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mercredi 9 septembre 2015

Haïti: le ministre de l'Education veut réformer "l'école de l'échec"

Ce lundi, près de trois millions d'enfants haïtiens reprennent le chemin de l'école et, face aux difficultés économiques des familles et de l'Etat, le ministre de l'Education s'attèle à réformer le système éducatif, source d'exclusion et d'échec.
Nesmy Manigat n'hésite pas à dénoncer les énormes difficultés de cette nouvelle rentrée scolaire. "Aujourd'hui, 10% des enfants, soit environ 400.000, n'iront de toute façon pas à l'école", regrette le ministre. "Et sur 100 enfants qui entrent à l'école cette année, moins de 10 arriveront à la fin du secondaire sans avoir redoublé ou abandonné."
Face à ce fort taux de déperdition, le fonctionnaire porte un jugement implacable: "c'est une école de l'échec, une école qui exclut."
La pauvreté des familles est le premier facteur qui empêche Haïti d'aborder sereinement le début de l'année scolaire.
"La scolarité est supposée être gratuite mais, bien entendu, il y a toujours des frais afférents qui doivent être couverts par les parents."
Des frais pour acheter uniformes, manuels et matériel scolaires que "tout le monde n'est malheureusement pas en mesure de payer", regrette Jean Ludovic Metenier, représentant adjoint de l'Unicef en Haïti.
Car le programme d'éducation universelle gratuite et obligatoire, lancé par le président Michel Martelly, ne finance que l'inscription aux écoles. Et surtout ne concernent pas les établissements privés qui accueillent encore 60% des élèves haïtiens.
- 200 élèves par classe -
Militant pour une éducation publique de qualité, Nesmy Manigat a recommandé des effectifs maximum de 60 élèves par classe au lycée.
"C'est quelque chose qu'un ministre ne devrait jamais répéter car on devrait être à 35/40 maximum pour un pays comme Haïti," avoue le ministre. "Malheureusement dans mon pays, beaucoup de salles de classe accusent des effectifs pléthoriques de 150, 200 élèves. Sur ces 200 élèves, c'est à peine si 10% réussissent l'année scolaire. Vos enfants n'apprennent strictement rien", reconnaît-il en s'adressant aux familles pauvres qui n'ont pas d'autre choix que de scolariser leurs enfants dans le secteur public.
Et les classes surchargées ne sont pas l'unique obstacle à la bonne éducation des jeunes Haïtiens : 85% des maîtres actuellement en poste n'ont pas reçu de formation initiale au métier ou auraient besoin d'une formation additionnelle.
Une réalité connue du ministère qui peine à motiver le corps enseignant. "Compte tenu du niveau des salaires, la profession n'attire pas grand monde", admet Nesmy Manigat. "Le salaire est de 20.000 gourdes en moyenne donc 300 euros le mois, ça n'est pas énorme : ça ne peut pas permettre à un individu de vivre véritablement."
Chaque année, cette faiblesse des salaires et le retard de leur versement par l'Etat amène les professeurs à faire grève. "L'an dernier, les écoles publiques ont perdu l'équivalent d'un mois et demi de jours de classe," dit le ministre qui rappelle régulièrement qu'en République dominicaine voisine la rentrée des classes a eu lieu le 17 août. "Haïti ne peut pas accuser un retard : assurer 200 jours de classe, c'est un défi mais il faut y arriver."
Désireux d'améliorer la qualité de l'enseignement et donc la compétitivité d'Haïti, Nesmy Manigat a lancé une importante réforme des programmes scolaires, en introduisant notamment des cours d'éducation civique et d'économie. "Quand on aime son pays, on n'a pas le choix. L'éducation de qualité n'est pas qu'un simple slogan : c'est la condition sine qua none pour que ce pays survive".
07/09/2015 16:55:03 - Port-au-Prince (AFP) - Par Amelie BARON - © 2015 AFP
http://www.lepoint.fr/monde/haiti-le-ministre-de-l-education-veut-reformer-l-ecole-de-l-echec-07-09-2015-1962675_24.php

mercredi 18 septembre 2013

Education/Inauguration...Une école de qualité à Cité Soleil

Le Nouvelliste | Publié le :17 septembre 2013
Amos Cincir mcincir@lenouvelliste.com

Les 300 élèves de l'institution Union des Apôtres de Cité Gérard, quartier de Cité Soleil, pourront désormais avoir accès à une éducation de qualité dans des locaux flambant neufs. Construit sur 1,5 carreau de terre, le bâtiment a été inauguré, mardi, devant une bonne centaine de personnalités haïtiennes et étrangères.
C'est dans une ambiance de bonne humeur que s'est déroulée la cérémonie d'inauguration des locaux de l'institution mixte Union des Apôtres. Dotée de neuf salles de classe, d'une direction et d'une cafétéria, cette école, selon ses initiateurs, veut donner une formation de qualité aux enfants démunis du plus grand bidonville de la région métropolitaine de Port-au-Prince. La Fondation Happy Hearts, NRG Energy, Urban Zen et la Fondation progrès et développement (PRODEV) ont permis la réalisation de ce rêve qui, durant la construction, a donné du travail à quelque 4500 personnes.
Selon Maryse Peneth Kedar, présidente de la fondation, son voeu au sein de la PRODEV est de voir que les enfants haïtiens bénéficient d'une éducation de qualité, et que les conditions de vie des enseignants soient améliorées, dans les quartiers défavorisés comme Cité Soleil réputés comme des foyers de banditisme et de délinquance juvénile.
Petra Némcova, l'une des contributrices de cette oeuvre, estime que sans un investissement important et sagace dans l'éducation, il n'y aura pas d'avenir possible pour Haïti. « L'éducation devrait être la priorité de la reconstruction d'Haïti, a déclaré le top model tchèque, le visage rayonnant. A travers l'éducation, il y aura moins de délinquance juvénile dans le pays, principalement à Cité Soleil. En passant par l'éducation des enfants démunis, on pourra donner une autre image à ce bidonville.»
De son côté, la directrice pédagogique du PRODEV, Alzire Rocourt, affirme qu'en offrant une éducation gratuite, le PRODEV se positionne solidairement aux côtés des responsables de cette école afin de réduire l'impact du séisme du 12 janvier sur les familles de ce quartier déshérité.
Abondant dans le même sens, Claudia Labissière, directrice exécutive de la PRODEV, confie que son institution entend accompagner cette école pendant cinq années avec un budget annuel de 200 000 dollars américains. « La formation est gratuite, a-t-elle rappelé. Notre objectif premier est de former des éducateurs afin que cette école communautaire puisse se tailler une place de choix dans le milieu éducatif haïtien.»
Le fondateur de l'établissement, le pasteur Jean Richard Heleur, croit que grâce à ces nouvelles infrastructures l'institution Union des Apôtres avance à grands pas. « Cela prouve que Cité Soleil peut avancer si des gens sérieux comme vous contribuent au progrès de la communauté. C'est un très bel exemple pour les hommes politiques haïtiens. L'accompagnement de nos partenaires traduit leur volonté de collaborer dans ce travail de longue haleine. »
http://lenouvelliste.com/article4.php?newsid=121426 Pour le pasteur Heleur, cela prouve aussi que les gens de Cité Soleil ne sont pas des paresseux et qu'ils veulent travailler. «Pendant la construction des bâtiments, on a même vu de jeunes qui se livraient autrefois au crime manier le pic et la pelle, et suer comme tous les autres, raconte-t-il, sourire aux lèvres. Cela prouve que lorsqu'il y a du travail, la criminalité baisse. J'espère que l'État entendra notre message.»
Amos Cincir mcincir@lenouvelliste.com

mercredi 19 septembre 2012

Haïti-Éducation : L’Unnoh exige un traitement mensuel de base de 50 mille gourdes pour les enseignants des secteurs public et privé

