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mardi 30 septembre 2008

Un expert suisse dans nos murs prochainement

L'annonce a été faite par le Directeur Technique National (DTN), Carlo Marcelin mardi 23 septembre dernier. Il s'agit de Jean-Marie Conz, un expert instructeur de la FIFA.
Lors de sa dernière conférence de presse tenue au local de la Fédération Haïtienne de Football (FHF) le samedi 13 septembre juste avant son départ à destination de la Suisse (Lausanne) pour y participer au siège de la FIFA à la journée mondiale de fair- play., Yves Jean-Bart avait annoncé qu'il était en pourparlers très avancés avec le président de la FIFA , Joseph Blatter en vue d'envoyer, via son programme d'aide pour les petites nations de foot en difficulté, en Haïti un staff ou un expert international de haut niveau pour encadrer les entraîneurs nationaux et pallier à leur manque d'expérience. Né à Porrentruy (Suisse) le 12 septembre 1953, ancien footballeur professionnel, Jean-Marie Conz passera aux moins quatre mois dans le pays. Toujours selon la même source, l'expert suisse aura pour mission de travailler avec les entraîneurs haïtiens, de les encadrer et de les recycler. Avant de rejoindre l'organisation mondiale du football (FIFA), Jean-Marie Conz avait été un brillant footballeur même s'il n'a été souvent appelé dans la sélection nationale suisse de football (trois sélections). En 1973, il quitta Porrentruy, sa ville natale pour rejoindre les Young Boys de Berne où il resta quinze saisons (1973-1988). Il revient ensuite dans le Jura en tant qu'entraîneur des SR Delémont (1988-1993) qu'il parvient à faire accéder en ligue nationale B, en 1991. Il va ensuite entraîner les équipes juniors en Arabie Saoudite après avoir été directeur technique des Young Boys. Au sein de la FIFA , il a pu travailler dans quelques pays de l'Afrique. Il était tout récemment au Qatar et avant de venir à Port-au-Prince, il devrait se rendre au Japon pour quelques jours. Selon une source digne de foi, les dirigeants de la FHF le verraient bien à la tête de l'équipe nationale pour succéder à Wagneau Eloi, limogé le 8 septembre dernier.Reste à savoir si le Suisse acceptera l'éventuelle offre des dirigeants de la FHF, compte tenu du fait que le Onze national se trouve dans une situation très délicate dans les éliminatoires de la Coupe du Monde Afrique du sud 2010 et de plus, la FHF pourra -t-elle répondre aux exigences salariales du Suisse quand on sait que Wilner Etienne et Sonche Pierre qui assurent l'intérim n'ont même pas pu avoir les joueurs en concentration avant les rendez-vous des 11 et 15 octobre contre respectivement le Salvador à Port-au-Prince et le Costa-Rica à San Jose.

Légupeterson Alexandre

petoo76@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=62592&PubDate=2008-09-30

Les moins de vingt ans évolueront chez les Dominicains

C'est à Santo Domingo que la sélection haïtienne disputera l'important billet qualificatif pour la dernière phase des éliminatoires de la Coupe du Monde de la catégorie prévue en Egypte en 2009. Les cyclones Fay, Gustav, Hanna et Ike ont finalement contraint Haïti en course pour l'organisation de la compétition à revoir ses prétentions à la baisse et ce sont les Dominicains qui ont finalement hérité de l'aubaine. La sélection haïtienne fera sa rentrée en lice le 29 octobre prochain à Santo Domingo contre la Grenade. Ambitieux, les Grenadins souhaitent pouvoir tirer leur épingle du jeu et essayer de déjouer les pronostics. Ensuite, les protégés de Charles Eleazar assisteront les débats entre Dominicains et Grenadins le 31 octobre avant de disputer un match capital contre les locaux le 2 novembre.
Il faut souligner que c'est la deuxième fois que les jeunes « Grenadiers » se retrouvent à la même enseigne que les Dominicains dans le cadre de ces éliminatoires. En mai dernier, ils se sont rencontrés à Cuba dans le cadre du premier tour des éliminatoires et Haïti s'était imposée (1-0). Depuis, les Dominicains ont raflé le deuxième billet au détriment de l'équipe cubaine et tenteront de jouer le même tour à l'équipe haïtienne. Au soir du 2 novembre prochain, l'une de ces deux formations devra dire adieu à la Coupe du Monde égyptienne 2009.
Enock Néré

nenock@yahoo.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=62564&PubDate=2008-09-30

Don de 100.000 dollars de Wal-Mart aux sinistrés d’Haïti

Le géant mondial de la distribution alimentaire parle d’un "geste de solidarité"
lundi 29 septembre 2008,
Radio Kiskeya
Le géant américain de la distribution alimentaire Wal-Mart a annoncé lundi le versement d’un don de plus de 100.000 dollars à la Croix-Rouge américaine en faveur des sinistrés haïtiens des différents cyclones ayant touché le pays en août et en septembre.
Selon PRNewswire, service de diffusion de communiqués aux Etats-Unis, la multinationale estime que ce geste pourra contribuer à atténuer les souffrances des populations victimes.
"De la même façon que nous nous installons dans des communautés de toutes les Amériques, nous pouvons aider les gens dans des moments où les besoins se manifestent sous différentes formes", a déclaré Craig Herkert, président du conseil d’administration de Wal-Mart Stores Inc. pour le continent américain.
Outre ce don, la branche portoricaine de la compagnie a accordé 10.000 dollars à la Croix-Rouge locale et au comité haïtiano-caribéen pour les victimes des cyclones.
Outre les centaines de morts et plus de 800.000 sinistrés qu’ils ont laissés, quatre tempêtes tropicales et ouragans ont dévasté les infrastructures et l’économie agricole d’Haïti en quatre semaines. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5297

Des personnalités se prononcent pour un effort national de reconstruction

Le directeur du Centre Oecuménique des droits Humains (COEDH), Jean Claude Bajeux, dit comprendre la déception du chef de l’état face aux hésitations de la communauté internationale à décaisser des fonds après le passage des récents ouragans. Il invite les autorités haïtiennes à poursuivre les démarches tout en adoptant des dispositions pour combattre la corruption. " L’aide alimentaire et les mesures de protection contre les inondations sont deux domaines dans lesquels une contribution de la communauté internationale est indispensable", argue M. Bajeux.
En ce qui a trait au développement économique, M. Bajeux rappelle que l’aide des bailleurs de fonds est indispensable pour encourager les investissements. L’état doit élaborer des projets cohérents et combattre la corruption deux éléments essentiels pour reconquérir la confiance de la communauté internationale selon Jean Claude Bajeux.De son coté, le directeur exécutif de l’Initiative de la Société Civile (ISC), Rosny Desroches, appelle à l’unité entre les forces vives de la nation afin de lancer le processus de reconstruction. Attirant l’attention sur la crise financière mondiale, M. Desroches estime que celle-ci est la principale cause des réticences des bailleurs de fonds. Il rappelle que la communauté internationale a déjà accompli de grands efforts envers Haïti notamment dans le cadre de la Minustah. Le directeur de l’ISC craint que la mauvaise place d’Haïti dans le classement sur la perception de la corruption de Transparency International, ne contraint les bailleurs de fonds à être moins généreux. " Le chef de l’état doit adopter des dispositions pour attirer les capitaux ", ajoute t-il. Cet avis est partagé par le chef de file de l’Alliance, Evans Paul, pour qui la mauvaise image projetée par Haïti est l’une des causes des hésitations de la communauté internationale. " L’instabilité et la corruption contribuent à projeter une image mauvaise d’Haïti ", explique t-il.
Pour sa part, le leader du Grand Rassemblement pour l’Evolution d’Haïti (GREH), Himmler Rébu, déplore que le chef de l’état n’avait pas su rassembler les forces vives du pays au lendemain de la catastrophe. Selon lui, il a fallu cette déconvenue à l’ONU pour que le président Préval se rende compte que l’effort de mobilisation doit débuter en Haïti. Par ailleurs, des Port-au-Princiens estiment que la corruption au sein de l’administration publique est la principale cause des hésitations de la communauté internationale à répondre à l’appe d’urgence de l’ONU en faveur d’Haïti. " La communauté internationale ne fait pas confiance au gouvernement haïtien ", lance un citoyen.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14125
HRV opine : Ces déclarations ont la saveur de bouillon réchauffé. C’est qui, c’est quoi les forces vives d’Haïti aujourd’hui ? Les haïtiens de la diaspora qui envoient de l’argent en Haïti ? Les étudiants universitaires haïtiens des universités dominicaines ? La bourgeoisie haïtienne qui vend des cartes téléphoniques pour téléphones portables ? Les commerçants qui importent des cous et de pieds de poulets pour les vendre sur le marché haïtiens ? Les parlementaires qui construisent des maisons enjambant les routes nationales ?

Rapatriement de 148 boat people par les gardes cotes américains

Les gardes cotes américains ont rapatrié hier lundi 148 voyageurs clandestins haïtiens interceptés en haute mer le samedi 27 septembre 2008. Une trentaine de femmes sont du nombre de ces boat peoples originaires du Cap Haïtien. A leur arrivée à la Marine Haïtienne, hier lundi, les voyageurs clandestins ont indiqué que la misère les avait contraint à fuir le pays. " Je suis prêt à reprendre la mer ", a lancé un de ces rapatriés expliquant qu’ils voulaient se rendre à Providentiales. Ils affirment préférer un voyage périlleux à une mort lente par la misère en Haïti. Cette décision n’a rien à voir avec les gardes-côtes américains qui n’ont pas reçu de consigne pour changer leur politique vis-à-vis des haïtiens interceptés en haute mer. Les opérations de refoulement de voyageurs clandestins haïtiens se poursuivront "avait expliqué le responsable des garde-côtes, James Harless. Dans le même temps, le premier ministre Bahaméen a annoncé une aide de 500 000 dollars en faveur d’Haïti touché par 3 ouragans successifs en un mois. Le premier ministre des Bahamas soutient que les boat people haïtien fuient la misère qui a tendance à s’aggraver en raison des récents cyclones.De plus, il confirme que les voyageurs clandestins haïtiens interceptés seront refoulés en Haïti.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14124
Toutes les rasions sont bonnes pour laisser et abandonner Haïti , ce bateau qui coule… sans équipage !

