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lundi 30 mai 2016

ET SI LE RETOUR DU CHRIST N’ETAIT PAS POUR DEMAIN ?

Je professe une admiration non dissimulée envers tous ceux-là qui vivent leur foi de façon réellement irrationnelle. Et ce tout en acceptant le choix délibéré et conscient de garder pour moi ma conviction sur mon rapport avec tout ce qui est sacré et divin.
Ce n’est pas un sujet d’une passion universelle. Surtout quand toute une base de réflexion peut être profondément ébranlée par une seule assertion posée comme préalable.
L’école m’avait surtout appris que les sociétés primitives ramenaient souvent dans la logique du surnaturel voire divin, tout événement ou phénomène qui ne pouvait pas s’expliquer se fondant sur les éléments de la grille des connaissances scientifiques du moment.
En 2016, ces considérations et bien d’autres peuvent se révéler utiles pour comprendre le rapport des citoyens haïtiens avec le religieux.
Avec les facilités de diffusion que permettent les réseaux sociaux, il est très facile de tomber sur des occurrences hilarantes empreintes de la naïveté du « croyant qui croit parce que oui ». Certaines trouveraient bien une place de choix dans la célèbre rubrique incroyable mais vrai.
Par exemple, une fois j’ai vu deux croyants démontrant avec des textes bibliques que le peuple haïtien représentait seul et à lui seul l’authentique peuple Israël.
Un échelon au-dessus du connu « israélites par la foi ».
Ceci m’avait renvoyé quelques années en arrière quand en 1971 à la mort du président à vie François Duvalier, son fils âgé de 19 ans avait été remis à l’oligarchie militaro-bourgeoise pour en faire leur président aussi à vie.
Après cet événement qui avait surtout l’allure d’une plaisanterie de très mauvais goût, bon nombre de prédicateurs se servaient d’une prophétie décrite dans un des chapitres de l’ancien testament pour démontrer que notre Haïti chérie était un pays béni car Dieu avait accompli une de ses promesses faites à Israël c’est-à-dire d’asseoir une domination de jeunes sur des vieux.
Il y a très peu de temps, me laissant glisser le long des mailles du réseau tissé entre les amis des amis, je me suis retrouvé sur la page Facebook de l’ami de l’ami d’un ami. Là, mon attention s’arrêta sur une vidéo postée en position d’arrêt.
Si le hasard m’avait en quelque sorte lâché sur cette page, ma curiosité avait pris le dessus. La lecture de l’activité d’une personne sur Facebook me donne une idée assez fidèle de certains axes de ses intérêts. Je voulais donc en savoir un peu plus sur cet individu.
Ce fut avec cet objectif-là que j’ai démarré en cliquant sur le bouton lecture de la vidéo. Le film qui se déroulait sous mes yeux mettait en scène une jeune dame dans sa trentaine peut-être, qui, d’une voix faible et fatiguée se voulant plutôt décidée et convaincante, exhortait ceux l’écoutaient à se repentir de leurs péchés parce que cette fois-ci, le retour du Christ, accompagné de son respectif fin du monde était proche.
Elle prononçait son sermon malgré un groupe assez réduit de badauds beaucoup plus curieux de voir l’acteur central de cette scène qui à lui seul représentait la preuve de l’imminence du retour du Christ, que de s’intéresser à la bonne parole de Dieu.
Il s’agissait en effet d’un bébé-vache, un veau de quelques semaines qui gisait à même le sol en exécutant des mouvements semblables à ceux que reproduisent les reptiles pour bouger et se déplacer. Oui, un petit animal né sans ses quatre pattes.
Sans aucun doute ceci pouvait attiser une curiosité certaine comme dans tous les cas de survenue d’événements peu communs. La naissance d’un veau qui naît sans patte, un bébé animal né avec une « agénésie complète des membres inférieurs » ne doit sûrement pas être un phénomène aussi rare dans les communautés des éleveurs.
