Un peu plus d’une semaine après la tournée bénéfique du président René Préval « bras dessus, bras dessous » avec le Président Hugo Chavez, opposant fier et déclaré à la politique des Etats-Unis d’Amérique, cette rencontre avec l’homme le plus puissant du monde (comme certains se plaisent à rappeler) pourrait avoir l’allure de rappel à l’ordre ou de mise en garde pour ceux qui croient qu’il est impossible de diriger Haïti sans tenir compte des desiderata de nos puissants voisins.
Comme l’a mentionné cette dépêche, les Etats-Unis continuent de revendiquer l’hégémonie en matières d’échanges commerciales et d’assistance humanitaire. Des revendications qui sonnent avec un air de cacophonie pour ceux-là qui se demandent comment peuvent-ils cohabiter à quelques milles marines de distance le pays le plus puissant du monde et le pays le plus pauvre de l’hémisphère.
Le président Préval n’a jamais caché sa sympathie pour celui qu’il dénomme « son maître » en se référant ou s’adressant à Fidel Castro.
Et à Hugo Chavez par Castro dira-t-on!
Il a su attirer au profit d’Haïti les slaves positives de la collusion d’éléments conjoncturels véhiculés par les positions politiques de l’homme fort de la patrie de Simon Bolivar et la reconnaissance de cette nation incorporée comme dette morale envers l’assistance solidaire offerte par le Président Alexandre Pétion au moment de la gestation des mouvements qui devraient culminer par la création d’une grande partie de l’Amérique du sud ; assistance considérée et vécue aujourd’hui comme contribution d’une valeur inestimable au triomphe du Bolivarisme.
Lors de la récente visite du président Chavez, son homologue haïtien avait justifié son action et son attitude vis-à-vis des voisons se basant sur un pragmatisme utile. Il avait fait savoir qu’Haïti allait chercher ce dont elle a besoin chez ceux-là qui sont susceptibles répondre effectivement et positivement aux besoins du pays. Le rapprochement Nord-Sud n’avait d’intérêt dans la mesure ou Haïti en sortirait avec sa charge de besoin allégée.
La rencontre avec le président américain devrait s’inscrire dans cette même logique et il ne faudrait pas qu’il y ait de mise en garde ni de tentative de réorientation de la politique internationale du pays surtout en matière de coopération.
Nous ne sommes pas en mesure de faire le culte des idéologies. Le moment est à la survie. Nous n’avons pas le temps de regarder les couleurs du bonnet que portent ceux là qui nous tendent la main pour nous donner à manger.
Monsieur Preval, le peuple n’a jamais cultivé autant d’espoir depuis de nombreuses années. Quand les paroles laisseront la place aux actes et aux actions concrètes, l’histoire vous ouvrira une de ces pages les plus glorieuses.
Jusqu’à présent vous menez le bateau au bon port en main de maître. Les secousses et les détours souvent trop éloignés du but restent perfectibles si et seulement si vous utilisez comme unique boussole les immenses besoins de ce pays et de ce peuple. (Jojo 03/05/07)
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
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jeudi 3 mai 2007
ALBA... AUBAINE POUR HAITI... A-T-ELLE LES MOYENS DE SA POLITIQUES
Avec l’effondrement du mur de Berlin et de l’empire soviétique, le gouvernement américain a cru avoir résolu le problème du communisme anti-impérialiste. Pour l’oncle SAM, il fallait laisser le temps au temps. Laisser le temps parachever et conclure l’exploit incontesté et incontestable du dernier porte parole et bastion idéologique du communisme d’un certain Fidel Castro.
L’application abusive de politiques basées sur les caractéristiques d’intérêts non partagés faisant un usage aussi abusif des faiblesses idéologiques et structurelles des pseudo démocraties émergeantes agrémenté d’un adage tombant à pic, « ennemis d’hier alliers d’aujourd’hui » avait à tort érigé dans les esprits la réalité d’une victoire absolue sur des idées révolutionnaires devenues démodées. Cette sensation de fin de combat victorieux n’était en effet qu’un spectre puisque les idées révolutionnaires en Amérique représentent assez souvent l’expression d’un mal être, d’un ras le bol et de ce désir de changement devant les inégalités sociales et économiques. Ceci dit, les racines de la nécessité de changement ne se trouvaient sûrement pas dans les fondations ni entre les pans du mur de Berlin.
Certaines nations construites et édifiées sur des territoires ou abondent des richesses naturelles reflétaient davantage ce tableau d’inégalités contrastant dans un ménage supporté par une oligarchie sans âme ni état d’âme richesse et pauvreté. Avec l’importance non contestée du pétrole depuis la révolution industrielle, on acceptait très mal que de grands producteurs pétroliers puissent héberger et maintenir une pauvreté inhumaine en marge et malgré leurs énormes gisements d’or noir. Pas besoin d’être expert en économie pour déduire que la gestion de ce bien cachait des anomalies modifiables.
La lutte contre le communisme d’un côté, l’exploitation-expoliation des puits pétroliers de l’autre, revêtaient l’allure de conditions sine qua none pour gagner le qualificatif de présidentiable aux yeux des grandes puissances grandes consommatrices de pétrole. De là jaillissent la sève et l’essence permettant d’expliquer et de comprendre cette période mouvementée de l’histoire des peuples de l’Amérique après le post colonialisme ; période ponctuée d’attentats, de coups d’état, de régimes totalitaires et dictatoriaux et surtout de déséquilibre social.
Les américains toujours animés de la quiétude que procure un combat bien mené voulaient continuer à surfer sur les vagues du succès. Le chapitre latino-américain une fois fermé, il fallait conquérir d’autres régions géographiques, laissant à l’abandon une région de la terre infestée de conflits et de contrastes.
Il a fallu l’arrivée d’un dirigeant atypique dans la personne du Président Hugo Chavez, autoproclamé héritier d’un certain Fidel Castro pour dessiner à l’horizon ce qui pourrait être considéré comme un authentique nouvel ordre mondial.
