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dimanche 3 janvier 2016

Haiti: Adoption - Cri de désespoir

Haïti fait partie des dix premiers pays donneurs en adoption internationale. La dégradation des conditions de vie porte des milliers de parents à livrer leurs enfants en adoption afin de leur garantir un meilleur lendemain. Devenus adultes, Ces enfants veulent souvent retrouver leurs géniteurs. Le plus souvent vainement,
« Au fond de moi, il y a comme un vide. Je ne sais pas qui je suis en réalité. Je n’ai pas de repère. J’aimerais retrouver mes souvenirs juste pour me sentir complète », confie Katia Marie, qui, après 21 ans d’adoption en France, a tenté le pari de retrouver ses parents biologiques en Haïti.
Pour fuir l’horreur des jours sans pain, sa mère l’a confiée en 1993 à une crèche gérée par des religieuses à Port-au-Prince. Dans son dossier d’adoption, il est rapporté que son père ne souhaitait pas la reconnaître. Comme 90% des enfants adoptés en Haïti, le cas de Katia-Marie s’inscrit dans la catégorie d’adoption plénière, laquelle coupe les liens définitivement avec les parents biologiques.
«Je n’ai pas énormément d’informations concernant ma famille biologique, si ce n’est que le nom de ma mère qui s’appelait Lorvecia Dorelice. Et je sais qu’elle avait deux autres enfants, Manoucheka et Stéphanie »
Malgré le confort de leur vie occidentale, ces enfants adoptés éprouvent des manques souvent insupportables. Ils s’interrogent sur le sens de leur existence. Leur couleur de peau, différente de celle de la famille adoptive est un facteur déterminant leurs troubles. Ce qui les pousse rechercher leurs parents biologiques en Haïti.
« Je ne sais absolument rien de ma famille biologique. Aucune information n’avait été transmise à l’orphelinat qui aidait mes parents adoptifs dans leurs démarches », déplore Anaïs Wilmise Hamel. Il y a 22 ans, elle a été placée à l’orphelinat Notre Dame de la Victoire, à Port-au-Prince, avant d’être adoptée par une famille française.
Un mal nécessaire pour les familles Haïtiennes
85% des enfants haïtiens confiés en adoption ne sont pas orphelins. Beaucoup de parents, à cause de la pauvreté, n’ont d’autres choix que de remettre leurs enfants à des maisons d’accueil. Souvent ces parents démunis le font sans trop bien cerner les conséquences de leur acte. Se débarrasser du fardeau est à la fois un soulagement de leur quotidien difficile et un investissement pour leur propre future.
« Les gens confient leurs enfants en adoption avec l’espérance, qu’une fois grands, ces enfants les soulageront de leur pauvreté », révèle Erick Pierre-Val, travailleur social dans une institution œuvrant dans la protection de l’enfance. 
Selon un rapport de l’Unicef, de concert avec l’organisation Terre des Hommes,  plus de 50% des enfants haïtiens  sont considérés comme  pauvres et plus de trois millions d’entre eux vivent  dans des conditions difficiles. Beaucoup d’enfants sont privés de leurs familles. L’Institut du Bien-Etre Social et Recherche (IBESR), a recensé près de 770 orphelinats actuellement en Haïti. 
En 2010, après le tremblement de terre du 12 Janvier, deux mille quatre cents (2,400) enfants haïtiens ont été adoptés. Ce chiffre représente 6% de la totalité des adoptions enregistrées dans le monde cette année-là, avait expliqué le président du comité des Droits de l’Enfant des Nations Unies, Jean Zermatten, après une visite  d’évaluation en Haïti en 2012.
  Les autorités haïtiennes ont été alertées par des organisations internationales sur la forte augmentation du nombre d’adoption en Haïti. De nombreux enfants avaient quitté le pays sans aucune autorisation légale.
Une réforme pour changer la donne
L'adoption a pour but de pourvoir aux besoins d'un enfant par l'établissement d'une filiation désirée par la famille d’accueil. Cependant, au cours des années 60 en Haïti elle avait perdu son sens humanitaire. Abus, trafics, un tableau sombre qui inquiétait plus d’un.
La décennie qui suit, 1960-1970, l’adoption internationale s’est instaurée dans les mœurs mondiales, un ensemble de lois a été adopté en vue de réguler cette nouvelle pratique. Ainsi, la première loi haïtienne sur ce sujet a été votée le 25 Février 1966
Ce n’est que le 24 Avril 1967 que les états membres du Conseil de l’Europe avaient ouvert à la signature la première convention européenne en matière d’adoption des enfants. (L’Adoption, Joelle Duchet-Nespoux, éditions de Vecchi, 2001). Huit ans plus tard, Haïti avait dû modifier sa législation en fonction des tendances mondiales par la loi du 4 avril 1974 car elle ne répondait  pas aux nouveaux principes de protection des enfants édictés par les instruments internationaux d’alors.
Les abus divers soufferts par les enfants à travers le monde ont porté la communauté internationale à mobiliser les états autour de la problématique de la protection de l’enfant. Ainsi, la nouvelle législation haïtienne sur l'adoption internationale est entrée en vigueur le 15 novembre 2013.
Avant cette période, les autorités Haïtiennes, ayant perdu tout contrôle sur le système, certains étrangers en ont même profité pour enlever des enfants et essayer de les faire traverser la frontière Haïtiano-dominicaine de manière clandestine, comme ce fut le cas de missionnaires américains (Paris-Match, 2010; Rudaz, 2011).
Par ailleurs, les crèches pouvaient refuser certains enfants porteurs du VIH-SIDA ou en fonction de leur âge, parce qu’elles pratiquaient seulement l’adoption internationale. Ce qui paraissait paradoxal, puisque l’adoption vise justement à protéger les enfants vulnérables. Cette problématique fait justement partie du délaissement et de l’exclusion des enfants à besoins spéciaux dans toutes les adoptions internationales (Hofstetter et Freire, 2005; Piché, 2013).
De plus, certaines crèches réduisaient considérablement les visites des parents biologiques ou des tuteurs après le placement des enfants (Hofstetter et Freire, 2005; Jean- Louis, 2008). L’adoption internationale en Haïti était ainsi comparée à une activité mercantile.
Selon Arielle Jeanty Vildrouin, Directrice de l’Institut du Bien-être Social et de Recherches (IBESR), organisme responsable de la protection de l’enfance en Haïti, ces réformes visent à mieux protéger les enfants contre les abus de toutes sortes des adoptants. «  Aujourd’hui, nous pouvons nous réjouir  de cette  réforme  en matière d’adoption en Haïti. Avec cette  réforme, le  processus  d’adoption a beaucoup plus de garantie », rassure-t-elle.
La reconnexion, un problème majeur
Très souvent, au moment de confier leurs enfants, les mères signent des documents, sans être imbues du contenu Dans le cas d’enfants adoptés par des étrangers, la nouvelle loi haïtienne favorise l’adoption plénière prononcée en Haïti. Cette forme est obligatoire pour les Haïtiens lorsqu’il s’agit d’un enfant orphelin ou abandonné, puisque de facto le lien de filiation n’existe plus.
L’adoption simple reste en vigueur pour l’adoption intrafamiliale, nationale ou internationale lorsque les adoptants sont des Haïtiens de la diaspora.
Un certain nombre d’adoptions échappent au contrôle des autorités. Ce processus ne suit pas toujours les procédures légales.  Des étrangers  rentraient  au pays  et profitaient des mauvaises conditions de vie des familles  démunies pour partir avec des enfants au mépris du cadre légal. C’est le cas  de  Florida Raphael. Sa fille, Carline Joseph, a été  adoptée  à St Michel de l’Attalaye (Nord d’Haïti)  par une famille Belge en 1980 à l’âge  de 2 ans par le biais d’un prêtre catholique. « Ils m’avaient promis qu’à 18 ans,  je pourrais  revoir mon enfant. Ce qui n’a jamais été  fait, et  je n’ai aucune trace, aucun  contact avec  ces gens », se plaint-elle.
Après plus de 21 ans, Katia-Marie  citée plus haut, a finalement retrouvé les traces de sa mère biologique en Haïti  après la diffusion d’un reportage sur les ondes de radio Caraibes à Port-au-Prince après qu’elle eut lancé  sa recherche  sur les réseaux sociaux. « C’est quelque chose que j’espérais depuis tellement longtemps que  maintenant que c’est arrivé, je peine à trouver les mots », témoigne-t-elle.
Sa mère, Marie Lorvecia Dorelice, 49 ans, habite avec ses quatre enfants à  Cité Fort Dimanche, un quartier défavorisé de Port-au-Prince. Confier  Katia  à un orphelinat  était pour elle  la seule option,  après  le refus de son mari d’assumer ses responsabilités de père, « Quand Katiana était née, la situation était déplorable pour moi. Je ne voulais  pas la perdre. Ainsi, j’ai cherché un endroit plus sûr pour la garder en vie », confie-t-elle, l’air soulagé.
Tandis que ses conditions de vies  étaient  précaires, en 1993, plus de  vingt ans  plus tard, la situation  de  Marie Lorvecia  n’a pas  changé.
Malgré les déboires et expériences malheureuses causés par l’adoption illégale de l’après 12 janvier, l’adoption reste aux yeux des familles pauvres d’Haïti un espoir de vie améliorée à la fois pour l’enfant et pour la famille biologique. De son côté, l’adopté porte souvent un jugement sévère sur la décision des parents biologiques de l’avoir confié à d’autres personnes. La pauvreté n’est pas un argument pour justifier une telle décision de la part d’une mère ou d’un père.
Entre 2012 et 2015, un total de 1113 enfants ont été adoptés en Haïti par des familles étrangères , selon les statistiques du service d’adoption de l’Institut du Bien-Etre Social et de Recherche(IBESR), organisme d’État – relevant du ministère des affaires sociales et du travail. Parmi les 10 pays d’accueil, Les Etats Unis, La France, La Belgique et la Hollande arrivent en première position.
Aujourd’hui , Si ces enfants adoptés, en quête d’informations sur les traces de leurs parents d’origine, témoignent de leur désolation , les parents biologiques en Haïti sont inconsolables. Certains souffrent en silence alors que d’autres multiplient des démarches et continuent de nourrir l’espoir de pouvoir un jour rétablir le contact avec leurs progénitures.
Lorvecia et Katia-Marie sont une des très rares exceptions de retrouvailles. Elles n’ont été possibles que par la magie des medias sociaux et la chance qu’une annonce sur une radio haïtienne ait été entendue par un proche de Lorvecia, la mère. Katia-Marie a été chanceuse. Mais les milliers d’enfants susceptible de se retrouver dans pareille situation n’ont-ils pas le droit de se référer a une institution qui leur dise dans quelles conditions et par qui il ont été confiés pour adoption.
Michel Joseph 0 0 10 121

