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vendredi 23 août 2013

SEAN PENN AND J/P HAITIAN RELIEF ORGANIZATION ARE FIELDING A TEAM TO RUN THE NYC MARATHON

y Staff, RYOT News
J/P Haitian Relief Organization and Founder/CEO Sean Penn are working with the Fédération Haïtienne d’Athlétisme Amateur to field a team to compete in the 2013 NYC Marathon.
Team J/P HRO will consist of elite Haitian runners and high profile J/P HRO supporters. The Long Run for Haiti is a fundraising campaign for J/P HRO and will be an opportunity to showcase Haitian athletes competing at the highest level on the world stage.
Watch their video below:
The mission at J/P Haitian Relief Organization (J/P HRO) is simple: To save lives and bring sustainable programs to the Haitian people quickly and effectively. Following the tragic earthquake of 2010, J/P HRO began working immediately to make meaningful and lasting impact in Haiti.
Today, J/P HRO programs focus on supporting the residents of the camps we manage and the surrounding areas transition from life left homeless by the earthquake to durable, sustainable and prosperous communities. Early on, J/P HRO became camp manager of Pétionville Camp, serving up to 60,000 internally displaced persons. Our staff, which is nearly 350-strong and 95 percent Haitian, is working every day to provide education, health and community development, and economic opportunities.
Taking a geographically focused and integrated approach to community regeneration, J/P HRO programs empower the residents of Delmas 32 to revitalize their neighborhood. Together, we aim to demonstrate that something fundamentally different can come from a slum in the center of one of the world’s poorest cities: sustainable and prosperous communities. We work with the support and in collaboration with local and national government leaders, community based organizations, other international NGO’s, UN agencies, donors and-most importantly-the community members themselves.
http://www.ryot.org/sean-penn-and-jp-haitian-relief-organization-are-fielding-a-team-to-run-the-nyc-marathon/330209

