Google
Affichage des articles dont le libellé est ACTION GOUVERNEMENTALE. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est ACTION GOUVERNEMENTALE. Afficher tous les articles

jeudi 14 juillet 2011

Les relations entre les deux branches de l'exécutif sont harmonieuses

Jean Max Bellerive préfère s'identifier comme Premier Ministre sortant au lieu de démissionnaire. Loin d'être passif dans l'attente de l'entrée en fonction d'un nouveau chef de gouvernement, M. Bellerive participe régulièrement à des séances de travail avec le chef d'Etat.
Le président Martelly affirme que ses rencontres sont quotidiennes et visent à améliorer les conditions de vies des haïtiens en dépit de l'absence d'un gouvernement. Martelly se réjouit de la disponibilité du Premier Ministre Bellerive et assure que l'exécutif doit aller de l'avant avec ou sans ratification du Premier Ministre designé.
Au cours des dernières séances de travail le dossier des engrais et semences pour les agriculteurs et la réhabilitation du gymnasium Vincent ont été au centre des discussions.
Jean Max Bellerive a promis d'accompagner le président Martelly afin d'éviter tout blocage durant la période de transition politique. Il assure que l'administration publique et les membres du gouvernement doivent aider à la matérialisation des promesses du chef d'Etat.
Le Premier Ministre est d'autant plus préoccupé que ce trimestre est celui de la saison cyclonique et des préparatifs pour la rentrée des classes.
Le chef d'Etat haïtien espère que le Premier Ministre et le ministre de la justice pourront identifier des ressources disponibles afin de lancer les projets prioritaires notamment dans le domaine de l'éducation.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_poli_fr.php?id=19308

jeudi 30 septembre 2010

Jacques Gabriel annonce la réhabilitation de plusieurs tronçons de route

Le ministre des travaux publics, Jacques Gabriel, fait état de la réalisation de certains travaux de réfection des infrastructures routières dans la région métropolitaine. Ces travaux sont réalisés afin d'améliorer la circulation des véhicules à l'occasion de la rentrée scolaire. Les deux plus grands chantiers se déroulent à Carrefour (sud de la capitale).
L'entreprise Encontra devra dans les prochains jours achever la construction de deux dalots à Mariani. La nouvelle chaussée est déjà disponible et les techniciens s'affairent à préparer les deux jonctions. Ce tronçon de route relie la région métropolitaine aux départements du sud, du sud-est, des Nippes et de la Grand-Anse.
La route des rails, qui représente un nouveau tronçon de la Nationale # 2, pourra bientôt entrer dans la phase d'achèvement. Le ministre des travaux Publics confirme qu'un premier versement sera accordé au cours de cette semaine à l'entreprise Vorbe et Fils, chargée de l'exécution du projet. Des travaux de réfection seront également réalisés sur d'autres artères perpendiculaires à la route de Carrefour.
Les tronçons de routes de cette commune souvent exigus ou défectueux sont les principales causes des bouchons sur le boulevard Jean Jacques Dessalines.
En outre les techniciens du Service d'Entretien des Equipements Urbains et Ruraux (SEEUR) réalisent de petites interventions sur plusieurs artères de la région métropolitaine. La nouvelle flotte de 20 camions du SEEUR a été mise a contribution pour la réalisation de ces travaux ainsi que le déblaiement des sites et le curage des ravins.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18289

samedi 18 septembre 2010

Haïti - Gonaïves : Inauguration d’un abri communautaire de 150,000 dollars

18/09/2010 08:11:23 Monsieur Anthony S. Chan, directeur adjoint de l’USAID, a inauguré un centre communautaire à la Hatte Rocher, près de Gonaïves, en compagnie de Monsieur Saint Justin Pierrelus, maire de la ville et de nombreux autres représentants du gouvernement haïtien.
L’objectif principal de cette construction est non seulement de fournir aux habitants de la région un abri en cas de catastrophe naturelle mais aussi de servir d’espace pour différentes activités au bénéfice des habitants de Gonaïves telles que séances de formation, séminaires, éducation civique, etc.
Le bâtiment a été construit par l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) grâce à un financement du gouvernement américain, à travers l’USAID d’un montant de 150,000 dollars. Ce projet s’inscrit dans le cadre d’un vaste programme incluant un zonage précis des zones abritées ou la rénovation de plusieurs écoles, entre autres. Il est à noter que l’abri comprend un espace pouvant servir de dépôt, un grand réservoir d’eau, une cuisine, et des latrines.
Au cours de son allocution, Monsieur Chan, a rappelé l’engagement du gouvernement américain auprès de la population des Gonaïves après les évènements tragiques de 2004 et 2008 ainsi que l’étroite collaboration nécessaire entre le gouvernement haïtien, les autorités locales et la communauté pour faire face aux catastrophes naturelles: « Il est bien évident que nous ne pouvons rien contre la nature mais nous avons le devoir de nous préparer pour répondre aux besoins de la population. C’est ce que nous faisons à l’USAID en partenariat avec le gouvernement haïtien, bien sûr, avec les conseils des autorités locales et avec la collaboration des populations concernées ».
S/ HaïtiLibre
http://www.haitilibre.com/article-1212-haiti-gonaives-inauguration-d-un-abri-communautaire-de-150-000-dollars.html

samedi 21 juillet 2007

Bras de fer entre le ministère de la santé et les vendeurs ambulants de médicaments

