Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
jeudi 30 août 2007
Echos de la coupe du monde U17 Corée 2007....Brésil out .. qui la gagnera cette coupe?
A la fin des phases de groupes de la coupe du monde des moins de 17 ans on s’était amusé à faire le fameux jeu des pronostics sur l’éventuel vainqueur de cette édition. On essayé de proposer une option superficiellement facile car moins complexe qui proposait de choisir le continent et une autre option plus compliquée pour le choix du pays.
La réalité du terrain lors de la rencontre Brésil-Ghana a confirmé l’adage sportif disant que sur un match de football tout est possible. Il y a une autre vérité aussi à ne pas méconnaître qui est celle de ne pas juger une équipe par rapport à une prestation face à un adversaire déterminé.
En effet les scores fleuves obtenus par le Brésil devant la nouvelle-zélande et la Corée du Nord en avaient fait un vainqueur incontesté et « indéboulonable ». Les performances techniques souvent ne s’additionnent pas lors d’un match et les résultats peuvent être décevant.
La solide formation Ghanéenne aura infligé une leçon d’humilité aux jeunes brésiliens et à la nation brésilienne toute entière et surtout à ceux qui un pris le pari de vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué. D’où la premier chambourlement dans les jeux des pronostics : le brésil ne sera pas champion du monde des moins de 17 ans. Les donnés changent. Une finale afro-africaine reste possible.
Aujourd’hui c’était au tour du Nigéria de rentrée dans le « money time ». Face à une sélection colombienne courageuse et bourrée de talents, les nigérians ont tremblé. Mené par un à zéro à la 62 ème minute, ils ont du montrer l’étendue de leur talent pour sortir le grand jeu et le résultat tant attendu.
Si les fans du ballon rond n’auront pas le plaisir de gober la finale anticipée Brésil-Nigéria, un savoureux Argentine-Nigéria en quart de finale fera bien effet de plat de résistance du festin ou les brésiliens font déjà figures d’absent de marque.
En attendant du coté européen la hiérarchie est entrain de s’imposer. Une nouvelle confrontation France-Espagne, avec un air de déjà vu débutera une bataille pour l’ultime suprématie dans une guerre ou les anglais et les allemands auront sans aucun doute leurs mots à dire.
Qui osera le jeu des pronostics a ce stade de la compétition ?
mardi 28 août 2007
Le miracle n'a pas eu lieu
Contre le Nigeria, Haïti joue bien mais encaisse quatre buts et en marque un. Ainsi s'achève l'aventure de la formation des moins de dix-sept ans pour la seconde participation d'une équipe haïtienne en phase finale de Coupe du monde. Le miracle d'une qualification historique pour un deuxième tour en phase finale d'un Mondial n'a pas eu lieu.
Au stade de Seogwipo où la sélection haïtienne a évolué, il n'y avait pas beaucoup de spectateurs à saluer la victoire nigériane que certains considèrent pourtant comme un authentique exploit. Dans la tribune officielle, le TLO Shon n'a plus sa voix, il a vraiment soutenu les bicolores et jusqu'à l'expulsion de Fabien Vorbe, il croyait encore que les Haïtiens pouvaient réaliser un sursaut, mais la sortie de Vorbe a tout bouleversé, pensent certains, même si d'autres n' y croyaient plus.
Pourtant, le jeu de la sélection nationale n'a pas été si mauvais au cours de la première période. Les statistiques notent 57% de possession de balle pour la formation haïtienne à la mi-temps. Durant les 45 premières minutes, les Nigérians Macualey et Issa ont envoyé à trois reprises le gardien Shelson chercher le ballon dans sa cage alors qu'un seul tir lointain de Bitiello Jean-Jacques avait mis en difficulté le gardien nigérian.
En seconde période, on croyait que le onze national pouvait revenir dans la partie lorsque Peterson Joseph bien servi par Charles Hérold Jr réduisait le score de la tête. Mais la puissance nigériane a continué à déferler et Macauley marquant à nouveau à la 60e minute, la situation se compliquait. L'espoir était anéanti tout simplement lorsque Fabien Vorbe qui a disputé un Mondial en demi-teinte à cause de sa blessure se faisait expulser pour s'être un peu appuyé sur un Nigérian pour la possession de la balle. A dix contre onze nigérians physiquement plus costauds, la tache devenait difficile voire impossible pour Haïti.
"Nous n'avons pas su saisir notre chance quand il le fallait", dira le sélectionneur Jean Yves Philogène Labaze dans ses déclarations d'après match, conscient lui aussi que la sélection haïtienne U -17 n'a pas saisi la chance qui lui était offerte d'enrichir la belle page d'histoire qu'elle vient d'écrire.
Sur la route du retour au Hyatt, tout le monde reste calme, on réfléchit sur nos actes manqués et les chances qu'on n’a pas saisies. "Maintenant, on a tiré les leçons qu'il fallait, on ne reviendra plus aussi naïf en 2009", commente déjà M. Pierre Charles venu à Jeju uniquement pour voir jouer la formation haïtienne.
Au Hyatt, les gens se montrent sympathiques. Chacun veut se faire photographier avec l'une des formations du Mondial qui, disent-ils, a produit un très beau football. "Haitian team play a very good soccer", ne cessent de répéter les Nigérians.
Dimanche, au petit jour, il faut déjà laisser l'hôtel, certains joueurs n'ont pas fermé l'oeil, la nuit, les yeux rougis par l'absence de sommeil mais aussi par quelques larmes versées en catimini, ils prennent l'autobus à 4h30. Il faut rentrer en Haïti et le vol qui doit relier Jeju à Gwimpo au Nord est à 6h50 du matin. Il est près de 9h 20 quand on arrive à Gwimpo. Attention, il faut faire vite, car le vol pour Atlanta est à 10h30, C'est à l'aéroport International d'Incheon qu'on comprend réellement que le Mondial est déjà un souvenir. Les policiers sont légion qui surveillent les délégations devant rejoindre leur pays. C'est le cas de celle du Togo par exemple. Malheureusement, un petit contre-temps oblige la délégation haïtienne à séjourner au pays au moins une journée supplémentaire. Il faut alors se rendre à l'hôtel. Les dirigeants de la Fifa retiennent alors le May Field, un hôtel 3 étoiles qui se trouve entre Gwimpo et Incheon. Les joueurs y resteront pendant au moins vingt-quatre heures. Vingt-quatre heures encore en compagnie de la France qui doit affronter la Tunisie et qui félicite encore les Haïtiens pour leur Mondial . Les Japonais éliminés sont aussi là de même que les Costaricains qui joueront contre l'Argentine. L'équipe haïtienne passera peut-être son ultime journée en Corée du Sud dans l'ambiance de la Coupe du monde.
Là encore, on est pas vraiment en paix, Haïti suscite encore l'admiration. Des parents curieux demandent gentiment à leurs enfants de saluer le groupe. Un mari demande au groupe de permettre à sa femme de se faire photographier en compagnie de quelques Haïtiens. Elle ne peut pas savoir qui est joueur ou qui ne l'est pas, mais elle a entendu parler de l'équipe, elle l'a vue jouer et veut en avoir un souvenir .
Ici et là, on cherche à voir cette formation venue de nulle part, qui le temps de trois rencontres, a séduit son monde bien qu'aux yeux de ses dirigeants, elle a tout simplement loupé son mondial. Jack Warner qui est le Président de la Concacaf en serait conscient lui aussi, selon les dirigeants de la Fédération qui l'ont rencontré à l'issue de la rencontre contre la France. Il leur aurait dit : "Je ne vous félicite pas pour ce match, car je connais votre équipe et je sais qu'elle peut donner mieux que ça".
De toute façon, tout le monde attend cette équipe en 2009 au Nigeria pour la Coupe du Monde des moins de vingt-ans.
Enock Néré
Envoyé spécial du Nouvelliste,
Ticket Sport
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=47813&PubDate=2007-08-27
dimanche 26 août 2007
Coupe du monde U17 .. Jeux de pronostics....and the Winner is:
Si le football se résumait à des formules mathématiques, il aurait été bien facile de faire des pronostics et trouver avant le début de la deuxième phase le prochain vainqueur de la coupe du monde U17 Corée 2007.
Déjà à peu de surprises prêt, une certaine logique a été respectée sur la liste des lauréats du premier tour avec bien entendu la part du lion réservé à l’Amérique du sud et des nations comme le Tadjikistan, le Costa Rica, les USA et la Tunisie auteurs de ce que l’on pourrait cataloguer de surprises. La liste des 16 nous révèle une certaine logique avec la toute présence des grandes nations du football : Allemagne, Angleterre, Argentine, Brésil, Colombie, Costa Rica, Corée du Nord, Espagne, Etats-Unis d’Amérique, France, Ghana, Nigéria, Pérou, Syrie, Tadjikistan, Tunisie.
Les confrontations prévues sont donc les suivantes :
Espagne : Corée du nord avec une sélection espagnole nettement favorite d’un coté et France-Tunisie de l’autre si la France arrive à hausser le niveau de son jeu on peut entrevoir un chaud bouillant France-Espagne en quart.
L’histoire se répète avec un France-Ghana, une affiche de la coupe du monde allemande d’une part et un Pérou- Tadjikistan peut laisser entrevoir une confrontation américo-américaine entre le Brésil et le Pérou.
