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mercredi 21 mai 2008

La justice américaine condamne à plus de 7 ans de prison Maude Paulin, bourreau de "l’esclave" Simone Célestin

Le verdict retenu contre l’autre coupable haïtienne, Evelyne Théodore, n’a pu être prononcé en raison d’un malaise cardiaque
Mardi 20 mai 2008
Radio Kiskeya
Un tribunal fédéral de Fort Lauderdale, en Floride, a condamné mardi à sept ans et trois mois de prison ferme une ancienne enseignante haïtienne, Maude Paulin, pour avoir imposé des conditions de travail d’esclave pendant six ans à une jeune compatriote, Simone Célestin.
Selon une dépêche de l’Associated Press, Mme Paulin, 52 ans, a seulement admis avoir commis une "erreur" en organisant l’entrée illégale aux Etats-Unis de la demoiselle. Elle s’en est excusée devant le tribunal tout en insistant sur sa volonté de faire du bien à la "restavèk" qui devait travailler quinze heures par jour, se coucher par terre, manger des restes d’aliments après le dîner familial et ne jamais aller à l’école.
La jeune fille, qui avait également avoué en mars dernier avoir tenté de mettre fin à ses jours, a aussi confirmé avoir été régulièrement l’objet de maltraitance.
"J’aime Simone de tout mon cœur. Je regrette ce qui est arrivé et je m’en prends à moi-même", s’est exclamée la quinquagénaire devant le juge titulaire du district, Jose Gonzalez Junior, au moment où le magistrat prononçait le verdict.
Egalement reconnue coupable, la sœur aînée de Maude Paulin, Evelyne Théodore, a bénéficié d’une suspension momentanée de l’énoncé du jugement. Selon les minutes du tribunal de Fort Lauderdale, la dame, qui est âgée de 74 ans, a été victime d’une crise cardiaque peu après avoir entendu le verdict. Par conséquent, la sentence retenue contre elle n’est momentanément pas d’application.
Les deux femmes doivent, en outre, verser plus de 162.000 dollars à Simone Célestin pour les années de travail forcé sans rémunération qu’elle avait dû accomplir.
Pour sa part, Saintfort Paulin, ex-mari de Maude, a été condamné à 18 mois de probation, incluant un séjour de six mois dans une maison d’arrêt, pour complicité d’exploitation illégale d’une travailleuse domestique sans gains financiers.
Deux douzaines de proches parents et amis des coupables, dont Erica Paulin, la fille de Mme Paulin, s’étaient rassemblés dans le prétoire du tribunal en vue de clamer leur innocence et vanter leur humanité.
Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) estime que chaque année 17.500 personnes, dont de nombreuses haïtiennes, sont introduites sur le territoire américain pour y travailler avec un statut d’esclave. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5040

mardi 20 mai 2008

Deux haïtiennes condamnées en Floride pour avoir exploité une "restavèK"

Evelyne Théodore et Maude Paulin, qui ont pendant six ans maltraité et réduite en esclavage Simone Célestin, seront fixées sur leur sort mardi
lundi 19 mai 2008
Radio Kiskeya
Un tribunal fédéral de Miami doit prononcer mardi la sentence de deux haïtiennes condamnées en mars dernier pour avoir contraint au travail sans rémunération pendant six ans Simone Célestin, une jeune compatriote qui avait le statut de "Restavèk" au sein de sa famille adoptive, rapporte le New York Times.
Agée de 23 ans, la demoiselle avait confié à ce tribunal du sud de la Floride avoir été arrachée à sa terre natale à 14 ans pour être conduite aux Etats-Unis où elle n’a jamais fréquenté un établissement scolaire. Simone Célestin avait également indiqué avoir été battue à plusieurs reprises alors qu’elle travaillait 15 heures par jour, dormait à même le sol et se nourrissait de restes d’aliments laissés sur la table à manger lorsqu’elle était desservie.
Elle a également révélé avoir été tenté un jour de mars 2004 de se suicider en absorbant de l’huile de moteur après été sévèrement brutalisée parce qu’elle n’avait pas fait le lit convenablement.
Ces témoignages accablants avaient porté les membres du jury à condamner Evelyne Théodore, 74 ans et sa sœur cadette Maude Paulin, 52 ans. Reconnues coupables d’avoir systématiquement violé les droits civils d’une fille "adoptée" depuis l’âge de 5 ans, elles connaîtront mardi la peine retenue par le tribunal.
Mademoiselle Célestin, qui n’en pouvait plus, avait fui la maison de ses "parents" avant d’être retrouvée près d’un hôpital et conduite au Centre de défense des droits des immigrants de la Floride. La prise en charge de ce dossier gravissime a débouché sur la comparution et la condamnation de mesdames Théodore et Paulin.
Le Département d’Etat estime entre 14.500 et 17.500 le nombre d’étrangers arrivant chaque année contre leur volonté sur le sol américain pour y être soumis à des conditions de travail proches de l’esclavage.
En Haïti, des dizaines de milliers d’enfants sont placés en domesticité dans de nombreux foyers. Ces "restavèk" sont victimes d’une forme d’esclavage moderne souvent oubliée. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5038