P-au-P, 18 sept. 2012 [AlterPresse] --- L’union nationale des normaliennes et normaliens haïtiens (Unnoh) se prononce pour un « traitement mensuel équitable » de 50 mille gourdes (US $ 1.00 = 43.00 gourdes ; 1 euro = 58.00 gourdes aujourd’hui) pour toute enseignante et tout enseignant, quels que soient leur niveau d’études et leur secteur d’appartenance (privé ou public). C’est la revendication mise sur la table par l’organisation syndicale, lors d’une rencontre d’échanges, le vendredi 14 septembre 2012, avec le titulaire du ministère de l’éducation nationale et de la formation professionnelle (Menfp), Vanneur Pierre, indique à AlterPresse le secrétaire général de l’Unnoh, Josué Mérilien. Sans annoncer de mesures rassurantes, susceptibles d’améliorer les conditions des enseignantes et enseignants - qui ne savent pas encore si leurs enfants vont pouvoir se rendre à l’école durant l’année académique 2012-2013 - le Menfp croit opportun de poursuivre le dialogue pour résoudre le problème de plus de six mille enseignantes et enseignants non titularisés, dont certains auraient déjà une lettre de nomination, rapporte Mérilien. Seulement 3,000 (de ces 6 mille) auront droit à une lettre de nomination dans le secteur public, aurait promis Vanneur Pierre à l’Unnoh, sans mentionner dans quel délai de telles dispositions administratives seront effectives. « Exprimant une « bonne compréhension » des revendications des enseignantes et enseignants, le ministre de l’éducation nationale et de la formation professionnelle a reconnu la nécessité de travailler de concert avec eux, en vue de résoudre les divers problèmes, auxquels est confronté le corps enseignant en Haïti dans l’exercice de sa profession », signale Mérilien. Le Menfp pourrait se heurter à une vaste mobilisation des enseignants, voire à un boycottage de l’année académique 2012-2013, au cas où il persiste à faire fi de leurs différentes réclamations, avertit Mérilien, interrogé sur la demande de trêve (de plus de deux semaines avant la rentrée des classes du 1er octobre 2012) souhaitée par le ministre Vanneur Pierre, dans une tentative de compromis. Déterminée à défendre le sort des maîtres, l’Unnoh entend mener le combat jusqu’au bout pour la satisfaction des desiderata des enseignantes et enseignants durant la nouvelle année académique 2012-2013. L’organisation annonce une série d’actions de mobilisation, dont la première est déjà prévue pour le vendredi 5 octobre 2012, à l’occasion de la journée mondiale des enseignantes et enseignants. Le traitement « exécrable » de six mille gourdes (G. 6.000.00), octroyées à certains professeurs évoluant dans le système, ne devrait plus être de mise, de manière à garantir un enseignement de qualité, comme le prône le ministère pour la deuxième phase du programme-phare de scolarisation gratuite et obligatoire de l’administration du président Joseph Michel Martelly et du premier ministre Laurent Salvador Lamothe, suggère l’Unnoh. [jep rc apr 18/09/2012 0:51] http://www.alterpresse.org/spip.php?article13414

mardi 28 février 2012

Haïti-Séisme : Campagne de sensibilisation dans les écoles et églises pour parer à toute éventualité au Cap-Haïtien

mardi 28 février 2012 Correspondance Wedlyne Jacques
Cap-Haïtien, 28 févr. 2012 [AlterPresse] --- La coordination de la direction de la protection civile du Nord d’Haiti (Dpc/Nord), entame une vaste campagne de sensibilisation dans le cadre de la gestion des risques et désastres, notamment sur les dangers associés au tremblement de terre et au tsunami, apprend l’agence en ligne AlterPresse.
Il s’agit d’une campagne-pilote de sensibilisation, lancée en janvier 2012 autour des comportements à adopter en cas de catastrophe naturelle, particulièrement au Cap-Haïtien (deuxième ville du pays à 248 km au nord de la capitale) où la vulnérabilité sismique est sans cesse rappelée à l’attention des habitantes et habitants.
La campagne vise à atteindre plus d’une quinzaine d’écoles et d’églises, y compris les péristyles vodous (les temples vodous) départementaux.
Ces institutions sont ciblées pour leur capacité à réunir un grand nombre de personnes en même temps, indique la Dpc.Nord.
Les églises sont aussi retenues en raison de l’explication mystico-religieuse qu’elles véhiculent en rapport aux tremblements de terre, selon laquelle les mouvements sismiques et autres phénomènes naturels seraient des châtiments divins.
Jusqu’ici, la campagne a déjà touché plus de 3 mille adeptes chrétiens de différentes églises et confessions dont les églises baptistes, adventistes et pentecôtistes.
L’accent est mis sur la préparation des kits d’urgence et les exercices de simulation d’évacuation.
Les dirigeants de ces églises sont invités à créer des sorties de secours pour faciliter l’évacuation en cas de séisme et de tsunami, risques auxquels la ville du Cap-Haïtien est la plus exposée, explique le responsable de communication à la direction départementale Nord de la protection civile, Bernardin Francisque.
Évoquant sa satisfaction pour l’accueil et l’intérêt des membres des différentes églises, touchées dans la campagne de sensibilisation, la direction départementale Nord de la protection civile forme le vœu d’un meilleur soutien financier, approprié à la poursuite de la campagne de sensibilisation sur les risques sismiques auprès des écoles et des églises.
Des établissements scolaires au Cap-Haïtien ont commencé à prendre des dispositions pour installer des issues de secours en guise de prévention, constate AlterPresse.
L‘un des objectifs de la campagne de sensibilisation de la direction departementale de la protection civile, auprès des écoles et églises, consiste à susciter de meilleurs comportements chez la population, dont une grande partie semble éprouver du malaise et gagner par la panique à l’annonce renouvelée de l’éventualité, à des dates non déterminées, de tremblement de terre et de tsunami dans le Nord d’Haïti. [wj kft rc apr 28/02/2012 0:27]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12434

jeudi 26 janvier 2012

Haïti-Éducation post-séisme : Alerte sur la cohabitation entre écoles et camps d’hébergement, 2 ans après