Et dans la suite des réflexions on devrait pouvoir assister à un match France-Brésil en demie finale avec à la fin une sélection brésilienne en finale.
Le brésil jouerait contre qui ?
L’autre branche des huitièmes nous présente d’une part un Argentine-Costa Rica et un Nigéria-Colombie. Les résultats de ces confrontations devraient nous régaler avec un excellent Nigéria-Argentine avec à la fin une victoire du Nigeria.
D’autre part un Angleterre-Syrie d’une côté et un Allemagne-USA devrait nous offrir un Angleterre- Allemagne (bien heureux celui qui peut en prévoir l’issue !) mais restons dans la même dynamique et disons que l’Allemagne sortirait vainqueur et nous voilà avec un Nigeria-Allemagne avec une victoire du Nigeria.
Le 9 Septembre la finale sans surprise opposerait le Brésil et le Nigéria !
Je vous l’avais dit au départ que ces pronostics n’ont de valeur que si on applique de façon erronée la logique mathématique au football. Heureusement d’ailleurs que cette démarche reste insensée car le football n’est pas une science exacte. Il y a tellement de facteurs qui rentreront enjeu au cours de ces confrontations que ces rencontres malgré ce qui se voit sur les papiers restent indécis.
Les équipes qui sont arrivées jusque là n’ont reçu de cadeau de personne donc elles vendront chèrement leurs peaux.
Tout le monde est et reste averti…et que vive le bon football !
Mondial U-17 : Haïti fait ses adieux à la Corée du Sud
samedi 25 août 2007,
Radio Kiskeya
La sélection haïtienne a quitté le Mondial U-17 de football sur une lourde défaite 4 à 1 (mi-temps 3-0) samedi au Jeju World Cup Stadium en Corée du Sud face à l’ogre nigérian, l’un des grands favoris de la compétition.
Très combatifs mais pas toujours inspirés, nos jeunes compatriotes -certains au talent indéniable- ont surtout payé le prix de leur inexpérience et de leur déficit de culture tactique devant un adversaire qui combine avec maestria la force mentale, la surpuissance physique et l’aisance technique.
D’entrée de jeu, les poulains de Jean-Yves Philogène Labaze ont été cueillis à froid par les doubles champions du monde, encaissant de façon naïve un but à la 5e minute alors qu’ils devaient faire preuve de sérénité et de patience pour rester dans le match le plus longtemps possible.
Première confrontation de l’histoire entre Haïti et le plus grand pays d’Afrique (100 millions d’habitants), ce match restera également dans les annales grâce au 100e but de l’édition 2007 marqué par l’attaquant nigérian Macauley Chrisantus (5’, 60’). Il est désormais le meilleur réalisateur du Mondial avec 5 buts après son doublé de samedi.
Sheriff Isa a également marqué à deux reprises (39’, 41’) grâce à des passes diaboliques délivrées par un certain Kabiru Akinsola, le principal bourreau des haïtiens.
Côté haïtien, une réaction d’orgueil qui vaut de l’or. Grâce à l’enchaînement dun superbe débordement sur la gauche et d’un centre en retrait parfait du stratège Charles Herold Junior, le valeureux capitaine Peterson Joseph a placé une tête qui pris le gardien des Eaglets, Oladele Ajiboye, totalement à contre-pied (57’).
Pour sa deuxième participation à une phase finale de coupe du monde après la folle expérience allemande de 1974 chez les seniors, Haïti termine à la dernière place du très dificile groupe D, derrière le Nigéria (1er, 9 pts), la France (2e, 4 pts) et le Japon (3e, 3 pts).
La campagne coréenne avait très mal commencé samedi (19 août) avec une défaite face au Japon (1-3) qui traduisait très mal l’état des forces en présence. Après avoir encaissé un but stupide -un ballon qui filait entre les jambes du portier Shelson Dorléans- l’équipe se ressaisissait et réalisait l’un des plus beaux buts de la compétition. Sur une déviation intelligente de la poitrine de Peterson Joseph, Guemsly Joseph Junior décochait un tir canon de 20 mètres qui crucifiait le gardien japonais. Mais, contre toute attente, et en partie à cause d’un coaching trop conservateur, l’équipe nippone faisait le break en fin de partie, exploitant parfaitement deux erreurs défensives élémentaires des haïtiens.
Nous venions de gaspiller au moins un précieux point et d’hypothéquer d’autant nos minimes chances de qualification pour les huitièmes de finale.
Contre la France, la première république noire face à l’ancienne métropole, la victoire était à la portée du onze national n’étaient-ce des maladresses dans les derniers gestes, un manque maturité certain sur le plan tactique et des décisions incompréhensibles du directeur de jeu.
Le ministre de la jeunesse et des sports, Fritz Bélizaire, et son staff, le président de la Fédération haïtienne de football, le Dr Yves Jean-Bart et le chanteur du groupe Racine RAM, Richard Morse, père de l’un des gardiens réservistes de la sélection, William Richard Morse, ont été témoins dans les stades de la palpitante aventure haïtienne, également soutenue par des fans ...coréens.
A leur retour à Port-au-Prince, nos jeunes ambassadeurs devraient avoir droit à un accueil digne de leurs prestations très prometteuses. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4020
Commenatires
Mieux qu’un accueil chaleureux nos jeunes mondialistes ont besoin d’une reconnaissance substantielle et une prise en charge intégrale. S’ils n’ont pas pu être recrutés il faut qu’ils soient bien encadrés dans un projet à long terme.
Le manque de suivi nous a valu ce passage du désert pendant 33 ans après l’épopée de 1974. A l’époque nous avions eu une avance énorme sur les nations africaines redoutables aujourd’hui.
Qu’on ne vienne pas avec les histoires de priorités et de manque de ressources. Nous avions eu la preuve. Aucun des ministères n’a su utiliser la portion budgétaire allouée. Ceci a donné lieu à cette mesure populiste de nos cher députés de se départagé près de 10.000.000 de dollars en faveur des 140 communes sans aucun projet d’envergure. Ils n’ont pas compris qu’un projet de 10.000.000 de dollars pourrait être plus bénéfique que la dilapidation de 60.000 dollars par commune !
Avec le football nous pouvons redorer le blason du pays. Nous pouvons montrer aux jeunes que la violence et la délinquance ne représentent pas les seules portes de sortie au sein d’une société ou prime la dissolution et la liquéfaction caricaturale des valeurs.
Le ministre des sports, le président de la FHF (Fédération Haïtienne de Football) doivent lancer déjà et maintenant la croisade pour la renaissance du football. Commençons par ce que nous avons en main.
- Les championnats interscolaires de chacun des départements géographiques du pays par groupe d’âge en se cataloguant sur les catégories d’âge de la FIFA
- Cette sélection des moins de 17ans doit être maintenue comme la sélection des plus de 17 ans devant travailler pour la coupe du monde des moins de 19 ans
- Le championnat des moins de 15 ans en cours actuellement doit recevoir le soutien logistique et financier indispensable pour les prochaines échéances des U17.
L’implication de tous les secteurs sera acquise si les dirigeants du football font preuve de capacité et d’honnêteté…
Le football aujourd’hui c’est l’affaire de tous !
Les déclarations .. HAITI vs NIGERIA
Yemi Tella, sélectionneur du Nigeria
"C'est une bonne chose d'avoir remporté nos trois premiers matches, car nous étions tombés dans une poule très relevée. C'est ce que je retiens en premier lieu après ce nouveau succès. Tout le monde s'est mis en évidence aujourd'hui. Il y a beaucoup de bons joueurs dans cette équipe. Les gens ont pu se rendre compte qu'il n'y avait pas de maillon faible au sein du groupe. Je suis particulièrement satisfait du réalisme dont nos attaquants ont su faire preuve. J'espère que nous allons continuer à marquer beaucoup de buts tout au long du tournoi. Il n'en faudra pas moins si nous voulons devenir champions du monde !"
Jean-Yves Labaze, sélectionneur d'Haïti
"Evidemment, nous sommes déçus d'avoir perdu, mais nous pouvons rentrer chez nous la tête haute. C'était un match difficile, car nous avions affaire à un adversaire de haut niveau. Maintenant, je comprends pourquoi tant de gens ont fait de cette équipe l'une des favorites du tournoi. Nous avons vécu une soirée difficile, surtout après avoir été réduits à dix. Malgré ce revers, nous ne garderons que de bons souvenirs de notre séjour. Nous étions très heureux de participer à cette Coupe du Monde U-17. J'espère que nous tirerons les leçons de cette expérience pour faire encore mieux à l'avenir."
Macauley Chrisantus, attaquant du Nigeria
"J'adore cette compétition ! L'entraîneur nous répète souvent que nous sommes les meilleurs espoirs nigérians et je suis d'accord avec lui. Je suis vraiment très heureux de faire partie de cette équipe. Maintenant, nous allons pouvoir préparer notre retour à Gwangyang pour les huitièmes de finale. Avec un peu de chance, nous avons les moyens de gagner ce tournoi. Nous avons tous une mentalité de vainqueurs. On s'en rend compte lorsque nous nous réunissons après l'échauffement. Nous avons une grande équipe, pleine de bons joueurs."
