Google
Affichage des articles dont le libellé est JEAN LEOPOLD DOMINIQUE. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est JEAN LEOPOLD DOMINIQUE. Afficher tous les articles

lundi 27 juillet 2009

Jean Dominique a été assassiné par des dirigeants Lavalas selon Manno Charlemagne

L'ex maire de Port-au-Prince, Joseph Emmanuel Charlemagne a révélé que Jean Dominique a été assassiné parce qu'il était un potentiel candidat à la présidence aux élections de 2000.
Conseiller spécial du président Préval au pouvoir, Jean Dominique était l'un des fers de lance de l'organisation Kozepep.
Cette organisation jouissait d'une grande popularité dans les milieux ouvriers et paysans et était supportée par le président Préval.
M. Charlemagne explique que les dirigeants de la Fondation Aristide avaient qualifié d'ingrat, l'agronome Dominique qui n'avait pourtant pas annoncé publiquement sa candidature.
Intervenant à l'émission Métropolis de Nancy Roc, l'ex maire de Port-au-Prince a soutenu que Jean Dominique n'avait pas été tué pour ses prises de positions en tant qu'animateur vedette et commentateur politique de radio Haïti Inter.
Selon M. Charlemagne, la mort de Jean Dominique était devenue inéluctable à partir du moment ou la haine avait envahi le " Lumpen Proletariat qui accompagnait Aristide".
Interrogé sur les accusations contre Dany Toussaint, l'ex maire de Port-au-Prince juge qu'elles sont non fondées. " C'est tomber dans la solution facile d'accuser Dany", martèle M. Charlemagne.
Pour montrer l'importance de Kozepep, M. Charlemagne a fait remarquer que cette organisation s'est transformée en 2006 en la Plateforme politique Lespwa.
LLM
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15583

jeudi 2 avril 2009

JEAN LEOPOLD DOMINIQUE ET MOI…

Depuis l’année dernière,  je ne cesse de me poser les mêmes questions autour de la disparition forcée d’un des haïtiens dignes de ce nom que le pays a eu la chance d’engendrer. Comment fait-on pour assassiner un JEAN LEOPOLD DOMINIQUE quand on est humain, quand on est haïtien ?

Cette année encore, neuf ans après sa mort, malgré l’omerta qui gravite autour de cet assassinat crapuleux, je continue à reprendre ces questions en attendant que quelqu’un veuille bien me donner une réponse.

J’ignore si j’ai toujours été d’accord avec ses prises de position. Cependant je dois avouer que JEAN LEOPOLD DOMINIQUE restera l’un des personnages de la vie publique haïtienne qui aura le plus marqué mon jeune âge.

Oui. Je l’ai connu JEAN LEOPOLD DOMINIQUE. Je ne lui ai jamais serré la main. Mes mains n’ont jamais servi à nourrir des applaudissements témoins de mon accord sur ses idées et les principes qu’il défendait. Mais je l’ai connu si bien, si profondément; autant que j’ai compris son attachement à cette terre et à la cause d’une grande partie de la population; autant que j'ai compris son engagement pour la défense de la liberté contre l’arbitraire, autant pour pleurer sa mort et sa disparition comme j’ai pleuré en 1983 à la suite du décès de mon propre père.

Nous étions en 1974. Ou 1975. Je ne me souviens pas très bien. Nous portions avec une fierté non dissimulée notre chemise à carreaux blancs et bleus qui constituait l’essentiel de l’uniforme du Centre d’Etudes Secondaires, cette école de grande renommée supportée par un solide trépied formé par Jean Claude, Pierre Riché et Pradel Pompilus.

Après l’incendie de notre premier bâtiment (à bois verna!) qui nous avait transformés en étudiants errants, nous étions heureux d’inaugurer notre local à nous, à l’avenue du travail. Le Centre d 'Études Secondaires (CES) à l’époque était considéré comme une école plutôt bourgeoise élitiste à un titre différent d’autres établissements scolaires de Port-au-Prince. Une école accueillant un nombre très réduit d’élèves tout en privilégiant une discipline presque militaire et un niveau académique très relevé.

C’est au moins ce qui se disait au-delà des murs de l’école. Mais nous autres comme élèves, on avait du mal à comprendre pourquoi le CES accueillait souvent des élèves très « turbulents » (au sens haïtien du terme) et surtout des « vagabonds » notoires (vagabonds au sens haïtien du terme), rejetés par d’autres établissements de renom ou remis aux parents. Pour preuve, nous pourrions vous citer quelques noms et prénoms mais nous craignons assez des procédures judiciaires. Nous nous contenterons de vous dire par exemple que notre « Sweet Micky » et Alex Abélard sont passés par le CES !!!

Elle faisait partie de cette catégorie celle qui était tout le temps interpellée par Monsieur Riché. Elle se prénommait N….Elle n’était pas seule. Souvent elle prenait l’allure de chef d’orchestre, leader d’un groupe ou tous les membres reflétaient des caractéristiques à peu près similaires : elles étaient belles, blanches, chic, s’exprimaient en un français plus correct que parfait ; elles venaient et partaient de l’école en grosses voitures accompagnées de leurs parents. Les membres les plus influents du club se nommaient Martine J, Magalie J, Carine B, Maryline B.