Plusieurs dizaines de vendeurs ambulants de médicaments ont pris part hier jeudi à une manifestation de protestation contre l’interdiction de la vente de médicaments sur le marché informel. Les manifestants protestent contre la confiscation de leurs marchandises arguant qu’elles ont été acquises avec de l’argent emprunté. " Les vendeurs sont victimes d’agression de la part des agents de la Mairie qui volent également notre argent ", se plaint un vendeur participant à la manifestation.
L’un des responsables de l’association de vendeurs critique la mesure d’interdiction du ministère de la santé tout en souhaitant une restructuration du secteur.
Les marchands rejettent les accusations relatives à la vente de médicaments contrefaits, précisant que les produits sont achetés dans des agences pharmaceutiques en Haïti, au Venezuela, en République Dominicaine, en France et aux Etats-Unis.
Lors de la manifestation les vendeurs ambulants ont crié leur colère devant les locaux de plusieurs institutions impliquées dans la mesure d’interdiction telles, les ministères de la santé et de l’intérieur ainsi que la présidence et le parlement. " Nous voulons lancer un appel au chef de l’état dans les prochains jours nous organiserons de grandes manifestations", ajoute un des organisateurs de la marche qui réclame des dédommagements pour certains vendeurs dont les produits ont été confisqués.
De plus les vendeurs critiquent le comportement du ministre de la santé qui disent-ils a refusé de leur parler.

Les autorités sanitaires ont, au début du mois de juillet, interdit la vente de médicaments sur le marché informel précisant que les pharmacies vendant des médicaments périmés ou contrefaits seront fermées.

Source :http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12848
Version espagnole disponible sur Haiti Crema Y Nata sur
http://haiti-crema-y-nata.blogspot.com

samedi 14 juillet 2007

Haïti : Le Grand Sud mis en chantier La route Port-Salut/Port-à-Piment bientôt une réalité