Pendant que des européens se déclarent alter mondialistes anti-néolibéraux, Hugo Chavez se présente comme l’anti impérialiste décidé à montrer qu’un partage dans un rapport teinté d’équité reste possible, dans une démarche de coopération solide et humaine. Il déclare vouloir utiliser les ressources du pétrole qui ont fait le bonheur et le développement des Etats –Unis pour résoudre les problèmes des pays des nécessiteux.
L’Alternative Bolivarienne en faveur des peuples des Amériques (ALBA) personnifie tout l’espoir de ceux qui croupissent dans une misère séculaire en lorgnant et enviant les Etats-Unis d’Amérique vantée comme la terre promise ou coulent le lait et le miel.
Malgré la symbiose affichée avec l’idéologie castriste, Hugo Chavez ne bénéficie pas encore de la foi de ceux qui voudraient qu’il réussisse à réduire la pauvreté dans cette région du monde. On le voit - à tort peut-être, et qu’il en soit ainsi- incapable d’incarner cette capacité réelle et cette volonté inébranlable de reconstituer ce bloc anti américain qui dans beaucoup d’esprits appartenaient au passé et aux domaines des rêves et chimères.
Sa générosité qui risque de faire le bonheur de beaucoup de gens vivant dans le besoin en particulier en Haïti ne cesse de soulever des doutes qui vont jusqu’à inspirer doute, crainte et peur.
Pour le bien être des haïtiens et des autres peuples touchés par la misère nous ne pouvons qu’augurer longue vie et plein succès à ALBA et au Président CHAVEZ sans pour cela oublier de nous poser cette question : Ont –ils les moyens de leurs politiques ?
(Texte inspiré des détails de la coopération Haïti-Venezuela à travers Hugo Chavez et ALBA)
L’application abusive de politiques basées sur les caractéristiques d’intérêts non partagés faisant un usage aussi abusif des faiblesses idéologiques et structurelles des pseudo démocraties émergeantes agrémenté d’un adage tombant à pic, « ennemis d’hier alliers d’aujourd’hui » avait à tort érigé dans les esprits la réalité d’une victoire absolue sur des idées révolutionnaires devenues démodées. Cette sensation de fin de combat victorieux n’était en effet qu’un spectre puisque les idées révolutionnaires en Amérique représentent assez souvent l’expression d’un mal être, d’un ras le bol et de ce désir de changement devant les inégalités sociales et économiques. Ceci dit, les racines de la nécessité de changement ne se trouvaient sûrement pas dans les fondations ni entre les pans du mur de Berlin.
Certaines nations construites et édifiées sur des territoires ou abondent des richesses naturelles reflétaient davantage ce tableau d’inégalités contrastant dans un ménage supporté par une oligarchie sans âme ni état d’âme richesse et pauvreté. Avec l’importance non contestée du pétrole depuis la révolution industrielle, on acceptait très mal que de grands producteurs pétroliers puissent héberger et maintenir une pauvreté inhumaine en marge et malgré leurs énormes gisements d’or noir. Pas besoin d’être expert en économie pour déduire que la gestion de ce bien cachait des anomalies modifiables.
La lutte contre le communisme d’un côté, l’exploitation-expoliation des puits pétroliers de l’autre, revêtaient l’allure de conditions sine qua none pour gagner le qualificatif de présidentiable aux yeux des grandes puissances grandes consommatrices de pétrole. De là jaillissent la sève et l’essence permettant d’expliquer et de comprendre cette période mouvementée de l’histoire des peuples de l’Amérique après le post colonialisme ; période ponctuée d’attentats, de coups d’état, de régimes totalitaires et dictatoriaux et surtout de déséquilibre social.
Les américains toujours animés de la quiétude que procure un combat bien mené voulaient continuer à surfer sur les vagues du succès. Le chapitre latino-américain une fois fermé, il fallait conquérir d’autres régions géographiques, laissant à l’abandon une région de la terre infestée de conflits et de contrastes.
Il a fallu l’arrivée d’un dirigeant atypique dans la personne du Président Hugo Chavez, autoproclamé héritier d’un certain Fidel Castro pour dessiner à l’horizon ce qui pourrait être considéré comme un authentique nouvel ordre mondial.
Pendant que des européens se déclarent alter mondialistes anti-néolibéraux, Hugo Chavez se présente comme l’anti impérialiste décidé à montrer qu’un partage dans un rapport teinté d’équité reste possible, dans une démarche de coopération solide et humaine. Il déclare vouloir utiliser les ressources du pétrole qui ont fait le bonheur et le développement des Etats –Unis pour résoudre les problèmes des pays des nécessiteux.
L’Alternative Bolivarienne en faveur des peuples des Amériques (ALBA) personnifie tout l’espoir de ceux qui croupissent dans une misère séculaire en lorgnant et enviant les Etats-Unis d’Amérique vantée comme la terre promise ou coulent le lait et le miel.
Malgré la symbiose affichée avec l’idéologie castriste, Hugo Chavez ne bénéficie pas encore de la foi de ceux qui voudraient qu’il réussisse à réduire la pauvreté dans cette région du monde. On le voit - à tort peut-être, et qu’il en soit ainsi- incapable d’incarner cette capacité réelle et cette volonté inébranlable de reconstituer ce bloc anti américain qui dans beaucoup d’esprits appartenaient au passé et aux domaines des rêves et chimères.
Sa générosité qui risque de faire le bonheur de beaucoup de gens vivant dans le besoin en particulier en Haïti ne cesse de soulever des doutes qui vont jusqu’à inspirer doute, crainte et peur.
Pour le bien être des haïtiens et des autres peuples touchés par la misère nous ne pouvons qu’augurer longue vie et plein succès à ALBA et au Président CHAVEZ sans pour cela oublier de nous poser cette question : Ont –ils les moyens de leurs politiques ?