La jeune N… semblait définitivement jouir d’un traitement de faveur. Le monsieur qui venait souvent le chercher conduisait une grosse 4x4. Il s’habillait souvent en pantalon et chemisier type « guayabera » en kaki et fumait toujours sa pipe. Souvent il parquait sa voiture devant l’école et rentrait discuter quelques minutes avec Riché ou Jean Claude ou Pompilus, les trois directeurs de l’école.

Au fil du temps, je ne savais pas si j’étais fasciné par cette fille sur qui était souvent attirée l’attention de l’école ou par ce père qui m’intriguait par son style très particulier et l’énergie qui gravitait autour.

Cette scène se répéta si souvent que tout le monde avait fini par savoir qu’il s’agissait de Monsieur Jean Dominique, Directeur de Radio Haïti Inter. Il était devenu donc beaucoup plus intéressant pour moi d’assimiler en associant le physique du personnage à ce discours tranchant fait de mots aiguisés et sculptés de mains de maîtres, les commentaires qui commençaient par un perçant : « SUR HAÏTI TOUTE ENTIÈRE, IL EST SEPT HEURES »

(A SUIVRE)

Les journalistes veulent marquer le 9 ème anniversaire de l'assassinat de Jean Dominique

Pour marquer le 9 eme anniversaire de l'assassinat de Jean Léopold Dominique, directeur de Radio Haïti Inter et de Jean Claude Louissaint, gardien de la station, les dirigeants de SOS Journalistes organiseront une marche de protestation à Port-au-Prince. Selon le président de SOS Journaliste, Guyler C. Delva, les journalistes haïtiens ne doivent pas faire montre de passivité dans ce dossier parce que les criminels continueraient à planifier d'autres assassinats.
Il invite les juges de la Cour d'appel de Port-au-Prince à assumer leurs responsabilités en désignant un nouveau magistrat pour réaliser l'enquête.
Les journalistes de plusieurs villes de province participeront à cette marche qui débutera au kiosque Oxyde Jeanty (Champ de Mars) et fera des arrêts devant le palais national et le palais de justice.
M. Delva espère que 200 journalistes des villes de province prendront également part au colloque sur la problématique de la liberté de la presse qui se tiendra au cours de la journée du 3 avril.
Déplorant l'échec de tous les juges d'instruction en charge du dossier de Jean Dominique, Guyler Delva assure que cette marche vise à défendre la cause des journalistes et faire reculer l'impunité. Guyler Delva qui est également président de la Commission Présidentielle d'appui aux Enquêtes sur les assassinats de Journalistes (CIAPEAJ) estime que cette entité a favorisé la poursuite des enquêtes sur l'assassinat d'autres journalistes dont Jacques Roche et Brignol Lindor. LLM
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14998
Les questions de HAITI RECTO VERSO:
1. Comment un pays comme Haïti peut-il se payer le luxe de perdre un homme de la taille et la trempe de JEAN LEOPOLD DOMINIQUE?
2. Comment un énergumène du milieu politique haïtien peut-il commanditer la mort d'un JEAN LEOPOLD DOMINIQUE?
3. Comment un bon à rien, un énergumène peut-il oser décharger un pistolet sur un JEAN LEOPOLD DOMINIQUE?
Nous sommes déjà posés ces questions l'année dernière et nous sommes toujours en attente de réponse. Il est inconcevable qu'en Haïti, on fasse assassiner et que l''on assassine un homme comme JEAN LEOPOLD DOMINQUE

L'assassinat du journaliste JEAN L DOMINIQUE : Reporters Sans Frontières se demande si justice sera rendue


L'assassinat du journaliste JEAN L DOMINIQUE : Reporters Sans Frontières se demande si justice sera rendue

L ‘enquête sur l'assassinat du journaliste Jean Dominique reste toujours bloquée au niveau du cabinet d'instruction. Le juge en charge du dossier Fritzner Fils-Aime a été mis en disponibilité cette semaine pour faute administrative grave selon le ministre de la justice. Me Fritzner Fils-Aime est accusé par le réseau national de défense des droits humains de transformer son cabinet en une boutique. Dans une note rendue publique le RNDDH déclare que Me Fritzner fils-Aimé pratique l'auto-saisine, agit sans réquisitoire d'informer, sans ordonnance de désignation du doyen, procède à l'arrestation de citoyen et à leur libération contre rançon. Dépositaire d'une commission rogatoire de la cour d'appel de Port -au –prince, le magistrat avait pour mandat d'identifier les commanditaires de l'assassinat du journaliste. Y aura- il nomination d'un nouveau magistrat se demande Reporters Sans frontières dans un communiqué à l'occasion du neuvième assassinat du PDG de Radio Haïti inter L'organisation de défense des journalistes croit que ces questions se posent alors que le délitement de la procédure, au fil du temps, rend de plus en plus improbable la manifestation de la vérité Depuis que l'enquête judiciaire s'est ouverte en 2000, au moins six juges d'instruction ont travaillé sur le dossier de l‘assassinat du journaliste sans qu'ils arrivent à produire un rapport complet permettant d'identifier tous les présumés coupables. RD

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_poli_fr.php?id=15000