Dans les pays développés où les réflexions sont plus cartésiennes, sans doute cet animal aurait fait l’objet d’études scientifiques pour déterminer la cause de cette naissance avec une malformation ; ou tout simplement il aurait été euthanasié.
Chez nous la naissance d’un animal avec un handicap majeur devient preuve irréfutable du retour du Christ.
Comme l’a été sans doute le tremblement de terre de janvier 2010 qui fit plus de 200.000 morts.
La société haïtienne garde en 2016 des réflexes et des comportements assez archaïques et primitifs. L’incapacité de faire usage des bases réelles et scientifiques pour appréhender les événements et les moments de la vie, pousse à se réfugier dans l’irrationnel, dans le religieux, le divin ; non seulement pour trouver des explications mais aussi pour trouver des réponses et des solutions aux problèmes qui sont déclenchés par ces occurrences et ces moments.
Ainsi, on meurt rarement de maladies. Et ce, même si la mort survient à un âge où le départ vers l’au-delà est tout à fait compréhensible.
Un échec reste le fruit d’un mauvais sort ou de l’action directe d’un envieux.
Cette quête d’explication à défaut d’éléments scientifiques ramène tout au divin, au mystique et au surnaturel.
Et ce culte du surnaturel compensant une carence dans le domaine du scientifique explique la pertinence et la prolifération de diseurs de rêves et de bonnes aventures à venir.
Dans le cas de cette preuve imminente du retour du Christ la société haïtienne ne subit ni fracture ni lésion. Les croyants après avoir prêché la repentance avant le retour du Christ annoncé par la naissance d’un quadrupède sans patte devront attendre d’autres signes.
Car le Christ ne sera pas de retour.
Comme il n’était pas revenu pendant les guerres et les bruits de guerres qui ont animé le vingtième siècle.
Dans d’autres situations, les conséquences peuvent se révéler plus nocives.
Quand l’origine de la maladie est acceptée comme surnaturelle, on se trompe donc de porte quand on part à la recherche de solution. Au lieu de faire confiance à la science, on remet ses espoirs sur d’autres individus dotés de connaissances et de capacités souvent douteuses.
Les revendications par exemple, pour la nécessité de bons centres de santé ne sont pas portées par l’ensemble de ceux qui en ont le plus besoin. Il en est de même pour d’autres dysfonctionnements sociétaux attribués à des forces surnaturelles ou irrationnelles. Quand les questions ne se posent pas en des termes corrects, les réponses ne sont ni adaptées, ni utiles.
Aujourd’hui Haïti se retrouve dans le livre de records malheureux pour avoir été le siège de la plus grande catastrophe humanitaire du monde dans les suites du tremblement de terre de 2010. Tout le monde reconnaît que les dégâts causés par ce séisme d’une magnitude certes considérable ont été surtout provoqués par les défauts et l’anarchie dans les constructions dans la capitale et les villes les plus frappées.
Les connotations religieuses se sont aussi rangées dans les listes de tout ce qui se disait. Les chrétiens épargnés avec raison ont béni le Seigneur. Certains n’ont pas oublié de le remercier pour avoir fait, qu’il n’y ait eu que 300.000 morts.
Mieux que d’autres peuples, nous sommes plus attentifs au retour du Seigneur. Peut-être une démarche subconsciente devant l’envergure imposante de la montagne de difficultés qui se dresse devant nous d’un côté et la cupidité de nos hommes de mains peu importe leur couleurs, leurs origines ou leurs idées
La solution ne semble plus pouvoir venir de nos hommes.
Et si le retour du Christ n’était pas pour demain, ou après-demain ?
Auteur: Dr Jonas Jolivert 30/05/2016