P-au-P, 25 janv. 2012 [AlterPresse] --- Environ une vingtaine d’écoles publiques, dans la zone métropolitaine de la capitale Port-au-Prince, continuent de fonctionner encore dans la proximité de camps de personnes déplacées, deux années après le tremblement de terre du 12 janvier 2010, apprend l’agence en ligne AlterPresse. Devenus centres d’hébergement de familles sinistrées du séisme de 2010, ces établissements publics se trouvent, deux ans après, dans une situation alarmante, alors que le président Michel Martelly se félicite de son « programme de scolarisation universelle gratuite », alerte une plateforme de syndicats d’enseignantes et d’enseignants en Haïti. [1]
« La situation des écoles publiques, qui ont des camps d’hébergement, est tragique. C’est un cauchemar pour le personnel éducatif. Les enseignants, les parents, qui fréquentent ces institutions, se plaignent des conditions lamentables dans lesquelles les enfants apprennent, alors que la présidence fait des propagandes sur la scolarisation gratuite », dénonce la coordonnatrice de la confédération nationale des éducatrices et éducateurs haïtiens (Cneh), Lourdes Édith Joseph Delouis.
Elle présentait à la presse, le mardi 24 janvier 2012, une vue des résultats partiels d’une enquête, conduite, en décembre 2011, par la plateforme des organisations syndicales d’enseignantes et d’enseignants.
Après le 12 janvier 2010, une quantité importante d’écoles publiques, transformées en écoles-camps, notamment dans la zone métropolitaine de la capitale, se voient conférer une fonction nouvelle d’assurer l’hébergement des familles sinistrées, en plus des fonctions pédagogiques, révèle l’enquête, dont les conclusions finales sont attendues à une date ultérieure, non encore précisée.
“Privées d’infrastructures adéquates pour une éducation de qualité et contraintes à subir les effets pervers d’une cohabitation qui a déjà trop duré, les écoles publiques – avec plus de 80 % de bâtiments endommagés ou détruits – sont doublement victimes par le séisme”. Plusieurs, parmi les écoles publiques considérées dans l’enquête de décembre 2011 de la plateforme des organisations syndicales d’enseignants, ont été identifiés comme des « repaires de bandits ».
De nombreux cas de viols et de tentatives de viols ont été recensés sur la personne des élèves, ainsi que des vols de matériels et sabotages des installations du bâtiment, alors que les autorités de l’État restent « inattentives » à cette situation.
Il y a une « dégradation de certaines écoles dans l’aire métropolitaine de la capitale, alors que le président Martelly utilise les fonds de l’État pour exposer sa propagande en matière d’éducation à travers des spots publicitaires et des affiches géantes », signale, pour sa part, Franck Wilbert Georges, coordonnateur d’affaires internationales à l’union nationale des normaliennes et normaliens haïtiens (Unnoh), également membre de la plateforme.
La plateforme des syndicats d’enseignantes et d’enseignants met en doute le chiffre de 903 mille élèves, avancé par la nouvelle administration politique (notamment par Martelly) au sujet du nombre d’enfants bénéficiaires du « programme de scolarisation gratuite universelle ».
A la base de son argumentation, elle cite le nombre de deux millions trente-trois mille deux-cent-deux (2,033,202) enfants , de la tranche d’âge 0 – 12 ans, scolarisés durant l’année académique 2010-2011, suivant la direction de planification et de coopération au ministère de l’éducation nationale et de la formation professionnelle (Menfp).
Ce nombre de 2 millions d’enfants scolarisés aurait connu une certaine diminution, pour l’année académique 2011-2012 en cours, indique la plateforme des organisations syndicales d’enseignants.
Outre la Cneh et l’Unnoh, la plateforme des organisations syndicales d’enseignants regroupe le corps national des éducatrices et éducateurs haïtiens (Coneh), la fédération nationale des travailleuses et travailleurs en éducation et en culture (Fenatec) ainsi que le groupe d’initiative des enseignantes et enseignants de lycées (Giel).
La collecte des données a été effectuée dans des établissements scolaires publics, répartis à Port-au-Prince, Martissant et Carrefour (périphérie sud de Port-au-Prince), Delmas et Croix-des-Bouquets (nord-est) et Pétionville (à l’est). [jep kft rc apr 25/01/2012 1:11]

Liste (partielle) d’écoles publiques, dans la zone métropolitaine de la capitale, ayant des camps d’hébergement de familles sinistrées du 12 janvier 2010
_1. Lycée Toussaint Louverture Rue St Honoré (P-au-P)
_2. Centre d’apprentissage de Saint Martin (Delmas 18)
_3. Lycée Jacques 1er de la Croix des Bouquets (Croix des Bouquets)
_4. République du Pérou (Martissant)
5. Guillaume Manigat Rue Chareron (P-au-P)
6. Fortuna Guéry Rue Dehoux (P-au-P)
_7. Centre d’application de Martissant (Martissant)
_8. République Argentine Rue Péan (P-au-P)
_9. République du Guatémala Rue Rébecca (Pétionville)
10. Ecole Nationale Louverture Cote plage 18 (Carrefour)
11. République du Nicaragua Martissant (4 e avenue Bolosse)
12. Virginie Sampeur Rue Capois (P-au-P)
13. Daguesseau Lespinasse Rue Piquant (P-au-P)
14. Lycée Henry Christophe Diquini (Carrefour)
15. Louis Joseph Janvier (Carrefour)
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12270

vendredi 26 août 2011

Près de 250.000 élèves iront gratuitement à l’école, selon Michel Martelly

En visite jeudi à Mirebalais, à l’occasion de la Saint-Louis, et à l’usine hydroélectrique de Péligre, le chef de l’Etat dit s’occuper des grandes priorités de la population parallèlement à la conduite des négociations politiques devant aboutir à l’arrivée d’un nouveau Premier ministre Publié le jeudi 25 août 2011
Le Président Michel Martelly a déclaré jeudi à Mirebalais (centre) que le processus de consultations politiques en vue de la formation d’un nouveau gouvernement suivait son cours tout en soulignant que l’Etat s’apprêtait à prendre en charge, dès octobre, la scolarisation gratuite de près de 250.000 enfants à l’occasion de l’ouverture de la prochaine année académique.
Le chef de l’Etat, qui affirme que les groupes majoritaire et minoritaire au Sénat se sont rencontrés à l’initiative de la Présidence, soutient avoir déjà le nom de son prochain Premier ministre désigné dont la ratification nécessitera la constitution d’une majorité politique au Parlement.
Mais, en attendant l’arrivée d’un nouveau locataire à la Primature, Michel Martelly a fait savoir, lors de la traditionnelle fête de Saint-Louis à Mirebalais, qu’il accordait la priorité aux grandes préoccupations de la population que sont aujourd’hui le choléra et la rentrée des classes.
Fort de cela, l’actuel occupant du pouvoir annonce que 100.000 enfants déjà intégrés dans le système éducatif fréquenteront gratuitement 200 établissements de Port-au-Prince. Idem pour 141.000 autres qui, pour la première fois de leur vie, se rendront à l’école.
Initialement fixée au 5 septembre, la rencontrée scolaire a été unilatéralement repoussée d’un mois par la Présidence sans la moindre consultation avec les acteurs de l’éducation. Une décision sévèrement critiquée dans les milieux concernés.
Par ailleurs, Martelly a profité de son passage à Mirebalais pour se rendre, notamment en compagnie du Député de la circonscription, Abel Descollines, à la centrale hydroélectrique de Péligre. Lors d’une visite d’information, il a voulu obtenir des explications sur la chute de la production du courant électrique passée, dit-il, de 60 à 10 mégawatts. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article8005
Commentaires:
Quelqu'un pourrait-il me dire quand et ou ont été contruites les infrastructures qui vont permettre la scolarisation de 140.000 etudiants haïtiens?

jeudi 28 octobre 2010

Cuba : Les étudiants haïtiens réclament une meilleure intégration et le paiement de 300 000 dollars de subvention