vendredi 5 octobre 2012

Haïti, Sean Penn et le palais détruit

LE MONDE CULTURE ET IDEES | 04.10.2012 à 17h38 • Mis à jour le 04.10.2012 à 17h40 Par Arnaud Robert (Port-au-Prince (Haïti), envoyé spécial) En Haïti, la mémoire est au mieux un mur fendillé. Elle peut aussi ressembler à un immense tas de gravats dans lequel s'avancent quatre pelleteuses. Depuis quelques semaines, dans la capitale Port-au-Prince, on a accroché sur les grilles du Palais national une sorte de rideau vert pour protéger les passants des poussières de la démolition. Il est translucide, pour permettre d'apercevoir le chantier. En permanence, des dizaines d'Haïtiens scrutent l'avancée de la casse. Ils commentent telle coupole qui s'effondre, évoquent la salle des banquets où gisent encore les souvenirs de présidences bousculées. Comme tout le monde, ils ont appris que c'est un acteur américain, Sean Penn, qui pilote cet abattage. Cela avance vite. En quelques jours, l'essentiel a été fait. Désormais, un gros déblayage est attendu, tout comme quelques menus travaux de démolition. De cette énorme bâtisse meringuée, à la blancheur phosphorescente, il ne reste qu'une poignée de reliques, quelques pièces, des blocs décoratifs. Selon Frédérick Mangonès, architecte des monuments auprès de l'Institut de sauvegarde du patrimoine national (Ispan), ces objets et morceaux significatifs du palais, restés intacts, vont être conservés et envoyés dans plusieurs institutions du pays. En souvenir... Le Monde.fr a le plaisir de vous offrir la lecture de cet article habituellement réservé aux abonnés du Monde.fr. Profitez de tous les articles réservés du Monde.fr en vous abonnant à partir de 1€ / mois | Découvrez l'édition abonnés C'est un symbole, c'est-à-dire presque rien. L'écrivain Emmelie Prophète prétend qu'elle avait fini par aimer ce palais tant meurtri par le tremblement de terre du 12 janvier 2010 qu'il aurait suffi d'un vent mauvais pour qu'il disparaisse totalement : "Ce bâtiment à genoux rendait, quelque part, compte d'événements passés, mais aussi d'un présent rendu impossible parce qu'on n'a pas correctement fait le deuil. Le deuil des gens aimés. Le deuil d'une ville qui n'existe plus." Depuis deux ans et demi, chacun passait sur le Champ-de-Mars, cette place où tout se joue de la mémoire haïtienne, et jetait un oeil sur le palais en ruine, sorte de gisant planté sur un plateau de 40 000 m2, pour se rappeler la catastrophe ; mais aussi la lenteur effrayante de la reconstruction. Le 22 août, le président de la République, Michel Martelly, a donc accepté l'offre de J/P HRO de raser "gratis". Jusqu'ici, l'ONG dirigée par Sean Penn s'était surtout illustrée dans la gestion d'un camp de déplacés sur les hauteurs de la ville. Quatre engins ont donc été loués et la presse a été conviée pour assister à la démolition. Sur la pelouse de la présidence, un ingénieur canadien a expliqué la difficulté de l'ouvrage. Il s'agissait d'éviter qu'un pan du palais ne s'effondre sur l'immense tente climatisée qui sert de quartier général à la présidence. "Les murs étaient si instables que nous avons été contraints d'évacuer les bureaux à proximité", explique l'ingénieur. Il y a quelques mois encore, si l'on s'organisait, on pouvait visiter les vestiges de l'édifice. La galerie des Glaces aux parois éventrées. Les appartements présidentiels où gisaient un piano à queue, acquis pour un concert du Cubain Bebo Valdés, et quelques boîtes de médicaments dont l'étiquette portait le nom de l'ancien président René Préval. Des lettres étaient éparpillées sur le sol, adressées au chef de l'Etat. Elles demandaient toujours la même chose : un geste présidentiel pour se sortir d'une situation inextricable. "Il y a un paradoxe dans ce pays, affirme le cinéaste Arnold Antonin. Malgré la faiblesse absolue de l'Etat, la présidence reste le pilier absolu de la nation." Et le palais, depuis presque un siècle, était le berceau de cette permanence. "Il est vu comme la Maison blanche des Haïtiens, ajoute même le sociologue Laënnec Hurbon, chercheur au CNRS. Un Haïtien ordinaire s'y reconnaît, le palais soutient sa représentation de pays indépendant. " Au point que personne ou presque, dans ce pays dévasté, ne remet en cause son statut de "lieu du pouvoir suprême", ajoute Laënnec Hurbon. Il fascine et ouvre l'appétit de tous ceux qui rêvent un jour d'être président de la République ; beaucoup d'Haïtiens sont dans ce cas. Pourtant, le palais aurait dû être considéré comme un espace public et non comme la propriété du président en exercice. L'idée de propriété fait que rares sont les présidents qui veulent partir du palais, leur mandat terminé." Si on plonge dans l'Histoire, le site a souffert, comme s'il était le témoin et la victime des aléas du pays. Un premier palais est incendié en 1868 et détruit en 1869 lors d'une guerre civile. Un deuxième palais est rasé après l'explosion d'une poudrière, en 1912, qui tue le président Cincinnatus Leconte, et plusieurs centaines de militaires. Un concours international d'architecture est lancé. Georges Baussan, un Haïtien de 38 ans qui a étudié l'architecture à Paris, l'emporte et dessine le palais qui vient d'être détruit. Baussan a laissé sa marque à Port-au-Prince, auteur de l'Hôtel de ville, de l'hôtel Splendid, de l'église du Sacré-Coeur de Turgeau, des casernes Dessalines, autant de lieux gravement endommagés voire détruits par le séisme de 2010. Pour ces bâtiments, et surtout pour le Palais national, Georges Baussan reprend en substance les éléments de l'architecture néoclassique française, adoptée largement dans le Nouveau Monde. Mais, à l'heure de l'occupation américaine qui s'étend en Haïti de 1915 à 1934, l'esthétique imposante, voire grandiloquente, pleine de coupoles et de colonnades, a quelque chose d'impérial. De déplacé, même. Le journal Le Matin, édité à Port-au-Prince, décrit à l'époque une architecture qui n'a pas sa place ici : "Il y a même lieu de croire qu'il a été dressé par un étranger, maître de son métier mais ignorant de nos besoins. C'est un palais sans doute, mais un palais dans une ville étrangère froide." Etrangement, un siècle plus tard, lorsque la nouvelle a été diffusée que c'était une ONG américaine qui allait démolir cette Maison blanche, le même sentiment nationaliste a resurgi. Pas un jour où les radios locales s'abstenaient de commentaires sur Sean Penn, sur le fait que l'Etat haïtien n'était même pas capable d'assurer une simple démolition, sur l'écart phénoménal entre les moyens déployés sur l'île par l'international et ceux, infimes, dont le gouvernement actuel dispose. Tout est revenu. La mémoire des présidents passés par là. François Duvalier, dont le titre de "président à vie" était inscrit en lumignons sur les flancs du palais et qui sortait en limousine pour distribuer des billets à ses citoyens. Son fils, Jean-Claude, revenu l'année dernière au pays après un exil de vingt-cinq ans sans que cette présence ne fasse plus débat. Jean-Bertrand Aristide, lui aussi rapatrié de son ermitage sud-africain, qui reste terré dans sa grande propriété près de l'aéroport dans l'attente, peut-être, d'un éventuel retour sur la scène politique. Un palais présidentiel, entendait-on en substance, ce ne sont pas des murs. Mais une empreinte collective. L'architecte chargé de sauver le patrimoine Frédérick Mangonès supervise le chantier. Sous un casque jaune, il accompagne les techniciens de l'ONG de Sean Penn. "Franchement, je ne comprends pas cette polémique au sujet de la démolition du palais par des Américains. Depuis janvier 2010, l'Etat n'a rien fait pour réhabiliter le bâtiment qui menaçait de s'effondrer. Nous profitons d'un geste gracieux. Bien entendu, Sean Penn y trouve son intérêt, notamment sur le plan publicitaire, mais je suis un pragmatique. Il nous faut avancer." Frédérick Mangonès a retrouvé les plans originaux de l'architecte ; ce qui, dans un pays où les rares archives conservées ont été souvent endommagées ou détruites par le séisme, relève déjà de l'exploit. Il semble que le président de la République veuille reconstruire le palais à l'identique. Il l'a dit. "Il nous faut réfléchir à l'aménagement intérieur pour en faire le réceptacle d'une présidence moderne." En dehors du palais, la reconstruction du pays avance. La plupart des déplacés du séisme ont déserté les places publiques. Plusieurs ministères sont en chantier. Et le privé, sur les hauteurs de la commune de Pétion-Ville, là où les gens les plus aisés se retrouvent, investit massivement dans la pierre. Mais, tandis que 400 000 personnes vivent encore sous tente à Port-au-Prince, la question du patrimoine reste secondaire, voire dérisoire, dans l'esprit de la plupart des acteurs présents, locaux ou internationaux. "Le palais présidentiel sera reconstruit, c'est certain, affirme Frédérick Mangonès, mais que va-t-on faire de nos citadelles, de nos fortifications qui ont mené à l'indépendance haïtienne, des églises, des maisons boisées de type Gingerbread et de tout notre patrimoine colonial ? Il y a bien entendu d'autres urgences. Mais un peuple sans mémoire est un peuple sans culture. Le patrimoine architectural a une place centrale dans notre imaginaire." Laënnec Hurbon est sur la même ligne : "Si la mémoire est dans la pierre, il n'y a pas beaucoup d'Haïtiens à s'en apercevoir, car en règle générale les gouvernements négligent le patrimoine. On lutte pour qu'on reconnaisse ce qui est ou relève du patrimoine, et pour qu'il ne soit pas vandalisé. Un gouvernement vit dans le présent, mais, quand il le veut, il sait paradoxalement sauter au-dessus de deux siècles de notre histoire pour faire continuellement référence à 1804 [date de l'établissement en Haïti de la première république noire au monde]. Une éducation au sens du patrimoine donnerait aux Haïtiens, à tous les Haïtiens, le sentiment d'appartenance à une même nation." Mais, pour l'heure, ces considérations se perdent dans l'urgence. Et l'argent manque. Même si l'Unesco, via son envoyée spéciale Michaëlle Jean, s'active sur le terrain. A quelques kilomètres au nord de Port-au-Prince, il est un lieu où le ciment relève autant du désir d'implantation que du rêve d'appartenance. Depuis le séisme, des milliers d'Haïtiens ont émigré vers ces collines nues, mangées par l'érosion et le soleil, qu'ils ont baptisées Canaan. Ce n'est pas un camp, ni encore un quartier. Cependant des dizaines de milliers de citoyens vivent ici, dans ce bidonville où les tentes croisent les églises et les épiceries de briques. Un des coordinateurs de Canaan, site grouillant qui n'a pas encore d'identité juridique, Louis Evenson, 30 ans, passe sa vie dans les administrations au loin dans la plaine pour faire reconnaître la propriété légitime de ces terres que des Haïtiens ont conquises sur le désastre. "Nous voulons être considérés comme une commune pour avoir accès aux services de base, tels que l'eau et l'électricité. " Sur leur terrain à l'abandon, où même les mauvaises herbes ont soif, ils ont déjà dessiné au cordeau un emplacement pour la future mairie. Entre le Palais national, en bas à Port-au-Prince, et Canaan, sur les collines, quelque chose se joue du projet haïtien. Dans ce pays que l'on décrit le plus souvent comme chaotique, la proie des renversements politiques, des milices et de la débrouille, c'est surtout le formidable désir d'Etat qui frappe. http://www.lemonde.fr/culture/article/2012/10/04/haiti-sean-penn-et-le-palais-detruit_1770416_3246.html

mercredi 19 septembre 2012

Sean Penn, "déconstructeur" du palais national à Haïti

LE MONDE | 18.09.2012 à 14h03 Par Jean-Michel Caroit (Saint-Domingue, correspondant) Sévèrement touché par le tremblement de terre de janvier 2010, le palais national haïtien est la proie des pelleteuses qui vont achever de le démolir au cours des trois prochains mois. Le président Michel Martelly a donné le coup d'envoi des travaux le 6 septembre. Il les a confiés à J/P Haitian Relief Organization, l'ONG de la star hollywoodienne Sean Penn. Nommé ambassadeur itinérant par le président haïtien, l'acteur a multiplié les initiatives humanitaires après le séisme qui a tué près de 250 000 personnes. Selon l'entourage du président, Sean Penn a proposé de prendre en charge "bénévolement" les travaux de "déconstruction" du palais. Les avis sont partagés, sur les réseaux sociaux et parmi les badauds qui se pressent devant les grilles entourant le terrain de 40 000 m2, au centre de Port-au-Prince, où les engins lourds poursuivent la démolition de l'immense bâtisse blanche en forme de E. Des voix s'élèvent pour déplorer l'absence de transparence et le manque d'information sur la reconstruction du palais. "Livrer le palais national à une ONG est tout un symbole, 221 ans après le soulèvement général des esclaves, nous sommes incapables de déblayer les ruines de la maison nationale", regrette le quotidien Le Nouvelliste. "Orgueil" Lors de son entrée en fonction, en mai 2011, Michel Martelly a exclu la reconstruction du palais de ses priorités. L'urgence, disait-il, était le relogement des sinistrés du séisme. Plus de 390 000 sans-abri sont toujours entassés dans des campements de fortune, dans des conditions que les dernières pluies ont encore aggravées. Mais pour Michel Martelly, il est temps de s'attaquer à la reconstruction des bâtiments publics. "La nouvelle construction reproduira à l'identique ces lignes, formes et volumes qui entretenaient et justifiaient notre orgueil", a promis le chef de l'Etat. Après consultation de l'Institut de sauvegarde du patrimoine national, il a précisé que le seul ajout serait "la prise en compte des normes parasismiques". Ni le coût du projet de reconstruction ni l'origine des fonds n'ont été annoncés. Quinze jours après le séisme, le président René Préval, alors en fonctions, avait évoqué une proposition française pour la reconstruction du palais, transmise par l'ambassadeur de France, Didier Le Bret. Cette offre avait été rapidement abandonnée face à l'ampleur des besoins humanitaires. Comme celle d'Haïti, l'histoire du palais a été mouvementée. En 1869, il fut incendié lors d'une rébellion qui renversa le président de l'époque, Sylvain Salnave. En 1912, l'explosion de la poudrière du palais a détruit l'édifice et tué le président Cincinnatus Leconte et près de deux cents soldats. L'année suivante Georges Baussan, architecte haïtien formé aux Beaux-Arts, à Paris, a remporté le concours pour la reconstruction du palais. L'édification de l'imposant bâtiment de style néoclassique, surmonté de trois coupoles, s'est achevée en 1921, sous la supervision des ingénieurs qui accompagnaient les troupes d'occupation américaines. Jean-Michel Caroit (Saint-Domingue, correspondant) http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2012/09/18/sean-penn-deconstructeur-du-palais-national-a-haiti_1761829_3222.html

