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mercredi 25 juillet 2007

Une question pertinente pour vous Messieurs lesministres haitiens:Comment peut-on être ministre en Haïti et dormir chaque soir sur ses deux oreilles ?

Par Jean-Marie Bourjolly
D’un voyage dans la Grand’Anse notre collaborateur est revenu la rage au cœur.
Désormeaux, 12 juillet 2007. D’ici, le regard porte loin ; on a une vue imprenable sur les collines en contrebas. Une épaisse fumée blanche s’élève simultanément d’une douzaine de sites. Vous avez deviné juste : des arbres viennent d’être abattus en grand nombre. La végétation est trouée ça et là par des carrés de terre brûlée à flanc de montagne. Les arbres coupés ne repousseront pas ; et la terre arable – la vie – s’en ira à vau-l’eau avec la prochaine averse.
J’ai le sentiment d’assister au naufrage prochain d’un bateau en train de faire eau…
La Grand’Anse : dernière réserve forestière et aquifère du pays, dit-on. Pour encore combien de temps ? Les Jérémiens se plaignent de l’assèchement progressif de leurs cours d’eau ; de fait, nous avons dû renoncer à nous baigner dans la rivière Roseaux, réduite à un filet d’eau les jours où il ne pleut pas. La désolation est si grande partout ailleurs qu’il est facile de se faire des illusions. D’ailleurs, je m’y suis laissé prendre jusqu’à ce que je parvienne ici, à cet endroit où s’amorce la descente vers l’autre versant de la montagne, en direction de Dame-Marie, de l’Ansed’Hainault et des Irois.
J’ai le sentiment d’assister au naufrage prochain d’un bateau en train de faire eau. Un bateau livré à lui-même. À Jérémie déjà, nous avions noté que des coupes à blanc étaient en cours à côté même dubureau départemental de l’Agri culture, c’est-à-dire, au nez et à la barbe des représentants des pouvoirs publics, si tant est que cette expression ait encore un sens.
Me voilà réduit à souhaiter, non pas la réfection, mais la disparition pure et simple de ces pistes qui nous tiennent lieu de routes.
Et que fait le gouvernement pendant que Rome brûle ? On présume qu’il a signé, le 10 juillet, comme prévu, le protocole de création du « corridor biologique de la Caraïbe » :
« une initiative sans précédent pour sauver la biodiversité en danger de la région » (Le Matin du 6 juillet 2007). « Paroles, paroles, paroles », chantait Dalida. Par ailleurs, Le Matin du 16 juillet, citant AlterPresse, nous apprendra que, le jour même où nous étions témoins de cette situation navrante, le Premier ministre procédait au lancement des travaux de construction de la route Port-Salut / Port-à-Piment: « Le Premier ministre haïtien a souligné les différentes potentialités qui existent dans cette partie du pays considérée comme « un diamant à l’état pur ». « Le département du Sud possède l’une des plus grandes réserves écologiques des Caraïbes : le Pic Macaya », a entre autres rappelé le Premier ministre. Est-il besoin de souligner à l’intention de ceux qui ont la responsabilité (je dis bien : la responsabilité, quitte à passer pour un naïf incurable) de diriger notre pays que la construction de routes ne peut qu’accélérer notre naufrage collectif si, parallèlement, aucun frein n’est mis au déboisement de ce qui reste de nos forêts ? Me voilà réduit à souhaiter, non pas la réfection, mais la disparition pure et simple de ces pistes qui nous tiennent lieu de routes. Car il est douteux que notre « diamant à l’état pur » résiste, malgré la dureté proverbiale du diamant, aux convoitises de tout poil que la rupture de son isolement ne manquerait pas de susciter, combinées à deux autres mandats gouvernementaux marqués par l’inaction et l’absence de vision.
Je descends de voiture la rage au cœur. Cette hémorragie de nos ressources non renouvelables ne s’explique même pas par des nécessités domestiques locales vu le nombre effarant de sacs de charbon de bois que nous avons vus au bord du chemin. En attente d’être évacués par camions ou par voiliers vers les grands centres du pays et même, paraît-il, vers l’étranger.
Pourquoi n’intervient-on pas ? Par manque d’argent ? Je me surprends à calculer mentalement le nombre de gardes forestiers (pour au moins stopper l’hémorragie avant que les dommages soient irrémédiables) que l’on pourrait payer pendant tout un mois avec la généreuse allocation de dépenses d’un haut fonctionnaire ou d’un ministre pour une seule journée de voyage à l’étranger. Une allocation forfaitaire si mes renseignements sont exacts, c’est-à-dire sans nécessité de produire un reçu pour les dépenses réellement effectuées, contrairement à la pratique en cours dans des pays riches comme la France, le Canada et les USA.
C’est quoi être ministre ?
Pourquoi rien n’est-il fait pour une exploitation rationnelle et globale de l’immense potentiel que possède encore cette région ? Absence de vision ? Incompétence ? Qu’attend-on ? La charité, s’il vous plaît ? Que la manne étrangère tombe une fois de plus dans notre sébile de mendiant ?
C’est quoi être ministre ? C’est quoi être ministre en Haïti ? Comment peut-on être ministre en Haïti et dormir chaque soir sur ses deux oreilles ?
mercredi 25 juillet 2007
Source Journal Le matin