Haïti: Par Ives Marie Chanel Plus de 300 étudiants haïtiens réunis à l'auditorium de la faculté des sciences médicales numéro 2 de Santiago de Cuba ont réclamé samedi une meilleure intégration des médecins formés à Cuba dans le système de santé haïtien. Par la voix de leur porte-parole, Exalus Jeantifils, les étudiants en médecine, boursiers du gouvernement cubain, ont sollicité les bons offices du ministre des Haïtiens vivant à l'Étranger auprès des autorités du ministère haïtien de la Santé afin que leur intégration soit effective dans les hôpitaux et centres de santé en Haïti à la fin de leurs études.
« Nous ne sommes pas optimistes en ce qui concerne notre avenir dans la carrière médicale. Nous déplorons qu'il y ait tant de polémiques entre médecins formés en Haïti et ceux formés à Cuba. Nous déplorons une absence d'intégration des médecins formés à Cuba et la pénurie de centres hospitaliers dans le pays", a déclaré Leosthène Jonathan, un étudiant en médecine en deuxième année.
Sur 615 médecins formés à Cuba au cours de ces six dernières années, moins de deux cents ont pu intégrer le système de santé en Haïti. De retour dans leur pays, nombre de ces jeunes médecins ont continué à maintenir des relations avec l'île communiste à travers les nouvelles familles créées par des mariages cubano-haïtiens ou ont dû se convertir en commerçants, particulièrement dans le secteur de l'habillement.
Les étudiants se plaignent également de ne pas recevoir depuis 11 mois une allocation mensuelle de 50 dollars américains prévue pour chaque boursier par le gouvernement haïtien. La même revendication a été faite samedi soir par une trentaine d'étudiants haïtiens de l'école internationale d'éducation physique et des sports de la Havane. Ces derniers affirment n'avoir pas reçu cette allocation depuis trois ans. Le gouvernement haïtien a ainsi une dette d'un montant de 239 250 dollars vis-à-vis des 435 étudiants en médecine et d'un montant de 66 600 dollars vis-à-vis des étudiants en éducation physique.
Les étudiants regrettent qu'il n'existe aucun mécanisme structuré et fiable de transfert de cet argent payé par les ministères de la Santé, de la Jeunesse et des Sports et de la Planification.
L'allocation destinée aux étudiants haïtiens représente le dixième de ce que reçoivent mensuellement leurs homologues angolais. Le coût de la vie a beaucoup augmenté à Cuba au cours de ces dernières années, affirment-ils, tout en indiquant que le minimum pouvant couvrir leurs dépenses mensuelles devrait être supérieur à 100 pesos convertibles ($120 US).
Le ministre des Haïtiens vivant à l'Étranger, Edwin Paraison, en visite officielle dans l'île, a promis aux étudiants que son ministère allait jouer le rôle de facilitateur dans le processus de leur réintégration. Il en fera rapport aux responsables haïtiens concernés lors de son retour en Haïti. Paraison a également promis au nom de son ministère un laboratoire informatique équipé d'une quinzaine d'ordinateurs afin d'aider les étudiants à résoudre les problèmes de communication auxquels ils font face.
L'intégration a été aussi le thème central d'une rencontre tenue le vendredi 22 octobre au siège central de l'Institut cubain de l'amitié avec les peuples (ICAP) entre les membres de la communauté Toussaint Louverture, regroupant les descendants haïtiens de Camaguey et le ministre Edwin Paraison.
Le président de l'Association, Adolfo Dimanche, a souhaité que les professionnels cubano-haïtiens de Camaguey soient intégrés dans les missions de la coopération cubaine en Haïti. « Nous avons vu des professionnels de la santé de Santiago, Guantanamo et Holguín partir en direction d'Haïti après le tremblement de terre. Nous aurions souhaité voir des descendants d'Haïtiens vivant dans la zone de Camaguey intégrer ces missions, a-t-il affirmé.
Monsieur Dimanche a également sollicité un appui du gouvernement haïtien pour la mise en place d'un cours de créole dans la province de Camaguey. Il est désolé de constater que la troisième génération des descendants haïtiens ne parle plus le créole qui est considéré comme la deuxième langue parlée à Cuba après l'espagnol.
Au cours de sa visite de trois jours à Cuba, le ministre des Haïtiens vivant à l'Étranger a eu des entretiens avec le vice-ministre cubain du commerce extérieur et des investissements étrangers, Ramon Ripoll Diaz, le vice-ministre des relations extérieures, Marcelino Medina Gonzalez, et le chef de la Direction d'immigration, le colonel Oscar Acosta Dominguez.
Le directeur de radio Havane-Cuba s'est montré ouvert à toute collaboration visant la production de programmes en créole à l'intention des ressortissants et descendants haïtiens vivant à Cuba ainsi que des programmes concernant les populations d'Haïti.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=85118&PubDate=2010-10-28

lundi 11 octobre 2010

Blessé lors d’une manifestation, un enseignant décède à l’hôpital

Très critique vis-à-vis du corps médical de l’HUEH pour le traitement réservé à son membre, Jean Philbert Louis, jusqu’à son décès, l’UNNOH annonce des poursuites judiciaires contre une policière qui aurait commis le meurtre lors d’une manifestation d’enseignants en faveur de la scolarisation universelle brutalement dispersée vendredi, devant le ministère de l’éducation nationale Samedi 9 octobre 2010, Radio Kiskeya
Jean Philbert Louis, un jeune enseignant de 35 ans, est décédé tôt samedi à l’Hôpital de l’Université d’Etat d’Haïti (HUEH) quelques heures après avoir été atteint d’une balle à la tête dans des incidents enregistrés vendredi devant le ministère de l’éducation nationale, lors d’une manifestation en faveur de la scolarisation de tous les enfants.
Selon Jean Willy Bellefleur, secrétaire à l’information de l’Union nationale des normaliens haïtiens (UNNOH), organisation au sein de laquelle militait la victime, une policière appartenant à l’Unité départementale de maintien d’ordre (UDMO) aurait ouvert le feu sur les manifestants au moment où cette unité spécialisée de la Police Nationale et la CIMO dispersaient la marche convoquée par la coalition des syndicats d’enseignants.
Le syndicaliste a, par ailleurs, attribué à la négligence des médecins de l’HUEH la mort de Jean Philbert Louis qui était inconscient depuis son admission au service d’urgence de l’établissement.
Avant de succomber à ses blessures, il devait être opéré. Mais, pour des raisons non explicitées, l’intervention chirurgicale n’a pas été réalisée en dépit du fait que des pochettes de sang et des médicaments avaient été remis au personnel médical soignant, a déploré Jean Willy Bellefleur au micro de Radio Kiskeya.
D’un autre côté, l’UNNOH s’apprête à engager des poursuites judiciaires contre la présumée meurtrière, informe le syndicaliste qui précise que le parquet de Port-au-Prince a été déjà saisi du dossier. Une plainte sera également déposée à l’inspection générale de la PNH.
Les matricules de la policière, du chef de peloton et de leur patrouille ont été relevés, a ajouté M. Bellefleur convaincu que des coups de feu ont été tirés alors que d’autres témoignages ont fait état d’une grenade lacrymogène qui aurait été lancée contre la foule.
Professeur de mathématiques et de physique dans des écoles de Port-au-Prince, Jean Philbert Louis était depuis quatre ans un membre actif de l’Union nationale des normaliens haïtiens dirigée par Josué Mérilien.
Une deuxième personne légèrement blessée au cours de la manifestation avait pu regagner son domicile immédiatement après.
Appuyés par quelques lycéens et parents, les enseignants protestaient devant le ministère de l’éducation nationale contre la décision du gouvernement Préval/Bellerive d’effectuer, cette année encore, une rentrée scolaire traditionnelle sans prendre des mesures en vue de permettre à tous les enfants du pays d’avoir accès à l’instruction.
Depuis plusieurs semaines, une coalition de syndicats d’enseignants tente d’introduire dans les priorités gouvernementales post-séisme la prise en compte de la situation de plusieurs centaines de milliers d’enfants haïtiens non scolarisés et condamnés à la marginalisation sociale. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7114

lundi 4 octobre 2010

Réouverture officielle des classe ce lundi

Les élèves ont repris le chemin de l'école, dans le cadre d'une nouvelle année scolaire, 9 mois après le violent séisme, qui a fait plus de 200 mille morts selon les autorités haïtiennes. Dans un message diffusé sur les ondes de plusieurs stations de radio de la capitale, le ministre haïtien de l'éducation, Joël Desrosiers Jean Pierre invite tous les secteurs impliqués dans le système éducatif à jouer leur rôle pour une pleine réussite de cette nouvelle année scolaire.
Monsieur Desrosiers rappelle, que toutes les dispositions on été prises par son administration de concert avec les partenaires internationaux, en vue de réparer certains bâtiments scolaires qui ont été endommagés par le tremblement de terre du 12 janvier.
Le titulaire de l'éducation, a indiqué que son ministère a déjà mis en place, un programme de subvention en faveur de 180 mille enfants.
Sur le plan sécuritaire, la Police Nationale annonce un renforcement de sa présence au niveau de la région métropolitaine de Port-au-Prince.
Selon le porte-parole de la PNH, Frantz Lerebours a fait remarquer qu'un plan a été élaboré en vue de garantir la sécurité, aux abords des établissements scolaires.
Monsieur Lerebours a précisé que des mesures seront adoptées afin de rendre plus fluide la circulation dans les grandes artères.
EJ/Radio Métropole Haïti
Commentaires:
Reprenons cette fameuse idée prêtée au ministre de l'éducation nationale : "Monsieur Desrosiers rappelle, que toutes les dispositions on été prises par son administration de concert avec les partenaires internationaux, en vue de réparer certains bâtiments scolaires qui ont été endommagés par le tremblement de terre du 12 janvier."
En voilà un de ces ministres qui prennent les gens pour des billes. J'ai failli dire pour des cons. Neuf mois après le tremblement de terre, une rentrée de classe programmée depuis et voici l'autre qui annonce que des dispositions sont prises en vue de la refection de certains batiments. N'est ce pas un peu tôt monsieur le Ministre. A votre palce j'attendrai les vacances scolaires pour reocnstruire les écoles dont les immeubles ont été réduits en ruines et poussières. L'été prochain il n'y aura pas d'élèves ce sera plus facile de reconstruire. Non?
Il est évident que le ridicule ne tue pas.

