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lundi 31 août 2020

C'est un été rouge sang en Haïti : les gangs sont les maîtres, et l'ONU crie à l'anarchie

Par Joël Chatreau • Dernière MAJ: 14/08/2020
Un été brûlant, c'est fréquent en Haïti, mais celui qui se déroule en ce moment est carrément rouge sang. Et une bonne partie des autorités politiques, gangrenée par la corruption, est accusée de s'en laver les mains. Les gangs les plus violents - pas deux ou trois mais des dizaines - sont devenus les maîtres depuis des mois, particulièrement à Port-au-Prince, la capitale. Malheur aux habitants qui se trouvent sur leur route au mauvais moment, ou qui voudraient s'interposer, ils sont assassinés sans pitié, y compris les enfants. La situation sécuritaire est tellement critique et incontrôlée dans l'île caribéenne des Grandes Antilles que l'ONU décide de s'en mêler. Le Bureau des Nations unies en Haïti déplore la mort de "nombreuses victimes innocentes" : il a répertorié déjà 159 civils tués et 92 blessés en seulement six mois, entre janvier et juin derniers. La représentation de l'ONU incite vivement les dirigeants haïtiens à bouger pour stopper les bandes criminelles responsables des tueries. « La population des quartiers contrôlés par des bandes armées endure un niveau de violence intolérable » - Bureau des Nations unies en Haïti Les jours sombres de Cité Soleil
Plus les gangs sont armés et puissants, plus ils veulent régner sur des quartiers entiers et se font évidemment la guerre. Cet été notamment, Cité Soleil s'enflamme de nouveau. Le vaste bidonville qui s'enroule autour de Port-au-Prince, comme les favelas brésiliennes à Rio de Janeiro, en a pourtant connu, des pics de violence ! Mais cette fois, l'intolérable a été atteint.
A la mi-juillet, un nourrisson de huit mois a été tué par balles au cours d'un affrontement entre bandes au cœur du bidonville, puis au début du mois d'août, un autre bébé de quatre mois y est mort dans les mêmes circonstances. Leurs familles éplorées ont reçu un grand soutien de la population locale, choquée, profondément émue, révoltée. Mais pas un mot, pas un geste des forces dites de sécurité et de la classe politique.
L'impunité préservée des gangs
Le Bureau des Nations unies en Haïti gronde bien sûr...
Les autorités haïtiennes doivent poursuivre les auteurs présumés de crimes, d'abus ou de violations des droits de l'Homme (...) exécuter le mandat d'amener émis à l'encontre de plusieurs chefs de gangs
Bureau des Nations unies en Haïti ... mais le son de sa voix semble se perdre dans l'air brûlant des Caraïbes.
"Barbecue", toujours tout feu tout flamme
Jimmy Cherizier, par exemple (en tenue rouge ci-dessous), est l'un des plus sanguinaires de ces patrons de bandes criminelles, et néanmoins, il continue tranquillement de mener ses "affaires". Sinistrement surnommé "barbecue" depuis qu'il a terrorisé les habitants de quartiers pauvres fin 2017 en faisant incendier des maisons et des bâtiments, cet ex-policier a finalement fait l'objet d'un avis de recherche en février 2019.
Pas de quoi affoler "barbecue", loin de là, puisqu'en avril dernier, le gangster s'est montré en pleine lumière en train de participer à une distribution de kits alimentaires à Port-au-Prince. Et vous allez rire... jaune ! C'est la police qui avait organisé cette sympathique manifestation.
Source : https://fr.euronews.com/2020/08/13/c-est-un-ete-rouge-sang-en-haiti-les-gangs-sont-les-maitres-et-l-onu-crie-a-l-anarchie

lundi 12 octobre 2015

Local Missionary known around the world killed in Haiti

Bryan Carnaggio bcarnaggio@wbbjtv.com HENDERSON, Tenn. -- A West Tennessee church mourns the loss of one of their own missionaries, Roberta Edwards, who was killed on a mission trip in Haiti.
"We cannot measure all the lives that she has touched through all the ways she will be missed," Dr. Jessee Robertson said.
An undescribeable tragedy thousands of miles away and is now hitting close to home for a West Tennessee community and church.
"There are thousands of people today who know Roberta and who appreciated her work, who are touched tearful and prayerful," Dr. Robertson said.
Edwards was overseen by the Estes Church of Christ and was on a mission trip in Haiti.
However, on Saturday night, that mission turned violent when she was killed by a group of armed gunman.
"It's been more than once over the years that heartbreaking things have happened in our mission work, and this is the most heartbreaking that we can imagine," Dr. Robertson said.
Edwards was the director at SonLight Children's home in Port-Au-Prince, Haiti.
It's a place where church leaders say she was called 'Mom' by 20 foster children.
"The strength of her personality and the strength of her will and her faith produce in her a person to keep going when other people would have quit a long time ago," Dr. Robertson said.
Edwards also ran a nutritional center feeding 160 children two meals a day, 5 days a week in Haiti.
Estes Church of Christ Minister Dr. Jesse Robertson knew Edwards for more than 15 years. He says in the amount of time Edwards was overseen by the church since 2002, she accomplished things that seemed impossible sometimes.
"She would accomplish things you just didn't think could be accomplished out of sheer will," Dr. Robertson said. " She had faith that God would help her. She would start into things that she didn't know how she was going to accomplish, but she trusted that the Lord would provide."
And in honor of Edwards, Dr. Robertson says the church will continue to work in places that need healing and peace.
"Our intent is to not let evil win, not to let Satan win, but continue the work of the kingdom of God because that what this is, its that kind of battle," Dr. Robertson said.
If you would like to honor Roberta with a memorial gift for the work in Haiti, those may be sent to the Estes Church of Christ, P.O. Box 191, Henderson, TN, 38340, and her family will be notified of your tribute.
http://www.wbbjtv.com/news/local/Local-Missionary-known-around-the-world-killed-in-Haiti-331954081.html

lundi 7 janvier 2013

Haïti - Sécurité : De fausses idées sur l’insécurité


Le nombre d’homicides en Haïti semblent aux yeux de tous alarmants et alimentent l’opposition, qui affirme que le Gouvernement est incapable d’assurer la sécurité de ses citoyens et les organisations des Droits de l’homme qui voit dans ces chiffres, l’occasion de publier des billets plus alarmistes les uns que les autres. Les avis aux voyageurs mis à jour récemment, par les des États-Unis et le Canada ne font que conforter le citoyen dans cette mauvaise impression.
Tout le monde semble convaincu, que le nombre d’homicide est trop important en Haïti pour penser développer le tourisme et que la situation sécuritaire n’est pas garantie, empêchant le développement des affaires. Toutefois, en dehors des bilans communiqués tout au long de l’année, il est important de relativiser ces chiffres afin de rétablir la vérité. ..

