral provisoire, Richardson Dumal.
Aux environs de 14 heures, le Conseil électoral se disait confiant de dépasser le taux de participation du premier tour de scrutin du 28 novembre 2010, estimé à 23%. «On estime que le taux de participation devrait osciller autour des 60%», a renchéri le porte-parole du conseil.
Le second tour de l’élection présidentielle haïtienne a débuté à 6 heures. Dès les premières heures du scrutin, plusieurs irrégularités ont perturbé le déroulement du vote.
Dans certains secteurs du pays, principalement dans la zone métropolitaine du Nord, les Centres de votation ont ouvert avec plus de deux heures de retard. Une situation causée par la difficulté dans l’acheminement du matériel électoral.
«Il y a eu des erreurs dans l’acheminement du matériel. Il manquait des urnes dans certains secteurs ainsi que des marqueurs d’encre indélébile afin d’identifier les électeurs qui avaient voté», a expliqué M. Dumal.
Face à la situation, les intervenants à la radio haïtienne ont appelé les électeurs à faire preuve de patience et de tolérance. La présence policière et militaire était également très visible dans les zones qualifiées de rouges sur le plan des tensions possibles.
Pour éviter les débordements ainsi que les attroupements, le gouvernement et le Conseil électoral provisoire avaient mis en place plusieurs mesures. Les véhicules de transport public ainsi que les motos taxis avaient interdiction de circuler. La vente d’alcool a également été prohibée toute la journée de l'élection.
Du côté des deux équipes candidates à la présidence, Mirlande Manigat et Michel Joseph Martelly, la consigne était claire: éviter tout appel à la manifestation partisane dans les rues. Une règle respectée tout au long de la journée par les différentes formations.
En milieu d’après-midi, le Conseil électoral provisoire a lancé un appel à prolonger l’heure d’ouverture des Centres de votation à 17 heures dans les zones qui ont connu des retards. Une mesure qui a réjoui les électeurs, nombreux à faire la file pour voter.
Le décompte des bulletins de vote a eu lieu dès la fermeture des Centres de votation et un procès-verbal des résultats a été remis aux mandataires des deux candidats en lice, ce qui pourrait permettre de déceler rapidement une tendance dans le scrutin.
La publication des résultats préliminaires est prévue pour le 31 mars. Après une période de contestation, le Conseil électoral publiera les résultats finaux le 16 avril. La passation du pouvoir est prévue pour le 14 mai.
http://fr.canoe.ca/infos/international/archives/2011/03/20110320-204836.html
Présidentielle en Haïti: «la démocratie a triomphé»
Agence France-Presse.- 20/03/2011
Le président du Conseil électoral provisoire haïtien (CEP), Gaillot Dorsinvil, a estimé dimanche que la démocratie avait triomphé, après la fin du deuxième tour de l'élection présidentielle, marqué par quelques irrégularités mais globalement calme.
«La démocratie a triomphé et permettez-moi de saluer le premier artisan de cette victoire: le peuple haïtien», a lancé Gaillot Dorsinvil après la fin du scrutin au cours duquel les 4,7 millions d'électeurs haïtiens étaient appelés à se choisir un nouveau président. Mirlande Manigat, une ancienne Première dame, était aux prises avec Michel Martelly, un chanteur populaire.
«Le peuple haïtien a répondu massivement à l'appel et a fait ses choix. Le dépouillement se poursuit dans les bureaux de vote. Les résultats préliminaires seront publiés le 31 mars», a ajouté Gaillot Dorsinvil.
Le directeur général du CEP Pierre-Louis Opont ainsi que le porte-parole adjoint de la police nationale haïtienne, Garry Desrosiers, ont fait part de la mort de deux personnes lors de violences liées au scrutin, l'une dans le département du Nord-Ouest, l'autre dans l'Artibonite (Nord).
La police nationale haïtienne a également procédé à une vingtaine d'arrestations liées à des fraudes.
Mais, globalement, le CEP a souligné le calme qui a régné lors de cette journée, contrastant avec les violences survenues après le premier tour de la présidentielle, en novembre dernier.
«Quelques incidents ont été enregistrés, mais ils n'auront pas d'impact sur l'ensemble de l'opération électorale», a souligné M. Dorsinvil, lors d'un entretien accordé à l'AFP. http://fr.canoe.ca/infos/international/archives/2011/03/20110320-225121.html
Le président du Conseil électoral provisoire haïtien (CEP), Gaillot Dorsinvil, a estimé dimanche que la démocratie avait triomphé, après la fin du deuxième tour de l'élection présidentielle, marqué par quelques irrégularités mais globalement calme.