vendredi 1 octobre 2010

Les défis de la rentrée scolaire

Même si le ministère de l'Education nationale a renouvelé cette année son programme de subvention des manuels scolaires, les défis de la rentrée scolaire fixée le 4 octobre prochain restent énormes. Augmentation des frais scolaires par des directeurs d'écoles, parents décapitalisés après le séisme, espaces restreints pour accueillir les élèves, difficultés de certains écoliers déplacés après le séisme pour réintégrer leurs établissements sont, entre autres, les obstacles à cinq jours de la reprise des classes.
Des responsables d'éçoles mettent les bouchées doubles
 pour accueillir leurs élèves lundi prochain
(Photo: Moranvil Mercidieu)
Haïti: Les longues files reprennent encore cette année à la Maison Henri Deschamps, où les parents s'empressent d'acheter les manuels scolaires subventionnés par le Ministère de l'Education nationale et de la Formation professionnelle (MENFP). 1 661 000 manuels, répartis en 69 titres, de la première à la neuvième année fondamentale, sont, en fait, subventionnés par l'Etat haïtien cette année. Ces files d'attente, selon les responsables de la Maison Deschamps, sont dues en raison du retard enregistré dans le processus de subvention cette année.
« Les accords ont été conclus un peu tard cette année entre le ministère et la Maison Henri Deschamps, soit à la mi-juillet. Mais, nous avons mis les bouchées doubles pour être prêts avant la rentrée scolaire. Tous les manuels subventionnés seront prêts la semaine prochaine », a indiqué M. Peter Frisch au Nouvelliste.
En effet, même si le prix des manuels est rabaissé de 70%, le fardeau des parents est seulement allégé. A quatre jours de la rentrée scolaire, plusieurs d'entre eux, décapitalisés après le séisme du 12, janvier ne savent jusqu'à aujourd'hui à quel saint se vouer pour faciliter leurs enfants à reprendre le chemin de l'école. Ils évoquent l'augmentation des frais scolaires par certains directeurs en dépit de l'annonce du ministère de l'Education nationale qui invitait ces derniers à se solidariser avec les parents qui consentent de grands efforts financiers pour la scolarisation de leurs enfants.
Rencontrée dans une file d'attente à la Maison Deschamps, Nicole venant acheter des manuels pour sa fillette de 11 ans en 5e année fondamentale n'a pas caché sa satisfaction de cette subvention de l'Etat. Toutefois, elle estime que cette subvention est une goutte d'eau dans un océan. « L'année dernière, j'ai payé 15 000 gourdes comme frais scolaires pour ma fille. Cette année, malgré les difficultés auxquelles le pays est confronté, ces frais sont passés à presque 20 000 gourdes, et je dois payer encore la mensualité très chère. Sincèrement, nous en avons marre », a déclaré perplexe la jeune mère qui arrive à payer l'écolage de sa fille grâce à un proche de la diaspora.
Robert, un homme dans la cinquantaine, pour sa part, rencontré aussi dans une file a exprimé sa déception face à un établissement scolaire qui lui a exigé de payer pour sa fille les cinq mois qui ont suivi le séisme. « A cause de ma maison qui a été détruite, j'étais obligé de me déplacer avec ma fille en province où elle a pu boucler l'année académique. A mon retour à Port-au-Prince, la direction de son école m'a exigé de payer les mois d'avril à août si je souhaiterais que l'élève conserve toujours sa place à l'école, alors que j'ai payé tous les frais annuels. C'est anormal !», raconte l'homme, haut comme trois pommes, implorant le ministère de l'Education nationale d'intervenir sur ce genre de dossiers.
Des files d'attente devant la Maison Henri Deschamps
où les parents viennent acheter les manuels subventionnés.
(Photo: James Alexis)

De l'avis de certains responsables d'écoles contactés à ce sujet, les nouvelles structures placées sur les sites des établissements scolaires détruits par la catastrophe sont de loin capables d'accueillir le nombre d'élèves qu'avant le séisme. En ce sens, avancent-ils, les places deviennent extrêmement limitées. « Le plus souvent, c'est la faute des parents qui se sont déplacés avec leurs enfants et qui ont tardé à revenir conserver la place de leurs enfants à l'école », estime un directeur d'école qui n'a pas voulu donner des détails sur la raison pour laquelle la direction exige à des parents de payer les mensualités durant l'absence de l'élève à l'école. « Chaque école a sa philosophie et ses règlements », a-t-il fait comprendre.
Pour permettre à beaucoup plus d'enfants d'aller à l'école, M. Peter Frisch croit qu'il faut dynamiser le plus rapidement possible la reconstruction des écoles. « Ce n'est pas une mince affaire quand l'on sait que le coût de construction a augmenté après le séisme, dit-il. Mais, que l'on veuille ou non, les tentes ou les structures provisoires placées sur les ruines des écoles ne permettent pas d'accommoder les élèves, quand on prend le cas d'un immeuble qui était de trois étages transformé en une simple structure à un seul niveau placé sur la même espace », ajouté l'interlocuteur, affirmant que cette rentrée scolaire « reste et demeure difficile ».
Par ailleurs, si certaines écoles ont déjà accueilli leurs élèves au début de ce mois, bien avant la rentrée officielle fixée le 4 octobre prochain, les responsables d'autres établissements scolaires s'activent encore à mettre les bouchées doubles dans l'aménagement de leur site et continuent d'attendre une « manne » du ministère de l'Education nationale ou de quelques organisations ou agences internationales, comme l'Unicef, très active dans le domaine des activités scolaires, qui ont installé des centaines de tentes-écoles sur les ruines des écoles ravagées par la catastrophe.
La prochaine rentrée scolaire fait suite à une année académique qui s'est achevée dans des conditions très difficiles. Plus de 4 000 écoles ont été détruites par le séisme dans un pays où les besoins en éducation sont scandaleusement immenses. Un enfant sur deux, a souligné l'Unicef, n'allait pas à l'école en Haïti avant le tremblement de terre du 12 janvier 2010. « Contrairement à d'autres pays, en Haïti, tous les parents ont la volonté d'envoyer leurs enfants à l'école, mais il leur manque les moyens », avait déclaré récemment la représentante de l'Unicef en Haïti, Françoise Gruloos-Ackerman.
Valéry DAUDIER
vdaudier@lenouvelliste.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=84111&PubDate=2010-09-30