Le temps des grandes liesses populaires

Il semble qu'on ait définitivement compris, en instituant les festivals compas, que le rythme de Nemours Jean-Baptiste, cinquante ans après, ne peut se confiner dans des bals (commandés). D'Haïti à Miami, de New York à Montréal, nous sommes à l'heure des festivals et des grandes liesses populaires.

Des mélomanes de tous poils et de toutes générations sont attendus le 29 juillet 2007 à la première édition du Festival compas. « Ayiti men konpa », thème sensationnel, ordinaire de l'événement, exprime le désir des organisateurs de voir le pays entier déferler à la Henfrasa ce dimanche de midi à minuit. Onze groupes musicaux triés parmi les plus côtés tiendront en haleine des festivaliers pendant douze heures d'horloge. Ce sont Tabou Combo, Système Band, Djakout Mizik, Mass Konpa, Kreyòl La, Mizik Mizik, Carimi, T-Vice, T-Zee, Back Up et Fasil.

Ces formations musicales font ce qu'il y a de mieux dans le domaine du show-biz en Haïti et dans la diaspora. Empressons-nous de souligner l'absence de certains ténors comme Zenglen, Krezi Mizik, etc. La polémique entre groupes rivaux est évoquée pour calmer les ardeurs des fans inconditionnels. On oublie vite que la polémique (intelligente) soulève beaucoup plus d'enthousiasme et fait bouger les choses. Après tout, ce n'est pas en une seule édition qu'on montrera toute la crème du compas. D'autant plus que des spectacles de danse et d'autres activités sont prévus à cette fête du compas.

Les organisateurs attendent douze à quinze mille personnes à ce grand évènement. Joubert Charles, le manager de Nouvèl Jenerasyon Record's, dans une interview accordée à Ticket Magazine, donne la garantie que les festivaliers auront l'opportunité de faire le plein d'ambiance pour seulement 250 gourdes. Cette somme est exigée, d'après Joubert Charles, afin de répondre à certaines dépenses organisationnelles. Il a annoncé, pour le bonheur des internautes, que l'événement sera disponible sur Internet et pourrait être retransmis sur Island TV. Cette ouverture est l'expression d'une certaine volonté de vendre l'image du compas sur le plan international.

D'Haïti à Miami, de New York à Montréal, le compas cherche courageusement sa voie sur le marché musical mondial. Les producteurs ont compris que le compas ne peut se limiter à des bals commandés et des cérémonies de graduation. En Martinique, en Guadeloupe, comme partout ailleurs, nous sommes à l'heure des festivals et des grandes liesses populaires.Plus de cinquante ans après sa création, le rythme du saxophoniste Nemours Jean-Baptiste demeure plus vivant que jamais. Affluent des festivals et d'autres initiatives semblables. Cette musique populaire semble trouver un nouveau souffle aujourd'hui après avoir, à un certain moment, subi l'assaut du Zouk et d'autres musiques étrangères. Certains musicologues osent même parler « d'époque de rayonnement. » Mais d'autres expériences musicales ont prouvé que les mélomanes haïtiens attendent beaucoup plus du compas. Tant sur le plan de la composition des textes que sur le plan de la modernité du rythme.

Nélio Joseph
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=46459

Ibo Combo « la vie musicien » et « Café » Konpa d'antan.. souvenirs, souvenirs!!!!Naissance des Minijazz...

