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dimanche 3 janvier 2016

Deux policières rwandaises de l’ONU tuées par balle en Haïti

Deux policières rwandaises de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah) ont été tuées par balle à leur domicile à Cap-Haïtien, la deuxième ville du pays, ont annoncé jeudi la Minustah et la police rwandaise.
« La police nationale du Rwanda a le regret d’annoncer la mort de deux policières de la force de maintien de la paix », a -t-elle déclaré, dans un communiqué publié le 31 décembre, à Kigali.
« Les victimes, Lillian Mukansonera et Aimee Nyiramudakemwa, ont été tuées par balle à leur domicile de Cap Haïtien, au nord du pays, par des agresseurs non identifiés dans la nuit de mardi à mercredi », a précisé la police rwandaise.
Enquête de la Minustah et de la police haïtienne
Leurs corps ont été découverts mercredi matin. Une enquête a été ouverte par la Minustah et la police haïtienne pour déterminer les circonstances exactes de leurs décès.
Sandra Honoré, à la tête de la mission onusienne en Haïti, a présenté au nom de la Minustah ses condoléances aux familles des victimes et à leurs camarades. La mission onusienne qui compte 2600 policiers a été déployée en Haïti en avril 2004, suite au départ en exil du président Jean-Bertrand Aristide.
Ses effectifs militaires, policiers et civils avaient été renforcés suite au séisme du 12 janvier 2010, qui a causé la mort de plus de 200.000 personnes dont 102 membres du personnel des Nations unies, morts dans l’effondrement du quartier général de la mission à Port-au-Prince.
http://www.jeuneafrique.com/290695/politique/deux-policieres-rwandaises-de-lonu-tuees-balle-haiti/

lundi 18 juin 2012

Haïti-Université/Minustah : Des casques bleus brésiliens perturbent les cours à la Faculté des Sciences Humaines

P-au-P, 18 juin 2012 [AlterPresse] --- Des militaires brésiliens de la Mission des nations unies pour la stabilisation en Haïti, ont tenté, à trois reprises le vendredi 15 juins 2012, de pénétrer l’enceinte de la Faculté des sciences humaines (Fasch) de l’université d’État d’Haïti (Ueh), provoquant la perturbation des cours et des troubles qui se sont soldés par la casse de plusieurs pare-brise de voitures, a constaté l’agence en ligne AlterPresse.
« Nous ne savons la raison de cette visite délinquante et inopportune. C’est la panique générale. On ne sait à qui s’adresser », a déclaré le coordonnateur de la faculté, Hancy Pierre à AlterPresse.
Toutefois Pierre croit qu’ « ils se sont trompés d’adresse. Ils doivent aller au palais national, comme force d’occupation, pour sécuriser le président Michel Martelly. C’est une honte pour le pays ».
L’Association des communicateurs et communicatrice populaires (Akp), le Cercle Gramsci et le Cercle d’études et d’intervention en travail social (Ceits), basés à la Fasch, ont conjointement condamné « l’agression de la Minustah contre un espace inviolable du pays et réclament une explication valable des autorités du pays ».
« Nous sommes en train de boucler la session. Je me demande si ces occupants étaient venus suivre des cours. Mais de toute façon, ils devraient réussir le concours. Et leurs armes ne sont pas des stylos pour prendre des notes », ironise Pierre quoique visiblement énervé.
Le coordonnateur invite le président Martelly « a gardé les soldats de la Minustah, experts en viol, vol et choléra, pour sa sécurité au palais national au lieu de les laisser perturber les activités de ceux qui font de l’éducation avec un grand E ».
 Pierre souligne que la faculté entend exiger des explications au Conseil supérieur de la police nationale, car « la force d’occupation n’a pas à venir intimider les étudiants après avoir contaminé le pays avec le virus du choléra et violer femmes et hommes ».
« Nous n’acceptons pas cet impair de la Minustah. Nous n’allons pas les tolérer à venir asphyxier nos femmes et nos enfants de gaz lacrymogènes. S’ils viennent provoquer les étudiants dans leur faculté une nouvelle fois, c’est tout le quartier qui réagira. Il n’y avait aucun désordre dans le quartier », prévient Dieunord Joseph, habitant de l’impasse Le Hasard, où se situe la Fasch.
« Ils savent très bien qu’on ne peut pas pénétrer l’enceinte d’une faculté avec des armes » continue Joseph.
Le film de l’agression
Les étudiants suivent leur cours tranquillement quant ils sont alertés de la présence des « visiteurs malvenus ». Il est environ 11 heures du matin. Panique générale. Les cours s’arrêtent.
A la vue des militaires, les étudiants ferment le portail. Enervés, les brésiliens tirent à balles de caoutchouc et lancent une grenade de gaz lacrymogènes dans l’enceinte de la faculté, cassant, entre autres, des persiennes.
« On n’a pas manqué de leur rappeler qu’il n’y a personne à violer à la Fasch et que nous n’avons besoin qu’ils viennent nous infecter du choléra », explique une étudiante à AlterPresse.
Une collaboratrice de AlterPresse au sein du consortium médiatique "Ayiti Kale Je" se voit dans l’obligation d’arrêter le cours de journalisme d’investigation qu’elle dispensait à des étudiants et étudiantes en communication sociale.
Il est presque 14:00 locales (18:00 gmt). Les militaires reviennent à la charge. Ils laissent leur jeep sur l’avenue Christophe et montent la petite colline qui donne accès à la Faculté à pieds munis de casques, boucliers et cagoules. Et une nouvelle fois, la barrière de la faculté est fermée.
« Nous allions enfin avoir le quorum de 30 délégués pour pouvoir tenir l’assemblée mixte et décider sur le processus électoral et autres affaires concernant la faculté quand ils (les militaires) sont venus tout gâcher » explique le professeur Roosevelt Millard, membre du bureau de l’assemblée mixte représentative de la Fasch.
Il est presque 16 heures. La troisième tranche horaire des cours doit commencer. Certains étudiants et membres du personnel traumatisés, craignant des représailles de la force onusienne ont déjà laissé l’enceinte de la faculté. D’autres, réunis en petits groupes, discutent. « Qu’est-ce qu’ils sont venus faire exactement ? », se demande un d’entre eux.
Les professeurs arrivent, dont Ary Régis, étonné d’apprendre la nouvelle de la visite des casques bleus de l’Onu. « Mais…qu’est-ce qu’ils sont venus faire ? » se questionne le professeur avec de grands yeux derrière le volant de sa voiture.
Cette question fait le tour des lèvres et semble ne pas trouver de réponse.
Tout le monde est en salle. Plus d’une dizaine de cours sont en train d’être dispensés, quand on voit des étudiants et étudiantes courir dans tous les sens. « Minustah ! Minustah ! Minustah ! ils sont revenus nous attaquer ! », crient-ils. Et les salles de cours se vident.
Encore une fois…des soldats brésiliens de la Minustah reviennent et tentent d’accéder à la faculté. La barrière est à nouveau fermée. Ils demeurent plus d’une trentaine de minutes en position de tir. Et les jurons pleuvent de la bouche des étudiants.
« Allez-vous en ! Allez mettre la paix chez vous ! Allez calmer la pagaille dans les favelas ! Laissez-nous étudier. Il n’y a pas de cabris à voler ! Pas de femmes ni de jeunes garçons à violer ici. La Fasch est un espace inoccupé », scandent les étudiants et étudiantes.
Vaval Josué, professeur au département de psychologie, veut sortir leur parler. Mais plus d’un le dissuade de peur qu’il ne soit indexé par les soldats qui ont déjà menacé un étudiant qui avait filmé une partie de la scène dans la matinée.
La Fasch, un défi pour la Minustah
Dès le débarquement de force onusienne dans le pays en 2004, plusieurs personnalités de la Fasch, dont le professeur Jn Anil Louis-Juste, assassiné le mardi 12 janvier 2010, ont qualifié sa présence « d’occupation ».
Plusieurs organisations estudiantines ont manifesté ouvertement leur hostilité à la présence de la Minustah, à travers des notes de presse, des affiches, des banderoles ou des panneaux érigés à l’entrée de la faculté.
Un tableau avec les lettres UN barrées a occupé pendant longtemps l’entrée de la faculté. [efd gp apr 18/06/2012 00:40]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12990