Ire la suite sur HAITI LIBRE : http://www.haitilibre.com/article-7543-haiti-securite-de-fausses-idees-sur-l-insecurite.html

vendredi 23 novembre 2012

Lamothe veut rétablir un climat sécuritaire à Jacmel

Le Premier Ministre haïtien, Laurent Lamothe, annonce que de nouvelles dispositions sécuritaires ont été adoptées en vue de garantir un climat sécuritaire à Jacmel. M. Lamothe, qui est également président du Conseil Supérieur de la Police Nationale (CSPN), a fait état de la nomination d'un nouveau directeur départemental de la police dans le Sud-est.
Dans le même temps, des membres des unités spécialisées de la PNH, dont CIMO et Swatt, ont été dépêché dans la métropole du Sud-est. Lors de la rencontre du CSPN mardi soir les autorités sécuritaires ont mis l'accent sur la nécessité de poursuivre les investigations en vue de la libération de l'enfant enlevé par les bandits. Le CSPN envisage d'augmenter l'effectif de l'unité départementale de maintien de l'ordre (Udmo).
Dans le même temps la direction de la police judiciaire a entrepris de renforcer la section départementale qui devra jouer pleinement son rôle dans les enquêtes pour identifier les réseaux de criminels.
Le chef du gouvernement a lancé un appel au calme aux citoyens du sud-est et les exhorte à ne pas entraver les actions des forces de l'ordre. Au cours des dernières 72 heures les activités avaient été paralysées à Jacmel en raison des manifestations de protestation contre l'assassinat de l'agronome Etienne et l'enlèvement d'un enfant de 3 ans.
Selon le chef du gouvernement une augmentation de l'effectif des agents de l'ordre pourrait permettre d'améliorer le climat sécuritaire. Cependant M. Lamothe invite les jacméliens à faire montre de patience puisqu'il faudra augmenter le recrutement de nouveaux agents.
Il donne l'assurance de la détermination des autorités à adresser les problèmes liés aux dégâts causés par l'ouragan Sandy.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=21622

mercredi 21 novembre 2012

Le CSPN convoqué par le Sénat en raison des actes de violence

Le Premier Ministre haïtien, Laurent Lamothe, également président du Conseil Supérieur de la Police Nationale (CSPN) devra répondre le mardi 27 novembre 2012 à une convocation de la commission justice et sécurité du Sénat. Les législateurs ont exprimé leur colère en raison de la recrudescence des actes de violence dans plusieurs régions du pays. Des cas de kidnapping spectaculaires ont été enregistrés dans la région Métropolitaine de Port-au-Prince, au Cap Haïtien et à Jacmel. Le président de la commission justice et sécurité du Sénat, Pierre Francky Exius, soutient que les parlementaires veulent être informés des dispositions adoptées par les autorités pour faire face à cette recrudescence de l'insécurité. Le sénateur Exius fait remarquer que Jacmel, désigné comme destination touristique par le gouvernement, est en ébullition suite à l'enlèvement d'un enfant de trois ans et l'assassinat d'un agronome. Des milliers de personnes ont manifesté leur colère contre les autorités policières accusées de laxisme face aux actions des criminels. Le Premier Ministre Lamothe préside le CSPN qui compte également, les ministres de la justice et de l'intérieur, le secrétaire d'état à la sécurité publique et le directeur général de la police. Avant la séance de convocation du CSPN, les membres de la commission sénatoriale de justice auront des séances de travail avec les responsables des organisations de défense des droits humains. Les parlementaires espèrent obtenir plus de détails sur les rapports publiés par ces organisations sur le climat d'insécurité. Plusieurs parlementaires ont dénoncé une détérioration du climat sécuritaire à l'approche des fêtes de fin d'année. Ils pressent le gouvernement d'adopter en urgence des dispositions pour freiner les bandits. LLM / radio Metropole Haiti http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=21621 Commentaires : C’est une excellente initiative des parlementaires de convoquer cette instance. Personnellement je pense que Le gouvernement Martelly/Lamothe ne donne pas assez de priorités au rétablissement d’un climat sécuritaire pendant qu’il claironne le retour des haïtiens de la Diaspora en présentant le pays comme un lieu ouvert et propice pour les affaires. La discrétion dont les autorités ont fait preuve devant l’arrestation de Brandt et le démantèlement d’un des réseaux les plus puissants de la région a suscité pas mal d’interprétations. Et on a l’impression que tout le monde attend des suites qui risquent d’éclabousser…

lundi 19 mars 2012

Haïti: remontée de l'insécurité, 147 morts violentes depuis début 2012

Près de 150 personnes ont été tuées, le plus souvent par balles, en Haïti depuis le début de l'année, a comptabilisé une organisation de défense des droits de l'homme qui se dit "préoccupée par les actes d'insécurité et de criminalité" dans le pays.