mercredi 22 août 2012

Sean Penn's charity to demolish Haiti's Palace

By Trenton Daniel on August 21, 2012 PORT-AU-PRINCE, Haiti (AP) — The nonprofit aid group founded by Hollywood star Sean Penn in the aftermath of Haiti's deadly 2010 earthquake will oversee demolition of the wrecked National Palace, the Haitian government said Tuesday. Government spokesman Lucien Jura told The Associated Press that Penn's J/P HRO group will begin the demolition in the next 10 days. The group is not charging for the work, which is expected to take about two months, Jura said in an email. "Amb. Penn mentioned that his organization (J/P HRO) could provide the engineers and equipment to do the demolition at no cost to the government," Jura wrote in an email, referring to the position that Penn holds as ambassador-at-large for Haiti. The earthquake toppled hundreds of buildings in the capital of Port-au-Prince and in other cities to the south. The National Palace was among them, its white dome and the rest of the structure slowly falling into itself. The collapse forced government officials to work from a tiny police station near the international airport after the earthquake, coordinating the arrival of aid. Authorities now conduct day-to-day operations from a cluster of pre-fabricated buildings on the grounds of the National Palace. The crumbled National Palace has come to symbolize the level of devastation caused by the quake as well as government inertia. But Penn's group hopes the demolition will mark a turning point for Haiti as it works with the government and a department in charge of preserving historical monuments. The effort will include both construction machines along with workers using their hands, said Ron Baldwin, the group's executive director. "It's an important project, an important step for the government, for Haiti, for the people of Haiti to move on," Baldwin said by telephone. Baldwin declined to give a value on the cost of the demolition, saying the budget was still being worked on. It's still not clear what will follow the demolition. Government spokesman Jura said officials had not decided on how to replace the government building, which has had to be rebuilt before. While still under construction, the Beaux Arts structure was burned by a mob that assassinated Haiti's president, Vilbrun Guillaume Sam. It was completed during the 1915-34 occupation by U.S. Marines that followed his death.

SEAN PENN AU SECOURS DU PALAIS NATIONAL

Les ruines du palais national seront démolies par l’ONG de l’acteur américain Sean Penn, selon une dépêche de l’Associated Press (AP), publiée le mardi 21 août 2012. Citant Lucien Jura, porte-parole de la présidence, Trenton Daniel, de cette agence de presse, révèle que cette opération débutera dans dix jours. Elle devra durer deux mois, sans frais pour le gouvernement, révèle cette dépêche. « L’ambassadeur Sean Penn a indiqué que son organisation (J/P HRO) pourrait fournir sans frais pour le gouvernement des ingénieurs et des équipements pour la démolition », confie Jura à l’AP. L’utilisation d’équipements lourds est préférée aux explosifs car il y ades pièces architecturales à sauver, ajoute-t-il, sans préciser si l’ISPAN jouera un quelconque rôle dans cette démolition. « La présidence est en attente d’une décision finale de l’Institut de sauvegarde du patrimoine national (ISPAN) pour savoir ce qu’il en sera du palais national », avait confié au Nouvelliste un haut responsable de la présidence le 2 août en cours. « L’ISPAN avait commandité des études auprès d’experts qui ont conclu que les fondations du bâtiment ne peuvent pas supporter une nouvelle construction. Il faudra, sans doute, tout raser, mais il revient à l’Institut de sauvegarde du patrimoine national de faire des recommandations finales que la présidence suivra. Nous sommes au stade des dernières consultations», avait poursuivi notre source. Il y a des réunions prévues dans les prochains jours avec les responsables de l’ISPAN, selon les informations recueillies par le journal. « Pour le moment, vu la qualité du sol et les ravages subis par la structure du bâtiment on ne peut que récupérer des petites parties du palais national pour les conserver dans un musée ou un mémorial et penser à ériger un nouveau palais, mais c’est l’ISPAN qui doit donner les indications », avait précisé la source du journal. Depuis plus de deux ans, c’est le yo-yo sur ce qu’on allait faire des ruines du palais. Peu après le séisme, Nicolas Sarkozy, alors président de la France, avait offert de reconstruire le palais. Cette proposition, sur laquelle les Français sont revenus sur la pointe des pieds et à mots feutrés, avait provoqué la colère de beaucoup d’Haïtiens. Ces derniers avait appelé à un effort national pour reconstruire ce symbole du pouvoir politique en Haïti. Roberson Alphonse http://lenouvelliste.com/article4.php?newsid=108316

samedi 19 mai 2012

A Cannes, Sean Penn appelle Obama à soutenir le président haïtien

L'acteur-réalisateur américain Sean Penn a appelé vendredi le président américain Barack Obama à soutenir son homologue haïtien Michel Martelly, en annonçant sa soirée cannoise de collecte de fonds en faveur du pays dévasté par un puissant séisme en janvier 2010. Baptisée "Carnaval in Cannes", cette soirée organisée à l'invitation du Festival de Cannes, qui devrait comporter un droit d'entrée conséquent et des ventes aux enchères, sera présentée par le couturier italien Giorgio Armani.
Les fonds seront collectés au profit de trois associations humanitaires: celle de Sean Penn, J/P Haitian Relief Organization (J/P HRO), Artists for Peace and Justice, créée par le réalisateur canadien Paul Haggis et Happy Heart's Fund, de la mannequin tchèque Petra Nemcova, tous trois présents à Cannes.
"Il est temps que notre très élégant et formidable président des Etats-Unis se tienne aux côtés de l'espoir incarné par le nouveau président Michel Martelly", a expliqué Sean Penn, interrogé sur le message politique qu'il souhaitait transmettre.
"Il y a une obligation humaine à aller aider Haïti", a-t-il ajouté tandis que Paul Haggis rappelait l'engagement de l'acteur-réalisateur dès les premiers jours après le séisme du 12 janvier 2010.
Sur les actions concrètes à mener sur place, l'acteur américain a jugé que l'éducation était "primordiale" et qu'il fallait "aussi des routes pour relier les villes, une infrastructure de base".
"Mais la clé, c'est la création d'emplois pour qu'ils n'aient plus besoin de nous, sauf comme touristes", a-t-il martelé, regrettant que la mobilisation n'intervienne, à Haïti comme ailleurs, que dans les situations d'urgence, avant de retomber rapidement.
"Ce ne sont pas seulement les célébrités qui ne sont allées à Haïti que pour une journée, c'est le monde entier, c'est l'ensemble des médias, vous tous", a-t-il lancé.
Estimant qu'il y avait "de la magie à Haïti", Sean Penn a également confié qu'il essayait "d'inciter d'autres réalisateurs à aller travailler là-bas". Petra Nemcova a de son côté annoncé qu'elle avait un projet d'organisation d'un défilé de mode sur place.
L'acteur-réalisateur américain Sean Penn a appelé vendredi le président américain Barack Obama à soutenir son homologue haïtien Michel Martelly, en annonçant sa soirée cannoise de collecte de fonds en faveur du pays dévasté par un puissant séisme en janvier 2010.