mercredi 23 mai 2012

Cap-Haïtien : la médaille de l’ONU décernée à 354 soldats chiliens

22 mai 2012 354 soldats chiliens du XVIIe Bataillon (CHIBATT XVII) de la MINUSTAH, ont été décorés de la Médaille des Nations Unies, le 17 mai 2012, au Cap-Haïtien (département du Nord), lors d’une cérémonie solennelle en présence du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en Haïti et Chef de la MINUSTAH, Mariano Fernandez Amunátegui, le représentant du Commandant de la Force militaire, Steve Charpentier, et de nombreuses autorités locales, dont des représentants de la Police Nationale d’Haïti (PNH).
« Comme Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies, j’aimerais exprimer mon profond respect et mon remerciement pour le professionnalisme et l’esprit de sacrifice avec lesquels vous avez contribué à la consolidation de la paix et de la sécurité en Haïti », a souligné M. Amunátegui à l’intention des récipiendaires.
Présent en Haïti depuis juin 2004, le contingent chilien, fort de 500 Casques bleus et policiers des Nations Unies (UNPol), est actif dans trois différentes entités de la Force : la compagnie de Génie, l’aviation et l’infanterie de laquelle sont issus les 354 militaires. En vue de maintenir un environnement stable et sécuritaire dans les départements du Nord et du Nord-ouest où ils sont déployés, ces soldats de la paix réalisent quotidiennement des patrouilles -motorisées, pédestres et de longues distances-, érigent des points de contrôle et mènent des opérations d’insertion, d’extraction et de reconnaissance aérienne, en appui à la PNH.
A l’actif des militaires chiliens figurent également la réparation et l’électrification, en décembre dernier, du Pont neuf, principal pont du Cap-Haitien, construit en 1980 et reliant le centre ville du Cap-Haïtien à la partie Est du pays. Par ailleurs, dans le cadre de leurs activités de proximité, les Casques bleus chiliens ont formé deux promotions de jeunes, issus des communes de Limonade, de Milot et du Cap-Haïtien, en cuisine et hôtellerie, en électricité domestique, en mécanique et en techniques de premiers soins, entre octobre et décembre 2011.
La participation du Chili aux efforts de maintien de la paix de l’ONU remonte à 1991, au Koweït et en Iraq. Aujourd’hui, ils sont près de 600 hommes et femmes du Chili à œuvrer en faveur de la paix à travers le monde sous la bannière de l’ONU.
http://minustah.org/?p=35571

vendredi 14 octobre 2011

Haïti: Martelly déterminé à rétablir l'armée

Publié le 13 octobre 2011
Michel Martelly a déclaré devant des journalistes à Port-au-Prince qu'il rétablirait l'armée même si son projet ne rallie pas les soutiens.
Le président d'Haïti s'est dit déterminé, jeudi, à aller de l'avant avec son projet controversé de reconstituer l'armée du pays.
Michel Martelly a déclaré devant des journalistes à Port-au-Prince qu'il rétablirait l'armée même si son projet ne rallie pas les soutiens.
Il a indiqué que la future armée haïtienne serait une force moderne destinée aux secours en cas de catastrophe naturelle et à la protection des frontières maritimes et terrestres.
Le projet du président de rétablir l'armée a été rendu public il y a deux semaines, après que l'Associated Press eut obtenu un document qui expliquait les objectifs de la future force.
Le projet est controversé. L'armée haïtienne a mené plusieurs coups d'État et perpétré de nombreuses violations des droits de la personne avant d'être démantelée en 1995.http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201110/13/01-4457029-haiti-martelly-determine-a-retablir-larmee.php

samedi 30 juillet 2011

Les ingénieurs japonais forment des Haïtiens dans le maniement d’équipements lourds

30 juillet 2011 Publié dans la catégorie : À La Une, Quoi de neuf ?
Depuis son déploiement après le séisme, la Compagnie de Génie japonaise (JAPANCOY) de la Force de la MINUSTAH a, à son actif, de nombreux travaux, tels la réhabilitation de routes, la démolition de bâtiments fortement endommagés par le séisme et l’enlèvement de débris. Aujourd’hui, les Casques bleus partagent leurs connaissances avec quatre Haïtiens. Une nouvelle facette de leur engagement dans la reconstruction du pays.