Selon le Réseau national de défense des droits humains (RNDDH), 147 personnes --dont cinq policiers-- ont été tuées dans des actes de violence depuis le début de l'année dans le pays, en majorité à Port-au-Prince.
Au cours de la seule nuit de jeudi, sept personnes ont été tuées par balles dans le centre de Port-au-Prince, a rapporté l'organisation vendredi. Selon un rapport publié par le RNDDH, "des cas spectaculaires d'assassinats, d'enlèvements et de séquestrations contre rançon, de vols, de filatures à bord de motocyclettes sont perpétrés quotidiennement alors que les autorités (haïtiennes) ne semblent pas évaluer l'ampleur de la situation en vue d'y apporter les réponses appropriées".
D'autre part, le RNDDH s'inquiète de "l'existence de plusieurs groupes lourdement armés, constitués d'individus se présentant comme des anciens militaires qui s'entrainent dans d'anciennes casernes de l'armée dissoute en 1994 et continuent d'opérer ouvertement dans des patrouilles imposant leur présence à la population".

http://lci.tf1.fr/filnews/monde/haiti-remontee-de-l-insecurite-147-morts-violentes-depuis-debut-7072492.html
Notre commentaire
Michel Martelly voudrait –il la tête de Mario Andrésol ?

Je me pose cette question depuis l’arrivée au pouvoir de l’ancien chanteur de « konpa Direk ». Lors de son grand discours inaugural, Michel Martelly semblait bien se garder de toucher l’épineux problème de l’insécurité. Ce fut d’autant plus flagrant ou maladroit dans la mesure ou depuis des années le vrai problème d’Haïti reste l’insécurité.
Personnellement je m’attendais à voir une plaidoirie en bonne et due forme, surmontée d’une détermination à faire face une fois pour toute à ce fléau qui cause plus de dégâts au pays que le choléra Népalais.
Sans doute produit de l’improvisation du nouveau venu ou fruit de l’incohérence de l’incompétence, il est difficile de comprendre la logique d’une démarche officielle qui veut présenter un pays ouvert aux investissements et au tourisme sans travailler à faire du territoire haïtien un endroit complètement sécurisé.
Depuis son arrivée au pouvoir, des rumeurs fondées ou pas parlent d’une certaine dissension entre le locataire du Palais National et le Directeur Général de la Police Nationale Haïtienne Monsieur Mario Andrésol.
Récemment il y a eu des bruits autour d’une démission. Ce qui a été démentie par l’intéressé lui-même. Il faut dire que le Directeur Général de la PNH s’acquitte très bien de sa mission et a su garder l’institution sur les rails que lui confèrent la loi organique et les résolutions qui lui ont donné naissance. Pour être clair, on admettra que la PNH à aucun moment de la durée, n’a été placée sous les ordres de l’exécutif comme il a été le cas durant les administrations de Jean Bertrand Aristide.
La PNH avec ces faibles moyens malgré la volonté expresse de certaines instances obscures qui lui mettent les bâtons dans les roues, restent une institution indépendante sans inclination vers un secteur ou vers une des branches du pouvoir.
C’est sans doute là le vrai défaut et le handicap majeur de cette institution aux yeux du pouvoir exécutif.
Tout le monde a vu la tendance de Michel Martelly de vouloir s’entourer d’amis et de proches. Je ne voudrais pas aller jusqu’à l’épithète dictatorial que beaucoup lui prêtent dans l’interprétation de certaines des ses prises de position.
L’idée d’une Police un peu plus colorée, avec des tons tendant vers la couleur rose n’est surement pas à écarter.
C’est dans ce contexte là que, Mario Andresol pourrait ne pas rentrer dans les plans de l’exécutif. Et comment noyer son chien sans être réprimander si ce n’est en disant qu’il est atteint de la rage.
Une montée incontrôlée de l’insécurité en Haïti voudrait juste dire une mauvaise gestion ou traduirait une incapacité de la direction de la PNH d’où le renvoi ou le non renouvellement du mandat du directeur général.
Ce ne sont que des réflexions certes. Mais je ne comprends pas pourquoi le président n’a pas encore réalisé sa semaine de la sécurité. Pourquoi il n’a pas encore lancé de mise en garde énergique et déterminée contre ceux qui tirent profit de cette situation ?
Decky Lakyel
Pour Haïti Recto Verso

lundi 5 mars 2012

Hausse de la criminalité dans les grandes villes haïtiennes

Le nombre de crimes commis dans les grandes villes d'Haïti a considérablement augmenté au cours des six derniers mois, contribuant à miner la confiance de la population envers les forces de l'ordre, selon une étude publiée dimanche. Le rapport portant sur la criminalité en milieu urbain dans le pays des Caraïbes fait écho aux inquiétudes de nombreux Haïtiens, alors que la nation entre dans une période d'instabilité politique qui pourrait saper les efforts de reconstruction lancés après le terrible tremblement de terre de janvier 2010.
Le taux d'homicides semble avoir fait un bond important dans les quartiers densément peuplés des villes haïtiennes entre août 2011 et février 2012, d'après l'étude réalisée par les chercheurs Athena Kolbe et Robert Muggah, avec le soutien du Centre de recherches pour le développement international, une société d'État canadienne, et l'Institut Igarape, un organisme à but non lucratif brésilien.
La plupart des meurtres en sol haïtien se produisent dans des endroits populeux très touchés par la marginalisation sociale et la pauvreté comme Cap-Haïtien, Les Cayes et Gonaïves.
Si la situation est moins alarmante à Port-au-Prince que dans d'autres centres urbains des Caraïbes, la capitale haïtienne a toute même atteint en février les 60,9 meurtres pour 100 000 habitants, le taux le plus élevé depuis 2006. En comparaison, le nombre d'homicides à New York était de moins de 7 par 100 000 résidents en 2011, alors que celui de la ville d'Oakland, en Californie, était de 23 pour 100 000 habitants.
Haïti se trouve actuellement à une époque charnière de son histoire, alors que les tentatives pour reconstruire le pays après le puissant séisme avancent lentement et que des centaines de milliers de personnes vivent encore dans des camps.
Le mois dernier, le premier ministre haïtien a brusquement démissionné parce qu'il n'arrivait pas à s'entendre avec le président Michel Martelly. Le Parlement n'a pas encore fait savoir quand il choisirait son successeur.
Pendant ce temps, des milliers de partisans de l'ancien président Jean-Bertrand Aristide ont récemment manifesté pour critiquer le travail de M. Martelly dans le dossier de la reconstruction.
Selon les auteurs de l'étude, plusieurs raisons peuvent expliquer la montée de la criminalité à Haïti. Ils croient toutefois que la frustration découlant de la venue, puis du départ de nombreux groupes d'aide humanitaire dans le pays à la suite du tremblement de terre a joué un rôle déterminant dans le phénomène.
Le rapport montre aussi que la confiance des Haïtiens en leur police nationale a plongé pour la première fois depuis 2007, près d'un répondant sur cinq ayant exprimé de l'inquiétude quant à la capacité et la volonté des policiers de les protéger.
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2012/03/04/008-villes-haitiennes-hausse-criminalite-etude.shtml