mercredi 22 septembre 2010

L'école de toutes les attentes

700 élèves répartis sur deux vacations, sept salles de classe, 98% de réussite aux examens d'Etat, l'Ecole de Cazeau est considérée à la fois comme l'un des établissements de référence de l'axe Tabarre et l'un des moins équipés. Bref coup d'oeil sur le leadership d'un directeur d'école qui se bat pour le meilleur et pour le pire à moins de deux semaines de la rentrée des classes.
L'Ecole nationale de Cazeau
(Photo: Francis Concite)
Haïti: Dans une petite pièce ne mesurant pas plus de 7 mètres carrés, Adam Dorzin montre son bureau où est entreposé tout le bataclan qui a permis à l'école de fonctionner l'année dernière. Des planches à dessin, des morceaux de bois, des seaux...; le directeur de l'Ecole nationale de Cazeau peut à peine entrer et sortir de sa cage. « Nous venons de débuter avec les inscriptions pour cette année académique. Mais les demandes excèdent nos capacités », lâche-t-il au bord de l'affaissement.
M. Dorzin doit se partager entre la planification de la reprise des activités scolaires prévue pour le 4 octobre prochain, l'organisation des examens d'admission de ses recrues et les nombreuses sollicitations pour les résultats de ses candidats au CEP. « Je ne sais où mettre la tête », souffle-t-il.
Du préscolaire au CEP, l'Ecole nationale de Cazeau reçoit 700 élèves chaque année. Mais, pour 2009-2010, les résultats en classe ne satisfont personne. Qu'il s'agisse du corps professoral ou du directeur, le fait que l'établissement ait enregistré un taux de réussite de 65% seulement prouve qu'il y a beaucoup de choses à corriger. Car en temps normal, la réussite se fixe toujours entre 90 et 98%.
Le taux d'échec qui variait toujours entre 2 et 16% a creusé l'écart en s'imposant à 22%. De quoi alarmer le directeur de l'école qui planche sur des mesures urgentes à adopter en vue de corriger cette difficile situation. « En voyant baisser la capacité d'apprentissage de certains de mes meilleurs élèves, j'ai pu comprendre que le séisme a tout changé dans mon univers », explique Adam Dorzin, qui prie ses dieux pour que reviennent dans ses murs les psychologues des ONG qui se sont donné corps et âme au lendemain du 12 janvier.
Adam Dorzin, le directeur de l'Ecole nationale de Cazeau
M. Dorzin qui rêvait tant de relever le taux de réussite doit faire tout son possible pour atteindre son objectif. Entre-temps, il doit se colleter avec d'autres défis comme ceux liés aux inscriptions d'élèves ayant perdu leurs pièces et au ravitaillement pour réparer les mobiliers endommagés, acheter du matériel de fonctionnement de l'école et maintenir en vie la cantine.
Pour garantir le fonctionnement de l'école qu'il dirige depuis 15 ans, Adam Dorzin dit avoir encouragé, dès son arrivée à la direction de cet établissement, la formation de comités de parents et d'élèves qui ont abouti à la création du comité de gestion de l'école. « Sans quoi, cette école déjà traitée en parent pauvre aurait crevé », dit-il.
Le directeur explique que l'Etat exige annuellement de chaque élève 100 gourdes dont 40 vont dans la caisse de l'école. « Comment faire fonctionner une école avec un si maigre budget ? », se demande-t-il. Le ministère de l'Éducation nationale ne fait que payer le corps professoral, le personnel de direction et un gardien. L'État ignore tout le reste, avoue M. Dorzin, qui explique que le comité de gestion a entrepris de réclamer de chaque élève 555 gourdes de frais annuels. « Certains parents me reprochent de vouloir leur soutirer de l'argent, mais les décisions ont été prises par le comité et discutées en réunion plénière, soupire-t-il. La loi est dure mais c'est la loi. »
L'un des plus grands rêves que caresse cet éducateur pour le moment est de voir fonder le comité des anciens élèves de l'Ecole nationale de Cazeau. Entre-temps, il se concentre sur la reconstruction du bâtiment que lui a promis l'lslamic Relief Worldwide et l'intégration des cours d'artisanat avec l'aide de jeunes talents de la zone.
Lima Soirélus
lsoirelus@lenouvelliste.com
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=83817&PubDate=2010-09-21

samedi 18 septembre 2010

Haïti - Reconstruction : L’UNICEF construit 200 écoles

18/09/2010 09:20:56 Françoise Gruloos-Ackerman, Représentante du Fond des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) en Haïti a annoncé cette semaine la construction de 200 écoles avec des structures semi-permanentes dans les zones affectées par le séisme. Le premier modèle d'écoles semi-permanente de l’UNICEF a été construite au Bel-Air, un quartier sensible de la capitale, sur le site de l'École Notre-Dame du Perpétuel Secours, qui s'était effondrée le 12 janvier dernier.
Cette action s'inscrit dans un appui à long terme et dans un effort commun qui implique de nombreux autres partenaires du Gouvernement dans le cadre de la seconde phase de l'aide de l'UNICEF qui vise à la reconstruction d'écoles plus favorables à l'apprentissage « dans le souci d'améliorer l'environnement scolaire du jeune haïtien », a ajouté Natalie Fiona Hamoudi, responsable de l'Education à l'UNICEF. « Ces structures sont plus aérée, plus éclairée et plus confortable »
Mme Gruloos-Ackerman a fait savoir que les travaux de construction des écoles ont débuté début août et qu’une centaine sera prêtes pour la rentrée scolaire fixé par le Ministère au 4 octobre. Elle a précisé que ces constructions sont faites pour durer 10 ans mais qu’elles peuvent être aisément transformé afin d’en augmenter la durée de vie.
Toutefois, l'UNICEF a conscience que la construction de 200 écoles ne suffit pas à faire face à la demande scolaire en Haïti, rappelant que 4,992 écoles, soit 23 % des écoles du pays, ont été touchées par le tremblement de terre et que près de 80% de ces écoles ont été sérieusement endommagées ou détruites.
S/ HaïtiLibre
http://www.haitilibre.com/article-1214-haiti-reconstruction-l-unicef-construit-200-ecoles.html

Haïti - Éducation : Un campus universitaire numérique

18/09/2010 08:32:55 L’Université de Moncton versera la somme de 125 000 $ pour la mise sur pied d’un Campus numérique francophone (CNF) en Haïti, dans le cadre du réseau des CNF de l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF). Le recteur et vice-chancelier de l’Université de Moncton, M. Yvon Fontaine, en a fait l’annonce jeudi dernier en présence du recteur de l’Agence universitaire de la Francophonie, M. Bernard Cerquiglini, en visite au Campus de Moncton.
« Ce don de l’Université de Moncton permettra d’offrir à la fois des outils et des ressources pédagogiques. Nous sommes solidaires avec le peuple haïtien. Comme l’a démontré le partenariat Acadie-Haïti, l’Acadie toute entière est solidaire avec le peuple haïtien. Ce geste est notre façon d’exprimer encore une fois notre solidarité, comme nous l’avons fait auprès de nos étudiantes et étudiants d’Haïti suite au séisme l’an dernier » a souligné le recteur ajoutant que « Ce projet est une façon pour nous d'exprimer une fois de plus notre solidarité avec le peuple d'Haïti, comme nous l'avons fait l'hiver dernier en aidant nos étudiants haïtiens après le séisme. »
Le lieu et les détails entourant la réalisation du projet de Campus numérique francophone en Haïti, restent encore à préciser.
En savoir plus sur Les Campus numériques francophones
Les Campus numériques francophones (CNF) ont été créés par l’Agence universitaire de la Francophonie afin de promouvoir et de développer les technologies de l’information et des communications dans les universités du Sud, dans le but ultime de rendre l’activité universitaire, scientifique et académique, plus accessible de par le monde.
On y retrouve des salles de classes où les clientèles étudiantes et professionnelles peuvent y suivre des formations à distance et des ressources pour le personnel enseignant. Il s’agit de centres d’accès à l’information permettant la consultation à prix subventionné des grandes bases de données internationales et la commande de documents primaires, d’articles scientifiques (le tout en ligne), ainsi que l’accès à une documentation physique.
Le campus numérique offre également du matériel de vidéoconférence et de téléphonie permettant d’organiser des conférences, des cours et, entre autres, des soutenances de mémoire.
En savoir plus sur le rôle des Campus numériques francophones
Les Campus numériques francophones offrent bien plus qu’un ensemble de ressources techniques. Il s’agit d’un partage de savoir et de savoir-faire, dans l’esprit associatif qui guide l’AUF depuis sa création en 1961.
Par la mise en réseau de tous les CNF, l’AUF propose aux établissements membres un puissant outil de partage et de capitalisation des expériences, facilitant la structuration de l’offre pédagogique et scientifique, les échanges et la mise en œuvre de projets répartis. Le réseau des CNF est ainsi à la fois :
- un réseau humain de compétences
- un réseau physique d’implantations adaptées au milieu universitaire
- un réseau électronique d’échanges pour des services diversifiés
- un réseau de partenaires qui œuvrent dans la même direction
- un réseau de projets opérationnels et innovants qui s’appuient les uns sur les autres dans le cadre de la politique générale de l’AUF.
PI/ HaïtiLibre
http://www.haitilibre.com/article-1213-haiti-education-un-campus-universitaire-numerique.html

