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vendredi 7 mai 2010

Haïti-Séisme : La persistance des répliques tendrait à affecter les activités scolaires

Jeudi 6 mai 2010 P-au-P., 06 mai 2010 [AlterPresse] --- Les dernières répliques enregistrées près de 4 mois après le séisme du 12 janvier font renaitre l’inquiétude chez les élèves et les parents et tendent à affecter les activités scolaires qui reprenaient timidement depuis environ 2 mois.
Tandis que certaines écoles de la région métropolitaine fonctionnent au ralenti et font leur renvoi plus tôt que d’habitude, plusieurs parents hésitent à envoyer leurs enfants à l’école devant le danger que représentent les mouvements de panique successifs aux répliques.
Deux répliques de magnitude 4 ont été ressenties dans le 3 mai à la capitale.
« Il est important que les élèves bénéficient d’un renforcement de l’encadrement psychosocial, cela leur permettra de vivre avec les répliques parce qu’elles sont inévitables », déclare à AlterPresse Smith Petit-Homme, directeur du lycée Anténor Firmin.
Il pense que « les enfants ont besoin de mesures qui les aident à comprendre ce que c’est qu’une réplique et quel comportement adopter lorsqu’elle se produit ».
Dans la panique qui a éclaté au lycée lors d’une des répliques du 3 mai, 6 élèves ont été blessés, indique la direction.
Cependant, « la dernière réplique a un côté positif parce qu’elle nous aide à comprendre comment aborder les enfants pour que la prochaine fois ils ne se mettent pas à courir dans tous les sens », estime le directeur du lycée Firmin.
« Franchement je ne sais pas ce que vais faire », confie Rénel, un jeune père qui a interdit à son fils, élève de 7e année, de retourner cette semaine au lycée.
Smith Petit-Homme a toutefois affirmé qu’ « une grande quantité d’élèves ont regagné les classes dès le 4 mai dans une atmosphère très détendue ».
A la radio le directeur du bureau des mines et de l’énergie, Dieusseul Anglade, a repris les consignes à respecter en cas de secousses sismiques en insistant sur le fait de garder son calme.
« La consigne c’est surtout de ne pas paniquer » a-t-il dit.
La panique enregistrée le 3 mai au lycée Firmin n’est pas le premier incident de ce genre survenu dans les écoles. Le mois dernier des cas similaires ont été rapportés notamment à Miragoâne (Sud-ouest) et à Carrefour-Feuilles (secteur sud-est). [kft gp apr 06/05 2010 07 :30]

mercredi 28 avril 2010

Le ministre de l'Education Nationale invite les lycéens à la retenue

Le professeur, Joël Desrosiers Jean Pierre, ministre de l'éducation nationale exhorte les élèves qui ont manifesté hier lundi à la prudence et à la vigilance. Le responsable du ministère de l'Education Nationale réagissait aux actes de violences enregistrés ce lundi lors d'une manifestation.
Quatre lycéens ont été blessés au cours d'affrontements avec des agents affectés à la sécurité des locaux abritant le ministère, alors que la manifestation touchait à sa fin.

Estimant justes et saines les revendications des élèves, le ministre appelle ces manifestants à éviter toute récupération de leur mouvement à d'autres fins.
Intervenant à la rubrique le point sur radio Métropole Joël Desrosiers Jean Pierre rappelle qu'une de ses préoccupations principales est l'évacuation des bâtiments scolaires occupés par des sinistrés.
Le ministère de l'éducation, a fait beaucoup d'efforts pour remettre en place les structures scolaires depuis le 12 janvier déclare le professeur Joël Desrosiers Jean Pierre.
Par ailleurs le ministre Jean Pierre a annoncé que des discussions sont en cours en vue d'apporter un appui aux directeurs d'écoles afin de faire face à leurs responsabilités, vis-à-vis des professeurs.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17640