Photo : Japan PIO – UN/MINUSTAH
Aux quatre Haïtiens -deux femmes et deux jeunes hommes- les Casques bleus japonais apprennent, depuis le depuis le 12 juillet, à manier des chargeuses et des niveleuses, des équipements lourds utilisés dans des travaux d’ingénierie. Les deux femmes s’entrainent surtout, au moyen de leur « grader », à charger de sable des camions-benne. Quant aux deux jeunes hommes, ils manœuvrent des « loaders » pour étaler des remblais ou niveler des terrains. Outre l’enseignement relatif à l’utilisation des engins, les bénéficiaires ont reçu une formation théorique de base en matière de maintenance.

Cette formation entre dans le cadre d’un projet pilote et est susceptible de s’étendre à des effectifs plus importants. La période d’apprentissage s’étend sur un peu plus de deux semaines. Au terme de cette dernière, les apprenants seront soumis à des tests d’évaluation. Ils recevront leur certificat au cours d’une cérémonie officielle, à la base du dela Compagnie de Génie japonaise de la MINUSTAH, ce samedi 30 juillet.

« Je suis fière de pouvoir faire fonctionner un loader (chargeuse). Cette formation me permet de réaliser un rêve car j’ai toujours souhaité conduire des engins lourds», se félicite Judette Delva, soulignant qu’il y a très peu de femmes, dans le pays, qui sont attirées par de telles professions.Selon son confrère Jean-Pierre Fleuré, «il n’y a pas d’institutions dispensant ce type de formation en Haïti. En apprenant à utiliser des équipements d’ingénierie, on est mieux armé pour participer à la reconstruction de notre pays. En outre, cela nous offre des perspectives d’emplois».

Chômeur de son état et n’ayant aucune profession, Jean-Pierre a bénéficié de cette formation grâce à une demande formulée au contingent de génie japonais par le Ministère des Travaux Publics Transport et Communication (TPTC), via le Bureau des Nations Unies pour les Services d’Appui aux Projets (UNOPS). Comme ses trois autres collègues, il suit de manière intensive, depuis le 12 juillet, la formation théorique et pratique dispensée par une équipe de six instructeurs dirigée par l’ingénieur Masaru Imade.

Jean-Pierre se félicite de la disponibilité des instructeurs et de la pédagogie utilisée pour transmettre leur savoir. « Nous avons beaucoup appris en un laps de temps assez court. Ailleurs, nous aurions mis plusieurs mois pour acquérir toutes les connaissances qui nous ont été transmises pendant environ deux semaines », fait-il remarquer, ajoutant que « ce serait un plus pour le pays si d’autres entités pouvaient, comme les Japonais, aider des jeunes sans profession à apprendre un métier ».

Et c’est évidemment pour « permettre à de jeunes Haïtiens de mieux contribuer à l’évolution de leur société » que le contingent d’ingénierie japonais a « facilité » cette formation, comme le souligne le Lieutenant Masaru Imade. Pour sa part, le Major Maki Chonan, responsable de l’Information publique du contingent, fait valoir que « la transmission de ce savoir va être utile dans le cadre de la reconstruction du pays ».

Au delà de la formation !
Le transfert de connaissances n’est qu’un nouvel aspect de l’action des ingénieurs japonais de la MINUSTAH dans le pays. En effet, depuis leur déploiement en février 2010, ils ont participé à la réhabilitation de nombreuses routes et infrastructures. La remise en état de la route de Malpasse reliant Port-au-Prince à la République Dominicaine, régulièrement empruntée pour l’acheminement de l’aide humanitaire, est l’un des exemples parmi d’autres.
Les Casques bleus japonais interviennent aussi dans la démolition d’immeubles irréparables et l’enlèvement de débris. Ces initiatives touchent des bâtiments publics comme le commissariat de police de Delmas 33, le Ministère haïtien de l’Economie et des Finances et le Bureau des douanes de l’aéroport de Port-au-Prince. Ils ont aussi déblayé des immeubles logeant des institutions scolaires comme l’école primaire « Notre Dame du Petit », dans la commune de Carrefour et l’école Externat La Providence. A la Galerie d’Art Nader, leur mission était de retirer des décombres les œuvres d’art.
Un autre domaine d’intervention concerne le curage de canaux et le nettoyage de quartiers, dont Fort-National. Ces ingénieurs ont par ailleurs fourni un soutien technique dans l’aménagement de nombreux camps de déplacés, notamment dans la localité de Chambrun, dans la Plaine du Cul-de-sac, ainsi que celui de camp Tabarre Issa, à Port-au-Prince. Sur le site d’hébergement provisoire de Pétion-Ville Club, les Casques bleus ont réalisé des travaux de drainage et construit une structure de soutènement visant à empêcher les glissements de terrain.
La compagnie de génie japonaise s’investit en outre dans des activités à caractère humanitaire. Ainsi, figure à son crédit la construction d’un dépôt et d’un dortoir pour un orphelinat à Gantier, dans le cadre d’un Projet à Impact Rapide (QIP) de la MINUSTAH.

Les Casques bleus japonais entreprennent par ailleurs divers gestes de solidarité envers les populations vulnérables, sur leurs fonds propres. Par exemple, au «Centre loving hands children’s», un orphelinat situé dans la commune de la Croix-des-Bouquets, au nord-est de la capitale, ils ont offert 60 bancs, 13 tableaux, de la craie, des crayons et des cahiers. Ils ont aussi remis aux responsables divers produits alimentaires et des articles vestimentaires et organisé au profit des enfants, des activités culturelles.
Dans le cadre de l’opération « Nouvel Horizon 2011 », le contingent japonais a participé aux côtés de militaires américains à la réhabilitation d’infrastructures scolaires et médicales dans la localité de Poteau, aux Gonaïves. La dernière réalisation en date à mettre au crédit des japonais est la construction d’une buanderie dotée notamment de lavabos, d’une machine à laver et d’un espace pour faire sécher le linge au sanatorium de Sigueneau, un hôpital spécialisé dans le traitement de la tuberculose (TB) et de la double infection TB/VIH-SIDA à Léogane.
La compagnie de génie japonaise a un effectif quelque 330 membres, en majorité des ingénieurs.
Rédaction : Faustin Caille
Edition : Uwolowulakana Ikavi
http://minustah.org/?p=31394

jeudi 14 juillet 2011

UN mission in Haiti deploys troops in slums

PORT-AU-PRINCE, Haiti —
A United Nations spokeswoman says the world body's peacekeeping mission in Haiti has deployed troops to several slums in Port-au-Prince to crack down on gangs and criminals.
Barbara Mertz of the U.N. peacekeeping mission in Haiti says "Operation Phoenix" will use more than 2,100 soldiers to catch criminals in Cite Soleil, Bel-Air and Martissant. All three slums are longtime havens for gang activity.
The operation announced Thursday is being supported by U.N. police and Haiti's National Police. It is intended to last for several days.
Once the U.N. force secures the three neighborhoods, the troops plan to clear the streets of debris and garbage, set up health care clinics, and repair roads.
http://seattletimes.nwsource.com/html/nationworld/2015613987_apcbhaitislumcrackdown.html

mardi 12 juillet 2011

L’appui du Brésil à Haïti au centre de la visite d’un jour du chef de la diplomatie brésilienne à Port-au-Prince

