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mercredi 4 septembre 2013

La mairie souhaite récupérer les rues du centre-ville

Le Nouvelliste | Publié le :03 septembre 2013
Valéry Daudier
La nouvelle commission communale de Port-au-Prince interdit formellement aux garagistes et aux laveurs d'autos (car wash ambulants) d'utiliser les places publiques, les rues et les trottoirs pour garer, réparer ou laver les véhicules. Ces derniers ont jusqu'au 15 septembre pour se trouver d'autres espaces pour leurs activités.
Les conseils communaux de Port-au-Prince se suivent mais leurs priorités restent souvent les mêmes : mettre un peu d'ordre dans la ville ou s'occuper de l'assainissement qu'ils arrivent rarement à gérer. Nommée récemment par le président Michel Martelly, la nouvelle commission communale de Port-au-Prince n'échappe pas à la règle. Dirigé par Joseph Pierre-Richard Duplan, qui travaillait au palais national comme agent de sécurité du chef de l'Etat, le nouveau conseil se donne pour objectif de récupérer les rues du centre-ville, principalement celles occupées par des garagistes et des laveurs d'autos. Comme première décision, la mairie de Port-au-Prince avait déjà annoncé que des rues vont bientôt changer de sens.
« On se rend compte que le sens des rues n'est pas la cause majeure des embouteillages, a expliqué lundi au Nouvelliste Evens Jean-Baptiste, directeur de communication de la mairie de Port-au-Prince. Les garagistes, les véhicules mal garés, entre autres, en sont aussi la cause. » Vu que les rues ne répondent pas à leur vocation première, la commission communale met en garde leurs occupants anarchiques, notamment les garagistes et les laveurs d'autos.
« Un délai ne dépassant pas le 15 septembre 2013 leur est accordé pour déblayer la capitale, avertit la mairie dans une note. Passé cette date, les contrevenants seront déguerpis dans les formes et conditions édictées par la loi. »
Dans l'éventualité que les concernés ne soient pas (encore) avisés de cette mesure, les autorités communales annoncent une campagne médiatique dans les prochains jours. « On va parler aux gens pour qu'ils comprennent le bien-fondé de notre travail, a indiqué le directeur de communication de la mairie. On comprend que c'est dans la rue qu'ils gagnent leur vie, mais on doit aussi mettre un peu d'ordre. Tout est à refaire au bas de la ville.»
Les discours des précédents conseils communaux n'étaient pas différents, cependant les fruits n'ont pas toujours tenu la promesse des fleurs. Evens Jean-Baptiste le reconnaît. « Il n'y a pas eu beaucoup de résultats parce qu'il n'y avait pas de suivi dans les décisions des autorités, estime ce dernier.
Les rues de la ville doivent être déblayées et propres; nous nous donnons l'objectif de faire ce minimum. Nous sommes prêts à mener ce combat.
La route est longue et difficile. Mais, avec la compréhension de la population, on peut y arriver », a ajouté le directeur de communication de la mairie, qui rêve d'un centre-ville propre, pacifié et réanimé par des activités nocturnes. Entre le discours et l'action, le fossé est souvent grand... Valéry Daudier http://lenouvelliste.com/article4.php?newsid=120748

mardi 22 novembre 2011

Haiti : Des demarches de planification stratégique de la ville de Port-au-Prince

P-au-p, 22 nov. 2011[AlterPresse] --- Le Ministère de la Planification et de la Coopération Externe (MPCE) organise ce 22 novembre 2011 un forum autour du thème : " Vil nou vle a "(en français : " la ville que nous voulons ") à l'hôtel Karibe à Pétionville.