mercredi 11 novembre 2015

Making A Family: South Windsor Teacher Adopts Haitian Siblings Including Soccer Standout

SOUTH WINDSOR — At the orphanage in Port-au-Prince, Haiti, where South Windsor junior Daniel Eddy and his sisters Edeline and Shelove lived, the electricity came and went. On Barbara Eddy's final night at the orphanage during a mission trip in 2010, the lights stayed on.
"You could never count on there being electricity, but there was electricity that night," Eddy, a high school English teacher, said Saturday, remembering the night her life and the lives of the three siblings would change forever.
"Edeline came out and she threw her arm around me, and I started to cry, because there was electricity, and I could see her. In the dark, I was just looking at this girl, thinking, 'Who would ever adopt teenage girls?' In the light, she came out, threw her arms around me and I started to cry because I knew I was supposed to adopt [Daniel and his sisters]."
Eddy, who had visited the orphanage with her church, spent the next three years trying to adopt Daniel, Shelove and Edeline — three teenagers who had spent the previous decade in two orphanages in Haiti.
It was an exhaustive process that included three lawyers, countless hours and money, and the ultimate decision to add more three more children at the age of 51. But on Aug. 26, 2013, the four arrived in America together.
I just wanted them to have a better life, and they got it. It was a long, hard fight.
- Barbara Eddy
"My life is so much richer now," Eddy said. "Single woman, high school teacher pay, I can't provide them a lot. My goal was to give them opportunities that they would never have if they stayed in Haiti. I knew if they got here they could get an education and have a much better chance in life."
Eddy, who also has two biological children, ages 31 and 30, had lived in New Britain but bought a house and moved to South Windsor, where she teaches English at the high school. Edeline, 17, attends the Gengras Center School. Shelove, 14, is a freshman at South Windsor High.
Getting the children here was not without its hurdles. Among other things, she had to prove that their parents had sent them to the first orphanage and that meant tracking down the orphanage director. She finally did.
"I just wanted them to have a better life, and they got it," Eddy said."It was a long, hard fight."
In just one season of varsity soccer, which also is his last because of CIAC rules (although he's a junior, Daniel is 19 and can't play past that age), he has emerged as a crucial figure in the Bobcats' bid to win their first state title since 1979. He has three goals; the team is 14-3-1.
"He just wants to be successful," South Windsor coach Pete Lepak said. "Daniel is a resilient person, you can see it on the soccer field, you can see it with his studies, you can see it with how much he cares about everything he does."
He is typically one of the first players to come into the game off the bench and gives star forwards Dexter Tenn and Nick Heckt crucial rests. Last season he played junior varsity.
The organized soccer fields of Connecticut are far from the stone-ridden fields of Daniel's youth. As a young boy, he made soccer balls any way he could, taping together whatever he could find to form what loosely could be called a ball.
"It is a great game, it is part of the culture," he said. "We'd pretty much organize our own games and play for fun."
His passion for the game shows on the high school fields. He often is one of the fastest and he plays with flair and creativity.
A Tough Road
When he was 7, Daniel was moved with his sisters from his home in rural Haiti, where his mother and father are farmers, to a nearby orphanage. An older brother had already been sent to the orphanage, he said. There were eight children in the family and an orphanage gave Daniel and his siblings a chance at a better life.
"When I was with my family, I didn't go to school," said Daniel. "I wanted an education. … My parents didn't know how to read and write."
One of the poorest countries in the world, Haiti's long-standing issues are poverty, hunger and lack of education.
At the orphanage, the children were able to get food and study. If they had stayed at home, they likely never would have learned to read or write.
At the orphanage, Daniel became one of the first in his family to learn both. He also learned how to play drums.
"It was tough, but I'd see my parents every Friday," he said. "It would take three or four hours to walk to [my home]."
The orphanage had its challenges, too.
"Sometime I got whipped, but I said I wanted to leave that orphanage only when God gave me what I needed," Daniel said. "I thought education was great. Without education, you are nothing. I had faith in God and I was praying. And that's how I got through it."
About a month after an earthquake struck on Jan. 12, 2010, killing more than 160,000 and displacing close to 1.5 million people, Daniel and his sisters were moved from the first orphanage to the second in Port-au-Prince. Daniel said he had been cooking food in the first orphanage when the earthquake occurred. He felt nothing where he was, but saw people running and talking in the village, and word had spread quickly about what happened.
Six months later, Eddy arrived in Haiti for the first time. She said she had no plans of adopting. But that quickly changed.
"I was definitely called to adopt," she said. "Most people might not understand that, but I truly feel like I was."
In the beginning, Daniel never smiled at Barbara because his teeth were in such rough shape. She said he smiled with his eyes, but since he's been to the dentist and now wears braces, she said, he smiles often.
"She gave me my smile," he said.
http://www.courant.com/sports/high-schools/hc-south-windsor-soccer-daniel-eddy-1110-20151110-story.html

jeudi 18 septembre 2014

Adoption : les difficultés avec Haïti sont levées, celles de l'adoption internationale subsistent