Rebondissement dans l’Affaire Parquet de Port-au-Prince/ Judith Benoît : l’ULCC sollicite la mise en mouvement de l’action publique contre le directeu

Affaires « éventuellement » sous-jacentes : harcèlements sexuels contre Mme Benoit/Lutte pour la « conquête » de l’ONA Lundi 29 septembre 2008,
Radio Kiskeya
L’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC) a formellement demandé au Parquet du Tribunal civil de Port-au-Prince de mettre l’action publique en mouvement contre le directeur général de l’Office National d’Assurance Vieillesse (ONA), Sandro Joseph, dans le cadre d’une enquête ouverte sur un dossier de blanchiment d’argent.
L’information émane du Commissaire du gouvernement près le Parquet du Tribunal civil de la capitale, Me Manès Louis, interrogé lundi par radio Kiskeya.
L’affaire concerne les conditions d’acquisition d’un véhicule payé cash, au nom de la dame dénommée Judith Benoît, amie actuelle du directeur de l’ONA, mais qui aurait entretenu dans le passé des rapports particuliers avec le trafiquant de drogue Jacques Kétant, incarcéré aux Etats-Unis.
Le concessionnaire automobile, Caribe Motors, et M. Sandro Joseph n’ont pas pu fournir jusqu’ici au Parquet des précisions sur l’identité de la personne qui a versé les 25.000 dollars américains pour l’acquisition du véhicule. Le chef du Parquet estime de ce fait que l’un ou l’autre doit avoir quelque chose à cacher. De ce fait, il dit attendre les résultats de l’investigation du Bureau des Affaires Economiques de la Direction Centrale de Police Judiciaire (Police Nationale d’Haïti), avant d’informer davantage sur le dossier. Il rappelle que, conformément aux dispositions adoptées en février 2001 dans le cadre de la lutte contre le blanchiment d’argent, personne n’a le droit de contracter affaire en déposant dans une quelconque entreprise commerciale un montant en liquide dépassant 200.000 gourdes (5.000.00 dollars américains), sans apporter des informations précises sur l’origine de la somme.
Intervenant dans la presse la semaine dernière, l’avocat de Mme Judith Benoît, Me Reynold Georges, avait établi un lien direct entre l’investigation dont sa cliente est aujourd’hui l’objet et le refus qu’elle avait maintes fois opposé aux avances « sexuelles » du prédécesseur au Parquet de Me Manès Louis, le commissaire Claudy Gassant. Me Georges avait alors publiquement mis en demeure le Parquet de prouver que le véhicule avait été acheté dans de mauvaises conditions et que Mme Benoît aurait des liens quelconques avec le trafiquant Jacques Kétant.
Tout en accréditant les dires de l’avocat concernant les harcèlements dont Mme Benoît a été l’objet, des sources proches du directeur de l’ONA souhaitant pour le moment garder l’anonymat, font état d’une « vaste machination visant la révocation pure et simple de M. Joseph, le poste représentant de tout temps un enjeu majeur pour des secteurs avides de pouvoir et d’argent ». [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5295
HRV opine : Un juteux petit scandale qui vient à point nommé pour mettre un peu d’ambiance dans le panorama haïtien. Le public friand de ce genre d’épisode aura bien l’embarras du choix. Entre les dénonciations de détournements de fonds alloués pour les travaux d’infrastructures après le passage de Jeanne, les députés et les sénateurs qui reçoivent des enveloppes pour exécuter des projets dans leurs communes et départements, les actes de corruption émaillant la distribution de l’aide humanitaire…
Le public avait fini par oublier les actions turbulentes du prédécesseur du bruyant commissaire de gouvernement. L’actuel chef du Parquet qui n’avait pas hésité à faire de son prédécesseur son insigne modèle s’est lancé sur ses traces avec des dossiers très médiatisés mais qui représentent en fait une montagne qui accouchera d’une ridicule souris.
Un autre élément plus que pathétique de cette situation ridicule est la présence de cet avocat pathétique, défenseur des mauvaises causes. Un émule du Maître Vergès version haïtienne.
Au moins les haïtiens auront de quoi rire en cette période de crise généralisée.

lundi 29 septembre 2008

Le PAM n'a reçu qu'un million de dollars sur les 54 millions sollicités en faveur d’Haïti
Le Programme alimentaire mondial (PAM) n'a reçu qu'un million de dollars sur les 54 millions de dollars jugés nécessaires pour venir en aide aux Haïtiens frappés par quatre ouragans successifs. Dans un communiqué l'agence des Nations Unies affirme avoir déjà livré 2.200 tonnes de nourriture – de quoi nourrir 500.000 personnes, mais espère un soutien financier supplémentaire de la part de la communauté internationale pour pouvoir poursuivre ses efforts humanitaires.Dans ce contexte, la directrice exécutive du PAM Josette Sheeran est arrivée vendredi aux Gonaïves pour évaluer la situation avec les autorités. " La visite doit être l'occasion de soutenir les efforts du président haïtien René Préval à aider le pays dans l'immédiat mais aussi à aider la population à se nourrir elle-même, à plus long terme", indique le communiqué. C’est la première visite du chef d'une agence des Nations Unies depuis qu'Haïti a été frappé par les quatre cyclones successifs qui ont dévasté les récoltes, détruit les infrastructures et noyé de nombreuses maisons sous une couche de boue. Une partie de la population haïtienne continue de souffrir de la faim et de la soif alors que l'eau a tout emporté sur son passage. Josette Sheeran est accompagnée de David Novak, président de la société Yum ! Brands, qui a annoncé hier un don de 50 millions de dollars au PAM, qui permettra de fournir 200 millions de repas scolaires au cours des cinq prochaines années, en particulier en Haïti.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14119


Le PAM lance un appel urgent en faveur d'Haïti

En visite en Haïti, la directrice exécutive du Programme alimentaire mondial (PAM), Josette Sheeran, a lancé un appel en vue de récolter des fonds pour aider ce pays durement frappé par des ouragans ayant fait près d'un million de sinistrés. "Haïti fait face à plusieurs défis, mais c'est un véritable désastre qui a frappé les gens. Nous devons agir vite, maintenant, car des gens sont en train de souffrir. Nous avons besoin de l'aide maintenant, les populations d'Haïti ont besoin de notre aide pour faire face à cette crise", a déclaré Mme Sheeran, samedi, lors d'une conférence de presse à Port-au-prince.Au terme d'un séjour de 72 heures au cours duquel elle a visité la ville des Gonaïves, la plus frappée par les intempéries, la directrice du PAM a insisté sur la situation catastrophique qui prévaut dans cette ville. "Il y a une situation d'extrême urgence en Haïti. Nous lançons un appel urgent à l'aide à toutes les nations pour qu'elles restent solidaires du peuple de Haïti et des habitants des Gonaïves dont les maisons et l'espoir ont été enterrés dans la boue". "J'ai vu d'énormes difficultés dans cette ville encore couverte de boue. Il n'y a pas suffisamment d'approvisionnement en eau et en nourriture. Plus de 250.000 personnes attendent de l'aide", a-t-elle ajouté. Selon les responsables du Programme Alimentaire Mondial, l’organisation fournit une ration alimentaire à plus de 500.000 Haïtiens, dont la moitié dans la seule ville des Gonaïves. "Notre objectif c'est atteindre 800.000 personnes dans les six prochains mois à travers le pays", a indiqué Mme Sheeran. Les autorités gouvernementales et locales font état de plus d'un million de personnes sinistrées par les passages successifs de trois ouragans. "Sans l'intervention et le soutien du reste du monde, les Haïtiens, qui font face à un désastre de dimension épique, pourraient connaître une situation plus tragique", a averti Mme Sheeran. "Le monde doit répondre à notre appel en faveur de ce pays. On a besoin d'une aide d'urgence. Les dégâts causés par les cyclones sont considérables et ont un impact terrible sur la vie des gens", a-t-elle insisté. Le PAM envisage également d'aider les paysans haïtiens et veut encourager la politique gouvernementale de relance de la production agricole.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14121