mardi 13 septembre 2011

Un mort dans le département de l'Artibonite

Un cambiste a été tué samedi dernier à Saint Marc, dans le département de l'Artibonite par des individus armés circulant à motocyclette. Les bandits ont emporté tout l'argent qui était en possession de la victime, après avoir commis leur forfait.
Un acte que dénoncent les membres de la population de cette commune qui appellent à la vigilance des autorités policières en vue d'enrayer l'insécurité dans la région.
Parallèlement toujours dans le département de l'Artibonite les policiers cantonnés au commissariat de l'Estere ont vidé les lieux suite aux menaces répétées des membres de la population de cette commune quelques jours après la mort d'un individu, lors d'une manifestation des membres de la population pour exiger de l'EDH beaucoup plus d'heures d'électricité.
Cette situation qui inquiète certains notables de la zone. Dans le même temps les protestataires menacent d'intensifier leur mouvement jusqu'à ce qu'ils obtiennent gain de cause.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=19517

dimanche 28 août 2011

Le corps du Notaire public Emile Giordani retrouvé à Port-au-Prince au lendemain de son enlèvement en son Etude par des individus armés

Le Commissaire du Gouvernement annonce l’ouverture d’une enquête/Le 1er Sénateur du Sud-Est rend les « anciens chefs d’Etat et les parlementaires qui n’ont pas fait leur travail », responsables de l’insécurité dont le caractère politique ou pas reste à déterminer, selon lui Publié le samedi 27 août 2011
La police a découvert samedi matin dans un ravin sis dans le quartier du Canapé Vert, à Port-au-Prince, le corps du Notaire public Emile Giordani (62 ans), enlevé la veille en son Etude par au moins 4 hommes armés qui l’avaient contraint à monter dans le coffre-arrière de son propre véhicule pour le conduire vers une destination inconnue.
Aucun impact de balle n’aurait été remarqué sur le corps de la victime. Me Giordani serait décédé par asphyxie, selon les premières impressions des enquêteurs, se basant sur le fait qu’il était cagoulé et ses poignets ligotés.
Emmanuel Giordani, qui se présente comme le cousin du Notaire, déclare avoir été témoin de l’enlèvement. Il affirme avoir même été mis en joue par les agresseurs qui, après avoir ligoté les personnes trouvées sur place, exigeaient une somme de quatre vingt mille dollars (USD 80,000.00) représentant le montant d’une transaction qui aurait été conclue pendant la journée de vendredi en l’Etude du Notaire. Le témoin précise que le Notaire ne disposait pas d’une telle somme en son office.
Le Commissaire du gouvernement par intérim, Sonel Jean-François, qui s’était transporté sur les lieux où le cadavre a été découvert, a annoncé l’ouverture d’une enquête par la Direction Centrale de Police Judiciaire (DCPJ).
Présent également sur les lieux, le 1er Sénateur du Sud-Est, Edwin Zenny, proche du Président de la République et qui s’est présenté comme un client du Notaire Giordani, a estimé que la situation actuelle résulte de l’échec des « anciens chefs d’Etat et des parlementaires » par rapport à la mission qui était la leur. Il déclare avoir prévenu le Chef de l’Etat de la gravité de la situation d’insécurité prévalant dans le pays et dont il faudrait, à son avis, déterminer le caractère politique ou non.
Le parlementaire déplore la disparition tragique du Notaire Giordani qui était, selon lui, un homme honnête et crédible.
Très connu dans les milieux d’affaires et dans le monde des professionnels du Droit, le Notaire public Emile Giordani était marié et père de 3 enfants. Il fut membre de la direction de l’Association des Notaires Publics de Port-au-Prince (ASNOP). [jmd/Radio Kiskeya]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article8009

mardi 1 février 2011

Un policier et son frère tués, un Commissaire de police grièvement blessé au cours de deux incidents distincts dimanche soir à Port-au-Prince

Nombreux cas d’agression contre des policiers en moins d’une semaine lundi 31 janvier 2011, Radio Kiskeya
Le policier Jimmy Valéry (14ème promotion de la Police Nationale d’Haïti, PNH) ainsi que son frère Mario Valéry qui l’accompagnait, ont été tués dimanche soir à Clercine (Plaine du Cul-de-Sac, Nord de la capitale), par des inconnus qui ont ensuite pris la fuite.
Le policier et son frère habitaient non loin d’un camp d’hébergement de sinistrés du tremblement de terre du 12 janvier 2010 situé dans le quartier de Clercine. C’est en traversant le camp à bord de leur véhicule pour se rendre chez eux qu’ils ont été attaqués.
Lors d’un autre incident survenu le même soir en Plaine, non loin de Santo 11, le Commissaire principal de police, Wesber Edouard, affecté à l’Inspection Générale de la Police Nationale d’Haïti (IGPNH), ex-responsable a.i. de la Direction de l’Administration Pénitentiaire (DAP), a été blessé par balle par au moins quatre individus qui se trouvaient à bord d’un véhicule venu s’interposer face au sien.
Edouard était en civil et revenait d’une cérémonie religieuse organisée à l’occasion de son anniversaire, ce dimanche, accompagné de sa compagne et de leurs deux enfants.
Contraint par les agresseurs de s’allonger par terre pendant qu’ils fouillaient le véhicule et dépouillaient ses occupants de tous les objets de valeur qu’ils portaient, Edouard avait quand même eu le temps de dissimuler son arme de service, après avoir rapidement réalisé que le rapport de force n’était pas en sa faveur. Selon les témoignages de la compagne du Commissaire, aussitôt que les bandits ont repéré l’arme, ils ont ouvert le feu sur lui l’atteignant de 3 projectiles avant de prendre la fuite. Transporté d’urgence à l’hôpital, sa vie ne serait pas en danger, selon la police.
Les incidents de dimanche soir viennent s’ajouter à deux autres enregistrés pendant la semaine écoulée à Port-au-Prince au cours desquels deux policiers ont été tués et trois autres blessés par des inconnus.
Cette série d’actes visant particulièrement des membres de l’institution policière, préoccupe non seulement les organismes de défense des droits humains mais aussi les policiers eux-mêmes dont certains se plaignent de ne disposer d’aucun moyen pour faire face à cette situation, y compris des équipements les plus élémentaires, dont des gilets pare-balles. [jmd/Radio Kiskeya]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article7467

