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samedi 18 août 2012

Haïti : Les autorités s’attendent à des impacts négatifs malgré une saison cyclonique plutôt calme

P-au-P, 17 août 2012 [AlterPresse] --- En dépit de la prévision d’une saison cyclonique 2012 peu active, des impacts plus négatifs que prévus peuvent être enregistrés en Haïti, en raison de sa vulnérabilité, selon la dernière version du plan national de contingence 2012, datée de ce mois d’aout. “La saison cyclonique 2012 sera moins active que la moyenne de la période 1981-2012. (…) Cependant, la vulnérabilité d’Haïti est telle que des impacts graves peuvent découler de problèmes relativement faibles” selon les dernières projections (juin 2012) de Philip J. Klotzbach et William M. Gray de l’Université d’Etat du Colorado. Le plan national de contingence évalue dans son cadre conceptuel les risques engendrés par un cyclone de quatre jours au niveau 2 de l’alerte rouge. Un tel scénario ferait 200 morts, 4500 blessés, 110 disparus. Il y aurait 450 000 victimes directes à évacuer, et 50 000 autres sinistrés qui logeraient chez des proches. Des éboulements, glissements de terrains, inondations ainsi que des dégâts liés aux vents forts représenteraient un risque important pour 50 communes que le plan national de contingence a désignées comme vulnérables. Un pays vulnérable L’impact de la saison cyclonique pourrait donc être plus négatif que prévu étant donné l’état de fragilité du pays. Les problèmes de gouvernance affaiblissent les capacités de réponse nationale à la saison cyclonique. Le plan de contingence national évoque notamment la situation politique troublée par les élections et le changement de gouvernement quinze jours avant le début de la saison cyclonique. La situation socio-économique englobe des conditions de vulnérabilité au niveau du logement notamment, mais aussi de l’ensemble des infrastructures. Le contexte sanitaire est également préoccupant : la couverture du pays est de 60 à 70% et est concentrée dans les grandes villes. Il résulte que 2,5 médecins et 1 infirmière sont disponibles pour 10 000 habitants. Autres menaces météorologiques La saison cyclonique n’apparaît pas comme l’unique menace météorologique. Le plan évoque la dégradation environnementale ainsi que la potentialité qu’Haïti soit sous l’influence du phénomène El Niño, dérèglement climatique particulier qui se caractérise par des températures anormalement élevées de l’eau dans la partie est de l’océan Pacifique sud. Une réponse partielle aux désastres naturels Le plan national de contingence indique que le Système national de gestion des risques et des désastres (SNGRD), les centres d’opérations d’urgence (COU), la communauté internationale ainsi que la société civile mettront en place des procédures d’urgence et de reprise en cas d’ouragan. La question des moyens demeure et il apparaît que la communauté internationale aura à financer une grande partie du budget en cas de désastre naturel. A titre d’exemple, l’Etat est en mesure d’assurer l’assistance alimentaire pendant trois jours, et les organisations humanitaires devraient prendre la relève pendant trente autres jours. Il est recommandé que ce plan de contingence national soit constamment réévalué afin de s’adapter à l’évolution de la situation. [cp kft gp apr 17/08/2012 12:45] http://www.alterpresse.org/spip.php?article13230

lundi 6 août 2012

Haïti-Météo : Ernesto s’éloigne, alerte jaune levée

P-au-P, 6 août 2012 [AlterPresse] --- Après le passage ce week-end de la tempête tropicale Ernesto à proximité du sud d’Haïti, le Centre national de météorologie (Cnm), le Secrétariat national de gestion des risques et désastres (Sngrd) et la Direction de la protection civile (Dpc) lèvent l’alerte de vigilance jaune en vigueur depuis le samedi 4 août, dans un bulletin rendu public ce lundi 6 août. En revanche, il est toujours demandé aux habitants des zones à risques de rester vigilants en cas d’orages et de coups de vents qui pourraient causer des éboulements, inondations ou des glissements de terrains. La tempête tropicale Ernesto laissant derrière elle des résidus convectifs et une masse d’air humide, le temps sera nuageux et venteux. Des pluies intermittentes et des orages isolés sont attendus partout dans le pays aujourd’hui lundi 6 août et demain mardi 7 août 2012 en Haïti, informe le Centre national de météorologie (Cnm). A la suite de la tempête, les températures seront supportables voire agréables durant la nuit, ajoute le Cnm. La cinquième dépression tropicale, devenue la tempête tropicale Ernesto le jeudi 2 août, n’a pas représenté un danger immédiat pour Haïti mais le Grand Sud a été sensible aux effets indirects du phénomène. A partir de samedi soir, les départements du Sud-Est, du Sud, de la Grande-Anse, des Nippes et de l’Ouest ont connu une dégradation de leurs conditions météorologiques. Ernesto a particulièrement causé des dégâts dans le département du Sud. Les vents forts ont provoqué des chutes d’arbres et des bananeraies ont été dévastés à Côteaux et Torbeck. Les pluies ont causé des crues dans la ravine du Sud (Cayes), la rivière de l’Acul (Chantal) et la rivière Grand-Passe (Roche à Bateau). Une source locale indique à AlterPresse que la mer était encore agitée sur la cote sud du pays dans la matinée de ce 6 aout. Le département du Sud-Est a lui aussi connu des vents forts dans la nuit de samedi à dimanche. Dans les autres départements, des vents modérés ont accompagné des pluies fines et intermittentes. La mer agitée, principal danger engendré par le passage de la tempête, a causé dimanche matin un naufrage à Anse-à-Galets (département de l’Ouest). Les cinq occupants de l’embarcation, une femme et quatre hommes, ont été secourus, selon les autorités. Après son passage en Jamaique, la tempête Ernesto atteint actuellement les côtes d’Amérique Centrale. Avec des vents de 85 km/heure et des bourrasques beaucoup plus puissantes, Ernesto se déplace vers l’ouest à une vitesse de 32 km/h. [cp kft gp apr 6/08/2012 10:20] http://www.alterpresse.org/spip.php?article13190