samedi 4 septembre 2010

2 500 dollars US pour des écoles privées

Les directeurs de quelques écoles privées des départements affectés par le séisme, bénéficiaires du « Programme d'appui financier au retour à l'école », reçoivent au fur et à mesure les 2 500 dollars américains promis par le ministère de l'Éducation nationale. Ce montant, avait précisé ledit ministère, contribuera à couvrir certaines dépenses encourues dans le cadre des activités scolaires post-séisme, notamment le salaire des enseignants d'avril à août 2010. Haïti: Quelque 4 700 établissements scolaires privés de l'Ouest, du Sud-Est et des Nippes, qui avaient la capacité matérielle de reprendre les activités d'enseignement après le séisme dévastateur du 12 janvier dernier, ont bénéficié d'une subvention à très court terme du ministère de l'Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) pour une période de cinq mois, soit d'avril à août 2010. Les directeurs de ces écoles reçoivent chacun une enveloppe de 2 500 dollars américains (montant désormais disponible à l'institution financière Fonkoze), qui permettra de payer les enseignants et de couvrir certaines dépenses encourues durant cette période qui s'est avérée si difficile.
« La contribution reçue par l'école ne couvre pas l'ensemble des coûts de son fonctionnement. Il s'agit donc d'une aide financière ponctuelle limitée que les directions des écoles bénéficiaires des départements de l'Ouest, du Sud-Est et des Nippes devront, en priorité, assigner au poste le plus important de leur budget », a précisé le ministère.
« C'est une opération inscrite dans le très court terme (5 mois) qui, dans un souci d'équité, vise à permettre aux enfants fréquentant des écoles non publiques de boucler, dans des conditions acceptables, l'année scolaire 2009-2010 », avait indiqué un communiqué du MENFP en juin dernier.
C'est pour dire que l'annonce de cette subvention a été pourtant faite il y a de cela trois mois, bien avant la fermeture des classes en août dernier. Et, les enfants fréquentant ces écoles privées pouvaient ne pas terminer l'année académique dans des conditions acceptables, comme a indiqué le ministère, en attendant le décaissement de ces fonds.
En outre, certains responsables d'écoles ont déjà commencé à monter au créneau pour exprimer leur ras-le-bol après une fin d'année scolaire très difficile et la prochaine rentrée scolaire qui s'annonce encore plus compliquée. « Nous ne voyons pas encore comment rouvrir les portes de nos établissements scolaires sans un support de l'État haïtien », ont avoué plusieurs dizaines de directeurs d'écoles la semaine dernière au cours d'une conférence de presse.
Par ailleurs, le « Programme d'appui financier au retour à l'école » est financé par la Banque interaméricaine de Développement (BID) à travers le Fonds Catalytique de l'Initiative pour la Mise en Oeuvre Accélérée (IMOA) dans le cadre du projet Éducation Pour Tous. Quand le ministère de l'Éducation nationale avait fait l'annonce de cette subvention, il avait demandé aux écoles bénéficiaires de ce programme d'observer une grande modération dans la fixation des frais exigés aux élèves.
A rappeler qu'une enveloppe de 470 millions de dollars, dont 150 millions en soutien budgétaire, est prévue pour le système éducatif dans le plan de reconstruction du pays. Ce montant doit financer la construction de structures d'accueil provisoires, l'appui au fonctionnement de 5 000 écoles non publiques, le soutien à l'enseignement supérieur et professionnel ainsi que le programme de cantines scolaires. Les directeurs d'écoles dans les régions touchées par le séisme n'ont pas cessé de se plaindre du non respect des promesses faites par les autorités après le séisme du 12 janvier 2010.
Valéry Daudier
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=83211&PubDate=2010-09-03

mardi 3 août 2010

Haïti-Éducation : Les filières au campus universitaire du Nord seront liées aux potentialités départementales

P-au-P, 2 août 2010 [AlterPresse] --- Des filières, liées aux potentialités des départements géographiques du Nord et du Nord-Est d’Haïti, seront offertes par le futur « campus Henry Christophe du Nord », dont les présidents haïtien René Garcia Préval et dominicain Leonel Fernandez Reyna ont posé la première pierre de la construction, le samedi 31 juillet 2010, à Limonade, commune du département du Nord, située à 260 kilomètres de la capitale Port-au-Prince. C’est ce qu’indique le vice-recteur à la recherche de l’université d’État d’Haïti (Ueh), Fritz Deshommes, dans une interview accordée, ce lundi 2 août 2010, à l’agence en ligne AlterPresse.
Comme exemples de filières, Deshommes cite l’agriculture, le patrimoine et le tourisme.
Mais, c’est une étude plus pointue [qui viendra nous fixer] sur les potentialités [exactes] du Nord et du Nord-Est, considère le professeur d’économie à l’Ueh. . Deshommes évoque un plan d’établissement, sur lequel travaille, pour le moment, le rectorat de l’Ueh, et qui, outre le bâtiment et les filières, concerne le matériel didactique et de bureau, de même que le mobilier.
Interrogé sur la date du démarrage effectif des travaux de construction du campus – qui seront financés par la République Dominicaine à hauteur de 50 millions de dollars américains (US $ 1.00 = 41.00 gourdes ; 1 euro = 55:00 gourdes aujourd’hui) -, le vice-recteur à la recherche de l’Ueh invite à attendre les pourparlers prévus, à cet effet, avec des officiels dominicains.
Relié à l’Université d’État d’Haïti, le « campus Henry Christophe du Nord » sera construit sur deux terrains totalisant 60 hectares, cédés par les mairies de Limonade et de Trou du Nord, villes situées à la frontière des départements géographiques Nord et Nord-Est, dont le campus desservira, en priorité, les populations.
Pouvant accueillir 10 000 étudiants par jour, le campus devrait comprendre quatre bâtiments de trois étages, 72 salles de classe, incluant un centre de documentation moderne, des salles de réunions, des laboratoires ainsi que des installations académiques, administratives et récréatives, a annoncé le président dominicain, qui s’exprimait à la cérémonie de pose de première pierre des travaux le samedi 31 juillet dernier.
Leonel Fernandez a souligné, dans son discours, « un geste fraternel et de solidarité de la République Dominicaine envers le peuple haïtien ».
René Préval a loué « la vision et l’engagement » du chef de l’État dominicain. Lesquels permettront à la population du Nord d’Haïti d’avoir une université, appelée à stimuler le développement dans les départements géographiques du Nord et du Nord-Est.
http://www.alterpresse.org/spip.php?article9782

jeudi 15 juillet 2010

Haiti-Séisme : Des experts pour une réinvention du système éducatif et scientifique haïtien

Port-au-P, 15 Juil. 2010 [AlterPresse]---Des experts en politique scientifique et en éducation réunis à Porto Rico à l’initiative de la branche caribéenne de l’association américaine pour l’avancement de la science (AAAS) ont plaidé en faveur d’une réinvention des sciences de l’éducation en Haïti.
Ces experts venus des Etats-Unis, d’Haïti et de Porto Rico ont discuté les 12 et 13 juillet derniers sur une meilleure contribution à la reconstruction des capacités scientifiques et éducationnelles d’Haïti afin de permettre au pays de se remettre du séisme du 12 janvier et faciliter la relance de son économie à long terme.
« Nous pensons que le progrès des sciences et de l’éducation scientifique en Haiti sera un élément clé du développement durable et du bien-être des haïtiens », soutient Jorge Colon, président de la section caribéenne de l’AAAS.
Les mesures et recommandations adoptées lors des ateliers de travail sur la reconstruction scientifique d’Haiti seront présentées aux gouvernements américain et haïtien et aux membres des organismes internationaux d’aide au développement, toujours dans la perspective de faire progresser la capacité scientifique d’Haïti, précise Colon.
Le doyen de l’école d’administration de l’Université de Porto Rico (UPR) et également ancien professeur invité à la faculté des Sciences en Haïti (UEH), Paul Latortue, affirme que beaucoup de travail reste à faire pour promouvoir l’éducation scientifique en Haiti à cause des lacunes des professeurs et un manque de laboratoires, tout en se disant honoré du fait que l’université de Porto Rico (UPR) et la section caribéenne de l’AAAS soient engagées dans cet effort.
Le secteur de l’éducation en Haïti a connu de graves pertes lors du tremblement de terre du 12 janvier, ayant fait officiellement trois cent mille morts et autant de blessés. [rh gp cer apr 15/07/10 16 :40]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article9710