Vendredi 13 juillet 2007
par Djems Olivier
Avec un financement de 28 millions de dollars de la République de Chine (Taïwan), quelques 32.7 kilomètres de route goudronnée seront réalisés sur une période de 36 mois au niveau de la côte Sud d’Haïti. Officiels du gouvernement haïtien, représentants de Taïwan, entre autres, posent la première pierre de cette construction.
Port-Salut (Haïti), 13 juil. 07 [AlterPresse] --- Les travaux de construction de la route, qui relie Port-Salut à Port-à-Piment dans le département du Sud, démarreront bientôt avec la firme taïwanaise Overseas Engineering Construction Company Ltda. S.A. (Oecc) oeuvrant dans cette région excentrée d’Haïti, apprend l’agence en ligne AlterPresse.
Cette réhabilitation permettra aux usagers de toute la côte Sud de voyager en toute quiétude, selon Jacques Édouard Alexis, chef du gouvernement haïtien.
Intervenant à la cérémonie du lancement de ces travaux le jeudi 12 juillet 2007, le Premier ministre haïtien expose les différentes potentialités qui existent dans cette partie du pays considérée comme un « diamant à l’état pur ».
Jacques Édouard Alexis ne tarit pas d’éloge autour de l’existence de belles plages, de la grande capacité du département géographique en production agricole, dont les vivres alimentaires, le café et le vétiver pouvant être exportés à l’étranger.
« Le département du Sud possède l’une des plus grandes réserves écologiques des Caraïbes : le Pic Macaya », souligne Alexis.
Situé à l’intérieur des limites géographiques de la commune des Chardonnières, le Pic Macaya, un des sommets les plus élevés d’Haïti avec environ 2 400 mètres, possède des espèces endémiques rares à trouver dans beaucoup d’autres pays. On y trouve, notamment, des epicrathes, des grenouilles d’Audant et des zagoutis.
Avec la construction de cet axe routier, la communication sera beaucoup plus facile avec Pic Macaya et les autres sites touristiques de la région, prédit le Premier ministre d’Haïti.
Toutefois, le chef du gouvernement invite la population à la patience, parce que la firme taïwanaise Oecc prendra 36 mois pour réaliser ces travaux. Cela est dû au nombre de ponts à jeter sur les rivières traversant cette zone, dit-il.
La route de Port-Salut/Port-à-Piment doit desservir une région dont le potentiel touristique et agricole n’est plus à démontrer, rappelle l’Ambassadeur de Taïwan accrédité en Haïti, Yang Cheng-Ta.
« Ce projet est, pour nous de Taïwan [qui sommes] toujours prêts à nous investir aux côtés du peuple haïtien (…), d’une grande importance », renchérit le diplomate Yang Cheng-Ta.
Le diplomate taïwanais indique que cinq ponts, entre 30 et 90 mètres, seront construits sur cette route macadamisée, sans compter certains tronçons qui nécessiteront des travaux de consolidation de digues tout au long du versant donnant sur la côte.
« Ce projet permettra, surtout, de mettre plus rapidement en valeur le potentiel économique de cette région sur le plan touristique et sur le plan agricole », ajoute l’ambassadeur taïwanais.
Yang Cheng-Ta voit, en la construction de cette route, un projet ambitieux à la hauteur des attentes du peuple haïtien.
Pleins feux sur le Grand Sud
La construction de cette route fait partie d’un projet ambitieux envisagé par le gouvernement haïtien, affirme Frantz Verella, ministre des travaux publics, transports et communications (Tptc), devant des membres de la Presse, dont un journaliste d’AlterPresse.
Par ce projet, l’équipe au pouvoir entend développer la communication routière dans le Grand Sud, c’est-à-dire traverser toute la côte Sud pour rejoindre la ville de Jérémie dans le département de la Grande Anse (Sud-Ouest).
Bientôt, le gouvernement compte lancer les travaux de construction de la route Cayes/Jérémie en passant par Beaumont.
« Les études d’actualisation de ce tronçon sont en cours, la firme a déjà été sélectionnée et nous pensons terminer les études entre octobre et novembre [2007] pour pouvoir, au début de l’année prochaine [2008], commencer les travaux de construction de la route Cayes/Jérémie en passant par Beaumont », annonce le ministre des travaux publics.
« Nous disons à la population que ces infrastructures sont coûteuses, il faut les protéger, ne brûlez pas de pneus sur les routes construites, sur les ponts, cessez de brûler des pneus sur nos infrastructures routières », appelle le sénateur du Sud, Jean Gabriel Fortuné, présent à la cérémonie.
Par contre, le parlementaire invite la population à continuer à faire passer ses revendications, sans porter préjudices à ces constructions qui sont des biens publics.
Tout en remerciant le gouvernement taïwanais, Jean Gabriel Fortuné souhaite la création, dans le Sud, d’une « Maison d’amitié Haïti/Taïwan »pour raffermir cette coopération.
Joseph Nelson Pierre-Louis, député de Port-Salut, voit la construction de cette route, reliant sa commune à Port-à-Piment, comme le début d’un processus de désenclavement de nombreuses zones de la côte Sud.
« Ces travaux, qui vont débuter sous peu, témoignent du souci du gouvernement haïtien de promouvoir le développement et la décentralisation à travers tout le pays », estime le parlementaire.
Des projets de lutte contre la pauvreté
Outre la construction de grandes infrastructures routières, le gouvernement envisage de créer d’autres voies de pénétration pour relier les différents marchés publics qui existent dans le Sud.
« Notre objectif, c’est de relier les divers marchés publics du Sud, par des voies praticables en toutes saisons, pour diminuer le coût du transport de marchandises agricoles dans le pays », assure le ministre Frantz Verella.
Ces légers travaux concerneront, notamment les communes de Cavaillon, Arniquet, Saint-Jean du Sud, les localités de Ducis, de Carrefour Jouthe et de Bonnefin.
Verella avise que des mesures seront prises pour faciliter le développement des technologies de l’information et de la communication dans le Sud en vue, déclare-t-il, de donner des possibilités aux gens de se cultiver davantage.
« Nous travaillons sur des projets d’Internet sans fil pour couvrir les différentes régions du pays », précise le ministre des travaux publics, transports et communications.
Agrandissement de l’aéroport des Cayes
La transformation de l’Aéroport Antoine Simon, du nom d’un ancien président haïtien, originaire des Cayes [troisième ville d’Haïti et chef-lieu du département du Sud], est prévue par le gouvernement haïtien avec l’aide du Venezuela. La piste de cet aéroport, construit avec le support financier de Taïwan, sera prolongée à 2 200 mètres.
Frantz Verella informe également de la construction d’un terminal devant loger des services d’immigration et supporter le développement touristique dans le Sud.
« On ne peut pas envisager le développement de la région sans l’électricité. Nous avons un projet, de 19 millions de dollars canadiens (en cours avec la coopération canadienne) pour la réhabilitation du système électrique dans le Sud », confirme le ministre des Tptc.
L’homme d’affaires, Pierre Léger, de la Chambre de commerce et d’industrie du Grand Sud, salue la réalisation de ces travaux, estimant que les ports ainsi que les aéroports sont indispensables pour atteindre le développement. Tout en signalant les efforts déjà consentis par le gouvernement en matière de gouvernance, Pierre Léger indique toutefois qu’il reste beaucoup à faire.
« Un pas important vient d’être franchi, surtout avec ces réalisations dans le Sud, nous devons maintenant attaquer la corruption sous toutes ses formes, car, à l’intérieur de l’Etat, il faut mettre de l’ordre », recommande le président de la Chambre de commerce du Grand Sud. [do rc apr 13/07/2007 14 :00]