Par Roland Léonard
Si on veut connaitre la genèse des minijazz haïtiens, il faut écouter le CD Ibo Combo « La vie musicien » de cette formation qui fit les belles soirées du Shango de l'hôtel « Ibo Lele » de 1964 à 1967 environ. Tandis que le « konpa » de Nemours et de Sicot agonisait par manque d'imagination et par épuisement dans une longue et stérile polémique, naissait une nouvelle formule, une musique neuve. A l'audition de ce disque, on fait tout de suite la différence d'avec les suiveurs et autres « combos » de leur génération.
Formé de jeunes gens très doués, âgés de dix-huit à vingt-cinq ans, peu lecteurs, possédant de bonnes oreilles et pratiquant les « head arrangements », cet ensemble tranche sur tous ses contemporains et rivaux par sa maturité dans ses goûts harmoniques, modernes pour l'époque, ses influences venues du jazz et de la bossa-nova brésilienne, ses dettes envers la meringue haïtienne classique - façon François Guignard- ses rappels nostalgiques de Saieh ou d'Edner Guignard.
La couleur orchestrale et l'instrumentation en général y sont uniques et enchanteresses, inoubliables pour les mélomanes : piano (Jacques Duroseau), guitares (Alix « Tit », Pascal et Phito Joassin), sax alto et ténor (Lionel Volel) ; accordéon (Jacques Paul Eugène) ; contrebasse (Ferdinand Dor), batterie et leader (José Tavernier), chanteurs (André Romain et José Tavernier).
« La vie musicien », « Créole musette », « Bébé mini-jupe », « Mireille », « Choucoune », « Marché rinmin », Saxo meringue », « Fleur d'amour », « Adeline », « Ghislaine », « Ti Razeur »... Que de souvenirs impérissables ! Que de minutes et d'heures enchanteresses ! Des « hits » obsédants !

La houlette et les conseils judicieux de Herby Widmaier, en ce temps-là expliquent la supériorité de IBO-COMBO. Autrefois, dans ma passion, j'aurais accordé un 10 sur 10 à cet « opus » ; avec le temps je me suis arrêté sur certains détails mineurs qui dans le fond ne gâchent pas la valeur du produit; il y a de toute évidence de petits flottements dans la rythmique ; les choeurs ne sont pas tout à fait justes.

Parue auparavant en microsillon « 33 tours » et « long playing » TAM-TAM-102st, l'oeuvre a été reprise en CD par Marc Records avec le numéro de série CD417
L'aventure devait s'interrompre brutalement et momentanément en janvier 1967, à cause d'un accident tragique, un attentat par balles à la vie du guitariste « Tit Pascal », qui s'en sortit paralysé des deux jambes ; elle allait reprendre sept (7) ans plus tard à New-York avec de nouvelles têtes, de nouveaux timbres et comme de fait une nouvelle couleur orchestrale ; en relief, les « vents » et puis trois guitares (solo, accompagnement, basse), une batterie ; une paire de congas et des percussions.

Soit Edgard Dépestre Gaguy (maestro, sax ténor et flûte), Boulo Valcourt (guitariste chanteur), José Tavernier, (chanteur, tambourineur), Michel Laraque (guitare), Lyonel Oriol (guitare-basse), Réginald Policard (percussion), Jean Alix Laraque (batterie), Sony Séraphin (percussion), Raymond Guillaume (saxophoniste), Gérard Jean-Baptiste (trompettiste).
Les influences sont les mêmes à peu près ; les compositions sont de Boulo Valcourt, d'Ansy Dérose et de Coupé Cloué. L'empreinte du jazz y est plus forte, plus manifeste dans les riffs très nombreux et swingants, les solos de sax, de trompette, de flûte, de guitare, véritables morceaux de bravoure.

L'album « Café », autrefois de Macaya Records, repris par Antilles Mizik (AMCD 9148), résume cette nouvelle épopée. De belles dissonances ! De beaux pastels ! Un « back-ground » orchestral en relief avec les « vents ». A signaler les morceaux clés du disque : « Café » superbe boléro-blues ou R'n'B à partir d'une composition orginale d'Ansy Dérose, et la « Symphonie des Mouches » de Jeannot Montes et Boulo Valcourt. Des orchestrations et arrangements mémorables ; et puis bien sûr les autres « hits » « Ti gaçon », « Mateau », « Femme totale », « Belle fleur », « Ti chérie », « Rat la », « Marie », « Apran n metye ».

Syto Cavé y faisait ses armes de parolier avec Boulo.A écouter absolument !
Roland Léonard


Source: http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=46335&PubDate=2007-07-25

Une agence de produits pharmaceutiques sous scellés

Un importateur de produits pharmaceutiques n'est pas un laboratoire de fabrication. Reconditionner les produits importés est un autre moyen de se détourner des normes légales. A l'Agence EDJ Import/Export SA, sur 37 médicaments stockés, dix seulement sont autorisés par la direction centrale de la pharmacie du MSPP.

Le juge de paix Roland Duvelson assisté de son greffier, M. Smile Cadet du tribunal de paix de la Section Est de Port-au-Prince, a apposé, dans l'après-midi du mardi 24 juillet, des scellés sur l'agence de produits pharmaceutiques de l'Etablissement du Dr David Josaphat EDJ Import Export SA sis au No 123 de la rue des Miracles.