dimanche 9 mars 2008

Métropole à l’écoute de ses nombreux auditeurs

A l’occasion du 38 eme anniversaire de radio Métropole, l’émission " Invité du jour" a été réservée aux interventions des auditeurs qui ont formulé des vœux à l’attention de la direction et du staff de la radio.Un auditeur de 40 ans affirme avoir appris à parler avec Métropole qui est sa fréquence de référence. Ce professionnel de saint-marcois, vivant à Port-au-Prince invite le staff à continuer sur sa lancée." Métropole est une belle équipe qu’on ne saurait ignorer, il n’y a pas que Métropole mais il n’y a pas comme Métropole", renchérit un autre fervent auditeur qui salue particulièrement Anne Daphné Lemoine.
Pour une autre auditrice Métropole est un ami présent à chaque instant. " J’avais mis ma radio dans ma valise afin d’écouter Métropole avant une intervention chirurgicale ", révèle t-elle.
Au cours de cette émission spéciale, des auditeurs ont formulé des demandes à l’endroit de la direction. Certains d’entre eux souhaitent que Métropole recommence a fonctionner 24 heures par jour, d’autres réclament une présence sur AM ou la Télé Métropole, ou encore une émission pour les enfants." Métropole c’est ma vie ", lance un auditeur affirmant être un étudiant en économie qui suit régulièrement les émissions de Kesner Pharel.
La Métropole mania est d’autant plus grande que plusieurs auditeurs assurent pouvoir identifier la radio en zappant sans regarder le cadrant. " Quand il y a black out, je sais quand je place l’aiguille sur Métropole, parce que le son est spécial et exceptionnel", explique un auditeur. http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=13558

mercredi 23 janvier 2008

Botanik Spa, pour le bien-être...

Entre la satisfaction et le désir de bien faire, Nathalie Buteau Antoine, propriétaire du Karibe Spa et co-propriétaire du Karibe hôtel, considère la concrétisation de son ambitieux projet comme une entrée au top niveau. Sans compter la musique et le public qui a fait le déplacement, l'esthétique du décor conjuguée à la beauté des jardins ont fait, vendredi du lancement du Botanik Spa un événement exceptionnel.
En présence d'un public select à la recherche de services novateurs en Haïti, les responsables du Karibe ont lancé, le vendredi 18 janvier, les nouveaux services de Botanik Spa.

Logé au Karibe hôtel, au Juvénat de Pétion-Ville, Botanik Spa est un nouveau concept qui concrétise le bien-être du corps et de l'esprit à travers des soins du visage, des soins corporels, la massothérapie, la relaxation, la microdermabrasion, les soins corporels, la massothérapie, le soin des ongles, le Salon haute coiffure, l'épilation à la cire sont quelques-uns des multiples services offerts par ce spa qui fait figure de pionnier dans le pays.