(Texte inspiré des détails de la coopération Haïti-Venezuela à travers Hugo Chavez et ALBA)
mercredi 2 mai 2007
ESCLAVES AU PARADIS...LE COLLECTIF HAITI DE PROVENCE INVITE
Esclaves au paradis
15 heures de travail par jour=1 tonne de canne = 1 euro en ticket de rationnement
L'événement « Esclaves au Paradis » vise à dénoncer le trafic d'êtres humains et le maintien en esclavage des coupeurs de canne à sucre d'origine haïtienne dans les exploitations de République Dominicaine. Le 10 mai, journée des mémoires de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions, le Collectif Haïti de Provence vous invite à un débat concernant la situation des coupeurs de canne à sucre haïtiens en République Dominicaine en présence de Colette Lespinasse directrice du GARR en Haïti et de Céline Anaya-Gautier du Collectif “Le Carton” qui viendra commenter son reportage photographique fait dans les bateyes et apporter son témoignage.
Le 10 mai à 17h30 à la FNAC de Marseille
organisé avec le Collectif Haïti de France et Amnesty International
Les photos de Céline Anaya-Gautier seront présentées du 2 mai au 15 juin dans la galerie photo de la FNAC
Pour plus d’information consulter
et
mercredi 18 avril 2007
Le délicat sujet haïtien :A nos distingués visiteurs du groupe de Rio : A la recherche de la vérité non découverte
Par Fernando Alvarez Bogaert (1/2)
Une campagne insidieuse et néfaste.
Notre pays, depuis dix ans, a été soumis à une campagne sans pitié de l’intérieur et de l’extérieur. Cette campagne est entrain d’affecter profondément le prestige, bien mérité à cause de son histoire, de notre nation. Et si nous ne l’affrontons pas avec la vérité, elle génèrera, comme on le prévoit, des conséquences économiques et sociales dévastatrices pour notre peuple.
Le peuple dominicain serait-il raciste et antihaïtien ?
Absolument faux. EN République Dominicaine il y a plus d’un million de citoyens haïtiens – la majorité en condition d’illégaux – en compétition, à conditions égales, avec les ouvriers dominicains. C’est-à-dire, 11.2% de notre population est haïtienne et illégale. Et comme la majorité son des adultes, ils représentent 20% de notre force ouvrière.
Une projection nécessaire
Pour que nous puissions avoir une idée de l’extraordinaire charge économique et sociale que supporte notre nation, faisons une projection de la quantité d’immigrés que devraient avoir La France, l’Angleterre, L’Allemagne, l’Italie et les Etats-Unis d’Amérique pour supporter la même charge sociale qui pèse sur la République Dominicaine.
Que nous montrent ces tableaux ? (Les tableaux ne sont pas encore publiés !) que ces nations devraient héberger trois fois plus d’immigrés illégaux.
L’extraordinaire force des chiffres économiques
Distingués visiteurs : cette situation aurait été plus dramatique encore si on étudiait les chiffres, de 2004, du Produit Interne Brut per capita de ces nations et si nous les comparons avec les chiffres qui correspondent au Produit Interne Brut de ces nations.
Notez que le PIB per capita de ces nations est entre 12 à 18 fois supérieur à celui de la République Dominicaine. En économie, il existe l’expression cetaris paribus qui indique que pour pouvoir faire une comparaison valable il faut avoir une projection ou les variables principales soient égales. La situation de ces nations super développées serait encore plus dramatique si nous assumons que la République Dominicaine avait un PIB per capita proche du PIB de ces nations d’Europe ou des Etats-Unis. Ou, dans l’autre sens, que ces nations avaient un PIB per capita similaire au PIB dominicain d’aujourd’hui.
L’industrie de la construction et du tourisme Si, comme beaucoup de citoyens dominico-haïtiens – et quelques citoyens dominicains - (l’affirment) que notre pays est majoritairement raciste et anti-haïtien, alors comment est-il possible que les deux secteurs qui paient et de loin, les meilleurs salaires du pays, son totalement contrôlés par les citoyens haïtiens et les immigrants illégaux. C’est le cas de l’industrie de la construction ou plus de 70% des travailleurs sont de façon prépondérante des immigrés illégaux, et du secteur touristique, qui est d’un point de vue du travail, contrôlé à plus de 50%, par des citoyens haïtiens, quelques uns légaux et illégaux pour la grande majorité. Est-ce le propre d’une nation raciste anti-haïtienne ? Cette question acquiert une plus grande dimension quand nous considérons que notre taux de chômage global est proche de 16% et que le taux chômage au sein de la population de jeunes de 16 à 24 ans est supérieur à 25%. Une autre question pertinente : Existe-t-il en Europe ou aux Etats-Unis un pays ou les immigrants illégaux contrôlent ses deux industries principales ? L’attitude dominicaine revêt encore une plus grande dimension quand nous considérons (des choses que, à cause d’un vain orgueil nous voulons cacher) la rude charge sociale que nous avons indépendamment de l’immigration qui nous vient de Haïti.
L’écrasante charge sociale et économique de la République Dominicaine.
Dans un travail étendu il y a quatre mois sur la réalité sociale De l’Amérique Latine, écrit par le docteur Luis Machinea, directeur exécutif de la CEPAL, l’auteur nous présente la réalité sociale de notre pays correspondant à l’année 2004. Ce document montre que 48% des citoyens dominicains vivaient en 2004, avec 2 dollars c'est-à-dire 70 pesos ou moins par jour et que, de ces 48%, 24% subsistait avec moins d’un dollar par jour (33 pesos par jour). Nous devons accepter deux situations :
1.- Qu’un pourcentage important de nos habitants sont, par rapport à la terminologie internationale, des marginalisés – pour ceux qui gagent deux dollars par jour- ou des exclus –pour ceux qui gagnent moins d’un dollar par jour
2. Que cette situation n’est pas propre aux immigrants illégaux sinon qu’elle est partagée avec les citoyens dominicains les plus pauvres et les plus dépourvus.