Peterson Joseph, milieu de terrain de Haïti
"Je tiens à féliciter les Nigérians, qui ont été très bons ce soir. Je crois qu'ils ont le potentiel pour gagner cette Coupe du Monde. Je suis très heureux d'avoir pris part à cette compétition. Pour une première expérience, nous n'aurions pas pu rêver mieux que d'affronter le Nigeria, la France et le Japon. Maintenant, nous allons devoir nous remettre au travail pour tenter de nous qualifier pour la Coupe du Monde U-20 qui aura lieu dans deux ans en Egypte."
http://fr.fifa.com/u17worldcup/matches/round=249415/match=58917/summary.html
Haïti dans les serres des Eaglets (4:1) ..HAITI - NIGERIA
Le Nigeria poursuit son parcours de santé en tête du Groupe D après sa victoire 4:1 sur Haïti, ce samedi 25 août.
Deux doublés de Macauley Chrisantus et Sheriff Isa ont permis aux Eaglets de remporter une large victoire face à des Haïtiens courageux mais dépassés par les événements. Les insulaires n'ont pourtant pas démérité et leurs performances sur le sol asiatique ont suscité l'enthousiasme de leurs fans.
La différence de niveau se fait sentir dès la troisième minute de jeu. Kabiru Akinsola s'échappe sur l'aile droite et centre à ras de terre pour Chrisantus, qui ne laisse aucune chance au gardien haïtien. Le Nigeria creuse l'écart peu avant la pause grâce à un doublé express de Sheriff Isa. Une fois de plus, Akinsola se trouve à la baguette.
Les Haïtiens ont le mérite de ne pas baisser les bras. Leurs efforts trouvent leur récompense lorsqu'une tête de Joseph Peterson trouve le chemin des filets. Mais le numéro 8 nigérian, qui faisait sa première apparition en tant que titulaire, s'offre une quatrième passe décisive quelques minutes plus tard en envoyant Chrisantus inscrire son cinquième but depuis le début du tournoi.
samedi 25 août 2007
Blaquart veut soigner les maux bleusMerci.
Défaits par le Nigeria (1:2) en lever de rideau, les Tricolores avaient pourtant globalement dominé les débats, tant dans la possession de balle que dans les occasions de but. Mais deux erreurs de concentration ont rendu vains les efforts français pour étouffer la puissance des Africains. "On ne peut qu'avoir des regrets après ce match, quand on voit le résultat par rapport à la manière dont on a joué" analysait le technicien français au micro de FIFA.com après la défaite. "Mes garçons ont les défauts de leurs qualités. Ils sont joueurs et parfois cela nous pose des problèmes. Sur le premier but, on ne doit pas chercher à protéger le ballon ou à relancer, on doit dégager en corner ou en touche".
Au lieu de cela, l'attaquant nigérian Macauley Chrisantus s'est montré plus prompt que l'arrière-garde française pour reprendre le tir repoussé par Joris Delle. "On réussit à revenir au score mais au lieu de se lâcher, on commet une nouvelle erreur" poursuit Blaquart. "Et on prend ce deuxième but au moment où nous avons le match en main. Il faudra éviter de répéter ces erreurs pour les prochaines rencontres."
Le cauchemar haïtien
Et le message semble passer dès les premières minutes du match face à Haïti. Les Français dominent de la tête et des épaules et ouvrent logiquement le score dès la 13ème minute par Damien Le Tallec. Le cauchemar peut alors commencer. Malgré quelques bonnes occasions, les Bleuets ne parviennent pas à enfoncer le clou et le paient cher. Sur une faute de concentration - "Encore une !" pourrait dire François Blacquart - la défense centrale laisse filer Valdo Normil qui est fauché dans la surface par le portier français. Delle aura bien deux occasions de rattraper son erreur, des joueurs haïtiens étant entrés dans la surface au moment du premier tir, mais Peterson Desrivieres ne tremble pas et transforme le penalty. Et ce n'est que le début des malheurs français. Quelques minutes après le repos, le défenseur Badis Lebbihi reçoit deux avertissements coup sur coup et rentre au vestiaire avant tout le monde. Dans la foulée, et en l'espace de dix secondes, Henri Saivet trouve la barre transversale et Emmanuel Rivière frappe le poteau. Vous avez dit malchance... ? La cerise sur l'amer gâteau français arrive à la 89ème minute lorsque la France obtient un penalty. En courageux capitaine, Said Mehamha s'élance pour offrir la victoire aux siens et expédie le ballon... dans les nuages. Comme tous ses joueurs l'entraîneur français a souffert le martyre pendant 90 minutes. "Se faire rejoindre, jouer à dix, frapper les montants et rater un penalty, ça fait beaucoup d'épreuves en un seul match, non seulement pour nous depuis le banc de touche, mais aussi pour eux sur le terrain. Et malheureusement, on n'a pas su réagir à ces épreuves." Lorsqu'on lui demande s'il est déçu ou énervé après ses joueurs, l'ancien formateur de Nantes, Saint-Etienne et Sochaux n'hésite pas. "Je suis en colère sur le fond. Sur les actions en tant que telles, je ne peux rien dire, ça peut arriver dans n'importe quelle rencontre. Mais c'est sur leur volonté que je suis mécontent." "Evoluer à leur meilleur niveau"Avec des joueurs de la trempe du Parisien Mamadou Sakho, des Rennais Yann Mvila et Le Tallec ou du Lyonnais Mehamha, l'expérimenté entraîneur s'attendait sans doute à plus de sérénité et de calme dans les moments importants. "Je ne me pose aucune question sur leur niveau, je sais qu'ils ont largement les qualités pour remporter ce type de match. La difficulté, c'est justement de trouver la capacité d'évoluer à leur meilleur niveau. Et je pense qu'ils sont encore trop gentils. J'ai la chance d'avoir un groupe de 20 joueurs de bon niveau, mais aucun qui sort du lot. Et c'est peut-être ce qu'il manque pour faire la différence." Conscient des lacunes de sa formation, Blaquart l'est aussi quant aux éventuelles solutions pour y remédier. "Tout d'abord, j'espère que la chance tournera enfin ! On aurait pu gagner nos deux premiers matches et on se retrouve avec un seul point. J'ai déjà connu ça lors du championnat d'Europe. Nous nous étions qualifiés avec un match nul et une défaite en trois rencontres. Aujourd'hui nous sommes dans la même situation." Quant à la mentalité du groupe, l'ancien adjoint de Jacques Santini en appelle désormais aux qualités morales de ses joueurs. "Maintenant, nous n'avons plus choix. C'est la gagne et rien d'autre, nous jouons notre première finale." L'adversaire qui se présentera ce samedi face aux Français sur la pelouse de Goyang n'a rien d'un parfait inconnu. "Le Japon est un adversaire dangereux mais à notre portée" explique Blaquart. "C'est un jeu que nous connaissons bien, d'abord parce qu'ils s'inspirent beaucoup de ce que nous faisons en France, et ensuite parce qu'ils pratiquent un football qui nous ressemble. " Alors quelle est la solution pour sortir vainqueur de cette rencontre décisive ? "Plutôt que de se baser sur les faiblesses de notre adversaire, je préfère qu'on essaie de se rappeler de nos propres points forts." Les Bleuets seraient bien inspirés de retrouver leurs qualités pour sortir vainqueurs de cette épreuve. Dans le cas contraire, François Blaquart aura sans doute beaucoup de choses à dire à ses joueurs au cours du long trajet du retour jusqu'à Paris...
http://fr.fifa.com/u17worldcup/news/newsid=579889.html#blaquart+veut+soigner+maux+bleus
Haitians hoping to tame the Eaglets
The gameNigeria - Haiti, Jeju, 25 August, 19:00 (local time)
The stakesTwo matches, two wins. So far so perfect for the Golden Eaglets, who rule the roost in Group D following their 2-1 victory against France and a 3-0 win over Japan. Eager to bag maximum points and sustain their momentum, Nigeria are intent on making it three wins out of three. Under these circumstances, the final group match against Haiti would seem to be a formality. Nevertheless, Nigeria would be wise not to underestimate their opponents, who have shown glimpses of greatness in their first two matches. Edged out in a close tussle against Japan, they came close to winning their encounter with France. As their appetite for FIFA U-17 World Cup success grows, Haiti would love to take a chunk out of big cheeses Nigeria before breaking out the bubbly to toast their qualification.
The playersThree Nigerian players and five Haitian players picked up yellow cards in the previous two matches, although no-one is suspended for this encounter. With his young charges already qualified, Yemi Tella could be tempted to rotate his squad and rest key players.
The pastThis will be the first time the two nations have crossed paths on the football pitch at any age level. Nigeria are set to break new ground on Saturday when they make the 150th appearance by an African team in FIFA U-17 World Cup history.
The words"Even though we're already qualified, we'll play this match to win. We are here for the title, so every victory takes us one step closer and motivates us still further." Yemi Tella, Nigeria head coach
"We're still in with a chance of qualification, even if we'll have our work cut out against Nigeria. Physically and technically, they're stronger than us in theory but out there on the pitch, anything is possible." Jean-Yves Labaze, Haiti head coach
La renaissance d'Haïti
Cela faisait longtemps que les Haïtiens n'avaient pas eu de bonnes raisons de se réjouir. Pourtant, à quelques heures d'un match décisif face au Nigeria programmé ce 25 août, on peut d'ores et déjà dire que la participation de la petite nation insulaire à la Coupe du Monde U-17 de la FIFA, Corée 2007 fut un franc succès.
