Mise en garde de l’Observatoire National de l’Environnement et de la Vulnérabilité (ONEV, Ministère de l’environnement) aux populations de Gressier, Léogane, Jacmel, Petit-Goâve et des Nippes dimanche 18 avril 2010, Radio Kiskeya
La section de Léogane de la faille Sud continue toujours à libérer de l’énergie, selon l’Observatoire National de l’Environnement et de la Vulnérabilité (ONEV) du Ministère de l’environnement.
Vingt-trois (23) répliques du séisme du 12 janvier ayant été enregistrées par l’ONEV sur la faille Sud pendant la période allant du 13 au 16 avril derniers, il est alors demandé aux populations de Gressier, Léogane, Jacmel, Petit-Goâve et des Nippes d’être sous leur garde en s’abstenant notamment de réoccuper les immeubles sévèrement endommagés.
Dans un bulletin sismique en date du 16 avril 2010, l’Observatoire National de l’Environnement et de la Vulnérabilité (ONEV) « tient à informer les décideurs politiques en particulier et le public haïtien en général que les 23 répliques enregistrées par ses stations sismologiques le long de la faille Sud sont ainsi réparties :
Mardi 13 Avril 2010 : 5 répliques entre 18h 46 et 18h57, Temps Universel Coordonné (4h30 pour Haïti Temps Normal de l’Atlantique soit entre 2h16 et 2h 27 PM heure locale) d’une magnitude de 2.0 à 3.1 ML (telle que définie par Richter) ont été observées à une distance variant de 8 à 54 km à l’Ouest de Léogane) ;
Mercredi 14 Avril 2010 : 6 répliques entre 18h44 et 18h61 Temps Universel Coordonné (4h30 pour Hait Temps Normal de l’Atlantique soit entre 2h14 et 2h31 PM heure locale) d’une magnitude de 1.7 à 3.8 ML (telle que définie par Richter) ont été observées à une distance variant de 10 km Sud de Port-au-Prince à 51 km à l’Ouest de Léogane ;
Jeudi 15 Avril 2010 : 3 répliques entre 18h49 et 18h58 Temps Universel Coordonné (- 4h30 pour Hait Temps Normal de l’Atlantique soit entre 2h19 et 2h 28 PM heure locale) d’une magnitude de 1.7 à 3.8 ML (telle que définie par Richter) ont été observées à une distance variant de 10 km Sud de Port-au-Prince à 51 km à l’Ouest de Léogane ;
Vendredi 16 Avril 2010 : 9 répliques entre 18h44 et 18h64 , Temps Universel Coordonné ( 4h30 pour Haïti Temps Normal de l’Atlantique soit entre 2h14 et 2h 34 PM heure locale) d’une magnitude de 1.7 à 3.8 ML (telle que définie par Richter) ont été observées à une distance variant de 10 km Sud de Port-au-Prince à 51 km à l’Ouest de Léogane. Une réplique d’une magnitude de 2,7 ML (Echelle de Richter) a été aussi enregistrée le même jour à 27,62 km de Fort Erié (Jacmel).
L’ONEV rappelle avoir installé trois stations sismologiques sur la faille Sud entre le 11 et le 16 février 2010, grâce au soutien du Canada. Ces stations sont localisées à Pétion Ville (code station PAPH, Juvénat), à Léogâne (LGHN, Propriété de M. Charlier, zone de Siguenaud) et à Jacmel(JAKH, Aéroport de Jacmel).
Ces stations serviront à situer avec exactitude les répliques sismiques et leur répartition le long de cette faille majeure à l’origine du cataclysme du 12 Janvier, précise l’ONEV. [jmd/ Radio Kiskeya]
http://radiokiskeya.com/spip.php?article6710
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
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lundi 19 avril 2010
lundi 5 avril 2010
Haïti: Des violences sexuelles évitables
Avant le séisme, les violences, notamment sexuelles, contre les femmes et les filles étaient en diminution à Haïti. Aujourd'hui, avec la précarité liée au tremblement de terre, ces violences subies par les femmes et les filles haïtiennes augmentent. Catherine Maternowska, spécialiste de la violence à l'encontre des femmes pour l'Unicef, est arrivée à Haïti dans les années 80. Pour elle, rien de nouveau: les situations d'urgence augmentent la vulnérabilité des filles et des femmes face à la violence sexuelle et sexiste. «La violence sexuelle n'est pas inévitable, affirme-t-elle. Le mouvement des femmes en Haïti s'efforce depuis longtemps de changer les lois archaïques du pays qui font que les femmes et les filles sont gravement désavantagées dès la naissance. Aujourd'hui en Haïti, les groupes de soutien enseignent aux hommes et aux femmes comment éviter la violence et comment créer des espaces sûrs pour leurs filles».
Dans la petite ville isolée d'Anse-à-Pitre, au sud d'Haïti près de la frontière avec la République dominicaine, des milliers de familles se sont réfugiées dans cette commune pauvre. Les secours et ressources sur lesquels la petite ville pouvait compter avant le séisme ont même été aiguillés ailleurs pour répondre aux besoins des populations directement touchées par le tremblement de terre.
La vie quotidienne entre les parois d'une tente ou d'une petite maison n'offre aucune intimité. A la nuit tombée, les latrines mal situées ou inexistantes obligent les femmes et les enfants à se cacher dans des zones non éclairées. Peu de gens se sentent en sécurité. « Depuis le séisme, la population a augmenté, ainsi que les cas de violence à l'encontre des femmes, raconte Marc-Anglade Payoute, juge de paix à Anse-à-Pitre. La police et le système judiciaire font tout leur possible. Nous continuons à effectuer des arrestations. »
À la suite du tremblement de terre, l'Unicef a rencontré près d'une dizaine de groupes dans le sud-est d'Haïti pour travailler à la création d'un système d'orientation efficace pour les survivantes de la violence. Des petites cartes de référence en plastique indiquent aux victimes en créole haïtien où se rendre pour recevoir du soutien et des soins médicaux.
«Ce qui est primordial, c'est l'information, poursuit Catherine Maternowska. Fournir les informations nécessaires à une rescapée de la violence peut lui sauver la vie. Les cartes de référence que nous avons créées indiquent où et comment accéder aux médicaments essentiels afin de prévenir les grossesses et le VIH. Bien évidemment, l'apport d'informations en temps utile permet aux rescapées d'avoir accès à un traitement médical complet, à un soutien psychosocial et à la justice».
En partenariat avec des ONG et d'autres institutions des Nations Unies, l'Unicef soutient aujourd'hui le gouvernement haïtien dans sa volonté de lutter contre la violence sexiste. Des centres de santé dédiés aux femmes et aux filles sont actuellement en cours de développement dans les zones les plus touchées par le séisme, y compris Port-au-Prince, Léogane et Jacmel. Objectif: étendre ces services aux coins les plus reculés d'Haïti, y compris Anse-à-Pitre.
N/ Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17428
Dans la petite ville isolée d'Anse-à-Pitre, au sud d'Haïti près de la frontière avec la République dominicaine, des milliers de familles se sont réfugiées dans cette commune pauvre. Les secours et ressources sur lesquels la petite ville pouvait compter avant le séisme ont même été aiguillés ailleurs pour répondre aux besoins des populations directement touchées par le tremblement de terre.
La vie quotidienne entre les parois d'une tente ou d'une petite maison n'offre aucune intimité. A la nuit tombée, les latrines mal situées ou inexistantes obligent les femmes et les enfants à se cacher dans des zones non éclairées. Peu de gens se sentent en sécurité. « Depuis le séisme, la population a augmenté, ainsi que les cas de violence à l'encontre des femmes, raconte Marc-Anglade Payoute, juge de paix à Anse-à-Pitre. La police et le système judiciaire font tout leur possible. Nous continuons à effectuer des arrestations. »
À la suite du tremblement de terre, l'Unicef a rencontré près d'une dizaine de groupes dans le sud-est d'Haïti pour travailler à la création d'un système d'orientation efficace pour les survivantes de la violence. Des petites cartes de référence en plastique indiquent aux victimes en créole haïtien où se rendre pour recevoir du soutien et des soins médicaux.
«Ce qui est primordial, c'est l'information, poursuit Catherine Maternowska. Fournir les informations nécessaires à une rescapée de la violence peut lui sauver la vie. Les cartes de référence que nous avons créées indiquent où et comment accéder aux médicaments essentiels afin de prévenir les grossesses et le VIH. Bien évidemment, l'apport d'informations en temps utile permet aux rescapées d'avoir accès à un traitement médical complet, à un soutien psychosocial et à la justice».
En partenariat avec des ONG et d'autres institutions des Nations Unies, l'Unicef soutient aujourd'hui le gouvernement haïtien dans sa volonté de lutter contre la violence sexiste. Des centres de santé dédiés aux femmes et aux filles sont actuellement en cours de développement dans les zones les plus touchées par le séisme, y compris Port-au-Prince, Léogane et Jacmel. Objectif: étendre ces services aux coins les plus reculés d'Haïti, y compris Anse-à-Pitre.
N/ Radio Métropole Haïti
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Port-au-Prince: Activités portuaire au régime
Avant le séisme les Autorités Portuaire Haïtienne (APN) traitaient 90% du volume des conteneurs arrivant en Haïti. Cap Haïtien gèrait pour sa part les 10% restants. Le quai nord a été complètement détruit pendant le tremblement de terre et le quai sud gravement endommagé. Ce qui a affecté temporairement le trafic des conteneurs. Grâce aux efforts du Gouvernement haïtien, de l'armée américaine et du Programme alimentaire mondial, le Port est de nouveau opérationnel sans pour autant avoir retrouvé toutes ses capacités. Les États-Unis ont mis en place, sous contrat, deux importantes barges équipées de grues pour la manutention des conteneurs.
L'une des deux barges peut également gérer les marchandises en vrac, le matériel roulant, et les autres types de cargaisons. Ce qui permet au port d'atteindre aujourd'hui un volume de manipulation de 300 EVP (Équivalent Vingt Pieds) par jour. Toutefois, le contrat devra être renouvelé par les Autorités Portuaire Haïtienne (APN) en avril 2010, si ce volume doit être maintenu.