Publié le mercredi 17 septembre 2014 Le ministère des Affaires étrangères et la Mission de l'adoption internationale (MAI) ont annoncé le 12 septembre qu'"après de longs mois de négociation, le ministère de la Justice et de la Sécurité publique haïtien a accepté, par mémorandum en date du 31 juillet 2014, de légaliser les consentements éclairés à l'adoption plénière reçus avant l'entrée en vigueur de la convention de La Haye de 1993 sur la protection des enfants et la coopération en matière d'adoption internationale en Haïti le 1er avril 2014". L'allusion aux longs mois de négociation n'est pas une figure de style, car les difficultés remontent en fait à plusieurs années (voir notre article ci-contre du 11 septembre 2012).
La protection de l'enfance, priorité nationale Haïti avait suspendu l'adoption internationale face aux abus qui ont marqué l'après-tremblement de terre du 12 janvier 2010. A l'époque, certains enfants avaient été envoyés à l'étranger, sans respecter ou finaliser les procédures prévues par la loi haïtienne. Dans ce contexte trouble, les juridictions françaises refusaient généralement de convertir les jugements haïtiens d'adoption simple - la seule existante dans l'île - en adoption plénière.
Depuis, le nouveau président haïtien Michel Martelly à fait de la protection de l'enfance une priorité nationale, ce qui s'est notamment traduit par la ratification de la convention de La Haye de 1993 et l'interdiction, depuis janvier 2013, des procédures individuelles. Tout candidat à une adoption en Haïti doit dorénavant passer, dans son pays d'origine, par un organisme autorisé pour l'adoption (OAA). Les autorités haïtiennes ont déjà agréé une soixantaine d'organismes de ce type.
Par ailleurs, des quotas par pays ont été instaurés : 240 adoptions par an pour les Etats-Unis, 200 pour la France et le Canada. En outre, le gouvernement essaie de promouvoir des solutions locales alternatives, comme l'adoption nationale et les familles d'accueil. L'adoption internationale représente toutefois toujours 95% des procédures.
Nouvelle baisse pour le nombre d'adoptions internationales
Si de nouvelles procédures - en principe mieux encadrées - se sont ainsi mises en place, la solution évoquée par le ministère des Affaires étrangères et la MAI concerne les dossiers, jusqu'alors bloqués, de plusieurs dizaines de familles, pourtant régulièrement agréées par les présidents de conseils généraux et qui avaient suivi une procédure légale.
Selon le communiqué, "les familles adoptives concernées peuvent dès à présent faire procéder à la légalisation qui comprend trois phases". La première consiste en une légalisation de la procédure par le ministère haïtien de la Justice et de la Sécurité publique. La seconde consiste en "sur-légalisation" par le ministère des Affaires étrangères haïtien. Enfin, une troisième légalisation incombe aux services consulaires de l'ambassade de France en Haïti.
Il est précisé que la Mission de l'adoption internationale "n'intervient pas dans ce processus". En revanche, les familles concernées peuvent recourir aux services d'un avocat exerçant en Haïti. Elles peuvent aussi se rapprocher de l'OAA qui les a accompagnées durant la procédure d'adoption ou, à défaut, de l'association française APAE d'Haïti (Association des parents adoptifs d'enfants d'Haïti). Celle-ci devrait se charger prochainement de sélectionner des avocats haïtiens, puis de les mettre en relation avec les familles souhaitant bénéficier d'un conseil ou d'un accompagnement pour accomplir la formalité de légalisation.
Si cet assouplissement, longtemps attendu, devrait régler de nombreuses situations individuelles, parfois très douloureuses, il ne résoudra pas pour autant la question de l'adoption internationale, qui semble vouée à un lent dépérissement. En 2013, le nombre d'adoptions réalisées en France - tous pays d'origine confondus - est ainsi tombé à 1.343, contre 1.569 en 2012 et 3.508 en 2010...
 Jean-Noël Escudié / PCA

mercredi 21 novembre 2012

Haïti-Adoption : Enfin un projet de loi soumis au parlement

P-au-P, 20 nov. 2012 [AlterPresse] --- Un projet de loi sur l’adoption doit être soumis au parlement ce mardi 20 novembre 2012, apprend-on par un communiqué conjoint de l’institut du bien-être social et de recherches (Ibesr) et de la branche nationale du fonds des Nations Unies pour l’enfance (Unicef).
Fruit du travail de l’Ibesr, avec le soutien de la branche en Haïti de l’Unicef, ce projet de loi sur l’adoption fait suite à la ratification, le 11 juin 2012 par Haïti, de la Convention de la Haye sur la protection des enfants et la coopération en matière d’adoption internationale.
La soumission de ce projet de loi coïncide, de plus, avec l’anniversaire de la convention relative aux droits de l’enfant, ratifiée par Haïti depuis 1994.
Pour l’Ibesr et l’Unicef, l’occasion est donc aussi de célébrer les acquis de cette convention.
Entre 1994 et 2012, de grandes avancées - réalisées en matière de droits de l’enfant - envoient un signal encourageant pour ces deux institutions, à l’image de la réalisation d’un répertoire de sept-cent-vingt-cinq (725) maisons d’enfants.
Un mécanisme de leur évaluation a, en même temps, permis de fermer vingt-six (26) d’entre elles, qui fonctionnaient en dehors des normes reconnues, se félicitent l’Ibesr et l’Unicef.
Haïti a aussi établi une documentation sociale pour plus de seize mille (16,000) enfants placés en institution.
Un ensemble de lois, relatives à la protection de l’enfance, a été publié.
L’accompagnement des mineurs contre la traite et le trafic, et la vigilance au niveau des frontières ont été renforcés par les autorités, qui ont parallèlement pris en charge plus d’un millier d’enfants, tout en renforçant les capacités de leurs familles, signale le communiqué conjoint Ibesr/Unicef-Haïti.
L’idée d’une loi sur l’adoption avait déjà émergé en 2007, mais trouve encore tout son sens deux ans après le séisme de 2010. Après la catastrophe, deux mille quatre cents (2,400) enfants haïtiens ont été adoptés, ce qui représente 6% de la totalité des adoptions enregistrées dans le monde cette année-là, selon des chiffres du comité des droits de l’enfant des Nations Unies. [kft gp apr 20/11/2012 11 :40]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13706

mercredi 12 septembre 2012

Solution en vue pour les adoptions à Haïti ?

Enfance Publié le mardi 11 septembre 2012 Dans une question écrite, Philippe Adnot, sénateur de l'Aube, appelle l'attention "sur la situation des enfants haïtiens adoptés par des parents français qui ne peuvent plus, depuis fin 2009, faire l'objet d'une adoption plénière susceptible, dans leur intérêt, de leur donner le même statut qu'un enfant légitime au sein de leur famille d'adoption". Derrière cette question se cache une situation délicate, encore aggravée par les conséquences du séisme du 12 janvier 2010 et le gel des dossiers d'adoption. Dans sa réponse, le ministre des Affaires étrangères - en charge de l'adoption internationale - laisse entrevoir une issue possible pour une situation qui semblait jusqu'alors complètement bloquée. Il confirme certes que "les juridictions françaises refusent généralement de convertir les jugements haïtiens d'adoption simple en adoption plénière". Cette position des juges découle de la prise en compte de la réglementation haïtienne en matière d'adoption. Tout d'abord, celle-ci ne reconnaît que l'adoption simple. En outre, depuis septembre 2009, les autorités haïtiennes ont entrepris de faire respecter l'esprit et la lettre de cette réglementation - qui remonte à un décret de 1974 - et s'opposent à la légalisation des consentements donnés en vue d'une adoption plénière postérieurement au jugement d'adoption prononcé par les juridictions haïtiennes. Dans ces conditions, les juridictions françaises estiment ne pouvoir faire droit aux requêtes en conversion des adoptions simples - prononcées en Haïti - en adoptions plénières, faute de légalisation du consentement des parents biologiques de l'enfant à une adoption plénière. Une position confirmée à la fois par une circulaire du garde des Sceaux du 22 décembre 2010 et par un arrêt de la Cour de cassation du 23 mai 2012. Dans sa réponse, le ministre des Affaires étrangères précise toutefois qu'"eu égard aux avantages que la conversion des adoptions simples en adoptions plénières présenterait pour les familles adoptantes en France, il avait été décidé de sensibiliser les autorités haïtiennes à cette question et de rechercher avec elles une solution pragmatique". Mais ces démarches n'ont pas été couronnées de succès "en raison de fortes réserves des autorités haïtiennes". Mais un événement survenu cet été pourrait bien changer la donne. Le 11 juin 2012, le Parlement haïtien a en effet ratifié la Convention de La Haye sur la protection des enfants et la coopération en matière d'adoption internationale du 29 mai 1993 (CLH 93). Or celle-ci prévoit expressément la possibilité de convertir une décision d'adoption simple prononcée dans le pays d'origine en adoption plénière, sous deux conditions : que le droit de l'Etat d'accueil le permette (ce qui est bien le cas pour la France) et que le consentement en vue d'une telle adoption ait été donné par les parents biologiques (ce qui est le plus souvent le cas). L'adhésion d'Haïti à la CLH 93 entrera en vigueur trois mois après le dépôt par Haïti des instruments de ratification aux Pays-Bas. Dans ces conditions, le ministre des Affaires étrangères estime que cette ratification "ouvre un nouveau champ aux discussions actuellement menées par notre ambassade à Port-au-Prince, afin de permettre la légalisation de ces consentements à adoption plénière donnés même antérieurement à la signature de la CLH 93 par Haïti". Jean-Noël Escudié / PCA http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&jid=1250264167384&cid=1250264165389

lundi 26 mars 2012

Les enfants adoptés ont aussi des racines ici

C’est la première Journée de l’adoption. Son thème de réflexion : les origines de l’enfant. Qui prend le dessus ? Les liens biologiques ou les liens du cœur? Il y a des journées de tout. Toutes les causes, toutes les souffrances, tous les espoirs… Curieusement pourtant, il n’existait pas de « journée de l’adoption ».

Aucun rendez-vous annuel officiel pour débattre et célébrer ce lien de filiation profond qui fonde ou agrandit, chaque année, environ 5000 familles en France. C’est cet oubli qu’a souhaité réparer un groupe de parents adoptifs de l’association « LiLiT » (Liens Liberté, Transmission) en organisant aujourd’hui un colloque à Paris auquel participent des personnalités comme l’anthropologue Françoise Héritier ou le gynécologue Israël Nisand.
« Il y a tellement de gens qui jugent, qui donnent leur avis sur une aventure qu’ils ne connaissent pas… » explique Yaël Halberthal, l’une des organisatrices.