Depuis le but historique de Manno Sanon face à l'Italie en Coupe du Monde de la FIFA, R.F.A 1974, le pays n'a connu que la violence et l'instabilité politique. Déjà, à l'époque, la joie des supporters haïtiens avait été de courte durée : six minutes après l'ouverture du score de Sanon, les Italiens égalisaient pour finalement s'imposer 3:1 à l'issue de la rencontre. Pourtant, le football demeure une véritable passion pour tous les Haïtiens.
C'est dans l'euphorie que les fans ont accueilli la qualification de la sélection U-17 pour Corée 2007. Après avoir goûté aux joies de la Coupe du Monde de la FIFA, la petite nation insulaire a donc découvert la Coupe du Monde U-17 de la FIFA cet été. Et, à la surprise générale, les jeunes Haïtiens ont plutôt bien négocié leur entrée en matière. De fait, après deux journées, une place en huitièmes de finale leur tend les bras... à condition de s'imposer face au Nigeria, qui occupe actuellement la tête du Groupe D.
Hier et aujourd'huiDominic Vorbe, le frère de Philippe, capitaine haïtien en 1974, a vécu les deux tournois de l'intérieur. "Il règnait une sorte de folie douce lorsque le pays s'est qualifié pour la Coupe du Monde 1974, explique-t-il. Tout le monde était derrière les joueurs. Nous étions tellement fiers. Aujourd'hui, nous revivons les mêmes émotions avec les U-17. Il se passe quelque chose ici. Le football n'est pas un sport à Haïti, c'est une religion. Même dans les moments les plus difficiles, il y a toujours des gens qui jouent au foot."
Pour Jean-Yves Labaze, le sélectionneur haïtien, l'équipe a réussi des débuts très intéressants dans cette compétition. Mais pas question pour lui de laisser la fierté et l'excitation nées à l'issue des deux premières journées (une défaite 1:3 contre le Japon et un nul 1:1 obtenu face à la France) déconcentrer ses protégés.
"La Coupe du Monde, c'est le top, quelle que soit la tranche d'âge. Tout le monde veut participer à la Coupe du Monde, joueurs et entraîneurs. Nous sommes en train de vivre un moment important dans l'histoire de ce pays."
Après des années de guerre et de répression, le football renaît enfin en Haïti, au terme d'une longue traversée du désert. Le pays, qui partage l'île d'Hispaniola (également appelée île d'Haïti) avec la République Dominicaine, est considéré comme la deuxième nation la plus pauvre du monde occidental. Haïti pointait à une peu enviable 154 ème place (sur 177) au dernier classement du développement économique et social de l'ONU en 2006. 80 % de la population vit bien en dessous du seuil de pauvreté. Mais, en dépit de tous ces handicaps, le football continue à prospérer à travers tout le pays.
Grandir à son rythmeL'exil de l'ancien président Jean-Bertrand Aristide en 2004 et l'intervention des troupes de l'ONU pour stabiliser la région sont autant de signes encourageants pour l'avenir. Lentement mais sûrement, Haïti tente de rattraper son retard sur les plans politique, social, économique... et footballistique ! Pour preuve, les exploits de la sélection U-17 ont fait naître une grande vague d'espoir à travers tout le pays.
Fabien Vorbe, attaquant de l'équipe U-17 et membre de cette impressionnante dynastie de footballeurs, le confirme : "On parle toujours des malheurs qui frappent notre pays, mais le fait que nous soyons présents en Coupe du Monde témoigne des progrès réalisés ces derniers mois".
Pourtant, les équipements et les infrastructures dont bénéficie l'équipe nationale restent rudimentaires. En effet, le centre technique national n'a pas survécu à la folie destructrice qui a envahi le pays au moment du départ d'Aristide. "C'était dur de voir les gens détruire ce temple du football haïtien. Certains ont été jusqu'à voler les cuvettes des toilettes, d'autres ont brûlé les tables de massage", regrette Dominic Vorbe.
Tout reconstruireLes autorités locales ont donc dû repartir de zéro. Mais, grâce à l'aide du programme Goal de la FIFA, la situation a connu une amélioration rapide.Quiconque a été témoin de l'extrême dénuement qui règne actuellement en Haïti reste marqué à vie par cette expérience. Les cicatrices laissées par les émeutes qui ont accompagné le départ d'Aristide ne se sont pas encore refermées. Le siège de la fédération haïtienne et le centre technique national, qui n'a toujours pas été totalement reconstruit, ont particulièrement souffert.
Antoine Dorair, directeur du centre d'entraînement, raconte : "Tout à coup, l'état n'avait plus les moyens de financer la fédération. Le football a connu des années noires et il a fallu tout reconstruire". Toutefois, les récents investissements réalisés en matière d'infrastructures et, surtout, dans la formation des entraîneurs, lui ont redonné foi en l'avenir.
"Grâce aux nouveaux bâtiments, nous pouvons réunir toute l'équipe ici. Le football haïtien va pouvoir combler son retard, au niveau national et international."
Sans peur et sans reprocheL'attaquant Charles Herold Junior, qui a impressionné tout son monde malgré la défaite contre le Japon, assure que l'équipe est animée "par une véritable rage de vaincre" et que la pression n'aura aucun effet sur elle. "Nous avons joué devant 40 000 personnes au Honduras. Les gens nous encourageaient et, parfois, ils nous sifflaient. Ce ne sera donc pas un problème."
Et Fabian Vorbe d'ajouter : "Nous ne partons jamais battus d'avance. Même si nous devons jouer contre le Brésil ou l'Angleterre, nous entrerons sur le terrain convaincus d'être les meilleurs".
De fait, les Haïtiens auront besoin de tout leur courage, de tout leur talent et de toute leur hargne pour venir à bout d'une formation nigériane impressionnante depuis le début du tournoi. Avec, au bout de la victoire, une place en huitièmes de finale et la perspective d'apporter un peu de joie à un pays qui n'a pas été épargné par l'histoire.
http://fr.fifa.com/u17worldcup/news/newsid=579686.html#la+renaissance+dhaiti
vendredi 24 août 2007
L’appétit nigérian vient en mangeant
Vendredi 24 août 2007
Ogre, épouvantail, ou rouleau compresseur. Voilà quelques uns des surnoms que la presse mondiale utilise pour décrire la sélection U-17 du Nigeria. Il faut dire que depuis plusieurs mois, les GoldenEaglets impressionnent et dévorent tout sur leur passage.
En apéritif, les Nigérians ont dominé de la tête et des épaules les qualifications africaines. Arrivés au Togo en mars dernier avec l'étiquette de favoris de la Coupe d'Afrique des Nations Cadets, les joueurs de Yemi Tella n'ont fait qu'une bouchée de leurs adversaires. Inscrivant quinze buts pour un seul encaissé lors de la compétition togolaise, ils ont battu le pays hôte en finale (1:0) et décroché leur qualification pour la Coupe du Monde U-17 de la FIFA, Corée 2007.
Et déjà les Golden Eaglets affichaient leurs ambitions mondiales. Après le sacre africain, l'attaquant Kabiru Akinsola confiait déjà voir plus loin. "Nous avons nos chances pour remporter le titre mondial." avoue le co-meilleur buteur de la CAN U-17 avec quatre réalisations. "Certes, il y de bonnes équipes comme le Brésil, mais nous n'avons peur de personne. Nous avons confiance en nous et nous sommes ensemble depuis assez longtemps pour connaître nos qualités et savoir que nous pouvons remporter la Coupe du Monde."
Pour se mettre en appétit et avoir un avant-goût du menu de la compétition mondiale, les Nigérians ont participé au Tournoi des Huit-Nations en République de Corée en juin dernier. Ceux qui doutaient encore de la qualité de l'effectif et de la motivation des champions d'Afrique ont du repartir avec quelques certitudes. Trois victoires autoritaires face à la Nouvelle-Zélande (2:1), aux Etats-Unis (2:1) et au Japon (5:0) leur ont permis de s'ouvrir les portes de la finale. Battus seulement aux tirs au but par le grand Brésil, les Golden Eaglets ont terminé la compétition avec la meilleure attaque (11 buts) et une nouvelle étiquette, celle de candidat sérieux au titre mondial.
Force et maturité
Conscient des attentes placées dans sa formation, Yemi Tella ne fuit pas les responsabilités et assume calmement la pression. "Comme lors de chaque compétition, le Nigeria jouera pour aller au bout et soulever le trophée" confie le technicien à FIFA.com. "Nous avons une formation très solide et complète. Mes joueurs sont forts dans toutes les lignes, matures et motivés. Notre meilleure arme est notre volonté. Nous voulons tout gagner, c'est notre seul mot d'ordre."
Et dès l'entame de l'épreuve reine les Nigérians joignent l'acte à la parole. Opposés en lever de rideau du Group D à la France, championne du monde en 2001 et annoncée comme candidate sérieuse au sacre final, les Africains font parler leur physique, en étouffant toute vélléité offensive des Bleuets, et leur maturité, en profitant des deux erreurs défensives de la défense tricolore. Résultat des courses, une victoire 2:1 sans vraiment trembler. Et un discours invariable dans la bouche de Tella : "Nous sommes ici pour le titre mondial. Donc nous voulons battre tout le monde. Nous prenons les rencontres l'une après l'autre avec le même but : la victoire."