mardi 27 avril 2010

Des étudiants haïtiens exigent la reprise des cours

Agence France-Presse, Port-au-Prince
Des centaines de lycéens ont manifesté mardi pour la deuxième journée consécutive en Haïti pour réclamer le départ des sans-abri qui occupent leurs établissements depuis le séisme du 12 janvier.
De nombreux lycéens en uniforme ont manifesté à Port-au-Prince devant le ministère de l'Éducation et lancé des pierres contre le bâtiment détruit lors du séisme qui a fait 1,3 million de sans-abri.
«Nous exigeons la reprise des cours», scandaient les manifestants.
Lundi, la police a fait usage de gaz lacrymogènes et de tirs d'intimidation pour disperser une manifestation de lycéens, faisant des blessés légers. Mardi, le ministre de l'Éducation Joël Desrosiers Jean-Pierre a appelé les étudiants au calme.
«Nous sommes en train de travailler pour trouver des alternatives au problème des lycées qui servent d'abri pour les sinistrés, nous prions les écoliers d'éviter les violences», a-t-il déclaré
Plus de trois mois après le séisme qui a ravagé Haïti, de nombreux établissements scolaires détruits ou endommagés servent encore d'abri à des dizaines de milliers de réfugiés qui ont monté des milliers de tentes.
Les activités scolaires ont repris progressivement depuis début avril avec l'aide d'organisations internationales qui ont permis la construction de bâtiments scolaires en bois recouverts de tôle pour accueillir les écoliers.
L'année scolaire pourrait être prolongée jusqu'en août pour rattraper les cours perdus, a indiqué un responsable éducatif.
Le tremblement de terre, qui a fait plus de 250 000 morts dans le pays, a tué environ 38 000 écoliers et étudiants, ainsi que quelque 1300 enseignants et personnels éducatifs. Quatre mille écoles ont été détruites.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201004/27/01-4274820-des-etudiants-haitiens-exigent-la-reprise-des-cours.php

lundi 26 avril 2010

Une manifestation d'écoliers tourne au vinaigre

Des incidents ont éclaté tôt ce lundi dans la capitale haïtienne lors d'une manifestation d'écoliers. La manifestation a été émaillée de nombreux incidents, la police a dû faire usage de gaz lacrymogènes et tirer en l'air afin de disperser les manifestants qui lançaient des pierres en direction du ministère de l'Education Nationale et de la Formation Professionnelle
Selon un reporter de Radio Métropole plusieurs personnes ont été blessées lors de ces échauffourées.

Les protestataires pour la plupart des lycéens, réclament du ministère de l'éducation nationale la mise en état de fonctionnement de certains établissements scolaires publics qui sont actuellement occupés par des sans-abri.

Les activités scolaires ont repris depuis deux semaines dans la capitale haïtienne. Le ministre de l'Education Nationale avait déclaré que des cités scolaires doivent être créées en vue de faciliter cette reprise.

EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17632

vendredi 23 avril 2010

La relocalisation et l'intensification des activités scolaires constituent les priorités des autorités

Une importante réunion de travail visant à coordonner l'action gouvernementale et celle des ONG a eu lieu hier. Le chef de l'Etat, le représentant du secrétaire général de l'ONU, Edmond Mulet ainsi que les responsables d'agences de l'Onu et d'ONG ont pris part à cette rencontre déroulée au siège de la Présidence. Les partenaires dans l'effort humanitaire ont analysé les différentes stratégies qui permettraient une bonne articulation entre la relocalisation des sans abris et l'appui aux établissements scolaires. La relocalisation des sinistrés se trouvant dans les écoles constitue une priorité pour les autorités haïtiennes.
Une vingtaine d'écoles ne peuvent accueillir les élèves en raison de la présence de plusieurs milliers de sans abris. Le président Préval se déclare opposé à un recours aux forces de l'ordre enjoignant les autorités et les ONG à utiliser le dialogue afin de convaincre les sinistrés.

Au cours de la rencontre le président Préval a rappelé aux acteurs que l'éducation représente l'une des priorités du gouvernement au cours de la période d'urgence.

Plusieurs responsables d'ONG et d'agences de l'ONU ont promis d'intensifier les efforts afin d'atteindre un objectif de 50 % d'enfants fréquentant les écoles dans les régions touchées par le séisme.

Le responsable du Programme Alimentaire Mondial (PAM) a révélé que 600 000 plats chauds sont actuellement distribués aux élèves.

Dans le même temps, les efforts se poursuivent pour permettre le déplacement des sinistrés vers les nouveaux camps de Corail Cesse Lesse et Tabarre Issa. Le retour dans les résidences est également envisagé par les autorités qui veulent libérer les sites spontanés. Selon les dernières estimations 40 % des maisons évaluées peuvent être occupées par leurs propriétaires.

Les responsables de l'Organisation de l'ONU pour les Affaires Humanitaires (OCHA), du Programme Alimentaire Mondial (PAM), du Fonds des Nations Unies pour l'Enfance (Unicef), de l'Organisation Internationale pour la Migration (OIM), de la Banque Mondiale ainsi que les ministres de l'éducation, des travaux Publics et de l'Intérieur avaient pris part à cette rencontre.