Article en Espagnol paru dans l'édition digitale du journal HOY (http://www.hoy.com.do/article.aspx?id=19096) traduit en français par Thom Gato pour Haiti REcto Verso
--------
Note:
Nous attendons avec impatience la deuxième partie de ce travail de Monsieur Fernando Alvarez Bogaert pour lui opposer mes condiérations. C'est difficile d'imaginer qu'un homme avec la renommée et le passé politique , qui plus est formé à la bonne école: celle de l'illustrissime Docteur Joaquim Balaguer, soit capable d'accoucher autant d'inepties...Pour l'instant Monsieur Alvarez Bogaert il est plus facile de découvrir la formule de l'eau bouillante que d'arriver à cette vérité que vous voulez rechercher...A bientot pour notre réplique
Decky L
Une campagne insidieuse et néfaste.
Notre pays, depuis dix ans, a été soumis à une campagne sans pitié de l’intérieur et de l’extérieur. Cette campagne est entrain d’affecter profondément le prestige, bien mérité à cause de son histoire, de notre nation. Et si nous ne l’affrontons pas avec la vérité, elle génèrera, comme on le prévoit, des conséquences économiques et sociales dévastatrices pour notre peuple.
Le peuple dominicain serait-il raciste et antihaïtien ?
Absolument faux. EN République Dominicaine il y a plus d’un million de citoyens haïtiens – la majorité en condition d’illégaux – en compétition, à conditions égales, avec les ouvriers dominicains. C’est-à-dire, 11.2% de notre population est haïtienne et illégale. Et comme la majorité son des adultes, ils représentent 20% de notre force ouvrière.
Une projection nécessaire
Pour que nous puissions avoir une idée de l’extraordinaire charge économique et sociale que supporte notre nation, faisons une projection de la quantité d’immigrés que devraient avoir La France, l’Angleterre, L’Allemagne, l’Italie et les Etats-Unis d’Amérique pour supporter la même charge sociale qui pèse sur la République Dominicaine.
Que nous montrent ces tableaux ? (Les tableaux ne sont pas encore publiés !) que ces nations devraient héberger trois fois plus d’immigrés illégaux.
L’extraordinaire force des chiffres économiques
Distingués visiteurs : cette situation aurait été plus dramatique encore si on étudiait les chiffres, de 2004, du Produit Interne Brut per capita de ces nations et si nous les comparons avec les chiffres qui correspondent au Produit Interne Brut de ces nations.
Notez que le PIB per capita de ces nations est entre 12 à 18 fois supérieur à celui de la République Dominicaine. En économie, il existe l’expression cetaris paribus qui indique que pour pouvoir faire une comparaison valable il faut avoir une projection ou les variables principales soient égales. La situation de ces nations super développées serait encore plus dramatique si nous assumons que la République Dominicaine avait un PIB per capita proche du PIB de ces nations d’Europe ou des Etats-Unis. Ou, dans l’autre sens, que ces nations avaient un PIB per capita similaire au PIB dominicain d’aujourd’hui.
L’industrie de la construction et du tourisme Si, comme beaucoup de citoyens dominico-haïtiens – et quelques citoyens dominicains - (l’affirment) que notre pays est majoritairement raciste et anti-haïtien, alors comment est-il possible que les deux secteurs qui paient et de loin, les meilleurs salaires du pays, son totalement contrôlés par les citoyens haïtiens et les immigrants illégaux. C’est le cas de l’industrie de la construction ou plus de 70% des travailleurs sont de façon prépondérante des immigrés illégaux, et du secteur touristique, qui est d’un point de vue du travail, contrôlé à plus de 50%, par des citoyens haïtiens, quelques uns légaux et illégaux pour la grande majorité. Est-ce le propre d’une nation raciste anti-haïtienne ? Cette question acquiert une plus grande dimension quand nous considérons que notre taux de chômage global est proche de 16% et que le taux chômage au sein de la population de jeunes de 16 à 24 ans est supérieur à 25%. Une autre question pertinente : Existe-t-il en Europe ou aux Etats-Unis un pays ou les immigrants illégaux contrôlent ses deux industries principales ? L’attitude dominicaine revêt encore une plus grande dimension quand nous considérons (des choses que, à cause d’un vain orgueil nous voulons cacher) la rude charge sociale que nous avons indépendamment de l’immigration qui nous vient de Haïti.
L’écrasante charge sociale et économique de la République Dominicaine.
Dans un travail étendu il y a quatre mois sur la réalité sociale De l’Amérique Latine, écrit par le docteur Luis Machinea, directeur exécutif de la CEPAL, l’auteur nous présente la réalité sociale de notre pays correspondant à l’année 2004. Ce document montre que 48% des citoyens dominicains vivaient en 2004, avec 2 dollars c'est-à-dire 70 pesos ou moins par jour et que, de ces 48%, 24% subsistait avec moins d’un dollar par jour (33 pesos par jour). Nous devons accepter deux situations :
1.- Qu’un pourcentage important de nos habitants sont, par rapport à la terminologie internationale, des marginalisés – pour ceux qui gagent deux dollars par jour- ou des exclus –pour ceux qui gagnent moins d’un dollar par jour
2. Que cette situation n’est pas propre aux immigrants illégaux sinon qu’elle est partagée avec les citoyens dominicains les plus pauvres et les plus dépourvus.
Article en Espagnol paru dans l'édition digitale du journal HOY (http://www.hoy.com.do/article.aspx?id=19096) traduit en français par Thom Gato pour Haiti REcto Verso
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Note:
Nous attendons avec impatience la deuxième partie de ce travail de Monsieur Fernando Alvarez Bogaert pour lui opposer mes condiérations. C'est difficile d'imaginer qu'un homme avec la renommée et le passé politique , qui plus est formé à la bonne école: celle de l'illustrissime Docteur Joaquim Balaguer, soit capable d'accoucher autant d'inepties...Pour l'instant Monsieur Alvarez Bogaert il est plus facile de découvrir la formule de l'eau bouillante que d'arriver à cette vérité que vous voulez rechercher...A bientot pour notre réplique
Decky L
mercredi 4 avril 2007
POUR HUMANISER HAITI
Qui acceptera de réhumaniser Haïti ?