N/ Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17421
L'une des deux barges peut également gérer les marchandises en vrac, le matériel roulant, et les autres types de cargaisons. Ce qui permet au port d'atteindre aujourd'hui un volume de manipulation de 300 EVP (Équivalent Vingt Pieds) par jour. Toutefois, le contrat devra être renouvelé par les Autorités Portuaire Haïtienne (APN) en avril 2010, si ce volume doit être maintenu.
N/ Radio Métropole Haïti
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dimanche 4 avril 2010
La Banque Mondiale engage 479 millions sur 14 mois en Haïti
Le Groupe de la Banque mondiale a annoncé qu'un montant de 479 millions de dollars sera disponible pour appuyer la reprise et le développement en Haïti jusqu'à la fin de juin 2011, y compris l'annulation totale de la dette due à la Banque mondiale. La Banque a confirmé par ailleurs qu'elle sera chargée de la gestion financière du Fonds fiduciaire pour la reconstruction d'Haïti.
Sur l'enveloppe globale de 479 millions de dollars, un montant de 250 millions de dollars représente de nouveaux financements. Ce montant comprend 151 millions de dollars sous forme de dons, 39 millions de dollars représentant l'annulation de la dette due à la Banque sur Haïti et 60 millions de dollars d'investissements du guichet du secteur privé de la Banque, la Société financière internationale (IFC).
«Cette situation nous donne l'occasion d'intervenir de manière différente. Nous pouvons créer un avenir meilleur pour Haïti, mais nous avons besoin d'engagements à long terme et d'un nouveau partenariat. Il ne s'agit pas simplement du volume des financements mobilisés, il s'agit d'obtenir des résultats concrets au profit du peuple haïtien grâce à la bonne gouvernance et à la coopération efficace des donateurs», a déclaré le Président du Groupe de la Banque mondiale, Robert B. Zoellick.
En raison de son expérience au plan international, il a été fait appel à la Banque mondiale pour servir d'agent financier du Fonds pour la reconstruction d'Haïti établi par le Gouvernement haïtien et les donateurs.
Le Fonds permettra à tous les partenaires, notamment les bailleurs de fonds bilatéraux, la Banque interaméricaine de développement et les Nations Unies d'oeuvrer de manière coordonnée, transparente et efficace, en prenant en compte les priorités du Gouvernement.
«L'expérience que la Banque a acquise à Aceh en Indonésie, après le tsunami, nous permettra de gérer le Fonds pour la reconstruction d'Haïti pour le compte du peuple haïtien et des donateurs. Nos mécanismes de contrôle et nos procédures permettront d'assurer le suivi des fonds. Et en mettant en commun leurs ressources dans un seul fonds, les donateurs réduiront considérablement la charge sur le Gouvernement d'Haïti», a ajouté Zoellick.
L'action du Groupe de la Banque mondiale porte essentiellement sur la reconstruction, plutôt que sur le secours à la suite de la catastrophe. Depuis le tremblement de terre, la Banque mondiale a redéployé les projets existants au profit du peuple haïtien, fourni 70 000 repas scolaires par jour, et financé des petits projets permettant aux populations locales de dégager les débris et de commencer à reconstruire leurs propres maisons.
Le guichet du secteur privé du Groupe de la Banque, la Société financière internationale (IFC), compte investir environ 150 à 200 millions de dollars au cours des cinq prochaines années dans les secteurs prioritaires aux fins de promouvoir la croissance, notamment dans le secteur financier, les infrastructures, la logistique, les industries de transformation et les services.
Les nouveaux financements, jusqu'à la fin de 2011, sont alignés sur les priorités du Gouvernement dans le cadre du scénario après le tremblement de terre qui prévoit la reconstruction des infrastructures, la réduction de la vulnérabilité aux futures catastrophes, la création des possibilités économiques en dehors de Port-au-Prince et le renforcement de l'État haïtien.
Les concours financiers au-delà de juin 2011 sont en grande partie tributaires des décisions des donateurs concernant le financement de la prochaine reconstitution des ressources de l'Association internationale de Développement (IDA-16). L'IDA fournit des dons et des prêts à long terme sans intérêt aux 79 pays les plus pauvres. Zoellick a exhorté les donateurs à accorder une allocation spéciale à Haïti au titre d'IDA-16.
Au début de ce mois, le Conseil des Administrateurs de la Banque mondiale a approuvé un don de l'IDA de 65 millions de dollars, préparé selon les procédures d'urgence accélérées, pour financer la reconstruction des infrastructures de transport et contribuer à rétablir les fonctions de base de l'État. Pendant ce temps, le Conseil d'administration de l'IFC a autorisé un programme de 35 millions de dollars d'investissements d'urgence dans six entreprises pour les aider à reprendre leurs activités, reconstruire les infrastructures, rétablir les approvisionnements et les services cruciaux, et pour appuyer l'accès au crédit par les microentreprises et les petites et moyennes entreprises. Les 65 millions de dollars représentent la première tranche de l'aide d'urgence de 100 millions de dollars de la Banque, annoncée immédiatement après le tremblement de terre.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17418
BM/N/ Radio Métropole Haïti
Sur l'enveloppe globale de 479 millions de dollars, un montant de 250 millions de dollars représente de nouveaux financements. Ce montant comprend 151 millions de dollars sous forme de dons, 39 millions de dollars représentant l'annulation de la dette due à la Banque sur Haïti et 60 millions de dollars d'investissements du guichet du secteur privé de la Banque, la Société financière internationale (IFC).
«Cette situation nous donne l'occasion d'intervenir de manière différente. Nous pouvons créer un avenir meilleur pour Haïti, mais nous avons besoin d'engagements à long terme et d'un nouveau partenariat. Il ne s'agit pas simplement du volume des financements mobilisés, il s'agit d'obtenir des résultats concrets au profit du peuple haïtien grâce à la bonne gouvernance et à la coopération efficace des donateurs», a déclaré le Président du Groupe de la Banque mondiale, Robert B. Zoellick.
En raison de son expérience au plan international, il a été fait appel à la Banque mondiale pour servir d'agent financier du Fonds pour la reconstruction d'Haïti établi par le Gouvernement haïtien et les donateurs.
Le Fonds permettra à tous les partenaires, notamment les bailleurs de fonds bilatéraux, la Banque interaméricaine de développement et les Nations Unies d'oeuvrer de manière coordonnée, transparente et efficace, en prenant en compte les priorités du Gouvernement.
«L'expérience que la Banque a acquise à Aceh en Indonésie, après le tsunami, nous permettra de gérer le Fonds pour la reconstruction d'Haïti pour le compte du peuple haïtien et des donateurs. Nos mécanismes de contrôle et nos procédures permettront d'assurer le suivi des fonds. Et en mettant en commun leurs ressources dans un seul fonds, les donateurs réduiront considérablement la charge sur le Gouvernement d'Haïti», a ajouté Zoellick.
L'action du Groupe de la Banque mondiale porte essentiellement sur la reconstruction, plutôt que sur le secours à la suite de la catastrophe. Depuis le tremblement de terre, la Banque mondiale a redéployé les projets existants au profit du peuple haïtien, fourni 70 000 repas scolaires par jour, et financé des petits projets permettant aux populations locales de dégager les débris et de commencer à reconstruire leurs propres maisons.
Le guichet du secteur privé du Groupe de la Banque, la Société financière internationale (IFC), compte investir environ 150 à 200 millions de dollars au cours des cinq prochaines années dans les secteurs prioritaires aux fins de promouvoir la croissance, notamment dans le secteur financier, les infrastructures, la logistique, les industries de transformation et les services.
Les nouveaux financements, jusqu'à la fin de 2011, sont alignés sur les priorités du Gouvernement dans le cadre du scénario après le tremblement de terre qui prévoit la reconstruction des infrastructures, la réduction de la vulnérabilité aux futures catastrophes, la création des possibilités économiques en dehors de Port-au-Prince et le renforcement de l'État haïtien.
Les concours financiers au-delà de juin 2011 sont en grande partie tributaires des décisions des donateurs concernant le financement de la prochaine reconstitution des ressources de l'Association internationale de Développement (IDA-16). L'IDA fournit des dons et des prêts à long terme sans intérêt aux 79 pays les plus pauvres. Zoellick a exhorté les donateurs à accorder une allocation spéciale à Haïti au titre d'IDA-16.
Au début de ce mois, le Conseil des Administrateurs de la Banque mondiale a approuvé un don de l'IDA de 65 millions de dollars, préparé selon les procédures d'urgence accélérées, pour financer la reconstruction des infrastructures de transport et contribuer à rétablir les fonctions de base de l'État. Pendant ce temps, le Conseil d'administration de l'IFC a autorisé un programme de 35 millions de dollars d'investissements d'urgence dans six entreprises pour les aider à reprendre leurs activités, reconstruire les infrastructures, rétablir les approvisionnements et les services cruciaux, et pour appuyer l'accès au crédit par les microentreprises et les petites et moyennes entreprises. Les 65 millions de dollars représentent la première tranche de l'aide d'urgence de 100 millions de dollars de la Banque, annoncée immédiatement après le tremblement de terre.
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BM/N/ Radio Métropole Haïti
HAÏTI : Reprise des activités du Grand Séminaire de Port-au-Prince
Le grand séminaire de Port-au-Prince, détruit par le tremblement de terre du 12 janvier, reprendra ses activités au terme de la Semaine sainte, a déclaré l'archevêque de Cap-Haitien et président de la conférence épiscopale haïtienne, Mgr Louis N. Kébreau, au siège international de l'association Aide à l'Eglise en Détresse (AED), à Königstein (Allemagne).
Les séminaristes provenant de divers diocèses haïtiens, ainsi que les professeurs logeront provisoirement sous des tentes. Même si la vie reprend peu à peu son cours normal dans le pays, les conséquences du séisme se feront sentir encore longtemps. «Ce n'est que le début», a souligné Mgr Kébreau.
«Ce nouveau départ représente un signe d'espoir pour ce pays détruit et traumatisé », a commenté Mgr Kébreau aux collaborateurs de l'AED, signalant que tant de personnes ont recours aux prêtres pour recevoir aide et réconfort et que les haïtiens, qui ont perdu des êtres chers, sont encore en état de choc. Des centaines de milliers de personnes ont par ailleurs tout perdu.