Le spa généralement désigné comme un centre de remise en forme veut concilier le bien-être du corps, de l'esprit et de l'âme est présent dans tous les grands hôtels à l'étranger. Par ce geste, le Karibe hôtel veut mettre à sa manière le pays au pas dans ce domaine et le doter de son premier spa.« Ma première satisfaction est de plaire la clientèle », a laché avec grand sourire Nathalie Buteau Antoine le propriétaire de Botanik Spa dans un profond. Elle en profite pour souligner que les spas sont des centres de haut standard international.
Mme Buteau a profité de cette occasion pour saluer le travail accompli par son équipe et remercier des collaborateurs sans qui le projet n'aurait pas vu le jour. « Quelqu'un peut venir passer une journée en notre compagnie, prendre son repas, se relaxer, se baigner, se faire masser », précise la propriétaire du Karibe Spa, optimiste en qui a trait à l'avenir de sa nouvelle entreprise.
Cherchant avec détermination un nom pour son spa, Mme Antoine voulait se référer à l'Asie par ce que cette partie du monde était à l'époque prédominant dans le domaine. Finalement, c'est Botanik qui fait créole et répond beaucoup mieux au cadre enchanteur du Karibe où l'eau ruisselant entre les roches multicolores et la verdure de l'espace a eu le dernier mot.
Botanik Spa veut mettre à la disposition des nationaux et des visiteurs entre autres services, la microdermabrasion cette nouvelle technique permettant de renouveler les couches supérieures de l'épiderme. Le but principal de cette technique est de relisser l'épiderme, d'améliorer l'éclat et la texture de la peau du visage, c'est à la fois un moyen de réduire l'apparence et une manière de lutter contre la vieillesse.
Avec l'ouverture du Botanik Spa, le pays possède selon les dires de Nathalie Buteau Antoine un centre de standard international, c'est-à-dire qui n'a rien à envier avec ce qui se fait à l'extérieur.
Dieudonné Joachim

mardi 4 septembre 2007

Succès des « Clowns sans Frontières » font à Cité Soleil

Les « Clowns sans frontières » ont offert un spectacle jeudi dans le bidonville de Cité soleil qui a connu un grand succès au près des enfants du quartier le plus pauvre de Port-au-Prince.
Le show a rassemblé des centaines d’enfants du bidonville venus jouer s’amuser et surtout rire. Selon le bureau de coopération espagnole qui a financé la tournée de « Clowns sans frontières » en Haïti, « les clowns ont permis aux enfants d’un quartier autrefois contrôlé par les gangs armés de découvrir l’univers qui leur est propre: celui du jeu, des acrobaties et du jonglage ».
Les artistes ont également animé un spectacle conjoint avec les enfants-clowns du projet « LakouLakay » (projet de réinsertion sociale des enfants de la rue appuyé par UNICEF) formés en 2005 par la branche canadienne de Clowns Sans Frontières. «Que tous les enfants d’Haïti puissent améliorer leurs conditions de vie, il s’agit là d’une question envers laquelle la Coopération Espagnole se sent clairement engagée. C’est bon d’avoir un spectacle qui fasse rêver et qui en même temps fait passer un message : les enfants doivent s’amuser, surtout ceux qui sont victimes de violence ou de pauvreté », a déclaré la Coordonnatrice Générale du Bureau Technique de Coopération espagnole en Haïti, Madame Rosa Beltrán.
Les trois clowns espagnols, Benet Jofre, Raul Garbayo et Alba Sarraute, restent grandement impressionnés par la motivation des enfants. « Il faudrait trouver des moyens financiers pour acheter de nouveaux outils et matériels de cirque, et, peu à peu, créer ici une école de clowns qui aurait une portée sociale, à l’exemple de tant d’autres qui ont transformé la vie de beaucoup d’enfants au Brésil, en Argentine ou en France », a fait remarquer Alba Sarraute.
« Le but de « Clowns sans Frontières – Espagne », association créée en 1993, est d’apporter le rire, l’espoir et un peu d’humanité aux enfants les plus démunis, victimes de la guerre ou de la misère, afin de soulager leurs souffrances », lit-on dans un communiqué de la coopération espagnole.
Source : HPN
lundi 3 septembre 2007