Si les choses de chez nous, aussi graves ou aussi drôles puissent-elles être, ne possèdent plus cette faculté de nous surprendre, souvent elles déclenchent chez nous une indignation presque meurtrière.
J’ai cherché pendant des heures un titre pouvant servir à encadrer ces réflexions qui servent d’exutoire propice à l’expulsion de ces accès de haine et d’impuissance qui submergent mon esprit et surtout servir a écumer ces idées contradictoires qui nous renferment vers un nihilisme paralysant.
Dans cet exercice j’ai pu passer en revue tous les refrains qui ont justifié tout le côté insolite de cet environnement qui a façonné ma raison et ma folie.
« Somos un pais muy especial » criait une affiche publicitaire mettant en vedette un célèbre comédien dominicain répondant au nom de Cuquin Victoria. C’est sans aucun doute la réflexion qui devrait accompagner nos hochements de tête devant certaines nouvelles qui nous parviennent soit par le biais des moyens de communication formels et traditionnels que ce soit par les dires édulcorés, révisés aux couleurs locales des radios et « téledyols ».
Cette semaine, deux dépêches émanant du Journal Le Nouvelliste ont encore attiré mon attention et m’ont relâché dans un labyrinthe de réflexions d’où je cherche encore la bonne et vraie sortie. Dans un article intitulé « GEDIMEX vend du riz avarié »
(http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=41857&PubDate=2007-04-02), avec photographies à l’appui, le journal a mis le doit sur une plaie que la société –grâce à ses caractéristiques particulières- contourne dans l’indifférence endémique qui nous caractérise aussi. Qu’une société mette la vie des citoyens en danger ce n’est pas un problème. Ca ne l’a jamais été et ne le sera jamais sous le soleil d’Haïti.
Les responsables de GEDIMEX pourront écorcher leurs poitrines avec des mea culpa à n’en plus finir, ils n’arriveront jamais à dissiper les nuages qui obscurciront leurs activités et surtout leurs consciences. Les allégations d’ignorance et l’appel à la rescousse d’un hasard salvateur se heurteront de plein fouet à ce déterminisme commercial prisé par cette classe connu comme l’appât du gain.
Si on veut être méchant on pourrait tomber dans une attitude calomnieuse de dire que GEDIMEX serait capable d’acheter ce produit dans cet état. Là encore ont pourrait être surpris d’apprendre qu’une telle réflexion en découle guère d’une calomnie gratuite.
On pourra toujours de demander et trouver une logique au fait que dans un pays ou les gens crèvent de faim, une société peut conserver un produit jusqu’à sa décomposition organique.
Qui pis est, ce produit a été mis en circulation parce que les représentant de GEDIMEX sont conscients que la population, en connaissance de cause n’allait pas le bouder … Si ce riz avarié est inapte à la consommation pour beaucoup, il trouverait bien des preneurs dans une frange de la population.
Le journaliste Claude Bernard Sérant du Nouvelliste publie un reportage sur les médicaments contrefaits qui ont causé la mort de certains individus qui les auraient consommés. Dans cet article je retiens un paragraphe pathétique et triste : « Blessée par une bouteille de Coca, le 19 mars 2007, Ghislaine Limage, une femme de 54 ans, reçut une injection de SAT acheté à « Même Amour Bric-à-Brac ». Tout de suite après l'injection, elle fut privée momentanément de la vue. Arrivée à l'hôpital, elle rendit l'âme 25 minutes plus tard. Dans la même journée, Emerson Delva, un enfant de 5 ans, fut atteint d'un coup de pierre à la tête. Une infirmière retraitée du voisinage administra diligemment à l'enfant, pour prévenir le tétanos, le médicament procuré à « Soleil » pharmacie. L'enfant connu le même sort que les précédentes victimes. »
Comment, merde, on peut acheter des médicaments dans un « truc » qui se nomme « Même Amour Bric à Brac » ? Est-ce la conceptualisation du « tout moun se moun » qui invite à cette haitiannisation de toutes les activités de la vie nationale ou n’importe qui peut faire n’importe quoi, n’importe ou et n’importe comment ?
Le plus grave de l’affaire c’est qu’il n’y aura point de suite à ces affaires qui rentrent en flagrante violation des lois et dispositions établies – bof ! Quelles lois d’ailleurs !- Celui qui, dans le cadre des attributions que lui confèrent son poste et les lois du pays, oserait secouer cet arbre chargé de fruits pourris, serait jeté en pâture à des accusations de manœuvrer contre le peuple.
Il est clair que devant ce constat il incombe d’interpeller une conscience –même avec le govi !- pour confectionner un plan d’éducation civique. Oui encore une formule-cliché, politiquement correcte.
Qui va s’occuper du souci national de faire au moins une simple chose correctement et de travailler à l’expansion de ce souci de bien faire. Peu importe le domaine, peu importe l’ampleur de l’action ; un simple geste capable de déclencher une réflexion élogieuse du style « pale mwad sa » ; une action capable d’être étiquetée de modèle, une propre façon de faire les choses à la manière des humains. Une simple action pour nous rehumaniser !
Source: Publication de jopi intervenat du forum de MOUN.COM sur http://www.moun.com
Si les choses de chez nous, aussi graves ou aussi drôles puissent-elles être, ne possèdent plus cette faculté de nous surprendre, souvent elles déclenchent chez nous une indignation presque meurtrière.
J’ai cherché pendant des heures un titre pouvant servir à encadrer ces réflexions qui servent d’exutoire propice à l’expulsion de ces accès de haine et d’impuissance qui submergent mon esprit et surtout servir a écumer ces idées contradictoires qui nous renferment vers un nihilisme paralysant.