Arrogant, Tella ? Non, réaliste. Car dès le match suivant, des Japonais ambitieux et avides de revanche après leur déroute 5:0 subie quelques mois auparavant, sont renvoyés à leurs chères études. Un Macauley Chrisantus des grands jours inscrit deux des trois buts de la victoire nigériane 3:0 tandis que le prodige Rabiu Ibrahim en fait voir de toutes les couleurs à ses adversaires dans un style qui rappelle étrangement celui de l'ancienne gloire Augustine "Jay-Jay" Okocha.
"La victoire appelle la victoire"
A l'issue de la rencontre, Chrisantus promettra à FIFA.com que cette victoire aisée ne serait pas la dernière. "Aujourd'hui, nous étions trop forts pour eux. Et nous espérons voir la situation se reproduire au prochain match. Certes, Haïti joue son avenir contre nous alors que nous sommes déjà qualifiés. Mais faites-nous confiance, nous ne lèverons pas le pied et jouerons pour la victoire. C'est de là que nous tirons notre motivation. La victoire appelle la victoire."
Autre allié de poids pour les Africains, ils sont suivis à travers tout le Pays du Matin Calme par leur contingent de supporters. Vivant en Corée ou s'étant déplacés spécialement pour l'occasion, la centaine d'inconditionnels des Eaglets assure l'ambiance dans les tribunes, trompettes et tambours à l'appui. "Coach Tella nous a promis de ramener le trophée au pays" explique David, Un Nigérian vivant à quelques kilomètres de Gwangyang et ravi de voir ses compatriotes jouer à deux pas de chez lui. "Je suis là pour lui apporter mon soutien et l'aider à tenir sa promesse. Mais je ne me fais aucun souci, je suis convaincu que nous avons la meilleure équipe du tournoi."
Les joueurs eux-mêmes en sont déjà presque convaincus. Reste maintenant à le faire savoir aux joueurs Haïtiens qui joueront leur survie dans le tournoi face aux favoris nigérians. Et la tâche s'annonce difficile pour les Caribéens. En effet, essayez donc de priver de dîner un ogre affamé...
http://fr.fifa.com/u17worldcup/news/newsid=579592.html#lappetit+nigerian+vient+mangeant
HAITI-NIGERIA...HAITI et NIGERIA.. JUSTE UN EXPLOIT ET NOUS Y VOILA!
Je ne crois pas qu’il existe actuellement une nation qui vit de façon plus intense la coupe du monde des moins de 17 ans Corée 2007 que la nation haïtienne. J’émets une certaine réserve sur les fans du Brésil mais il faudrait voir pour affirmer si les jeunes pousses bénéficient de la même ferveur que les aînés de la seleçao.
Nous autres les haïtiens vrais fans de foot nous faisons feu de tout bois. Tandis qu’en France cette coupe du monde des petits est vécue dans une indifférence presque répugnante, tout Haïti est mobilisée derrière chaque performance de la sélection conduite par le Professeur LABAZE.
Comme manifestation de cette ferveur je prendrai l’exemple d’un parent qui s’est réveillé à trois heures du matin pour pouvoir suivre le match à travers une station de radio d’Haïti captée sur le net. La presse quant à elle a présenté la confrontation HAITI-FRANCE comme un remake de la lutte pour l’indépendance qui a opposé il y a deux siècles les troupes menées par les généraux français Leclerc et Rochambeau à Jean Jacques Dessalines.
Vainqueurs de la bataille de Vertières, Dessalines et ses troupes devaient déclarer l’indépendance d’Haïti et en faire la première nation noire indépendante du monde et du coup couronner la révolution débutée un 22 aout 1791 comme la seule révolution nègre victorieuse de l’histoire universelle.
Certains journalistes ont osé présenter le match Haïti-France comme une occasion de consolider la victoire de 1804. Rapprochement un peu exagéré certes mais témoignant l’impact de l’évènement sur la vie du pays.
Plus réaliste et plus acceptable ont été les paroles du sélectionneur haïtien Jean Yves Philogène Labaze qui a parlé d’une confrontation entre un père et son fils, un combat entre David et Goliath. L’histoire du match soldé par un nul mérité, un exploit quasi achevé se rapproche de ces considérations faites avant.
Aujourd’hui, à l’aube du troisième match de la sélection nationale haïtienne des moins de 17 ans, le hasard du tirage au sort nous place devant un obstacle insurmontable, un fort difficilement prenable si nous voulons continuer à écrire d’autres belles pages d’histoire et briller dans la cour des très grands.
Le monstre à battre s’appelle le Nigeria !
Nous voulons garder notre optimisme car nous ne sommes plus à un exploit près !
Pour évaluer en long et en large notre adversaire et pouvoir savourer notre prestation j’ai cherché et relever ces quelques informations intéressantes.
Le Nigeria c’est un territoire d’Afrique situé dans le golf de guinée possédant une superficie de 924.000 kilomètres carrés soit 33 fois plus grand qu’Haïti. Il partage à l’ouest une frontière de 773 kilomètres avec le Bénin, de 1690 km avec une autre grande nation africaine de football le Cameroun à l’est ; au nord il la ligne frontalière mesure 1497 kilomètres et délimite le territoire du Niger, enfin il est limité au nord-est par le Tchad sur 84 kilomètres. Sa superficie compte 44% de terres non exploitées.
Le Nigeria compte une population de 131.540.000 habitants. Sur le pan économique il représente le 5ème pays producteur de pétrole des pays de l’OPEP et 10ème producteur mondial. L’exportation du pétrole représente 80% de leurs exportations et en 2006 le pétrole a rapporté plus de 34 milliards d’euros.
En matière de Football La fédération Nigériane de Football a été crée en 1945 pour obtenir une affiliation à la FIFA en 1959. Cette fédération compte plus de 85.000 licenciés et un palmarès des plus impressionnants du continent africain :
- Deux participations en coupe du monde en 1994 (1/8 de finale) et en 1998
- Vainqueur des jeux africains en 1973
- Vainqueur de la Coupe d’Afrique des Nations en 1980 et 1994
- Vainqueur de la CAN junior en 1983, 1985, 1987, 1989
- Vainqueur de la coupe du monde des moins de 16 ans en 1985
- Vainqueur de la coupe du monde des moins de 17 ans en 1993
- Champion Olympique en 1996
Plusieurs joueurs du Nigéria évoluent dans des clubs des meilleurs championnats d’Europe. Et pour avoir une idée de l’importance et des moyens mis à la disposition du football et aussi en guise de cerise sur le gâteau le sélectionneur national n’est que l’ancien sélectionneur allemand Berti VOGTZ !
Nous avons toute fois trouvé des éléments qui rapprochent plus le Nigéria à Haïti. Les Nigérians sont pauvres malgré le pétrole qui abonde dans leur sous sol. Les entrées de devises sont (décherpillées –haïtianisme !) par les gens du pouvoir. Oui les dirigeants nigérians sont aussi corrompus que les haïtiens !
Pour cette raison les paramètres économiques qui traduisent cette pauvreté s’alignent de très près avec les paramètres haïtiens. En voici quelques exemples :
- Les nigérians ont une espérance de vie de 44 ans contre 52 ans pour les haïtiens. Ceci les place au 185ème rang mondial tandis qu’Haïti occupe la 170ème place
- Le PNB du Nigéria est de 564 dollars contre 455 dollars pour Haïti ce qui range les pays en 185ème et 193ème place respectivement.
Bref, demain donc nos jeunes pousses auront fort à faire. Mercredi nous avons été confrontés à notre père pour répéter la phrase du sélectionneur Labaze demain nous devront sortir la tête haute d’un duel à mort dans le bon sens du terme avec le Nigeria, digne représentant de l’Afrique, notre Alma Mater !
Juste un exploit et nous y voilà !
HAITI-NIGERIA ...LA DERNEIRE CHANCE.. DAVID VERSUS GOLIATH... JUSTE UN AUTRE EXPLOIT A REALISER...
Sans-faute nigérian ou miracle haïtien ?
La première place du Nigeria dans le Groupe D à l'aube de la dernière journée semble plutôt logique. En revanche, voir Haïti toujours en course pour la qualification relève de l'exploit, voire du miracle. Les Caribéens ont obtenu le match nul face aux Français après avoir été menés. Un point qui fait non seulement la fierté de toute une nation, mais qui lui permet également d'espérer un billet pour le deuxième tour. Il faudra pour cela terrasser les champions d'Afrique. Une mission où Français et Japonais ont successivement échoué.
Le match
Nigeria - Haïti, Jeju, 25 août, 19h00 (heure locale)
L'enjeu
Deux matches, deux victoires. C'est le bilan parfait qu'affichent les Golden Eaglets dans le Groupe D après avoir fait mordre la poussière à la France (2:1) puis au Japon (3:0). Soucieux d'empocher les points comme de marquer les esprits, le Nigeria veut décrocher sa troisième victoire en autant de rencontres. Dans ces conditions, le dernier match face à Haïti pourrait passer pour une formalité. Les Nigérians auraient pourtant tort de sous-estimer leurs adversaires tant ils ont montré de belles choses lors des deux premières rencontres. Battus sur le fil par le Japon, ils auraient pu l'emporter face à la France. L'appétit venant en mangeant, Haïti se voit donc bien croquer le géant nigérian en dessert avant d'ouvrir le champagne pour fêter sa qualification.