12 juillet 2011 Publié dans la catégorie : À La Une, Quoi de neuf ?
Lors de sa nouvelle visite en Haïti le 11 juillet, le ministre brésilien des Affaires étrangères, Antonio Patriota a rencontré le président Michel Joseph Martelly, pour des entretiens relatifs à la coopération bilatérale. Avec le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en Haïti, Mariano Fernández Amunátegui, et le Commandant de la Force de la MINUSTAH, il a été question de l’appui du Brésil à la Mission.
M. Patriota, porteur d’un message « d’engagement » du chef de l’Etat brésilien Dilma Rousseff à son homologue haïtien, a exprimé sa satisfaction d’être de retour en Haïti, « un pays qui a des liens fraternels avec le Brésil ». Il a profité de cette visite à Port-au-Prince pour passer en revue, avec le chef de l’Etat haïtien, l’aide brésilienne dans le cadre du processus de reconstruction du pays, la coopération technique et l’assistance humanitaire.
La coopération entre le Brésil et Haïti s’est particulièrement renforcée à partir de 2004 dans plusieurs domaines. Dans le secteur de la santé, cela s’est traduit par la construction d’hôpitaux. Pour ce qui est des infrastructures, le Brésil finance l’étape initiale du projet du barrage de l’Artibonite, « un sujet qui a été abordé avec M. Martelly », a souligné le ministre des Affaires étrangères lors d’une conférence de presse tenue avant son départ. Le Brésil est également présent en Haïti dans le domaine de l’agriculture, à travers l’EMBRAPA, une société brésilienne de recherche qui pilote des projets agricoles à Kenscof et à Fond-des-Nègres.
Autre champ d’intervention, le sport. Depuis avril, onze joueurs de 11 à 14 ans s’entraînent, dans le cadre d’un programme de 6 mois, à l’Olé Football Club, l’un des grands clubs de football au Brésil.
Avec le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies et le Commandant de la Force, le général Luiz Ramos, le chef de la diplomatie brésilienne a évoqué les conditions de sécurité prévalant dans le pays et les performances de la composante brésilienne de la MINUSTAH. Le Brésil est en effet le plus grand contributeur de troupes de la MINUSTAH avec un effectif de 2.192 hommes formant deux bataillons d’infanterie, BRABAT 1 et BRABAT 2 et une compagnie de génie (BRAENGCOY). Par ailleurs, le Commandant de la Force militaire de la Mission est brésilien.
Les deux bataillons d’infanterie appuient notamment la Police Nationale d’Haïti (PNH) et la Police des Nations Unies (UNPol) dans le domaine sécuritaire, dans le cadre d’opérations conjointes, plus particulièrement dans les zones à forte densité de population comme Cité Soleil, Bel Air ou Martissant. Ils participent également à des activités de coordination civilo-militaires (CIMIC) de proximité avec les résidents vivant dans le voisinage de leurs bases.
Les bataillons d’infanterie ont également été particulièrement actifs dans le domaine de la sécurisation des centres de vote lors des dernières élections législatives et présidentielles.
Quant à la compagnie de génie (BRAENGCOY), elle intervient surtout dans le domaine de l’amélioration des infrastructures, dont le projet le plus récent a consisté à réhabiliter une zone de l’Aéroport international Toussaint Louverture matérialisée par le déblayage du terrain et le bitumage du parking et de la route d’accès au salon diplomatique.
Le mandat la Mission onusienne doit être renouvelé en octobre 2011. Le ministre brésilien a souligné à ce propos qu’une « réduction des effectifs pourrait être envisagée avec le maintien des bataillons d’ingénieurs ». Il a cependant tenu à assurer qu’aucune décision ne sera prise avant la conclusion du rapport du Groupe Consultatif Spécial sur Haïti du Conseil Economique et Social des Nations Unies (ECOSOC) sur la question.
M. Patriota était déjà venu en Haïti en février pour apporter le soutien de son pays au processus électoral avec l’octroi de 300.000 dollars destinés à l’organisation du deuxième tour de l’élection présidentielle du 20 mars.
Rédaction: Habibatou Gologo
Edition: Faustin Caille
http://minustah.org/?p=31098

vendredi 8 avril 2011

Préval propose un débat sur l'efficacité de l'ONU en Haïti

Dans son discours par devant le conseil de sécurité de l'ONU, le chef de l'Etat haïtien, René Préval a jeté un pavé dans la marre en attirant l'attention sur la nécessité de réévaluer l'action de l'ONU dans son pays. Il estime que ce débat est nécessaire d'autant plus que des missions militaires sont présentes depuis 18 ans dans ce pays non confronté à un conflit armé.
M. Préval a proposé aux membres du Conseil de sécurité, un débat sur l'efficacité de l'intervention de l'ONU en Haïti depuis 1993. Il a rappelé que l'instabilité en Haïti était principalement due au sous-développement, soit, en d'autres termes, à l'insatisfaction des droits socioéconomiques les plus élémentaires de la population. Les chars, les blindés et les militaires auraient dû céder la place aux bulldozers et aux ingénieurs, à davantage d'instructeurs de police et d'experts en appui à la justice et au système judiciaire et pénitentiaire, a fait valoir le chef de l'Etat.
La dissuasion militaire n'est qu'un des aspects de la quête de stabilité, mais elle ne saurait se confondre avec elle, a-t-il dit. La stabilité ne sera conquise que par les Haïtiens eux-mêmes, avec la solidarité de la communauté internationale qui pourra les accompagner dans l'édification des institutions spécialisées indispensables à l'état de droit.
Par ailleurs, le Président Préval a invité le prochain gouvernement à pratiquer une gouvernance d'apaisement, d'ouverture, d'inclusion, de dialogue, de respect des droits d'association et d'expression. Il a souhaité que l'opposition adopte une attitude positive et de collaboration avec les nouveaux élus. Dans le même temps il exhorte la Commission intérimaire pour la reconstruction d'Haïti (CIRH) à plus de célérité et d'efficacité.
LLM / radio Métropole Haïti