jeudi 26 avril 2012

SEAN PENN RECOIT UN PRIX POUR SON ENGAGEMENT EN FAVEUR D’HAITI

Sean Penn reçoit un prix pour son engagement en faveur d'Haïti - Publié le 26/04/2012 à 10:23
L'acteur en a profité pour lancer un nouvel appel à la mobilisation en faveur du pays le plus pauvre des Amériques, pour lequel il se mobilise au sein de l'organisation J/P Haitian Relief Organization qu'il a fondé.
L'acteur américain Sean Penn a reçu mercredi un prix récompensant son engagement humanitaire en faveur d'Haïti, à l'occasion du Sommet mondial des Lauréats du Prix Nobel de la Paix qui se tient à Chicago.
L'acteur en a profité pour lancer un nouvel appel à la mobilisation en faveur du pays le plus pauvre des Amériques, pour lequel il se mobilise au sein de l'organisation J/P Haitian Relief Organization qu'il a fondé.
"Il faudrait un lauréat de poésie pour décrire le courage et la dignité du peuple haïtien", a affirmé Sean Penn, après avoir accepté le prix lors de ce 12e Sommet mondial.
"Aucun peuple sur terre ne souhaite autant que (celui d'Haïti) s'en sortir seul", a-t-il dit. "Mais, comme disait Martin Luther King, on peut dire à un homme de se débrouiller seul, mais on ne peut pas lui dire de le faire sans bottes".
Plus de deux ans après le séisme qui avait ravagé Haïti en janvier 2010, plus de 500.000 Haïtiens vivent encore dans des camps de déplacés.
"Jetez un coup d'oeil (au camp) Cité Soleil, où 240.000 Haïtiens --hommes, femmes et enfants-- dorment à chaque moindre pluie dans une eau noire faite d'eaux usées, de toxines et de déchets", a lancé l'acteur. "Où les viols et les agressions par arme à feu sont quotidiens".
Près de 150 personnes ont été tuées, le plus souvent par balles, en Haïti depuis le début de l'année, a comptabilisé à la mi-mars le Réseau national de défense des droits humains (RNDDH). L'organisation de défense des droits de l'homme se disait alors "préoccupée par les actes d'insécurité et de criminalité" dans le pays.
http://www.lepoint.fr/ces-gens-la/sean-penn-recoit-un-prix-pour-son-engagement-en-faveur-d-haiti-26-04-2012-1455358_264.php

mardi 20 mars 2012

Sean Penn’s Haiti work earns humanitarian prize

FILE - In this April 10, 2010 file photo, U.S. actor
 Sean Penn carries the belongings of a person
displaced by the earthquake as people are relocated
 from the Petion ville Golf Club to a new camp,
Corail-Cesselesse, in Port-au-Prince, Haiti. Penn
is being honored by a group of Nobel laureates
for his relief work in Haiti following the
country's devastating January 2010 earthquake.
 Penn is to receive the 2012 Peace Summit Award
at the 12th World Summit of Nobel Peace
Laureates at an event in Chicago in April 2012
and is expected to draw such luminaries
as Poland's Lech Walesa and the Dalai Lama.
 (AP Photo/Ramon Espinosa, File)
PORT-AU-PRINCE, Haiti (AP) — Actor Sean Penn is being honored by a group of Nobel laureates for his relief work in Haiti following the country’s devastating January 2010 earthquake.

Penn is to receive the 2012 Peace Summit Award at the 12th World Summit of Nobel Peace Laureates. The event will be held in Chicago next month and is expected to draw such luminaries as Poland’s Lech Walesa and the Dalai Lama.
Penn arrived shortly after Haiti’s quake and established an aid organization now known as J/P Haitian Relief Organization. The group has provided schools, medical care and housing to thousands of people displaced by the quake.
The actor issued a statement Monday calling the award an “extraordinary honor.”
http://www.suntimes.com/entertainment/people/11406009-421/sean-penns-haiti-work-earns-humanitarian-prize.html

mercredi 25 janvier 2012

Pamela Anderson met sa Range Rover en vente pour Haïti

Pamela Anderson, la sirène de Malibu en maillot rouge, joue la carte de l'artiste engagée. La blonde soutient la noble cause de l'acteur Sean Penn et son association Haitian Relief Organisation en mettant en vente sa voiture sur eBay.
Les enchères sont ouvertes pour la vente de sa Range Rover achetée en 2007.

Pamela, qui reste toujours aussi sexy en bikini, utilise Twitter pour faire augmenter les enchères et ainsi récolter un maximum de fonds pour les Haïtiens démunis. Elle poste une photo de son bolide suivi d'un message : "Ce que j'ai fait, j'ai regardé dans mon allée et j'ai compris que je n'avais pas besoin de deux véhicules.
Je veux partager une partie de mon confort avec ceux qui n'en ont pas ! A part quelques égratignures sur la chaise du conducteur, à cause de Tommy Lee à qui je l'ai prêtée, tout est intact !" Si elle peut par la même occasion lancer des piques à son ex, pourquoi se priver ?
Il reste quatre jours avant la fin de la vente. Pour l'instant, les enchères ont atteint les 30 000 dollars. Et pour rendre la vente plus alléchante, l'actrice use de son charme en déclarant que si le prix atteignait les 50 000 dollars, elle remettrait les clefs en personne à l'acheteur !
http://www.letelegramme.com/people/pamela-anderson-met-sa-range-rover-en-vente-pour-haiti-23-01-2012-1575576.php

mardi 8 mars 2011

Sean Penn a remercié Hugo Chavez pour son aide

Associated Press, Caracas
L'acteur américain Sean Penn a remercié, samedi, le président du Venezuela, Hugo Chavez, pour avoir soutenu son groupe d'aide en Haïti. Le Venezuela y a épaulé l'organisation J/P Haitian Relief Organization dans la distribution de médicaments.
M. Chavez a louangé l'acteur, à l'occasion d'une rencontre au palais présidentiel, pour ses efforts dans la reconstruction en Haïti. M. Penn avait mis sur pied l'organisme au lendemain du séisme qui a frappé l'île, en janvier 2010.
Aucun chiffre n'a été dévoilé quant au soutien financier apporté par le Venezuela au groupe de M. Penn.
L'acteur oscarisé a souligné que son organisme avait aussi reçu de l'aide de l'armée américaine. Il a qualifié d'ironique cet apport et a indiqué souhaiter que cette collaboration se répète. M. Penn faisait référence au peu de contacts diplomatiques échangés entre Caracas et Washington.
Depuis décembre dernier, aucun ambassadeur n'est présent dans les deux pays. Dans un différend diplomatique, le président Chavez avait formellement rejeté le candidat sélectionné par Washington. Le gouvernement fédéral avait alors répliqué en révoquant le visa de l'ambassadeur venezuelien aux États-Unis, Bernardo Alvarez.
M. Penn a rencontré à quatre reprises le leader venezuelien au cours des dernières années. M. Chavez est friand du jugement critique de l'acteur à l'égard de la politique étrangère des États-Unis.
Selon le président socialiste, la rencontre de samedi a été l'occasion de discuter de «nouveaux plans et d'idées».
Au terme de leur tête-à-tête, M. Chavez a indiqué que M. Penn, en tant que militant dans les luttes des populations oppressées, partait immédiatement pour Haïti.
http://www.cyberpresse.ca/arts/vie-de-stars/201103/06/01-4376596-sean-penn-a-remercie-hugo-chavez-pour-son-aide.php