HRV opine...Il est étonnant de constater que les grandes ONG continuent à exiger des dons dans un contexte financier de expectative de récession et de grande crise. Qui peut se dire aujourd’hui en mesure de se défaire de ses deniers pour aller au secours d’autres personnes. Ce n’est pas que la crise financière prendra le dessus sur l’esprit solidaire des gens cependant il est évident que tout le monde reste vigilant en se demandant ce qui va se passer.
Et surtout quand on sait que Haïti a été caractérisée depuis toujours par une administration dominée par la corruption le désordre et la gabegie, on peut comprendre que les donateurs préfèrent se tourner vers des populations plus propres ou les administrations sont moins véreuses.
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Les parlementaires ne gèreront pas de projets selon le président du sénat
Le président du sénat, Kelly C. Bastien, a tenu à remettre les pendules à l’heure dans le dossier des fonds alloués aux députés et sénateurs pour leurs circonscriptions. Rappelant que les parlementaires ne sont pas comptables des deniers publics, le sénateur Bastien a fait valoir qu’il n’a jamais été question d’allouer des fonds à des parlementaires pour la réalisation de projets dans leurs circonscriptions.Selon des informations véhiculées par certains élus chaque député devrait recevoir 5 millions de gourdes et chaque sénateur un million par commune. " On n’évalue pas ainsi les besoins de la population", rétorque le sénateur Bastien pour qui les besoins urgents d’une commune peuvent être supérieurs à un million de gourdes. Répondant aux questions des journalistes, le président du sénat a expliqué que les parlementaires n’auront qu’à participer dans le processus d’identification des projets afin de bénéficier de dividendes politiques. Pour justifier cette méthode, il se réfère à la mentalité des citoyens pour qui le parlementaire doit contribuer à la réalisation de projet dans sa circonscription. " Si vous n’étes pas député ou sénateur vous ne pourrez pas comprendre", lance t-il tout en rappelant que le rôle d’un parlementaire est de légiférer et de contrôler l’action du gouvernement. " Dans cet optique l’élu ne pourra pas s’impliquer dans la gestion des fonds puisque les ministres devront lui rendre compte".Le président du sénat assure que les fonds seront gérés par les collectivités locales ou les associations régionales. Il se prononce pour la présence de techniciens de la Cour Supérieure des Comptes dans les différents départements afin de vérifier les dépenses dans le cadre des projets. Par ailleurs, le président du sénat affirme qu’une réforme de l’état est indispensable pour lutter efficacement contre la corruption. Faisant remarquer que l’Ucref et l’ULCC a elles seules ne pourront pas mener la lutte, le sénateur Bastien estime que la corruption est institutionnalisée en Haïti. Selon le président du sénat, l’appareil judicaire, le parlement, le gouvernement et la société civile doivent jouer leur partition dans cette campagne qui ne doit pas être assimilée à un règlement de compte.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14120
En clair, pour la deuxième fois consécutive les parlementaires seraient sur le point de recevoir du gouvernement central des enveloppes allouées pour la réalisation de projets dans leurs communes et départements.
On se rappelle que durant les démêlées opposant le pouvoir législatif et l’exécutif autour de la nomination du premier ministre destiné à remplacer Jacques Edouard Alexis censuré par les sénateurs, le gouvernement censuré, liquidant des affaires courantes avaient remis des chèques aux parlementaires pour la réalisations de projets.
Beaucoup de voix avaient dénoncé cette pratique mais personne ne s’est intéressé après au contenu à la nature et aux bénéficiaires de ces fameux projets. Mais ceci fait partie de notre mentalité et de notre culture. Nous oublions facilement certains scandales. Le choix est tellement immense en la matière.
Aujourd’hui, la situation est un peu différente. Les ONGs quémandent des fonds pour aider Haïti. Le président s’est armé de son bâton de pèlerin pour attirer l’attention des amis d’Haïti sur la situation catastrophique du pays. Les réponses positives se font plutôt timidement. Ceci impliquerait une optimisation du peu de ressources du pays de façon à pouvoir investir de façon intelligente et utile. Pourquoi faut il donner de l’argent aux députés et aux sénateurs s’il y a en Haïti un ministère des affaires sociales, un ministre des travaux publics, un ministre de la santé et un ministre de l’agriculture, un ministre de la santé. Quels genres de projets ces parlementaires vont-ils gérer en lieu et place de ces ministères.
Nous aurons beau demander des sous à tout va, personne ne nous lâchera un denier car les demandes sont nombreuses La compétition entre états pourris et mendiants restera rude.
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Les haïtiens ne doivent pas compter sur l’aide étrangère selon le président Préval
Seulement 7% des 108 millions de dollars d’aide d’urgence sollicités par l’ONU ont été collectés a révélé le président haïtien René Préval pour qui les haïtiens ne doivent pas placer de grands espoirs sur l’assistance de la communauté internationale." Il ne faut pas se faire d’illusion nous n’aurons pas ce qu’il fallait", a martelé le chef de l’état faisant référence à la difficulté de collecter l’aide d’urgence. Selon lui, il sera difficile également de recueillir l’aide nécessaire pour la reconstruction du pays après les dégâts énormes causés par les récents ouragans. Se referant au discours du secrétaire général de l’ONU qui se plaignait de l’insuffisance de ressources pour l’organisation mondiale, le président Préval a appelé les haïtiens à prendre en main la reconstruction de leur nation. " La situation est grave, il faut faire tous les efforts nécessaires", a soutenu M. Préval en annonçant sa participation à une conférence à Miami afin de motiver la communauté internationale sur la cause haïtienne. S’adressant aux parlementaires et au peuple haïtien, M. Préval a mis l’accent sur la nécessité de réaliser une mobilisation pour la reconstruction du pays. Analysant les motifs des réticences de la communauté internationale, le chef de l’état a cité, la crise financière mondiale et la hausse des prix des aliments et du coût de l’énergie. Le chef de l’état est rentré à Port-au-Prince hier dimanche après avoir participé à la 63 eme assemblée générale des Nations Unies à New York.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14122
Joël Boutroue qualifie d’important l’aide de la communauté internationale
Le coordonnateur humanitaire de l’ONU en Haïti, Joël Boutroue, apporte son appui à la déclaration du chef de l’état mais assure que l’humanitaire renforce le développement. " L’humanitaire est de dernier recours ", dit-il mettant l’accent sur la nécessité de créer des emplois pour les haïtiens. Répondant aux critiques relatives à la forme de la coopération internationale, M. Boutroue a soutenu que l’aide d’urgence doit être fournie dans le respect des bénéficiaires. Intervenant à la rubrique " Invité du jour " de radio Métropole M. Boutroue a révélé que les réponses à l’appel d’urgence de l’ONU avoisine à ce jour 20 % des 108 millions de dollars. " Les bailleurs de fonds contribuent également en dehors de l’appel d’urgence de l’ONU", fait remarquer Joël Boutroue citant notamment l’arrivée de bateaux et hélicoptères de plusieurs pays étrangers. " Je pense qu’on aura une bonne réponse ", insiste t-il rappelant que 55 millions de dollars avaient été collectés pour Haïti en juin dans le cadre d’un précédent appel d’urgence. Disant comprendre la nervosité des autorités haïtiennes, le coordonnateur humanitaire de l’ONU assure qu’il n’y a pas de rapport entre l’aide humanitaire et l’aide au développement. M. Boutroue témoigne son optimisme et se réjouit que le gouvernement haïtien ait montré la voie dans le cadre des efforts visant la reconstruction de la nation. " Nous sommes là pour soutenir le gouvernement ", ajoute t-il. Joël Boutroue ne croit pas à un essoufflement de la communauté internationale, prédisant l’allocation de nouvelles ressources pour les secteurs prioritaires qui seront identifiés par les autorités haïtiennes. Interrogé sur la coordination de l’aide humanitaire sur le terrain, M. Boutroue a révélé que 500 000 personnes ont bénéficiées de ration d’aliments. Rappelant que 800 000 personnes sont sinistrées, M. Boutroue admet que l’assistance n’a pas encore été acheminée dans des régions reculées. " Nos moyens logistiques sont limités et des routes sont difficilement accessibles", explique t-il.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14123
HRV opine:
L'attitude à utiliser c'est d'optimiser les ressources. Etre intraitable face à la corruption qui gache tout et qui enlève l'envie de donner et de partager. Ne pas oublier le combat acharné à livrer contre l'insécurité!
La route internationale endommagée par le débordement du la Azueï La zone frontalière est envahie par le lac Azueï qui a débordé de son lit suite aux récentes inondations. Trois kilomètres de route sont inondées confirme le directeur exécutif de la commission de développement frontalier (CDF), Max Antoine, qui a conduit une mission d’évaluation dans la région vendredi dernier. Les conducteurs de véhicules tout terrain doivent faire montre de dextérité pour utiliser cette route internationale. Une démarche qui pourrait s’avérer périlleuse pour ceux qui ne sont pas habitués. " Il y a de grosses pierres sous l’eau, ces pierres se trouvaient en bordure du lac", explique un conducteur de véhicule.
Les camions continuent à traverser la frontière avec leurs marchandises même si l’eau arrive à la hanche des riverains en certains endroits. De Fonds Parisien jusqu'à la ligne frontalière toute la zone est inondée depuis 15 jours. Le débordement du lac s’est accentué lors du passage des ouragans Gustav, Hanna et Ike. Toutefois le marché fonctionne, même si les acheteurs se font rares. Le long de la route inondée, des mines de sables servent de barrage à l’eau. En fait une seule de ces carrières, responsables en partie de la dégradation de l’environnement, continue à fonctionner en dépit de l’inondation. Selon des riverains, la rivière Soniete en République Dominicaine serait à l’origine du débordement du lac Azueï. Les membres de la délégation, composée de représentant des ministères de l’environnement et des finances et de la commission de développement frontalier, ont annoncé des dispositions en vue de réparer la route. L’ensablement du lac, les fortes averses et le déboisement des bassins versants sont les principales causes du débordement du lac Azueï.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14118
HRV commente :
Quand les voix se sont levées pour annoncer le débordement du Lac Azuei , personne n’a senti une vraie préoccupation officielle devant ce qui représentait une chronique d’une catastrophe annoncée. Les choses se passent ainsi en Haïti. Les « exécuteurs » de projets avant de s’intéresser doivent savoir d’abord et avant tout combien ils vont recevoir en pots de vin. Aujourd’hui ils s’appellent ministres, directeurs généraux, députés et sénateurs. Le bien-être collectif ne rentre jamais en ligne de compte.
Les journalistes du Nouvelliste ont crié haut et fort sans arriver à se faire entendre. Notre seule route internationale devenait de plus en plus impraticable. Aujourd’hui nous voilà devant le fait accompli. Bientôt il faudra faire une partie de la route en bateaux ou en chaloupe.
Cette sorte d’épée de Damoclès pend aussi sur la tête du « MORNE L’HOPITAL » quand des coulées de boue enseveliront la moitié de Port-au-Prince, le gouvernement sortira avec son « KWI » pour mendier alors que les sous du pays sont distribués aux parlementaires pour l’exécution de projets dans un pays ou il y a plein de ministres et de ministères couvrant tous les domaines.