Mgr Kébreau a souligné que l'Eglise aussi avait perdu un grand nombre de ses collaborateurs (religieuses, évêques et prêtres). Trente séminaristes sur les 260 que compte Haïti figurent parmi les morts, tandis que « les rescapés ont tout perdu », a-t-il précisé.
Après le tremblement de terre, l'AED a immédiatement mis à la disposition de l'Eglise catholique d'Haïti 70.000 dollars, puis 100.000 dollars supplémentaires, pour l'achat de médicaments, vêtements et vivres pour les 230 prêtres du grand séminaire.
Javier Legorreta, un des responsables de section de l'AED, a déclaré «Nous soutenons les séminaristes car les diocèses n'ont pas de ressources pour les aider. De plus, beaucoup d'entre eux, n'appartiennent à aucune con grégation, si bien qu'ils ne peuvent compter sur un soutien de ce point de vue-là ».
L'AED aide l'Eglise haïtienne depuis 1962. Ces trois dernières années, les aides destinées au financement de projets pastoraux et caritatifs à Haïti ont dépassé les deux millions de dollars. Sur décision du pape Benoît XVI, les fonds qui seront récoltés le Jeudi saint lors de la Messe de la Cène du Seigneur, seront destinés aussi au séminaire d'Haïti.
N/ Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17417
Les séminaristes provenant de divers diocèses haïtiens, ainsi que les professeurs logeront provisoirement sous des tentes. Même si la vie reprend peu à peu son cours normal dans le pays, les conséquences du séisme se feront sentir encore longtemps. «Ce n'est que le début», a souligné Mgr Kébreau.
«Ce nouveau départ représente un signe d'espoir pour ce pays détruit et traumatisé », a commenté Mgr Kébreau aux collaborateurs de l'AED, signalant que tant de personnes ont recours aux prêtres pour recevoir aide et réconfort et que les haïtiens, qui ont perdu des êtres chers, sont encore en état de choc. Des centaines de milliers de personnes ont par ailleurs tout perdu.
Mgr Kébreau a souligné que l'Eglise aussi avait perdu un grand nombre de ses collaborateurs (religieuses, évêques et prêtres). Trente séminaristes sur les 260 que compte Haïti figurent parmi les morts, tandis que « les rescapés ont tout perdu », a-t-il précisé.
Après le tremblement de terre, l'AED a immédiatement mis à la disposition de l'Eglise catholique d'Haïti 70.000 dollars, puis 100.000 dollars supplémentaires, pour l'achat de médicaments, vêtements et vivres pour les 230 prêtres du grand séminaire.
Javier Legorreta, un des responsables de section de l'AED, a déclaré «Nous soutenons les séminaristes car les diocèses n'ont pas de ressources pour les aider. De plus, beaucoup d'entre eux, n'appartiennent à aucune con grégation, si bien qu'ils ne peuvent compter sur un soutien de ce point de vue-là ».
L'AED aide l'Eglise haïtienne depuis 1962. Ces trois dernières années, les aides destinées au financement de projets pastoraux et caritatifs à Haïti ont dépassé les deux millions de dollars. Sur décision du pape Benoît XVI, les fonds qui seront récoltés le Jeudi saint lors de la Messe de la Cène du Seigneur, seront destinés aussi au séminaire d'Haïti.
N/ Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17417
samedi 3 avril 2010
ROME: Quête pour la reconstruction du séminaire de Port-au-Prince
En fin d'après-midi, à 17h30, Benoît XVI présidera la messe, à la basilique Saint-Jean-de-Latran à Rome, au cours de laquelle il lavera les pieds à 12 prêtres. Benoît XVI a lavé versé de l'eau sur les pieds de 12 prêtres, assis en rang.
Le souverain pontife a expliqué que Jésus, dans sa prière après avoir appelé les pieds de ses apôtres, «est toujours aussi un examen de conscience pour nous». et invité les personnes présentes à accomplir un acte de charité en faveur de la reconstruction du séminaire de Port-au-Prince détruit lors du tremblement de terre en Haïti du 12 janvier. Les sommes recueillies lors de cette quête ont été confiées au pape au moment de la présentation des offrandes.
N/ Radio Métropole Haïti
Le souverain pontife a expliqué que Jésus, dans sa prière après avoir appelé les pieds de ses apôtres, «est toujours aussi un examen de conscience pour nous». et invité les personnes présentes à accomplir un acte de charité en faveur de la reconstruction du séminaire de Port-au-Prince détruit lors du tremblement de terre en Haïti du 12 janvier. Les sommes recueillies lors de cette quête ont été confiées au pape au moment de la présentation des offrandes.
N/ Radio Métropole Haïti
«Nous ne pouvons pas être un peuple de mendiants»
Dans le cadre de la reconstruction du pays, des citoyens notamment des entrepreneurs, souhaitent prioriser le logement, le travail, la décentralisation et l'éducation. Des logements sociaux et des emplois c'est ce que réclame à court terme des résidents de Port-au-Prince.
«La reconstruction du pays, plus particulièrement des régions affectées par le tremblement de terre est aujourd'hui au centre de la plupart des conversations à Port-au-Prince qui est le plus touché par le séisme. Une tournée dans différents camps donne une idée de la priorité des gens, pour ces deux sans abris des logements sociaux est leurs premier besoin dans les cadre de cette reconstruction» :
«...les enfants ne sont pas habitués à vivre dans la situation actuelle...la première étape c'est de créer des conditions pour les gens qui ont perdus leur maison, qui ont leur maison endommagée, il faut créer des abris provisoire pour ces gens là»
Un point de vue diversement partagé par plusieurs qui estiment qu'il est temps d'abriter les sans domicile dans des endroits plus sécurisé.
«...il faut au moins donner aux gens un endroit pour habiter...»
«La priorité des priorité serait la reconstruction du palais parce que je pense qu'un président ne peut pas rester en dehors du palais national, ensuite aux sans abris il y a trop de personnes qui dorment sous les tentes le soir, ils méritent d'avoir un abris, il est temps que le gouvernement pense à établir les logements sociaux dans ce pays» «D'abords le relogement des gens qui sont sans logis c'est fondamental...»
Une autre catégorie de citoyens parle de création d'emploi, d'éducation et aussi de décentralisation pour refaire l'image du pays.
«...l'éducation d'abord, les emplois, le travail... c'est un pays où personne ne travaille maintenant... Nous sommes en chômage généralisé il faut travailler. Surtout une meilleure planification de l'environnement...»
«Il faut mettre des moyens dans les autres villes pour voir comment on peut avoir un pays demain. De la même façon qu'il y a une faculté de droit à Port-au-Prince il serait supposé y en avoir dans tous les autres départements, quand je dis département je veux dire dans toutes les grandes villes.»
«Moi je suis favorable à la création de site éducatif»
«Qu'est-ce que vous vous faites de c'est gens là en ville qui ont tous perdu? On a rien dit jusqu'à présent, c'est vraiment malheureux d'investir dans ce pays. C'est à partir de ce financement que les gens vont reconstruire leur business et tout et pour donner de l'emploi à d'autres personnes. Nous ne pouvons pas être un peuple de mendiants».
Cependant cette dame voit les choses toute autrement, elle préconise la reconstruction du pays par des étrangers.
«On va nous donner de l'argent... Que va t-on faire avec? Il faut laisser le soin de la reconstruction d'Haïti aux étrangers»
Radio Métropole : Alors c'est remettre Haïti aux étrangers?
«Je n'ai pas dit qu'il faut remettre Haïti aux étrangers, j'ai dit qu'il faut remettre la reconstruction d'Haïti aux étrangers, cette génération qui s'occupe d'Haïti en ce moment c'est une génération de corrompus».
Les logements sociaux, la création d'emplois, l'éducation, la décentralisation pourraient être à considérer comme les priorités par la plupart des gens interrogés dans la région métropolitaine mais pour le moment, les deux grandes priorités tournent autour du logement et de l'emploi.
Radio Métropole Haïti http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17412
«La reconstruction du pays, plus particulièrement des régions affectées par le tremblement de terre est aujourd'hui au centre de la plupart des conversations à Port-au-Prince qui est le plus touché par le séisme. Une tournée dans différents camps donne une idée de la priorité des gens, pour ces deux sans abris des logements sociaux est leurs premier besoin dans les cadre de cette reconstruction» :
«...les enfants ne sont pas habitués à vivre dans la situation actuelle...la première étape c'est de créer des conditions pour les gens qui ont perdus leur maison, qui ont leur maison endommagée, il faut créer des abris provisoire pour ces gens là»
Un point de vue diversement partagé par plusieurs qui estiment qu'il est temps d'abriter les sans domicile dans des endroits plus sécurisé.
«...il faut au moins donner aux gens un endroit pour habiter...»
«La priorité des priorité serait la reconstruction du palais parce que je pense qu'un président ne peut pas rester en dehors du palais national, ensuite aux sans abris il y a trop de personnes qui dorment sous les tentes le soir, ils méritent d'avoir un abris, il est temps que le gouvernement pense à établir les logements sociaux dans ce pays» «D'abords le relogement des gens qui sont sans logis c'est fondamental...»
Une autre catégorie de citoyens parle de création d'emploi, d'éducation et aussi de décentralisation pour refaire l'image du pays.
«...l'éducation d'abord, les emplois, le travail... c'est un pays où personne ne travaille maintenant... Nous sommes en chômage généralisé il faut travailler. Surtout une meilleure planification de l'environnement...»
«Il faut mettre des moyens dans les autres villes pour voir comment on peut avoir un pays demain. De la même façon qu'il y a une faculté de droit à Port-au-Prince il serait supposé y en avoir dans tous les autres départements, quand je dis département je veux dire dans toutes les grandes villes.»
«Moi je suis favorable à la création de site éducatif»
«Qu'est-ce que vous vous faites de c'est gens là en ville qui ont tous perdu? On a rien dit jusqu'à présent, c'est vraiment malheureux d'investir dans ce pays. C'est à partir de ce financement que les gens vont reconstruire leur business et tout et pour donner de l'emploi à d'autres personnes. Nous ne pouvons pas être un peuple de mendiants».
Cependant cette dame voit les choses toute autrement, elle préconise la reconstruction du pays par des étrangers.
«On va nous donner de l'argent... Que va t-on faire avec? Il faut laisser le soin de la reconstruction d'Haïti aux étrangers»
Radio Métropole : Alors c'est remettre Haïti aux étrangers?