http://www.lematinhaiti.com/PageArticle.asp?ArticleID=8196

jeudi 23 août 2007

Des immigrés haïtiens face à l'école française

Vient de paraître, aux Editions L'Harmattan, « Les enfants des migrants haïtiens à l'école ». Il y montre qu'en France les enfants haïtiens sont en majorité en situation d'échec scolaire.
Engager une réflexion sur la situation des enfants des travailleurs immigrés haïtiens face à l'école française a permis à F. Adrien Luzincourt de comprendre que cette communauté existe bel et bien dans ce pays et essaie à tout prix de s'intégrer.
Et comme on le sait, tout enfant qui se trouve sur le sol français a le droit et le devoir d'être scolarisé quelle que soit sa nationalité. En outre, l'école depuis sa création a toujours été considérée comme l'une des institutions -clés de l'intégration française, intégration jugée nécessaire à l'unité nationale.
Cela ne va pas sans heurts, car la plupart des élèves étrangers arrivés en France, parfois après l'âge d'entrée à l'école, accumulent rapidement un retard sur l'âge théorique.Ainsi se sont imposés des courants de pensée visant à modifier les fondements de l'école afin de prendre en compte la diversité culturelle de ses publics. Courants qui s'appuient sur une appréciation sommaire de l'échec scolaire des enfants étrangers qui considèrent leur « étrangeté » comme cause de cet échec et débouchent sur deux thèses idéologiquement antagonistes. L'une dénonçant l'inadaptation de l'école aux spécificités des enfants qu'elle scolarise et préconisant des mesures particulières à leur intention, l'autre attribuant à leur présence le dysfonctionnement de l'institution et incitant à leur exclusion.
D'un autre côté, nier l'école serait une contre-vérité. Cependant affirmer qu'elle est en corrélation avec l'appartenance ethnique est tout aussi erroné. Comment expliquer l'échec massif des enfants du milieu populaire et comment y remédier ? Pourquoi parmi ces enfants il y en a qui réussissent ?Pour mieux comprendre ce problème, M. Luzincourt analyse deux concepts : celui de reproduction et celui de handicap socioculturel. Selon le chercheur, les problématiques de la reproduction et du handicap socioculturel ont mis à mal trois questions fondamentales: celle de la singularité, celle du sens, celle du savoir.Au cours de sa recherche, plusieurs points ont été abordés tels que le problème de la langue, les conditions de vie des familles, la scolarisation des enfants. Pour beaucoup de familles à plus de 60%, la langue constitue une barrière, un handicap, car pour ceux qui viennent dans le cadre de regroupement familial, ils ont du mal à s'intégrer véritablement à l'école. Le problème de l'accompagnement scolaire a été abordé. M. Luzincourt dit constater une satisfaction des parents. Les enfants qui étaient en échec, grâce au soutien, arrivent à réussir à l'école. Bon nombre d'enfants haïtiens se sont livrés à eux-mêmes et ces maisons de quartier sont une sorte de « refuge » pour certains parents qui ne disposent pas un temps nécessaire pour s'occuper de leurs enfants.L'appartenance à une catégorie sociale n'est pas souvent la cause de l'échec scolaire. Toutefois, une corrélation aussi forte, aussi permanente conduit à considérer l'échec scolaire dans son rapport à la société, aux classes sociales à ne plus enfermer ce phénomène ni dans la seule école ni bien entendu dans des manques strictement individuels. Cette corrélation est mise en évidence encore aujourd'hui dans les études statistiques annuelles réalisées par la direction de l'évaluation et de la prospective du ministère de l'Education nationale.
Dans sa recherche, il s'aperçoit que le niveau d'études atteint par la mère est en corrélation avec l'échec scolaire. L'étude révèle que contrairement à Haïti, ce sont les filles qui réussissent le mieux à l'école. Elles sont en majorité du côté des enfants qui sont nés en France.L'échec scolaire n'est pas une fatalité. On ne peut pas comprendre l'échec scolaire de ces enfants si on ne tient pas compte de ce qui se passe réellement à l'école. C'est ce que F. Adrien Luzincourt a essayé de faire en s'intéressant aux trois acteurs en présence à savoir : l'enfant, la famille, l'institution scolaire.Selon cette étude, 75% des enfants qui viennent dans le cadre de regroupement familial ont redoublé le CP. Parallèlement, les enfants nés en France connaissent un meilleur sort. Ils sont au nombre de 25% à redoubler le CP.Comprendre le problème de l'échec scolaire, c'est d'abord analyser sa logique propre, sa genèse spécifique. Cela implique que l'on étudie l'échec ou la difficulté scolaire, non pas comme absence de réussite, mais comme expérience, événement, une série d'événements dans une histoire personnelle qui doit être posée dans son contenu propre. En gros, les enfants haïtiens manquent un certain nombre d'atouts pour réussir à l'école. Mais il faut les comprendre à partir de ce qu'ils sont et non à partir de ce qui leur manque.Les élèves en difficulté donnent sens à tout ce qui fait sens pour eux. Ils veulent aussi qu'on les comprenne et leur donne les moyens pour réussir.Pour parer à l'échec scolaire, beaucoup de parents haïtiens recourent à l'école privée. Là encore, c'est un parcours du combattant. Il y a vu des jeunes qui attendent deux, voire trois ans pour enfin trouver une place dans une école privée. Parmi les interviewés, il n' y a que 2% qui fréquentent l'enseignement privé.Les enseignants font face à de multiples problèmes divergents dans une salle de classe. Déjà, les élèves sont divergents de par leur culture. Dans ce cas, il faut trouver des techniques appropriées pour chaque élève. Et ce n'est pas sans raison que les jeunes font savoir à Luzincourt qu'ils travaillent bien à l'école quand les « profs » expliquent bien. Il faut trouver les moyens efficaces pour que les élèves apprennent: changer de méthode de travail, faire acquérir d'autres connaissances, ne pas rester figé sur une méthode, améliorer le sens de savoir-faire, être attentif à la progression de chacun.Sans nul doute, les enfants des travailleurs immigrés haïtiens sont en situation d'échec scolaire en France. Son souci était de comprendre pourquoi il y a autant d'enfants qui ne réussissent pas à l'école. En même temps, l'histoire singulière de certains d'entre eux. Parmi ces jeunes, il y en a qui veulent bien s'en sortir et ils demandent de l'aide. Ils ne sont pas tous responsables de leur sort. Il s'agit là encore de traiter l'élève de famille populaire non comme un objet passif, mais comme un acteur dans sa propre histoire. Malgré toutes ces difficultés, il y en a qui réussissent à l'école. Et que le stéréotype immigrés = échec scolaire a beau constituer une fausse évidence. F. Adrien Luzincourt a aussi posé le problème de la violence à l'école, de l'orientation et tout ce que les familles se posent comme problèmes, car leur souci, c'est de voir leurs enfants réussir. Certains parents haïtiens ont un mauvais souvenir de l'école, car eux-mêmes, ils étaient en situation d'échec scolaire. Ils continuent à dire que l'école sert à exclure et non à intégrer dans cette société.