D'après l'enquête menée par des inspecteurs de la Direction de Pharmacie et de Médicaments traditionnels, sur 37 médicaments stockés dans les dépôts de cette agence, dix seulement sont autorisés par la Direction de Pharmacie. « Dolofur », un analgésique, est le médicament par lequel le scandale est arrivé.
Une plainte a été adressée au MSPP selon laquelle des produits provenant de l'Etablissement du Dr David Josaphat, ont été remarqués sur les étalages de plusieurs pharmacies de la place et prêtaient à confusion.
Un vrai scandale

Présenté sous deux couleurs différentes, bleu foncé et bleu pâle, « Dolofur » n'est pas enregistré à la Direction centrale de Pharmacie du MSPP. De plus, à l'instar de plusieurs produits entreposés dans l'agence, il est reconditionné. « Les produits qu'on a retrouvés ici ne sont pas enregistrés et même quand il faut faire le reconditionnement, il y a des normes.

Rien n'est conforme ici. C'est un vrai scandale ce qui se passe ! », s'est exclamée la directrice de Pharmacie, Mme Magalie Rosemond.« Il ne respecte pas le circuit formel de distribution de médicaments ! », s'emporte-t-elle. Elle a expliqué qu'à chaque importation, l'importateur doit soumettre ses dossiers à la Direction centrale de Pharmacie. « Certains des produits de l'Agence EDJ sont enregistrés.
Mais à chaque dédouanement, il lui faut une autorisation du MSPP. Il a reconditionné les médicaments. Ce fait est grave. Un importateur n'est pas un fabriquant », a souligné un inspecteur de la Direction de Pharmacie tout en montrant du doigt les cartons d'emballages d'une gamme de médicaments empilés dans des boîtes.

Même constat pour Notem, « Sur l'étiquette de ce médicament est écrit acetaminophen 2.5 grammes. En général, ce médicament est dosé en mg. On l'a corrigé à l'encre en ajoutant 2.5 mg », a fait remarquer l'inspecteur.

L'agence EDJ qui a fait les frais d'une visite inopinée des inspecteurs oeuvre sur le marché des produits pharmaceutiques depuis plus d'une décennie.

Claude Bernard Sérant

serantclaudebernard@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=46564&PubDate=2007-07-25
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Un avis:
De la cohérence dans la démarche du MSPP. Nous voulons croire que l'administration continue à agir motivée par la résolution d'un problème grave et non par autre chose!

Le Nouvelliste reçoit le Ballon d'Or ... Mister George Weah

George Weah entame depuis samedi une tournée en Haïti. Il en a profité pour faire un saut dans les locaux du doyen de la presse haïtienne.

Le célèbre footballeur africain, George Weah a visité, ce mardi, Le Nouvelliste. Cette visite rentre dans le cadre d'une tournée de cinq jours entamée depuis samedi dans le pays. Le Ballon d'Or 1995 s'est entretenu avec le directeur du journal, Max Chauvet, sur ses éventuels projets en Haïti . M. Weah a indiqué que sa fondation, qui porte d'ailleurs son nom, est prête à intervenir en Haïti en vue d'aider des jeunes. « Nous sommes prêts à intervenir en Haïti s'il y a des projets viables. Nos amis Haïtiens doivent déterminer le type d'aide qui serait profitable à la jeunesse haïtienne. On ne s'intéresse pas seulement à donner de l'argent. Ce qui importe, c'est de savoir si cet argent est bien utilisé », a-t-il déclaré.

Il s'est dit, par ailleurs, prêt à apporter son soutien à Haïti :"Je suis président de l'Association des footballeurs professionnels africains et en tant que tel, je peux organiser un match et recueillir des fonds en vue d'apporter notre soutien à un projet qui se fait dans le pays. », a-t-il ajouté.
Refusant de se considérer comme une star, mais plutôt comme un homme au service de la communauté africaine, « Mister George », comme le surnomment ses fans, n'a pas caché son optimisme quant à l'amélioration des conditions de vie des gens de Cité Soleil : « Les problèmes de Cité Soleil sautent aux yeux. Les gens vivent dans des conditions infrahumaines. Cependant, il n'est pas trop tard pour les dirigeants de renverser la situation. Et si on n'intervient pas de manière urgente, le problème de Cité soleil s'étendra à l'échelle du pays. »
Originaire d'un pays déchiré par quinze ans de guerre, Weah conseille aux jeunes haïtiens de cultiver la discipline, d'être plus assidus au travail et de renoncer à la violence. Il a pris en exemple sa décision de renoncer aux contestations, malgré des cas flagrants de fraude lors des dernières joutes électorales dans son pays: "Il faut pratiquer la paix si l'on veut avancer. Revenir sur le passé quand il est mauvais ne rime à rien. La vie, c'est comme les élections, l'objectif est de gagner d'abord le premier tour. Quand on ne parvient pas à gagner le premier tour, il faut gagner le second tour. Il faut oublier le passé pour pouvoir construire l'avenir".