«Je n'ai pas dit qu'il faut remettre Haïti aux étrangers, j'ai dit qu'il faut remettre la reconstruction d'Haïti aux étrangers, cette génération qui s'occupe d'Haïti en ce moment c'est une génération de corrompus».
Les logements sociaux, la création d'emplois, l'éducation, la décentralisation pourraient être à considérer comme les priorités par la plupart des gens interrogés dans la région métropolitaine mais pour le moment, les deux grandes priorités tournent autour du logement et de l'emploi.
Radio Métropole Haïti http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17412
6000 pièces de vêtements pour Haïti attendent à Sherbrooke!
Pendant que les politiques promettent des milliards d'aide à Haïti, près de 7 tonnes de vêtement, dont la moitié pour vêtir des enfants, attendent sur des palettes à Sherbrooke prêtent à partir, faute de ressources financières pour acheminer ces marchandises vers Haïti en avion ou par bateau.
Valérie Labelle, parente avec des gens œuvrant au sein de l'organisme «Maison L'Arc-en-Ciel» en Haïti est à l'origine de cette initiative. Ces vêtements ont été accumulés et triés depuis plusieurs semaines, quatre palettes de linge ont été préparées par les gens de Récupex, une entreprise de récupération et de réinsertion sociale opérant à Sherbrooke au Québec.
Guy Rancourt, directeur général de Récupex, explique que «sur les 4 ballots de vêtements, deux sont destinés uniquement aux enfants, ce qui représente plus de 6000 pièces de vêtements».
Il n'en coûterait sans doute guère plus que l'équivalent de quelques chambres d'hôtel et autres bons repas de ces si nombreux représentants internationaux qui se pressent dans cette foire internationale d'aide humanitaire en faveur d'Haïti.. mais qui s'en souci?
N/ Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17411
Commentaires :
C’est justement l’attitude à ne pas adopter pour ne pas reproduire ce genre d’erreur. On a trop souvent le reflexe de récupérer des habits et des produits alimentaires dès qu’une grande catastrophe frappe un coin du monde. Et après, on se retrouve avec des tonnes de produits et on voudrait que les instances gouvernementales débourses des ressources qu’elles n’ont pas pour acheminer les produits des collectes non à propos. Souvent le prix du fret, est largement supérieur à la valeur absolue des produits recueillis. Il ya des gens qui se soucient du sort des haïtiens mais il faut surtout éviter de faire n’importe quoi
L'école sous la tente
L'appel au retour en classe, lancé par le Ministre de l'Education haïtien et soutenu par l'Unicef et ses partenaires, est le premier pas vers le retour à l'école de 700 000 élèves ces prochains mois. Ce chiffre doit encore augmenter avec le début de l'année scolaire en septembre.
«...Il y a une vraie soif d'apprendre chez les enfants et leurs familles, explique Françoise Gruloos-Ackermans. Les familles placent l'éducation au-dessus de tous les autres services et nous voulons soutenir cette passion pour l'apprentissage. »
L'Unicef et ses partenaires ont travaillé avec le gouvernement haïtien pour fournir 3 000 tentes qui serviront d'écoles, ainsi que du matériel scolaire et récréatif pour les élèves et les enseignants. Des fournitures scolaires pour les élèves dont les écoles ont été détruites ou qui ont dû se réfugier dans les camps après avoir perdu leurs maisons. Les enseignants et bénévoles ont suivi une initiation au soutien psycho-social et à la préparation aux catastrophes naturelles. Les nouveaux enseignants bénévoles ont aussi pu bénéficier de formations rapides à la pédagogie.
L'Unicef a fourni sept bureaux préfabriqués pour le Ministère de l'Education et travaille avec le Ministère et ses partenaires sur un modèle d'écoles résistantes aux séismes, utilisant des technologies de construction innovantes, dont les briques de terre comprimée, respectueuses de l'environnement.
Le gouvernement a aussi annoncé que l'année scolaire actuelle serait étendue jusqu'en août, pour que les enfants aient plus de temps pour rattraper les cours qu'ils ont manqués à cause du séisme.
N/ radio Métropole Haïti
«...Il y a une vraie soif d'apprendre chez les enfants et leurs familles, explique Françoise Gruloos-Ackermans. Les familles placent l'éducation au-dessus de tous les autres services et nous voulons soutenir cette passion pour l'apprentissage. »
L'Unicef et ses partenaires ont travaillé avec le gouvernement haïtien pour fournir 3 000 tentes qui serviront d'écoles, ainsi que du matériel scolaire et récréatif pour les élèves et les enseignants. Des fournitures scolaires pour les élèves dont les écoles ont été détruites ou qui ont dû se réfugier dans les camps après avoir perdu leurs maisons. Les enseignants et bénévoles ont suivi une initiation au soutien psycho-social et à la préparation aux catastrophes naturelles. Les nouveaux enseignants bénévoles ont aussi pu bénéficier de formations rapides à la pédagogie.
L'Unicef a fourni sept bureaux préfabriqués pour le Ministère de l'Education et travaille avec le Ministère et ses partenaires sur un modèle d'écoles résistantes aux séismes, utilisant des technologies de construction innovantes, dont les briques de terre comprimée, respectueuses de l'environnement.
Le gouvernement a aussi annoncé que l'année scolaire actuelle serait étendue jusqu'en août, pour que les enfants aient plus de temps pour rattraper les cours qu'ils ont manqués à cause du séisme.
N/ radio Métropole Haïti
HAÏTI: Koubi! Koubi, pou-ou ka maché
Le geste est maladroit et la fillette s'agrippe mordicus à ses béquilles. «Koubi!», lui lance sa mère, essayant d'expliquer à la petite haïtienne de trois ans comment se servir de sa nouvelle prothèse. «Koubi! Koubi, pou-ou ka maché» (replie, replie le pied pour mieux marcher), répète la jeune mère. En vain... la fillette préfère aller s'assoir à cloche-pied.
Entre 2.000 et 4.000 Haïtiens auraient perdu un membre lors de la catastrophe du 12 janvier, selon le décompte d'Handicap International. «Dont un tiers d'enfants», précise Thomas Leblanc, orthoprothésiste dans un centre de rééducation ouvert par l'ONG Handicap International dans le quartier marchand de Port-de-Prince.
Le bilan pourrait s'avérer beaucoup plus lourd, le nombre important d'amputations, des trois premiers jours qui ont suivi le séisme n'ayant pas été comptabilisé. Face à l'ampleur des amputations, trois centres de fabrication de prothèses et de rééducation ont été ouverts dans le pays.
«On fabrique entre six et sept prothèses par jour», soit près d'une quarantaine par semaine, dit Albert Saint-Thomas, employé du centre de Handicap International «Les prothèses provisoires sont fabriquées beaucoup plus rapidement que des prothèses définitives et permettent de répondre à l'urgence et d'aider les patients à se remettre debout», précise-t-il. Un adulte doit porter deux ou trois prothèses temporaires, un enfant deux, avant d'avoir une prothèse définitive il s'agit donc d'un véritable suivi à long terme qui va nécessiter la formation de nombreux haïtiens, pour remplacer les expatriés dépêchés.
À lire également: http://metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17349
N/ Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17409
Il ne suffit pas de promettre des millards!
Philippe Mathieu, porte-parole d'Oxfam, s'est exprimé lors d'un point de presse à New-York «Plus de 5 milliards de dollars est un montant remarquablement généreux et nécessaire pour Haïti [...] ces promesses ne doivent pas être constituées d'argent recyclé pris au détriment d'autres crises humanitaires. Les pauvres et vulnérables ne devraient pas faire les frais de la crise.»
«La dernière fois que l'Amérique Centrale a été frappée par une catastrophe naturelle de cette envergure, l'ouragan Mitch en 1998, moins d'un tiers des milliards de dollars promis avaient finalement été versés. Plus récemment, en 2009, Haïti n'avait perçu que 5 % des 108 millions de dollars promis un an plus tôt. Il ne faut pas que cela se reproduise cette fois-ci [...] Presque tous les pays ont dépassé leurs obligations financières pour aider Haïti. Bientôt ces promesses vont devoir se transformer en progrès sur le terrain. Il ne suffit pas de se réunir et de promettre. Il faut tenir nos promesses».
«Les montants promis aujourd'hui doivent apporter un réel changement pour les dizaines de milliers de victimes, et cela au plus vite. Des mécanismes vont devoir être mis en place rapidement, pour que la société civile haïtienne, le secteur privé, et les autorités locales puissent avoir leur mot à dire et surveiller la bonne utilisation des fonds. Le gouvernement doit immédiatement commencer à informer la population des moyens disponibles pour se préparer, à l'approche de la saison des pluies, sans quoi les ONG et l'ONU devront le faire eux-mêmes».
Oxfam International a été créée en 1995 par un groupe d'organisations non gouvernementales indépendantes. Leur objectif était d'unir leurs efforts sur la scène internationale afin de maximiser l'impact de leurs actions visant à réduire la pauvreté et l'injustice.
Le nom Oxfam vient de «Oxford Committee for Relief Famine», une organisation fondée en Grande-Bretagne en 1942. Pendantla Seconde Guerre Mondiale, ce groupe milita pour que des vivres soient envoyés, malgré le blocus naval des alliés, aux femmes et enfants qui mourraient de faim en Grèce, pays alors occupé par l'ennemi.
Oxfam International est non seulement en train de devenir l'un des leaders mondiaux en matière de mesures d'urgence, elle met également en œuvre des programmes de développement à long terme dans les communautés vulnérables. Nous faisons également partie d'un mouvement mondial faisant campagne avec d'autres pour mettre fin aux règles commerciales non équitables, exiger de meilleurs services de santé et d'éducation, et lutter contre le changement climatique.
Aujourd'hui, 14 organisations sont membres de la confédération Oxfam International. Elles sont situées en : Allemagne, Australie, Belgique, Canada, Espagne, États-Unis, France, Grande-Bretagne, Hong-Kong, Irlande, Mexique, Nouvelle-Zélande, Pays-Bas et Québec.