http://www.alterpresse.org/spip.php?article6189

Haïti : Inauguration d’un nouveau pont sur la rivière Torbeck

vendredi 13 juillet 2007

par Djems Olivier
Torbeck (Haïti), 13 juil. 07 [AlterPresse] --- Un nouveau pont, jeté sur la rivière de Torbeck, à environ 200 kilomètres au sud de la capitale, a été inauguré le jeudi 12 juillet 2007, dans cette commune par le gouvernement haïtien et l’Ambassade de Taïwan en Haïti, a constaté l’agence en ligne AlterPresse.
Réalisés par la compagnie taïwanaise « Overseas Engineering Construction Company Ltda., S.A. (Oecc), les travaux de construction de ce pont ont duré 6 mois. Le coût total de la construction s’élève à 910 000 dollars américains constituant un don de la République de Chine (Taïwan).
« Population de Torbeck, population de toute la côte Sud, le gouvernement, l’Ambassade de Taïwan et la présidence viennent vous remettre ce nouveau pont. Protégez bien cette infrastructure, ne brûlez pas de pneus dessus, ne brûlez pas de pneus sur les infrastructures routières », lance le Premier ministre Jacques Édouard Alexis dans son discours inaugural.
D’une longueur de 60 mètres , le pont de Torbeck représente le deuxième pont construit par la République de Chine et inauguré en l’espace de quatre mois. Le 17 mars 2007, le pont actuellement le plus long d’Haïti, ayant une superficie de 120 m par 10.3 m, a été inauguré à l’Acul du Sud.
« Vous avez le droit de manifester, de signifier vos revendications, mais vous n’avez pas le droit de brûler des pneus pour détruire les infrastructures. Nous devons construire, non pas détruire ce que nous avons déjà », ajoute le chef du gouvernement haïtien.
Alexis pense que les gens du Sud devraient être reconnaissants envers le gouvernement taïwanais qui coopère, depuis plusieurs années, au développement de la côte Sud d’Haïti, dont les potentialités sont énormes.
« Je crois que [la république de] Taïwan est présente ici pour longtemps, Taïwan est dans la zone Sud pour longtemps », renchérit le Premier ministre, ovationné par la foule.
Avec Taïwan, « le train du développement a véritablement démarré », estime Joseph Yves-Marie Aubourg, délégué du Sud, ajoutant qu’aucun pays ne peut atteindre le développement en dehors de la construction de pont et de routes.
Par ces réalisations dans le Sud, « nous pouvons dire haut et fort que le gouvernement haïtien est sur la bonne voie », affirme Joseph Yves-Marie Aubourg.
Le représentant de l’Exécutif dans le Sud d’Haïti souhaite un renforcement de ces infrastructures par la construction d’hôpitaux, de centres de santé, d’écoles nationales, et par l’augmentation du courant électrique dans le Sud.
« Je suis convaincu, avec la réalisation de ce petit pont, que la vie quotidienne sera beaucoup plus convenable », indique, de son côté, le diplomate taïwanais Yang Cheng-Ta, renouvelant l’engagement de son pays à renforcer sa coopération avec Haïti.
L’inauguration du nouveau pont sur la rivière Torbeck a été l’occasion pour le Premier ministre Jacques Édouard Alexis d’annoncer d’autres projets, tels celui de l’agrandissement de l’Aéroport Antoine Simon des Cayes, troisième ville du pays et chef-lieu du département géographique du Sud, non loin de Torbeck.
Le chef du gouvernement informe que cet aéroport sera réhabilité pour devenir un aéroport international en vue de l’atterrissage d’avions en provenance de l’étranger.
« Nous devons offrir d’autres services pour pouvoir exploiter les potentialités qui existent dans ce département, particulièrement le tourisme que nous pouvons développer dans toute la côte Sud », soutient Alexis.
Dans l’histoire d’Haïti, la ville de Torbeck, où vient d’être jeté le nouveau pont, est connue comme le lieu de naissance de Boisrond Tonnerre, rédacteur de l’acte de la proclamation de l’Indépendance nationale, le 1er janvier 1804.
La cérémonie d’inauguration du nouveau pont dans cette ville historique s’est déroulée sous haute protection des agents de la police nationale, dont des membres de l’unité départementale du maintien de l’ordre (Udmo). La présence de policiers africains des Nations Unies a également été remarquée.
Après la cérémonie, le cortège a pris la direction de Port-Salut pour la pose de la première pierre de la construction de la route reliant Port-Salut à Port-à-Piment du Sud. Ces travaux seront aussi financés par la République de Chine (Taïwan) à hauteur de 28 millions de dollars américains. [do rc apr 13/07/2007 10 :00]

http://www.alterpresse.org/

jeudi 12 juillet 2007

Le gouvernement s’implique dans le contrôle de la qualité des mangues

Le secrétaire d’état à l’agriculture, Joanas Gué, indique que des dispositions ont été prises en vue de renforcer le contrôle de la qualité des produits dans les centres de traitement des mangues.Tout en rappelant qu’Haïti était le principal exportateur de mangues francis vers les Etats-Unis, il précise que des agents du département américain de l’agriculture supervisent le traitement des mangues dans les usines d’exportation.
M. Gué soutient que le gouvernement espère une reprise de l’exportation des mangues au cours de la troisième semaine de juillet pour les six compagnies qui n’étaient pas concernées par la contamination.
Selon le secrétaire d’état à l’agriculture, le gouvernement s’impliquera d’avantage dans le contrôle de la qualité des mangues afin de protéger l’industrie qui génèrent plus de 28 millions de dollars par an. " Nous aurons des agents du Ministère de l’agriculture qui détermineront la maturité et autoriseront la cueillette des mangues et d’autres qui autoriseront l’embarquement des cargaisons", ajoute t-il.Intervenant à la rubrique " Invité du jour" de radio Métropole, Joanas Gué, qui possède une grande expérience dans les filières de l’exportation des mangues, indique que la région de Gros morne (Artibonite) produit plus de 40% des mangues exportées. " Les régions de Gros Morne et de Nan Pol à Saint Michel de Latalaye sont les plus touchées par cette interdiction ", dit-il précisant que 1 250 000 caisses de mangues proviennent de cette région." Les pertes sont évaluées à 250 000 caisses ( caisse de 12 mangues) par semaine alors que la saison d’exportation compte 6 semaines", explique t-il.
Le secrétaire d’état à l’agriculture soutient que les 50 containers de mangues renvoyés en Haïti ne pourront pas être récupérés notant que les mangues déjà traitées qui ne pourront être exportées. " L’impact économique au niveau régional et national ne peut pas être évalué", déclare t-il.
Selon M. Gué des experts de la USDA, qui ont rencontré les responsables du Ministère de l’Agriculture et de l’Association Nationale des exportateurs de Mangues, évalueront le système de traitement pas eaux chaudes durant une semaine.
Par ailleurs, le secrétaire d’état à l’agriculture indique qu’Haïti envisagerait d’exporter 3 millions de mangues vers les Etats-Unis au cours de cette année, précisant qu’elles sont consommées essentiellement par les communautés haïtiennes et asiatiques aux Etats-Unis.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12819