Changer de regard sur l'adoption
Le thème de cette première journée partira donc d’une réflexion de base : les origines de l’enfant « non biologique », adopté ailleurs. Quelle origine prend le dessus? La lignée auvergnate des parents adoptifs ou Haïti, le pays où leur fille est née et où elle aura peut-être envie de retourner un jour?
Qu’est-ce qui se transmet, qu’est-ce qui manque, qu’est-ce qui se tisse? « L’idée de cette première journée, avoue Coco Tassel, qui vient de publier J’adopte! et qui coorganise l’événement, c’est aussi d’essayer de modifier le regard stigmatisant que la société a sur les adoptants et les adoptés. On aimerait sortir un peu de ce qu’on entend tout le temps sur l’adoption : C’est compliqué, c’est long, c’est risqué, c’est un déracinement… »


« Une pulsion immédiate de filiation! »
CATHERINE grand-mère de Justine, adoptée au Viêt Nam
L’une est blonde, l’autre brune. Quelque soixante ans les séparent et, pourtant, elles ont le même rire, le même amour joyeux l’une pour l’autre. Justine appelle Catherine mamie, et Catherine se sent intensément grand-mère de cette petite fille de 3 ans que son fils et sa femme sont allés chercher au Viêt Nam. « Ce n’est pas la chair de ma chair, mais quelque chose d’aussi fort et je trouve que ça questionne effectivement beaucoup sur les origines… » tente d’expliquer cette psy parisienne, un peu sidérée elle-même par le fil qui s’est noué. « Quand je suis allée l’accueillir avec ses parents à l’aéroport, je crois que j’ai vécu exactement ce que peut vivre une grand-mère qui va à la maternité. Je n’avais pas anticipé une telle émotion. Un coup de foudre. Une pulsion immédiate de filiation… »
Comme une boutade, de temps en temps, elle joue au jeu des ressemblances, balance des « C’est moi tout craché! » aux grands-parents maternels avec qui elle partage cette douce sensation de familiarité. Catherine a beau redouter le moment où Justine sera assez grande pour se rendre compte de sa différence, ce fil est comme une évidence protectrice qu’elle prend bonheur à tisser : partager, raconter, transmettre. « Je fais comme toutes les grand-mères, je lui ai montré des photos de ma maman et mon papa, je parle de son père quand il était petit… »
Elle inscrit Justine dans une lignée où elle aura toujours sa place, quoi qu’il arrive. « Je pense qu’elle aura un jour envie de chercher ses origines biologiques, conclut Catherine, sereine. Mais je serai toujours sa grand-mère. »
http://www.leparisien.fr/laparisienne/maman/les-enfants-adoptes-ont-aussi-des-racines-ici-19-03-2012-1913351.php

mercredi 18 janvier 2012

Haïti-Enfants à risque : Le gouvernement entend mieux gérer les dossiers d’adoption

P-au-P, 18 janv. 2012 [AlterPresse] --- L’institut haïtien du bien-être social et de recherches (Ibesr) fait part de modifications structurelles au sein de l’institution en vue d’une meilleure prise en charge des enfants susceptibles d’être en danger, au cours d’une rencontre avec la presse le 16 janvier 2012, à laquelle a assisté l’agence en ligne AlterPresse. Dans le cadre d’un plan en cours, deux nouvelles sections seront ajoutées dans la structure de l’institution afin de gérer les dossiers d’adoption, annonce la directrice de l’Ibesr, Arielle Jeanty Villedrouin.
La première unité baptisée ‘’ Rencontre des parents biologiques’’ (Rpb) servira à aider les parents des enfants à être « dûment informés du processus d’adoption » et donner leurs consentements pour les adoptions.
L’autre section, qui sera nommée ‘’ suivi post-adoption’’ « , s’assurera que l’adoptant s’engage à fournir 2 fois l’an des rapports sur l’enfant adopté : des carnets scolaires, des carnets de vaccination des photos, pour contrôler l’évolution de l’enfant », explique la directrice de l’institut.
Dans la perspective de protéger les enfants en danger, l’Ibesr a procédé, le vendredi 13 janvier 2012, à la fermeture de trois (3) centres d’accueil d’enfants.
Ces centres sont le secours aux aveugles et autres handicaps démunis du département du Centre (SHADEC Pernier, à l’est de la capitale), Foyer Bel Amour au Bel Air (centre de la capitale) et Œuvre de la miséricorde divine à Delmas (nord-est).
Depuis une dizaine d’années, ces institutions fonctionnent dans le pays sans une reconnaissance légale de l’État, en particulier, du ministère des affaires sociales et du travail (Mast), fait savoir Arielle Jeanty Villedrouin.
Il leur est également reproché l’absence de cadre hygiénique et de prise en charge nutritionnelle des enfants.
Sur 700 centres d’accueil d’enfants et/ou orphelinats, répertoriés dans le pays, seulement 180 disposent d’un permis légal de fonctionnement tandis que 75 ont renouvelé leurs certificats d’autorisation de fonctionnement, assure l’Ibesr.
L’institut haïtien du bien-être social et de recherches déplore, par ailleurs, le financement, par certaines institutions étrangères, de structures d’hébergement d’enfants non munies de permis légaux de fonctionnement.
Pour y remédier, l’organisme étatique affirme sa détermination à sévir contre les maisons d’accueil par des dispositions institutionnelles de fermeture.
D’autres centres d’hébergement d’enfants seraient visés dans les prochaines mesures envisagées, suivant des informations parvenues à AlterPresse.
Plusieurs maisons d’accueil d’enfants sont soupçonnées de couverture, dans le grand public, pour des opérations de traite vers d’autres pays.
Confrontées à des difficultés économiques, diverses familles haïtiennes - qui ont décidé de ’placer" leurs enfants dans des institutions ou orphelinats - n’ont pas cessé d’exprimer leur désarroi devant des dossiers d’adoption qu’ils ont signe contre leur gré et sans une claire notification du processus enclenché par des intermédiaires sans scrupule. [rh kft rc apr 18/01/2012 11:45]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12236

samedi 19 novembre 2011

Procédure d'adoption en Haïti: des familles manifestent à Paris

PARIS - Entre 150 et 200 familles ayant adopté de petits haïtiens ont manifesté samedi à Paris pour demander aux autorités françaises de permettre l'adoption "plénière" de leurs enfants, un statut juridique "plus sécurisé" selon le collectif "Egalité enfants adoptés".

Le collectif, organisateur du rassemblement devant le ministère des Affaires étrangères, estime que "les familles se trouvent confrontées à de nouvelles difficultés suite au refus des tribunaux français d'accorder l'adoption plénière des enfants".
La France reconnaît juridiquement deux sortes d'adoptions: la simple et la plénière. Dans l'adoption simple, les liens avec les parents biologiques demeurent. L'enfant peut à partir de 15 ans demander à retourner vers ses parents biologiques.
"Surtout en cas de décès des parents adoptants, les frères et soeurs ou les grand-parents n'ont pas de lien avec lui", souligne Olivier Janne au nom du collectif. "C'est un statut incertain et discriminant en matière d'héritage", ajoute-t-il.
Le nom des parents biologiques s'ajoute au nom des parents adoptants et l'enfant peut obtenir la nationalité française.
Avec l'adoption plénière, le lien de filiation avec les parents biologiques est définitivement rompu et seul le nom des parents adoptants est porté par l'enfant qui est inscrit sur le livret de famille.
Mais pour être prononcée, l'adoption plénière en France requiert le recueil du consentement des parents de naissance ou du représentant légal. Ceci a pour but d'éviter le trafic d'enfants.
Selon le ministère des Affaires étrangères français, "les familles qui adoptaient en Haïti avaient pour habitude de faire établir, parallèlement au jugement haïtien d'adoption simple, un consentement à adoption plénière devant un notaire".
Munis de ce document, les parents obtenaient alors devant les tribunaux français l'adoption plénière.
Mais ce document n'est apparemment plus légalisé en Haïti qui est en train de revoir profondément sa législation concernant l'adoption.
Du coup, le ministère français de la Justice a demandé à tous les tribunaux de s'opposer aux demandes de conversion des adoptions simples prononcées en Haïti en adoption plénière.
"Nous sommes entre deux procédures, mais nous avons été reçus aujourd'hui au ministère et il semble qu'une solution pour obtenir la légalisation de ce document soit envisageable", a indiqué Olivier Janne.
Suspendues depuis le séisme de janvier 2010, les nouvelles procédures d'adoption devraient reprendre prochainement.
Commentaires:
Nous espérons que le gouvernement haïtien se penchera effectivement sur la question et la problématique des enfants et de l'adoption. Sans qu'il se lève contre les procédures, il pourrait faire en sorte d'éclipser cette tendance à présenter le pays comme un lieu ou on "peut aller se servir" en enfants à adopter. 
Qu'il fixe une position légale sur les modalités de l'adoption et que les parents qui ne sont pas satisfaits aillent chercher ailleurs....

vendredi 16 septembre 2011

La nueva vida de Andrea Pietra junto a su hija haitiana

¡Mamá orgullosa!
Martes 13 de Septiembre de 2011

La actriz y su pareja, Daniel Grinbank, adoptaron una beba de Haití a la que llamaron Stephanie. Así, cumplieron el gran sueño de sus vidas: formar una familia. ¡Mirá!
“Desde hace mucho tiempo que quiero ser madre, pero por ahora el hijo no llega. Si no viene en forma natural, lo buscaré por otros métodos. Y si de esa forma tampoco llega, no tengo ningún problema en adoptar”. Con estas palabras, Andrea Pietra lamentaba hace tres años su ardua búsqueda por conseguir lo que hoy es un hecho y llena su vida de amor.