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18986
Commentaires:
On ne reprochera certainement pas au président Preval de n'avoir pas essayer de changer les contours de la mission de l'ONU. Il avait déjà de mandé par le passé de changer MINUSTAH en MINUSDAH!
Il n'est pas le seul à être convaincu que les militaires ne sont en principe d'aucune utilité pour un pays qui ne connait pas de conflit. Le représentant de l'OEA en Haïti avait fait le même constat et il a été limogé!

lundi 28 mars 2011

Haiti : le Général Luiz Eduardo Ramos aux commandes de la Minustah

Ban Ki-moon, Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies (ONU), a nommé hier, le Général Luiz Eduardo Ramos Pereira comme Commandant de la Force de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d'Haïti (Minustah). Il remplacera le Général Brésilien Luiz Guilherme Paul Cruz, dont le mandat en tant que commandant de la Minustah se termine le 31 de ce mois. Par Julien Mercier ]
Entré dans l'armée brésilienne en janvier 1976, le Général Luiz Ramos a eu une carrière distinguée, occupant de nombreux postes à responsabilités. Parvenu au grade de colonel, il a été nommé Commandant adjoint à la brigade aéroportée de Rio de Janeiro, entre 2007 et 2009.
Après avoir été promu au rang de général de division, il a pris la tête de la huitième Brigade d’infanterie légère à Rio Grande Do Sul (état méridional du Brésil), en 2010 et 2011.
Il a une expérience considérable du commandement et de l’encadrement de troupes au sein de l’armée brésilienne, ainsi que comme instructeur à l’Académie militaire du Brésil.
D’octobre 1992 à octobre 1993, il était observateur militaire des Nations Unies au sein du Commandement de la Force en Bosnie-Herzégovine. De juin 2005 à juin 2007, il était attaché militaire à l’Ambassade du Brésil à Tel-Aviv, en Israël.
La mission de l'ONU en Haïti, la Minustah, a un effectif de 8742 soldats, dont 2187 Brésiliens. Le Brésil commande d'ailleurs les troupes de la Minustah depuis 2004, année du départ en exile du Président Aristide, revenu le 18 mars.
Julien Mercier - DOMactu.com
http://www.domactu.com/actualite/13251942709747/guadeloupe-haiti-le-general-luiz-eduardo-ramos-aux-commandes-de-la-minustah/

jeudi 3 mars 2011

Haïti: Une casque bleu fauchée par un camion

THE ASSOCIATED PRESS
Publié: 02 mars 2011 21:21
PORT-AU-PRINCE, Haiti - Une soldate des Forces de maintien de la paix des Nations unies en mission à Haïti est décédée à la suite d'un accident survenu dans une ville au nord de Port-au-Prince, a annoncé l'ONU mercredi.

Selon Vincenzo Pugliese, porte-parole de l'ONU, la jeune femme de 26 ans originaire du Népal se trouvait devant la base de son unité lorsqu'elle a été frappée par un camion. Après l'impact, le chauffeur a sauté du véhicule et a pris la fuite à pied.
L'ONU a identifié la victime comme étant Bhagawati Neupane et indiqué qu'elle était à Haïti depuis octobre 2010.
L'incident s'est produit mardi près de Mirebalais, une ville du plateau central haïtien.
Environ 1000 casques bleus népalais travaillent à Haïti.
http://www.journalmetro.com/monde/article/790843--haiti-une-casque-bleu-fauchee-par-un-camion

vendredi 26 novembre 2010

Haïti: le chef de la MINUSTAH évoque «le départ» des Casques bleus

Publié le 25 novembre 2010
Agence France-Presse, Port-au-Prince
Le chef de la mission de l'ONU en Haïti (MINUSTAH) Edmond Mulet a indiqué jeudi que la réduction du nombre de Casques bleus en Haïti et leur «éventuel départ» seraient examinés en avril ou mai 2011, si les élections de dimanche et la passation de pouvoir se passent bien.
«Si nous avons de bonnes élections maintenant et qu'il y a
un transfert de pouvoir démocratique» entre l'ancien
 président et le président élu et «l'installation d'une nouvelle
 assemblée nationale l'année prochaine, alors nous allons
faire une analyse de la situation sécuritaire dans le pays
en avril ou mai», a indiqué Edmond Mulet (au centre) lors
d'une conférence de presse.Photo: Eduardo Munoz, Reuters

Créée à la mi-2004, la Mission de stabilisation de l'ONU en Haïti (MINUSTAH), est prévue sur le long terme. Son mandat est renouvelé périodiquement par le Conseil de sécurité. Il a été renouvelé pour un an en octobre dernier.
«Si nous avons de bonnes élections maintenant et qu'il y a un transfert de pouvoir démocratique» entre l'ancien président et le président élu et «l'installation d'une nouvelle assemblée nationale l'année prochaine, alors nous allons faire une analyse de la situation sécuritaire dans le pays en avril ou mai» 2011, a indiqué Edmond Mulet lors d'une conférence de presse.
Cette réflexion pourrait permettre d'en revenir «au plan que nous avions établi à la fin de 2009 pour la réduction et l'éventuel départ de la mission», a-t-il déclaré.
Le chef de la MINUSTAH a précisé qu'il y avait eu «un débat en octobre 2009 au niveau du Conseil de sécurité parce que la mission de l'ONU était déjà en train d'accomplir sa mission». Le tremblement de terre avait ensuite remis en cause ces pistes de réflexion et obligé la MINUSTAH à proroger sa mission.
Plusieurs candidats, comme Mirlande Manigat, l'une des favoris, demandent le départ de la MINUSTAH qui est notamment accusée par des Haïtiens d'avoir introduit, via ses soldats népalais, le choléra en Haïti.
http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/elections-en-haiti/201011/25/01-4346419-haiti-le-chef-de-la-minustah-evoque-le-depart-des-casques-bleus.php

jeudi 4 novembre 2010

"El próximo Gobierno debe garantizar el Estado de Derecho para crear confianza"

EDMOND MULET Jefe de la Misión de Naciones Unidas para la Estabilización de Haití

IBAN CAMPO - Punta Cana - 05/11/2010
Edmond Mulet (Guatemala, 1951) tiene a su cargo la jefatura de la Misión de Naciones Unidas para la Estabilización de Haití (MINUSTAH) desde que su antecesor, el tunecino Hédi Annabi, falleciera a consecuencia del terremoto que afectó al país el pasado 12 de enero. Sentado en un salón del Centro de Convenciones del Hotel Moon Palace de Punta Cana, en el este de República Dominicana, el sábado de la semana pasada, gesticula y se explaya como diplomático que es. Ha asistido a la clausura de la Conferencia Internacional de Las Américas (CILA 2010), en la que durante tres jornadas estudiantes de nivel medio simulan ser representantes ante el organismo multilateral.