Les médicaments vendus sur le marché informel sont confisqués par les autorités

Le ministre de la santé publique, Robert Auguste, se déclare déterminé à poursuivre les opérations de saisie de médicaments vendus sur le marché informel dans la région métropolitaine. " Il ne s’agit pas de mesure temporaire, nous voulons remettre de l’ordre dans le système de santé", avance t-il.
Tout en indiquant qu’une quantité importante de médicaments ont été confisqués hier par les agents de la mairie, le ministre de la santé précise qu’aucun incident n’a été enregistré au cours de cette première journée d’intervention.
Il soutient que les responsables du ministère avaient envisagé depuis plusieurs mois d’interdire la vente de médicaments sur le marché informel. " La mort de la jeune femme à l’hôpital de la vie a représenté un momentum pour nous, mais ce n’est pas la seule motivation pour nous", martèle t-il.
Répondant aux critiques de certains parlementaires qualifiant l’interdiction de tardive, Robert Auguste réplique qu’il fallait d’abord avoir les moyens pour faire respecter la décision.Selon le ministre de la santé, des médicaments contrefaits ont déjà causé la mort de quatre personnes dans l’artibonite et la région métropolitaine de Port-au-Prince. " La vie n’a pas de prix nous ne pouvons rester inactif face à cette situation" déclare t-il estimant que les responsables des décès doivent être traduits en justice." Quelqu’un vend un médicament contrefait, une personne est décédée et il n’y a aucune poursuite ", regrette t-il faisant appel au sens de responsabilité des agences distributrices de médicaments.
Intervenant à la rubrique " Invité du jour" de radio Métropole, le ministre Robert Auguste a réaffirmé que les structures de santé illégales ou vendant des médicaments contrefaits ou avariés seront fermées. " Nous avions retrouvé des médicaments contrefaits et d’autre avariés dans la pharmacie de la vie la semaine dernière", explique t-il.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12820

mardi 10 juillet 2007

Le gouvernement interdit la vente de médicament sur le marché informel

Le directeur général du ministère de la santé, Gabriel Thimothé, informe que les autorités sanitaires ont décidé de procéder à la saisie des médicaments vendus par des marchands ambulants et des étalagistes principalement dans la région métropolitaine.
A partir du mardi 10 juillet les inspecteurs de la mairie et du ministère de la santé lanceront cette campagne, indique t-il tout en reconnaissant que cette mesure pourrait entraîner une grogne de la part des personnes concernées.
Nous voulons passer à l’action après une longue période d’observation soutient-il précisant que les autorités sanitaires disposent de moyens pour contrôler les médicaments arrivant légalement dans le pays.
Le docteur Thimothé avoue qu’en raison de la faiblesse des structures dans les postes frontaliers et les ports des villes de province des médicaments contrefaits et des produits avariés peuvent être introduits en Haïti.
Il estime que le ministère du commerce et l’administration des Douanes doivent jouer leur rôle dans le contrôle de la qualité des produits alimentaires importés en Haïti.
De nombreux marchands ambulants vendent des médicaments de touts types dans les rues et dans les véhicules de transport en commun. Ces marchands de comprimés dont certains se présentant comme des agents de marketing vont jusqu'à prescrire des médicaments et présenter un dosage aux clients.
De plus, le directeur général du ministère de la santé, informe que les pharmacies n’ayant pas d’autorisation de fonctionnement ou vendant des médicaments contrefaits seront fermées par les autorités sanitaires au cours de cette semaine.
Vendredi dernier, le juge au tribunal de Paix section sud de Port-au-Prince, James Saint Jean, a sur requête du ministère de la santé mis sous scellés le centre hospitalier de la vie à la ruelle Waag, responsable de la vente de médicaments contrefaits.
Une jeune femme, Ansy Georges, 34 ans, est décédée mardi à midi au Centre hospitalier de la vie, 7 minutes après avoir reçu de la Pentazocine, ou Pentaphene.
La directrice générale a.i. du ministère de la santé, Jocelyne Pierre, annonce que toutes les pharmacies vendant des médicaments périmés ou contrefait seront fermées par le ministère de la santé dans les prochains jours. " Nous avons les provisions légales pour procéder à la fermeture de n’importe quelle structure de santé", assure Mme Pierre précisant que la pentazocine en question ressemble à un médicament contrefait.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12811

samedi 7 juillet 2007

Deux bandits arrêtés lors d’un hold-up dans un tap-tap à Port-au-Prince

En possession de faux revolvers, ils ont été stoppés nets en pleine action par deux policiers
vendredi 6 juillet 2007,
Radio Kiskeya