vendredi 28 décembre 2012

Le diable, dans les détails


Le Nouvelliste
Publié le : 2012-12-26
Quentin Girard Libération Slate.fr
Alors que le monde célèbre la naissance du Christ - exception faite des croyances non chrétiennes et les Témoins de Jéhovah -, certains se questionnent sur l'existence ou l'inexistence du diable. Un questionnement qui a toute sa place dans ce siècle du concret, de la matérialisation (ndlr).
Le Malin existe-t-il? Oui, évidemment. 71% des Américains y croient, et en France on a cru le temps d’un week-end qu’on se défenestrait pour lui...
Le fait divers est peu commun. Dans la nuit de vendredi à samedi, douze personnes se sont défenestrées du deuxième étage d’un immeuble des Yvelines. Bilan: de multiples blessures et la mort tragique d’un bébé de 4 mois. La cause laisse perplexe. La première explication avancée au matin du drame laissait entendre que les membres de la famille, après une cérémonie vaudoue, une fois endormis, auraient été réveillés par l’un d’entre eux et auraient cru que c’était le diable. De peur, ils se seraient jetés par la fenêtre. Depuis, cette thèse semble largement abandonnée par les enquêteurs, et la thèse satanique pourrait rapidement faire long feu.
Croirait-on toujours au diable au XXIe siècle? En 2004, 71% des Américains croyaient en l’existence du diable, un chiffre en hausse. Quelques jours après le tremblement de terre dramatique de janvier 2010 en Haïti, certains prédicateurs ont expliqué que c’était une sentence divine. Comme Christopher Hitchens l’expliquait sur Slate.fr, le télévangéliste Pat Robertson a ainsi «déclaré sur sa chaîne de télé CBN (Christian Broadcasting Network) que lors de leur révolte contre l'impérialisme français, il y a deux siècles, les Haïtiens avaient fait un pacte avec le diable». Hitchens s’insurge évidemment contre cette supposition et rappelle que les rites vaudous, syncrétisme du polythéisme africain et de la religion catholique, ne sont pas sataniques. Toutefois, naturellement, certains esprits peuvent être malfaisants. Papa Legba, le gardien des clefs et de la frontière entre le monde des humains et celui du surnaturel peut devenir malfaisant la nuit, lorsqu’il se manifeste dans le rite Petro sous l’entité de Kalfu.
En fait, ces croyances ne sont pas si surprenantes. Après tout, cela fait déjà plusieurs siècles que la question du diable nous obsède. Tout le monde le connaît, même les plus incultes en religion. Et on ne compte plus les livres, chansons, films ou peintures qui y font référence. Le diable est un élément culturel incontournable. Sans lui, le Heavy metal n’existerait pas et on n’aurait pas eu droit à Black Sabbath.

Pas besoin d’être chrétien pour avoir peur du diable
La majorité des religions précédant le christianisme ont déjà dans leurs panthéons polythéistes des dieux incarnant le mal: Huwawa chez les Mésopotamiens; Ahriman et ses sept démons majeurs chez Zarathoustra, où le mal est aussi puissant que le bien; Anubis et Seth pour les Egyptiens. Chez les Grecs, Pan, fils d’Hermès, dieu de la nature, possède comme le diable chrétien des cornes, des sabots, le bouc et les pattes velues.
Mais c'est évidemment la dimension chrétienne du diable qui nous touche aujourd’hui. Le diable est une des créatures de Dieu, un de ses anges, qui a refusé l’entrée dans la lumière, et qui s’est voulu être son égal, ce qu’il n’est pas. Selon les interprétations, il peut être matérialisé ou pas. En tout cas, dans la Bible, il est cité nommément 47 fois. Dans le chapitre 4 de l’Evangile selon Saint Mathieu, par exemple, Jésus est conduit dans le désert «pour être tenté par le diable»:
«Le diable, de nouveau, l’emmena sur une montagne très élevée, et lui montrant tous les royaumes du monde, avec leur gloire, il lui dit : “Je vous donnerai tout cela, si, tombant à mes pieds, vous vous prosternez devant moi.” Alors Jésus lui dit: “Retire-toi, Satan; car il est écrit: Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu ne serviras que lui seul.”»