Junto a su pareja, el empresario Daniel Grinbank, adoptaron una beba de Haití y la actriz cumplió su sueño de ser mamá. Pese a no lograr quedar embarazada, Andrea Pietra pudo concretar su deseo y, con mucho amor, lleva adelante su vida junto a Stephanie, una niña que, por razones de restricciones legales impuestas por Pietra, no se conoce públicamente su rostro.
“Daniel y Stephanie están enamorados profundamente. Es un padre increíble, la baña todos los días, se ocupa muchísimo”, comentó la flamante mamá a la revista Luz apenas adoptó a la beba.
Hoy, a seis meses de haber cumplido su sueño, Andrea es una mamá todoterreno: pasea a su hija por Palermo, la lleva a la guardería, la va a buscar e, incluso, se cortó el pelo porque asegura que, cuando le a de comer, la nena la llena de puré.
“Stephanie es alegre, vital, duerme y come bien. Está contenta siempre y es muy cariñosa”, comentó, orgullosa, su madre.
Sin dudas, misión cumplida para Andrea Pietra.
http://www.ciudad.com.ar/espectaculos/84287/la-nueva-vida-de-andrea-pietra-junto-su-hija-haitiana

mardi 8 février 2011

Angelina Jolie en proceso de adoptar niña de Haití

ELSALVADOR.COM Martes, 8 de Febrero de 2011
La pareja de super astros del cine Angelina Jolie y Brad Pitt está en proceso de adoptar a una niña haitiana que perdió a sus padres en el terremoto, se supo hoy.
La nota la publica el portal E! News retomando una información del Daily Mirror.
"Todo el mundo sabe que Angelina Jolie y Brad Pitt tienen un alma bastante caritativa y que aquello de la paternidad se les da bastante bien", dice la nota.
"La actriz ha decidido intentar una nueva adopción y avisó a sus abogados, que están "en trámites para conseguir una autorización que permita a Leah visitar a Angelina en Estados Unidos", informa una fuente al diario Daily Mirror, según E! News.
La pequeña tiene 4 años de edad.
La pareja tiene en común tres niños adoptados -Maddox, Pax y Zahara- y otros tres biológicos -Shiloh, Knox y Vivienne-.
http://www.elsalvador.com/mwedh/nota/nota_completa.asp?idCat=6461&idArt=5557821

lundi 3 janvier 2011

Adoption en Haïti. Le choix impossible !

3 janvier 2011
Les autorités haïtiennes n'autorisent qu'une adoption simple. Nadine, une Brestoise, veut obtenir du tribunal de Nantes une adoption plénière pour son fils. Sans succès.
«Le troisième avis, avant jugement, rendu par le procureur du TGI de Nantes est à nouveau négatif. Cela me révolte parce que tous les tribunaux français n'ont pas la même position. Le tribunal d'Angers a déjà rendu des jugements d'adoption plénière pour des petits Haïtiens parce qu'il estime que c'est dans l'intérêt des enfants», explique Nadine Guéguen, maman d'un petit Romain, trois ans et demi, qu'elle est allée chercher en Haïti, en juin2009. Pourtant, la famille d'origine a bien donné son consentement à une adoption plénière. Mais ce consentement ne peut être légalisé en France. La loi haïtienne n'autorise expressément qu'une adoption simple, elle est révocable et maintient le lien de filiation avec la famille d'origine.
Lettre à Alliot-Marie
«On parle beaucoup des enfants qui sont en train d'arriver mais pas des difficultés rencontrées ensuite par les parents pour obtenir une adoption plénière». Nadine Guéguen a écrit à la ministre des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, mais elle n'a pas reçu de réponse. «Romain a maintenant un prénom français mais sur les papiers, il y aura son prénom haïtien. J'élève seule mon enfant et je crains pour sa sécurité s'il m'arrivait quelque chose. Ma mère n'aurait aucun droit sur lui. De même, il hériterait de moi mais pas de ma mère si je disparaissais avant elle. Il aura aussi, semble-t-il, une obligation alimentaire à l'égard de sa famille d'origine. Tout cela m'inquiète pour lui. De plus, il va falloir faire des démarches pour l'obtention de la nationalité française qui n'est pas automatique et aujourd'hui son passeport est périmé», ajoute Nadine qui a pris contact avec le service juridique d'Enfance et Famille d'adoption. Cette association a connaissance d'au moins 5.000 familles finistériennes dans la même situation. Cependant, toutes les familles ne revendiquent pas une adoption plénière, comme les parents de la petite Arwen, à Brignogan (29). Nous avions relaté les difficultés de Christine et Jérôme Mosneron-Dupin (Le Télégramme du 25août 2010) pour débloquer le dossier d'adoption d'Arwen qui est enfin arrivée en Bretagne, peu avant l'épidémie de choléra.
Le choix de l'enfant
«Nous avons choisi de respecter la loi haïtienne et de ne pas demander l'adoption plénière. Je regrette, en revanche, qu'Haïti refuse la double nationalité. Nous allons imposer à Arwen la nationalité française, dans son intérêt. En revanche, elle attendra d'être grande pour décider si elle veut d'une adoption plénière (NDLR: possible jusqu'à20ans dans un tel cas). Moi-même adoptée, j'ai très mal vécu le fait de devoir consentir à mon adoption plénière à 14 ans. Cela a provoqué une crise avec mes parents adoptifs, alors que si j'avais pu attendre, cela aurait été un vrai choix, plus serein», explique Christine Mosneron-Dupin.
Catherine Le Guen
http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/cotesarmor/adoption-en-haiti-le-choix-impossible-03-01-2011-1164231.php
Commentaires:
Les parents adoptants acceptent les lois haïtiennes qui leur propose des adoptions simples. Une fois l'adoption conclue ils se battent pour obtenir l'adoption plenière!!!

vendredi 24 décembre 2010

Un Haïtien de Limoges exprime son point de vue sur les adoptions

VENDREDI 24 DÉCEMBRE 2010 - 06:20

Trois famille de Haute-Vienne font partie des adoptants. Mais, le battage médiatique autour du retour vers la France d'enfants haïtiens adoptés peut mettre mal à l'aise.