lundi 22 novembre 2010

Haïti-Insécurité : Quatre coopérants français agressés à Pétionville

Lundi 22 novembre 2010 P-au-P, 22 nov. 2010 [AlterPresse] --- Quatre coopérants français du secteur de l’éducation ont été attaqués par des membres de la population de Pétionville [périphérie est de la capitale], le dimanche 21 novembre, a appris AlterPresse.
L’information a été confirmée par le commissaire de police de Pétionville, Vanel Lacroix, qui précise que l’un d’entre eux a été blessé.
Selon le responsable policier, les coopérants français faisaient leur jogging dominical lorsqu’ils ont été pris a partie par plusieurs individus.
Il indique qu’aucune arrestation n’a pu être effectuée et que les quatre ressortissants ont été retenus temporairement au commissariat de Pétionville « pour leur sécurité ».
Cet incident s’est produit quelques jours après les violentes manifestations qui se sont déroulées au Cap (Nord), à Hinche (Est) et à Port-au-Prince (Ouest) pour réclamer le départ des casques bleus.
Ces derniers sont accusés d’être responsables de la propagation de l’épidémie de choléra qui a fait 1344 morts durant les 4 dernières semaines.
Le contingent népalais basé à Mirebalais (Est) est particulièrement pointé du doigt pour avoir apparemment déversé des matières fécales dans un affluent du fleuve Artibonite.
Dans le contexte actuel, des Organisations Non Gouvernementales (ONG) auraient fait circuler des messages vers leurs employés étrangers leur demandant d’observer la prudence. [rh gp apr 22/11/2010 13:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10280

lundi 20 septembre 2010

Les autorités promettent de capturer les assassins de Manouchka Brice

Les funérailles de l'épouse du directeur départemental de la Police ont été chantées le samedi 18 septembre 2010 au Parc du Souvenir. Des officiels du gouvernement, des dirigeants d'organisations de défense des droits humains et des membres du commandement de la Police ont assisté à ces obsèques émouvantes. Le père Arthur Clergé ainsi que plusieurs autres intervenants ont exhorté les autorités judiciaires à retrouver et punir les coupables. Déplorant l'impunité et l'arrogance des gens " qui font du mal " le prélat s'est demandé si le mal triomphe du bien en Haïti.
Les enfants de Manouchka, Jeffrey et Jessie Jean Brice, sa mère et plusieurs proches parents ont exprimé leur douleur en raison de ce décès tragique. Dans son intervention Jessie Jean Brice a décrit sa mère comme une personne joyeuse préoccupée à prendre soin de sa famille.
Présent aux funérailles, le ministre de la justice, Paul Denis s'est dit indigné par l'assassinat de Manouchka Jean Brice. Il assure que ce crime devra décupler l'ardeur des autorités et des agents de l'ordre à freiner les nombreuses exactions des bandits. Il constate que les criminels réalisent leurs forfaits avec une trop grande facilité et exhorte les autorités policières à réagir rapidement.
Qualifiant la situation d'inacceptable le garde des sceaux a soutenu que les groupes armés ne doivent plus défier les forces de l'ordre. Il appelle à une mobilisation des citoyens afin d'aider les forces de l'ordre à freiner l'action des criminels.
De son coté, le chef de la police judiciaire, Frantz Thermilus, a expliqué que les policiers réalisent une enquête sérieuse sur cet assassinat. Il promet de mettre tout en œuvre dans le cadre d'une enquête objective afin de retrouver les auteurs du crime.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18261

jeudi 16 septembre 2010

Affaire Manouchka Brice : la police aux trousses des meurtriers

Tous les gangs sont visés dans le cadre de l’enquête ouverte sur le meurtre de l’épouse du DDO de la PNH, Ralph Stanley Jean Brice, a averti le chef de la police judiciaire, Frantz Thermilus mercredi 15 septembre 2010, Radio Kiskeya
Près d’une semaine après l’assassinat de Manouchka Louis Brice, épouse du directeur départemental de l’ouest de la PNH, Ralph Stanley Jean Brice, la police n’est toujours pas en mesure de déterminer le mobile de ce meurtre, a affirmé mercredi le chef de la police judiciaire, Frantz Thermilus, qui promet une riposte à la dimension de l’acte.
"Quand certaines autorités sont frappées, tous les gangs doivent en ressentir les effets, dans n’importe quel pays au monde", a martelé le patron de la DCPJ en soulignant que deux suspects ont abandonné la capitale ces derniers jours pour se réfugier dans le sud du pays.
De ce fait, la PNH souhaite mener l’enquête "la plus discrètement possible" et doit par conséquent éviter toute "fuite" dans le traitement des informations qui pourrait éveiller des soupçons chez certains, a expliqué le commissaire divisionnaire Frantz Thermilus.
Au nom de la police, il a redit qu’aucune arrestation n’a encore été effectuée depuis la mort de Manouchka Louis Brice, une mère de famille de 39 ans.
Le directeur central de la police judiciaire assure que toutes les ressources disponibles sont mobilisées afin de traquer avec succès les meurtriers, particulièrement dans les zones criminogènes de Port-au-Prince.
Faisant remarquer que la "hiérarchie existait même au ciel", M. Thermilus a déclaré que si l’insécurité touche directement les hauts responsables de la police, ceux-ci ne seront pas en mesure de garantir la sécurité des simples citoyens.
Mortellement blessée au volant de sa voiture vendredi soir à proximité de son domicile dans le quartier de Vivy Mitchel, à Frères (Pétion-Ville, est de Port-au-Prince), la femme du DDO de la PNH devait rendre l’âme quelques instants plus tard à l’hôpital de la Communauté Haïtienne.
Trois individus circulant à bord d’un véhicule auraient mené l’attaque, selon la police. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7051