Les joueurs
Trois Nigérians et cinq Haïtiens ont été avertis lors des deux premiers matches, mais personne ne sera suspendu pour cette rencontre. Ses jeunes pousses étant déjà qualifiées, Yemi Tella pourrait faire tourner son effectif et laisser quelques cadres au repos.
L'histoire
Toutes catégories confondues, cet affrontement est le premier entre les deux nations. Le Nigeria fera un petit pas dans l'histoire de la compétition en disputant le 150ème d'une équipe africaine en Coupe du Monde U-17 de la FIFA.
Les mots
"Même si nous sommes déjà qualifiés, nous jouerons cette rencontre pour la gagner. Nous sommes ici pour remporter le titre et chaque victoire nous en rapproche et nous motive."
Yemi Tella, sélectionneur du Nigeria
"Nous sommes encore dans la bataille pour la qualification, même si elle sera rude face au Nigeria. Physiquement et techniquement, ils paraissent plus puissants que nous mais sur un match, tout peut arriver."
Jean-Yves Labaze, sélectionneur d'Haïti
Football U-17 : Haïti/France 1-1, lors d’un match à couleur historique
mercredi 22 août 2007
P-au-P, 22 août 07 [AlterPresse] --- La sélection haïtienne des moins de 17 ans a concédé un match nul (1-1), ce 22 août 2007, face à la France lors de sa deuxième sortie dans le cadre de la Coupe du monde U-17 en Corée du Sud.
Les Haïtiens ont encaissé le premier but de la partie à la 13e minute de jeu sur un faible tir de l’attaquant français Damien Le Tallec suite à un centre de Thibaut Bourgeois venant de la droite. Shelson Dorléans, le portier haïtien, a laissé filer le ballon entre ses jambes.
Les jeunes haïtiens ont progressivement repris du poil de la bête pour ainsi remonter au score huit minutes plus tard (21e minute) lorsque l’attaquant haïtien Valdo Normil a été fauché en pleine surface de réparation par le gardien Joris Delle. Peterson Desrivières (16 ans), a transformé le penalty et remis la pendule à l’heure.
« Marquer face à la France, c’est important. Pour nous, c’est un père qui a ouvert la voie à son fils. L’équipe de France a fait de grandes choses, maintenant c’est au tour du fils de marcher dans les pas du père », indique Peterson Desrivières qui a tiré à deux reprises le penalty accordé à Haïti.
« Même si j’ai dû tirer deux fois le penalty, je n’ai ressenti aucune pression », ajoute-t-il.
Pour leur part, les Français ont raté une offrande à la 89e minute. Le capitaine de l’équipe française, Said Mehamha, n’a pas pu transformer un penalty discutable accordé par l’arbitre seychellois, Eddy Maillet.
Peu avant ce penalty français, Haïti a marqué un but par l’intermédiaire de son dossard 17, Guemsly Joseph Junior sur un centre venant de la gauche. Mais l’arbitre a annulé cette réalisation tout en estimant que la balle avait déjà franchi la ligne de jeu.
Après les 90 minutes de jeu et l’expulsion du Français Badis Lebbihi écopant de deux cartons jaunes en trois minutes, les deux équipes ne sont pas parvenues à se départager.
La rencontre Haïti-France a eu lieu sur la pelouse du Soccer Only Field de Gwangyang, ce mercredi 22 août 2007 qui ramène le 216e anniversaire du début de la révolte générale des esclaves de Saint-Domingue contre la domination française (Nuit du 22 au 23 août 1791).
Des observateurs avaient donné une couleur historique à ce match de foot pensant que les Haïtiens des moins de 17 ans allaient rééditer l’exploit du 22 août 1791 ayant conduit à la proclamation de l’Indépendance d’Haïti, le 1er janvier 1804.
Le match a été disputé 24 heures avant la Journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition décrétée par l’Unesco, le 23 août de chaque année. Une date importante aussi pour les pays d’Afrique qui ont été colonisés par des puissances européennes.
Dans le Groupe D où se trouve Haïti, le Nigeria a écrasé le Japon par 3 buts à zéro. Avec 6 points pour deux matches disputés, les Golden Eagles du Nigeria sont donc qualifiés pour les huitièmes de finale. Haïti devrait s’imposer aux champions d’Afrique pour accéder au deuxième tour en décrochant même une place de meilleure troisième.
« Nous somme très fiers car nous avons montré de belles choses et nous sommes encore en position de nous qualifier. Nous avons joué pour gagner et nous avons failli y parvenir », affirme le sélectionneur haïtien, Jean Yves Philogène Labaze.
Optimiste, Labaze estime que grâce à ce point Haïti est encore dans la bataille « même si elle sera rude face au Nigeria pour le troisième match ».
Très déçu, François Blaquart, entraîneur de l’équipe de France, déclare avoir buté sur une bonne formation haïtienne. « Nous sommes évidemment très déçus. Nous avons buté sur une très bonne équipe, et je tiens à les féliciter pour leurs performances. Ils méritaient autant que nous de gagner, de même qu’ils méritaient de gagner face au Japon », soutient-il.
La formation haïtienne qui a disputé cette rencontre était composée de : Shelson Dorléans (Portier), Mechack Jérôme, Grégory Ismaël, Peterson Desrivières, Bitielo Jean-Jacques, Jean Francis Fabien Vorbe (remplacé par Wiselet Saint-Louis), Widner Saint-Cyr, Charles Hérold Junior, Valdo Normil (remplacé par Mark Luxama), Peterson Joseph (remplacé par Géraldy Joseph) et Guemsly Joseph Junior.
Les autres joueurs haïtiens sur le banc de touche étaient : Jeff Narcisse, Gilberto Sylvain, Hérold Charles, Nikola Pérou, Yann Attié, Ludovic Latortue et William Morse (Portier). [do gp apr 22/08/2007 10 :00]
jeudi 23 août 2007
Le premier point d'une équipe haïtienne en phase finale
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=47623&PubDate=2007-08-22
Il est clair que trop souvent les petites équipes ou les petites nations se font pénaliser par des décisions arbitrales. Le but refusé marqué par Guemsly ne l’a pas été à cause d’un hors jeu sinon le juge de ligne a signifié que juste avant le centre le ballon avait quitté l’air de jeu. La reprise du jeu a été réalisée par un dégagement des cinq mètres cinquante.
Sur le pénalty sifflé contre l’équipe haïtienne le gardien de but haïtien a écopé d’un carton jaune arbitraire (c’est le cas de le dire !).
Maintenant il faut continuer à croire au rêve contre la puissante équipe du Nigéria !
La journée des artistes
De leur côté, les Européens ont dû attendre le temps additionnel de leur match contre la Syrie pour s'imposer (2:1). Dans l'ensemble, la journée a plutôt bien réussi aux débutants. Si les Syriens ont finalement rendu les armes au terme d'une lutte héroïque, les Haïtiens ont fait encore mieux en arrachant un point à la France (1:1). La rencontre est restée incertaine jusqu'au bout, mais ce résultat ne fait en définitive l'affaire d'aucune des deux équipes. Le Groupe D est encore loin d'avoir livré tous ses secrets puisque, en dehors du Nigeria, déjà assuré d'être présent au tour suivant, aucune des trois équipes n'a véritablement réussi à faire la différence sur ses rivales.
On se souvient que, pour son entrée en lice, le Honduras avait donné des sueurs froides à l'Espagne avant de s'effondrer en fin de match, pour s'incliner finalement 2:4. Cette fois encore, les représentants de la zone CONCACAF ont démontré qu'ils avaient parfaitement leur place à ce niveau en ouvrant le score face à l'Argentine. Les Sud-américains ont toutefois réussi à répliquer à quelques secondes du repos, avant de dérouler en seconde période pour s'imposer largement 4:1.
Des joueurs décisifsCette cinquième journée de compétition a également été marquée par les exploits de plusieurs numéros 10 de talent. Fran Mérida, héritier du floquage de David Silva (Valence) à Finlande 2003, s'est ainsi illustré en ouvrant le score face à la Syrie. Toutefois, sur le plan du style, c'est plutôt du côté de Cesc Fabregas, autre star de l'épreuve nordique, qu'il faut chercher les ressemblances avec le nouveau meneur de jeu espagnol. Le fait est d'autant plus remarquable que les deux hommes évoluent actuellement tous deux à Arsenal.
Pour les supporters nigérians, Jay-Jay Okocha incarne le génie à l'état pur. Pourtant, certains n'hésitent pas à comparer le jeune Rabiu Ibrahim, très en vue depuis le début du tournoi avec les Golden Eaglets, à l'ancien Parisien. S'il n'a pas marqué contre le Japon, son influence sur le jeu de son équipe a été particulièrement sensible tout au long de la rencontre.