jeudi 26 avril 2012

MOBILISATION INSTITUTIONNELLE EN PREPARATION DE LA SAISON CYCLONIQUE 2012

Haïti- Protection civile : Mobilisation institutionnelle en préparation à la saison cyclonique 2012 P-au-P, 25 avril 2012 [AlterPresse] --- Le bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (Ocha) en Haïti a organisé un atelier de travail, le mardi 24 avril 2012 à Port-au-Prince,avec les différents acteurs qui interviennent dans le secteur de la protection civile, pour des discussions autour du plan de contingence cyclonique 2012.
« Le but de cet atelier est de vulgariser les mécanismes de coordination entre le gouvernement et la communauté internationale, afin de faire un état des activités cycloniques qui commencent le 1er juin prochain », fait savoir le coordonnateur de la protection civile, Roosevelt Compère.
Le plan de contingence devrait être totalement achevé en mai, projettent différentes institutions.
« Un plan de contingence national et départemental sera disponible dans les prochains jours. Ce plan vise à garantir une réponse efficace à la saison cyclonique 2012 et faciliter une mise en commun des ressources disponibles, pour favoriser l’implication des acteurs dans ce processus », précise Compère.
Pour répondre à d’éventuelles catastrophes, le secrétariat permanent de la gestion des risques et des désastres (Spgrd) se transformera en centre d’opération d’urgence, lequel travaillera en étroite collaboration avec Ocha et avec la mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah) sur les questions logistiques.
Quatre (4) groupes de travail sont déjà formés pour la préparation de la saison cyclonique, qui s’étendra du 1er juin au 30 novembre 2012.
L’un de ces groupes travaillera sur les exercices de simulation avec la population afin d’indiquer les méthodes de prévention en cas de catastrophes dans le pays.
Un premier exercice a déjà été initié dans l’aire métropolitaine de la capitale, avec des écolières et écoliers. D’autres exercices sont prévus dans les départements du Nord et du Nord-Ouest.
Les exercices toucheront principalement le milieu scolaire.
Le système national de la gestion des risques et désastres entend renforcer les activités de sensibilisation sur le territoire national à travers cinq grands axes.
Parmi les axes identifies, la communication sera prioritaire dans la coordination, de même que dans l’efficacité de prévention, soulignent les responsables de protection civile.
Plusieurs mécanismes sont envisagés en vue de sensibiliser la population sur les risques et désastres, dont un concours de reportages sur les risques majeurs, lequel sera lancé à l’échelle nationale le 16 mai 2012.
La protection civile organisera également un forum avec les responsables et associations de médias du 1er au 15 juin 2012, tandis qu’une émission audiovisuelle sur les risques majeurs est en cours de réalisation.
Le 13 octobre 2012, la deuxième édition de la course de la protection civile sera lancée dans le Nord, plus particulièrement au Cap-Haïtien pour alerter la population sur les éventuels risques susceptibles d’affecter ce département.
A côté de ces actions, « il est nécessaire de mener des travaux de mitigation afin de réduire les risques face à des désastres, car les risques, on ne peut pas les éliminer, mais on peut quand même les réduire », reconnait la chargée d’affaires de l’Ocha, Claudine Joseph.
Avec l’appui de l’Organisation mondiale de la santé (Oms), 19 sites d’évacuation de personnes (en cas de désastres) ont été réhabilités et neuf autres ont été construits en 2011.
Cependant, ces espaces restent limités par rapport à la vulnérabilité de certaines zones du pays face aux catastrophes naturelles, signale Ocha. [jep kft rc apr 25/04/2012 10:49]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12757