Deux présumés bandits ont été neutralisés et arrêtés par deux policiers haïtiens en civil lors d’une tentative de hold-up collectif dans un véhicule de transport public mercredi après-midi dans le quartier de Delmas, près de l’église Notre-Dame d’Altagrâce (est de Port-au-Prince), a appris Radio Kiskeya auprès de témoins.
Sous la menace de faux pistolets, les deux hommes, âgés chacun d’une vingtaine d’années, avaient commencé à rançonner les passagers du tap-tap (transport populaire) dont le chauffeur continuait à rouler normalement sans rien remarquer. Puis, ils ont sorti de leurs poches des sachets noirs pour recueillir tous les portefeuilles et téléphones cellulaires disponibles.
Faisant sembler de se plier à la volonté des asssaillants, les agents de l’ordre ont pu se dégager pour tirer leurs armes dissimulées sous leurs vêtements. Très vite, ils ont maîtrisé les bandits avant de les faire descendre du véhicule sans ménagement. Ils ont été conduits au commissariat le plus proche.
Placés en garde à vue, ils devraient être livrés dans les délais aux autorités judiciaires compétentes.
Paralysés par la gravité de l’incident, certains passagers de la camionnette restaient sous le coup de l’émotion et avaient du mal à s’en remettre.
Divers cas de hold-up de ce type et de détournement d’autobus de passagers ont été enregistrés au cours des mois précédents dans la capitale haïtienne.
Malgré l’action concertée de la Police Nationale (PNH) et de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) qui a permis le démantèlement d’un certain nombre de gangs, les poches de résistance demeurent nombreuses et le problème du désarmement entier. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article3827

Le ministre de la justice veut agir contre la détention préventive prolongée

La commission chargée d’analyser la situation des personnes en détention préventive prolongée a soumis, hier jeudi 5 juillet, son rapport au ministre de la Justice, René Magloire lequel annonce des dispositions afin de réduire la population carcérale.Les membres de la commission qualifient de critique la situation dans les centres pénitentiaires particulièrement au pénitencier national. Des représentants du ministère de la justice, du barreau de Port-au-Prince, de l’Office du Protecteur du citoyen (OPC) et de l’administration Pénitentiaire composant cette commission ont effectué des visites au pénitencier national, à la prison des femmes et a celle pour les adolescents à Delmas 33. Le ministre de la justice fait état de dispositions urgentes qui seront adoptées notamment pour les personnes gardées en détention en dépit d’une ordonnance de remise en liberté des autorités judiciaires. " Nous demanderons au Parquet de réagir rapidement sur ces dossiers", assure M. Magloire qui souligne également la situation des personnes ayant été incarcérées pour une période supérieure à la durée de la peine encourue. " Il y a une cinquantaine d’individus dans cette situation et nous demandons au parquet et aux cabinets d’instruction de réagir sur ces dossiers", martèle t-il. De plus le ministre Magloire est favorable à l’élargissement des personnes emprisonnées pour des délits mineurs et les personnes âgées. " Il y des prisonniers de 92 et 95 ans ", indique t-il précisant que les dossiers de 8 individus de plus de 70 ans seront présentés pour qu'ils puissent être graciés par le chef de l’état.

Par ailleurs, les membres de la commission attirent l’attention sur des dossiers qui traînent depuis 2004 ou 2005 dans les cabinets d’instruction. Le ministre de la justice entend réclamer du parquet et des cabinets d’instruction l’adoption de dispositions pour achever l’instruction de ces dossiers. Toutefois René Magloire croit que pour désengorger les prisons il faut adopter de nouvelles législations. " Nous pensons à des peines alternatives à l’emprisonnement, il y a des peines de travaux communautaires et nous voulons réaliser la reformes de la législation", assure t-il.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12803

Lydie Parent fait état de progrès dans son projet d’assainissement de Pétion ville

Le maire de Pétion ville, Claire Lydie Parent, entend poursuivre le processus d’assainissement de la commune et réclame la collaboration de tous les secteurs pour donner une meilleure image à la ville.Elle indique qu’avec un budget de 60 millions de gourdes l’administration communale ne peut faire fonctionner convenablement tous les services de la Mairie. Tout en se plaignant de la lenteur de la bureaucratie, Claire Lydie Parent précise qu’aucun fonds n’a été débloqué pour la réalisation des projets de la Mairie.

" Nous avons 150 jeunes qui offrent leur service en déplaçant les étalagistes sur le trottoir", déclare t-elle notant avoir recensé plus de 9 000 marchands dans la commune. Lydie Parent fait remarquer qu’avec les maigres ressources disponibles, les camions continuent à ramasser les ordures, et des rues sont maintenant accessibles aux véhicules.

" C’est bien qu’on critique et qu’on signale là où il y a des problèmes, mais pendant 7 ans une ambiance de désordre a régné à Pétion ville", dit-elle expliquant qu’en trois mois il est impossible de tout changer. Intervenant à la rubrique " Invité du jour" de radio Métropole madame Parent a fait état de son projet de création d’un marché pour les habitants de Pétion ville tout en rejetant l’idée de percevoir des taxes . " Nous ne percevons aucune taxe, c’est illégal ", déclare t-elle tout en faisant remarquer que l’objectif actuel est d’empêcher que des groupes d’étalagistes obstruent les routes. Outre les marchands, les chauffeurs de tap tap et les mécaniciens sont dans le collimateur du maire Lydie Parent qui déplore le manque d’appui des résidents de la commune.