Le très créatif Santiago Fernández fut également l'un des grands protagonistes du match entre l'Argentine et le Honduras. Mais, malgré son incontestable talent, le numéro 10 argentin s'est fait voler la vedette par Nicolas Mazzola. Entré en jeu en début de deuxième mi-temps, l'attaquant d'Independiente s'est offert un doublé.
Un autre remplaçant s'est également mis en évidence aujourd'hui : Solaiman Solaiman. Le Syrien a un temps redonné l'espoir aux siens en égalisant sur penalty, jusqu'à ce que Daniel Aquino, entré à la 71ème minute en lieu et place d'Asier Illarramendi, n'offre la victoire à l'Espagne dans le temps additionnel.
Pas de chanceCertaines équipes sont passées tout près de l'exploit aujourd'hui. Alors que la Syrie et l'Espagne étaient encore à égalité, Tamer Haj Mohamd a cru au miracle en voyant sa reprise de la tête se diriger sous la barre transversale... jusqu'à ce que David De Gea écarte le danger du bout des doigts. Sur l'action suivante, les Espagnols remontaient le terrain à la vitesse grand V et inscrivaient le but de la victoire (2:1).
La France peut elle aussi nourrir quelques regrets. A l'heure de jeu, un magnifique coup franc d'Henri Saviet, la réplique parfaite du but inscrit contre le Nigeria, était dévié sur la barre par Dorleans Shelson. Sur le rebond, le poteau droit venait cette fois à la rescousse des Haïtiens. Les Français auraient pu arracher la décision sur penalty à la dernière minute de jeu, mais la frappe du capitaine Said Mehamha s'envolait dans le ciel de Gwangyang.
Joris Delle, le portier français, a lui aussi dû s'employer à plusieurs reprises face aux attaquants haïtiens. Peterson Desrivieres et Peterson Joseph ont multiplié les tirs, sans toutefois parvenir à le prendre en défaut.
Si elle avait fini au fond des filets, la magnifique frappe du Japonais Manabu Saito n'aurait peut-être pas changé le sort de la rencontre, mais elle aurait en tout cas figuré en bonne place dans le classement des plus beaux buts de la compétition. Après avoir récupéré le ballon au milieu de terrain, le jeune prodige s'est lancé dans une incroyable série de dribbles, effaçant trois défenseurs avant de placer une frappe qui échouait au ras du poteau.
Décidément, la chance n'était pas avec Saito aujourd'hui. Ce manque de réussite ne l'a pourtant pas empêché de démontrer toute l'étendue de son talent. Saito, Ibrahim, Mérida ou encore Mazzola, autant de noms que le grand public pourrait être amené à entendre fréquemment au cours des années à venir.
http://fr.fifa.com/u17worldcup/news/newsid=577916.html#la+journee+artistes
mercredi 22 août 2007
Les déclarations
"Nous sommes évidemment très déçus. Nous avons buté sur une très bonne équipe, et je tiens à les féliciter pour leurs performances. Ils méritaient autant que nous de gagner, de même qu'ils méritaient de gagner face au Japon. Nous avons joué à dix et raté un penalty, ça fait beaucoup d'épreuves à surmonter, autant pour moi sur le banc que pour eux sur le terrain. J'ai le sentiment que nous aurions pu gagner, autant aujourd'hui que contre le Nigeria; Maintenant, on sait qu'il faudra batailler ferme pour le troisième match. C'est notre première finale. Par rapport aux erreurs de ce soir, je ne suis pas déçu des actions de jeu, mais de la volonté qu'on a montrée. Nous avons été trop gentils et nous n'avons toujours réussi à trouver la capacité d'exprimer nos qualités."
Jean Yves Labaze, sélectionneur d'Haïti

"Nous somme très fiers car nous avons montré de belles choses et nous sommes encore en position de nous qualifier. Nous avons joué pour gagner et nous avons failli y parvenir. D'un autre côté, les Français ratent un penalty à la dernière minute, donc on est plutôt heureux de ce point. Quand on vous fait un cadeau, il faut savoir s'en contenter. Je retiens que grâce à ce point nous sommes encore dans la bataille, même si elle sera rude face au Nigeria pour le troisième match."
Joris Delle, gardien de but de la France "Sur le penalty, je suis sorti très vite et malheureusement j'ai fauché l'attaquant. Le penalty a été tiré deux fois, donc j'ai eu deux chances de me rattraper. Cel'a pas été le cas. C'est frustrant parce que c'est de ma faute si nous prenons ce but alors que menons 1:0 et que nous pouvons tranquillement gérer. Personnellement, depuis le début du tournoi, je suis déçu de mes performances, mais il reste encore un match à aller gagner. Cela demande une remise en question de toute l'équipe, mais je suis persuadé que si nous nous imposons, c'est une autre équipe de France qu'on verra par la suite.
Peterson Desrivieres, joueur d'Haiti
"Même si j'ai du tirer deux fois le penalty, je n'ai ressenti aucune pression. Je l'ai répété souvent à l'entraînement et mon entraîneur m'a toujours dit que quel que soit le lieu, le moment, ou l'importance du match, je dois tirer chaque coupe de pied arrêté comme si j'étais à l'entraînement : relâché ! Marquer face à la France, c'est important. Pour nous, c'est un père qui a ouvert la voie à son fils. L'équipe de France a fait de grandes choses, maintenant c'est au tour du fils de marcher dans les pas du père."
Haïti tient son exploit, la France s'en sort bien (1:1)
La France a souffert et concédé un surprenant match nul face à Haïti lors de la rencontre du Groupe D disputée sur la pelouse du Soccer Only Field de Gwangyang ce mercredi 22 août. Les affaires françaises semblent bien engagées dès la 13ème minute lorsque Damien Le Tallec ouvre le score. France et Haïti dos à dos (1-1)
Battue dimanche (2-1) par le Nigeria, la sélection nationale des moins de 17 ans avait rendez-vous aujourd'hui avec son homologue haïtienne. A Gwangyang, ce second rendez-vous du groupe D s'est soldé par un score de parité, après deux réalisations dans la première demi-heure de jeu.
Les joueurs de François Blaquart trouvaient l'ouverture dans le premier quart de jeu grâce à Damien Le Tallec (1-0, 13ème), mais les Haïtiens de Jean-Yves Labaze parvenaient à égaliser moins de dix minutes plus tard sur penalty (1-1, 21ème). A la pause, le buteur tricolore cédait sa place à Emmanuel Rivière. Mais peu après le retour des vestiaires, les coéquipiers de Saïd Mehamha se voyaient réduits à dix, après un deuxième avertissement signifié à Badis Lebbihi. En infériorité numérique durant une demi-heure, les Tricolores ne sont pas parvenus à tromper Shelson une seconde fois, malgré un penalty en leur faveur dans les dernières minutes du temps règlementaire. Prochain rendez-vous samedi face au Japon, vainqueur d'Haïti 3-1 dimanche et battu aujourd'hui par le Nigeria sur le score de 3-0.
Fiche technique France-Haïti : 1-1 à Gwangyang, Mondial en Corée du Sud, match du groupe D Buts : Le Tallec (13ème) - Desrivières (21ème s.p.) pour Haïti.
Groupe France : Delle, Saunier, Sakho, Mehamha (cap.), Mvila, Le Tallec (puis Rivière, 46ème), Bourgeois (puis Acapandie 78ème), Lebbihi (expulsé 57ème), Nelson, Ndiaye, Saivet. Réserve : Duplus, Villard, Riff, Camara, Lusinga, Keita, Bazile, Atrous.
Haïti : Shelson, Jérome, Gregory, Desrivières, Bitielo, Vorbe (puis Wiselet, 71ème), Widson, Herold Junior, Normil (puis Luxama, 89ème), Joseph (puis Geraldy, 75ème), Guemsly Junior.
Antonio Mesa
mercredi 22 août 2007 - 11h55
Haïti arrache le nul face à la France
Les français avaient ouvert le score dès la 13ème minute par Damien Le Tallec. Sur un centre de Thibaut Bourgeois, la déviation de l'attaquant semble sans danger pour Dorleans Shelson, mais le portier laisse filer le cuir entre ses jambes.
Les haïtiens trouveront l’égalisation huit minutes plus tard quand Peterson Desrivieres transforme un penalty suite à une faute de Joris Delle sur Valdo Normil dans la surface. Après l’expulsion de Badis Lebbihi pour cumul de cartons jaunes, les français ont touché la barre et le poteau à deux reprises, et le capitaine français Said Mehamha manquera un penalty à la 89ème minute.
Les haïtiens s’en sort bien même s’ils avaient espéré engranger les trois points de la victoire avant d’affronter les Nigériens."Nous somme très fiers car nous avons montré de belles choses et nous sommes encore en position de nous qualifier", déclare l’entraîneur haïtiens Yves Labaze.
Nous avons joué pour gagner et nous avons failli y parvenir dit-il précisant "d'un autre côté, les Français ratent un penalty à la dernière minute, donc on est plutôt heureux de ce point. " Je retiens que grâce à ce point nous sommes encore dans la bataille, même si elle sera rude face au Nigeria pour le troisième match", ajoute t-il.Les haïtiens espèrent réaliser d’autres bonnes performances durant cette coupe du monde. Le buteur, Desrivieres estime que la France est comme un père qui a ouvert la voie à son fils. " L'équipe de France a fait de grandes choses, maintenant c'est au tour du fils de marcher dans les pas du père", ajoute t-il.Composition de la sélection haïtienne.