La police répond avec fermeté à l'assassinat de Manouchka Brice

Les autorités policières haïtiennes entendent donner une réponse vigoureuse aux différents gangs après l'assassinat de l'épouse du directeur départemental de l'Ouest de la police. Le directeur central de la police judiciaire (DCPJ), Frantz Thermilus, se propose de réaliser des interventions dans les différentes zones criminogènes après cet assassinat crapuleux. Il s'agit d'une technique normale tous les gangs doivent ressentir les conséquences de l'attaque contre une autorité, insiste t-il.
Même si cette stratégie est divulguée dans les medias, les policiers poursuivront les opérations contre les différents gangs. Quelques interventions ont été réalisées à Drouillard et Cité Soleil ces derniers jours.
Tout en intensifiant les interventions contre tous les groupes de criminels, les autorités policières poursuivront l'enquête sur l'assassinat de Manouchka Brice. M. Thermilus promet de prendre en compte tous les détails dans cette enquête qui doit permettre de déterminer le mobile de ce crime.
5 jours après l'assassinat aucun suspect n'a été interpellé. M. Thermilus assure que les enquêteurs ne chôment pas et sont à la poursuite des criminels. Les autorités policières sont particulièrement intéressées à deux suspects qui se sont réfugiés dans le sud du pays après le crime.
Le chef de la police judiciaire refusera de fournir plus de détails afin de ne pas alerter certains criminels.
Interrogé sur la vigueur avec laquelle les autorités ont réagi après cet assassinat, M. Thermilus a fait valoir qu'il pourrait s'agir d'un message des criminels aux responsables de la sécurité publique. Il soutient que la réponse des forces de l'ordre constitue une mise en garde aux réseaux de criminels.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18254
Commentaires:
Les haïtiens attendent depuis 2004 que les forces de l'ordre prennent à bras le corps le contrôle des rues de Port-au-Prince abandonnées au grand banditisme auparavant assimilé à une activité propres des sbires pro Aristide.
Dans un contexte de crise fianancière mondiale, tandis que les autorités haïtiennes et les mais d'Haïti ont voulu faire croire que le salut du pays passait par l'arrivée massive d'investisseurs, personne n' a voulu intégrer dans leurs réflexions, l'obstacle insurmontable que représentait l'insécurité se manifestant par le kidnapping systématisé.
Nous restons vigilants.

mercredi 15 septembre 2010

Un dangereux repris de justice capturé à Cité Soleil

Gascoy Pierre dit "Bobo", en cavale depuis le 12 janvier, était à la tête d’un gang responsable de meurtres et kidnappings en série à Fermathe et Thomassin, selon la Police Nationale mardi 14 septembre 2010, Radio Kiskeya
Gascoy Pierre alias "Bobo", un redoutable chef de gang impliqué dans des crimes de sang et des rapts crapuleux, a été arrêté lundi soir à Cité Soleil (banlieue nord de Port-au-Prince) au cours d’une opération de la police du bidonville.
Condamné et incarcéré au Pénitencier National, la prison civile de Port-au-Prince, le captif s’était évadé à la faveur du séisme du 12 janvier.
Selon le porte-parole de la Police Nationale, Frantz Lerebours, interrogé par Radio Kiskeya, Gascoy Pierre faisait l’objet d’une longue filature pour son rôle de leader au sein d’un puissant gang opérant dans les hauteurs de Pétion-Ville (banlieue est de la capitale).
Cette bande criminelle serait notamment responsable de plusieurs enlèvements enregistrés ces dernières semaines à Fermathe et Thomassin et de l’assassinat d’un fonctionnaire d’origine haïtienne de l’administration américaine, Ronald Chéry.
La victime, qui travaillait pour le ministère de l’intérieur (Homeland Security), avait été abattue le mois dernier en tentant de s’opposer à l’enlèvement d’une adolescente de sa famille à Pèlerin, sur la route de Laboule.
Le commissaire Lerebours précise qu’il y a un mois, la PNH avait épinglé trois complices de Bobo pendant que celui-ci franchissait la frontière avec deux Prado volées qui devaient trouver preneur en République Dominicaine.
Réagissant aux critiques portées contre le nombre trop peu significatif de fugitifs appréhendés depuis la tragédie de janvier, le porte-parole affirme qu’environ un millier des 4.000 détenus en cavale ont été repris. Soit un quart de la population carcérale de la capitale avant le tremblement de terre.
Il souligne que la "qualité des nouvelles captures" importe aussi beaucoup pour la task force de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) qui a dans son viseur les bandits les plus notoires capables de remettre sur les railles la machine infernale de l’insécurité.
En dépit des annonces successives de l’arrestation, ces derniers jours, de membres présumés de gangs par les polices haïtienne et onusienne, des actes criminels continuent d’être commis régulièrement dans la région métropolitaine de Port-au-Prince. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7044

lundi 13 septembre 2010

Assassinat de l’épouse du directeur départemental de l’ouest de la Police Nationale