Dans cet exercice j’ai pu passer en revue tous les refrains qui ont justifié tout le côté insolite de cet environnement qui a façonné ma raison et ma folie.
« Somos un pais muy especial » criait une affiche publicitaire mettant en vedette un célèbre comédien dominicain répondant au nom de Cuquin Victoria. C’est sans aucun doute la réflexion qui devrait accompagner nos hochements de tête devant certaines nouvelles qui nous parviennent soit par le biais des moyens de communication formels et traditionnels que ce soit par les dires édulcorés, révisés aux couleurs locales des radios et « téledyols ».
Cette semaine, deux dépêches émanant du Journal Le Nouvelliste ont encore attiré mon attention et m’ont relâché dans un labyrinthe de réflexions d’où je cherche encore la bonne et vraie sortie. Dans un article intitulé « GEDIMEX vend du riz avarié »
(http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=41857&PubDate=2007-04-02), avec photographies à l’appui, le journal a mis le doit sur une plaie que la société –grâce à ses caractéristiques particulières- contourne dans l’indifférence endémique qui nous caractérise aussi. Qu’une société mette la vie des citoyens en danger ce n’est pas un problème. Ca ne l’a jamais été et ne le sera jamais sous le soleil d’Haïti.
Les responsables de GEDIMEX pourront écorcher leurs poitrines avec des mea culpa à n’en plus finir, ils n’arriveront jamais à dissiper les nuages qui obscurciront leurs activités et surtout leurs consciences. Les allégations d’ignorance et l’appel à la rescousse d’un hasard salvateur se heurteront de plein fouet à ce déterminisme commercial prisé par cette classe connu comme l’appât du gain.
Si on veut être méchant on pourrait tomber dans une attitude calomnieuse de dire que GEDIMEX serait capable d’acheter ce produit dans cet état. Là encore ont pourrait être surpris d’apprendre qu’une telle réflexion en découle guère d’une calomnie gratuite.
On pourra toujours de demander et trouver une logique au fait que dans un pays ou les gens crèvent de faim, une société peut conserver un produit jusqu’à sa décomposition organique.
Qui pis est, ce produit a été mis en circulation parce que les représentant de GEDIMEX sont conscients que la population, en connaissance de cause n’allait pas le bouder … Si ce riz avarié est inapte à la consommation pour beaucoup, il trouverait bien des preneurs dans une frange de la population.
Le journaliste Claude Bernard Sérant du Nouvelliste publie un reportage sur les médicaments contrefaits qui ont causé la mort de certains individus qui les auraient consommés. Dans cet article je retiens un paragraphe pathétique et triste : « Blessée par une bouteille de Coca, le 19 mars 2007, Ghislaine Limage, une femme de 54 ans, reçut une injection de SAT acheté à « Même Amour Bric-à-Brac ». Tout de suite après l'injection, elle fut privée momentanément de la vue. Arrivée à l'hôpital, elle rendit l'âme 25 minutes plus tard. Dans la même journée, Emerson Delva, un enfant de 5 ans, fut atteint d'un coup de pierre à la tête. Une infirmière retraitée du voisinage administra diligemment à l'enfant, pour prévenir le tétanos, le médicament procuré à « Soleil » pharmacie. L'enfant connu le même sort que les précédentes victimes. »
Comment, merde, on peut acheter des médicaments dans un « truc » qui se nomme « Même Amour Bric à Brac » ? Est-ce la conceptualisation du « tout moun se moun » qui invite à cette haitiannisation de toutes les activités de la vie nationale ou n’importe qui peut faire n’importe quoi, n’importe ou et n’importe comment ?
Le plus grave de l’affaire c’est qu’il n’y aura point de suite à ces affaires qui rentrent en flagrante violation des lois et dispositions établies – bof ! Quelles lois d’ailleurs !- Celui qui, dans le cadre des attributions que lui confèrent son poste et les lois du pays, oserait secouer cet arbre chargé de fruits pourris, serait jeté en pâture à des accusations de manœuvrer contre le peuple.
Il est clair que devant ce constat il incombe d’interpeller une conscience –même avec le govi !- pour confectionner un plan d’éducation civique. Oui encore une formule-cliché, politiquement correcte.
Qui va s’occuper du souci national de faire au moins une simple chose correctement et de travailler à l’expansion de ce souci de bien faire. Peu importe le domaine, peu importe l’ampleur de l’action ; un simple geste capable de déclencher une réflexion élogieuse du style « pale mwad sa » ; une action capable d’être étiquetée de modèle, une propre façon de faire les choses à la manière des humains. Une simple action pour nous rehumaniser !
Source: Publication de jopi intervenat du forum de MOUN.COM sur http://www.moun.com
lundi 26 mars 2007
Lettre ouverte aux artistes Haitiens de renommée mondiale pour honorer et servir là mémoire de ANSY DEROSE
Nous nous estimons heureux de pouvoir utiliser ce moyen pour essayer d’atteindre les artistes haïtiens ou intéressés par Haïti, ces artistes de renom, militants engagés pour les nobles causes dans des actions humanitaires qui font souvent la différence entre la vie et la mort dans le monde et en particulier en Haïti.
En fait nous demeurons persuadé que ces artistes pour leurs caractéristiques humaines justifiant leurs engagements et leur sensibilité d’artiste représentent des interlocuteurs privilégiés capables d’écouter et faire en sorte que ce message ne connaisse pas le sort d’une bouteille jetée à la mer ni non plus l’écho d’une voix clamant dans le désert.