D'autant que cela ressemble fort au "beau conte de Noël 2010" offert aux Français par le ministère des Affaires étrangères qui a affrété les avions transporteurs assurant l'arrivée des enfants adoptés.
Pour vous faire une idée, nous avons recueilli le témoignage de trois familles de Haute-Vienne (photo 2) qui font partie des adoptants des 133 enfants arrivés mercredi en France.
Vous pouvez les lire dans le journal ce vendredi. En attendant, voici la parole d'un Haïtien, maintenant Limousin d'adoption.
Le témoignage de Lyn François (photo 1) nous semblait précieux pour éclairer l'événement.
Professeur de droit, vice-doyen de la faculté de droit de Limoges, il est le président fondateur d'ACEM 87, Action contre l'enfance maltraitée.
« La question de l'adoption m'a toujours interpellé car j'en ai entendu parler dès ma jeunesse. Mon père était sous-préfet en Haïti et, à cette époque, on parlait beaucoup de trafic d'enfants, voire de trafics d'organes vers les USA. Je dois dire que sur le plan intellectuel je n'y étais pas favorable. Parce que, évidemment, j'aurais préféré qu'Haïti ait le choix d'élever ses enfants dans leur pays d'origine ».
« Ce que j'ai vu, m'a fait totalement changer de point de vue
Pourtant, Lyn François reconnaît que son point de vue a évolué au fil des ans car réfléchir à une question est une chose, se frotter à la réalité en est une autre :
« Il suffit d'avoir mis les pieds dans une crèche en Haïti pour regarder les choses différemment : les enfants y sont accueillis dans des conditions effroyables, infra-humaines, destructurantes. Si bien que la question qui se pose devient simple : soit on laisse mourir ces enfants, soit on les sauve.
Alors que j'étais contre ces adoptions en nombre, ce que j'ai vu dans les crèches m'a fait totalement changer de point de vue. L'aspect humain est celui qui prime. Je ne parle pas ici de l'aspect humanitaire, mais bien du simple aspect humain. Et bien sûr, du désir de devenir parent qui anime les familles adoptantes. »
En Haïti, seuls 50 % des enfants sont scolarisés.
Dès 1993, l’association ACEM 87, créée par Lyn François, a initié un projet d’école au village des Orangers à Jacmel, ville détruite à 75 % lors du séisme de janvier 2010.
Soutenu par le Secours populaire français depuis 2008, ce projet de construction d’école “en dur” est aujourd’hui arrivé à son terme. Il permet de scolariser 200 enfants.
http://www.lamontagne.fr/editions_locales/haute_vienne/un_haitien_de_limoges_exprime_son_point_de_vue_sur_les_adoptions@CARGNjFdJSsBFBwCARk-.html
Commentaires:
Ce genre de commentaires et de réflexions qui répond à toutes les questions en Haïti et qui exonère tout processus de réflexion à la recherche de solutions durables.
Les cadres qui laissent Haïti ont raison de le faire car on ne peut pas leur demander de crever de faim en Haiti.
Les paysans coupent les arbres et on ne peut pas demander à ces pauvres gens d'arrêter de couper le bois.
Surtout quand on a une association subventionnée par des ONGs il ne faut surtout pas dire des choses qui fâchent!

jeudi 23 décembre 2010

Adoptions en Haïti : néocolonialisme ou cadeau de Noël, à terme au détriment de l'enfant ?

23/12/2010 à 11h46
Difficile d’échapper au rouleau compresseur médiatique sur l’affaire des adoptions en Haïti, que MAM, interviewée sur RFI, se défend d’avoir instrumentalisée en communication (« une affaire de communication juste avant Noël ? Absolument pas !). Pourtant, la photo publiée hier par Paris Match tendrait plutôt à illustrer le contraire !
Déferlante médiatique, donc, sur les mères adoptives (tiens, on interroge rarement les pères. Pourquoi donc ?), peu habituées aux interviews et donc très « natures » dans leurs propos.
Les titrages des journaux sont emblématiques et peu surprenants de la part de médias dont beaucoup pallient à la surenchère de production de news par le recourt à des stagiaires qui n’ont pas une minute pour approfondir le sujet, et, bien sûr, aucune connaissance du thème de l’adoption (outre le fait qu’ils ne voient pas en quoi cela serait nécessaire).
Le traitement médiatique qui est fait de cette affaire, les manières dont les mères adoptives formulent leur joie ou leur haine de ne pas être du voyage, l’attitude même de MAM dans cette affaire dessinent d’une manière assez précise les contours d’une France encore largement marquée par le spectre de la pensée coloniale.
Décryptage [Lire].
Rares sont les pédopsychiatres ou professionnels de l’adoption qui ont été interviewés. Pourquoi, en effet, mettre une touche de dissonance dans ce beau conte de Noël packagé spécial médias ?
Citons tout de même l’exception notable de France Info qui a reçu le pédopsychiatre Pierre Lévy-Soussan, dont il faut absolument écouter l'intervention si on s'intéresse au sujet.
http://www.lepost.fr/article/2010/12/23/2349877_adoptions-en-haiti-nouvelle-forme-de-colonialisme-ou-cadeau-de-noel-a-terme-au-detriment-de-l-enfant.html

Adoption – Rien ne bouge à Haïti… ni au Québec

Écrit par Gabrielle Duchaine Mercredi, 22 décembre 2010 14:00
Mise à jour le Jeudi, 23 décembre 2010 03:13
Près d’un an après le séisme qui a ravagé Haïti, Québec bloque toujours l’adoption de dizaines d’orphelins attendus avec de plus en plus d’impatience par autant de familles d’ici. Même si les crèches débordent, il faudra encore attendre des mois, voire des années avant que le premier enfant débarque dans la province.
Lorsque la terre a tremblé, le 12 janvier 2010, Marie-Pierre Tardif a vu s’envoler ses espoirs d’adopter un enfant dans un avenir proche. « Je vis un immense deuil. Normalement, je serais à quelques semaines à peine d’aller chercher mon fils ou ma fille. À la place, je devrai patienter encore des mois, peut-être plus », raconte la Sherbrookoise. Sa voix tremble au bout du fil. « Juste d’en parler, ça me fâche. »
Comme des dizaines de familles qui avaient enclenché des procédures d’adoption avant le drame, la jeune directrice d’école se sent prise en otage. Dès le lendemain du tremblement de terre, Québec a mis le holà à la venue d’orphelins en provenance d’Haïti de peur que certains aient encore de la famille quelque part. Douze mois plus tard et même si les orphelinats et les organismes d’adoption martèlent que le temps est venu de rouvrir prudemment les frontières, la politique n’a pas changé.
Rien ne bouge
La province attend que le pays des Antilles en pleine élection fasse adopter par le Sénat une nouvelle loi sur l’adoption, conforme aux normes internationales. Elle ne donne aucun indice quant à la fin de l’embargo. Québec a plutôt demandé aux organismes responsables de retourner leurs dossiers à quelque 40 familles québécoises qui avaient entamé des procédures avant la tragédie et qui devront maintenant recommencer à zéro. C’est-à-dire reprendre le processus d’inscription, qui prend de 8 à 12 mois et coûte quelques milliers de dollars, puis attendre jusqu’à un an l’arrivée d’un enfant. Aucune nouvelle inscription n’est acceptée jusqu’à nouvel ordre.
«En attendant de relancer l’adoption, on leur donne de l’aide, mais ce n’est pas ce dont les enfants ont besoin», dit Ginette Gauvreau de l’organisme Soleil des Nations. Photo d’archives Martin Bouffard
« On veut éviter de séparer des enfants de leurs familles et s’assurer que leurs droits sont respectés », explique une porte-parole du ministère de la Santé et des Services sociaux, qui gère le Secrétariat à l’adoption internationale (SAI), Nathalie Levesque. Selon elle, Haïti n’est pas prêt à traiter les demandes d’adoption.
À part quelque 126 bambins qui avaient déjà été assignés à de nouveaux parents avant le séisme et qui ont tous été rapatriés dans les jours qui l’ont suivi, aucun orphelin haïtien n’a mis les pieds au Québec depuis janvier dernier.
Pourtant, d’autres pays, dont l’Allemagne et plus récemment les États-Unis, ont recommencé à accueillir des enfants. « On ne comprend pas trop pourquoi ça ne reprend pas ici, déplore la responsable administrative de la Corporation Accueillons un enfant, un des deux seuls organismes agréés par le SAI. Nos familles sont sur le qui-vive. »
Des enfants attendent
« Même si leurs dossiers sont fermés, ils sont toujours en attente dans leur cœur, ajoute Ginette Gauvreau de l’organisme Soleil des Nations. On nous dit qu’Haïti n’est pas prêt, mais ce n’est pas la réalité. Si j’avais huit familles, j’aurais huit enfants disponibles. »
La crèche de la fondation haïtienne Enfant-Jésus, avec qui fait affaire Soleil des Nations, aurait à elle seule quelque 60 orphelins prêts à partir et dont on a la certitude qu’ils sont vraiment seuls au monde. D’autres, jugés « à risque », ont été réunifiés avec des proches jusqu’à récemment. Ils n’étaient pas éligibles à l’adoption.
« Je comprends qu’il faut faire attention de ne pas séparer des familles ou de déclarer orphelins des enfants qui ont des parents quelque part », dit Marie-Pierre Tardif, qui a déjà adopté en 2009 Patrickson, un petit Haïtien de trois ans, et qui souhaite ardemment lui donner un petit frère ou une petite sœur. « Mais qu’en est-il des enfants qui ont été abandonnés avant le tremblement de terre ? En attendant, ils ne font que grandir dans des conditions difficiles. Ils ont vécu le séisme et maintenant il y a le choléra », rage la mère de famille.
Les responsables de la Fondation Enfant-Jésus ne nient pas leurs difficultés à subvenir aux besoins de tous leurs pupilles. « Onze mois après [la secousse], nous sentons l’impact, ayant à charge tous ces enfants. Et financièrement, nous n’étions pas préparés », confirme sa directrice exécutive, Gina Duncan, jointe par Rue Frontenac lors d’un voyage en Allemagne.
Pendant ce temps, familles et organismes d’adoption tapent du pied. « Il faut être prudent, mais ce n’est pas une raison pour fermer un pays », dit Ginette Gauvreau, qui passe en temps normal la moitié de son temps dans le petit pays des Antilles pour superviser les opérations et s’assurer qu’elles soient faites dans le respect des enfants. « En attendant de relancer l’adoption, on leur donne de l’aide, mais ce n’est pas ce dont ils ont besoin. »
http://www.ruefrontenac.com/nouvelles-generales/international/31821-haiti-adoption