«La démocratie a triomphé et permettez-moi de saluer le premier artisan de cette victoire: le peuple haïtien», a lancé Gaillot Dorsinvil après la fin du scrutin au cours duquel les 4,7 millions d'électeurs haïtiens étaient appelés à se choisir un nouveau président. Mirlande Manigat, une ancienne Première dame, était aux prises avec Michel Martelly, un chanteur populaire.
«Le peuple haïtien a répondu massivement à l'appel et a fait ses choix. Le dépouillement se poursuit dans les bureaux de vote. Les résultats préliminaires seront publiés le 31 mars», a ajouté Gaillot Dorsinvil.
Le directeur général du CEP Pierre-Louis Opont ainsi que le porte-parole adjoint de la police nationale haïtienne, Garry Desrosiers, ont fait part de la mort de deux personnes lors de violences liées au scrutin, l'une dans le département du Nord-Ouest, l'autre dans l'Artibonite (Nord).
La police nationale haïtienne a également procédé à une vingtaine d'arrestations liées à des fraudes.
Mais, globalement, le CEP a souligné le calme qui a régné lors de cette journée, contrastant avec les violences survenues après le premier tour de la présidentielle, en novembre dernier.
«Quelques incidents ont été enregistrés, mais ils n'auront pas d'impact sur l'ensemble de l'opération électorale», a souligné M. Dorsinvil, lors d'un entretien accordé à l'AFP. http://fr.canoe.ca/infos/international/archives/2011/03/20110320-225121.html
samedi 19 mars 2011
Les Haïtiens appelés aux urnes pour élire leur président
Le Point.fr - Publié le 19/03/2011 à 16:30
Le deuxième tour du scrutin est compliqué par le retour de l'ex-président Jean-Bertrand Aristide.SOURCE AFP
La campagne électorale a pris fin dans la nuit en Haïti, avant le deuxième tour de l'élection présidentielle de dimanche, dominé par le retour triomphal de l'ancien président Jean-Bertrand Aristide. La campagne opposant le chanteur Michel Martelly à l'intellectuelle Mirlande Manigat a pris fin officiellement à minuit vendredi, quelques heures après le retour de l'ex-président de sept années d'exil en Afrique du Sud.
Mirlande Manigat, une ancienne première dame âgée de 70 ans, n'a pu prononcer son discours final de campagne : une panne d'électricité a provoqué l'annulation de son dernier rassemblement électoral à Port-au-Prince. Selon un dernier sondage publié jeudi, Michel Martelly, mieux connu sous son nom d'artiste de "Sweet Micky", l'emporterait dimanche avec 53,4 % des suffrages, contre 46,6 % seulement à Mirlande Manigat. Mais la participation, notoirement faible dans le pays le plus pauvre des Amériques, rend tout pronostic très difficile : à peine 23 % des électeurs inscrits s'étaient déplacés lors du premier tour, le 28 novembre, pour départager les 18 candidats initiaux.
Aristide en embuscade
Cette fois, le scrutin est compliqué par le retour de Jean-Bertrand Aristide, qui reste très populaire auprès des plus pauvres, au point que nombre de ses partisans pourraient décider de bouder les urnes. Jean-Bertrand Aristide, 57 ans, avait dû quitter le pouvoir en 2004 sous la menace d'une insurrection armée et des pressions des États-Unis et de la France, qui lui reprochaient son incompétence. Paris et Washington ont mis en garde contre son retour à deux jours des élections, disant redouter un bouleversement du processus électoral.
L'ancien président, accueilli par des milliers de gens à l'aéroport de Port-au-Prince, assure vouloir travailler dans le secteur éducatif afin d'aider son pays à se remettre du terrible tremblement de terre qui a dévasté la capitale et sa région en janvier 2010. Mais il ne s'abstient pas de toute déclaration politique : dès son retour vendredi, il a condamné l'exclusion de son parti du processus électoral. Il a aussi estimé que l'état du pays s'était dégradé depuis son départ du pouvoir : "Depuis sept ans, l'état du malade Haïti a empiré", a-t-il lancé.
Atmosphère tendue
Également rentré en Haïti dans l'entre-deux-tours après 25 ans d'exil en France, l'ancien dictateur Jean-Claude Duvalier avait déjà compliqué le jeu politique. Il est poursuivi par la justice haïtienne pour corruption et visé par plusieurs plaintes pour crimes contre l'humanité.