Par ailleurs, Madame Parent révèle qu’une campagne de sensibilisation est réalisée en vue d’encourager les citoyens à adopter un comportement responsable. " Les gens doivent savoir qu’il ne peuvent pas uriner et jeter des fatras dans les rues", ajoute t-elle.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12804

Commentaires :

SOS pour une participation citoyenne

« Outre les marchands, les chauffeurs de tap tap et les mécaniciens sont dans le collimateur du maire Lydie Parent qui déplore le manque d’appui des résidents de la commune. »
Ce fragment de phrase résume à lui seul le grand mal qui empêche Haïti et les haïtiens de sortir de cette situation étouffante et époustouflante de misère morale sociale et économique.

Comme mécanisme de défense la société s’est recroquevillée derrière une indifférence souvent complice.
Aujourd’hui plus que jamais les individus qui ont choisi de participer à l’œuvre de reconstruction de l’état ne possèdent pas les connaissances les plus avancées ; ils mettent à profit et en exergue leur volonté soit de servir soit de se rendre utiles.

La participation citoyenne serait le meilleur corollaire, le complément indispensable pour que dans une entente avec allure d’association de l’aveugle et du paralytique, les aspérités puissent être limées et les obstacles contournés dans un but et un objectif national commun qui concerne effectivement de façon intégrale toutes les couches de notre société.

De cette participation citoyenne, le chef de l’Etat René Preval en a besoin pour rectifier ses errements et poursuivre ce qui semble entre bien acheminé.

De cette participation citoyenne, Monsieur Mario Andrésol, Chef de La Police Nationale d’Haïti en a besoin, pour relever avec le contingent limité quantitativement et qualitativement les grands défis qui ne cesent d'effrayer la société et lutter avec efficacité contre les vrais ennemis de la nation.

De cette participation citoyenne le système judiciaire en a besoin pour faire le ménage et appliquer une justice proportionnelle aux infractions selon les prescrits des lois…

De cette participation citoyenne le parlement haïtien en a besoin pour que définitivement chacun de ses membres comprennent l’importance des taches qui leur incombent et pouvoir appliquer sans sourciller la hiérarchie des devoirs et des priorités nationales

De cette participation citoyenne Haïti toute entière en a besoin car sans elle, la voie à parcourir sera encore plus difficile et le point d’arrivée restera incertain et sans aucun doute divorcé de nos intérêts.

Dr Jonas JOLIVERT

dimanche 3 juin 2007

Trois ans après le désastre, enfin du concret...Au secours de fonds verrettes

La Forêt des Pins est devenue, en raison de son déboisement incontrôlé, une source d'inquiétude majeure pour la population des villages environnants. Le projet d'urgence de gestion de risques et de désastres, lancé jeudi, changera-t-il enfin les choses ?

Gros-cheval, Terre-Froide, Haut-morne et Soliette sont les quatre localités de la section communale de Fonds-Verrettes concernées par un projet de gestion de risques naturels initié par l'Etat haïtien d'une valeur de 1.375.000 dollars américains. Ces zones comptent parmi celles ayant été les plus dévastées par l'inondation qui a détruit Fonds-Verrettes, il y a trois ans.
L'Association haïtienne pour la maîtrise des eaux et des sols (ASSODLO), chargée d'exécuter le projet pour le compte de l'Etat veut réduire les risques d'inondation et participer au développement des zones concernées.

Pour atteindre ces objectifs, l'ASSODLO doit construire 160 citernes et procéder à la réfection de 40 toitures pour alimentation en eau des exploitants. Elle doit s'assurer du traitement de 120 hectares de ravines, de l'aménagement des versants et l'établissement des pépinières.


L'ASSODLO doit aussi assurer la formation de 1045 leaders paysans et agriculteurs, sans parler de l'aménagement du tronçon de route allant du marché de Forêt des Pins à la localité de Gros-Cheval. « L'aménagement de ce tronçon de route facilitera le transport des produits agricoles, notamment les légumes cultivés à Fonds-Verrettes, vers la capitale. Elle contribuera grandement à donner à la population une alternative à la déforestation », explique l'agronome Luc Pierre-Jean, directeur exécutif de l'ASSODLO.
Prévenir vaut mieux que guérir
« Le fait de lancer ce projet à Forêt des Pins montre que nous voulons nous attaquer enfin aux causes du problème et cesser d'intervenir sur les effets », martèle Ergin Erdem, conseiller technique de la gestion des risques et désastres au Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Le PNUD, a fait savoir M. Erdem, collabore avec les institutions et les organisations locales dans le but d'éviter la répétition de nouvelles catastrophes.