vendredi 3 juin 2011

Haiti-Cyclone : Martelly appelle à la mobilisation

P-au-P, 1er juin 2011 [AlterPresse] --- A l’occasion de l’ouverture de la saison cyclonique, ce 1er juin, le président haïtien, Michel Martelly appelle à la mobilisation générale et annonce des initiatives pour faire face aux situations d’urgence qui pourraient se présenter. Martelly demande « la mobilisation de tous les hommes instruits, de toutes les forces du pays », lors d’une intervention au Centre d’Opération d’Urgence National (Coun).
Le centre est une entité du Système National de Gestion des Risques et Désastres (SNGRD) qui fonctionne sous la tutelle du Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales (MICT).
« Cette mobilisation que je demande avant et après les cyclones c’est pour éviter les pertes en vies humaines et les destructions », ajoute le chef de l’État, qui souligne que les exemples douloureux du passé, sont une interpellation à « une vigilance intelligente qui peut permettre de réduire les conséquences et les nuisances » dans toutes les zones susceptibles d’être touchées.
Du 1er juin au 30 novembre, il est prévu la formation de 12 à 18 cyclones, dont 3 à 6 seraient d’une grande intensité avec des vents de plus de 178 kilomètres/heure selon des météorologistes américains.
Les autorités des collectivités territoriales, notamment, les maires et les délégués, sont conviés par le président Martelly à être attentives et à « amener les populations à suivre strictement les recommandations de protection et de sécurisation formulées en l’espèce. »
La présidence annonce pour les semaines à venir, la pose de premières pierres pour la construction de « 20 centres d’opération d’urgence communale » et Michel Martelly se dit prêt à s’assurer « que le système national d’alerte aux inondations sera opérationnel ».
Il prévoit la formation de 2 000 mille volontaires et la mise à disposition de containers de secours, tandis que 252 containers d’aide sont en route et doivent arriver au cours du mois de juillet.
Il manque 13 millions de dollars pour l’établissement de toutes les structures sécuritaires.
La saison cyclonique coïncide avec une recrudescence de l’épidémie de choléra qui a déjà occasionné plus de 5 300 morts, depuis son apparition en 2010. [rh apr 1/06/2011 15 :35]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article11109

jeudi 14 avril 2011

Les Etats-Unis inquiets pour Haïti, à l’approche de la saison cyclonique

Le sous-secrétaire américain à la défense pour les opérations spéciales, Garry Reid, affirme qu’après le séisme dévastateur de 2010 le pays ne sera pas en mesure d’affronter un ouragan au cours d’une saison cyclonique qui s’annonce très agitée mercredi 13 avril 2011,
L’administration Obama a exprimé mercredi ses préoccupations face aux conséquences que pourrait avoir pour Haïti le passage d’un important ouragan à cause de la lenteur du processus de reconstruction post-séisme alors que près d’un million de sinistrés sont toujours sans logis.
Intervenant lors d’une audition de la sous-commission chargée des menaces émergentes au sein de la commission des forces armées du Sénat américain, le sous-secrétaire à la défense pour les opérations spéciales, Garry Reid, a estimé que dans la situation actuelle Haïti ne serait pas en mesure de faire face à un cyclone.
"Nous étions très chanceux au cours de la saison cyclonique précédente qui avait été marquée par l’absence d’un grand ouragan. Mais, maintenant, nous sommes très préoccupés", a déclaré le responsable du Pentagone cité par AP.
Les météorologues de l’université du Colorado ont annoncé des prévisions alarmantes pour la prochaine saison cyclonique dans l’Océan Atlantique qui pourrait engendrer 16 tempêtes tropicales dont neuf pourraient se convertir en ouragan et cinq en super ouragan.
Evoquant la situation d’Haïti, Garry Reid a ainsi opiné devant les congressmen "La question principale est la reconstruction du gouvernement. Comme société, comme gouvernement, ils ont un défi interne énorme à relever et nous autres, nous prêtons beaucoup d’attention à leurs besoins pour nous assurer que nous pouvons réagir si nécessaire".
Frappée cruellement par un violent séisme ayant fait 300.000 morts et des dégâts incalculables, le 12 janvier 2010, Haïti, également confrontée à une dégradation écologique accélérée, se trouve sur la route des cyclones.
La saison cyclonique s’ouvrira le 1er juin pour prendre fin officiellement le 30 novembre. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article7672

lundi 18 octobre 2010

La pluie et les inondations font au moins 10 morts en Haïti

Publié le 18 octobre 2010
Agence France-Presse, Port-au-Prince, Haïti
Dix personnes sont mortes et trois autres sont portées disparues à Port-au-Prince et dans sa région à la suite de fortes pluies qui se sont abattues sur la capitale haïtienne ces derniers jours, a annoncé lundi la Protection civile à l'AFP.
Les cadavres de huit personnes ont été retrouvés dans la rue à Port-au-Prince à différents endroits. Selon la Protection civile, elles auraient été victimes de l'éboulement d'une carrière de sable utilisée pour un chantier de construction.
Parmi ces victimes se trouvent deux fillettes de deux ans et un nourrisson de 11 mois, a indiqué Nadia Lochard, de la Protection civile de Port-au-Prince.
Deux personnes retrouvées mortes à Fontamara, un quartier de la capitale haïtienne, vivaient dans un camp hébergeant des réfugiés du séisme dévastateur du 12 janvier, qui a fait plus de 250 000 morts.
Les trois personnes portées disparues résidaient à Port-au-Prince et dans sa région.
La ville de Léogane, à 32 km au sud de Port-au-Prince, détruite à 80% lors du séisme de janvier, a été très affectée par les intempéries.
«Plus de 4000 familles vivant sous des tentes sont affectées et 270 maisons ont été inondées», a dit la direction de la Protection civile.
Lundi, des organisations internationales et onusiennes qui interviennent en Haïti depuis le séisme acheminaient de l'aide aux victimes des intempéries.
«De nombreuses tentes détruites ont été remplacées, des vêtements et de la nourriture ont été distribués aux familles sinistrées», a indiqué la Protection civile.
Les fortes précipitations de ces derniers jours ont rendu de nombreuses routes impraticables dans et autour de la capitale haïtienne, alors que de nouvelles précipitations sont prévues pour les prochaines 48 heures.
Le séisme du 12 janvier a rendu Haïti particulièrement fragile face aux intempéries, en particulier les quelque 1,3 million de personnes vivant dans des camps, le plus souvent sous des tentes.
Fin septembre et début octobre, 14 personnes avaient déjà été tuées dans le pays à la suite d'intempéries, dont plusieurs emportées par une rivière en crue. Des milliers de tentes avaient alors été détruites et plusieurs quartiers de Port-au-Prince submergés par des torrents d'eau.
Les fortes précipitations sont favorisées par la saison des ouragans, qui s'étend du 1er juin au 30 novembre.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201010/18/01-4333657-la-pluie-et-les-inondations-font-au-moins-10-morts-en-haiti.php