Le RNDDH condamne et demande justice pour Manouchka Louis Brice, conjointe de Ralph Stanley Jean Brice, dont la disparition troublante fait l’objet d’une enquête, assure la PNH
Samedi 11 septembre 2010, Radio Kiskeya
Manouchka Louis Brice, 39 ans, épouse du directeur départemental de l’ouest de la Police Nationale, Ralph Stanley Jean Brice, a été tuée de deux balles par des inconnus tard vendredi soir au moment où elle regagnait son domicile à Vivy Mitchel, sur la route de Frères, (banlieue de Pétion-Ville, est de Port-au-Prince), a annoncé samedi le porte-parole de la PNH, Frantz Lerebours.
Le commissaire, qui s’est contenté de communiquer l’information sans accorder d’entretien, précise que la victime, touchée au cou et à la jambe, au volant de sa voiture, est décédée peu après son admission d’urgence à l’hôpital de la Communauté Haïtienne.
Selon Frantz Lerebours, les agents de la brigade criminelle arrivés très rapidement sur la scène de crime y sont restés jusqu’à deux heures du matin en vue de relever les indices pouvant conduire à des pistes intéressantes.
Une enquête a été ouverte sur l’assassinat de Mme Brice.
Réagissant sur les ondes de Radio Kiskeya à ce meurtre troublant, le Réseau national de défense des droits humains (RNDDH) l’a sévèrement condamné et exigé que ses auteurs soient punis conformément à la loi. Au nom de l’ONG des droits humains, Marie Yolène Gilles, assistante du chef de programme, a déploré la disparition d’une "victime de trop de l’insécurité" et présenté ses sympathies au commissaire divisionnaire Ralph Stanley Jean Brice.
Certaines sources indiquent que la femme du DDO de la PNH aurait été exécutée par des individus qui se trouvaient en embuscade près de sa résidence, à bord d’un véhicule.
La mort brutale de Manouchka Louis Brice intervient au moment où une tendance à la hausse des activités criminelles est observée à Port-au-Prince, une ville en pleine explosion démographique dont les habitants réclament désespérément des autorités une présence policière plus significative. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7038

vendredi 10 septembre 2010

Edito...Les hauteurs du banditisme

Haïti: Laboule...Pèlerin...Thomassin...Kenscoff, zones de non-droit ? En tout cas, les bandits, depuis quelque temps, sèment la mort et la peur là-haut. Les efforts déployés depuis trois ou cinq ans pour faire de la Police nationale une institution viable ne sont donc pas absolument satisfaisants. Une police défaillante, controversée, incapable de maintenir l'ordre au centre-ville, entre autres. Dévastatrices, les montées de fièvre criminelle surgissent à intervalles réguliers, malgré les conférences de presse des officiels haïtiens et onusiens pour annoncer leur réussite à travers des statistiques comparatives enchanteresses. C'est toujours agaçant ! Mais l'audace et la cruauté des hors-la-loi viennent sporadiquement, et parfois de façon spectaculaire, « refroidir » la jubilation des autorités policières nationales et transformer la docte expertise des forces multinationales en un rictus affligeant. La contre-performance de la PNH et de la MINUSTAH est aujourd'hui plus foudroyante et plus complète dans les hauteurs de Pétion-Ville que dans n'importe quelle autre région du pays. Pourquoi ? C'est la question à laquelle répond de façon angoissante la géographie en ces termes c'est une zone escarpée, faite de couloirs et d'exit infranchissables en voiture, même un tout-terrain. Le relief montagneux et troué de ces localités en relation avec Carrefour-Feuilles est un exemple stupéfiant de casse-tête, même pour les forces de l'ordre.
Ce qui rend encore ingrate et contre-productive la tâche de la PNH dans les hauteurs, c'est la quantité limitée de ses effectifs opérationnels. Affolés et stressés, les habitants de Laboule, de Pèlerin, de Kenscoff et de Thomassin craignent que l'augmentation des moyens logistiques du petit commissariat de Laboule ou de Kenscoff ne sont pas non plus suffisante pour freiner l'insécurité.
Requinquée par ces cohortes de criminels « libérés » lors du 12 janvier 2010, alimentée sans cesse par la misère, le goût de l'argent facile et la drogue, cette insécurité comporte trois grandes catégories : le banditisme des rues, les truands violents et armés qui rançonnent les commerçants et agressent les passagers dans les quartiers populaires. Au milieu, le banditisme des gangs, dédaignant les minables rapines et les actes individuels, vise les gros coups, dont les kidnappings et les cambriolages ciblés sont les plus prisés. Au sommet, enfin, le banditisme du troisième niveau se compose de dealers de drogue et de tueurs à gages de haut vol. Méthodiques et informés, ils imposent leurs coûteux services aux uns et aux autres, soit dans l'exécution de « contrats », soit dans le cas des règlements de comptes.
C'est aux mafieux spécialisés dans les kidnappings et les assassinats que la police doit faire face dans ces hauteurs rafraîchissantes. Ainsi, Thomassin, comme Pétion-Ville, comme la plupart des autres villes de province (on voit se dessiner une certaine décentralisation de l'insécurité), ne connaît quasiment aujourd'hui qu'une seule certitude : l'incertitude.
Pierre-Raymond Dumas
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=83340&PubDate=2010-09-09