« La déforestation de la zone a des impacts sur Fonds-Verrettes, Soliette, Auriani, Jimani et d'autres régions proches », dit-il.
Comprenant la nécessité de prévenir plutôt que de guérir, le ministre de l'Intérieur et des Collectivités territoriales, M. Paul A. Bien-Aimé, confirme que le gouvernement s'intéresse dorénavant beaucoup plus à la cause du problème qu'à ses conséquences. « La solution réelle du problème réside dans la protection des bassins versants », dit-il, indiquant que ce projet n'était qu'un début.
« L'Etat haïtien a besoin de 300 millions de gourdes pour résoudre définitivement le problème des bassins versants alors que l'on ne dispose que de 50 millions à travers ce projet», affirme-t-il.
Déploiements des agents forestiers

Toujours dans le but de protéger la Forêt des Pins contre ceux qui coupent les arbres illégalement, le représentant du ministère de l'Environnement, l'ingénieur Ludner Remarrais, promet le déploiement d'une trentaine d'agents forestiers d'ici la semaine prochaine. « Ces agents seront armés et postés dans la forêt», indique-t-il, arguant qu'ils travailleront de concert avec la Police nationale d'Haïti (PNH).
La Participation de la population, facteur de réussite « La population doit aider les agents forestiers car les premiers agents, c'est vous. Nous devons nous unir dans cette lutte qui vise à protéger la richesse de notre pays », reprend le ministre de l'Intérieur, essayant de convaincre la population des risques qu'elle encourt en coupant les arbres.


M. Bien-Aimé souhaite que la population et les élus locaux collaborent largement au projet. « La réussite dépend de vous », a-t-il lancé à tous, ajoutant que la réussite du projet peut aider l'Etat haïtien à convaincre d'autres bailleurs de fonds afin de résoudre définitivement le problème des bassins versants.Le projet d'urgence de gestion de risques et de désastres durera deux ans. Il est financé par la Banque mondiale et supervisé par le bureau de gestion PL-480.

Jean Gardy Gauthiergauthierjeangardy2001@yahoo.fr

vendredi 1 juin 2007

Des non-voyants regardent l'avenir autrement

Trois handicapés visuels ont été distingués par la Société haïtienne d'aide aux aveugles. Un geste qui salue leur courage. Chacun a réussi un parcours académique exemplaire, malgré d'énormes difficultés.
Bedjoanne Sulface, Eddy Lemaire et Berline Sima sont les récipiendaires du Prix Khétia Althémany Sorel des meilleurs élèves non-voyants de l'année. Cette distinction leur a été accordée jeudi lors d'une cérémonie organisée par la Société haïtienne d'aide aux aveugles (SHAA), à l'occasion de la Journée caribéenne des aveugles. Ces récipiendaires ont été récompensés pour avoir réussi avec brio l'année dernière aux examens du baccalauréat 1e et 2e partie.

Recevant son certificat d'excellence et une somme de 5.000 gourdes offerte par la Unibank, Bedjoanne Sulface, une ancienne élève du collège Yves Albert Boucher, y voit un grand effort de compréhension de la situation des non-voyants dans le pays. « Nous avons été longtemps négligés, c'est bon signe qu'on pense à nous maintenant », s'est-elle réjouie tout en évoquant le contexte difficile dans lequel les non-voyants font leurs études en Haïti. « C'est avec détermination et courage que je suis parvenue à boucler mes études classiques, le chemin n'a pas été facile. Nombreux sont ceux qui ont échoué et qui ont abandonné en chemin », a regretté Mlle Sulface. Pour Eddy Lemaire, élève de philo au lycée Anténor Firmin, cette journée témoigne d'une certaine reconnaissance sociale vis-à-vis des non-voyants. « Elle est annonciatrice d'une nouvelle ère et désormais les handicapés visuels peuvent regarder l'avenir autrement », a affirmé Eddy Lemaire. Remerciant la SHAA pour avoir financé ses études classiques pendant sept ans, le récipiendaire sollicite l'appui des secteurs public et privé pour pouvoir continuer ses études universitaires.

Invité spécial à la cérémonie, le Dr Michel Péan, secrétaire d'Etat à l'intégration des handicapés, a, au nom du gouvernement, renouvelé sa détermination de travailler à l'amélioration de la situation des non-voyants dans le pays. 80.000 handicapés visuels sont recensés en Haïti. Ces derniers représentent 1% de la population. « Notre rêve, c'est de parvenir à une intégration massive de ces personnes. Mais nous ne pouvons y arriver sans l'appui inconditionnel de tous les secteurs vitaux du pays.»

M. Péan a profité de l'occasion pour informer la presse de deux initiatives majeures que son administration compte entreprendre dans les prochains jours : la mise sur pied d'une banque de matériel indispensable à la réadaptation et une campagne de sensibilisation à grande échelle. « Voilà pourquoi le prix Khétia Althémany Sorel des meilleurs élèves non-voyants de l'année institué par la SHAA est à féliciter», a déclaré le secrétaire d'Etat.

Le prix Khétia Althémany Sorel porte le nom d'une Haïtienne courageuse qui s'était donnée corps et âme à la cause de cette catégorie négligée en Haïti. Il vise à encourager la scolarisation des personnes handicapées de la vue, revaloriser les personnes frappées de cécité et sensibiliser l'opinion publique haïtienne sur les droits à l'éducation des enfants aveugles et déficients visuels. Le bénéficiaire du prix doit être un non-voyant acceptant le programme de réadaptation de la SHAA. Il doit être affilié à ladite institution et réussir une bonne année académique.
Nélio Joseph
Source Journal Le Nouvelliste sur
http://www.lenouvelliste.com
Commentaires :
Nous avons attendu une action, un mot en faveur du village des aveugles de Montegrande. Nous voulons croire que les habitants de cette région sont inclus en priorité dans les différents programmes de cette nouvelle entité gouvernementale.