vendredi 26 septembre 2008

Haïti/Nations Unies/Préval : Briser le paradigme de la charité

vendredi 26 septembre 2008
Maintenir les capacités productives et commercialiser dans des conditions équitables, préconise René Préval
P-au-P, 26 sept. 08 [AlterPresse] --- Le président René Garcia Préval appelle la communauté internationale à changer de paradigme dans sa coopération avec Haïti, en encourageant plutôt la république caribéenne à valoriser son potentiel, dans un message de circonstance dont a pris connaissance l’agence en ligne AlterPresse.
Devant la tribune des Nations Unies, ce 26 septembre 2008, le chef de l’Etat haïtien demande à la communauté internationale d’aller au-delà de l’assistance humanitaire, délivrée après les quatre ouragans successifs qui ont frappé le pays de plein fouet en moins d’un mois (du 16 août au 7 septembre 2008).
« Nous devons briser le paradigme de la charité dans notre approche de la coopération internationale. Parce que la charité n’a jamais aidé aucun pays à sortir du sous-développement », lance René Préval.
Prenant la parole à la 63e session de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies (Onu), le président haïtien se dit « sceptique vis-à-vis de l’aide alimentaire importée et des modalités traditionnelles, selon lesquelles elle s’exerce ».
Haïti a de fortes potentialités en matière de production, rappelle René Préval,.
« Nous sommes de rudes travailleurs, pétris par le dur labeur et dotés d’un sens aigu pour la création d’entreprises et le commerce », affirme le chef de l’Etat haïtien
« Si la communauté internationale veut faire quelque chose d’utile avec nous, c’est d’aider les Haïtiens à mettre en valeur ce potentiel », soutient René Préval.
Le président haïtien estime que les pays pauvres ont des possibilités de sortir de leur situation.
Il suffit, selon lui, de « mettre en place et maintenir de véritables capacités productives et commercialiser dans des conditions équitables, conditions premières pour que les pays pauvres fassent sauter la chaîne de la pauvreté ».
« Le jour où l’aide au développement se réalignera sur ce critère, alors la lutte contre la pauvreté et la faim dans le monde prendra un nouveau tournant sur cette planète », pense René Préval.
Le discours du président d’Haïti est surtout accentué sur la pauvreté et les récentes catastrophes naturelles qui ont frappé son pays.
Ces dégâts font reculer le pays de plusieurs années, considère Préval\.
« Ils mettent à rude épreuve nos capacités de résistance, surtout lorsqu’il faut tenir compte que toutes ces victimes, de même que leur famille, toutes ces entreprises, grandes ou petites, sont livrées à elles-mêmes et attendent de l’Etat et de l’Etat seul, les moyens de leur relèvement ou de leur retour en affaires, faute de système d’assurance de marché adéquats pour compenser les pertes résultant de ces nombreux dommages », déclare-t-il.
Des discussions sont déjà entamées avec certains partenaires d’Haïti « pour procéder rapidement à une évaluation exhaustive des besoins nouveaux créés par les dommages à nos infrastructures, avec la perspective d’élaborer un plan global de reconstruction, qui servira de fil conducteur pour les efforts de coopération avec notre pays ».
René Préval évoque, tout de même, la libéralisation du commerce qui, à son avis, pourrait être bénéfique pour l’humanité, en particulier pour les pauvres qui ont la possibilité de produire pour un marché plus grand.
Cette libéralisation du commerce doit se faire sans hypocrisie, ni mystification, et sur la base de règles claires, transparentes ; qui sont les mêmes pour tous et que les puissances qui les promeuvent commencent d’abord par respecter, souhaite René Préval. [do rc apr 26/09/2008 11 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article7734

Formation à la Chambre des députés d’une commission de « monitoring » de la distribution de l’aide aux sinistrés

Perspective d’investigation des éventuels cas de détournement
jeudi 25 septembre 2008,
Radio Kiskeya
Une commission chargée de contrôler la distribution de l’aide aux sinistrés à travers le pays a été formée jeudi à la Chambre basse.
La commission se donne notamment pour mission de mener des enquêtes sur d’éventuels cas de détournement de l’aide, en s’assurant qu’elle parvienne effectivement à ceux à qui elle est destinée. Elle réalisera des enquêtes sur le terrain, auprès des structures de protection civile et des Organisations Non Gouvernementales, pour évaluer le niveau de l’aide reçue et déterminer si celle-ci est convenablement distribuée.
"Cette commission parlementaire sera incontournable, pour éviter le fiasco de la gestion de l’aide massive accordée après la tempête tropicale Jeanne, il y a 4 ans", a solennellement déclaré un des membres de la commission, le député des Gonaïves (Artibonite, Nord), Arsène Dieujuste.
Le président et le porte-parole de la commission, les députés Esdras Fabien (Carrefour, Ouest) et Fransnet Dénius (L’Asile, Nippes), demandent au bureau de la Chambre de mettre des moyens à la disposition de celle-ci pour qu’elle puisse atteindre ses objectifs.
Cette commission, dont font aussi partie les députés Jean Etzer Valentin et Patrick Domond, est constituée au moment où, paradoxalement, les parlementaires eux-mêmes suscitent l’appréhension de plus d’uns en raison du fait qu’ils doivent incessamment recevoir du gouvernement des fonds destinés aux victimes des derniers ouragans.
L’Initiative de la Société Civile figure parmi les organisations qui désapprouvent la décision du gouvernement de remettre de l’argent à des parlementaires, dans le cadre de l’aide aux sinistrés. Le directeur exécutif de l’ISC, Rosny Desroches, y voit une source de corruption. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5292

Brutalités policières contre la comédienne haïtienne Natacha Jeune Saintil

Son état jugé stable après une intervention chirurgicale
vendredi 26 septembre 2008,
Radio Kiskeya
La jeune comédienne haïtienne Natacha Jeune Saintil été admise en urgence jeudi à un centre de Médecins Sans Frontière (MSF) à Port-au-Prince pour y subir une intervention chirurgicale suite à des brutalités policières dont elle a été victime la veille au soir en son domicile à l’impasse Vainqueur (Canne à sucre, Carrefour, banlieue sud de la capitale haïtienne).
La jeune femme a été l’objet de graves sévices de la part d’un groupe de policiers affectés au Commissariat de police de Carrefour pour avoir protesté contre l’arrestation apparemment arbitraire de son frère. D’autres occupants de la résidence de Natacha auraient êté également molestés pour les mêmes raisons.
Les coups reçus ont provoqué chez la victime des lésions internes et des fractures. Son état était jugé stable vendredi matin, après l’intervention chirurgicale.
Natacha Jeune Saintil comédienne du Théâtre National d’Haïti et du Petit Conservatoire du metteur en scène Daniel Marcelin, a représenté Haïti brillamment en France et en Afrique où elle a interprété, entre autres, le monologue intitulé « La Reine des masques » du célèbre écrivain haïtien Gary Victor.
En compagnie de la troupe KTK de Ralph Civil, Natacha Jeune Saintil devait incessamment partir pour Montréal (Canada) pour y prendre part au festival « Mois du créole ». [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5293

Le gouvernement pourrait consentir à baisser le prix du carburant

A l’issue d’une rencontre avec les membres de deux commissions sénatoriales, le ministre des finances, Daniel Dorsainvil, a fait état d’une éventuelle baisse des prix des produits pétroliers. Aucune date n’a été fixée, le ministre se contentant d’indiquer que la structure des prix et le prix d’achat du dernier tanker seront analysés pour déterminer le prix à la pompe.Le dernier tanker de produits pétroliers était arrivé le 19 septembre dernier au terminal de Thor.Le ministre Dorsainvil affirme avoir apporté des explications convaincantes aux sénateurs, membres des commissions justice et commerce du Sénat, sur le maintien du prix élevé du carburant. " Les sénateurs ont compris que le gouvernement n’avait pas l’intention de récupérer les fonds injectés pour ajuster les prix du carburant", ajoute t-il.Toutefois Daniel Dorsainvil admet que depuis le 4 septembre le gouvernement n’injecte plus de ressources dans ce secteur.De son coté, le président de la commission justice du sénat, Youri Latortue a fait montre d’optimisme en annonçant une baisse du prix de l’essence. " Il y a une bonne nouvelle qui sera annoncée bientôt par le ministre des finances ", a lancé le sénateur Latortue à l’endroit des journalistes accrédités au parlement." On n’attendra pas la prochaine livraison pour baisser les prix", explique t-il. Le délai entre les deux dernières livraisons était de 15 jours. Rassuré sur ce point, le sénateur Latortue a attiré l’attention sur l’absence de réserves stratégiques et la concentration des réserves d’hydrocarbures dans la capitale. Il a également mis l’accent sur l’absence de subvention pour le gaz propane et le kérosène alors qu’il faut lancer un campagne pour interdire le déboisement.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14115
L’assainissement de Pétion ville, priorité de la mairesse Lydie Parent La mairesse de Pétion ville, Claire Lydie Parent, réitère sa détermination à construire des trottoirs afin de faciliter la circulation des piétons dans sa commune. Faisant remarquer que les marchandes ne sont pas les seules responsables du désordre, elle attire l’attention sur les clôtures érigées sur les trottoirs.
La mairie de Pétion ville a lancé récemment une campagne de démolition de ces murs. " Il y a des propriétaires qui ont réclamé et obtenu un délai d’un mois", dit-elle assurant que les murs seront détruits en cas de refus d’un propriétaire. Mme Parent rappelle qu’il n’y a pas de dédommagement pour les propriétaires arguant que ceux-ci n’avaient pas respecté les 2 mètres de trottoirs prévus par la loi. " Tout est prioritaire ", lance Mme Parent soulignant que l’absence de trottoir peut causer un accident de la circulation. " Des élèves pourraient être fauchés alors qu’ils se retrouvent sur la chaussée" ajoute t-elle. En ce qui a trait à la présence des marchandes dans les rues, Claire Lydie Parent signale qu’il s’agit d’une lutte permanente. Elle annonce que les rues attenantes à l’ancien marché publique seront réparées afin de faciliter la circulation des véhicules. Elle révèle que l’ancien marché sera transformé en un espace culturel avec un musée, une bibliothèque et un théâtre notamment. L’administration communale de Pétion ville avait lancé récemment une campagne de sensibilisation pour décourager les marchandes ayant leurs tréteaux sur les trottoirs. Elle informe qu’une cinquantaine de marchandes avaient bénéficié d’une allocation de mille gourdes pour avoir consenti à libérer les trottoirs. " La résolution des petits problèmes équivaut à la résolution d’un grand problème ", argue Mme Parent faisant remarquer que le ramassage d’ordures demeure un défi pour l’administration communale.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14116