« L’adoption internationale n’est pas une solution d’urgence »

Pierre Lévy-Soussan, spécialiste de l’adoption, est sceptique sur l’adaptation des enfants haïtiens en France. Par Sidonie Sigrist
Le second avion affrété par le Quai d’Orsay part aujourd'hui de Roissy à destination de Port-au-Prince pour ramener une centaine d’autres enfants haïtiens, adoptés par des familles françaises. Pierre Lévy-Soussan, pédopsychiatre et auteur de Destins de l'adoption (1), s’inquiète des suites, pour ces enfants, de cette procédure accélérée.
Figaro.fr/Madame : Que pensez-vous du processus d’adoption mené en Haïti par le Ministère des Affaires étrangères ?
Pierre Lévy-Soussan : Sur le plan éthique de l’adoption internationale, c’est un scandale. L’adoption internationale n’est pas une solution d’urgence, elle ne doit pas répondre à une logique humanitaire. Il s’agit de construire une famille, non pas de sauver des enfants.
Haïti est par terre sur le plan administratif. D’autre part, le pays n’est pas signataire de la convention de la Haye sur l’adoption internationale. Dans ce contexte, tout processus accéléré est préjudiciable pour l’enfant. Comment voulez-vous garantir qu’un enfant est adoptable ? Qu’il n’est pas issu d’un trafic ? C’est difficile à entendre mais il n’y a aucune urgence. L’adoption est un processus qui prend du temps. L’enfant doit d’abord assimiler l’abandon. Puis, il s’agit pour lui d’envisager l’investissement dans une nouvelle famille. C’est une construction. Si on court-circuite ce processus, on court-circuite la construction de la filiation. Dans certains pays, les parents adoptants doivent rester trois mois sur place. Si on coupe les racines de l’enfant trop rapidement, elles saigneront toute sa vie.

Ces enfants sont-ils sujet à un double traumatisme, l’abandon et le séisme ?
Effectivement, mais l’accélération du processus et le choc thermique et culturel à l’arrivée sont aussi traumatisants. Les enjeux sont ici beaucoup plus complexes. Or, aucune mesure d’accompagnement spécifique n’a été prévue. D’autre part, les futurs parents adoptants ne sont pas forcément bien préparés. Et puis, encore une fois, l’accélération du processus est préjudiciable. On a pu observer des débordements à risque, où certains enfants avaient subi des maltraitances graves.

Lorsqu’on adopte un enfant, doit-on entretenir le lien avec son pays d’origine ou, à l’inverse, couper court ?
Les parents ne doivent pas se sentir vulnérables par rapport à ce passé. Ils ne doivent pas tomber dans le piège des origines. Il s’agit de mêler leur désir d’enfant avec l’histoire de celui-ci, sans tomber dans l’idéalisation de la culture - manger du riz tous les jours par exemple - ni dans son rejet. Les parents doivent respecter ce passé. Leur défi est d’expliquer pourquoi tout le monde ne veut pas être parent, trouver les mots pour expliquer à leur enfant la filiation défaite par l’abandon. Il s’agit ensuite d’accompagner la construction d’une nouvelle filiation via l’adoption. L’enfant doit assimiler ce lien et se situer entre sa propre histoire et celle de sa nouvelle famille.
(1) Éd. Fayard
http://madame.lefigaro.fr/societe/ladoption-internationale-nest-pas-solution-durgence-221210-121158

lundi 20 décembre 2010

QUELLE RÉFORME POUR L'ADOPTION?

« Adopter n’est pas un acte humanitaire ! On ne le fait pas pour sauver un enfant mais pour fonder une famille », rappelle le pédopsychiatre Pierre Lévy-Soussan, auteur de « Destins de l’adoption » (éd. Fayard). Alors que des voix s’élèvent pour accélérer les procédures d’adoption, notamment en Haïti (deux avions ont été affrétés ce samedi pour transférer de Haïti en France des enfants en cours d'adoption par des familles françaises), Pierre Lévy- Soussan dénonce les lacunes de l’agrément français que le gouvernement est en train de réformer. « Certains critères sont inexistants, comme celui de l’âge. On peut adopter à 70 ans… »
 Autre problème : plus qu’avant, on adopte aujourd’hui des enfants qui ne sont plus des bébés et qui ont un passé souvent lourd, il est donc nécessaire que les futurs parents soient mieux préparés.
Claire Gibault, membre du Conseil économique et social, qui se bat pour une politique européenne de l’adoption, prône, plutôt qu’une formation, un suivi continu des adoptants. « Ça rassurerait les pays étrangers et ce serait mieux qu’une formation : le parent idéal n’existe pas ! »
Dans tous les cas, tout le monde reconnaît qu’une réforme est nécessaire pour éviter une nouvelle affaire du type L’Arche de Zoé.

E.E.
Le 18/12/2010
http://www.elle.fr/elle/Societe/News/Quelle-reforme-pour-l-adoption/(gid)/1450014

dimanche 19 décembre 2010

Deux avions français pour rapatrier 318 enfants haïtiens adoptés

Reuters - Publié le 18/12/2010

PARIS (Reuters) - Les autorités françaises vont affréter deux avions pour rapatrier la semaine prochaine 318 enfants haïtiens adoptés en France, a annoncé samedi le ministère des Affaires étrangères.

Les démarches juridiques ont été compliquées par le séisme du 12 janvier, qui a fait 250.000 morts et des centaines de milliers de sans-abris et de déplacés dans ce pays, déjà l'un des plus pauvres au monde.
Elle sont désormais terminées pour 318 enfants, se félicite la ministre des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, dans un communiqué.
"L'ambassade de France poursuit son travail pour finaliser les démarches concernant les autres enfants en voie d'adoption, dans les meilleurs délais", poursuit le texte.
Pour permettre aux familles françaises d'aller chercher en Haïti les enfants en cours d'adoption, et "compte tenu de l'incertitude pesant sur les vols commerciaux, deux avions ont été spécialement affrétés", poursuit le communiqué.
Les deux appareils quitteront Paris pour Port-au-Prince les 21 et 23 décembre.
La France est l'un des premiers pays d'accueil d'enfants haïtiens en vue d'une adoption.
Laure Bretton, édité par Jean-Loup Fiévet
http://www.lepoint.fr/fil-info-reuters/deux-avions-francais-pour-rapatrier-318-enfants-haitiens-adoptes-18-12-2010-1277035_240.php