jeudi 9 septembre 2010

Vaste opération policière dans l’aire de Cité Soleil

Une douzaine de présumés bandits déjà appréhendés jeudi 9 septembre 2010,Radio Kiskeya
La police de Cité Soleil (vaste bidonville du Nord de la capitale) a procédé mercredi à l’arrestation de deux présumés bandits, dont le nommé Zacharie Occéda (alias Barthold), un évadé de prison impliqué dans l’enlèvement suivi de l’assassinat du journalistes, poète et diseur Jacques Roche, le 14 juillet 2005, lors de l’Opération Bagdad (février 2004-août 2005) lancée par les partisans du président renversé Jean Bertrand Aristide.
Ces deux arrestations portent à 12 le nombre de celles effectuées à Cité Soleil dans le cadre d’une vaste opération lancée conjointement par la Police Nationale d’Haïti (PNH) et la police de l’ONU (UNPOL) pour faire échec à une tendance marquée à la réactivation des groupes armés dans ce secteur de la capitale.
L’Inspecteur divisionnaire Rosemond Aristide qui dirige le Commissariat de police de Cité Soleil a annoncé la mobilisation des forces dont il dispose dans la recherche active de bandits, non seulement à Cité Soleil, mais dans tous les quartiers environnants tels que Fort Touron (La Saline) et Simon Pelé (non loin de l’aéroport international de Port-au-Prince). Le responsable de police informe que sont également activement recherchés des bandits de « Gran Ravin » (banlieue Sud de la capitale) qui se seraient implantés dans sa juridiction.
Le Collectif des Notables de Cité Soleil (CONOCS) avait récemment tiré la sonnette d’alarme sur une nette recrudescence des actes de banditisme et la tendance à la reconstitution des gangs dans la cité. L’organisation s’était interrogée sur l’éventuel rapport existant entre cette remontée de la violence et la proximité des élections, la tradition étant, pour certaines forces politiques, de "contrôler l’accès de Cité Soleil considérée comme l’une des plus principales réserves d’électeurs politisés du département de l’Ouest". [jmd/Radio Kiskeya]

lundi 6 septembre 2010

Un fugitif et présumé chef de gang arrêté au ministère des finances

Epinglé par la Police Nationale, Willy Etienne aurait participé au rapt crapuleux de l’ex-Député Hugues Célestin, en juin dernier dans le département du nord Lundi 6 septembre 2010, Radio Kiskeya
Willy Etienne, un évadé de prison et présumé chef de gang redoutable opérant dans le nord du pays, a été arrêté lundi au ministère de l’économie et des finances, a appris Radio Kiskeya auprès de la Police Nationale.
Aucune précision n’a encore été fournie sur les motifs de la présence du multirécidiviste dans les couloirs d’un ministère.
Accusé d’implication dans divers actes de banditisme, Etienne aurait notamment pris part à l’enlèvement en juin dernier de l’ancien Député de la circonscription de Limonade/Quartier Morin, Hugues Célestin.
Elu sous la bannière de l’ancienne plateforme présidentielle Lespwa, mais devenu depuis un certain temps l’un des plus farouches opposants au Président René Préval, l’ex-parlementaire avait été relâché contre rançon au terme de plusieurs jours de captivité.
La semaine dernière, des bandits avaient kidnappé à Milot (nord) sept personnes, dont un employé de banque, qui revenaient de la Sainte-Rose, la fête patronale de la Grande-Rivière du Nord.
Leurs ravisseurs réclamaient de fortes rançons en échange de leur libération.
Depuis plusieurs années, une terrifiante bande armée continue d’imposer sa loi dans la localité dénommée Pont Blanc, à Milot.
Malgré plusieurs offensives conjuguées ou alternées des forces de sécurité haïtiennes et onusiennes ayant permis de capturer un certain nombre d’entre eux, plusieurs milliers de dangereux détenus évadés du Pénitencier National, la prison civile de Port-au-Prince, lors du séisme du 12 janvier, sont encore en cavale. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7018

mercredi 1 septembre 2010

Sept personnes kidnappées dans le nord

Les otages, qui revenaient d’une fête champêtre à la Grande-Rivière du Nord, ont été pris en chasse et interceptés sur la route de Milot par des hommes armés Mardi 31 août 2010, Radio Kiskeya
Sept personnes ont été enlevées par des individus armés dans la nuit de lundi à mardi à Milot (environ 300 km au nord de Port-au-Prince) au moment où elles revenaient de la Sainte-Rose, la fête patronale de la Grande-Rivière du Nord, a appris Radio Kiskeya auprès de la police.
Les bandits ont réalisé ce kidnapping collectif sur le Pont Blanc, dans la section communale dénommée Morne Pelé, où ils avaient tendu une embuscade à leurs victimes qui étaient à bord d’un véhicule.
Parmi les otages se trouve un employé de la succursale de la Banque Centrale (BRH) au Cap-Haïtien.
Une rançon de 150.000 dollars américains serait réclamée en échange de sa seule libération.
Des patrouilles de la Police Nationale et de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) ont sillonné en vain pendant toute la nuit la zone de Pont Blanc, réputée extrêmement dangereuse depuis environ trois ans.
Outre ce rapt, des bandits avaient braqué dimanche dernier le personnel d’une pharmacie et emporté la recette du jour, à seulement quelques mètres du commissariat de police du Cap-Haïtien.
A Port-au-Prince, la situation sécuritaire n’est guère meilleure dans certains quartiers.
Ronald Chéry, un fonctionnaire américain d’origine haïtienne du ministère de l’intérieur (Homeland Security), a été exécuté vendredi dernier à Pèlerin, un quartier de Pétion-Ville (banlieue est) en tentant d’empêcher l’enlèvement d’une adolescente de la famille.
Le corps de la victime a été rapatrié aux Etats-Unis pour y être inhumé. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article6999
Commentaires:
Il est rageant de constater qu'après plus de cinq ans, les autorités haïtiennes n'arrivent toujours pas a endiguer ce fléau qui est le kidnapping. Au moment ou toutes les voix autorisées se laissent entendre pour appeler à investir dans le pays, les autorités concernées ne comprennent toujours pas que l'insécurité est une gangrène qu'il faut enrayer vite et coûte que coûte car elle est un obstacle majeur au développement du pays.
Au lieu de mutualiser les efforts et les ressources pour faire face d'un commun accord à ce grave problème, la justice et la Police Nationale, deux pièces maîtresses dans la lutte contre l'insécurité ne lésinent pas sur la moindre occasion pour étioler leurs ressources et leurs énergies dans des querelles de "petits chefs".
Les autorités judiciaires et policières bénéficient de l'indifférence de la population qui  a perdu le goût de s'indigner et omet de demander et d'exiger des comptes sur la gestion de dossiers brûlants de ce type.
Qu'il est dur à avaler ce constat d'échec.
Faudra-t-il l'arrivée d'une vraie main étrangère pour régler ce problème de façon drastique et définitive?