Dans un pays sans armée et contrôlé par les casques bleus de l'ONU, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a espéré samedi que le scrutin se déroule "dans une atmosphère calme et pacifique". Les résultats du premier tour annoncés début décembre avaient donné lieu à des violences qui ont fait plusieurs morts. Le conseil électoral avait finalement modifié les résultats et exclu de la course pour le second tour le candidat du parti au pouvoir, Jude Célestin, accusé d'avoir bénéficié de fraudes, au profit de Mirlande Martelly. La semaine dernière, trois jeunes hommes qui collaient des affiches pour Mirlande Manigat ont été assassinés.
Les résultats préliminaires seront annoncés le 31 mars et les résultats définitifs le 16 avril. Les quelque 4,7 millions d'électeurs doivent aussi désigner dimanche leurs sénateurs et députés.
http://www.lepoint.fr/monde/les-haitiens-appeles-aux-urnes-pour-elire-leur-president-19-03-2011-1308711_24.php
Le deuxième tour du scrutin est compliqué par le retour de l'ex-président Jean-Bertrand Aristide.SOURCE AFP
La campagne électorale a pris fin dans la nuit en Haïti, avant le deuxième tour de l'élection présidentielle de dimanche, dominé par le retour triomphal de l'ancien président Jean-Bertrand Aristide. La campagne opposant le chanteur Michel Martelly à l'intellectuelle Mirlande Manigat a pris fin officiellement à minuit vendredi, quelques heures après le retour de l'ex-président de sept années d'exil en Afrique du Sud.
Mirlande Manigat, une ancienne première dame âgée de 70 ans, n'a pu prononcer son discours final de campagne : une panne d'électricité a provoqué l'annulation de son dernier rassemblement électoral à Port-au-Prince. Selon un dernier sondage publié jeudi, Michel Martelly, mieux connu sous son nom d'artiste de "Sweet Micky", l'emporterait dimanche avec 53,4 % des suffrages, contre 46,6 % seulement à Mirlande Manigat. Mais la participation, notoirement faible dans le pays le plus pauvre des Amériques, rend tout pronostic très difficile : à peine 23 % des électeurs inscrits s'étaient déplacés lors du premier tour, le 28 novembre, pour départager les 18 candidats initiaux.
Aristide en embuscade
Cette fois, le scrutin est compliqué par le retour de Jean-Bertrand Aristide, qui reste très populaire auprès des plus pauvres, au point que nombre de ses partisans pourraient décider de bouder les urnes. Jean-Bertrand Aristide, 57 ans, avait dû quitter le pouvoir en 2004 sous la menace d'une insurrection armée et des pressions des États-Unis et de la France, qui lui reprochaient son incompétence. Paris et Washington ont mis en garde contre son retour à deux jours des élections, disant redouter un bouleversement du processus électoral.
L'ancien président, accueilli par des milliers de gens à l'aéroport de Port-au-Prince, assure vouloir travailler dans le secteur éducatif afin d'aider son pays à se remettre du terrible tremblement de terre qui a dévasté la capitale et sa région en janvier 2010. Mais il ne s'abstient pas de toute déclaration politique : dès son retour vendredi, il a condamné l'exclusion de son parti du processus électoral. Il a aussi estimé que l'état du pays s'était dégradé depuis son départ du pouvoir : "Depuis sept ans, l'état du malade Haïti a empiré", a-t-il lancé.
Atmosphère tendue
Également rentré en Haïti dans l'entre-deux-tours après 25 ans d'exil en France, l'ancien dictateur Jean-Claude Duvalier avait déjà compliqué le jeu politique. Il est poursuivi par la justice haïtienne pour corruption et visé par plusieurs plaintes pour crimes contre l'humanité.
Dans un pays sans armée et contrôlé par les casques bleus de l'ONU, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a espéré samedi que le scrutin se déroule "dans une atmosphère calme et pacifique". Les résultats du premier tour annoncés début décembre avaient donné lieu à des violences qui ont fait plusieurs morts. Le conseil électoral avait finalement modifié les résultats et exclu de la course pour le second tour le candidat du parti au pouvoir, Jude Célestin, accusé d'avoir bénéficié de fraudes, au profit de Mirlande Martelly. La semaine dernière, trois jeunes hommes qui collaient des affiches pour Mirlande Manigat ont été assassinés.