samedi 2 octobre 2010

Les intempéries font 14 victimes en Haïti

Agence France-Presse, Port-au-Prince
Au moins 8 personnes ont été tuées cette semaine dans le sud d'Haïti en raison des fortes pluies qui se sont abattues sur cette région du pays, a annoncé vendredi la protection civile.
Les autorités haïtiennes ont décrété l'alerte jaune pour tout
 le pays en raison des intempéries qui menacent encore le pays.

PHOTO: RAMON ESPINOSA, AP
Ces nouvelles victimes portent à 14 le nombre de personnes tuées dans tout le pays au cours de cette semaine d'intempéries.
«Trois personnes ont été emportées par des rivières en crue dans le sud», a indiqué à l'AFP par téléphone Jean Renel, un responsable de la protection civile.
Deux adultes et une jeune fille ont par ailleurs été ensevelis dans un éboulement de terre dans d'autres localités du sud, a ajouté cette source.
Deux hommes sont également morts dans le département inondé des Nippes.
Des dizaines de maisons sont détruites et des champs agricoles sont inondés par les eaux, ont aussi rapporté des responsables locaux de la protection civile d'Haïti.
De forts vents qui ont balayé la capitale vendredi dernier avaient déjà fait six morts dans les camps qui hébergent des dizaines de milliers de personnes déplacées depuis le séisme de janvier.
Les difficultés de communication liées aux routes coupées n'ont pas permis de dénombrer toutes les victimes enregistrées dans le sud, ont expliqué les responsables de la protection civile d'Haïti.
«Un hélicoptère des Nations-Unies qui transportait des fonctionnaires onusiens et haïtiens dans les régions sinistrées n'a pas pu se poser», a témoigné la directrice de la protection civile Alta Jean-Baptiste.
Les autorités haïtiennes ont décrété l'alerte jaune pour tout le pays en raison des intempéries qui menacent encore le pays.

 01 octobre 2010 à 21h40
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201010/01/01-4328818-les-intemperies-font-14-victimes-en-haiti.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_amerique-latine_288_section_POS4

dimanche 26 septembre 2010

Vents, pluies et pagaille

Le bilan partiel des vents violents et des pluies diluviennes qui se sont abattus sur la zone métropolitaine dans l'après-midi du vendredi 24 septembre 2010 fait état de 5 morts et d'importants dégâts matériels.


 Haïti: « La météo ne l'avait pas prédit », répète apeurée et surprise une jeune femme adossée à un pan de mur de l'ambassade de France, au Champ de Mars, le vendredi 24 septembre 2010, à 3 heures 17 p.m. « Mon Dieu ! Mon Dieu ! » crie cette marchande de poulet barbecue tandis les rafales de vents et de grosses gouttes de pluies balaient tentes, cahutes et autres ''construction'' de bric et de broc sur la plus grande place publique de la capitale transformée en un gigantesque camp où s'entassent des milliers de sinistrés du tremblement de terre du 12 janvier.
A quelques mètres d'elle, en face de l'Auditorium Adventiste de la Bible, un arbre cède. D'autres le suivent. La rue Capois devient méconnaissable. Elle et les rues St-Cyr et Ducosse deviennent le lit où dévalent les eaux de pluie en furie et les immondices. En face de l'hôtel Le Plaza, non loin du Kiosque Occide Jeanty, une mère se couche sur ses deux enfants. « Dieu merci, c'est le ciel qui nous tombe sur la tête et non la terre qui danse sous nos pieds ! »
Le flash-back. Le souvenir traumatisant de Goudougoudou est là. Certains objets ont des ailes. La pluie, vrombissante, s'intensifie. On se planque. Le risque d'être décapité est énorme. Au terme d'une demi-heure, cela se tasse. La pluie s'arrête de tomber. On souffle. C'est le premier bilan, les premières scènes de désolation. « Un homme, musclé, regard abattu, soulève un morceau de plywood et tente de sauver ce qui peut encore l'être, à un jet de pierre de la statue de Christophe. Le Roi bâtisseur et les autres Pères de la patrie restent silencieux. Ils n'entendent pas les supplications, les lamentations. Dans le mausolée, à la rue Monseigneur Guilloux, où l'on honore leur mémoire tous les 2 janvier, c'est aussi la pagaille. Une grosse bosse sur le front, une fillette de 4 ans, accrochée à la jupe de sa mère, a eu la vie sauve grâce à la Providence. « Un arbre gigantesteque s'est effondré. Des tentes sont détruites mais on ne déplore aucune victime », confie un jeune homme trempé, occupé à aider deux autres femmes encore sous le choc.
« Quelqu'un est mort à Poste-Marchand dans l'effondrement d'une maison, des pylônes électriques, d'imposants billboards publicitaires ont été renversés », informe une jeune femme scotchée à son poste de radio, tandis que les premiers bouchons de circulation se forment à cause de ce coup de vent inattendu accompagné de pluies, en pleine heure de pointe.
Immobilisé dans leur véhicule, un couple écoute la radio. Brégard Anderson de Caraïbes FM confie que plusieurs artères sont bloquées à Delmas, Nazon, Lalue.... Des citoyens de bonne volonté mettent la main à la pâte, informe l'animateur.
« Pas de pompiers, pas de policiers ! Ce pays ! », crache dépité un automobiliste.
Ce n'est pas qu'une pluie sectorielle. Certains se rendent compte à peine. Delmas, Aéroport, Pétionville, Carrefour, Croix-des-Bouquet, le centre-ville et les camps n'ont pas été épargnés par ce phénomène météorologique. Les bourrasques enregistrées pendant 55 minutes avaient au moins une vitesse de 55 à 65 km/heure selon certaines estimations.