N/ Radio Métropole Haïti
«La dernière fois que l'Amérique Centrale a été frappée par une catastrophe naturelle de cette envergure, l'ouragan Mitch en 1998, moins d'un tiers des milliards de dollars promis avaient finalement été versés. Plus récemment, en 2009, Haïti n'avait perçu que 5 % des 108 millions de dollars promis un an plus tôt. Il ne faut pas que cela se reproduise cette fois-ci [...] Presque tous les pays ont dépassé leurs obligations financières pour aider Haïti. Bientôt ces promesses vont devoir se transformer en progrès sur le terrain. Il ne suffit pas de se réunir et de promettre. Il faut tenir nos promesses».
«Les montants promis aujourd'hui doivent apporter un réel changement pour les dizaines de milliers de victimes, et cela au plus vite. Des mécanismes vont devoir être mis en place rapidement, pour que la société civile haïtienne, le secteur privé, et les autorités locales puissent avoir leur mot à dire et surveiller la bonne utilisation des fonds. Le gouvernement doit immédiatement commencer à informer la population des moyens disponibles pour se préparer, à l'approche de la saison des pluies, sans quoi les ONG et l'ONU devront le faire eux-mêmes».
Oxfam International a été créée en 1995 par un groupe d'organisations non gouvernementales indépendantes. Leur objectif était d'unir leurs efforts sur la scène internationale afin de maximiser l'impact de leurs actions visant à réduire la pauvreté et l'injustice.
Le nom Oxfam vient de «Oxford Committee for Relief Famine», une organisation fondée en Grande-Bretagne en 1942. Pendant
Oxfam International est non seulement en train de devenir l'un des leaders mondiaux en matière de mesures d'urgence, elle met également en œuvre des programmes de développement à long terme dans les communautés vulnérables. Nous faisons également partie d'un mouvement mondial faisant campagne avec d'autres pour mettre fin aux règles commerciales non équitables, exiger de meilleurs services de santé et d'éducation, et lutter contre le changement climatique.
Aujourd'hui, 14 organisations sont membres de la confédération Oxfam International. Elles sont situées en : Allemagne, Australie, Belgique, Canada, Espagne, États-Unis, France, Grande-Bretagne, Hong-Kong, Irlande, Mexique, Nouvelle-Zélande, Pays-Bas et Québec.
N/ Radio Métropole Haïti
mercredi 31 mars 2010
L'emploi, principale préoccupation des Haïtiens
Selon une enquête commanditée par l'organisation internationale Oxfam, et réalisée par une firme indépendante haïtienne, la création d'emplois devrait être la principale priorité dans le cadre du plan de reconstruction d'Haïti. Sur un échantillon de 1 723 personnes interrogées en région métropolitaine de Port-au-Prince et à Léogane, prés de 450 soit, 26% estiment que, le besoin le plus pressant des haïtiens en ce moment est l'emploi ; alors que 22% mettent en avant la construction d'écoles tandis que 10 % croient que la solution au problème du logement devrait être placée au cœur du plan de reconstruction du pays.
l'Oxfam indique que ces opinions sont le résultat d'une enquête réalisée auprès des haïtiens appartenant à diverses catégories d'âge, de statut socio-économique et vivant dans divers endroits.
Les sondés ont également exprimé leurs opinions sur des questions diverses, telles que l'efficacité de l'aide, le leadership des efforts de reconstruction et les priorités devant être établies à l'occasion de la conférence de New York, précise l'organisation internationale. Cette enquête sera présentée ce 31 mars lors de la conférence des donateurs qui se tiendra à New York.
Par ailleurs, un rapport publié la semaine dernière par l'Oxfam proposait un ensemble de recommandations aux membres de la communauté internationale. Parmi lesquelles, la demande de placer le gouvernement et la population haïtienne au centre des efforts de reconstruction.
EJ/ Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17366
l'Oxfam indique que ces opinions sont le résultat d'une enquête réalisée auprès des haïtiens appartenant à diverses catégories d'âge, de statut socio-économique et vivant dans divers endroits.
Les sondés ont également exprimé leurs opinions sur des questions diverses, telles que l'efficacité de l'aide, le leadership des efforts de reconstruction et les priorités devant être établies à l'occasion de la conférence de New York, précise l'organisation internationale. Cette enquête sera présentée ce 31 mars lors de la conférence des donateurs qui se tiendra à New York.
Par ailleurs, un rapport publié la semaine dernière par l'Oxfam proposait un ensemble de recommandations aux membres de la communauté internationale. Parmi lesquelles, la demande de placer le gouvernement et la population haïtienne au centre des efforts de reconstruction.
EJ/ Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17366
Haïti : Expropriation de terrains, les détails
Pour en savoir plus écouter "Le point sur le 100.1 / 30 Mars 2010"http://www.metropolehaiti.com/metropole/pageaudio.php
Un arrêté présidentiel portant sur l'expropriation de plusieurs terrains pour cause d'utilité publique a été publié dans le journal officiel dela République d'Haïti Le Moniteur le lundi 22 mars dernier. En voici les détails :
Article 1er.-
Sont déclarées d'utilité publique, les propriétés situées à l'intérieur du polygone dont les sommets ont les coordonnées géographiques suivantes :
Le point A : 773251.73 ; 207373738,11, partant de l'angle dela Rivière Bretelle à la Route nationale numéro 1 en allant vers Port-au-Prince jusqu'à Chapigny à l'entrée de Bon Repos ;
Le point B: 788 486.84 ; 2061596,09 et le point B1: 791360.24 ; 2063980.60 ;
Le point C: 792673.33 ; 2067244.09 Corail Cesselesse ;
Le point D: 790316.37 ; 2066689.19 Montet ;
Le point E : 787514.38 ; 2066908.95 Lerebours ;
Le point F : 783064.17 ; 2069326.35 Morne St Christophe ;
Le point G : 780108.35 ; 2072381.07 Latanier ;
Le point H : 777487.67 ; 2076836.77 Cocombre.
Les terrains retenus dans le cadre de cet arrêté de déclaration d'utilité publique seront utilisés au réaménagement de la région métropolitaine de Port-au-Prince et en partie à la relocalisation des victimes du séisme du 12 janvier 2010.
Article 2.-
Dès la publication du présent arrêté, tous travaux de construction, de percement de route, de lotissement ou autre exploitation du sol, ainsi que toute transaction ou aliénation immobilière sont et demeurent interdits sur toute l'étendue de l'aire définie à l'article 1er.
Article 3.-
Pour toute propriété retenue dans le cadre du projet objet du présent arrêté, l'expropriation des propriétaires détenteurs de titres légaux justifiant leur droit légitime d'occupation ou la reprise des biens donnés à bail par l'Etat ou occupés indument se fera conformément aux dispositions des lois du 5 septembre 1979 sur l'expropriation pour cause d'utilité publique et du 28 juillet 1927 sur les reprises des biens donnés à bail ou indument occupés par les particuliers.
Article 4.-
La commission d'expertise prévue par les dispositions de la loi du 5 septembre 1979 sur l'expropriation pour cause d'utilité publique, sera immédiatement activée à l'effet de recueillir les informations et évaluations nécessaires pour une indemnisation juste et équitable dans le strict respect des droits des propriétaires à exproprier.
Article 5.-
Dans un délai de 15 jours, à compter de la date de la publication du présent arrêté, les propriétaires fonciers et les détenteurs de bail dans l'aire susmentionnée, déposeront, pour les suites nécessaires, au local provisoire dela Direction Générale des Impôts au numéro 62 de l'Avenue Christophe leurs titres de propriété et tous documents justifiant leurs droits d'occupation.
Article 6.-
Le présent Arrêté, qui entre immédiatement en vigueur, sera imprimé, publié et exécuté à la diligence des Ministres des Travaux Publics, Transports et Communications, de l'Economie et des Finances, dela Justice et de la Sécurité Publique , de l'Environnement, de l'Intérieur et des Collectivités Territoriales, de la Planification et de la Coopération Externe , des Affaires Sociales et du Travail chacun en ce qui le concerne.
Donné au Palais National à Port-au-Prince le 19 mars 2010, An 207ème de l'Indépendance.
Cet arrêté porte la signature du Président de la république René PRÉVAL, du Premier Ministre Jean Max BELLERIVE, du Ministre de l'Intérieur et des Collectivités Territoriales Paul Antoine BIEN-AIME, du Ministre dela Justice et de la Sécurité Publique Paul DENIS, du Ministre de l'Economie et des Finances Ronald BAUDIN, du Ministre de la Planification et de la Coopération Externe Jean Max BELLERIVE, du Ministre des Affaires Sociales et du Travail Yves CRISTALLIN et le Ministre des Travaux publics Transports et Communications Jacques Gabriel.
Un arrêté présidentiel portant sur l'expropriation de plusieurs terrains pour cause d'utilité publique a été publié dans le journal officiel de
Article 1er.-
Sont déclarées d'utilité publique, les propriétés situées à l'intérieur du polygone dont les sommets ont les coordonnées géographiques suivantes :
Le point A : 773251.73 ; 207373738,11, partant de l'angle de
Le point B: 788 486.84 ; 2061596,09 et le point B1: 791360.24 ; 2063980.60 ;
Le point C: 792673.33 ; 2067244.09 Corail Cesselesse ;
Le point D: 790316.37 ; 2066689.19 Montet ;
Le point E : 787514.38 ; 2066908.95 Lerebours ;
Le point F : 783064.17 ; 2069326.35 Morne St Christophe ;
Le point G : 780108.35 ; 2072381.07 Latanier ;
Le point H : 777487.67 ; 2076836.77 Cocombre.
Les terrains retenus dans le cadre de cet arrêté de déclaration d'utilité publique seront utilisés au réaménagement de la région métropolitaine de Port-au-Prince et en partie à la relocalisation des victimes du séisme du 12 janvier 2010.
Article 2.-
Dès la publication du présent arrêté, tous travaux de construction, de percement de route, de lotissement ou autre exploitation du sol, ainsi que toute transaction ou aliénation immobilière sont et demeurent interdits sur toute l'étendue de l'aire définie à l'article 1er.
Article 3.-
Pour toute propriété retenue dans le cadre du projet objet du présent arrêté, l'expropriation des propriétaires détenteurs de titres légaux justifiant leur droit légitime d'occupation ou la reprise des biens donnés à bail par l'Etat ou occupés indument se fera conformément aux dispositions des lois du 5 septembre 1979 sur l'expropriation pour cause d'utilité publique et du 28 juillet 1927 sur les reprises des biens donnés à bail ou indument occupés par les particuliers.