(1) LUZINCOURT (F. Adrien), Les enfants des migrants haïtiens à l'école, L'Harmattan, Paris, 2007, 244 pages.

F. Adrien Luzincourt est arrivé en France en 1994 après une licence de service social à la faculté des Sciences humaines. Il a travaillé comme bénévole au sein d'une association du nom de Comité d'action pour la protection et la promotion des enfants haïtiens (CAPPEH) où il côtoyait les familles haïtiennes en aidant leurs enfants.Né à Liancourt (Haïti), Dr en Sociologie à Paris V (Sorbonne), il a publié de nombreux articles sur la situation sociale et politique en Haïti et les conditions de vie des Haïtiens en France. Il a été professeur d'histoire d'Haïti et de langues vivantes aux différents collèges en Haïti et travailleur social à l'Entreprise publique de Promotion et de logements sociaux (EPPLS) de 1990 à 1994. Il est responsable de projets de développement dans le Bas Artibonite pour l'organisation Solidarité mondiale contre la faim. Il est actuellement directeur de l'Institut de technologie de Liancourt (ITEL).
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=46968

mardi 7 août 2007

Décès de l’économiste et anthropologue français Gérard Barthélémy

Un grand ami d’Haï

mardi 7 août 2007,
L’écrivain et chercheur français Gérard Barthélémy, spécialiste des questions haïtiennes, est décédé le 2 août dernier en sa résidence dans l’Oise (Nord de la France), a appris Radio Kiskeya.

Ses funérailles devaient être chantées le lundi 6 août, selon un courriel transmis par ses enfants aux nombreux amis haïtiens de leur regretté père.

Gérard Barthélémy était un grand ami d’Haïti, un pays auquel il a consacré d’intéressantes et précieuses études.