Bilan partiel
Dans les camps c'est la catastrophe.

« Le premier bilan partiel fait état de cinq (5) morts. Deux enfants au camp de l'Eglise de Dieu de la Paix, un autre au Pétionville Golf Club, une femme au camp de Accra, à Delmas 32, et une personne à Poste-Marchand », rapporte quelques heures après l'événement Mme Rachelle Elien, chargée de l'information pour le bureau des affaires humanitaires (OCHA) des Nation unies. 280 tentes ont été inondées à Corail Cesseless, 30 à Caradeux, 100 à Tabarre Issa, 135 à Santo 17, ajoute Mme Elien qui informe de la tenue d'une réunion d'urgence entre l'OCHA, la DPC et d'autres autorités en vue d'évaluer la situation dans le but de donner la réponse appropriée.

Des préparatifs déjà annoncés
Début juillet 2010, M. Mulet et son second, M. Nigel Fischer, en conférence de presse, avait évoqué les préparatifs effectués en vue de faire face à la saison cyclonique 2010 susceptible d'être plus mouvementée qu'en 2008. Le PAM a pré-positionné 20 000 tonnes métriques de denrées alimentaires dans 31 localités à travers le pays en vue de fournir une aide à plus d'un million de personnes. L'UNICEF, l'OIM et la Fédération Internationale de la Croix-Rouge ont stocké des articles non alimentaires sur le territoire, avait confié M. Fischer. Cette assistance humanitaire, avait-il poursuivi, sera gérée et distribuée par des ONG opérant sur le terrain.
Au niveau logistique, une barge est déjà sur les lieux pour effectuer la livraison rapide des articles humanitaires dans les régions dont l'accès par voie routière pourrait être coupé. Une flotte de 70 camions est aussi disponible. Les centres opérationnels ont été multipliés avec une plus grande présence des agences dans les régions afin de répondre plus efficacement à un désastre naturel, avait expliqué le second du représentant Mulet.
Les casques bleus sont prêts à effectuer des opérations de secours et sauvetage dans toutes les régions du pays. Les forces armées américaines participeront au besoin à des opérations de secours. Un bateau de la marine américaine (USS JIMA) doté d'hélicoptères et de capacités médicales navigue déjà dans les eaux des Caraïbes. Nous attendons aussi l'arrivée d'un navire canadien, avait annoncé Nigel Fischer.
« Les capacités de réponse de la communauté internationale et du système des Nations unies sont nettement supérieures qu'en 2008. Nous sommes prêts à répondre à une catastrophe de la même envergure. Mais, avait-il nuancé, personne ne sait comment mère nature va se présenter cette année.
« 26 camps vulnérables sont bénéficiaires de projets de mitigation, c'est-à-dire de création de système de drainage, distribution de cordes pour sécuriser les tentes. Nous avons identifié 5 camps à haut risque dont la population devra être relocalisée. L'UNOPS est en train de construire 6 écoles dans les camps de Corail qui seront terminées au début de septembre et qui pourront servir de refuge en cas de cyclone », avait informé M. Fischer.
A Léogâne, 8 abris communautaires seront construits avec un financement de la Fondation Clinton. Les efforts continuent pour trouver des solutions afin d'abriter les populations vulnérables durant le passage d'un cyclone. Mais, malheureusement, il n'y aura pas assez de lieux sûrs pour tous. Ainsi, nous travaillons avec la Direction de la Protection Civile (DPC) sur la sensibilisation pour la prévention et la vie sauve et afin de repérer des abris communautaires et des endroits sécuritaires comme refuges durant le passage d'un cyclone. Nous prévoyons qu'un système d'alerte précoce sera prêt, avec des avertissements émis par radios et par cellulaires, SMS, avait-il ajouté.