Article 4.-
La commission d'expertise prévue par les dispositions de la loi du 5 septembre 1979 sur l'expropriation pour cause d'utilité publique, sera immédiatement activée à l'effet de recueillir les informations et évaluations nécessaires pour une indemnisation juste et équitable dans le strict respect des droits des propriétaires à exproprier.
Article 5.-
Dans un délai de 15 jours, à compter de la date de la publication du présent arrêté, les propriétaires fonciers et les détenteurs de bail dans l'aire susmentionnée, déposeront, pour les suites nécessaires, au local provisoire de
Article 6.-
Le présent Arrêté, qui entre immédiatement en vigueur, sera imprimé, publié et exécuté à la diligence des Ministres des Travaux Publics, Transports et Communications, de l'Economie et des Finances, de
Donné au Palais National à Port-au-Prince le 19 mars 2010, An 207ème de l'Indépendance.
Cet arrêté porte la signature du Président de la république René PRÉVAL, du Premier Ministre Jean Max BELLERIVE, du Ministre de l'Intérieur et des Collectivités Territoriales Paul Antoine BIEN-AIME, du Ministre de
Point de vue : Haiti : la culture doit devenir la norme antisismique de la reconstruction,
par Irina Bokova
LEMONDE.FR | 30.03.10 | 14h18
Les donateurs et les partenaires internationaux du développement vont se rencontrer le 31 mars à New York pour coordonner leur riposte consécutive au tremblement de terre qui a ravagé Haïti le 12 janvier. Les priorités les plus évidentes sont connues : la saison des pluies a commencé, celle des cyclones est imminente. Les habitants doivent pouvoir s'abriter, ils ont besoin d'eau et de nourriture, ils doivent pouvoir protéger leurs maigres biens.
Mais la vie continue au milieu des gravats et des ordures accumulées, et la culture est le ferment de cette résistance. Haïti ne part pas du néant. Le pays n'a pas perdu son histoire, dans laquelle il peut se ressourcer. Le peuple haïtien a une culture bien à lui, née dans les fers de l'esclavage puis dans une longue lutte pour la survie. La réunion de New York ne peut oublier cet atout, au moment où elle abordera la question de l'aide. Avec du matériel fourni par l'Unesco, les artisans s'emploient déjà à façonner les masques en carton mâché du carnaval. "Avec de l'aide, le carnaval 2011 peut être le plus grandiose de tous les temps, comme un défi", ai-je entendu dire.
Le patrimoine culturel du pays est d'une très grande richesse, et l'Unesco a appelé l'ensemble de la communauté internationale à tout faire pour protéger les œuvres d'art contre les risques de vol et de trafic. L'ONU surveille quelques sites, mais il faut se préoccuper des musées, des bibliothèques et des centres culturels endommagés. Il faut entreposer en toute sécurité les œuvres et les livres épargnés par le désastre. Sauvegarder le patrimoine d'Haïti – sauvegarder son passé – permettra d'édifier son futur. Je solliciterai le mois prochain l'accord du conseil exécutif de l'Unesco pour la création d'un Comité international de coordination pour la culture haïtienne. Sur le modèle de ceux créés pour le Cambodge, l'Afghanistan et l'Irak, il sera chargé de définir un programme d'action global. Il ne sera pas l'exclusivité des interlocuteurs institutionnels, mais un laboratoire d'idées associant intellectuels et artistes, artisans, acteurs culturels et éducatifs, dans l'île et dans la diaspora à travers le monde.
Car la culture, prise dans la plus large acception du terme, anime l'instinct vital des Haïtiens et redonnera sans nul doute à ce peuple la capacité de se réapproprier son destin. Elle peut contribuer à retrouver la cohésion d'une société fragmentée, jusque dans ses liens avec la communauté émigrée. La culture aidera à redessiner une mosaïque humaine et sociale, insufflera du sens à des existences disloquées. Les industries culturelles – artisanat, arts du spectacle, tourisme culturel– seront vitales dans la relance de l'économie. Les traditions culturelles et spirituelles forment un patrimoine intangible des peuples, mais en Haïti, elles ont acquis une force exceptionnelle, en raison de son histoire propre.
Les catastrophes passées nous ont appris qu'il ne fallait pas séparer le volet "matériel" de la reconstruction – le rétablissement des infrastructures – du volet "existentiel" – le retour à une vie normale, dans laquelle l'éducation et la culture comptent en toute priorité.
Michèle Oriol, une anthropologue qui anime plusieurs projets dans la campagne, nous a lancé : "Il faut s'appuyer sur la base, sur les communautés, pour avancer." J'ai rencontré à Port-au-Prince des étudiants des beaux-arts qui peignaient au milieu des ruines. J'ai parlé avec des artistes et des artisans de Jacmel, petite cité historique qui a gravement souffert du tremblement de terre, figurant sur la liste en attente d'inscription des sites du Patrimoine de l'humanité de l'Unesco.
La communauté des nations n'a pas seulement le devoir de mobiliser les moyens techniques et financiers du chantier de l'an I, elle doit soutenir la culture d'Haïti. L'aider à se ressourcer et à s'épanouir, c'est aider les Haïtiens à reprendre espoir. Reconnaître cette dimension est indispensable dès lors qu'on admet qu'ils doivent être eux-mêmes les principaux acteurs de leur renaissance. Les Nations unies ont leurs casques bleus. Combien de catastrophes faudra-t-il encore avant qu'elles ne constituent et ne déploient des forces d'intervention culturelle ?
Irina Bokova est directrice générale de l'Unesco.
http://www.lemonde.fr/opinions/article/2010/03/30/haiti-la-culture-doit-devenir-la-norme-antisismique-de-la-reconstruction-par-irina-bokova_1326234_3232.html
Vers un nouvel avenir pour Haïti, par Ban Ki-moon
LEMONDE.FR | 31.03.10 | 07h40 • Mis à jour le 31.03.10 | 12h36
Juché sur une colline, le Club de golf de Pétionville surplombe Port-au-Prince et la mer. Ses parcours jadis bien soignés accueillent ces jours-ci près de 50 000 personnes, parmi les quelque 1,2 million qui ont été déplacées par le tremblement de terre et qui se retrouvent entassées dans des tentes ou des appentis en bâche fournis par l'ONU ou des organismes internationaux de secours.
Lorsque je m'y suis rendu la semaine dernière, le soleil brillait. La vie continuait, semble-t-il : les enfants jouaient, les mères faisaient la lessive en plein air. Plusieurs personnes avaient établi des commerces et des marchés informels pour vendre de la nourriture, du charbon de bois, des fruits, des chaussures, du shampooing… Dans la lueur du soleil, on pourrait aisément y voir un signe d'espoir, la vie au milieu des ruines. Mais quand arrivera la pluie, le terrain juché sur une colline escarpée deviendra boueux, dangereux et source de maladie. Pour ceux qui sont coincés dans le camp, l'espoir semblera loin.
Mercredi, les dirigeants du monde se retrouveront au siège de l'ONU à New York, dans le cadre d'une importante conférence des donateurs – expression on ne peut plus tangible de solidarité avec le Gouvernement et le peuple haïtiens. Le Président René Préval la qualifie de "rendez-vous avec l'histoire", un pacte conclu pour construire ce qu'il appelle "un Haïti nouveau", un Haïti transformé. La mission, c'est d'offrir l'espoir – et d'en faire une réalité.
Depuis des semaines, des experts évaluent les besoins engendrés par la catastrophe du 12 janvier et leur coût. Ensemble, le Président Préval et son gouvernement ont élaboré un plan d'action stratégique national devant orienter le relèvement et le développement du pays. Il s'agit à tous égards d'un document visionnaire.
Alors qu'il visitait la capitale dévastée avec l'Envoyé spécial des Nations Unies, l'ancien Président Bill Clinton, un haut responsable haïtien a montré du doigt le Parlement national et le palais présidentiel en ruines. "Nous ne voulons pas les restaurer", a-t-il dit des sites historiques de style colonial effondrés. Il a parlé de les remplacer par quelque chose de complètement nouveau, quelque chose de moderne qui corresponde mieux aux ambitions que se donne Haïti comme pays en développement autonome animé d'un réel espoir de repartir sur de nouvelles bases et de se forger un avenir prospère.
C'est le défi que nous devons relever à New York – non pas reconstruire mais plutôt "construire mieux", pour créer littéralement un Haïti nouveau. Au titre du plan, une nouvelle commission intérimaire pour la reconstruction en Haïti serait chargée d'affecter près de 4 milliards de dollars d'aide à des projets et programmes précis au cours des 18 mois à venir. Dans les 10 prochaines années, on estime qu'Haïti aura besoin d'environ 11,5 milliards de dollars pour se reconstruire.
De toute évidence, l'aide doit être bien dépensée et bien coordonnée. Elle doit permettre de continuer à fournir des secours d'urgence – alimentation, assainissement et, surtout, logement. Jusqu'ici nous avons fourni à 1 million de personnes (soit environ les trois quarts de la population dans le besoin) des tentes et des bâches et nous en distribuerons encore 300 000 au cours des prochaines semaines. Nous disposons désormais aux alentours de Port-au-Prince de plusieurs sites importants où nous pouvons reloger les personnes qui vivent dans des secteurs menacés par les inondations lorsque la saison des pluies commencera vraiment. En attendant, la mission des Nations Unies prend toutes les mesures nécessaires pour maintenir la sécurité et, en particulier, faire que les femmes et les enfants vivant dans les camps soient à l'abri de la violence sexuelle.
À mesure que nous acheminons de l'aide d'urgence à la reconstruction à plus long terme, il faut admettre que nous ne pouvons pas nous contenter de faire comme d'habitude. Notre ambition aujourd'hui c'est de rebâtir le pays de fond en comble. En collaboration avec la communauté internationale, les dirigeants haïtiens s'engagent à conclure un nouveau contrat social avec le peuple. Autrement dit, il faut un gouvernement entièrement démocratique, doté de politiques économiques et sociales judicieuses pour faire face à l'extrême pauvreté et aux disparités profondes en matière de répartition des richesses. Cela signifie aussi qu'il faut des élections libres et régulières, organisées avec l'aide de l'ONU, de préférence avant la fin de l'année.