Intervenant sur la présence d'Haïti à la coupe du monde des moins de 17 ans, en août prochain, il a annoncé qu'il ne sera pas en Corée du Sud pour supporter la sélection haïtienne, mais assure que les joueurs seront évalués : "Aujourd'hui, il y a heureusement la technologie et ceux qui travaillent avec moi ont la tâche de suivre les joueurs.
S'il y en a un qui est bon, ils me le diront et nous assurons le suivi en faisant des recommandations auprès des clubs européens comme nous l'avons déjà fait pour le jeune, Fabien Vorbe".
Ambassadeur de l'UNICEF depuis 12 ans, l'éminent footballeur africain a créé la «fondation George Weah ». Cette dernière fait la promotion de la paix et oeuvre dans le domaine de l'éducation des jeunes notamment au Libéria.
George Manneh Oppong Ousman Weah est né le 1er octobre 1966 à Monrovia, capitale du Libéria. En novembre 2005, il a été battu au second tour de l'élection présidentielle par l'économiste Ellen Jhonson Sirleaf. Le candidat du Congrès pour le changement démocratique (CCD) avait porté plainte pour fraudes soupçonnées auprès de la commission nationale électorale avant de désister par la suite.

Arrivée à Port-au-Prince à l'initiative de Radio Télé Zénith, l'ancienne star du ballon rond a pour objectif principal de promouvoir la paix et la solidarité entre les Haïtiens.
Sa première visite l'avait conduit, samedi, à Tortug'Air et à Cité Soleil.
George Weah promet d'effectuer d'autres visites en Haïti.
Alain Gaillard
et Enock Néré

Source http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=46541&PubDate=2007-07-24

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Ceci vaut un commentaire!
La société haïtienne doit s’estimer heureuse et chanceuse de pouvoir compter sur le symbolisme qui accompagne un personnage de l’importance en terme d’image de Monsieur George Weah.
Il ne fait aucun doute que son influence se révèlera utile à Haïti dans sa quête de paix et de stabilité sociale.
Dans un domaine plus concret, le financement d’une école de football, la subvention de stages en Europe sont autant de projets réalisables avec la participation de grands footballeurs africains fédérés autour de George Weah.
On pourrait même rêver d’un centre sportif George Weah implanté en plein Cité Soleil.
Un autre aspect des commentaires doit incommensurablement tourner autour de son échec aux dernières élections de son pays.
Comme grand fan de football et un fervent admirateurs de ces joueurs africains à succès en Europe comme dans la lignée de George Weah, un Didier Drogba, un Samuel ETO’O pour ne citer que ceux-là, nous n’avions dans un premier temps apprécié son engouement pour participer dans la gestion des affaires de son pays.
Cependant nous avions été possédé à l’heure H plus par la raison que par le fanatisme agrémenté par le populisme messianique traditionnel des pays pauvres. Conscient qu’un très bon footballeur ne pouvait pas se convertir du jour au lendemain en grand chef d’état, nous avions respiré des airs de soulagement en apprenant que Monsieur George Weah avait été battu au deuxième tour. Il est toujours savoureux de goûter aux délices de la logique dans de telles conditions.

Il est clair que Geoge Weah pourra toujours servir correctement son pays s’il le veut. Il a les moyens et les vrais supports pour le faire. Mais pas forcément depuis le fauteuil présidentiel !

Ce qui est encore tout à fait en son honneur, après sa défaite il a compris que le peuple avait vu d’un bon œil son incursion réussie dans le champ de la politique. Il avait surtout compris que le populisme messianique ne suffirait pas. La place était à la capacitation. Il s’est tout bonnement retourné vers ces endroits ou on peut apprendre à connaître, à comprendre et à agir de façon positive avec les gens, le monde et les autres…
Il suit des cours de sciences politiques dans des universités américaines.

Bonne chance Monsieur George, le peuple haïtien serait ravi de vous accueillir prochainement en ancien footballeur-président du Libéria.
JJ 25/07/07

Réduire le nombre de partis politiques !....Osner Fevry pour un renouvellement en douceur de la classe politique

Les partis politiques en Haïti peuvent fonctionner mieux. Le Conseil national des Partis politiques haïtiens (CNPPH), est confiant et tente de renforcer les structures de ces derniers par l'institutionnalisation et le financement. Mais, il faut d'abord regrouper certains d'entre eux afin de diminuer le nombre.
« Des partis politiques, il y en a beaucoup et même trop en Haïti », reconnaît Toussaint Dérosiers, conseiller-délégué au Conseil national des Partis politiques haïtiens.