samedi 22 janvier 2011

Sean Penn ne joue pas les figurants en Haïti

Publié le 22 janvier 2011 à 05h00

Caroline Touzin, envoyée spéciale

La Presse
(Port-au-Prince) Sean Penn est arrivé en Haïti six jours après le séisme avec une équipe de médecins et de spécialistes de l'aide humanitaire qu'il venait de mettre sur pied. L'acteur américain devait rester deux semaines. Il y a passé plusieurs mois et fait encore aujourd'hui des allers-retours réguliers Los Angeles-Port-au-Prince.
Ici, au camp du Pétionville Club, le «mauvais garçon d'Hollywood» ne signe pas d'autographes. Presque personne, parmi les 55 000 réfugiés, ne le connaissait avant qu'il débarque là où l'armée américaine venait d'élire sa base.
Un an plus tard, l'armée américaine est répartie depuis longtemps. Les 55 000 réfugiés, eux, n'ont pas bougé. Et l'équipe de Sean Penn, composée de quelque 200 employés haïtiens et d'une poignée de jeunes Nord-Américains, est toujours là.
Renette Maurice, qui vit avec ses six enfants dans un abri minuscule à travers une forêt de bâches de plastique, n'a jamais entendu parler de l'acteur de Mystic River. L'une de ses filles vient à sa rescousse: «Oui, oui, il est avec J/P. Je ne savais pas qu'il jouait dans des films.»
J/P HRO, c'est l'ONG fondée par Penn après avoir réussi à convaincre la philanthrope Diana Jenkins d'y investir de l'argent. Beaucoup d'argent. J/P HRO comme dans Jenkins-Penn Human Relief Organization. Au fil des semaines, l'artiste a réussi à gagner le respect de l'armée américaine et des nombreuses autres ONG à l'oeuvre dans le camp, si bien que sa direction lui a officiellement été confiée.
Dans les heures suivant le tremblement de terre, des dizaines d'Haïtiens ont envahi les pelouses du parcours de neuf trous situé dans les hauteurs de Port-au-Prince. Comme le terrain est en pente, les militaires américains ont construit des rigoles à l'aide de sacs de sable pour évacuer l'eau.
Le camp est devenu l'un des plus gros et les mieux organisés de la capitale. Il y a des douches, des toilettes, de l'eau potable, une école et même un centre de traitement du choléra. Des sinistrés sont embauchés comme journaliers pour ramasser les déchets. «On risque d'attraper le choléra, mais au moins, on a un peu d'argent», lance Claudy Valmé, 19 ans, sur un ton amer. Ils sont payés 300 gourdes par jour (7,50$ CAN), mais il n'y a évidemment pas de travail pour tous ceux qui ont perdu le leur.
Le jeune Haïtien a souvent croisé le «boss» du camp. «Il vient toujours nous parler. Il répète: good job, good job», poursuit-il. Un ami de Claudy a une opinion plus tranchée. «Les gars de J/P se promènent en Jeep de l'année, alors que nous, on mange de la poussière», dit-il.
Retombées
Si la popularité de Penn aide à récolter des fonds auprès des donateurs privés, elle apporte aussi des retombées insoupçonnées. L'artiste Yves Claudé Georges Fils a installé le «club des arts» devant sa tente. Il peint des scènes post-tremblement de terre dans un style naïf. «Personne ici n'a les moyens d'acheter vos toiles», lui fait-on remarquer. «C'est aux Blancs qui visitent le camp comme vous que je les vends», répond-il avec un sourire.
Vrai: le camp de la vedette américaine attire plus l'attention que les autres. Ici les règles établies à l'égard des médias sont très strictes. Toute demande d'entrevue avec ne serait-ce qu'un employé de J/P HRO doit être approuvée... à Los Angeles. «On n'a pas le droit de dire lorsque M. Penn se trouve en Haïti», indique une porte-parole de l'ONG, Lauren Rajczak, qui nous a refusé une entrevue avec l'acteur américain.
Un bras droit québécois
Le bras droit de Sean Penn sur le terrain, c'est un Québécois. Il s'appelle Félix-Antoine Véronneau. Il a à peine 30 ans et porte le titre de gérant des opérations. Il travaillait auparavant pour la fondation de l'ex-président américain Bill Clinton. Trop de discussions, pas assez d'actions. Il préfère travailler pour Penn.
D'autres ONG critiquent celle de Penn pour vouloir trop en faire et être dispersée. «On ne veut pas laisser tomber les Haïtiens. Je te donne un exemple. On s'est rapidement rendu compte que personne ne faisait du déblaiement de débris, explique le jeune Québécois. On n'y connaissait rien, mais on a foncé. On a fait venir de la machinerie lourde, puis au fil des mois, on s'est rendu compte qu'on était parmi ceux qui en avaient le plus ramassé.» Même chose lorsque Médecins sans frontières a quitté le centre médical qu'il avait mis sur pied au camp pour répondre à d'autres urgences. «On s'est sentis obligés de reprendre le flambeau.»
Bien que le nombre de résidants du camp n'ait pas baissé d'un iota en un an, l'ONG de Sean Penn ne se décourage pas. La majorité des gens proviennent de Delmas, la zone voisine. Les rues ont été déblayées, mais les maisons détruites sont toujours là. «On n'a pas abandonné l'objectif de tous les reloger. Si déblayer coûte cher, démolir c'est encore plus cher. On est à la recherche de fonds en ce moment pour le faire», souligne son bras droit.
L'acteur américain a récemment déclaré qu'il ne laisserait jamais tomber Haïti. «Il n'y a pas de fin. C'est ici que je serai chaque fois que je ne travaillerai pas aux États-Unis, pour le reste de ma vie», a-t-il dit au Hollywood Reporter.
Si l'acteur a essuyé quelques critiques, il a aussi envoyé quelques salves aux experts de l'humanitaire. «La seule façon de faire avancer les choses, c'est de travailler comme une pieuvre, avec plusieurs bras qui interviennent sur plusieurs fronts en même temps. Certaines ONG se préoccupent plus de préserver leurs propres intérêts que de travailler pour les Haïtiens», a récemment dit dans une entrevue à un quotidien français cet acteur associé à la gauche militante américaine.
Parmi toutes les vedettes américaines qui ont visité Haïti durant la dernière année, de John Travolta à Brad Pitt en passant par Sarah Palin, Sean Penn est le seul à être resté.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201101/21/01-4362693-sean-penn-ne-joue-pas-les-figurants-en-haiti.php

vendredi 7 janvier 2011

Sean Penn part à Haïti avec 50 millions en moins !