Ce nouveau contrat social doit autonomiser les femmes – comme chefs de ménage assurant l'entretien de leur famille, comme entrepreneurs créant des entreprises, comme défenseurs des personnes vulnérables, qui exercent tous leurs droits en tant que responsables dans les institutions démocratiques et les organisations d'action civile en constante évolution. Il doit offrir de nouvelles possibilités de promotion économique, et surtout des emplois. Le programme "travail contre rémunération" de l'ONU devrait être un modèle. En fin de compte, seuls les Haïtiens peuvent reconstruire, ou plutôt mieux construire, Haïti.
Les dirigeants haïtiens savent bien que ce nouveau partenariat exige un attachement à la bonne gouvernance, à la transparence et à la responsabilité mutuelle – entre l'administration et les administrés, entre les secteurs public et privé, entre Haïti et la communauté internationale. Il faut donc trouver de nouvelles formules pour faire face aux problèmes de longue date, notamment l'avenir de la capitale haïtienne surpeuplée. Pour qu'Haïti s'épanouisse, il faut que toutes les régions et les villes du pays bénéficient des infrastructures sociales et du développement économique. C'est pourquoi le plan national haïtien prévoit d'importantes ressources pour le relèvement de l'environnement, pour la réforme foncière et pour de nouveaux investissements dans la pêche et l'agriculture.
Dans les prochains jours, les dirigeants du monde se mettront à la hauteur de la situation en épaulant Haïti dans la solidarité – une solidarité qui sera mesurée dans plusieurs années, longtemps après que le choc initial de la catastrophe sera passé. Je suis convaincu qu'ensemble nous pouvons mettre Haïti sur la voie d'un nouvel avenir, très différent. Le travail consistant à bâtir l'avenir promis commence aujourd'hui dans des lieux comme le camp de Pétion-ville, dans l'immédiat, en mettant les dizaines de milliers de personnes à l'abri. Mais, à vrai dire, nous devons offrir quelque chose de beaucoup moins concret mais d'infiniment plus durable, à savoir l'espoir. Et pour Haïti, l'espoir naît ce mercredi à New York.
Ban Ki-moon est secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies
Haïti: l'UE va donner 1,2 milliards d'euros
AFP:- 30/03/2010 L'Union européenne va s'engager à fournir 1,2 milliard d'euros pour la reconstruction de Haïti lors de la conférence internationale des donateurs pour Haïti prévue mercredi à New York, a annoncé la Commission européenne. Ces 1,2 milliard d'euros proviendront des contributions de la Commission, de la Banque européenne d'investissement (BEI) et des différents Etats de l'Union, a précisé Maja Kocijancic, une porte-parole de la haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères, Catherine Ashton.
Cette somme devrait couvrir la période 2010-2013, a-t-elle ajouté. Plus de cent pays et plusieurs organismes internationaux devaient se retrouver mercredi au siège de l'ONU à New York lors d'une conférence internationale de donateurs pour Haïti, où le tremblement de terre du 12 janvier a tué au moins 220.000 personnes et fait quelque 1,3 million de sans-abri.
Quelque 3,8 milliards de dollars vont leur être demandés, comme premier versement sur un montant total de 11,5 milliards de dollars d'aide estimée nécessaire pour reconstruire le pays sur 10 ans.
Le séisme de magnitude 7 a fait des dégâts estimés à près de huit milliards de dollars, l'équivalent de 120% du PIB d'Haïti. Un premier appel de fonds d'urgence de 577 millions de dollars avait été lancé peu après la catastrophe par l'ONU, qui l'avait révisé à la hausse le 18 février pour le porter à 1,44 milliard de dollars.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/03/30/97001-20100330FILWWW00678-haiti-l-ue-va-donner-12-milliards-d-euros.php
Cette somme devrait couvrir la période 2010-2013, a-t-elle ajouté. Plus de cent pays et plusieurs organismes internationaux devaient se retrouver mercredi au siège de l'ONU à New York lors d'une conférence internationale de donateurs pour Haïti, où le tremblement de terre du 12 janvier a tué au moins 220.000 personnes et fait quelque 1,3 million de sans-abri.
Quelque 3,8 milliards de dollars vont leur être demandés, comme premier versement sur un montant total de 11,5 milliards de dollars d'aide estimée nécessaire pour reconstruire le pays sur 10 ans.
Le séisme de magnitude 7 a fait des dégâts estimés à près de huit milliards de dollars, l'équivalent de 120% du PIB d'Haïti. Un premier appel de fonds d'urgence de 577 millions de dollars avait été lancé peu après la catastrophe par l'ONU, qui l'avait révisé à la hausse le 18 février pour le porter à 1,44 milliard de dollars.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/03/30/97001-20100330FILWWW00678-haiti-l-ue-va-donner-12-milliards-d-euros.php
Haïti: la Norvège va donner 100 millions
AFP.- 31/03/2010 Mise à jour : 12:12
La Norvège va porter à 800 millions de couronnes (100 millions d'euros) son aide à Haïti sur les quatre prochaines années, a indiqué aujourd'hui le ministère des Affaires étrangères.
"Après le séisme qui a frappé Haïti le 12 janvier, la Norvège a donné une aide d'urgence de 200 millions de couronnes. Maintenant, la Norvège veut augmenter son aide à long terme (à Haïti), de 600 millions de couronnes", a annoncé le ministère dans un communiqué.
La secrétaire d'Etat Ingrid Fiskaa va présenter cette décision à la conférence des donateurs, organisée par l'ONU à New York mercredi, selon le ministère. "Le séisme a été pour les Haïtiens la cause de grandes souffrances. Plus d'un million de personnes n'ont pas de logement. Pour aider Haïti, nous devons faire plus que construire des maisons", a déclaré Mme Fiskaa, citée dans le communiqué. "Nous devons aider les Haïtiens à construire une société complètement nouvelle", a-t-elle dit, jugeant que les habitants devaient avoir la possibilité d'influencer leur système politique et de sortir de la pauvreté.
Quelque 138 pays, plusieurs organismes internationaux comme le FMI et la Banque mondiale, ainsi que des ONG, devaient être représentés à une "Conférence internationale des donateurs pour un avenir meilleur pour Haïti", aujourd'hui au siège new-yorkais de l'ONU. La réunion était considérée comme cruciale pour aider le pays, déjà le plus pauvre du continent américain, deux mois après le séisme qui a détruit une grande partie de la capitale Port-au-Prince, tué au moins 220.000 personnes et fait 1,3 million de sans-abri.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/03/31/97001-20100331FILWWW00448-haiti-la-norvege-va-donner-100-millions.php
La Norvège va porter à 800 millions de couronnes (100 millions d'euros) son aide à Haïti sur les quatre prochaines années, a indiqué aujourd'hui le ministère des Affaires étrangères.
"Après le séisme qui a frappé Haïti le 12 janvier, la Norvège a donné une aide d'urgence de 200 millions de couronnes. Maintenant, la Norvège veut augmenter son aide à long terme (à Haïti), de 600 millions de couronnes", a annoncé le ministère dans un communiqué.
La secrétaire d'Etat Ingrid Fiskaa va présenter cette décision à la conférence des donateurs, organisée par l'ONU à New York mercredi, selon le ministère. "Le séisme a été pour les Haïtiens la cause de grandes souffrances. Plus d'un million de personnes n'ont pas de logement. Pour aider Haïti, nous devons faire plus que construire des maisons", a déclaré Mme Fiskaa, citée dans le communiqué. "Nous devons aider les Haïtiens à construire une société complètement nouvelle", a-t-elle dit, jugeant que les habitants devaient avoir la possibilité d'influencer leur système politique et de sortir de la pauvreté.
Quelque 138 pays, plusieurs organismes internationaux comme le FMI et la Banque mondiale, ainsi que des ONG, devaient être représentés à une "Conférence internationale des donateurs pour un avenir meilleur pour Haïti", aujourd'hui au siège new-yorkais de l'ONU. La réunion était considérée comme cruciale pour aider le pays, déjà le plus pauvre du continent américain, deux mois après le séisme qui a détruit une grande partie de la capitale Port-au-Prince, tué au moins 220.000 personnes et fait 1,3 million de sans-abri.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/03/31/97001-20100331FILWWW00448-haiti-la-norvege-va-donner-100-millions.php
Haïti: Clinton co-présidera la commission
AP.- 31/03/2010 Mise à jour : 09:27 Réagir
L'ancien président américain Bill Clinton va co-présider la commission chargée de gérer les quelque 3,8 milliards de dollars (2,82 milliards d'euros) d'aide dont a besoin Haïti pour se reconstruire après le séisme de janvier, a annoncé le Premier ministre Jean-Max Bellerive. Cette annonce a été faite mardi soir avant la conférence des donateurs organisée mercredi à New York sous l'égide de l'ONU.
Les responsables haïtiens vont solliciter l'aide de plus de 130 pays pour la reconstruction de l'île des Caraïbes, qui confiera les sommes récoltées à la Commission intérimaire pour la reconstruction d'Haïti (IHRC), composée de 23 personnes. Cette commission sera co-présidée par Bill Clinton et le Premier ministre Jean-Max Bellerive, aux côtés de deux députés haïtiens, les autorités locales, des représentants des syndicats et des patrons locaux
L'ancien président américain Bill Clinton va co-présider la commission chargée de gérer les quelque 3,8 milliards de dollars (2,82 milliards d'euros) d'aide dont a besoin Haïti pour se reconstruire après le séisme de janvier, a annoncé le Premier ministre Jean-Max Bellerive. Cette annonce a été faite mardi soir avant la conférence des donateurs organisée mercredi à New York sous l'égide de l'ONU.
Les responsables haïtiens vont solliciter l'aide de plus de 130 pays pour la reconstruction de l'île des Caraïbes, qui confiera les sommes récoltées à la Commission intérimaire pour la reconstruction d'Haïti (IHRC), composée de 23 personnes. Cette commission sera co-présidée par Bill Clinton et le Premier ministre Jean-Max Bellerive, aux côtés de deux députés haïtiens, les autorités locales, des représentants des syndicats et des patrons locaux
Appel de fonds à l'échelle planétaire pour Haïti
Publié le 30 mars 2010
Agence France-Presse New York
La communauté internationale est appelée mercredi à casser sa tirelire et consacrer près de 3,8 milliards de dollars à la reconstruction d'Haïti, dévasté par un séisme en janvier.