Mal en pis et grogne
Peu avant les événements de ce vendredi 24 septembre 2010, des sinistrés dans divers camps de la zone métropolitaine avaient dénoncé la détérioration de leurs conditions de vie alors que l'on est en plein dans la période active de la saison cyclonique. Ils ont menacé de bouder les élections du 28 novembre 2010.
Roberson Alphonse
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=83990&PubDate=2010-09-24

lundi 13 septembre 2010

Haïti en état d'alerte en prévision d'inondations

Publié le 13 septembre 2010
Agence France-Presse
Port-au-Prince
Les responsables haïtiens se préparent à déplacer des milliers de personnes vivant depuis le séisme du 12 janvier dans des camps de réfugiés au coeur de la capitale Port-au-Prince en raison des intempéries qui menacent le pays.
Dimanche soir, la Protection civile d'Haïti a décrété «l'alerte orange» sur le pays indiquant que de nombreuses régions étaient susceptibles d'être inondées en raison des fortes averses prévues durant les prochaines 48 heures.
«Ecoutez les messages, suivez les consignes et préparez-vous à vous déplacer si c'était nécessaire», a lancé Nadia Lochard, une responsable de la Protection civile haïtienne.
Selon la responsable, les personnes vivant dans les camps présentant des risques d'éboulement et d'inondation pourraient être appelées à se déplacer en cas de danger.
«Nous n'avons pas encore prévu de grosses évacuations, mais il y a une mise en place», a ajouté Madame Lochard.
Les spécialistes haïtiens du Centre national de météorologie craignaient également le passage du cyclone Igor sur Haïti, meurtri par le séisme du 12 janvier qui a fait plus de 250 000 morts et jeté 1,3 million d'Haïtiens à la rue.
L'ouragan devrait éviter Haïti, mais il pourrait entraîner de fortes pluies, vagues et rafales de vent sur la zone lors de son passage au nord-est de la région, prévu entre mercredi et vendredi, selon le Centre national américain des ouragans (NHC), basé à Miami.

Dimanche soir, la Protection civile d'Haïti a décrété «l'alerte
 orange» sur le pays indiquant que de nombreuses  régions
étaient susceptibles d'être inondées en raison des fortes
averses prévues durant les prochaines 48 heures.
PHOTO: AFP
Ouragan de catégorie 4 sur l'échelle de Saffir-Simpson qui en compte 5, Igor progressait lundi vers l'ouest à la vitesse de 20 km/h avec des vents à 240 km/h.
À 01H00 GMT lundi, l'oeil du cyclone se situait en plein océan Atlantique à environ 1 500 km à l'est des îles Leeward. Igor pourrait se renforcer dans la journée et atteindre la catégorie 5, souligne le NHC.
Le Centre des ouragans estime par ailleurs à «40%» le risque que des perturbations dans la mer des Caraïbes ne dégénèrent en ouragan.http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201009/13/01-4314988-haiti-en-etat-dalerte-en-prevision-dinondations.php

mercredi 14 juillet 2010

Haïti: la pluie détruit 300 tentes de sinistrés du séisme

Agence France-Presse, Port-au-Prince.-
Six personnes ont été blessées en Haïti et plus de 300 tentes détruites lundi dans un camp de sinistrés du séisme au nord de Port-au-Prince après des inondations provoquées par des orages, a indiqué l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).
Des tentes ont été arrachées par une tempête qui a semé la panique au sein des 1 300 familles du camp de Corail situé à une vingtaine de kilomètres de Port-au-Prince.
«Des débris emportés par la tempête ont fait six blessés parmi les 7 000 résidents du plus grand camp de sans-abri de la capitale», a indiqué l'OIM dans un communiqué.
Près de 2 000 personnes ont dû être évacuées pour trouver refuge sous d'autres tentes fournies par Médecins sans frontières (MSF) Pays-Bas et par l'OIM, a-t-on ajouté.
Des abris transitoires en bois sont en construction dans le camp pour remplacer les tentes, a précisé l'OIM.
Lundi, le gouvernement a marqué les six premiers mois après le séisme qui a ravagé Haïti le 12 janvier, faisant plus de 250 000 morts et 1,5 million de sans-abri, par une cérémonie du souvenir au palais présidentiel annonçant le lancement officielle de la phase de reconstruction.
Les organisations internationales qui interviennent en Haïti auprès des populations déplacées craignent une aggravation de la situation pendant la saison cyclonique qui s'étend de juin à novembre.
http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/seisme-en-haiti/201007/14/01-4298138-haiti-la-pluie-detruit-300-tentes-de-sinistres-du-seisme.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_amerique-latine_288_section_POS1

vendredi 25 juin 2010

Haïti est sous la menace d'une onde tropicale

Le Centre National de Météorologie d'Haïti vient de décréter l'alerte orange sur tous les départements géographiques du pays à l'occasion du passage d'une onde tropicale sur Haïti.