Benoît flambe Préval .. IL n'a ren fait pour combattre la corruption

Pour le député Steven Benoît, le Président Préval n'a rien fait pour lutter contre la corruption alors qu'Haïti, selon Transparency International, est au quatrième rang des pays les plus corrompus de la planète.
« En dépit de ses beaux discours, le président René Préval n'a rien fait pour lutter contre la corruption », a déclaré le député Steven Benoît, à « Fas pou Fas », sur Magik 9, le jeudi 25 septembre 2008, quelque quatre jours après la publication d'un rapport de Transparency International classant Haïti au quatrième rang des pays les plus corrompus de la terre. Enfonçant le clou, il a qualifié la décision de l'Exécutif de confier aux parlementaires la gestion de « fonds d'urgences » censés venir en aides aux sinistrés de « scandale », « d' incitation à la corruption ».S'agissant de CNE, dont une bonne partie des équipements a été pillée en 2003 avant le départ d'Aristide, le remuant député de Pétion Ville fustige le choix de son ancien camarde politique de la plate forme Lespwa. Comme lors de son premier mandat, René Préval est en train de transformer ce centre en une affaire présidentielle, a-t-il dit. «Au CNE il y a un désordre généralisé. Le CNE n'a pas de loi organique », a souligné Steeven Benoît. Souscrivant aux conclusions du rapport de Transparency International, M Benoît a qualifié l'Etat en haïtien « d'Etat délinquant ». Par ailleurs, il a taxé d'inutiles, d'inopérantes la CSC/CA, l'UCREF et l'ULCC, des institutions chargées de lutter contre la corruption dans le pays.
« Si cela dépendait que de moi, j'aurai fermé les portes de la CSC/CA qui n'a rendu que deux arrêts de débêt en 50 ans d'existence ». Moins acide, il a par ailleurs reconnu que sur le dossier de l'administration du ministère des affaires étrangères sous l'ex-général Hérard Abraham, un arrêt de débet a été rendu contre ce dernier et contre l'ancien administrateur du MAE Harold Bruno. Il revient au parlement d'organiser la mise en accusation du ministre incriminé, a-t-il indiqué en critiquant la commission bicamérale de décharge.

Roberson Alphonse

http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=62612&PubDate=2008-09-25

CARLTON RARA...RIJA RANDRIANIVOSOA...GUY VIARRE...FRANKETIENNE

La Spirale des Parois
Dans une mise en voix inédite de deux auteurs,
Guy Viarre et Franketienne, Carlton Rara s'efface derrière les mots pour célébrer deux écritures qui croisent leurs forcesLes textes sont pris ici comme des partitions et leur faire sens ne nous appartient pas. Toute mise en voix ou en musique de l’écrit est un « détournement » à en croire Yves di Manno ; il est sage de l’admettre, mais si ce procédé devait donner à entendre même une seule fois ce que le livre lui donne à lire pour l’éternité alors faire la lecture devient un passage, c’est une bonne chose. Transition évidente de la plume spiralique de Franketienne à celle fulgurante et définitive de Guy Viarre, tous les deux la main pendante des maîtres et puis la voix du lecteur, la sienne propre, pour un instant la leur, tantôt faible, tantôt forte, mais toujours existante, tout cela, un seul et même personnage. Spectacle poétique et musical : un cocktail de Caraïbes, de slam et de deux grands "déparleurs" haïtiens, Guy Viarre et Franketienne, avec Carlton Rara, lecteur musicien et Rija Randrianivosoa, guitariste.
Vendredi 3 octobre à 20hPrix : 8€ - 5€ (réduit) - 3€ (étudiants) - Article27

Lieu : Maison de la Poésie,

28 rue Fumal, 5000 Namur

Informations & réservations : 081/22 53 49

Conso. Certains ordinateurs émettraient des vapeurs suspectes. La firme n’a pas encore réagi.

Mac Pro, le pépin toxique pour Apple ?
LAURE NOUALHAT
QUOTIDIEN : vendredi 26 septembre 2008

Certains modèles d’ordinateurs Apple émettent des vapeurs toxiques et le géant à la pomme ne pipe mot. Un chercheur du CNRS l’a découvert à ses dépens. En février 2007, le labo du chercheur - qui souhaite rester anonyme - acquiert un Mac Pro pour l’étude de structures de molécules en 3D. Après l’avoir déballé, il repère une forte odeur. Dix jours plus tard, ses yeux, son nez, son larynx sont irrités. «Dès sa mise en route, l’ordinateur a distillé des substances qui, au bout d’une semaine d’utilisation, m’ont provoqué une irritation prononcée de la cornée et des voies respiratoires», raconte-t-il. Même à l’arrêt, l’ordinateur sent.
Puanteur. Le biologiste moléculaire contacte alors Apple Care, le service d’assistance aux clients d’Apple, lequel lui envoie un technicien pour changer l’alimentation de l’ordinateur. La puanteur persiste, le chercheur insiste. Apple procède à un échange mais - manque de chance, le second appareil empeste de la même façon. Intrigué, notre chercheur commence à farfouiller sur Internet et découvre que son cas est loin d’être isolé. En Allemagne, en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis, les forums de discussion regorgent de témoignages. «Odeur de voiture neuve», «de tapis garni de pourriture», «sensations de vertiges», «nausées», «migraines». On y trouve même de judicieux conseils : «Moi, je travaille les fenêtres ouvertes.»
Pugnace, le scientifique contacte Greenpeace qui le renvoie sur un laboratoire d’analyses, Analytica, connu pour avoir débusqué le caractère toxique du pétrole de l’Erika. Analytica piège les molécules du fameux fumet. «Nous avons identifié sept contaminants organiques volatils», explique Bernard Tailliez, patron du labo. Le cocktail détecté est peu engageant puisqu’il s’agit notmament de styrène, de benzène et de ses dérivés…
«Benzène». Libération a fait passer l’étude à l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (Inéris). «Ces substances sont pour la plupart des irritants des yeux, de la peau et des voies respiratoires, ce qui peut entraîner des signes cliniques lors d’expositions aiguës. Certains sont nocifs ou toxiques par voie orale, mais là, il s’agit d’inhalation», analyse Sylvie Tissot, toxicologue à l’Inéris. Donc, a priori, pas de risque. Toutefois, une molécule pose problème. «Le benzène peut avoir des effets sur la moelle osseuse. Imaginons qu’une personne travaille huit heures par jour pendant deux mois en inspirant de telles vapeurs, des personnes sensibles pourraient très bien développer des leucémies», affirme Annie Leszkowicz, experte en risque chimique auprès de l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail.
Contacté par Libération, Apple garde le silence. «J’ai obtenu la même réponse à chaque fois, s’énerve notre lanceur d’alerte : "Nos ingénieurs se penchent sur le problème."» A force de se pencher dessus, ils ont dû l’étouffer. Pourtant, Apple détient le rapport d’analyses depuis février et n’a jamais informé ses clients du risque encouru. Quelques jours après avoir publié son rapport sur le Net, le chercheur a reçu un coup de fil d’Apple lui promettant «de régler le problème sous huit jours». Des internautes ont recoupé les numéros de série des ordinateurs défectueux et certains affirment qu’ils viennent tous de Chine. Rien ne vient confirmer cette hypothèse. En tout cas, le silence d’Apple pourrait lui coûter cher : en 2007, Sony avait été contraint de rappeler 440 000 ordinateurs portables pour cause de batteries surchauffantes. Le marché avait alors sanctionné la lenteur de gestion du problème, et l’action Sony avait perdu 4,2 % à Tokyo.

http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/354540.FR.php

jeudi 25 septembre 2008

L’Etat de New York recueille des dons pour les sinistrés haïtiens

Le Gouverneur David Patterson, qui salue la mobilisation des haïtiens, affirme que les contributions seront reçues jusqu’à dimanche
mercredi 24 septembre 2008,

Radio Kiskeya

Le Gouverneur de New York, David Patterson, a adressé mercredi ses plus vifs remerciements aux donateurs ayant apporté leur contribution à une opération qui a permis de recueillir de l’aide humanitaire en faveur des nombreux sinistrés que compte Haïti après le passage de plusieurs cyclones.
Selon une dépêche de l’Associated Press, s’exprimant lors d’une cérémonie à laquelle participaient des leaders haïtiens et américains au siège de la Garde nationale à Brooklyn, le Gouverneur Patterson a identifié parmi les dons récoltés du riz, de l’eau potable et de la crème pour bébé.
Bien que satisfait de la mobilisation des haïtiens et d’un certain nombre d’américains, il a souligné que d’autres articles étaient encore nécessaires pour répondre aux besoins des populations sinistrées.
Dans cette perspective, l’Etat de New York a accepté de continuer à recueillir des dons jusqu’à dimanche à travers trois sites où les contributions seront reçues.
Un avion militaire américain acheminera l’aide humanitaire à Port-au-Prince.
Des centaines de milliers d’haïtiens et d’américains d’origine haïtienne forment une importante communauté haïtienne à New York. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5290

Le Premier ministre en visite d’évaluation dans le Sud

Michèle Pierre-Louis s’engage à répondre aux besoins des populations sinistrées
Mercredi 24 septembre 2008
Radio Kiskeya
Le Premier ministre Michèle Pierre-Louis a promis mercredi l’aide gouvernementale aux populations sinistrées du département du Sud lors d’une nouvelle tournée d’évaluation post-cyclonique l’ayant conduite notamment aux Cayes (196 km au sud de Port-au-Prince).
Le chef du gouvernement qui s’est rendu compte personnellement de l’étendue des dégâts a déclaré vouloir faire « tout ce qui est en son pouvoir » pour améliorer le sort des victimes de la région où la tempête tropicale Gustav avait laissé un lourd bilan au milieu du mois d’août.
Rappelant qu’un programme d’urgence d’un montant de 200 millions de dollars américains serait rapidement opérationnel, Michèle Pierre-Louis a fait savoir que le gouvernement ne saurait rester indifférent vis-à-vis du désespoir de la population.
Se trouvaient notamment aux côtés du Premier ministre, les ministres de la santé, Alex Larsen, des travaux publics, Jacques Gabriel, de l’agriculture, Joanas Gué, de l’intérieur, Paul Antoine Bien-Aimé ainsi que quatre Députés du département.
La délégation a regagné la capitale dans l’après-midi.
Lors de deux déplacements précédents, Mme Pierre-Louis s’était rendue successivement aux Gonaïves et à Ennery, deux villes de l’Artibonite (nord) extrêmement touchées par le passage des cyclones Hanna et Ike, au début du mois.
Ces intempéries en cascade ont fait au moins 426 morts, 69 disparus et plus de 800.000 sinistrés à travers le pays. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5291