En fait, le message comporte le croquis d’un projet réalisable et très utile. Il permettrait de faire d’une pierre plusieurs coups. Il s’agit en fait d’honorer un grand artiste de chez nous dont on célèbrera en janvier prochain le dixième anniversaire de sa disparition physique : L’immortel Ansy Dérose par la création d’une Fondation qui porterait son nom : FONDATION ANSY DEROSE (1). En dehors de ces activités artistiques, Monsieur Ansy Dérose dirigeait ou avait dirigé - si ma mémoire est bonne- le centre de formation professionnel JB Damier. Donc la fondation Ansy Dérose serait créée pour promouvoir la formation professionnelle en Haïti. (Nous avons cherché Fondation Ansy Dérose sur le web et nous n’avons pas trouvé de traces !)
Pour ce faire, l’activité principale consisterait à demander aux artistes francophones de renom de chanter pour l’édition d’un CD les plus belles chansons d’Ansy Dérose (sous l’égide de l’OIF !) ; les créolophones pourraient en faire autant. Les sommes recueillies par la vente des disques et des soirées-hommages dans des salles mythiques seraient utilisées exclusivement à la création de la fondation et au financement de ces activités.
Nos artistes engagés ont côtoyé des citoyens du monde tant par l’étendue de leur talent que par la conscience manifeste des vrais soucis et problèmes de l’humanité. Il ne serait ni impossible ni difficile de les convaincre à participer à une bonne cause. Nous pensons à un Pascal Obispo, Corneille, Youssou N’DOUR etc…
Ce ne sont que des premières idées jetées sur une feuille qui ont besoin d’une élaboration plus poussée certes.
Nous comptons sur votre collaboration pour souffler cette possibilité de projet aux oreilles de quelqu’un susceptible de se sentir concerné.
En vous remerciant
En fait nous demeurons persuadé que ces artistes pour leurs caractéristiques humaines justifiant leurs engagements et leur sensibilité d’artiste représentent des interlocuteurs privilégiés capables d’écouter et faire en sorte que ce message ne connaisse pas le sort d’une bouteille jetée à la mer ni non plus l’écho d’une voix clamant dans le désert.
En fait, le message comporte le croquis d’un projet réalisable et très utile. Il permettrait de faire d’une pierre plusieurs coups. Il s’agit en fait d’honorer un grand artiste de chez nous dont on célèbrera en janvier prochain le dixième anniversaire de sa disparition physique : L’immortel Ansy Dérose par la création d’une Fondation qui porterait son nom : FONDATION ANSY DEROSE (1). En dehors de ces activités artistiques, Monsieur Ansy Dérose dirigeait ou avait dirigé - si ma mémoire est bonne- le centre de formation professionnel JB Damier. Donc la fondation Ansy Dérose serait créée pour promouvoir la formation professionnelle en Haïti. (Nous avons cherché Fondation Ansy Dérose sur le web et nous n’avons pas trouvé de traces !)
Pour ce faire, l’activité principale consisterait à demander aux artistes francophones de renom de chanter pour l’édition d’un CD les plus belles chansons d’Ansy Dérose (sous l’égide de l’OIF !) ; les créolophones pourraient en faire autant. Les sommes recueillies par la vente des disques et des soirées-hommages dans des salles mythiques seraient utilisées exclusivement à la création de la fondation et au financement de ces activités.
Nos artistes engagés ont côtoyé des citoyens du monde tant par l’étendue de leur talent que par la conscience manifeste des vrais soucis et problèmes de l’humanité. Il ne serait ni impossible ni difficile de les convaincre à participer à une bonne cause. Nous pensons à un Pascal Obispo, Corneille, Youssou N’DOUR etc…
Ce ne sont que des premières idées jetées sur une feuille qui ont besoin d’une élaboration plus poussée certes.
Nous comptons sur votre collaboration pour souffler cette possibilité de projet aux oreilles de quelqu’un susceptible de se sentir concerné.
En vous remerciant
vendredi 23 février 2007
DESPUES DEL BAILE PESAN LOS TAMBORES
Las cenizas que quedaron después de la quema de los disfraces del carnaval de seguro no tendrán la capacidad de aliviar la carga que agobia la conciencia de lo seres humanos que habitan este pedazo de isla. Mejor que una conciencia aliviada el miércoles de cenizas llego con los facetes patibulares dibujando la verdadera cara de esta realidad que todo el mundo se empeño a olvidar o esconder en lo mas profundo de su universo subconsciente. El miércoles de cenizas es más bien el miércoles de resaca. Resaca en las articulaciones sobrellevadas en contorciones, “gouillades” gagann, lese frape, dodi-n en un ritmo infernal durante tres días. La verdadera resaca al otro día de la borrachera por exceso de “zo devan”, hum, kat kanpe, asowosi, y romo Barbancourt. La resaca de los bolsillos vacíos después de tres días sin chiripeo. La peor de todas las resacas sin lugar a dudas es la de la realidad que se intentó borrar por espacio de tres días de bailes y regocijos. Algunos se lamentaran que el periodo dedicado a botar el golpe fuera tan limitado en el tiempo. A demás por que solamente tres días nada mas de carnaval en ves de tres semanas, tres meses, tres años o tres siglos. La pintura post carnavalesca seria de toda forma la misma para la gran mayoría y sobre todo para Haití.
Haití no ha cambiado. Los haitianos tampoco. La situación aun menos. Se sintió la misma frustración después del silbato final del partido de fútbol confrontándose para la supremacía mundial las selecciones franceses de Zinedine Zidane y la italiana de Marco Materrazzi en la capa mundial de fútbol de Munich 2006. Por espacio de un mes el universo haitiano estuvo tan redondo como la pelota y adornado de pases dribles, tiros, paradas de porteros y sobre todo goles. El pueblo vestía camisetas celestes y oro como las hinchas argentinas y cariocas. Hasta las calles se limpiaron para honrar los reyes suramericanos del balompié.