Le diable existe-t-il?
Le site suisse Bonne nouvelle a posé la question «Le diable existe-t-il», à trois théologiens de confessions différentes. Pour l’Abbé Claude Ducarroz, prévôt de la cathédrale de Fribourg, «si j'ouvre la Bible, il me semble que c'est assez évident. Il y a du diable quelque part. Une chose est sûre, dans les Evangiles, le Christ affronte un adversaire, Satan, qui met des bâtons dans les roues de sa mission». Auschwitz étant pour lui la symbole de l'existence du mal. Jean-Jacques Meylan, formateur d'adultes à la Fédération romande des Eglises évangéliques, estime lui que «le diable existe, c'est une évidence». Si on le retrouve dans les pulsions malfaisantes des hommes ou dans les groupes d’humains –«regardez l’histoire de l’humanité»– il faut également accorder parfois «au diable une existence personnalisée», explique Jean-Jacques Meylan, faisant référence à «des cas de possession majeure et d'envoûtement» tout en assurant qu’il faut rester «prudent» en ce qui concerne l'exorcisme. Enfin pour François Vouga, professeur de théologie, «le diable est bien réel en nous. Le situer à l'extérieur revient à ne pas voir nos propres compromissions. Il faut donc prêcher le diable, pour ne pas succomber à la tentation».
L’âge d’or du diable
Le diable peut donc prendre plusieurs formes et les interprétations de ses apparitions sont multiples. L’âge d’or de celui-ci, et ce qui lui donne sans doute encore aujourd’hui si mauvaise réputation, est le Moyen Age. Obscurantisme et inquisition mirent le diable à toutes les sauces, et si l’on avait des pratiques déviantes, c’est que l’on était forcément possédé par le Malin. L’époque fait encore fantasmer aujourd’hui et les thèmes de Dieu, de l’inquisition et du diable sont régulièrement repris au cinéma, en livre ou en BD.
Mais l’influence du Malin dépasse le Moyen Age. Au XIXe siècle, Victor Hugo s’en moquait sur un ton voltairien dans Les Travailleurs de la mer. Il explique qu’en Normandie et dans les îles de Jersey et de Guernesey, de nombreuses maisons sont «visitées». C’est-à-dire qu’elles ont été abandonnées et qu’elles sont donc maintenant occupées par une présence, le Malin évidemment. Les personnes reprenant une maison anciennement visitée comme Gilliatt, l’un des héros du roman, sont donc forcément louches. Le narrateur note ainsi la très forte présence du diable partout en Europe:
«Les populations campagnardes et maritimes ne sont pas tranquilles à l’endroit du diable. Celles de la Manche, archipel anglais et littoral français, ont sur lui des notions très précises. Le diable a des envoyés par toute la terre. Il est certain que Belphégor est ambassadeur de l’enfer en France, Hutgin en Italie, Bélial en Turquie, Thamuz en Espagne, Martinet en Suisse, et Mammon en Angleterre. Satan est un empereur comme un autre. Satan est César.»
Et de conter les différentes précautions que doivent prendre les pécheurs pour éviter les illusions du diable. On dit même qu’il aimait à se glisser dans le lit des femmes, une fois les maris partis, d’où des grossesses parfois non désirées, et cette blague:
Le confesseur dit: «Pour s’assurer si vous avez affaire au diable ou à votre mari, tâtez le front, si vous trouvez des cornes, vous serez sûre...» «De quoi?», demanda la femme.
Aujourd’hui, sur Internet, où l’intelligence collective a remplacé le bon sens populaire, les forums sont innombrables où l’on débat de l’existence du diable, pour arriver globalement toujours à la conclusion qu’il existe. Et trouver un exorciste, un sorcier et un chaman pour vous en débarrasser, ou juste pour demander un devis, ce n’est pas bien compliqué. Quels sont donc alors les meilleurs moyens pour être exorcisé est une question que nous nous poserons dans un prochain article.
Quentin Girard Libération Slate.fr
http://lenouvelliste.com/article4.php?newsid=112013

vendredi 17 août 2012

Haïti : Le président de la conférence épiscopale plaide pour une société plus juste lors de la Notre Dame aux Cayes

Correspondance Joseph Serisier Cayes, 16 août 2012 [AlterPresse] --- L’Evêque du diocèse des Cayes (Sud) qui est l’actuel président de la conférence épiscopale de l’Eglise catholique, MgrChibly Langlois, plaide en faveur d’une transformation sociale en Haiti pour une société plus juste, lors de la messe solennelle traditionnelle célébrée le 15 août en la cathédrale de la ville. Des milliers de fidèles ont assisté à cette messe, déroulée en présence des parlementaires du Sud, hautes autorités policières, judiciaires et locales. Le prélat a mis l’accent sur les inégalités sociales, le chômage, l’impunité, la corruption qui gangrènent la société haïtienne. Le leader de l’église catholique exhorte « les acteurs vitaux, les décideurs » à favoriser une « vraie culture de la vie » en respectant les valeurs fondamentales de la dignité humaine. L’Evêque des Cayes a aussi plaidé en faveur d’institutions crédibles passant par un consensus moral, de la relance de la production nationale pour l’indépendance économique du pays. Il invite les autorités de l’Etat à mettre de côté leurs intérêts personnels en vue de satisfaire les attentes de la population qui réclame de meilleures conditions de vie. En marge de la cérémonie religieuse, dans une interview accordée à AlterPresse, les deux sénateurs du Sud, Pierre Francky Exius et Carlos Lebon, ont lancé un appel à la sagesse au chef de l’Etat, Joseph Michel Martelly, dans le dossier de la formation du Conseil électoral permanent, afin d’éviter au pays de plonger dans une crise sans précédent. Les parlementaires ont invité le président à emprunter la voie du consensus national prôné par divers secteurs de la société en vue de désamorcer cette crise qui s’annonce. Le Sénateur Exius a pour sa part dénoncé l’ingérence de certains pays dans cette affaire de Conseil électoral permanent. En ce qui a trait à la crise au niveau du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ), Pierre Francky Exius a invité le président du dit conseil à donner sa démission afin de sauver l’institution fraichement créée. Selon le sénateur, toute décision unilatérale du chef de l’Etat visant la formation d’un conseil électoral permanent pour satisfaire la communauté internationale aura des conséquences néfastes sur l’avenir politique et c’est le chef de l’Etat lui-même qui paiera les frais. De son côté, le Sénateur Carlos Lebon a fait état des séances de travail au niveau du Grand Corps afin de dégager un consensus. [js kft gp apr 16/08/2012 10 :10] http://www.alterpresse.org/spip.php?article13237