Pregunta. Terremoto y ahora cólera.
Respuesta. Creíamos que el aspecto sanitario, más allá de la crisis humanitaria creada por el terremoto, estaba controlado. Pero ha surgido este brote que ha matado a más de 300 personas y contagiado a unas 4.000 [el Ministerio de Salud Pública cifraba el miércoles en 442 los muertos y 6.742 los afectados]. Se dice que podría ser más grave si llega a los campamentos de refugiados, pero es allí donde hay asistencia médica, letrinas, agua clorada... El problema sería más bien en el resto de Puerto Príncipe.

P. Apuntan al grupo de soldados nepalíes de la MINUSTAH como el foco del brote.
R. Quién lo trajo y de dónde vino lo vamos a saber en los próximos días. Se ha identificado como una variedad del sur de Asia. Hemos realizado análisis de desechos humanos, aguas vertidas y usadas. Todo ha sido negativo, y el contingente nepalí se sometió a exámenes antes de venir, a principios de octubre, y estaba bien.

P. ¿Hay mala fe detrás de ese señalamiento?
R. No lo sé. Estamos en campaña electoral. El alcalde de la ciudad donde está el campamento es candidato a senador y no está bien en las encuestas. No descarto una manipulación política en este tema. Hay gente que no nos quiere en Haití por principio. Pero también hay otros, como delincuentes, traficantes y demás, con vínculos políticos, que denuncian la presencia de la MINUSTAH porque va en contra de sus intereses.

P. ¿Habrá elecciones el 28 de noviembre?
R. Hasta el momento, y a pesar del daño causado por el cólera, los involucrados en el proceso electoral han decidido que no hay que suspenderlas.

P. ¿La población está con ánimo de ir a las urnas?
R. Hace unos meses no lo había, pero en las últimas encuestas se ve gran interés en votar. Hay partidos y líderes que optaban por boicotearlas, pero el proceso avanza y todos se han integrado en él.

P. ¿Es esta la decisión electoral más trascendente de los últimos años para el pueblo haitiano?
R. Saber decidir en este momento es muy importante. Por primera vez va a haber una segunda vuelta, algo muy sano porque habrá una recomposición de fuerzas y alianzas que puede ser importante para el devenir del país.

P. ¿Hace falta un cambio de visión y de forma de gobernar?
R. Corresponde a los haitianos decidir qué candidato sería el mejor para responder a la situación del país. Ahora bien, los nuevos líderes, generaciones e ideas que están surgiendo pueden cambiar el rumbo de Haití. Y quiero advertir, y he insistido en ello con todos los candidatos, de que todos los esfuerzos que se han estado haciendo en los últimos 20 años no tienen sentido si el próximo Gobierno no se inclina con seriedad a garantizar el Estado de Derecho. Hace falta inversión y crear empleo, y la inversión solo llega con garantías. Ha habido avances políticos y en la policía, pero eso no es suficiente para salir del círculo vicioso.

P. Habla de generar confianza.
R. Solo se logra dando garantías de igualdad. Ahora se resuelven los problemas por sistemas informales que solo benefician a un pequeño sector de la población. Antes de venir a Haití, hace unos años, no había pensado en el concepto de suicidio colectivo. Pero uno lo ve aquí, donde hubo registro de la propiedad, de nacimientos, tribunales que funcionaban...

P. ¿No será que algunos se han dedicado a acabar con Haití?
R. La responsabilidad es de todos. También de la comunidad internacional. Hemos sido corresponsables. En algún momento no nos gustaba la ideología del presidente, la posición de un Gobierno, cualquier pretexto era bueno, y hemos creado instituciones paralelas al Estado, lo que ha ayudado a debilitar las suyas.

P. ¿Hay un límite para que las cosas cambien y los haitianos no opten por el éxodo?
R. No hubo éxodo masivo después del terremoto, pero sí hay uno ordenado, con filas masivas, sobre todo de jóvenes, frente a consulados para irse. Y es preocupante.

P. La miseria sigue, quizá agravada ahora.
R. Hay que recordar que la situación de Haití viene de antes. Lo que hay ahora, con los desplazados... Sin ser cínicos, muchos de ellos están mejor que antes, y no les podemos pedir que vuelvan a sus barrancos, a estar rodeados de aguas negras... Hace falta una nueva etapa con el liderazgo del Gobierno para ubicar los terrenos donde construir las nuevas comunidades. Hay recursos y voluntad. Uno ve el esfuerzo cotidiano y vemos voluntad en la gente de salir adelante.
http://www.elpais.com/articulo/internacional/proximo/Gobierno/debe/garantizar/Estado/Derecho/crear/confianza/elpepuint/20101105elpepuint_2/Tes

samedi 16 octobre 2010

Peacekeepers break up anti-UN protest in Haiti

The Associated Press
Friday, October 15, 2010; 2:27 PM
PORT-AU-PRINCE, Haiti -- U.N. peacekeepers clashed Friday with a small group of Haitians protesting the yearly renewal of the 12,000-member military and police force.
About 60 protesters organized by labor, housing and other activist groups blocked the entrance to the main U.N. logistics base near Port-au-Prince's airport.
Most of the protesters came from the post-earthquake camps that still dominate the capital. They spray-painted anti-U.N. slogans on cars and burned the flag of Brazil, which provides the largest contingent to the mission.
U.N. security personnel then emerged from the base. A plainclothes guard struck a protester before a Jordanian soldier with the mission fired a warning shot. AP journalists also saw a Haitian policeman hit protesters with his rifle and a U.N. vehicle push through the crowd, knocking over protesters and journalists.
The protest was in response to a unanimous Security Council vote Thursday to renew the U.N. Stabilization Mission in Haiti, or MINUSTAH, which has been in place since the 2004 ouster of former President Jean-Bertrand Aristide.
A statement from legal-aid group Bureau des Avocats Internationaux said money is wasted on the mission, which it called ineffective. It said protesters want "real assistance, not the renewal of ... an occupying military force."
The U.N. has budgeted $380 million for the mission this year.
Spokesman Vicenzo Pugliese said the mission had no comment on the protest.
http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2010/10/15/AR2010101504139.html

vendredi 15 octobre 2010

Le Conseil de sécurité accorde un an de plus à la MINUSTAH et appelle à des "élections libres" en Haïti