En 2005, plus de soixante- dix (70) partis et groupements politiques ont été identifiés pendant qu'une trentaine était en attente de légalisation.
Le problème c'est que bon nombre d'entre eux sont confrontés à de grandes difficultés de fonctionnement vu leur faible pouvoir économique.
Un véritable paradoxe pour le professeur Toussaint Dérosier qui croit que la politique et l'argent sont étroitement liés. Selon lui, on ne peut pas faire de la politique si on n'a pas d'argent. Il dit opter sincèrement pour une diminution du nombre des partis politiques en Haïti. Et, c'est donc poussés par ce constat, que les responsables du conseil national des Partis politiques ont engagé, ce mardi, dans les locaux du Karibe Convention Center à Pétion-Ville, une série de discussions, visant à regrouper les partis politiques entre eux tout en leur donnant de meilleurs moyens de fonctionnement.
« Partis politiques et gouvernance démocratique au regard de la Constitution de 1987 », est le thème retenu pour cet atelier de travail qui prendra fin ce mercredi 25 juillet. Pour introduire ce thème évocateur, le professeur Edouard Francisque, vice-président du CNPPH, a présenté les grandes lignes de l'idéal démocratique de la Constitution de 1987, ce qui a permis aux représentants de partis politiques présents en la circonstance de mieux cerner le thème de ce colloque. Docteur Francisque a surtout mis l'accent sur le rôle des partis politiques dans la sauvegarde de la démocratie. « Ce ne sont pas les articles à eux seuls qui peuvent assurer la pérennité de l'idéal démocratique. Il revient donc aux partis politiques de se mettre au pas afin de garantir sa survie.», dit-il

L'initiative du CNPPH de renforcer le travail des partis politiques dans le pays est bien vue par les participants, particulièrement par les membres du gouvernement. Le Premier ministre Jacques Edouard Alexis qui ne pouvait pas, suivant les principes des organisateurs, intervenir officiellement en la circonstance, n'a pas pu retenir sa position vis-à-vis de cette initiative qu'il juge louable. Répondant aux questions des journalistes M. Alexis déclare que le travail qu'effectue aujourd'hui le CNPPH, est d'une importance capitale dans la mesure où elle vise à aider les partis politiques à mieux se structurer. « Si l'on veut que la démocratie soit une réalité en Haïti, il est important qu'on aide les partis politiques à mieux s'équiper et surtout qu'on leur donne les moyens financiers financement pour mieux fonctionner.» Le président du Sénat, Joseph Lambert, du même avis que le premier ministre, plaide en faveur d'un renforcement des partis politiques.

Ces derniers constituent, selon lui, le socle sur lequel s'assoit la démocratie. Aussi méritent-ils une prise en charge formelle. Le sénateur Lambert en a profité pour inviter les représentants des partis politiques à saisir l'occasion pour renforcer leurs structures. « J'exhorte tous les représentants des partis politiques ici présents à s'engager dans la lutte pour la démocratie », a-t-il dit, s'adressant aux participants.

Le colloque sur les partis politiques devrait aboutir dans les prochains jours à une restructuration de ce secteur tant au niveau de leur statut légal qu'au niveau de leur capacité de se tenir économiquement. « Les débats qui se tiennent ici aujourd'hui visent à créer une concertation, un espace de dialogue qui doit conduire à un renforcement des partis politiques, mais aussi à leur financement », affirme le président du CNPPH, Déjean Bélizaire.

L'institutionnalisation et le financement des partis politiques devraient permettre un meilleur fonctionnement de ces derniers, conclut l'ingénieur Bélizaire.

Jean Max St Fleur
tmaxner@yahoo.fr
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Le coordonnateur du Conseil National des Partis Politiques, Osner Fevry, se prononce en faveur d’une restructuration de la classe politique tout en dénonçant l’immixtion du secteur des affaires dans la vie politique.