Sean Pean vient de révéler que sa femme l'avait plumé de 50 millions d'euros. Dépité, l'acteur américain envisage de quitter définitivement les États-Unis...
A 50 ans, la vie du talentueux acteur hollywoodien est en train de changer à jamais.
Magnifiquement impliqué dans la reconstruction d'Haïti après le violent séisme qui a frappé l'île en janvier 2010, Sean Penn compte bien aujourd'hui y rester pour de bon, comme il vient de le faire entendre très sérieusement dans les colonnes du Hollywood Reporter.
En plus de vouloir aider le peuple haïtien en détresse, son choix de quitter la prospère Californie tient peut-être aussi à son divorce d'avec Robin Wright en août dernier.
Père de deux enfants (une fille, un garçon), Sean Penn a expliqué que son ex-femme était partie après 14 ans de mariage avec la moitié de sa fortune qui s'élevait à 100 millions d'euros.
Lesté de 50 millions, ce sera toujours ça de moins que notre ami aura à déclarer à la douane...
http://www.staragora.com/news/sean-penn-part-a-haiti-avec-50-millions-en-moins/412332

jeudi 23 décembre 2010

Haïti : dans les pas de Sean Penn

Joan Tilouine le jeudi, 23/12/2010  Monde
Le bilan de l’engagement des stars dans l’île dévastée n’est pas exactement ce que l’on dit. Reportage à Pétion-Ville, “le camp” de l’acteur américain.
Ce camp de déplacés haï­tiens sur les hau­teurs de Port-au-Prince res­semble à tous les au­tres : la misère, des gens au visage fermé, entassés dans des mil­liers de tentes et de cabanes décaties qui dégringolent d’une colline. Pendant presque soixante-dix ans, ce fut le Pétion-Ville Club, un golf de neuf trous, construit par les Amé­ricains dans les années 1930.
Au lendemain du tremblement de terre du 12 janvier, son propriétaire, Bill Evans, basé à Miami, l’a mis à la disposition de l’armée américaine pour y implanter un hôpital militaire provisoire. Puis le Pétion-Ville Club est devenu le “Camp Penn”, domaine ré­servé de l’acteur américain engagé dans une action humanitaire à grand spectacle.
Sean Penn n’est pas le seul people à être venu. Les stars américaines de la politique et du show business se sont succédé sur l’île dévastée. John Travolta a piloté son propre Boeing pour apporter du fret humanitaire et des scientologues.
Les anciens chefs d’État George Bush et Bill Clinton ont créé le Haiti Fund. En mars, ils arpentaient les ruines de Port-au-Prince, guidés par le président sortant René Préval. En décembre, la républicaine Sarah Palin visitait des centres de traitement du choléra, invitée par une organisation évangéliste.
« Haïti est devenu l’endroit où il faut se montrer », ironisent des humanitaires. La plupart des célébrités font un pas­sage éclair. Sean Penn est resté, jetant son dévolu sur ce camp de Pétion-Ville, le plus grand du pays (55 000 déplacés). Il a promis qu’il ne le quitterait pas tant que chaque famille ne serait pas relogée. Cette ambition a été remarquée dans ce pays où grouillent plus de 10 000 ONG, des plus sérieuses aux plus farfelues. Elles sont même devenues le premier employeur du pays et se partagent avec le gouvernement haïtien les 3 milliards de dollars versés par l’aide internationale après le séisme.
Onze mois plus tard, le pays est tou­jours en ruines. « Ces ONG sont devenues un État dans l’État avec des intérêts économiques, religieux, mais surtout diplomatiques, analyse l’anthropologue new-yorkais Mark Schuller. Certaines ONG sont admirables et vraiment pro­fessionnelles. Mais la plupart des petites organisations sont simplement opportunistes et parfois corrompues. » La Ca­nadienne Michaëlle Jean, l’envoyée spéciale de l’Unesco, est tout aussi di­recte : « L’aide internationale a transformé ce pays en un vaste laboratoire d’essais et d’erreurs. »
L’expérience tentée par Sean Penn n’est pas encore achevée. Sera-t-elle un échec de plus dans le long catalogue des erreurs observées sur place ? Autrefois invité de Saddam Hussein puis hôte d’Hugo Chávez et de Fidel Castro, le “mauvais garçon de Hollywood” avait débarqué à Port-au-Prince une se­maine après la catastrophe. L’image de sa sortie d’avion avec la panoplie du baroudeur de l’humanitaire, pistolet Glock à la ceinture, avait fait rire.
Penn a passé les six premiers mois sur place, à la dure. « Il ne s’arrêtait pas de travailler et dormait dans une tente à même le sol », raconte une jeune humanitaire californienne encore tout émerveillée. La star venait de divorcer. Il avait du temps pour s’engager. Avec la philanthrope américaine d’origine bosniaque Diana Jenkins, il créait l’organisation humanitaire J/P HRO, consacrée à la gestion du camp de Pétion-Ville. Les médias l’encensaient pour son courage et sa détermination.
Les choses ont changé. Son bilan, presque un an après, reste mitigé. La situation dans le camp de Pétion-Ville s’est même dégradée. Sur place, des personnes déplacées ne cachent pas leur déception. Certaines sont en colère contre Sean Penn et son équipe. « Qu’est-ce qu’il a fait pour nous avec ses milliers de dollars ? s’interroge Dorvil Hubert, un gynécologue de 49 ans. Ici, ce n’est pas du cinéma. C’est de pire en pire dans ce camp. Les habitations sont insalubres. Son ONG ne fait plus rien pour nous. »
Dorvil Hubert se dit « privilégié » par rapport aux autres : « J’ai tout perdu dans le tremblement de terre, sauf mon emploi à l’hôpital universitaire de Port-au-Prince. » Il loge avec son épouse et ses quatre enfants dans une cabane en bois. L’intérieur est noirci par la fumée et la crasse. « Tout ce qu’il y a de bien dans ce camp, c’est l’eau potable en libre-service, l’assainissement et les toilettes. Mais ce travail formidable a été réalisé par l’ONG Oxfam, pas par celle de Sean Penn. »
À quelques tentes de “chez lui”, Nancy Toussaint, 35 ans, a perdu espoir de soigner sa fille de 6 ans. Victime de malnutrition, sa peau couleur ébène est recouverte de points blancs. « À l’hôpital installé par les gens de Sean Penn, en haut du camp, les médecins l’ont à peine examinée. Ils l’ont renvoyée vers le centre de soins public de Port-au-Prince. Mais à quoi ils servent ? » Nancy n’a pas l’argent pour y em­mener sa fille : « Et eux, les Amé­ricains, ils ne veulent pas l’emmener dans leurs 4x4. »
Nancy Toussaint est contrainte d’acheter des cachets aux vendeurs ambulants qui sillonnent le camp avec des centaines de tablettes de médicaments exposés en plein soleil. Cela lui coûte quelques dollars haïtiens pour des comprimés périmés, en provenance des reliquats des dons faits après le séisme, livraisons qui comptaient près de 40 % de médicaments inutilisables.
« Ce qu’ils appellent hôpital est plutôt une clinique, et encore, car les unités de soins ne sont pas adaptées à l’urgence », tranche un humanitaire au long cours qui a visité le camp de Pétion-Ville. L’ONG de Sean Penn affirme avoir soi­gné 55 000 patients depuis janvier, ce qui veut dire le nombre exact des réfugiés qui y sont ins­tallés. Mais les cas gra­ves sont aussitôt transférés à l’hôpital public, dé­bordé et en sous-effectif.
Entouré de fils barbelés, l’“hôpital Penn” est aussi le QG du personnel de son ONG : 35 expatriés américains, une centaine d’Haïtiens. Des casques bleus brésiliens et jordaniens les protègent. Ils les observent aussi avec étonnement : ils n’avaient jamais vu des humanitaires tatoués, vêtus de pantalons larges, fumant des cigarettes américaines en sirotant des bières, à partir de 16 heures…
L’ambiance est plutôt détendue autour de la grande tente de l’Unicef qui abrite ce fameux hôpital. Un peu plus loin, des bâches kaki recouvrent la très modeste unité de traitement du choléra, malgré l’ampleur de l’épidémie qui aurait déjà tué près de 2 000 personnes. Le parking de l’ONG est édifiant : des 4x4 rutilants et des quads. Le personnel s’en sert dans les venelles étroites et poussiéreuses du camp.
« Tous ces véhicules sont des dons », tient à préciser Shannon Costello, porte-parole du camp. Elle doit aussi admettre que ce qui était provisoire, dans l’urgence, tend à devenir permanent : « Notre objectif était de reloger chaque famille du camp avant juillet 2011, car nous devons penser à rendre le terrain à son propriétaire mais cela va prendre beaucoup plus de temps que prévu », reconnaît-elle avant de se ressaisir et de revenir sur sa communication bien rodée : l’engagement humanitaire de Sean Penn, l’exemplarité de ce camp.
Les malheureux de Pétion-Ville regrettent Médecins sans frontières et la qualité de ses soins. L’ONG française a quitté le camp. « L’urgence était ailleurs et il y avait déjà plusieurs organisations en charge du camp », explique Sylvain Groulx, chef de la mission de MSF en Haïti. D’autres ONG sont encore pré­sentes au Camp Penn. C’est le cas de CRS (Catholic Relief Service), qui pré­pare aussi son retrait : « Notre but est de reloger ces gens et pas de les maintenir dans ce camp, souligne Robyn Fieser, représentant régional de CRS. Nous allons donc en laisser la gestion aux res­ponsables. »
L’ambiance s’est dégradée. La tension monte à Pétion-Ville. Fin novembre, un employé de CRS a été agressé. L’ONG a alors suspendu ses opérations plusieurs jours. « Il y a aussi un début de famine mais ce n’est pas visible car les gens ne se plaignent pas et restent dignes, rapporte le pasteur Harold Guerrier. En avril, le président René Préval avait interdit aux ONG de distribuer de la nour­riture, au nom de la relance de l’économie. Mais il a préféré dé­penser des millions de dollars pour organiser les élections tru­quées du mois dernier. »
Après le tremblement de terre, le cyclone et l’épidémie de cho­léra qui ont frappé leur pays, les Haïtiens doivent maintenant faire face à la catastrophe politique, avec les violences qui ont suivi cette présidentielle contestée du 28 novembre, mar­quée par des fraudes et des décomptes officiels et officieux qui ne concordent pas. Les maîtres du pays sont devenus les humanitaires. Leur “république des ONG” règne quasiment sans partage sur la misère d’un pays qui ne se reconstruit toujours pas. Joan Tilouine
Photo © SIPA
http://www.valeursactuelles.com/actualit%C3%A9s/monde/ha%C3%AFti-pas-de-sean-penn20101223.html