La stabilité politique dépendra de l’issue des joutes présidentielles et législatives du 28 novembre, relèvent les quinze membres du Conseil dans une résolution Jeudi 14 octobre 2010,Radio Kiskeya
Les quinze membres du Conseil de sécurité ont approuvé jeudi à l’unanimité la proposition du Secrétaire général Ban Ki-moon de proroger, jusqu’au 15 octobre 2011, le mandat de la Mission de stabilisation de l’ONU en Haïti (MINUSTAH) tout en appelant à la tenue "d’élections libres", le mois prochain.
Le Conseil a décidé de "maintenir à leur niveau global actuel les effectifs de la Mission, qui comprend une composante militaire, qui pourra compter jusqu’à 8.940 soldats de tous rangs, et une composante policière pouvant atteindre 4.391 membres", souligne l’instance suprême de l’ONU dans une résolution rendue publique à New York.
Affirmant qu’il est de la responsabilité du gouvernement et du peuple haïtiens la "stabilisation du pays sous tous ses aspects", le Conseil de sécurité met aussi l’emphase sur la nécessité de rendre libre et transparent le scrutin présidentiel et législatif du 28 novembre. "La bonne tenue d’élections présidentielles et législatives libres, régulières, ouvertes à tous et transparentes, conformément au calendrier constitutionnel, est une condition décisive de la consolidation d’un climat politique stable", indique la résolution.
D’autre part, les donateurs d’Haïti sont invités à honorer "sans retard" les engagements financiers pris lors de la conférence internationale organisée à New York, le 31 mars dernier, afin que le processus de reconstruction post-séisme entraîne à court terme des "bienfaits tangibles et visibles".
Dans le domaine des droits humains, au cours des douze prochains mois, la MINUSTAH disposera du même mandat. Aussi, les Etats membres insistent pour que les casques bleus "continuent d’appuyer les efforts déployés par les autorités haïtiennes en vue de contrôler les flux d’armes légères", conclut la résolution.
Précédée de quelques mois d’une force multinationale qui avait été dépêchée sur le terrain dans les heures ayant suivi le départ en exil du Président Lavalas, Jean-Bertrand Aristide, le 29 février 2004, au milieu d’une grande commotion politique, la MINUSTAH est déployé en Haïti depuis six ans.spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7128

vendredi 24 septembre 2010

Bras de fer entre la Minustah et la justice haïtienne

Le juge instructeur Eddy Fortuné a émis un mandat d'amener à l'encontre de l'interprète de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d'Haïti (Minustah), Joëlle Rosefort, le 22 septembre dernier. Mme Rosefort, soupçonnée de complicité pour homicide volontaire, avait refusé de répondre à une demande de comparution du juge d'instruction. L'employée de la base des casques bleus népalais devrait répondre aux questions relatives à l'assassinat de Gerald Jean Gilles le 18 août 2010. Cet jeune homme de 16 ans avait été pendu dans le baraquement des népalais du Cap Haïtien.
Les autorités judiciaires haïtiennes ont décidé d'ignorer la mise en garde du chef de la Minustah, Edmond Mulet arguant que Mme Rosefort jouit de l'immunité de juridiction. M. Mulet avait rappelé aux autorités gouvernementales et judicaires haïtiennes qu'en raison des termes de références entre l'Etat haïtien et l'ONU l'employée ne pouvait comparaître avant la levée de son immunité. Il avait indiqué avoir sollicité du secrétaire général de l'ONU la levée de l'immunité de Mme Rosefort.
Les autorités gouvernementales haïtiennes ont observé un profond mutisme sur ce dossier. On ignore si la ministre des affaires étrangères, Marie Michelle Rey, avait répondu à la correspondance de M. Mulet.
Le mandat d'amener autorise les policiers haïtiens à interpeller Mme Rosefort. Plusieurs personnalités, dont les sénateurs Kelly Bastien (Unité) et Edmonde Supplice Beauzile (Alternative) ont exigé la poursuite de l'enquête sur l'assassinat de Gerald Jean Gilles.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18276

jeudi 23 septembre 2010

Le chef de la Minustah fait obstruction à la justice selon des leaders politiques

Des représentants de divers secteurs de la vie nationale condamnent le refus du chef de la Minustah d'autoriser une enquête sur le décès d'un adolescent dans un baraquement des casques bleus népalais. Des sénateurs et leaders politiques accusent le chef de la Mission Onusienne, Edmond Mulet, d'obstruction à la justice en refusant d'autoriser la comparution d'une interprète de la Minustah par devant le juge instructeur en charge du dossier. Certains sénateurs de l'opposition dont Edmonde Supplice Beauzile (Fusion) et ceux du parti au pouvoir dont Kelly Bastien, exigent la poursuite de l'enquête sur l'assassinat de Gerald Jean Gilles. La sénatrice Beauzile se demande s'il ne serait pas nécessaire que des membres de la mission onusienne soient déclarées " persona non grata.
Le silence des autorités haïtiennes est également condamné par certains dirigeants politiques et des membres de la société civile. Le président du parti Jeunesse Pour la république (JPR), Fednel Monchery, soutient qu'il s'agit d'une exécution sommaire. Il révèle que les casques népalais avaient accusé la victime d'avoir volé 800 dollars. Le chef de file de JPR souligne que Gérard Jean Gilles a été pendu pour avoir commis le forfait.
Les dirigeants de JPR réclament le départ de la Minustah et annoncent la tenue d'un sit-in devant le ministère de la justice. M. Monchery lance un appel à un soulèvement populaire contre la Minustah qui selon lui a déclaré la guerre au peuple. Les dirigeants de la mission continueront à tuer par pendaison de nombreux citoyens haïtiens si le peuple ne se révolte pas, martèle M. Monchery.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18272