1 Dorleans SHELSON
2 Mechack JEROME
3 Ismael GREGORY
4 Peterson DESRIVIERES
6 Jean Jacques BITIELO
7 Fabien VORBE (-71')
8 Saint Cyr WIDNER
10 Charles HEROLD JUNIOR
11 Valdo NORMIL (-89') 14 Peterson JOSEPH (C) (-75')
17 Joseph GUEMSLY JUNIOR
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12957
mardi 21 août 2007
Football U-17 : Haïti contre la France, une rencontre à couleur historique

Le match Haïti-France, dans le cadre de la Fifa World Cup 2007 des moins de 17 ans (U-17), prend déjà une couleur historique. Cette rencontre, programmée pour ce 22 août 2007, sera-t-elle l’occasion pour les jeunes bleus et rouges de consolider la révolution de 1804 ?
P-au-P, 21 août 07 [AlterPresse] --- Alors que les deux sélections nationales espèrent décrocher un billet qualificatif pour le second tour de cette Coupe du monde U-17 – qui se tient en Corée du Sud -, les avis sont contraires quant à une victoire française, situant ce match dans l’histoire de la révolution haïtienne contre son ancienne puissance colonisatrice, observe l’agence en ligne AlterPresse.
Ce match, tant attendu, est programmé pour ce mercredi 22 août 2007 (3:00 AM locales = 8 :00 Gmt). Une date, qui ramène le 216 e anniversaire du soulèvement général des esclaves de Saint-Domingue ayant conduit à la proclamation de l’Indépendance d’Haïti, le 1 er janvier 1804.
Souvenir du congrès du Bois-Caïman
Le 14 août 1791, soit une semaine avant ce soulèvement, il y eût, à Bois-Caïman, dans la plaine du Nord, un congrès réunissant de nombreux esclaves sous les auspices de Boukman.
Ce premier acte de la révolution des esclaves prit la forme d’une cérémonie vaudoue. En quelques jours, toutes les plantations du Nord furent réduites en flammes et un millier de blancs, massacrés. Les bandes d’esclaves poursuivirent leur mouvement jusqu’à la proclamation de l’Indépendance nationale.
Deux siècles plus tard, Haïti se trouve face à son ancienne puissance coloniale dans le domaine du football. Les petits Haïtiens devraient affronter les bleuets à bras-le-corps, pour gagner une seconde bataille contre les Français.
Un match entre David et Goliath
« Le match contre la France, par rapport à notre passé commun, c’est un peu l’affrontement entre un père et son fils (…) Il y a parfois de la rivalité, mais toujours du respect », affirme le sélectionneur haïtien Jean Yves Philogène Labaze, interrogé par un Journaliste de la Fédération internationale de football (Fifa).
Pour François Blaquart, entraîneur de l’équipe de France, « Haïti, c’est comme un membre de la famille. On ne peut que se réjouir de leur présence et les féliciter d’être arrivés à ce niveau ».
Voilà pourquoi, le match Haïti-France est, selon la Fédération internationale de Football Association (Fifa), « une affaire de famille ».
En Haïti, tout le monde attend de célébrer une victoire haïtienne contre l’ancienne métropole, comme c’était le cas pour le Nigeria qui a tenu en échec l’équipe française, d’entrée de jeu dans cette compétition, par deux buts à un.
Haïti partage le Groupe D avec la France, le Japon et le Nigeria. Battus par le Japon (3-1) en couverture de ce championnat mondial, les Haïtiens U-17 n’ont rien à perdre face aux Français avant d’affronter les Golden Eagles du Nigeria.
« S’il faut rester dans cette coupe du monde, nous devons coûte que coûte battre les petits Français pour consolider les acquis de 1804 », estime un jeune haïtien, fanatique de football, questionné par AlterPresse.
Pour les joueurs français, ce n’est nullement une question d’histoire, mais de qualification. Pour eux, ce sont les trois points qui comptent.
« Pour nous, il s’agit surtout d’aller chercher la victoire. C’est évidemment un match particulier, mais sans doute plus pour eux que pour nous. Ils seront encore plus motivés contre la France que contre les autres équipes », indique le jeune attaquant français Damien Le Tallec.
L’avant-centre français souhaite rester en Corée du Sud jusqu’au 9 septembre pour disputer la grande finale de cette coupe du monde.
« Nous devons gagner nos deux matches pour réaliser le premier objectif. Si nous nous qualifions, nous penserons alors aux matches suivants, l’un après l’autre. Mais, nous sommes optimistes », soutient-il.
Le Sélectionneur haïtien, optimiste malgré tout…
En tout cas, ce sont les résultats qui comptent. La sélection haïtienne est en Corée du Sud pour apprendre des expériences d’autres grandes nations en matière de football.
« Jouer des rencontres face à de grandes nations, c’est comme si nous posions des questions à nos aînés. Nous avons posé des questions au Japon et nous avons reçu les réponses : un manque d’attention et de concentration et nous encaissons trois buts. Maintenant, nous avons nos premières réponses. Mais nous apprenons vite, et ces questions, nous ne les poserons plus contre la France », affirme Jean Yves Labaze, optimiste.
« Tout le monde nous présente comme les petits poucets du groupe, et même du tournoi, mais cela ne nous fait pas peur. Lors des qualifications, nous étions dans la même situation et regardez le résultat. Nous avons joué sans complexe face au Mexique et cela nous a réussi. Haïti est en Corée aujourd’hui, alors que les champions en titre n’y sont pas », expliquait le sélectionneur haïtien quelques heures avant l’ouverture de la compétition.
Dans ce cas, Haïti n’a d’autre choix que d’engranger trois points face à la France pour conserver toutes ses chances de qualification – même une place de meilleure équipe troisième – pour les huitièmes de finale.
D’aucuns pensent que l’unique et superbe but haïtien, marqué face au Japon par le jeune Guemsly Joseph Junior, devrait servir de catalyseur aux protégés de Jean Yves Philogène Labaze pour se faire découvrir par les riches clubs européens. [do rc apr 21/08/2007 11 :50]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6323
Commentaires :
J’ai relu plusieurs fois l’approche de ce journaliste qui à mon sens va un peu loin dans ses considérations autour d’un match de football qui va opposer deux nations qui ont partagé une histoire commune.
Ces idées sont plus fortes que celles exprimées par la presse lors d’une confrontation entre les USA et l’IRAN mené par les Ayatollah.
Cependant je pense qu’il est impossible de ne recadrer dans le contexte haïtien cette confrontation dans un plan extra sportif en faisant appel à notre histoire. Je dis bien dans le contexte haïtien car ils sont nombreux les français qui à l’image de l’attaquant de la sélection française de moins de 17 ans qui ignorent les liens historiques entre Haïti et la France.
Loin de prendre ce fait comme un acte d’ignorance de la part des français cette méconnaissance de l’intersection de l’histoire de France et d’Haïti a été longtemps voulue par les gouvernements et l’administration français qui n’incluent pas dans leurs manuels d’histoire les éléments historiques de leur ancienne colonie.
Il faut se rappeler que tandis que l’empereur Jean Jacques Dessalines déclarait l’indépendance d’Haïti le premier janvier 1804, dans une cérémonie des plus fastueuse, Napoléon Bonaparte se faisait sacrer empereur.
La défaite de ses troupes des mains de l’armée indigène formée par les anciens esclaves aurait représenté une tache et un point obscur de sa couronne. Deux siècles plus tard, rien n’a été fait pour rétablir cette vérité de l’histoire puisque ce même Napoléon avait eu à dire que l’histoire est un mensonge que personne ne conteste. Les principes chers aux français ont été appliqués à la lettre par les esclaves qui ont créé HAITI. D’un point de vue idéologique HAITI devrait représenter la fierté de l’idéal français !
Nous autres haïtiens résidant en France nous nous servons de la moindre occasion pour combler ce vide.
Nous comprenons certainement qu’une activité sportive ou autre qui mettra aux prises haïtiens et français ne pousse pas à remuer les cendres pour redorer notre blason et nous ressources dans cette victoire qui nous a permis de rentrer de plein pied et la tête haute dans l’universel !
Pour un match de football il faut trouver les mots justes pour rameuter les troupes et faire monter l’adrénaline. La sélection Haïtienne des moins de 17 ans a eu une prestation de haut niveau technique mais ils ont flanché par manque d’expérience par un mental d’amateurs. Si la révolution haïtienne peut servir a reforger ce mental pendant les quatre vingt dix minutes du match que Labaze leur parle alors de Toussaint Louverture, de Jean Jacques Dessalines, de Capois La Mort, de la bataille de vertières, de la bataille de la ravine à couleuvre.
Qu’il leur fasse répéter ce texte que nous rapporte le livre d’histoire de Roger Dorsainville : « quand un boulet lui renverse son chapeau, en avant en avant crie t-il quand même, quand un boulet lui renverse son cheval, en avant en avant crie –t-il quand même, les boulets sont de la poussière »
Ouf ! Je me suis laissé emporter…Il ne s’agit que d’un match de football. On ne lâche surtout rien les jeunes !
GRENADIERS A L’ASSAUT !!!
Dr JJ 21/08/07