Députés et sénateurs prêts à recevoir des fonds de l’exécutif

Les avis des députés sont partagés sur la proposition du gouvernement d’allouer une enveloppe de 5 millions de dollars à chaque député pour la réalisation de projets dans leurs circonscriptions.Le député Délouis Félix estime qu’il s’agit en fait d’un piège tendu par le gouvernement pour les élus qui ne sont pas comptables des deniers publics. Certains parlementaires craignent qu’ils devront à l’avenir rendre compte à la Cour Supérieure des Comptes de l’utilisation de ces montants.Toutefois la première ministre, Michèle Pierre Louis avait indiqué que les élus n’auraient pas à rendre compte puisque les fonds seront gérés par la Primature et le ministère des finances.A la chambre basse hier de nombreux députés, même ceux qui avaient fait montre d’une certaine réticence, s’appliquaient à préparer des projets afin de bénéficier des 5 millions de gourdes. Le député de l’OPL, Acluche Louis Jeune, s’était résolu à soumettre des projets au ministère de l’intérieur pour éviter que la population de sa circonscription ne soit traitée en parents pauvres.Les sénateurs ne sont pas en reste puisqu’ils bénéficient eux aussi d’une allocation d’un million de gourdes pour chaque commune dans leur département.Judnel Jean (Fusion), l’unique sénateur du Nord Est se réjouit de cette initiative et a présenté une liste de projets qu’il compte soumettre au gouvernement. Il envisage l’achat de pompe, de téléviseurs et la construction de places publiques dans plusieurs communes avec les 13 millions de gourdes. Le sénateur Michel Clérié également de la Fusion accueille favorablement l’initiative du gouvernement de Michèle Pierre Louis.En réaction l’économiste Kesner Pharel critique cette initiative de l’exécutif rappelant qu’elle est inconstitutionnelle. " Il y a quelques semaines les députés clamaient haut et fort qu’ils veulent respecter la constitution, aujourd’hui ils doivent admettre qu’ils ne sont pas comptables des deniers publics", dit-il faisant remarquer qu’il n’existe pas de structure de reddition de compte pour les parlementaires.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14111
HRV commente :
Le gouvernement démissionnaire de Jacques Edouard Alexis avait déjà distribué des sous aux élus pour la réalisation de projets dans leurs communes. Ceci a été critiqué dans la mesure ou ce gouvernement renvoyé ne devrait s’atteler qu’à liquider les affaires courantes. Les députés avaient défendu le bien fondé et la « presqueconstitutionnalité » de leurs démarches.
L’opinion publique n’a jamais eu vent des montants exacts alloués « o ZELUS » locaux, ni de la nature des projet exécutés par les nouveaux petits chefs du pays. D’ailleurs en Haïti on a pas trop l’habitude de demander des comptes. Chaque bourrique braie dans son pâturage. Le concept de l’intérêt collectif n’est qu’un vain mot qui orne des discours politiciens.
Il n’en sera pas autrement. En fait la tactique du pouvoir exécutif est bien huilé : lâcher des sous dans les escarcelles des députés pour déclencher des chaînes de protestation

mercredi 24 septembre 2008

Eviter les approches cosmétiques

solution passagère ou définitive aux problèmes environnementaux du pays ? La grande L'idée de mobiliser des fonds pour revitaliser les départements touchés par les récentes intempéries n'a rien de mauvais en soi. Ces fonds seront-ils utilisés pour apporter une inquiétude.
A quoi cela sert-il de dépenser des milliers de dollars dans des projets qui ne visent pas à attaquer en amont les problèmes environnementaux ? questionne un environnementaliste désireux de garder l'anonymat. Il interpelle la conscience citoyenne en vue de tirer des leçons des expériences antérieures. Touchant la plaie du doigt, il déclare : « On a dépensé beaucoup d'argent après le passage du cyclone Jeanne. Quatre ans plus tard, on se rend bien compte que rien de concret n'a été fait. »Il prône la prévention, la synergie entre les différentes entités publiques concernées afin de ne pas répéter les mêmes gabegies.

Opter pour une approche scientifique « Le moyen le plus rassurant d'éviter les approches cosmétiques c'est d'attaquer les problèmes environnementaux du pays en amont », soutient-il. La démarche scientifique veut que la prévention contre les désastres respecte une méthodologie, laquelle passe, selon lui, par les étapes suivantes: le diagnostic du problème, la préparation, la réponse et le recouvrement.« Le diagnostic, poursuit-il, nous permet de collecter toutes les données relatives au problème étudié. Une fois recueillies les données précises sur le problème, on pourra commencer à se préparer pour apporter les réponses nécessaires. » Plus loin, il ajoute qu'il faut réajuster le plan après que les réponses auront été apportées.
Il déplore le fait que la majorité des projets réalisés en vue d'améliorer la qualité de l'environnement du pays n'ont pas, toutes, tenues compte de cette démarche. « Faute d'un diagnostic général de la situation environnementale, les responsables ont très peu de connaissance sur les problèmes spécifiques des différentes régions du pays », dit-il, précisant qu'ils ne peuvent, en conséquence, apporter une solution définitive aux problèmes de l'environnement. Des drames douloureux évitables
Tenant compte du cycle cyclonique, l'environnementaliste soutient que tout projet visant la prévention des désastres doit être planifié sur une échelle de 6 mois. « L'expérience montre que, passé ce délai, on risque de se faire rattraper par la nouvelle saison cyclonique », prévient-il. « Les interventions devront être de grande envergure. Car, actuellement, il y a à peu près 27 à 31 bassins versants à protéger. On ne saurait nier aussi les risques que représentent près de 60 rivières dans les dix départements du pays. Ces rivières méritent des interventions d'urgence », estime-t-il.
Durant les 20 dernières années, fait-il remarquer, la vulnérabilité de l'environnement d'Haïti expose ses habitants à des drames douloureux. Quelques villes du pays restent gravées dans les mémoires : Mapou, Fonds-Verrettes, Gonaïves, les Cayes etc. Les problèmes environnementaux ne cessent de s'aggraver. C'est le cas de la rivière Grise sur laquelle sont jetés les ponts des communes de Tabarre et à Croix-des-Missions. A l'heure actuelle, ces ponts ainsi que leur voisinage immédiat sont menacés lorsque ce cours d'eau est en crue.« Le bassin qui devait retenir en amont les eaux n'est pas assez protégé par une couverture végétale », indique-t-il. Dans ce tableau écologique, un autre point sombre : les quinze kilomètres de bordure de la rivière Grise ont été érodés, la pression des habitats oblige. La croissance démographique, l'absence de l'autorité ont eu raison de l'espace vert. Que faire pour remédier à la problématique environnementale ? Quatre entités publiques, note-t-il, devraient, de manière coordonnée, intervenir : les Ministères de l'Environnement, de l'Agriculture, des Travaux publics, de l'Intérieur et des Collectivités territoriales. « Malheureusement, les rares interventions de ces institutions ne se font jamais de manière coordonnée », se désole l'environnementaliste.

Jean Gardy Gauthier

jggauthier@lenouvelliste.com
Claude Bernard Sérant
cbserant@lenouvelliste.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=62498&PubDate=2008-09-24

Les ministères sont chargés de la gestion des fonds du programme d’urgence

Les 197 millions de dollars américains décaissés dans le cadre de l’état d’urgence, décrété après le passage des récents cyclones, seront gérés par les différents ministères.Une enveloppe de 2 milliards 270 millions de gourdes a été accordée au ministère de l’agriculture, qui devra coordonner les activités pour remettre en état de fonctionnement des infrastructures agricoles endommagées et assurer une certaine disponibilité alimentaire pour les 5 prochains mois."Nous devons protéger de 413 kilomètres de ravins et curer de 160 kilomètres de lits de rivières, ", explique le ministre Joanas Gué qui annonce également l’entretien et à la réhabilitation d’infrastructures de production, l’acquisition de 837 mille tonnes de semence et de 500 000 outils aratoires. De plus, le ministère de l’agriculture entend lancer une campagne de vaccination de 1 million 400 mille têtes de bétail.L’éducation représente également une priorité dans le programme d’urgence du gouvernement.
Le ministre de l’éducation, Joël Desrosiers Jean Pierre, a fait état de 146 écoles endommagées, dont 55 qui doivent être reconstruites. De plus, il annonce que 200 000 élèves des écoles publiques et 125 000 des écoles privés bénéficieront d’une subvention des frais scolaires. M. Desrosiers informe également que 200 000 kits scolaires, 50 000 plats chauds additionnels et 200 000 uniformes seront distribués aux élèves.De son coté, le ministre des travaux publics, Jacques Gabriel, a soutenu que les travaux de réfection du réseau routier sont estimés à 44 millions de gourdes. Le Centre National des Equipements bénéficiera d’une allocation de 36 millions pour faciliter la réalisation des travaux.
Dans son intervention, le ministre de l’Intérieur, Paul Antoine Bien-aimé, a indiqué que son ministère cordonnera l’assistance humanitaire aux sinistrés et les travaux d’assainissement. "5 millions de gourdes vont être débloquées en faveur de chaque commune en vue de la réalisation d'activités de développement", a précisé M. Bien-aimé.
Par ailleurs, le ministre de l’économie et des finances, Daniel Dorsainvil, a pour sa part indiqué que le gouvernement dispose d’une enveloppe de 952 millions de gourdes pour le paiement d’un 14ème mois de salaire aux fonctionnaires.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14110
HRV commente :
Quand on lit que Transparency International a fait d’Haïti l’un des quatre pays les plus corrompus du monde ; quand on n’est pas convaincu de la compétence des fonctionnaires de l’actuel gouvernement ; quand on sait que ce gouvernement ne s’est jamais illustré dans la gestion et la conduite d’un quelconque programme nous avons définitivement froid au dos avec cette forte somme d’argent qui va être lâchée à cette meute….