Les résultats préliminaires seront annoncés le 31 mars et les résultats définitifs le 16 avril. Les quelque 4,7 millions d'électeurs doivent aussi désigner dimanche leurs sénateurs et députés.
http://www.lepoint.fr/monde/les-haitiens-appeles-aux-urnes-pour-elire-leur-president-19-03-2011-1308711_24.php
mercredi 9 mars 2011
Haïti à deux semaines du second tour de l’élection présidentielle
A moins de deux semaines du second tour de l’élection présidentielle haïtienne, le Chef de la Police de l’ONU (UNPOL) en Haïti, Marc Tardif, a estimé que le scrutin s’annonçait calme même si ses unités assureraient aux côtés de la Police nationale haïtienne (PNH) une présence « robuste ».
Mirlande Manigat affrontera le chanteur populaire Michel Martelly
« Je ne vois aucun risque majeur pour ce second tour de l’élection présidentielle. C’est certain que cela va être une période tendue mais je ne pense pas que l’on aura de grands troubles civils. Nous avons une bonne coopération avec la PNH et notre présence robuste servira à dissuader les personnes qui veulent créer des troubles », a expliqué le Chef de la Police de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH), Marc Tardif, dans un entretien accordé au Centre d’Actualités de l’ONU.
« Lors du premier tour de l’élection présidentielle, nous étions présents pour soutenir la PNH. Nous avions un plan conjoint que l’on a mis en oeuvre. Il y a eu quelques incidents mais par rapport aux élections précédentes, ce premier tour était plutôt calme. Nous allons tout de même renforcer nos positions aux endroits qui ont été un peu instables au premier tour », a-t-il ajouté.
Le 20 mars prochain Mirlande Manigat affrontera le chanteur populaire Michel Martelly au second tour de l’élection présidentielle.
Afin de limiter l’impact des bandes criminelles et des gangs, la Police de l’ONU effectue avec les militaires et les policiers haïtiens des opérations « chirurgicales » conjointes pour arrêter des chefs de gangs ou des anciens détenus, évadés après le tremblement de terre du 12 janvier 2010.
« Suite au tremblement de terre, tout le monde a été déstabilisé y compris les organisations criminelles. Au moins 4.500 prisonniers ont pu s’évader et 500 ont été rattrapés. Dans les quartiers difficiles où les territoires gérés par des chefs de gangs comme Cité Soleil, nous effectuons deux à trois fois par semaine des opérations conjointes avec les militaires et policiers haïtiens. Ce sont des opérations chirurgicales basées sur du renseignement et des informations fournies par la Police nationale haïtienne (PNH) qu’il ne faut pas sous-estimer. En termes de renseignements la PNH est très avancée », a-t-il souligné.
L’une des missions principales de la Police de la MINUSTAH est d’assurer la sécurité dans les camps de déplacés.
800.000 personnes dans les camps
« Après le tremblement de terre, il y a eu la création des camps de déplacés. Nous avons eu le mandat d’assurer la sécurité dans ces véritables villes faites de tentes. Suite aux allégations de violences sexuelles à l’égard d’enfants, de jeunes filles et de femmes, nous avons développé des unités de polices communautaires dans six camps. Il faut bien comprendre qu’il y avait près de deux millions de personnes qui vivaient dans des camps, il y avait des camps de 50.000 à 70.000 personnes, c’est là qu’il existait une grande criminalité. Nous nous sommes installés dans ces camps problématiques », a souligné Marc Tardif.
« Actuellement, il y a toujours 800.000 personnes dans les camps. La police communautaire est assurée par la police haïtienne et des unités de police de l’ONU. En renfort, des unités de police constituée (FPU) de l’ONU encadrent la police communautaire. Travailler 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 peut être risqué pour les policiers communautaires c’est pour cela que nous les renforçons avec des unités de policiers de l’ONU », a-t-il ajouté.
« L’avantage de cette stratégie est de créer une présence en faisant patrouiller des unités d’une dizaine de personnes. Cela facilite le contact avec les populations. Aussi nous avons pris soin d’intégrer dans chaque unité des éléments féminins. Des femmes de la police nationale haïtienne ou des éléments des UNPOL sont intégrées au sein de la police communautaire. Une policière noue plus facilement des liens de confiance avec une femme victime de violence sexuelle. En coopération avec les organisations non gouvernementales, une unité du genre a été mise en place dans chaque camp. Donc, les policiers ou policières réfèrent la victime à l’unité du genre pour la prise en charge », a-t-il poursuivi.