Economiste, puis anthropologue, Gérard Barthélémy a enseigné à Paris VII avant de résider pendant dix ans en Haïti. Il a enseigné à Port-au-Prince l’anthropologie du développement. Au départ d’Haïti, il fut consultant international dans le cadre d’actions de développement.

Quelques unes de ses publications : L’Univers rural haïtien, Le pays en dehors, 1989 ; Les Duvaliéristes après Duvalier, 1992 ; avec Christian Girault, La République d’Haïti, état des lieux et perspectives, 1993 ; Créoles, Bossales - Conflit en Haïti, 2000 ; Les esclaves révoltés à St-Domingue : supplétifs, mercenaires et combattants, 2006.

Gérard Barthélémy fut l’époux de la célèbre conteuse haïtienne Mimi Barthélémy qui, elle-même, a publié de nombreux ouvrages et créé de nombreux spectacles. Aux côtés de Gérard Barthélémy, Mimi a décroché le Becker d’or pour « La reine des poissons » en 1989 et le prix Arletty de l’Universalité de la Langue française pour « La dernière lettre de l’Amiral en 1992 ».

Outre « Haiti, la perle nue » qu’ils ont rédigé et publié de concert en 1999, Gérard Barthélémy a présenté et commenté de nombreux contes de Mimi.

Barthélémy a participé à la commission Debray sur la réorientation des rapports entre Haïti et la France laquelle a publié un copieux rapport dont on attend encore les retombées.

Il ne fut pas qu’intellectuel : il était aussi menuisier.

Gérard Barthélémy savait faire preuve de dévouement dès qu’il s’agissait d’actions menées en direction d’Haïti. Ses travaux ont largement influencé les études sur Haïti.

Après avoir soutenu le Collectif 2004 Images depuis sa création en 2003, Gérard Barthélemy en était devenu le 7 décembre 2006 le Président d’Honneur, aux côtés d’Elie Lescot, Président.

Gérard Barthélémy fut également membre de Gens de la Caraïbe, un réseau créé en 1999 dont la mission est de valoriser, promouvoir et préserver les cultures de la Caraïbe. [jmd/Rk]

lundi 2 avril 2007

Le journal Le Matin commémore ses 100 ans d’existence

Le président du conseil d’administration du journal Le Matin, Reginald Boulos, déclare que le journal qui est devenu centenaire ce 1 avril 2007 renferme plus de 50 % de l’histoire du peuple haïtien. " Les 3 générations de Magloire ont su tenir le journal en dépit des conjonctures difficiles jusqu’en 2002", soutient M Boulos qui a pris le contrôle de l’entreprise tout en gardant le même nom. Tout en rappelant que très peu d’institutions haïtiennes sont centenaires, il précise que Le Matin est une partie du patrimoine nationale. Invité au journal de midi de radio Métropole, Reginald Boulos estime que le Matin est une institution exemplaire parce que des professionnels et des nouveaux entrepreneurs détiennent des actions au sein du journal, qui n’est pas l’expression d’un secteur ni d’un clan. Il met en avant la vision citoyenne des actionnaires de ce journal tiré à 10 000 exemplaires, notant que ces professionnels entendent défendre les droits fondamentaux de la nation haïtienne. Reginald Boulos rend hommage au travail de Claude Moise, éditorialiste et Clarence Fortune, rédacteur en chef qui se sont évertués à apporter la sérénité et la modération dans le débat politique. " Les actionnaires du Matin tout en apportant des fonds à l’entreprise ne sont pas à la recherche primaire du profit, mais veulent réaliser d’abord un geste citoyen", ajoute t-il. Interrogé sur ses ambitions politiques, Reginald Boulos se défend d’être le " Berlusconi " haïtien expliquant qu’il entend apporter sa pierre à la construction de l’édifice national sans pour autant avoir l’intention de devenir candidat à la présidence. Répondant aux critiques sur la décision d’imprimer le journal en République Dominicaine, M. Boulos indique que le coût d’impression serait multiplié par 3 si le journal était imprimé à Port-au-Prince. Pour commémorer le centième anniversaire du journal une journée porte ouverte sera organisée afin de marquer l’événement dans la sobriété.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12480