Ce forum a le soutien technique du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et l'agence ONU-Habitat. Il vise la planification stratégique de la zone métropolitaine de Port-au-Prince.
Les organisateurs prévoient une exposition technique pour une plus grande diffusion des travaux de planification en cours dans les quartiers, les communes et la région métropolitaine.
Selon les organisateurs, il s'agit de formaliser un espace de concertation permettant d'informer, d'orienter l'action de plusieurs intervenants en vue de jeter les bases de mécanismes de concertation pérenne entre les autorités, acteurs et usagers de la Ville.
Ils proposent, entre autres, de présenter une synthèse des recommandations de différents groupes d'importance majeure afin de favoriser leur inclusion dans les initiatives de planification en cours.
A ce forum, des discussions seront aussi engagées autour des mécanismes d'articulation entre les échelles comme le quartier, la commune et la zone métropolitaine, d'après eux. Le forum doit aussi permettre d'esquisser un dispositif opérationnel de mise en oeuvre des plans stratégiques.
Depuis le passage du violent séisme le 12 janvier 2010, plusieurs propositions de plan pour la ville de Port-au-Prince ont vu le jour. Une concurrence presque farouche entre les différentes entités ayant produit ces plans existe également alors que le gouvernement actuel n'a pas encore affiché sa préférence.
Vingt-trois ateliers de travail et une vingtaine de rencontres bilatérales de concertation, réunissant environ 600 personnes, entre autres des élus et techniciens des communes, notables des communautés, professionnels de l'architecture et de l'urbanisme, portent le forum du MPCE, informe t-on.
Les organisateurs procèderont à une remise de prix aux lauréats des concours de photographie amateurs réalisé sous le thème : " Tras vil la ak bouyonman lavi a " (en français : la trace de la ville et le bouillonnement de la vie) et de sculpture de récupération, baptisé " tradisyon marye ak modènite "(en français : la tradition et la modernité).
Ces concours réalisés par le Ministère entendent proposer et partager une autre lecture de la ville. [emb kft gp apr 22/11/11 11:50]

dimanche 14 août 2011

ENTRE REVES ET REALITE...LA FUTURE VILLE DE PORT-AU-PRINCE


PORT-AU-PRINCE DEMAIN
Par la force des choses, le citoyen haïtien a du renforcer son imaginaire pour passer outre la réalité crue qui lui est desservie dans sa vie de tous les jours. Inutile de chercher très loin pour comprendre entre autre choses, le nombre important de romancier produit par ce pays. Tous ceux qui vendent un peu de rêves mélangés à un brin de fantaisie sont les bien-accueillis dans notre culture. Mon cher maître, feu Monsieur Pradel Pompilus se plaisait à reprendre cette maxime de je ne sais plus qui : « tout défaut de l’être entraîne une exagération du paraître ». Cependant chez nous, il nous manque l’apparat indispensable pour  embellir notre paraître, nous ajoutons donc notre imaginaire féérique, dans une magnificence incommensurable pour rester vivant malgré les facteurs qui nous voudraient morts et disparus à jamais.
Cette introduction me sert à présenter l’immensité des doutes qui m’assaillent devant une photo combien réussie présentant l’image de la nouvelle ville de Port-au-Prince, en particulier dans sa partie appelée à être la plus centrale ; selon un projet dont la genèse vient d’une démarche de la Mairie de Port-au-Prince.
Partout ailleurs, dans un autre contexte, on pourrait se mettre non seulement à rêver, mais aussi à suivre la construction transformant cet environnement invivable  à une place ou il ferait beau et bien vivre. La prudence pourtant me pousse à me demander si je ne suis pas encore une fois entrain de rêver ; si cette image n’est pas tout bonnement le fruit de mon imaginaire.
Une fois, je faisais des recherches sur internet, je suis tombé sur une information décrivant la construction d’un réseau de tunnels sous-marins reliant toutes les îles de la Caraïbe et qu’en particulier celui qui devait unir l’état de Floride avec Haïti était sur le point de se terminer. J’ai été pris et emballé comme un bleu quand j’ai voulu partager l’information avec un collègue étranger qui l’a tout bonne et simplement rejetée. Son argument se basait sur l’intérêt d’un projet aussi coûteux et surtout, l’information aurait été plus largement diffusée en dehors des réseaux haïtiens. Il m’a suffit de quelques minutes de vérification pour me rendre compte que ce fut justement une nouvelle diffusée que sur des sites et des pages documentées par des compatriotes.
LE PROJET LA GONAVE
J’avais auparavant été profondément touché par la présentation qui visait à faire de l’île de La Gonâve, un site archi-développé. Ce fut un projet mieux travaillé, mieux présenté donc plus faisable. Mais depuis on n’en parle le plus.
Donc chat échaudé craint l’eau froide. Je reste sur mes  gardes. J’espère pouvoir dire plus tard : Putains, ils l’ont fait !
Il est clair que ceux qui ont actuellement la voix aux chapitres aujourd’hui ne sont pas prêts à voir clair devant un projet aussi ambitieux. Il faudrait un dépassement de soi ! Et on n'est pas encore arrivé à ce chapitre !
14/08/2011
Jonas Jolivert