vendredi 26 novembre 2010

Haïti : Sean Penn dans son meilleur rôle en toute discrétion.

Autrefois il y avait un club de golf à Pétionville, dans la banlieue sud-est de Port-au-Prince, maintenant c'est un camp de 55 000 personne, dont la direction a été officiellement confiée à Sean Penn en collaboration avec de nombreuses ONG.

Cinquante personnes sont avec lui dans ce camp de Pétionville, et parmi elles de nombreux volontaires. Il a également deux cents autres personnes qui oeuvrent à travers le pays. "Ici, si tu travailles tout seul tu n’arrives à rien. Tu peux toujours dire "moi je" mais t’as l’air d’un con. C’est le "nous" qui importe." déclare-t-il aux journalistes de Libération venus l'interviewer.
Cela fait dix mois que Sean Penn est en Haïti, il est arrivé 6 jours après le seïsme du 12 janvier, accompagné d'une équipe de médecins et de spécialistes de l’aide humanitaire qu’il a lui-même mise sur pied. Dans la discrétion, sans publicité il a passé les six premiers mois sur place, à dormir sous la tente et à répondre à toutes les urgences.
Il a mis de l'argent dans l'aventure, mais en plus il a réussi a convaincre une riche philanthrope et activiste, Diana Jenkins, de l’aider financièrement. Ensuite il a fondé son ONG ( J/P HRO , comme Jenkins-Penn Human Relief Organization) et il a envoyé sur l’île un avion-cargo bourré de médicaments.
Sean Penn a la réputation d'être une grande gueule, bagarreur et teigneux, à Hollywood on le considère comme un militant de gauche qui se prend un peu trop au sérieux. Jamais il ne s'était impliqué dans un projet de si longue haleine
Au début, l’armée américaine n'était pas très convaincu en le voyant débarquer. Aujourd’hui, Penn a gagné son respect et celui des ONG.
Haïti a changé Sean Penn. Il a toujours été hostile à la chose militaire, souvenez-vous de 2002, époque où il s’est payé une page entière dans le Washington Post pour rédiger une lettre ouverte à George W. Bush afin de dénoncer la guerre que ce dernier s’apprêtait à lancer contre le régime de Saddam Hussein. Et bien maintenant il a appris à travailler avec l’armée, qui lui a même décerné une médaille. Un soldat qui était devant l'entrée du camp a même déclaré aux journalistes : "Il fait du bon boulot, personne ne peut lui enlever ça, personne ne l’obligeait à venir se foutre dans cette galère."
Il faut peut-être revenir en arrière dans sa vie pour comprendre son engagement, comme il l'a lui même suggéré au magazine Vanity Fair, sa séparation l’année dernière avec sa compagne de toujours, Robin Wright Penn, ou peut-être à son fils Hopper, qui a été sauvé miraculeusement d’un accident cérébral après une chute de skateboard.
Mais, en fin de compte il a détaillé à Libération les motivations de son engagement que je vous engage à lire dans l'article suivant intitulé "Un château de cartes qui dépend des dons" CLIQUEZ ICI
Sources : Libération
Par menou69

mardi 23 novembre 2010

Sean Penn : Son glorieux combat sans relâche depuis dix mois !

NEWS PUBLIÉE, LE MARDI 23 NOVEMBRE 2010 À 15:57 Le 12 janvier 2010, un terrible séisme ravage l'île d'Haïti. Le bilan humain est effrayant : en date du 9 février 2010, Marie-Laurence Jocelyn Lassegue, ministre des Communications, confirme un bilan de 250 000 morts, 300 000 blessés et 1,2 million de sans-abris. Face à ce drame, le monde entier s'est mobilisé et de nombreuses personnalités sont montées au créneau, accentuant la médiatisation de ce tremblement de terre.

Emissions, concerts caritatifs : de nombreuses manifestations ont été mises en places et les stars se sont montrées très affectées. Près d'un an après le tremblement se distingue toutefois une personnalité parmi elles, une star hollywoodienne qui, par son travail humanitaire qui s'étend sur le long terme, vient d'obtenir son "plus beau rôle", si l'on reprend les mots de Libération : Sean Penn. Le quotidien français fait état de l'action du comédien. Extraits.

De la rébellion à l'action
Militant de gauche qui a écrit à George W. Bush une lettre ouverte pour dénoncer en 2002 la guerre que les Etats-Unis s'apprêtaient à lancer contre l'Irak et s'est mobilisé après l'ouragan Katrina en 2005 en Louisiane, Sean Penn a fait parler de lui à Haïti. Sauveur, porteur de cartons pleins de vivres et de médicaments, "il a passé six mois sur place à dormir sous une tente et à répondre aux urgences", indique Libération. Sean Penn n'est pas une star à Haïti, c'est un homme habité par une volonté puissante.
Il n'a pas fallu beaucoup de temps avant que l'acteur américain se rende sur les lieux. Après six jours d'images insoutenables à la télévision, Sean Penn est venu sur place avec une équipe de médecins et des spécialistes de l'humanitaire. Son objectif était de voir l'étendue de la catastrophe mais il a pris des initiatives et a fondé au côté d'une philanthrope et activiste, Diana Jenkins, une ONG, J/P HRO, Jenkins Penn Human Relief Organization. Loin de se limiter à envoyer de l'argent, Sean Penn est impliqué à tous les niveaux : "Voilà maintenant dix mois que Sean Penn a pris la direction de ce camp de 55 000 personnes qui était, en un autre temps, le club de golf de Pétionville, dans la banlieue sud-est de Port-au-Prince", précise Libération.
Longtemps, Sean Penn a traîné derrière lui une image de beau gosse rebelle d'Hollywood, un bagarreur gauchiste en constante révolte. Aujourd'hui et à Haïti, personne ne s'attarde sur sa réputation. "Un acteur américain ? Ah bon, nous on connaît Brad Pitt et Tom Cruise, Sean Penn, on pensait juste que c'était le patron", déclarent deux adolescents du camp géré par la star. Son engagement total a pu être nourri de sa vie personnelle, lui qui a vécu une douloureuse séparation avec la mère de ses enfants, Robin Wright, comme il le laissait supposer dans une interview pour Vanity Fair. Ou encore l'histoire de son fils Hopper, sauvé miraculeusement d'un accident cérébral après une chute de skateboard.