La commission présidentielle recommande une force publique de type militaire

Le président de la commission présidentielle de réflexion pour le renforcement de la sécurité, Patrick Elie, recommande la création d’une force publique de type militaire en Haïti. " Les membres de cette force doivent avoir un entraînement et une discipline qui permettent de remplir des missions que les policiers avec un statut de civil ne peuvent réaliser", a soutenu Patrick Elie, pour qui il faut une organisation militaire de type intermédiaire entre la police et l’armée." On peut donner le no qu’on veut à cette force publique", dit-il faisant valoir qu’une armée est une institution constituée pour le combat. Selon M. Elie, une armée avec des régiments de combat ne répondrait pas aux besoins de la nation.Une gendarmerie est une force militaire insiste t-il estimant que les FAD’H ont une connotation négative pour une partie de la population. Toutefois, M. Elie n’a pas de préjugé contre les anciens militaires qui, s’ils remplissent les conditions requises, pourront faire partie de cette nouvelle institution.La surveillance des frontières et des cotes haïtiennes fera partie des taches de cette nouvelle force publique, selon M. Elie qui met l’accent sur la nécessité de réaliser des études pour déterminer les différents aspects de cette force publique. " La formule de déploiement doit être analysée ", dit-il faisant remarquer que le renforcement de la PNH doit être envisagé dans la perspective de la création de cette nouvelle force militaire.
En réaction, le colonel Himmler Rébu rétorque qu’il n’existe pas d’entité intermédiaire entre la police et l’armée. " Toute formation militaire vise le combat", lance t-il rappelant qu’il y a eu une propagande contre l’armée.De plus, M. Rébu ne croit pas opportun de transférer des agents du Swat et de CAT au sein de la nouvelle force publique.Par ailleurs, l’ambassadeur du Brésil à Port-au-Prince, Igor Kickman, a indiqué qu’une nouvelle force publique n’est pas nécessaire pour Haïti. Au cours d’une visite de courtoisie aux sénateurs, le diplomate brésilien a déclaré que la police haïtienne peut assurer la sécurité des vies et des biens. Toutefois l’ambassadeur brésilien a admis qu’il revient aux autorités haïtiennes de prendre les décisions nécessaires.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14109
HRV commente :
Personnellement nous avons beaucoup pensé à l’utilité d’une force armée équipée et bien entraînée lors du désastre de la succession des phénomènes atmosphériques se déchaînant sur Haïti ces derniers temps.
Nous évoquons une force armée bien équipée – on ne parle pas des anciennes FADH qui ne furent jamais préparées à faire face à ce genre de situations - . Dans l’enfer aquatique de Gonaïves et des autres villes inondées les équipements dont se servent les armées seraient d’une évidente utilité.
Nous comprenons mal que la fameuse commission présidentielle présente son rapport maintenant en pleine période de crise humanitaire. Les suites que les autorités donneront à ce rapport éclaireront nos lanternes.
Par contre ce que l’ambassadeur brésilien à voulu signifier par sa déclaration c’est que les bailleurs de fonds ne débourseront pas dans l’état actuel des sous pour la reconfiguration d’une nouvelle force de sécurité.

L’alerte rouge décrétée en Haïti

Une perturbation localisée en République Dominicaine menace directement au moins cinq départements du pays
Mercredi 24 septembre 2008,
Radio Kiskeya
Les autorités haïtiennes ont décrété mardi l’alerte rouge dans cinq départements géographiques à l’approche d’un centre de basse pression susceptible de se transformer en dépression tropicale au cours des prochaines heures.
Déjà durement éprouvé depuis le début de la saison cyclonique avec un lourd bilan de plusieurs centaines de morts et plus de 800.000 sinistrés, le pays attendait avec angoisse l’éventuel passage de ce système qui était localisé mardi soir en République Dominicaine.
Précisant qu’il ne s’agissait pas encore d’un cyclone, le directeur du Centre national de météorologie (CNM), Ronald Semelfort, a cependant appelé la population à la prudence face aux risques d’inondations, d’éboulements et de glissements de terrain que peuvent entraîner de fortes pluies. La perturbation se déplaçant très lentement et suivant une trajectoire indéfinie, il faudrait s’attendre à d’importantes précipitations jusqu’à vendredi.
Le secrétariat permanent de gestion des risques et désastres a décrété l’alerte rouge pour le Sud-Est, l’Ouest, le Plateau Central (Centre), l’Artibonite (nord) et le Nord-Est. L’alerte orange reste en vigueur pour les autres départements.
De fortes pluies ont été enregistrées mardi en début de soirée à Port-au-Prince où les résidents de vastes bidonvilles vivent dans des conditions précaires.
Entre la mi-août et le début de ce mois, les tempêtes tropicales et ouragans Fay, Gustav, Hanna et Ike ont fait au moins 426 tués et 69 disparus, selon le dernier bilan provisoire de la protection civile. L’économie agricole et les infrastructures (routes, ponts, habitations) ont été également profondément touchées.
Très mouvementée, la saison cyclonique 2008 dans l’Océan Atlantique prendra fin officiellement le 30 novembre. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5289

HRV OBSERVATOIRE

Selon le dernier rapport en date de Transparency International Haïti est l’un des pays les plus corrompus de la planète. Nous avons été seulement dépassés par l’Irak, La Somalie et la Birmanie. Haïti semble se plaire et revendique sa classification car ça fait quelques temps déjà que le pays se trouve « très bien rangé » dans cette catégorie. Généralement les dénonciations et les accusations d’acte de corruption ne sont jamais objet d’enquêtes sérieuses. Les investigations débutées par des déclarations médiatiques sont souvent noyées par d’autres scandales encore plus résonnants. Tout ceci dans une indifférence absolue et pathologique témoignant une situation proche de celles « des animaux malades de la peste ». Ils n’en mouraient pas tous. Mais tous étaient atteints.
Aujourd’hui, au lendemain des catastrophes sans précédent ayant réduit Haïti en une nation-épave, le pays a du mal à bénéficier de l’aide humanitaire à cause de la malhonnêteté des responsables officiels et des innombrables ONGs évoluant sur le terrain.
Le gouvernement haïtien vient de décaisser la bagatelle de 197.000.000 de dollars du programme « PETROCARIBE » (donc, des fonds à rembourser !) pour parer à l’urgence de la situation.
Entre les doutes et les bémols suscités par notre qualificatif de nation corrompue, cette somme peut être prise comme une manne venue du ciel, qui risque de finir dans les escarcelles de ceux qui pratiquent comme passetemps la corruption endémique et impunie appuyée par l’indifférence des citoyens dits honorables.
La société doit rester sur sa garde. Cette vigilance ne doit pas être confiée aux élus locaux qui souvent font preuve d’une conduite loin d’être irréprochable.
Nous nous gardons bien de mettre en doute la capacité et la compétence des élus locaux et des administrations à gérer l’urgence et utiliser convenablement les fonds alloués. C’est un débat d’un tout autre acabit…
Chaque citoyen doit être prêt et disposé à demander des comptes.
Haïti Recto Verso va monter un observatoire de façon à ce que les malversations éventuelles de cette somme qui risque d’hypothéquer l’avenir du pays et des générations futures ne soient pas traitées par l’indifférence érigée et acceptée comme règle et norme.

HAITI UN DES PAYS LES PLUS CORROMPUS DU MONDE

Selon Transparency International:Haïti, Venezuela et Equateur les pays les plus corrompus de l’Amérique Latine.
AFP le 23/09/08
Berlin.- Haïti, le Venezuela, l’Equateur le Paraguay, le Nicaragua, le Honduras et l’Argentine sont les pays les de l’Amérique Latine les moins bien classés en matière de corruption selon le rapport 2008 de l’organisation non gouvernementale ONG Transparency International présenté ce mardi.
Parmi les 180 pays analysés, Haïti a occupé la 177 ème place avec une note de 1.4, suivi le Venezuela (158), l’Equateur (151), le Paraguay (138), le Nicaragua (134), le Honduras (126) et l’argentine (109)
Le Venezuela obtint une note de 1.9 sur 10, suivi par l’Equateur (2.0), le Paraguay (2.4), le Nicaragua (2.5), le Honduras (2.6) et l’Argentine (2.9), parmi les pays avec le moins de transparence en matière de corruption.
Parmi les plus corrompus figurent la Somalie à la dernière place suivie par Myanmar, l’Irak, la Birmanie et Haïti.
La corruption dans les pays pauvres es une vraie catastrophe humanitaire qui tue avisa l’ONG Transparence Internationale dont le rapport pointe du doigt des pays commel’Irak, la Somalie, La Birmanie ou Haïti.
« Dans les pays les plus pauvres, la corruption peut représentée une question de vie ou de mort, par exemple quand rentre en jeu l’argent destiné aux soins de santé ou l’eau potable », signala la présidente Huguette Labelle dans un communiqué publié à Berlin
La persistance de niveaux élevés de corruption et de pauvreté qui touchent de nombreux pays dans le monde est comparable à une catastrophe humanitaire permanente et ne doit pas être tolérée » a conseillé la présidente de Transparence Internationale.
Depuis 1995, cette organisation non gouvernementale publie chaque année un « indice de perception de la corruption » qui classe 180 pays en fonction des analyses d’un groupe international d’hommes d’affaires, d’experts et universitaires.
Cet indice varie entre 10 pour un Etat considéré comme propre et zéro pour un Etat considéré comme corrompu.

Article de L'2AFP paru dans les page du listin diario http://www.listin.com.do Traduit pour HRV par DL

LE GUVERNEMENT AGIT...MANNE POUR LES CORROMPUS?