jeudi 11 août 2011

$ 3.3 milliards nécessaires pour reconstruire Port-au-Prince

La mairie de Port-au-Prince dispose du plan directeur de reconstruction du centre-ville de Port-au-Prince. 3.3 milliards de dollars sont nécessaires pour transformer Port-au-Prince en une ville moderne, d'après le plan élaboré par le Centre haïtien de recherche en aménagement et en développement (CHRAD). Haïti: Le plan d'aménagement du centre-ville de Port-au-Prince, élaboré gracieusement par le CHRAD a été présenté au public ce mercredi au Karibe Convention Center. « On a déjà soumis ce plan au président Michel Martelly », a indiqué le maire de Port-au-Prince, Muscadin Jean Yves Jason. Il a par ailleurs rappelé que la mairie est légalement responsable pour gérer et planifier la commune.
L'aménagement du centre-ville de Port-au-Prince, d'après les responsables du CHRAD, doit aller de pair avec l'aménagement de la zone métropolitaine de Port-au-Prince. « La réhabilitation de l'environnement, notamment la protection des mornes et des berges des rivières et de la baie de Port-au-Prince, la régulation du transport en commun, procéder à un rééquilibrage démographique, construire des voies de contournement et diminuer certaines fonctions de la capitale telles que le commerce en gros », sont parmi les solutions proposées par le CHRAD pour la réhabilitation des communes de la zone métropolitaine de Port-au-Prince.
Aucune somme, ni délai n'ont été avancés pour l'aménagement de la zone métropolitaine de Port-au-Prince. En ce qui concerne le centre-ville de Port-au-Prince, sa réhabilitation va coûter 3.3 milliards de dollars. « Changement de vocation du port commercial en port touristique ; libération et protection du littoral ; construction du réseau ferroviaire ; établissement du réseau maritime ; définition des autoroutes et voies rapides ; édification des gares routières avec un méga marché ; établissement des voies de contournement ; construction de la rue du Front de mer ; réalisation du parking-relais ; agencement de voies piétonnes et création de nouvelles percées », sont les grands projets qui composent le plan soumis par le CHRAD.
D'après l'ingénieur architecte Elisabeth Coicou qui a présenté le projet, la réhabilitation du centre-ville de Port-au-Prince devra générer quelque 30 000 emplois directs et 90 000 emplois indirects. « Il ne s'agit pas d'une utopie, mais d'un projet réalisable », a-t-elle dit à l'assistance qui suivait religieusement sa présentation en power point. Avec un total engagement de l'Etat, elle dit croire que le projet pourra démarrer d'ici octobre prochain. Et dans cinq ans, à la fin des travaux, le centre-ville de Port-au-Prince ne devrait avoir rien à envier aux autres villes de la Caraïbe. Les routes défoncées, les piles d'immondices çà et là, les mares d'eau puante, les constructions anarchiques, les garages à ciel ouvert, seront ainsi de vieux souvenirs. Tout sera soigneusement contrôlé et planifié au nouveau Centre-ville.
Les bidonvilles élevés sur le littoral, de Cité-Soleil à Carrefour, disparaîtront au profit de projets touristiques d'envergure.
Séduit par la présentation power point de Mme Coicou, le public-composé de propriétaires du centre-ville, de représentants d'institutions publiques et privées, de professionnels d'horizons divers - a applaudi des deux mains aux différentes séquences qui ont défilé sur l'écran.
Le plan d'aménagement en question est élaboré par le CHRAD suite à une série de consultations et de discussions avec les acteurs concernés par la reconstruction du centre-ville, notamment l'organisation SOS Port-au-Prince. « En élaborant ce plan, l'ingénierie haïtienne a triomphé », s'est réjoui Jean Lucien Ligondé, le président du CHRAD.
« Nous remercions la mairie et le CHRAD de nous avoir invité à participer à la réflexion sur la reconstruction du centre-ville de Port-au-Prince », a enchaîné Michèle Mourra de SOS Centre-ville. Elle dit remercier le président Michel Martelly qui a promis de respecter la propriété privée dans le cadre de la reconstruction du centre-ville de Port-au-Prince. Le ministre démissionnaire de l'Intérieur, Paul Antoine Bien-Aimé, présent dans l'assistance, a dans une courte déclaration salué l'initiative de la mairie de Port-au-Prince.
Interrogé sur l'ébauche du projet de reconstruction du centre-ville déjà préparé et présenté par la Fondation Prince Charles, le maire de Port-au-Prince, Muscadin Jean Yves Jason, a précisé que cette initiative n'a pas eu de suite pour diverses raisons. Il a par ailleurs ajouté que la mairie a joué pleinement son rôle en récupérant le projet.
Jean Pharès Jérôme
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=95921&PubDate=2011-08-10
Commentaires: Nous aurions aimé voir des maquettes du projet. La dépêche n'a mis que des photos d'individus ayant pris la parole lors de cette rencontre.