lundi 21 juin 2010

La Minustah se mobilise à l'occasion de la saison cyclonique

La minustha se dit prête à intervenir au cas ou il y aurait des intempéries cette année. C'est ce qu'a déclaré le colonel Fernando Pereira à la rubrique le point sur Radio Métropole.
Le haut gradé de l'armée brésilienne a fait remarquer que des séances de simulation ont été organisées notamment aux Gonaïves afin de faire face à d'éventuelles catastrophes.
Le colonel Fernando Pereira soutient que la composante militaire de la minustha a déjà élaboré un plan de manière à éviter des pertes en vies humaines à l'occasion de la saison cyclonique.
Rappelons que la saison cyclonique a débuté officiellement le premier juin. Elle prendra fin le 30 novembre prochain. Contrairement à l'année dernière, elle sera très active selon les responsables du centre National des Ouragans des Etats-Unis (NHC).
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17863

mercredi 2 juin 2010

Les Nations Unies préoccupées l'arrivée de la Saison cyclonique

Les Nations Unies ont lancé une mise en garde contre une autre crise humanitaire en Haïti à l'occasion de la saison cyclonique qui s'annonce très active. « Il y a encore beaucoup de personnes vulnérables en raison du Tremblement de terre récent. Un ouragan important cette année serait dévastateur. Nous nous préparons donc au pire » a déclaré Sarah Muscroft, Chef du Bureau de la coordination des affaires humanitaires .
Madame Muscroft a fait remarquer que même quand tout va pour le mieux, Haïti est complètement exposé aux ouragans.

Elle a précisé que l'élaboration de plans d'urgence est bien avancée, dont la mobilisation d'équipes Humanitaires de réponse rapide en cas de pluies ou d'incidents liés aux ouragans dans des sites de peuplement spontanés.

« A l'heure actuelle, les agences humanitaires mettent en place des mesures de préparation en cas d'urgence, dont le pré-positionnement par le Programme alimentaire mondial (PAM) de deux millions de rations alimentaires d'urgence dans 31 endroits sur le territoire haïtien », a-t-elle poursuivi

Le haut responsable de l'ONU a indiqué que le lancement du Plan de contingence pour l'ensemble du pays, élaboré par le Département de la protection civile en collaboration avec ses partenaires, permettrait une Meilleure planification en cas d'urgence.

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17797

Début ce mardi premier juin de la saison cyclonique

La saison cyclonique débute officiellement ce mardi premier juin pour prendre fin le 30 novembre prochain. Contrairement à l'année dernière, elle sera tres active selon les responsables du centre National des Ouragans des Etats-Unis (NHC). Les prévisions ont indiqué que 15 tempêtes tropicales et quatre cyclones, sont formés au niveau de l'océan atlantique pour cette saison. Parmi les cyclones il y en a qui pourraient devenir des ouragans majeurs et qui peuvent atteindre les catégories 3,4 ou 5 sur l'échelle Saffir-Simpson, selon le NCH.
Le NCH a précisé que les vents pourraient également atteindre 178 à 249 kilomètres- heures.
« 'il y a 49% de "chance" pour qu'une tempête tropicale passe à proximité d'Haïti cette année. » a déclaré William Gray, un expert en ouragan, de la Colorado State University (CSU).
Monsieur Gray a fait remarquer que la probabilité pour que toute la caraïbe soit touchée par un ouragan majeur cette année est de 58%.
Pour sa part, le directeur du Centre National de météorologie d'Haïti Ronald Semelfort , a confirmé toutes les informations relatives à cette saison cyclonique qui inquiète plus d'un.
Rappelons qu'Agatha, la première tempête tropicale de la saison cyclonique, a fait au moins une centaine de morts ce week-end au Guatemala en Amérique centrale.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17790

Des inondations ont été enregistrées à Port-au-Prince

Plusieurs quartiers au niveau de la région métropolitaine de Port-au-Prince ont été inondés suite aux averses du 31 mai. Des abris provisoires et même des maisons ont été envahis par les eaux des dernières pluies qui se sont abattues sur les quartiers de Clercine 3,4 8, Gerald Bataille, Pétion Ville et Petite place Cazeau.
« Nous sommes dans ce camps, depuis plusieurs mois, on nous avait promis des abris beaucoup plus solides mais jusqu'à présent nous attendons » a déclaré un sans-abri se trouvant dans le camp d'hébergement du Parc Saint Thérèse à Petion-Ville.
Les victimes accusent les autorités de n'avoir rien fait pour améliorer leurs conditions de vie depuis le séisme du 12 janvier.
Soulignons que plusieurs secteurs du pays et des membres de la communauté internationale avaient appelé le gouvernement à prendre de nouvelles dispositions à l'occasion de la saison pluvieuse.
La saison cyclonique débute officiellement ce mardi premier juin. Le Centre National des ouragans des Etats-Unis (NHC) avait clairement exprimé sa préoccupation face à cette saison qui s'annonce très mouvementée cette année.
Voir les photos de l'inondation à Pétion-Ville http://metropolehaiti.com/photo/img.php?id_img=1491 et 26 suivantes
EJ/Radio Métropole Haïti

mardi 1 juin 2010

Les autorités haïtiennes terminent un plan de mesures pour faire face à la saison cyclonique.