mardi 14 décembre 2010

Exclusif - Accord franco-haïtien pour évacuer les enfants en cours d'adoption

Frédéric Helbert 14/12/10 à 16h48 Info France-Soir - La France et Haïti ont signé un accord d'Etat à Etat pour permettre l'évacuation en urgence de près de 300 enfants en cours d'adoption encore bloqués à Port-au-Prince.
Cet accord prévoit que soit autorisé le départ de tous les enfants, quelque soit le degré de la procédure d'adoption les concernant.
Dès sa prise de fonctions, le ministre des Affaires Etrangères, Michelle Alliot-Marie, avait fait de ce dossier, une priorité. Un échange de lettres officielles, paraphées dimanche dernier par l'ambassadeur de France, Didier le Bret, et le premier ministre haïtien, Jean-Max Bellerive, officialise l'accord dont France-Soir a pu prendre connaissance. Cet accord prévoit que «les enfants pourront quitter Port-au-Prince, sans que les parents adoptants n'aient l'obligation de venir les chercher. Les enfants seront munis d'un laissez-passer consulaire délivré par l'ambassade de France». Autrement dit l'obligation d'avoir un passeport et un visa en bonne et due formes, est levée.
Selon les termes des courriers diplomatiques, le Premier ministre haïtien a également confirmé que des instructions avaient été données à l'ensemble des différents services investis dans ce dossier, pour faciliter l'exécution de l'accord. Afin de s'assurer de la collaboration des autorités haïtiennes, Jean-Paul Monchau, directeur du Service de l'Adoption Internationale au Quai d'Orsay, a effectué ces derniers jours une visite de travail en Haïti, pour rencontrer les responsables des ministères concernés. Compte-tenu du contexte sécuritaire et sanitaire, le Quai d'Orsay déconseille pour l'heure, fortement aux familles adoptantes de se rendre à Port-au-Prince. Il rappelle que les compagnies aériennes ont été amenées à suspendre un temps les vols commerciaux (suite aux troubles et violences survenus après la diffusion des résultats du premier tour de l'élection présidentielle en Haïti).
Un enfant victime du choléra soigné et sauvé à temps
Ces vols viennent maintenant de reprendre, mais de fortes incertitudes demeurent. En l'état, les réunions de travail se succèdent. Le ministère des Affaires étrangères, en liaison avec l'ambassade de France, étudie toutes les solutions logistiques possibles, pour permettre le départ des enfants dans les meilleures conditions sanitaires et de sécurisation. L'ambassade a part ailleurs densifié son réseau médical, et installé un dispositif spécial dans l'enceinte de l'ancienne résidence de l'ambassadeur, pour protéger les enfants de l'épidémie de choléra, surveiller les crèches et intervenir au plus vite et au mieux en cas de danger. Selon nos informations, un enfant adopté a déjà reçu un traitement complet après avoir été touché par le virus et pu ainsi être sauvé à temps. Le ministère des Affaires Etrangères communiquera aux familles, en fonction de l'évolution de la situation, les dispositions qui seront prises pour permettre l'évacuation des enfants qui étaient encore bloqués depuis le séisme.
Six enfants adoptés sont morts dans des crèches insalubres
Jointe par France-Soir, Emanuelle Guerry, présidente du Collectif «SOS Haïti enfants adoptés», mère adoptante d'un petit garçon qu'elle a réussi à ramener en France au mois de juillet dernier, se félicite de cette avancée décisive qui préfigure sans doute la fin d'un long et douloureux combat.
«Nous remercions chaleureusement Mme Alliot-Marie, et nous nous réjouissons du fait qu'elle ait traité ce dossier avec autant de détermination». Mais Emmanuelle Guerry tient à rappeler que le collectif avait juste après le séisme, survenu le 12 janvier 2010, réclamé cet accord permettant l'évacuation en urgence, et qu'il s'était heurté à l'inflexibilité de l'ex-ministre des Affaires Etrangères, Bernard Kouchner, au nom du respect de la légalité et de la souveraineté haïtienne.
«Mr Kouchner avait laissé des centaines de familles dans le plus grand désarroi. Nous n'oublions pas que six enfants adoptés sont morts dans des crèches insalubres, et l'insupportable douleur de leurs parents. Aujourd'hui le Quai d'Orsay a pris la seule décision qui s'imposait dans l'intérêt de nos enfants, et nous la saluons. Les familles entrevoient désormais la fin du tunnel, dit Emanuelle Guerry, mais nous restons vigilantes, et attendons maintenant de connaître les modalités exactes de sortie de nos enfants. Notre combat ne cessera que lorsque tous les enfants adoptés auront enfin pu quitter Haïti et retrouver les bras de leurs parents».
http://www.francesoir.fr/etranger/exclusif-accord-franco-haitien-pour-evacuer-les-enfants-en-cours-dadoption.71140

lundi 25 octobre 2010

Quand la vie de 350 enfants en Haïti dépend de Nicolas Sarkozy

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Comme vous le savez, une épidémie de choléra vient de se déclarer en Haïti. Cette situation met en danger la vie de 350 enfants qui font, depuis plusieurs années, l'objet de procédures d'adoption par des familles françaises. Depuis le séïsme, la France est le pays, qui sous couvert de respect du formalisme et l'autorité du ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner, fait traîner des procédures quasi-bouclées alors qu'il s'agit de sauver des vies d'enfants appelés à devenir Français. Je me permets donc de reproduire ici la lettre adressée au président de la République par une mère qui craint que, compte tenu de la situation en Haïti, le pire ne se produise pour son enfant :
"Monsieur le Président,
Neuf mois après le séisme, plus du tiers des enfants en cours d'adoption le 12 janvier, sont toujours bloqués en Haïti. Notre inquiétude pour ces 350 enfants n'a cessé de grandir à l'approche des élections présidentielles de novembre, et des risques croissants d'instabilité en Haïti.
Mais aujourd'hui la seconde catastrophe annoncée n'est plus une simple menace : une épidémie meurtrière de choléra vient de démarrer, tandis que les intempéries continuent de faire des ravages. La capacité sanitaire haitienne ne permettra peut être pas, on le sait, d'éviter le pire. Les premiers cas sont annoncés à Port-au-Prince. Aucun hopital ne saura faire face si l'épidémie s'y installe.
Six enfants apparentés à des familles françaises sont déjà morts depuis le séisme. Chacune de ces morts est insupportable, injustifiable. Et aujourd'hui ils sont 350 à être en risque fort parce qu'ils vivent en collectivité et dans des conditions souvent encore très précaires, 350 à pouvoir être les suivants. Mais ces 350 enfants, ces 350 « futurs ressortissants français», sont tous connus et répertoriés. L'Etat Français peut prévoir un plan d'évacuation des quelques 350 enfants en cours d'adoption en Haiti et les sauver. Ils ont vécu le séisme, souffert avec leur pays depuis plus 9 mois. Ils ne peuvent pas être abandonnés plus à la fatalité!
Si l'épidémie échappe au contrôle, si les capacités sanitaires haitiennes se trouvent débordées, ces enfants doivent être protégés par les autorités françaises. Un plan de rapatriement sanitaire peut être construit dès aujourd'hui pour les protéger le cas échéant. Pour qu'aucun ne meurre, si la seconde catastrophe tant annoncée se produit... Pour que personne ne puisse jamais dire : "nous sommes arrivés trop tard...."
70 enfants sont morts pendant le séisme. Personne ne pouvait rien pour eux. Si un enfant meurt du choléra, la responsabilité de la France sera doublement engagée: parce que la catstrophe est cette fois-ci annoncée et parce que, dès janvier 2010, le président Préval nous avait demandé de protéger ces enfants de ce type de dangers en les évacuant sans délais. Les autres Etats l'ont fait,évacuant plusieurs milliers d'enfant en 2 mois. Nous ne l'avons pas fait. Chacun de ces 1000 enfants avait vocation à arriver en France, ce n'était qu'une question de temps. Mais aujourd'hui 350 n'ont peut être plus ce temps: le choléra est entré dans la course.
Le pire frappe à nouveau aux portes d'Haiti. De grâce, 350 enfants haitiens peuvent être protégés en planifiant une évacuation. Faites que deux vols en urgence soient possibles, à tout moment, pour emmener ces enfants vers la France où leur famille les attend. Monsieur le Président préparez vous à les sauver...vous en avez le pouvoir."
L’auteur
Journaliste. Disponible sur le Post mais aussi sur son blog sport "BRP HD" et à l'occ...
Par Bruno Roger-Petit
http://www.lepost.fr/article/2010/10/25/2280108_quand-la-vie-de-350-enfants-en-haiti-depend-de-nicolas-sarkozy.html

mardi 22 juin 2010

Adoption : une organisation française monte au créneau

Des membres de l'organisation dénommée Le collectif «SOS Haïti enfants adoptés» veulent se rendre en Haïti pour accélérer les procédures d'adoptions d'enfants haïtiens qui ont été initiées avant le séisme du 12 janvier. Le ministère des Affaire étrangères a demandé ce lundi à l'association «SOS Haïti enfants adoptés» d'être prudente car son action pourrait entraver le processus en cours.
Le porte-parole du Quai d'Orsay, Bernard Valéro, a rappelé lors d'un point presse que «l'accélération des procédures dépend de négociations intergouvernementales franco-haïtien». L'obtention du passeport est une étape obligatoire pour que ces orphelins, de nationalité haïtienne, puissent venir en France.
Dans un communiqué publié sur le site web de l'organisation le 18 juin David Koubbi, l'avocat du collectif, a annoncé que Bernard Kouchner n'était plus considéré comme l'interlocuteur de l'association dans cette affaire.
L'association déplore le fait de ne pas avoir été reçue au ministère ainsi que son «incapacité manifeste à obtenir un règlement rapide, efficace et respectant le droit des enfants concernés qui tous (...) sont d'ores et déjà apparentés à des familles françaises».
Depuis le séisme qui a frappé Haïti le 12 janvier, ce ne sont pas moins de 591 enfants haïtiens qui ont été adoptés en France et 445 qui font l'objet d'une demande en cours.
50 d'entres eux ont déjà obtenu un jugement favorable à l'adoption, mais les orphelins sont en attente de leur passeport. Ce sont ces enfants qui pourraient faire l'objet d'une intervention en Haïti de l'association.
Rappelons que des missionnaires américains ont été arrêtés au lendemain du séisme, alors qu'ils tentaient de passer la frontière haitiano-dominicaine avec un groupe d'enfants haïtiens. Les américains devaient être libérés quelques jours après, par la justice haïtienne.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17868