Aide aux sinistrés : le gouvernement annonce un plan d’urgence de plus de 7 milliards de gourdes
Mise à contribution des fonds générés par le programme vénézuélien Petrocaribe
mardi 23 septembre 2008,
Radio Kiskeya

Le chef du gouvernement, Mme Michèle Pierre Louis et plusieurs de ses ministres, ont apporté mardi des précisions sur le programme d’urgence arrêté suite aux cyclones ayant frappé Haïti récemment. Ce programme correspond à un montant de 7 milliards 900 millions de gourdes tirées des fonds générés par le programme vénézuélien Petrocaribe.
C’est au Ministère de l’Agriculture des Ressources Naturelles et du Développement Rural qu’ira la plus importante part de ce montant, soit 2 milliards 270 millions de gourdes.
Le Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales assurera, à la fois, la coordination de la distribution de 5 millions de gourdes à chaque commune, la distribution de nourriture, d’eau et de kits d’hygiène, en collaboration avec les Organisations Non Gouvernementales (ONG) présentes sur le terrain.
Le ministre de l’Economie et des Finances, Daniel Dorsainville, a annoncé la mise à disposition de 952 millions de gourdes pour le paiement d’un 14ème mois de salaire aux employés de l’administration publique. Le gouvernement compte aussi contribuer à la reconstruction des maisons détruites par la mise à disposition de matériaux de construction, a-t-il ajouté.
Le Ministère des Travaux Publics, Transports et Communications (TPTC) et le Centre National des Equipements (CNE) s’attellent à la réparation des routes et des ponts dans la plupart des zones affectées, notamment à Miragoâne, Montrouis et Cabaret, a fait savoir pour sa part le ministre des TPTC, Jacques Gabriel. Des interventions sont également entreprises dans les régions en question au niveau du réseau électrique, annonce-t-il
Les intempéries ont détruit 33 établissements scolaires et endommagé 100 autres actuellement en réparation, selon le ministre de l’Education Nationale, Joël Jean Pierre.
Pendant que le gouvernement apportait ces informations à l’occasion d’une conférence de presse à la Primature, plusieurs centaines de personnes victimes des cyclones dans la région des Nippes, plus précisément à Paillant (Miragoâne), manifestaient pour la seconde fois au cours de la semaine pour exiger de l’assistance.
Concernant l’utilisation des sommes qui vont être débloquées, le député Jonas Coffy (Lavalas, parti de l’ancien président Aristide) a lancé mardi une mise en garde aux sénateurs contre leur projet de gérer chacun 1 million des 5 millions de gourdes que le gouvernement compte mettre à la disposition de chaque commune pour venir en aide aux sinistrés. Ses collègues Arsène Dieujuste (Gonaïves) et Jean Beauvoir Dorsonne (Verrettes) se prononcent pour leur part en faveur d’une bonne gestion des 5 millions. Ils disent avoir en ce sens déjà arrêté des dispositions avec les maires de leurs circonscriptions respectives.
A propos de la rentrée des classes fixée au 6 octobre, le Maire des Gonaïves, Stéphen Moïse, a exprimé mardi des inquiétudes quant à la possibilité que les écoles puissent effectivement commencer à fonctionner à cette date dans la Cité de l’indépendance, la plus durement frappée par les intempéries. [jmd/RK]
http://radiokiskeya.com/spip.php?article5288
Le gouvernement annonce le décaissement de 197 millions de dollars pour le programme d’urgence

Le gouvernement haïtien annonce le décaissement de 197 millions de dollars américains pour venir en aide aux sinistrés et réaliser des projets d’infrastructures après le passage des récents cyclones. Les ministères de l’agriculture, des travaux Publics et de l’éducation auront a charge la gestion de la plus grande partie de l’enveloppe.

Au cours d’une conférence de presse, ce mardi, la première ministre Michèle Pierre Louis a indiqué que 8 milliards de gourdes (197 millions de dollars) ont été décaissés dans le cadre du programme d’urgence. Selon Mme Pierre Louis les fonds provenant du programme Pétrocaribe ont été décaissés avec l’aval du chef de l’état.

Rappelant que l’évaluation des dégâts dans les différents secteurs avait été réalisée, Mme Pierre Louis soutient que les allocations tiennent compte des priorités, " On peut décaisser ces fonds sans passer par la commission des marchés parce que l’état d’urgence a été décrété ", rappelle Michèle Pierre Louis.

La première ministre annonce que la primature, le ministère des finances et la Banque de la République d’Haïti (BRH) assureront le suivi des décaissements dans le cadre du programme. " Il y aura une exigence de rapport hebdomadaire en vue de stimuler les ministères pour éviter les retards ", insiste Mme Pierre Louis soulignant que le gouvernement devra rendre compte des dépenses au parlement.

Les ministères de la jeunesse et de la condition féminine sont appelées à jouer un rôle clé dans l’exécution du programme d’urgence. Mme Pierre Louis a promis que les jeunes et les femmes seront très impliqués dans la réalisation des différents projets.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14107

mardi 23 septembre 2008

Des collectes de fonds organisés à l’étranger afin de venir en aides aux sinistrés

A Montréal, les statistiques à l’issue de la première journée de collecte de fonds en faveur des sinistrés haïtiens étaient bien inférieures aux attentes. 3 000 dollars ont été collectés le consulat général d’Haïti à Montréal, organisateur du programme. " Ça ne se passe pas comme on l'aurait souhaité, a reconnu le consul général d'Haïti à Montréal, Pierre Richard Casimir.
Les réactions ont été assez timides jusqu'à présent. " Toutefois, des dons en nature estimés à 7 000 dollars ont été également collectés.L’UNICEF, qui organisé un radiothon sur l'esplanade de la Place des Arts n’a récolté que 8 000 dollars.
Au Venezuela, 12 stations de radio se préparent à organiser un radiothon en faveur des sinistrés des récents cyclones en Haïti et à Cuba. Les organisateurs espèrent collecter des vêtements et des médicaments en vue de prouver leur solidarité avec Haïti.
De son coté, le Pape Benoît XVI appelle à la solidarité avec les victimes des ouragans Gustav, Hanna et Ike en Haïti, à Cuba, en république dominicaine et aux Etats-Unis. " J’ai une pensée spéciale pour ces personnes qui vivent dans la tristesse", a soutenu le souverain pontife, appelant les églises catholiques à manifester leur solidarité avec les sinistrés.
Par ailleurs, une seconde journée de collecte de dons en faveur des sinistrés des récents cyclones sera organisée par la société civile haïtienne.
Le président de la chambre de commerce et d’industrie d’Haïti, Jean Robert Argant, informe que ce programme aura lieu a Miami ( Florida ) à la mi-octobre et permettra aux haïtiens de la diaspora de manifester leur solidarité avec les compatriotes victimes des cyclones Gustav, Hanna et Ike.
M. Argant donne l’assurance que les fonds pour l’organisation du radiothon proviendront des organisateurs et ne seront pas déduits de 12 millions de gourdes collectées, au parc historique de la Canne à sucre.http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14104
HRV opine : Le contexte de crise financière généralisée rend difficile le plein succès des actions de solidarité. Les communautés haïtiennes de la diaspora répondent timidement à ce genre d’appel car la corruption a toujours terni et mis un bémol sur le bien fondé des collectes de dons en faveur des différents groupes de sinistrés après les catastrophes naturelles.
Les haïtiens de la diaspora on aidé de façon plus directe en aidant à des gens connus.
Il faut noter que les dispositions prises par le gouvernement en place auraient du faciliter les choses. Savoir que les produits envoyés en Haïti seraient dédouanés sans frais par les services du bureau de la protection civile. On déplore cependant que les ambassades ne soient pas davantage en mesure d’aider l’envoi des colis vers Haïti malgré les informations allant dans ce sens publiées par le ministère des affaires étrangères.
La communauté haïtienne menée par le Docteur Jonas JOLIVERT prépare toute la logistique nécessaire pour lancer une collecte de dons dans la région PACA (Provence-Alpes- Côte d’Azur) en faveur des victimes d’Haïti.
Les promesses de dons sont multiples. Les volontaires sont très nombreux. Contrairement à ce qui a été réalisé il y a quatre ans en faveur des victimes des fonds Verrèttes et qui avait donné naissance à la création du Collectif Haïti de Provence, cette action permettra de juger de la capacité de la communauté et des amis d’Haïti d’intervenir face à des situations désastreuses.
Les démarches avancent et sont menées en particulier par Madame Sabine Courtot de l’hôpital privé Clairval de Marseille.

Vol d’une centaine de sacs de riz destinés aux sinistrés

L’affaire a été révélée par des élus locaux de Carrefour ( sud de Port-au-Prince), vendredi dernier après la découverte de quelques sacs de riz sur le marché.
Le député de carrefour, Fabien Esdras ( Lespwa), informe que les sacs de riz, don du gouvernement de Taiwan gérés par le Programme Alimentaire Mondial (PAM) ont été découverts dans au moins trois dépôts de commerce.Le députés Esdras soutient que l’aide alimentaire destinée aux sinistrés des Cayes (sud) a fini sa course dans des dépôts de commerce à Source Corrossol et Waney 93. " 80 sacs de riz ont été retrouvés dans un de ces dépôts", dit-il soulignant qu’un camion transportant 54 sacs de riz a été également intercepté.
Les autorités judiciaires saisies du dossier ont apposé des scellés sur ces dépôts, et confisqué la marchandise. Selon les autorités locales plusieurs personnes sont impliquées dans cette affaire dont Rodney Ducheine, un chauffeur de camion du PAM.
Le député de Carrefour, Fabien Esdras, s’étonne qu’aucune personne n’ait été interpellée par le substitut du commissaire du gouvernement qui avait interrogé M. Ducheine. " En tant qu’ancien juge je m’étonne que le substitut du commissaire du gouvernement n’ait pas cru bon d’interpeller cette personne parce qu’on est en cas de flagrant délit", ajoute t-il.Rapportant les déclarations de certains riverains le député Esdras révèle que des policiers surveillaient le dépôt en question. Le député Esdras qui s’était rendu sur place lors de la perquisition réclame que toute la lumière soit faite sur cette affaire." Après l’ouragan Jeanne de nombreuses personnes s’étaient enrichies il ne doit plus en être ainsi ", a-t-il lancé.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14105
HRV commente :
Très surprenant que des dons gérés par une instance de l’importance de la Pam soient accaparé par des particuliers. Ce n’est ni le premier coup ni un coup de maître sans doute.
En Haïti, la corruption est partout. A tous les niveaux. Depuis quand les biens de la PAM sont déviés et déroutés ?