Este panorama del miércoles de cenizas se parece extrañamente a las visiones del mundo del amanecer del día 10 de julio y sobre todo carga las mismas sensaciones tan desagradables como les segundos de un despertar brusco pero agradecido para salir de una tremenda y cruel pesadilla…
Las mismas imágenes de un país de donde no se puede huir ni escapar, las sombras de las entrañas de un laberinto que no se puede descubrir sin consecuencias…
Pues las mareadas y la fiebre del carnaval no han sido capaces de sombras que azotan y ensombrecen el universo de Haití y de los haitianos. Después de bailar, disfrutar y botar el golpe, la ciudadanía deberá conformarse para observar, aceptar, soportar y vivir con los problemas que azotan la nación:
- La pobreza literal endémica y secular del país
- La miseria y el hambre en las entrañas de nuestros hijos
- Un sistema sanitario reducido a nulidad
- Una criminalidad complaciente y galopante de cierto modo entretenida por las esferas del poder
- Los interrogantes sin respuestas a cerca del estado de salud del Presidente recién electo René García Preval.
- Las disfunciones estructurales y practicas del gobierno de un Primer ministro que ya ha empezado a pensar en las próximas elecciones afectado también por “la presidentitis aguda”
- Los escándalos que sacuden el poder legislativo con alegación de corrupción de senadores
- El conflicto sobredimensionado entre la cámara de diputados y el director administrativo de la Policía Nacional en un momento en que es preciso reunir esfuerzos y voluntad para “echar el país pa lante”
- La ineficiencia caricatural de las fuerzas de la MINUSTAH incapaz de contribuir al restablecimiento del orden en el país después de dos años de misión puntuada de complacencia, connivencia complicidad y actitud ambigua cuestionada en su comportamiento y sus acciones frente a la violencia.
- La ineptitud de la MINUSTAH que deja escapar los jefes de pandillas como AMARAL y EVANS TI KOUTO (cuchillito) después de redadas mediatizadas en “cité soleil”
- La seudo tolerancia de la administración frente a alegaciones de corrupción manifiestas.
- La reticencia de la comunidad internacional para desbloquear y entregar los millones de dólares prometidos para lanzar la economía y la reconstrucción de las instituciones haitianas.
Finalmente el carnaval no ha sido portador de esperanza. No se puede decir que definitivamente el sol se haya levantado sobre la sociedad haitiana quien parece condenada a sobrevivir entre saltos y saltos de humor de quienes han sido capaces de aceptar cargos para los cuales no tienen ni la visión ni la capacidad necesaria para llevar a bien las misiones propias de estos cargos.
El sol no se ha levantado aun. La oscuridad esta más espesa que nunca… Entonces Compadre general Sol, ¿a donde te escondiste, eterno compañero hoy ausente?
(Por Decky Lakyel 23/02/07)
Haití no ha cambiado. Los haitianos tampoco. La situación aun menos. Se sintió la misma frustración después del silbato final del partido de fútbol confrontándose para la supremacía mundial las selecciones franceses de Zinedine Zidane y la italiana de Marco Materrazzi en la capa mundial de fútbol de Munich 2006. Por espacio de un mes el universo haitiano estuvo tan redondo como la pelota y adornado de pases dribles, tiros, paradas de porteros y sobre todo goles. El pueblo vestía camisetas celestes y oro como las hinchas argentinas y cariocas. Hasta las calles se limpiaron para honrar los reyes suramericanos del balompié.
Este panorama del miércoles de cenizas se parece extrañamente a las visiones del mundo del amanecer del día 10 de julio y sobre todo carga las mismas sensaciones tan desagradables como les segundos de un despertar brusco pero agradecido para salir de una tremenda y cruel pesadilla…
Las mismas imágenes de un país de donde no se puede huir ni escapar, las sombras de las entrañas de un laberinto que no se puede descubrir sin consecuencias…
Pues las mareadas y la fiebre del carnaval no han sido capaces de sombras que azotan y ensombrecen el universo de Haití y de los haitianos. Después de bailar, disfrutar y botar el golpe, la ciudadanía deberá conformarse para observar, aceptar, soportar y vivir con los problemas que azotan la nación:
- La pobreza literal endémica y secular del país
- La miseria y el hambre en las entrañas de nuestros hijos
- Un sistema sanitario reducido a nulidad
- Una criminalidad complaciente y galopante de cierto modo entretenida por las esferas del poder
- Los interrogantes sin respuestas a cerca del estado de salud del Presidente recién electo René García Preval.
- Las disfunciones estructurales y practicas del gobierno de un Primer ministro que ya ha empezado a pensar en las próximas elecciones afectado también por “la presidentitis aguda”
- Los escándalos que sacuden el poder legislativo con alegación de corrupción de senadores
- El conflicto sobredimensionado entre la cámara de diputados y el director administrativo de la Policía Nacional en un momento en que es preciso reunir esfuerzos y voluntad para “echar el país pa lante”
- La ineficiencia caricatural de las fuerzas de la MINUSTAH incapaz de contribuir al restablecimiento del orden en el país después de dos años de misión puntuada de complacencia, connivencia complicidad y actitud ambigua cuestionada en su comportamiento y sus acciones frente a la violencia.
- La ineptitud de la MINUSTAH que deja escapar los jefes de pandillas como AMARAL y EVANS TI KOUTO (cuchillito) después de redadas mediatizadas en “cité soleil”
- La seudo tolerancia de la administración frente a alegaciones de corrupción manifiestas.
- La reticencia de la comunidad internacional para desbloquear y entregar los millones de dólares prometidos para lanzar la economía y la reconstrucción de las instituciones haitianas.
Finalmente el carnaval no ha sido portador de esperanza. No se puede decir que definitivamente el sol se haya levantado sobre la sociedad haitiana quien parece condenada a sobrevivir entre saltos y saltos de humor de quienes han sido capaces de aceptar cargos para los cuales no tienen ni la visión ni la capacidad necesaria para llevar a bien las misiones propias de estos cargos.
El sol no se ha levantado aun. La oscuridad esta más espesa que nunca… Entonces Compadre general Sol, ¿a donde te escondiste, eterno compañero hoy ausente?
(Por Decky Lakyel 23/02/07)
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