LLM / Radio Metropole Haiti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17625

mardi 20 avril 2010

Haïti-Éducation: Des élèves dénoncent les conditions d'apprentissage sous les tentes

Les conditions d'apprentissage sous les tentes et hangars, depuis la reprise des activités scolaire dans les régions affectées par le séisme commence à être dénoncées par les élèves, des déclarations qui ont été faites lors de la visite de la Première Dame de la République, Elisabethe Préval et du Ministre de l'éducation national dans certaines écoles ou sites scolaires. Notre collaboratrice Esther Dorestal nous présente le reportage de ces visites Il était environ 10 heures 25 ce 19 avril quand la Première Dame de la République et le Ministre de l'éducation national ont entreprit une visite de certaines écoles et sites scolaires à Port-au-prince.
Plus d'une vingtaine d'écoles sont installées sur des sites provisoires, une victoire pour le Ministre de l'éducation national Joël Desrosiers Jean Pierre, qui annonce de nouvelles stratégies dans le cadre de l'amélioration des conditions de fonctionnement des élèves évoluant sous des tonnelles.
« Quoi qu'il en soit, nous sommes vivants et nous sommes contents, nous avons des stratégies de solidarités, nous avons visité beaucoup d'écoles aujourd'hui, c'est la même stratégie un peu dans les autres départements. Le ministère a prit des dispositions pour qu'on accueille les enfants sur place, il faut que tous les enfants soient en mesure d'aller à l'école... »
Les élèves ont accueilli la délégation avec un cahier de doléances assez chargé, une adolescente en classe de troisième, vraisemblablement très émue, se fait la porte parole de ses camarades non encore en mesure de reprendre le chemin de l'école :
« Il y a les autres qui ont des problèmes économique, évidement le directeur nous réclame de payer l'écolage, on aimerait avoir l'assistance de l'État dans ce cas là. Nos camarades aussi nous manquent énormément, nous avons aussi besoin de ventilateurs, il y a des élèves qui sont malade, nous avons également besoin d'eau potable...»
En réponse, Elisabethe Préval qui dirige la délégation « le problème est immense et nous ne pouvons pas accéder à tous les éléments de solution du jour au lendemain, c'est par étape que le Ministre aborde la question mais c'est au fur et à mesure, c'est là que je vous demande un peu de patience ».
Cette série de visites de la Première Dame et du Ministre de l'éducation national entamée la semaine dernière, est considérée par certains professeurs, comme un signe positif dans le cadre du processus de la reprise des activités scolaires après le séisme qui a particulièrement affecté le système éducatif haïtien.
«Beaucoup reste à faire» a précisé la Première Dame qui a procédé à une distribution symbolique de kits scolaires et de sucreries.
Voir les photos http://metropolehaiti.com/photo/img.php?id_img=1410 et suivantes
N/ Radio Métropole Haïti

jeudi 8 avril 2010

Nouveau programme scolaire en Haïti

Depuis le 6 février, les écoliers de Port-au-Prince ont commencé à retourner progressivement en classe. Le ministère haïtien de l'Education nationale et de la Formation professionnelle, avec le soutien de l'UNESCO, ont définis un programme spécial afin de prendre en compte le traumatisme et les bouleversements subis à la fois par les enfants et les enseignants. Ce programme, concernera 600.000 élèves des niveaux primaire et secondaire. «Il s'agit de mettre d'avantage l'accent sur des objectifs essentiels », explique Jackson Pleteau, directeur de l'enseignement secondaire au ministère. «Pour cela, nous avons défini un socle de connaissances que les enfants doivent maîtriser pour passer d'une classe à l'autre. Nous envisageons aussi d'introduire certaines parties de l'enseignement l'année prochaine en classe supérieure».
En vertu de ce nouveau programme, l'instruction reprendra par étapes en commençant par des activités psychosociales, telles que le chant, la danse et l'expression créative pour aider les enfants à faire face à l'importante tension qu'ils ont subie à la suite du tremblement de terre. Ils recevront un enseignement sur le phénomène des séismes, avant de reprendre l'apprentissage classique par la suite.
Le ministère prévoit un programme condensé en 18 semaines afin de valider l'année scolaire qui s'achèvera en août. Ce programme adapté sera mis en ligne par l'UNESCO afin qu'il soit disponible pour tous les enseignants en Haïti.
N/ Radio Métropole Haïti