Le chef de file du parti démocrate chrétien haïtien (PDCH) estime que la méfiance de l’opinion publique à l’égard des hommes politiques est le résultat des campagnes dans le cadre de la globalisation orchestrées par l’international en vue de renforcer la société civile. Osner Fevry est pour une régénération et un renouvellement de la classe politique haïtienne regrettant que de nombreux chefs de partis n’aient pas "le sens de la mesure".
Toutefois il met en garde contre un renouvellement qui occasionnerait une rupture d’avec les générations de leaders expérimentés.Tout en souhaitant qu’on ne rejette pas les "valeurs " en raison de leur age, Il a tiré a boulets rouge sur la majorité des députés et des ministres les qualifiant de membres de la génération de " Déchoucage". " Ils ont été élus parce qu’ils savent faire du bruit", lance t-il. " Le renouvellement ne doit pas signifier un rejet mais une collaboration des valeurs vieux et jeunes", explique t-il. Intervenant à la rubrique " Invité du jour" de radio Métropole, Osner Fevry a reconnu que les partis politiques haïtiens ne sont pas démocratiques dans la pratique.
Des représentants d’une trentaine de partis politiques, membres du Conseil National des Partis Politiques, participent ce mardi à un colloque sur la modernisation des partis politiques. Osner Fevry qualifie de ridicule la participation de plus de 40 candidats aux dernières élections présidentielles déplorant qu’une centaine de partis soient légalement enregistrés.
De plus, M. Fevry annonce la présentation d’un document qui doit servir de référence à l’élaboration d’un projet de loi sur l’organisation et le financement des partis politiques. " Un parti ne doit pas être financé par un pays étranger ou des organisations occultes", souligne t-il.
Le conseil National des partis politiques, présidé par Dejean Bellizaire est l’un des regroupements de partis oeuvrant à la modernisation de la classe politique haïtienne.

Source:
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12866

Notre avis
Que faire devant cette réalité inacceptable et inconcevable dans un pays comme Haïti ? Le tout n’est pas d’identifier la maladie sinon de porter les réflexions vers la prise en charge normale du patient.
Le nombre excessif de groupements politiques ne correspond certainement pas à un nombre équivalent de visions de la politique. C’est certainement le résultat de la réflexion d’individus qui ont compris la dynamique des avantages qui découlent de sa position de chef de parti. En d’autre terme produit de la « mentalité chef », cette façon d’envisager la vie qui reste un vrai obstacle au progrès.
“Sa yo fè a men yo detwi-l ak pye yo !
Comme on dirait chez nous, le fait même de voir l’intérêt d’engager des réflexions sur le fonctionnement des partis politiques en Haïti reste une tentative positivement louable. Elle sera bénéfique si le consensus vise réellement à redresser la barre, si et seulement si les débats ne s’engagent pas avec l’objectif inavoué pour un secteur déterminer de renforcer son hégémonie ou dans l’optique de regonfler certains egos pour se rendre détenteur de mérites quelconque qui se traduiraient par l’attribution d’une meilleur par du gâteau.
Cependant il est légitime de poser certaines réserves qui prennent naissance avec la gestation même du projet inspirant un certain pessimisme en considérant les retombées réelles des débats.
La première réserve est à noter quand on constate que les débats autour du fonctionnement des partis politiques se feront en trois temps. Celui qui vient de s’achever ne représente que le second moment. Un premier a eu lieu il y a quelques mois. Un troisième moment devra engager le parti au pouvoir avec des groupements satellites partageant certaines affinités. Pourquoi en trois réunions avec trois clivages de partis ?
Les conclusions tirées de ces débats frise des palissades. Ceux qui réclament le renouvellement des cadres en conservant les dinosaures mêlés à toutes les sauces depuis les temps pré duvalériens ne savent certainement pas que leur seule présence dans le milieu inspire de la méfiance et ils seront de plus en plus isolés. Comme un corps librement lâché sous l’effet de la pesanteur, ils finiront par choir et disparaître. Ce qui est impossible à envisager c’est de savoir comment le vide laissé par ces leaders adeptes de la politique des terres et des têtes brûlées sera-t-il occupé.
JJ

LUTTE CONTRE LE BANDITISME / Justice et Paix constate des progrès en matière de sécurité

L’organisation catholique de promotion des droits humains, Justice et Paix (Jilap), déclare constater une certaine baisse des cas de victimes d’assassinats dans les rues de Port-au-Prince.

Dans un nouveau rapport produit en ce mois de juillet 2007, la commission nationale Justice et Paix affirme avoir enregistré 70 victimes à Port-au-Prince durant la période allant d’avril à juin 2007, ce qui représente une nette baisse par rapport à la période précédente.

Au mois d’avril 2007, Jilap dit dénombrer 30 victimes contre 25 pour le mois de mai et 15 en juin 2007.De tels progrès ont été enregistrés, selon l’organisme, grâce aux efforts de la Police nationale d’Haïti (PNH) aidée de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah).« L’insécurité, surtout le nombre de morts par balle, a baissé au cours de ces derniers mois, grâce aux décisions du gouvernement et aux efforts de la Police nationale, appuyée par la Minustah », indique la commission nationale Justice et Paix dans ce rapport, précisant quand même que « des actes de violence se produisent de temps à autre ».