Le 12 janvier 2010, le séisme a causé plus de 200.000 morts et plus de 300.000 blessés. 2,3 millions de personnes -soit près d’un quart de la population – ont été déplacées. Le gouvernement haïtien a perdu des milliers de fonctionnaires et une grande partie de ses infrastructures clés a été détruite. Au total, plus de 3 millions d’Haïtiens ont été affectés par la tragédie, dont 2,8 millions dans la capitale Port-au-Prince.
Mirlande Manigat affrontera le chanteur populaire Michel Martelly
« Je ne vois aucun risque majeur pour ce second tour de l’élection présidentielle. C’est certain que cela va être une période tendue mais je ne pense pas que l’on aura de grands troubles civils. Nous avons une bonne coopération avec la PNH et notre présence robuste servira à dissuader les personnes qui veulent créer des troubles », a expliqué le Chef de la Police de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH), Marc Tardif, dans un entretien accordé au Centre d’Actualités de l’ONU.
« Lors du premier tour de l’élection présidentielle, nous étions présents pour soutenir la PNH. Nous avions un plan conjoint que l’on a mis en oeuvre. Il y a eu quelques incidents mais par rapport aux élections précédentes, ce premier tour était plutôt calme. Nous allons tout de même renforcer nos positions aux endroits qui ont été un peu instables au premier tour », a-t-il ajouté.
Le 20 mars prochain Mirlande Manigat affrontera le chanteur populaire Michel Martelly au second tour de l’élection présidentielle.
Afin de limiter l’impact des bandes criminelles et des gangs, la Police de l’ONU effectue avec les militaires et les policiers haïtiens des opérations « chirurgicales » conjointes pour arrêter des chefs de gangs ou des anciens détenus, évadés après le tremblement de terre du 12 janvier 2010.
« Suite au tremblement de terre, tout le monde a été déstabilisé y compris les organisations criminelles. Au moins 4.500 prisonniers ont pu s’évader et 500 ont été rattrapés. Dans les quartiers difficiles où les territoires gérés par des chefs de gangs comme Cité Soleil, nous effectuons deux à trois fois par semaine des opérations conjointes avec les militaires et policiers haïtiens. Ce sont des opérations chirurgicales basées sur du renseignement et des informations fournies par la Police nationale haïtienne (PNH) qu’il ne faut pas sous-estimer. En termes de renseignements la PNH est très avancée », a-t-il souligné.
L’une des missions principales de la Police de la MINUSTAH est d’assurer la sécurité dans les camps de déplacés.
800.000 personnes dans les camps
« Après le tremblement de terre, il y a eu la création des camps de déplacés. Nous avons eu le mandat d’assurer la sécurité dans ces véritables villes faites de tentes. Suite aux allégations de violences sexuelles à l’égard d’enfants, de jeunes filles et de femmes, nous avons développé des unités de polices communautaires dans six camps. Il faut bien comprendre qu’il y avait près de deux millions de personnes qui vivaient dans des camps, il y avait des camps de 50.000 à 70.000 personnes, c’est là qu’il existait une grande criminalité. Nous nous sommes installés dans ces camps problématiques », a souligné Marc Tardif.
« Actuellement, il y a toujours 800.000 personnes dans les camps. La police communautaire est assurée par la police haïtienne et des unités de police de l’ONU. En renfort, des unités de police constituée (FPU) de l’ONU encadrent la police communautaire. Travailler 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 peut être risqué pour les policiers communautaires c’est pour cela que nous les renforçons avec des unités de policiers de l’ONU », a-t-il ajouté.
« L’avantage de cette stratégie est de créer une présence en faisant patrouiller des unités d’une dizaine de personnes. Cela facilite le contact avec les populations. Aussi nous avons pris soin d’intégrer dans chaque unité des éléments féminins. Des femmes de la police nationale haïtienne ou des éléments des UNPOL sont intégrées au sein de la police communautaire. Une policière noue plus facilement des liens de confiance avec une femme victime de violence sexuelle. En coopération avec les organisations non gouvernementales, une unité du genre a été mise en place dans chaque camp. Donc, les policiers ou policières réfèrent la victime à l’unité du genre pour la prise en charge », a-t-il poursuivi.
Le 12 janvier 2010, le séisme a causé plus de 200.000 morts et plus de 300.000 blessés. 2,3 millions de personnes -soit près d’un quart de la population – ont été déplacées. Le gouvernement haïtien a perdu des milliers de fonctionnaires et une grande partie de ses infrastructures clés a été détruite. Au total, plus de 3 millions d’Haïtiens ont été affectés par la tragédie, dont 2,8 millions dans la capitale Port-au-Prince.
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