mardi 6 avril 2010

A Port-au-Prince, une rentrée scolaire hypothétique


Port-au-Prince Envoyée spéciale La pluie, la nuit dernière, a eu raison de l'abri de toile dans lequel il avait trouvé refuge depuis le soir du séisme. Des torrents de boue ont emporté les draps, les bâches, un fatras d'ustensiles et de vêtements. Mais le voilà qui sourit, remercie le ciel, Jésus, et tous les saints. Il a sauvegardé l'essentiel : un échantillon de petites photos, collées, jaunies, mais authentiques, représentant son école, sa fierté, son histoire.
Jusqu'au 12 janvier, date à laquelle a eu lieu le séisme, Fritz Fleurimiste dirigeait l'institut mixte La Fontaine, qui accueillait 200 enfants. "Une belle école, dit-il. Voyez les professeurs, cravatés et élégants à mes côtés. Et regardez mes élèves, comme ils ont fière allure, costumés comme des princes pour notre grande parade du 18 mai, jour de la fête nationale."
L'école, aujourd'hui, n'est plus qu'un tas de ruines. Personne n'y a péri. Ce n'est pas comme cet institut de formation d'enseignants où 299 des 300 étudiants sont morts en même temps. Ni comme cette école d'infirmières où deux promotions entières ont disparu dans les décombres. On estime que 80 % du parc scolaire de la région de Port-au-Prince est détruit ou très endommagés, ce qui représente plus de 4 000 écoles. Les établissements universitaires seraient, eux, détruits à plus de 90 %.
M. Fleurimiste a retrouvé beaucoup de ses élèves dans le campement du Pétion-Ville Club. Plusieurs sont orphelins. D'autres ont fui en province, comme certains enseignants privés de leur maigre salaire. Comment prendre au sérieux le mot d'ordre du ministère de l'éducation qui proclame que la réouverture des écoles - il n'y a jamais eu de fermeture "officielle" - aura lieu mardi 6 avril ? "J'essaie de repérer un endroit pour regrouper les élèves, dit le directeur. Mais je n'ai pas de tentes pour les accueillir ! Pas de pupitres, de cahiers, de livres... Il faudrait un miracle." A l'aide d'un mégaphone, il convoque pourtant les enfants du camp, toutes les fins de semaine, pour des chants, des poèmes et la marche de parade. "Le 18 mai prochain, la fierté nationale ne doit pas être en berne."
Mais que se passera-t-il mardi ? Combien d'écoles ouvriront ? Où ? Sous quels abris ? Avec quel matériel ? Quels enseignants ? Payés par qui ? Et pour enseigner quoi à cette population traumatisée qui refuse d'entrer dans le moindre bâtiment en dur ? Toutes ces questions sont brassées par le ministre de l'éducation, aux bureaux eux aussi réduits en miettes. Discutées avec l'Unesco, l'Unicef, des représentants de la Commission européenne, de la francophonie, de la Banque mondiale...
Une course contre la montre est engagée pour qu'au moins quelques écoles importantes de Port-au-Prince rouvrent leurs portes à la date indiquée. Seule une infime minorité de sites scolaires ont reçu l'aval d'ingénieurs venus inspecter les bâtiments fissurés ou ont été totalement déblayés (l'armée française y participe), des vigiles devant alors les protéger des squatters à l'affût d'un endroit pour poser bâches et abris.
Tous les acteurs veulent profiter de l'occasion pour repenser un système éducatif jugé désastreux, jeter les bases d'un modèle plus qualitatif et plus équitable dans lequel le ministère de l'éducation aurait enfin un rôle de référence pour tous les établissements. Avant la catastrophe, ils étaient publics pour 15 % seulement, le reste privés (dont 15 % dépendant de congrégations religieuses, et au moins 20 % très bas de gamme, dits "borlettes").
Taux de scolarisation ? 23 % en préscolaire, 76 % en primaire et collège, 22 % au lycée, 10 % en supérieur. 500 000 enfants de 6-12 ans ne sont pas scolarisés, et 70 % des scolarisés présentent un retard de plus de deux ans. 38 % de la population au-dessus de 15 ans est analphabète. Et la plupart des enseignants n'ont pas fréquenté l'école pendant plus de neuf ans.
Comment remettre ce secteur en route ? En faisant en sorte, d'abord, de favoriser l'intégration dans les écoles de province de tous les enfants réfugiés de Port-au-Prince. En abolissant, ensuite, la distinction public-privé, l'Etat devant prendre le relais de familles incapables d'acquitter les frais de scolarité du privé.
Dans les demandes aux bailleurs internationaux, mention est donc faite de ces nouvelles obligations envers le secteur privé. Un fonds de 22 millions de dollars (16,3 millions d'euros) vient d'être réorienté vers le secteur, dont 16 seront essentiellement destinés aux professeurs du privé, non rémunérés depuis le 12 janvier. Mais c'est à 627 millions de dollars que le ministère chiffre le total des dommages.
Les riches se sont déjà organisés pour envoyer leur progéniture à l'étranger ou payer des professeurs privés. Il y a eu aussi, dans les camps, et grâce à plusieurs ONG ou associations, quelques initiatives pour distraire, faire s'exprimer les enfants. Elisabeth Debrosse Delatour, la femme du président d'Haïti, a organisé une poignée de petites écoles installées dans des bus.
Mais des centaines de milliers d'enfants, désœuvrés depuis le 12 janvier, attendent avec impatience et anxiété le 6 avril. D'autres, déphasés, vagabonds, ou trop impliqués dans le combat de leurs parents pour la survie, ont le sentiment que leur vie d'écoliers en petit uniforme est révolue à tout jamais.
Annick Cojean
http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/04/05/a-port-au-prince-une-rentree-scolaire-hypothetique_1328950_3244.html#ens_id=1290927