Les autorités haïtiennes mettent les bouchées doubles dans tout le pays avec l’adoption de mesures pour faire face à la saison cyclonique qui commence demain et qui pourrait causer beaucoup de dégâts à cette nation déjà en situation de grande fragilité à cause de ses problèmes environnementaux et des effets dévastateurs du tremblement de terre du 12 janvier dernier. Devant une saison cyclonique annoncée comme redoutable avec la formation probable de 4 à 23 tempêtes et 8 et 14 ouragans dans la région, les autorités ont dessiné, entre autres initiatives, un plan d’action qui sera mis en œuvre dans une vingtaine de ville du département de l’ouest, le département le plus vulnérable du pays.
Parmi ces villes figurent Port-au-Prince et des localités considérées comme à haut risque comme Léogane, Croix des Bouquets, Cabaret, Petit-Goâve, situées dans la zone la plus touchée par le tremblement de terre, qui fit 300.000 morts et une quantité équivalente de blessés.
Quatre mois et demi après le séisme, près d’un million de personnes (15%de la population) vit encore dans des camps de fortunes improvisés dans les rues sous des tentes, des bâches et des couvertures.
La coordinatrice de la Protection Civile du département de l’Ouest, Nadia Lochard, a indiqué que durant le mois d’avril des actions de renforcement des comités de protection civile des municipalités ont été réalisées pour augmenter la capacité de coordination et de gestion de désastres.
« Sept plans sont en préparation » a-t-elle précisé.
Les municipalités de l’Ouest qui ne détiennent pas encore leurs propres plans de secours seront prochainement le scénario de scènes de simulation, alerte et évacuation » a-t-elle promis.
En général chaque municipe reçoit un type personnalisé d’assistance et de conseil » selon les types de problèmes qu’ils auront à affronter et les risques auxquels ils sont exposés », a-t-elle précisé.
Les villes les plus menacées par les désastres sont les espaces dont la configuration géographique les rend plus fragile face à de possibles inondations, à causes des dégâts environnementaux causés par le tremblement de terre du 12 Janvier à expliqué Madame Lochard.
Les préparatifs et les plans d’alerte pour ces endroits étaient prêts, mais ils se sont perdus à cause du séisme et il a été nécessaire d’en préparer de nouveaux.
« On aurait pu être prêts depuis le mois de mai, mais nous avons du travailler à nouveau » après l’évènement du 12 janvier, a-t-elle expliqué.
Les autorités ont programmé pour le mois de juillet des exercices de simulation et évacuation dans les zones plus exposés aux risques des municipalités du département de l’Ouest, ou beaucoup de dégâts ont été enregistré lors des phénomènes atmosphériques de 2008 et 2009.
De son côté, le délégué du département de Nippes (Sud-Ouest), Jamil Vincent, a annoncé que des dispositions préventives et une campagne de sensibilisation de la population de cette région ont été adoptées dans cette zone historiquement touchée par les ouragans, pour minimiser les possibles pertes en vies humaines.
Des pluies torrentielles se sont abattues sur plusieurs villes de Nippes la fin de semaine passée ou se sont produites des inondations et des dégâts et plusieurs localités sont restées isolées ; il n’y a pas eu de victimes selon la presse locale.
Ainsi, la perspective de la saison cyclonique complique beaucoup une situation dans laquelle la phase d’urgence humanitaire post-tremblement de terre est loin de toucher à sa fin.
« Nous sommes conscients de l’arrivée de la saison cyclonique, et la situation de dizaines de milliers de personnes sans abri continue à être précaire », a déclaré la semaine dernière le chef de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d’Haïti (MINUSTAH), Edmond Mulet.
La MINUSTAH et les agences de l’ONU travaillent le plus rapidement possible pour renforcer les systèmes d’évacuation d’eau, a-t-il précisé.
La Mission continue avec son labeur d’identification des campements qui présente des risques élevés d’inondation et de glissement de terrains, d’où on doit procéder au déplacement de plus de 7.000 personnes.
Face à ces plans, beaucoup de secteurs ont estimé qu’il n’y a pas eu de préparation suffisante.
Dans son dernier rapport sur les conditions de vie dans les campements, la Plateforme des Organisations Haïtiennes de Défense des Droits humains (POHDH) a critiqué que « rien n’a été fait pour préparer les gens sur le plan psychologique et on ne voit pas concrètement le dispositif mis à disposition ».
Le secrétaire exécutif de cette plateforme, Antonal Mortimé, a déclaré que « le gouvernement n’a pas fait de campagne de sensibilisation appropriée ».
Si un vent violent souffle, « il emportera les couvertures, les draps, les morceaux de métal qui servent de toit aux gens dans les campements, ce qui pourrait provoquer des blessures », a-t-il souligné.
En ce qui concerne les possibles inondations, il a considéré que les risques augmenteront à cause de la présence des décombres qui remplissent encore plusieurs rues et qui vont obstruer ce qui reste des canaux d’évacuation.
« Port-au-Prince sera inondée » a-t-il avertit. (EFE) http://www.elnuevodiario.com.do/app/article.aspx?id=201125
Traduction : Jonas Jolivert pour Haïti Recto Verso