Agence France-Presse
Tripoli, Libye
Le chef de l'OTAN Anders Fogh Rasmussen a affirmé lundi qu'une intervention militaire de l'Alliance atlantique en Syrie était «totalement exclue», tout en condamnant la répression menée par «les forces de sécurité syriennes sur des civils».
«Il est totalement exclu. Nous n'avons aucunement l'intention d'intervenir en Syrie», a déclaré M. Rasmussen dans l'avion qui l'amenait en Libye, au dernier jour des opérations militaires dans ce pays, qui ont conduit à la chute de Mouammar Kadhafi.
«Évidemment je condamne fermement la répression des forces de sécurité sur les civils en Syrie. C'est absolument scandaleux», a-t-il dit, au lendemain d'une nouvelle journée de manifestations qui a fait sept morts en Syrie.
«La seule façon d'avancer en Syrie, comme dans d'autres pays, est de tenir compte des aspirations légitimes du peuple syrien, introduire des réformes démocratiques...», a-t-il ajouté.
«Tout d'abord, nous avons pris la responsabilité de l'opération en Libye parce qu'il y avait un mandat clair des Nations unies, car nous avons eu un soutien fort et actif des pays de la région», a-t-il poursuivi estimant qu'«aucune de ces conditions n'est remplie en Syrie».
«Nous devons prendre des décisions au cas par cas. Dans une perspective globale, vous ne pouvez pas comparer la Libye et la Syrie», a-t-il ajouté.
«Nous n'avons aucunement l'intention d'intervenir en Syrie», a-t-il répété.
Le régime syrien qui ne reconnaît pas l'ampleur de la contestation et attribue les violences dans le pays à des «gangs terroristes» ne cesse de réprimer les protestataires qui réclament le départ de M. Assad depuis le 15 mars. Plus de 3000 personnes y ont péri selon l'ONU.
L'insurrection populaire tend désormais à se transformer en conflit armé avec la multiplication des affrontements entre soldats, membres des forces de sécurité et déserteurs, qui ont fait des dizaines de morts ces derniers jours, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), une ONG basée au Royaume-Uni.
http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/crise-dans-le-monde-arabe/201110/31/01-4462955-une-intervention-de-lotan-en-syrie-totalement-exclue.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_crise-dans-le-monde-arabe_1415782_section_POS1
Commentaire:
Ne vous étonnez point si demain des frappes de l'OTAN contre la Syrie devenaient parfaitement justifiées. C'est une question d'enjeux et de conjonctures!
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
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lundi 31 octobre 2011
dimanche 30 octobre 2011
Syrie: Assad met en garde contre un séisme en cas d'intervention occidentale
Le président syrien Bachar al-Assad a averti qu'une intervention occidentale contre son pays provoquerait un séisme dans la région et demandé le soutien de la Russie, au moment où une réunion entre la Syrie et la Ligue arabe se tenait à Doha dans un climat de méfiance. AFP
Deux personnes ont été tuées dimanche dans la province de Homs en Syrie, où les militants pro-démocratie ont appelé à des manifestations pour réclamer que la Ligue arabe gèle l'adhésion de la Syrie, sous le slogan: "Gel de l'adhésion. Arrêtez votre appui aux assassins".
"Les milices d'Assad nous tuent depuis huit mois. Ils nous arrêtent et nous écrasent sous les (obus). Et vous, les Arabes, épris de discours, que faites-vous?", ont écrit les militants sur leur page Facebook "Syrian Revolution 2011".
Un comité ministériel de la Ligue arabe s'est réuni en début de soirée avec une délégation syrienne dirigée par le ministre syrien des Affaires étrangères Walid al-Mouallem, qui devait transmettre la réponse de Damas aux propositions de ce comité pour arrêter la violence.
La réunion se tient dans un climat tendu, la Ligue arabe ayant exprimé dans un message au président Assad samedi "son rejet des meurtres de civils" et "l'espoir que le gouvernement syrien prendra les mesures nécessaires pour les protéger".
Le ministère syrien des Affaires étrangères avait répliqué en se déclarant "étonné que le comité arabe ait basé sa position sur les mensonges diffusés par les chaînes de télévision qui incitent" à la violence.
Le comité qui s'était réuni mercredi à Damas avec le président Assad l'aurait averti que l'échec de la médiation arabe aboutirait à une internationalisation de la crise", notamment un embargo économique, d'après l'influent quotidien koweïtien Al-Qabas.
La délégation, présidée par le Premier ministre du Qatar cheikh Hamad ben Jassem Al Thani, a demandé au président Assad de s'engager sur un calendrier précis de réformes, d'accepter une réunion avec l'opposition à l'étranger et l'arrêt de la violence, selon le journal.
Dans un entretien publié dimanche par le journal britannique The Sunday Telegraph, M. Assad a prévenu que toute intervention occidentale contre son pays provoquerait un "tremblement de terre" au Proche-Orient.
"La Syrie est désormais le centre de la région. C'est la ligne de fracture et si vous jouez avec, vous provoquerez un tremblement de terre: voulez-vous voir un nouvel Afghanistan, ou des dizaines d'Afghanistan?", a menacé le président syrien.
"Tout problème en Syrie enflammera la région entière. Si le plan est de diviser la Syrie, cela revient à diviser la région entière", a ajouté M. Assad, selon lequel les forces de sécurité syriennes ont commis "beaucoup d'erreurs" au début de la contestation mais visent désormais uniquement des "terroristes".
Le président syrien a par ailleurs demandé à la Russie de continuer à le soutenir face aux condamnations occidentales de sa répression des manifestations, dans une interview à la télévision russe.
Pour sa part l'émissaire de la Chine au Moyen-Orient, Wu Sike, a appelé dimanche au Caire le régime de Bachar al-Assad à "respecter et répondre aux aspirations et aux revendications légitimes du peuple syrien".
La Russie et la Chine --membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU-- avaient opposé le 4 octobre leur veto à un projet de résolution des pays occidentaux menaçant Damas de "mesures ciblées".
La répression en Syrie a fait depuis le 15 mars, selon l'ONU, plus de 3.000 morts.
Et l'insurrection populaire tend désormais à se transformer en conflit armé avec la multiplication des affrontements entre soldats, membres des forces de sécurité et déserteurs.
Les défections se sont multipliées ces dernières semaines dans les rangs de l'armée, de nombreux déserteurs rejoignant l'"Armée syrienne libre", une force d'opposition armée dont la création a été annoncée en juillet par le colonel déserteur Riad al-Asaad, réfugié en Turquie.
Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon avait demandé samedi "la fin immédiate des opérations militaires contre les civils" et "la libération de tous les prisonniers politiques et des personnes détenues pour avoir participé à des manifestations".
http://news.fr.msn.com/m6-actualite/syrie-la-ligue-arabe-menace-assad-dune-intervention-internationale
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