mercredi 31 mars 2010

Le gouvernement répond aux revendications des enseignants

L'annonce d'une assistance aux écoles répond aux revendications des responsables des syndicats d'enseignants et des sénateurs préoccupés par la rentrée des classes dans le département de l'Ouest.
Les dirigeants de L'Union des Parents d'élèves (UPEP) et de l'Union Nationale des Normaliens Haïtiens (UNNOH) avaient à plusieurs reprises affiché leur pessimisme en raison de l'absence d'appui aux enseignants, parents et élèves victimes du séisme.
Le ministre de l'éducation nationale Joël Desrosiers Jean Pierre a confirmé hier l'octroi d'une assistance aux établissements scolaires pour favoriser la reprise des activités académiques le 5 avril 2010. Le gouvernement a mobilisé des fonds pour prendre en charge les frais scolaires et les salaires des enseignants. Les responsables du ministère de l'éducation s'évertuent à identifier les établissements scolaires bénéficiant d'un appui financier avant le 12 janvier. Il faut isolé les écoles bénéficiant de subvention gouvernementale ou d'une aide des ONG insiste t-il.
Outre le paiement des salaire, le coordonnateur général de l'UNNOH, Josué Merilien, avait réclamé la distribution de tentes aux enseignants et élèves.
De plus, le gouvernement a investi des fonds dans la mise en place de clôtures et de toilettes sur les sites retenus.
Toutefois le ministre de l'éducation devra répondre à une convocation de la commission sénatoriale d'éducation le lundi 5 avril. Le président de la commission Maxime Roumer avait fait part de ses inquiétudes en raison de la stratégie adoptée par les responsables du ministère de l'éducation.
Les autorités ont adopté une stratégie qui privilégie les établissements scolaires disposant de grand espace. Ces sites ont été nettoyés rapidement parce qu'il accueilleront plusieurs milliers d'élèves.
LLM / Radio Métropole Haïti

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17374

500 sites disponibles pour accueillir des élèves

Le ministre de l'Education nationale et de la formation professionnelle, Joël Desrosiers Jean Pierre, annonce que 500 sites sont déjà disponibles pour accueillir les élèves du département de l'Ouest qui reprendront le chemin de l'école le 5 avril prochain. Il a fait ces déclarations alors qu'il visitait certains sites qui ont été aménagés par le gouvernement haïtien en vue de la relance des activités scolaires interrompues par la catastrophe du 12 janvier dernier.
Monsieur Desrosiers a toutefois précisé que les travaux de nettoyages vont se poursuivent dans certains espaces encore encombrés par les débris.

L'un des plus grands défis auxquels est confronté le gouvernement est l'espace devant accueillir les écoliers. En effet, selon un rapport du Ministère de l'Education Nationale, 57 % des écoles publiques et 26 % des écoles privées, dans le département de l'Ouest, ont été détruites. En outre, 2394 écoles privées, soit 52%, sont très endommagées et ne peuvent accueillir des enfants. Pour rendre effective la reprise des cours en avril prochain, le gouvernement promet des tentes. Selon le chef de l'Etat, une commande de plusieurs milliers a déjà été placée à l'étranger. Car le gouvernement n'entend pas loger les écoles même dans les bâtiments qui n'apparaissent pas avoir été affectés par le séisme.
D'autre part, le responsable du ministère de L'éducation Nationale a fait savoir que le gouvernement a promis de prendre en charge les frais scolaires des élèves ainsi que le payroll des professeurs évoluant dans les écoles privés les plus sérieusement touchées par le séisme du 12 janvier dernier.
Par ailleurs le titulaire de l'éducation affirme, qu'il a déjà mis en en place des groupes de travail afin de faciliter cette réouverture.
Dans un communiqué publié hier lundi, le ministère de l'Education a annoncé pour ce 5 avril, la reprise des activités scolaires au niveau du département de L'Ouest.
EJ/ Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17370