Une seule priorité : reconstruire
Toutefois, l'acteur n'est pas là pour parler de sa vie et surtout pas de ses états d'âme, il n'a qu'une chose en tête : faire avancer les choses à Haïti. Il montre aux journalistes l'école qu'il a montée très vite, dans les jours qui ont suivi la catastrophe : "Ça permet d'apporter un peu de stabilité à quelques gamins. [...] Evidemment, ce n'est pas suffisant, mais on manque de ressources. Il faut qu'on trouve de l'argent. Et puis, il faut aussi préparer le départ des gens du camp pour qu'ils bénéficient d'abris plus pérennes. Autant dire que je suis là pour longtemps..." Le cinéma est donc mis de côté et il a fait le strict minimum pour la promotion du thriller politique Fair Game. Il vient de tourner There Must Be The Place et est attendu de pied ferme dans Tree of Life.
Sean Penn utilise de façon constructive sa colère, dont la source est simple : "Ce n'est pas le tremblement de terre qui tue les gens, c'est la pauvreté." La situation à Haïti l'insupporte mais il ne se limite pas aux discours emplis de colère contre les promesses non tenues, l'argent promis non versé (sur les 164 millions de dollars attendus après un appel de l'ONU il y a dix jours, seul 6,8 millions de dollars ont été récoltés) : "Lui si hostile à la chose militaire a appris à travailler avec l'armée, qui lui a même décerné une médaille", explique Libération. "Ici, si tu travailles tout seul, tu n'arrives à rien. Tu peux toujours dire 'moi je' mais t'as l'air d'un con. C'est le 'nous' qui importe", explique Sean Penn.
Accomplir des choses à Haïti est un objectif qui prend au coeur pour Sean Penn. C'est pour cela qu'il n'a pu contenir son énervement face aux prétentions électorales du chanteur, ex-Fugees, Wyclef Jean. Ce dernier a souhaité se présenter à l'élection présidentielle et Sean Penn l'a accusé d'être muet et peu présent pour pouvoir accéder à cette fonction. Wyclef a répondu pour sa défense que Sean Penn était certainement trop occupé à sniffer de la cocaïne pour le voir, une argumentation douteuse qui met en lumière l'écart entre les accomplissements de l'acteur et du chanteur.
Le défi est loin d'être terminé pour Sean Penn. "Il faut impliquer les entreprises, créer des emplois. Mais il faut de l'argent et de l'expertise." Pour lui, les camps sont comme "des châteaux de cartes qui dépendent des dons et de la bonne volonté des individus". Sean Penn fait aussi face à des critiques et à des épreuves : "Nous sommes l'organisation la plus offensive [...]. Mais nous avons été critiqués par de nombreuses ONG parce que soi-disant on se disperse. Pourtant, la seule façon de faire avancer les choses, c'est de travailler comme une pieuvre avec plusieurs bras qui interviennent sur plusieurs fronts en même temps."
Puis vient le danger du choléra qui a atteint l'île. Selon un dernier bilan des autorités sanitaires haïtiennes, 23 377 personnes ont été hospitalisées et 1 344 sont décédées des suites de la maladie. L'acteur salue le travail des médecins mais se désole face à la situation : "Il existe 700 hôpitaux et cliniques dans le pays. Mais seuls 65 acceptent les malades du choléra, parce que les gens ont peur de la maladie. [...] L'une de nos infirmières sur place nous dit que les gens meurent dans la rue comme dans un film d'horreur."
L'horreur, Sean Penn la voit de près mais il ne détourne pas le regard. "Si nous le voulons vraiment, nous pouvons sauver les Haïtiens", déclare-t-il avec un optimisme "à l'américaine", digne d'un héros de cinéma... sorti de l'écran.
http://www.purepeople.com/article/sean-penn-son-glorieux-combat-sans-relache-depuis-dix-mois_a68436/1

jeudi 20 mai 2010

Sean Penn redoute des violences en Haïti

Agence France-Presse, Washington.
L'acteur Sean Penn, qui s'est consacré à aider Haïti depuis le séisme du 12 janvier, a plaidé mercredi devant le Congrès américain pour que soient rouverts les hôpitaux haïtiens qui ont été fermés, faute de moyens, malgré l'immensité des besoins.
«Les hôpitaux qui existent à Haïti doivent être remis en état de fonctionner avec du personnel, des médicaments, un service administratif», a insisté l'acteur qui, avec son organisation J/P Haitian Relief Organization, aide depuis quatre mois un des plus importants camps de réfugiés de Port-au-Prince.
«Dans cette cité en ruine, cinq hôpitaux opérationnels ont été fermés (...) en raison d'un manque de financement», a affirmé Sean Penn lors d'une audition sur l'efficacité de l'aide internationale devant la commission des Affaires étrangères du Sénat.
Il a été rejoint dans son plaidoyer par le coordinateur de l'agence américaine d'aide au développement (USAID) en Haïti, Christopher Milligan, qui a affirmé que les Etats-Unis devaient «aider à reconstruire le secteur public de santé en Haïti».
Sean Penn a averti que les premiers cas de diphtérie s'étaient déclarés dans le camp du golf de Piétonville, qui abrite plus de 50 000 personnes, alors que la saison des pluies va battre son plein.
L'acteur a insisté sur le manque de vaccinations. «La vérité est que la plupart des Haïtiens ne sont pas immunisés et il n'y a pratiquement pas de suivi des vaccinations et des rappels», a encore dit Sean Penn.
La star, qui a passé plusieurs semaines en Haïti et compte y retourner à la fin du mois, a averti qu'il fallait s'attendre à de possibles «manifestations violentes» et pressé le gouvernement haïtien ainsi que l'administration américaine de montrer «une totale transparence dans la distribution de l'aide».
A la conférence des donateurs consécutive au séisme, une centaine de pays ont promis près de 15 milliards de dollars à Haïti et les Etats-Unis s'apprêtent à voter une part de leur aide (3,5 milliards de dollars).
Le comédien a demandé des traducteurs pour les patrouilles de surveillance de l'ONU dans les camps, de l'éclairage et la mise à disposition plus rapide de terrains non-inondables.
Le bilan du séïsme, actuellement évalué entre 250 000 et 300 000 morts, «pourrait atteindre un demi-million de morts estiment certains experts», a affirmé le sénateur Bob Casey.
Au cours de l'audition, plusieurs sénateurs et experts ont exprimé leur préoccupation sur la nécessité que des comptes soient rendus sur l'aide accordée. «Qui tient les rênes? Qui est le shérif» en Haïti, dont l'administration était largement «inefficace avant le tremblement de terre», a demandé le sénateur Bob Corker.
John Kerry, qui préside la commission des Affaires étrangères, s'est inquiété de «l'absence de structure de pouvoir» dans la mise en place de l'aide. Il a aussi plaidé pour que les élections générales de novembre soient maintenues. «Pour s'assurer que la démocratie ne sombre pas avec le tremblement de terre, Haiti peut et doit tenir ses élections comme prévu», a déclaré l'ancien candidat à l'élection présidentielle.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/seisme-en-haiti/201005/19/01-4282061-sean-penn-redoute-des-violences-en-haiti.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_seisme-en-haiti_557239_section_POS1