samedi 18 septembre 2010

Haïti - Insécurité : La Minustah pointée du doigt

18/09/2010 09:59:48 Des secteurs politiques et étudiants ont dénoncé ce qu'ils croient être une étrange coïncidence entre la fin du mandat de la mission onusienne et l’augmentation de l'insécurité. Edmond Mulet, le représentant du secrétaire général des Nations Unies en Haïti, a qualifié jeudi «d’absurdes » les déclarations selon lesquelles la Mission des Nations-Unies pour la stabilisation d'Haïti (Minustah) serait responsable de la recrudescence de l’insécurité dans le pays au moment où l’on doit étudier la possibilité de renouveler son mandat
Edmond Mulet constate que chaque fois que la Minustah arrive en fin de mandat, on accuse la Minustah d’être responsable d’une situation d’insécurité dans le pays pour justifier sa présence « c’est ridicule » a déclaré Edmond Mulet, qui précise que le système des Nations Unies en Haïti n’a aucun intérêt à créer des situations d’instabilité dans le pays.
Il a fait savoir qu'il s'agit là « de pures inventions de certains groupes intéressés, qui ne veulent pas l’établissement d’un État de Droit dans le pays ». Le représentant du secrétaire Géneral estime que la position de ceux qui réclament le départ de la Mission onusienne ne représentent pas l’esprit de la majorité du peuple haïtien.
Il souligne que l’insécurité n’est pas aussi grave qu’on le dit, estimant que l'augmentation constatée aujourd'hui est causée par des milliers de prisonniers évadés qui tentent de se réorganiser tout en rappelant que l'insécurité en Haïti ne date pas du 12 janvier 2010.
Concernant le renouvellement du mandat de la Minustah, il s’est dit confiant que « Le mandat de la Minustah sera renouvelé cette année. Le conseil de sécurité de l’ONU a seulement souhaité que l’effectif des casques bleus et employés de l’ONU en Haïti qui avait été revu à la hausse après le 12 janvier, revienne, en juin ou juillet 2011 aux effectifs antérieurs à cette hausse » précisant que « le conseil de Sécurité de l’ONU n’a pas encore envisagé un départ des casques bleus du pays ».
S/ HaïtiLibre
http://www.haitilibre.com/article-1215-haiti-insecurite-la-minustah-pointee-du-doigt.html

mercredi 15 septembre 2010

Haïti a évité le pire assure le chef de la Minustah

" En dépit des ravages du séisme Haïti n'a pas connu une deuxième vague de désastres épidémiques ou de troubles sociaux " c'est en ces termes que le chef de la Minustah, Edmond Mulet a résumé la conjoncture haïtienne par devant le Conseil de Sécurité de l'ONU. Toutefois le succès est relatif selon M. Mulet pour qui la situation reste précaire. « L'Etat haïtien est confronté à des défis à court et long termes tels que l'organisation des élections, le maintien de l'ordre dans les camps, la reconstruction liée à la question de la gestion des débris et la relocalisation des déplacés qui dépend largement de la disponibilité d'abris transitoires et permanents », a insisté M. Mulet. Il considère que le leadership décisif du gouvernement haïtien et l'appui continu de la communauté internationale sont indispensables pour relever ces défis. Dans son intervention M. Mulet a souligné que le processus électoral est d'une importance capitale parce qu'il mènera " à l'élection de ceux qui guideront l'Etat lors de la reconstruction pendant les cinq années à venir".
Par ailleurs le diplomate guatémaltèque a soutenu que la situation sécuritaire est fragile. « La faiblesse des institutions, conjuguée à la présence des camps de déplacés, à la résurgence des activités de gangs et à l'instabilité qui caractérise les périodes électorales en Haïti, contribuent à créer un environnement sécuritaire volatile », a expliqué Edmond Mulet, préoccupé par les violences dont sont victimes les femmes et les enfants dans les camps.
Il a assuré que les besoins humanitaires immédiats des déplacés avaient été largement comblés. En plus des distributions de biens humanitaires essentiels, plus de 150.000 personnes ont été employées dans le cadre de projets argent et nourriture contre travail.
En ce qui a trait à la phase de reconstruction, le chef de la Minustah a exhorté les bailleurs de fonds à débourser les financements promis rapidement. « A l'heure actuelle, 506 millions de dollars, soit 18,9% de promesses pour 2010, ont été déboursés », a-t-il regretté.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18251

mercredi 25 août 2010

La Colombie renforce l'effectif de la Minustah

15 nouveaux officiers de police colombiens viennent renforcer l'effectif de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH). L'annonce a été faite par les autorités colombiennes. Selon un communiqué de la police colombienne, deux femmes font partie de ce contingent qui droit travailler de concert avec la Police Nationale en matière de renseignement, d'investigation criminelle, de missions anti-drogue, anti-enlèvement, et de vigilance à la frontière.
Ces officiers viennent s'ajouter aux 23 autres casques bleus colombiens, arrivés en Haïti avant la catastrophe du 12 janvier.
Apres le tremblement de terre, des policiers colombiens de la Minustah ont participé à de nombreuses activités humanitaires en Haïti notamment la distribution de l'aide alimentaire aux sinistrés du 12 janvier, informe ce communiqué émanant de la police colombienne.
La force onusienne déployée en Haïti depuis 2004 compte actuellement plus de sept mille militaires et au moins deux mille policiers.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18179

mardi 24 août 2010

Manifestations en province contre le CEP et la Minustah.

Plusieurs centaines de personnes ont gagné les rues ce week-end dans la deuxième ville du pays pour réclamer la démission du Conseil Electoral provisoire et le départ des casques bleus. Parallèlement aux Gonaïves dans l'Artibonite, des membres de l'opposition ont également manifesté pour exiger le renvoie de l'institution électorale.
Les manifestants accusent l'institution électorale de partialité suite à la publication de la liste des candidats agréés. Ils mettent aussi en cause les casques bleus onusiens dans l'assassinat d'un jeune de 16 ans retrouvé mort dans l'enceinte du camp de l'Unité de Police Constituée (FPU).
Les protestataires pour la plupart des jeunes entendaient réclamer justice en faveur de la victime.
Rappelons, que dans un communiqué rendu public, la semaine dernière , la mission onusienne avait indiqué qu'une équipe d'enquêteurs de la Police des Nations Unies (UNPOL) et de l'Unité des Enquêtes spéciales de la MINUSTAH a été dépêchée sur place pour les besoins de l'enquête préliminaire en attendant de plus amples instructions du Bureau des Services de Contrôle Interne (OIOS).
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18169