Quelque 138 pays, plusieurs organismes internationaux comme le FMI et la Banque mondiale, ainsi que des ONG et des membres de la diaspora haïtienne, devaient être représentés à une «Conférence internationale des donateurs pour un avenir meilleur pour Haïti», au siège new-yorkais de l'ONU.
La réunion était considérée comme cruciale pour aider le pays, déjà le plus pauvre du continent américain, à «se reconstruire en mieux», après le tremblement de terre du 12 janvier.
La catastrophe a détruit une grande partie de la capitale Port-au-Prince, tuant au moins 220.000 personnes et faisant 1,3 million de sans-abri.
Le représentant par intérim de l'ONU en Haïti, Edmond Mulet, a estimé lundi à 4 milliards de dollars les besoins en investissements pour les 18 prochains mois, pour reconstruire hôpitaux, écoles, routes et ports, «mais aussi pour remodeler le pays de façon à le mettre sur la voie de la croissance et de la modernisation».
Des fonds supplémentaires seront nécessaires après cela, a-t-il ajouté, pour soutenir «le vaste et ambitieux programme pour la reconstruction et le renouveau du pays» du gouvernement haïtien.
Helen Clark, administratrice du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) qui joue un rôle clé dans les efforts pour remettre l'économie d'Haïti sur les rails, a indiqué que la conférence visait «à recueillir quelque 3,8 milliards de dollars pour une période d'environ 18 mois.»
Une telle somme représenterait un premier versement sur un montant total de 11,5 milliards de dollars d'aide estimée pour la reconstruction sur 10 ans. Le séisme de magnitude 7 a fait des dégâts estimés à près de huit milliards de dollars, l'équivalent de 120% du PIB d'Haïti.
Le Premier ministre haïtien, Jean-Max Bellerive, devait dévoiler un «plan d'action pour la reconstruction nationale et le développement», visant à transformer une tragédie en une occasion de reconstruire le pays sur de meilleures bases qu'avant le séisme.
La conférence devait être présidée par le chef de l'Etat haïtien René Préval, avec le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon et la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201003/30/01-4265911-appel-de-fonds-a-lechelle-planetaire-pour-haiti.php
Agence France-Presse New York
La communauté internationale est appelée mercredi à casser sa tirelire et consacrer près de 3,8 milliards de dollars à la reconstruction d'Haïti, dévasté par un séisme en janvier.
Quelque 138 pays, plusieurs organismes internationaux comme le FMI et la Banque mondiale, ainsi que des ONG et des membres de la diaspora haïtienne, devaient être représentés à une «Conférence internationale des donateurs pour un avenir meilleur pour Haïti», au siège new-yorkais de l'ONU.
La réunion était considérée comme cruciale pour aider le pays, déjà le plus pauvre du continent américain, à «se reconstruire en mieux», après le tremblement de terre du 12 janvier.
La catastrophe a détruit une grande partie de la capitale Port-au-Prince, tuant au moins 220.000 personnes et faisant 1,3 million de sans-abri.
Le représentant par intérim de l'ONU en Haïti, Edmond Mulet, a estimé lundi à 4 milliards de dollars les besoins en investissements pour les 18 prochains mois, pour reconstruire hôpitaux, écoles, routes et ports, «mais aussi pour remodeler le pays de façon à le mettre sur la voie de la croissance et de la modernisation».
Des fonds supplémentaires seront nécessaires après cela, a-t-il ajouté, pour soutenir «le vaste et ambitieux programme pour la reconstruction et le renouveau du pays» du gouvernement haïtien.
Helen Clark, administratrice du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) qui joue un rôle clé dans les efforts pour remettre l'économie d'Haïti sur les rails, a indiqué que la conférence visait «à recueillir quelque 3,8 milliards de dollars pour une période d'environ 18 mois.»
Une telle somme représenterait un premier versement sur un montant total de 11,5 milliards de dollars d'aide estimée pour la reconstruction sur 10 ans. Le séisme de magnitude 7 a fait des dégâts estimés à près de huit milliards de dollars, l'équivalent de 120% du PIB d'Haïti.
Le Premier ministre haïtien, Jean-Max Bellerive, devait dévoiler un «plan d'action pour la reconstruction nationale et le développement», visant à transformer une tragédie en une occasion de reconstruire le pays sur de meilleures bases qu'avant le séisme.
La conférence devait être présidée par le chef de l'Etat haïtien René Préval, avec le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon et la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201003/30/01-4265911-appel-de-fonds-a-lechelle-planetaire-pour-haiti.php
mardi 30 mars 2010
Haïti: Quand les traumatismes réveillent les cauchemars du passé...
Palpitations, maux de tête, crises d'angoisse: les blessures infligées aux Haïtiens par le séisme du 12 janvier sont aussi psychologiques. Et souvent anciennes. Car le traumatisme a fait ressurgir chez certains des expériences cauchemardesques, vécues bien avant la catastrophe.
Le Dr Jean Charles est à la tête d'une équipe de psychologues de l'ONG Médecins sans Frontières (MSF) installée au Club de golf de Pétionville, dans la banlieue de Port-au-Prince, qui accueille 40.000 réfugiés. «Beaucoup de gens ont peur de revivre le séisme», dit-elle. Les maux de tête, crampes d'estomac et autres palpitations sont les symptômes qu'elle et ses collègues observent le plus souvent.
«Ceux qui ont perdu des membres de leur famille ou des amis se sentent coupables parce qu'ils ne sont pas morts avec eux ou parce qu'ils pensent ne pas en avoir fait assez pour les sauver. Et puis beaucoup d'autres n'ont pas vu les cadavres de leurs proches. Dans ces conditions, il est très difficile» de surmonter la douleur qu'engendre la perte d'êtres aimés, explique le Dr Jean Charles.
Il y a ceux, totalement dépassés par les événements, qui n'arrivent pas à se représenter l'avenir. Ceux qui ont tout perdu et ne savent pas combien de temps ils devront passer dans le camp. Et c'est sans compter les contingences matérielles auxquelles sont confrontés tous les réfugiés et les conditions de vie dans le camp. Les Nations unies ont beau se démener pour tenter de les ramener chez eux; bien souvent ils n'ont aucune idée de la suite des événements, tout simplement parce qu'ils attendent d'être pris en main.
Mais chez certains, le traumatisme engendré par le séisme fait ressurgir de vieux souvenirs. Lors d'une consultation, une jeune fille, a éclaté en sanglots à l'évocation des viols et des coups infligés par des membres de sa famille bien avant la catastrophe du 12 janvier. «Elle est revenue et a commenté notre première rencontre en disant qu'elle était très reconnaissante et soulagée d'avoir enfin pu parler avec quelqu'un. Elle continue de venir», explique le Dr Jean Charles. Pour que cette jeune fille ne soit pas la seule à se libérer de son poids, les médecins de MSF sillonnent les camps armés de haut-parleurs et d'affiches pour inciter les Haïtiens à venir les voir. Et cela marche, à en croire la psychologue Katarina Brock, qui travaille dans un hôpital de MSF à Cité Soleil, l'un des innombrables bidonvilles de Port-au-Prince et qui mise sur la thérapie de groupe.
«Lorsque certains ont des cauchemars qui se nourrissent d'expériences traumatiques, ils sont heureux d'entendre qu'ils ne sont pas les seuls à avoir ces problèmes. Ils prennent conscience qu'ils ne sont pas les seuls à perdre les pédales», explique Katarina Brock.
N / Radio Métropole Haïti
Le Dr Jean Charles est à la tête d'une équipe de psychologues de l'ONG Médecins sans Frontières (MSF) installée au Club de golf de Pétionville, dans la banlieue de Port-au-Prince, qui accueille 40.000 réfugiés. «Beaucoup de gens ont peur de revivre le séisme», dit-elle. Les maux de tête, crampes d'estomac et autres palpitations sont les symptômes qu'elle et ses collègues observent le plus souvent.
«Ceux qui ont perdu des membres de leur famille ou des amis se sentent coupables parce qu'ils ne sont pas morts avec eux ou parce qu'ils pensent ne pas en avoir fait assez pour les sauver. Et puis beaucoup d'autres n'ont pas vu les cadavres de leurs proches. Dans ces conditions, il est très difficile» de surmonter la douleur qu'engendre la perte d'êtres aimés, explique le Dr Jean Charles.
Il y a ceux, totalement dépassés par les événements, qui n'arrivent pas à se représenter l'avenir. Ceux qui ont tout perdu et ne savent pas combien de temps ils devront passer dans le camp. Et c'est sans compter les contingences matérielles auxquelles sont confrontés tous les réfugiés et les conditions de vie dans le camp. Les Nations unies ont beau se démener pour tenter de les ramener chez eux; bien souvent ils n'ont aucune idée de la suite des événements, tout simplement parce qu'ils attendent d'être pris en main.
Mais chez certains, le traumatisme engendré par le séisme fait ressurgir de vieux souvenirs. Lors d'une consultation, une jeune fille, a éclaté en sanglots à l'évocation des viols et des coups infligés par des membres de sa famille bien avant la catastrophe du 12 janvier. «Elle est revenue et a commenté notre première rencontre en disant qu'elle était très reconnaissante et soulagée d'avoir enfin pu parler avec quelqu'un. Elle continue de venir», explique le Dr Jean Charles. Pour que cette jeune fille ne soit pas la seule à se libérer de son poids, les médecins de MSF sillonnent les camps armés de haut-parleurs et d'affiches pour inciter les Haïtiens à venir les voir. Et cela marche, à en croire la psychologue Katarina Brock, qui travaille dans un hôpital de MSF à Cité Soleil, l'un des innombrables bidonvilles de Port-au-Prince et qui mise sur la thérapie de groupe.
«Lorsque certains ont des cauchemars qui se nourrissent d'expériences traumatiques, ils sont heureux d'entendre qu'ils ne sont pas les seuls à avoir ces problèmes. Ils prennent conscience qu'ils ne sont pas les seuls à perdre les pédales», explique Katarina Brock.
N / Radio Métropole Haïti
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