lundi 14 septembre 2009

Crise à L'UEH : La faculté d'ethnologie ferme ses portes

La situation se complique davantage à l'université d'état d Haïti (UEH), après la faculté médecine et de pharmacie c'est au tour de la faculté d'ethnologie d'annoncer la fermeture de ses portes.
Dans un communiqué publié le weekend dernier le décanat justifie cette décision en raison des actes de violence enregistrés ces derniers jours au sein de L'UEH.
Plus d'une trentaine de véhicules ont eu leurs pare-brises cassés vendredi dans le centre de la capitale particulière au Champ de Mars et à proximité de la Faculté d'Ethnologie.
Des pierres ont été lancées à partir de la faculté et une fois de plus, les policiers ont répondu à coups de gaz lacrymogène.
Les activités restent paralysées non seulement à la d'ethnologie fermées officiellement, mais pratiquement dans toutes les autres facultés de l'UEH en crise depuis plus d'un an, au point qu'on se demande, après les inscriptions ayant pris fin la semaine dernière, comment vont se réaliser les examens d'admission
Quant à la Faculté de Médecine et de Pharmacie, elle est Dysfonctionnelle depuis le 27 avril, la FMP est gardée depuis mercredi dernier par des agents de la police après qu'ils eurent pénétré dans son enceinte, à la demande du rectorat, pour déloger des étudiants grévistes.

RD
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15803

jeudi 27 août 2009

Le ministère de l'éducation national annonce la reprise des examens du bacc dans certains centres d'examens.

La session extraordinaire du baccalauréat devrait se poursuivre la semaine prochaine dans les matières dont les épreuves ont été suspendues dans certains centres d'examens de la capitale informe le ministère de l'éducation national.
Les épreuves de rheto se poursuivront ainsi du 31 août au 2 septembre 2009, et les épreuves de philo du 31 août au 3 septembre 2009. .
Le Ministère a annoncé avoir pris des mesures de renforcement de la sécurité pour favoriser la reprise de ces examens. .
Les perturbations aux examens du baccalauréat sont survenues le lundi 24 août, des élèves éliminés avaient enclenché un mouvement de protestation qui a par la suite basculé dans la violence. Ce mouvement faisait suite à des rumeurs de leur inscription aux épreuves découvertes sur le site du Ministère, ce que ce dernier a démenti. .
Lors de ces incidents, un candidat de la classe de rheto avait été abattu par un agent de la police nationale. .
RD

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15728

samedi 6 juin 2009

Haïti éducation : Les examens officiels débutent le 25 juin

Les responsables du ministère de l'Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) ont, annoncé officiellement les dates retenues pour la tenue des examens d'État.
Selon le directeur général du ministère de l'Éducation nationale, Pierre Michel Laguerre, les examens d'État se dérouleront sur tout le territoire national, respectivement les 25 et 26 juin pour les candidats de la 6e année fondamentale. .

Du 30 juin au 2 juillet pour ceux de la 9e année fondamentale ; du 30 juin au 3 juillet pour les candidats de l'École normale des instituteurs (Eni) et, finalement du 6 au 9 juillet pour les candidats du baccalauréat première et deuxième parties. .

Il a également apporté quelques précisions relatives au processus du déroulement des épreuves. Pierre Michel Laguerre a déploré que le ministère ait, encore cette année, enregistré des cas d'anomalie dans le système d'enregistrement des candidats. .

Le directeur du Bureau national des examens d'État (Bunexe), Renan Michel, a indiqué pour sa part que quelque 11 mille candidats, dont un fort pourcentage en classe de rhéto, n'ont pas été validés à cause de leurs dossiers incorrects. .

350 millions de gourdes sont prévues pour la réalisation de l'ensemble de ces examens pour les dix départements géographiques du territoire,

L'effectif des candidats inscrits pour prendre part à ces examens est d'environ 532 737 élèves. .

RD
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15323

samedi 7 juillet 2007

Un nouveau programme de 2e cycle à l'UEH (Université d'Etat d'Haïti

« Créer de solides structures de recherche et de réflexion, éprouver sa capacité à tirer vers le haut l'enseignement de premier cycle et former une nouvelle génération d'enseignants-chercheurs » sont, entre autres, les objectifs fixés par le rectorat de l'Université d'Etat d'Haïti en instituant un nouveau programme de maîtrise interdisciplinaire en Sciences sociales et humaines. Lancé l'année dernière avec l'aide de l'Université Laval, l'Agence universitaire de la Francophonie (AUF) et l'UNESCO, ledit programme a été inauguré ce vendredi en présence des représentants du gouvernement, des universités privées, des professeurs et des étudiants venus d'horizons divers.

Criminologie, Mémoire et Patrimoine sont les deux composantes de ce nouveau programme dont le cycle d'études s'étend sur deux ans. Les étudiants admis sur concours ont la possibilité de décrocher une maîtrise professionnelle, soit une maîtrise orientée vers la recherche. Le recteur de l'UEH, Pierre Marie Paquiot, a présenté la création de ce programme comme la volonté du rectorat de rendre l'Université d'Etat d'Haïti plus dynamique. « Depuis deux ans, beaucoup d'efforts ont été consentis pour relever les défis auxquels fait face l'institution, a-t-il déclaré. L'inauguration de ce programme de maîtrise interdisciplinaire en Sciences sociales et humaines en est la preuve. »

De son côté, le vice-recteur aux affaires académiques, Wilson Laleau, a estimé qu'un tel programme va aider à palier la carence de cadres qui handicape la modernisation économique et sociale du pays. L'université d'Etat d'Haïti est aussi frappée par cette 'insuffisance de cadres qualifiés. « Dès notre arrivée à la tête de l'UEH, l'une des premières actions que nous avons tenté de réaliser est la mise en place d'un corps d'enseignants à plein temps. Pourtant, pour un appel à candidature pour 55 professeurs à temps plein à recruter, seulement 17 dossiers qui couvraient très peu d'interventions à l'UEH ont été soumis», se rappelle le professeur Laleau. Il existe actuellement plusieurs programmes de maîtrise à l'intérieur de l'UEH. A la faculté de Droit, à l'Ecole normale supérieure, à la faculté de Linguistique Appliquée, il en existe. D'ici la prochaine rentrée universitaire, le programme de DESS en population et développement de la faculté des Sciences humaines et celui en gestion des services hospitaliers de la faculté de Médecine vont être transformés en maîtrise, a informé Wilson Laleau. Il a aussi annoncé qu'une direction de coordination de ces programmes vient d'être créée par résolution du Conseil de l'Université afin de définir et de faire appliquer les normes communes applicables à l'ensemble de ces programmes post-gradués. Le coordonnateur du nouveau programme de maîtrise, Guy Maximilien a, pour sa part, fait état de sa volonté de travailler afin de doter le pays de cadres compétents et dynamiques dans les deux champs d'études qui composent le programme. Déjà, Guy Maximilien estime que les perspectives sont prometteuses. « En mémoire et patrimoine, un partenariat est en place avec l'université Laval à Québec pour la réalisation d'un inventaire du patrimoine matériel et immatériel du pays. En ce qui concerne la formation en criminologie, dont Michèle Oriol est la coordonnatrice, un laboratoire est en cours de mise en place à partir d'un partenariat avec la branche canadienne de l'Institut Nord-Sud. » A la rue Marcadieu (Bourdon) où est logé le bureau du coordonnateur, les responsables reçoivent les inscriptions pour le recrutement de la nouvelle promotion.

Jean Pharès Jérôme