L’organisme dénonce, en revanche, les violations des personnes appréhendées dans le cadre de la lutte contre l’insécurité et le banditisme généralisé.


Jilap dénonce certaines pratiques de la police dans la lutte contre le banditisme, lesquelles, selon elle, constituent une porte ouverte à des violations des droits de la personne.« Nous ne comprenons pas pourquoi un présumé bandit devrait être exhibé devant les caméras pour être soumis à un interrogatoire par des journalistes. Cette pratique est une violation des droits de la personne arrêtée », estime la commission nationale Justice et Paix, citée par AlterPresse.

L’organisme demande à la police de respecter la loi lors des arrestations. « L’État doit respecter les droits même des personnes sur lesquelles pèsent de graves suspicions ou qui sont accusées par la clameur publique », écrit la commission dans ce rapport adressé aux autorités haïtiennes.


Par ailleurs, Justice et Paix croit nécessaire d’entreprendre des actions relatives à la justice sociale pour lutter contre l’insécurité et la violence. La commission déclare constater une absence quasi-totale de l’État dans les zones considérées autrefois comme des zones de non-droit.Jilap remarque « très peu d’activités pour changer la vie des gens » dans ces zones. Il y a « peu d’activités économiques », le « chômage » est de règle et « le désespoir bat son plein ».« L’insécurité et la violence ne trouveront pas de solution durable si on ne s’attaque pas à la question de la violence sociale qui est en train de détruire la société chaque jour davantage », soutient la commission nationale Justice et Paix.

Source Journal Le Matin sur http://www.lematinhaiti.com
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Notre avis
Nous profitons de cette déclaration de l’institution juste et paix pour reprendre la notion qui servirait de résumé et de conclusion à la situation du pays en laissant de côté les éventuels « mais ». Ce sont ces « mais » à tout va qui trop souvent n’ont d’effet que de reléguer l’essence de l’information au second plan.
En fait, HAITI VA MIEUX ! Voici l’information qu’il convient de claironner aux quatre vents. Il faut pouvoir retoucher cette image d’Haiti qui est véhiculée depuis bon nombre d’années.
Sans évoquer les statistiques qui peuvent dire ce que nous voulons dans la logique de la bouteille pleine à moitié ou à moitié vide.
Ces derniers temps liens familiaux exigeant, beaucoup d’haïtiens et d’étrangers ont bravé leur peur après des heures d’insomnie el les « dyol maré » des époux, épouses et enfants pour voir de par eux-mêmes ce qui se passait là-bas.
Le rapport de leurs constats est évocateur d’une amélioration globale de la situation tant sur le plan sécuritaire que sur le plan de la reconstruction nationale en revitalisant ce qui restait de certaines institutions.
Les exemples sont certes mais ils se perdent et s’évanouissent dans l’immensité infinie des besoins les uns plus pressants que les autres.
Malgré les divergences qui surgissent après chaque démarche et chaque tentative d’action du gouvernement en place, - si on accepte le droit de chaque individu d’avoir une vision différente sur une question déterminée – on peut y trouver une pointe de cohérence.
Dans ce sens on peut admettre que la façon dont la lutte contre le banditisme a été conçue au départ, modalité qui était loin de bénéficier d’un consensus de l’opinion même bien intentionnée, aujourd’hui a certainement permis ces résultats qui n’augurent que de bonnes choses pour l’avenir du pays.
Si aujourd’hui on a du mal à intégrer et ajouter les résultats du programme désarmement et Réinsertion dans ce bilan positif du fait qu’il est inconcevable que dans un pays avec une fracture sociale aussi grave et délétère que ce qui pourrait être vu comme une récompense au banditisme puisse servir à l’enrayer.
Mais sans la vertu de fouiller « zo nan kalalou » toute analyse risque de s’embourber dans les méandres de l’inconnu et s’enliser dans des conjectures partisanes stériles.
Dans la lutte contre l’insécurité et le banditisme les choses se sont montées par paliers successifs. Aujourd’hui les yeux sont fixés sur les capacités du système judiciaire du pays et des capacités de nos centres de détention de garder en lieu sûr ces malfrats irrécupérables.
La société doit cependant rester sur ces gardes pour ne pas décerner des notes trop élevées pour couronner une action en phase de simple gestation dont les grandes lignes doivent de plus en plus s’affirmer en redressant les atomes crochus et les déviances séculaires fruit de l’incompétence macabre de nos dirigeants et de nos vieux démons indomptables et sanguinaires.


Version espagnole disponible sur Haiti Crema Y Nata sur http://haiti-crema-y-nata.blogspot.com