lundi 21 mai 2012

Une relique de saint Yves pour l'église de Port-au-Prince - Tréguier

samedi 19 mai 2012 Le 12 janvier 2010, un terrible tremblement de terre détruisait entièrement la ville de Port-au-Prince, la capitale d'Haïti. Sauf l'église Saint-Yves, miraculeusement épargnée. Plus de sept siècles après sa mort, saint Yves ferait-il encore des miracles ? Mgr Guire Poulard, archevêque de Port-au-Prince a adressé une lettre à Mgr Denis Moutel, évêque de Saint-Brieuc et de Tréguier, lui demandant la possibilité d'obtenir une relique du bienheureux Yves, pour l'honorer dans son église haïtienne, bien loin géographiquement de son Pays de Tréguier.
Nancy Dorsinville... une miraculée
Après l'accord de l'évêque, la question se posait, « Comment remettre la petite relique à son destinataire ? » Le père Philippe Roche, rarement en panne de solutions dans son carnet d'adresses, se souvient avoir connu en 2006, lors d'un an d'études à Harvard, l'université de Cambridge (USA), une jeune Haïtienne susceptible de répondre au problème.
Sitôt dit, sitôt fait. Nancy Dorsinville est arrivée à Tréguier ce vendredi, accueillie par le Père Roche à l'aéroport de Guipavas. L'Haïtiano-Américaine, chercheuse anthropologue médicale aux Nations Unies à New York, était à Port-au-prince le 12 janvier 2010. Elle était aussi à New-York le 11 septembre.
« J'étais en réunion pour la lutte contre le Sida, dans un bâtiment avec le Premier ministre, le ministre de la santé... Quand la terre a tremblé. J'ai pensé à un attentat, après avoir vécu le 11 septembre... » Nancy n'a eu que le poignet cassé. Autour d'elle, des milliers de morts. Elle raconte. L'horreur... L'impuissance.
« L'archevêque a été tué dans la cathédrale entièrement rasée, ainsi que de nombreux prêtres et séminaristes qui s'y trouvaient. Tous les bâtiments publics ont été détruits. Ainsi que le palais présidentiel. J'étais en mission pour 24 heures. J'y suis restée un mois. 60 % seulement des sinistrés ont été relogés. Les autres sont toujours sous des tentes. Le jour il fait très chaud. Et la nuit il fait très froid. »
Dimanche, lors des vêpres, à 16 h, dans la cathédrale, Mgr Moutel offrira une relique de saint Yves à Nancy Dorsinville, qui la remettra à l'archevêque de Port-au-Prince, après un passage obligé professionnellement par Harvard.
http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Une-relique-de-saint-Yves-pour-l-eglise-de-Port-au-Prince-_22078-avd-20120519-62869985_actuLocale.Htm

mercredi 14 mars 2012

Le president de la conference episcopale dominicaine demande aux évêques haïtiens de leur dire ce qui se passe réellement en Haïti

14/03/2012 07:07:00
Le cardinal Nicolás Jesus López Rodríquez a demandé mardi aux autorités ecclesiatiques haïtienes de les informer de ce qui se passe reellement en Haïti, parce que, a-t-il dit, tout événement ou perturbation affectant ce pays voisin a des consequences sur la vie en republique dominicaine. Le président de la conference épiscopale dominicaine a fait cette intervention à l'occasion d'une rencontre annuelle entre les deux conférences pour une analyse de la situation de la migration haitienne et ses implications sur la pastorale d'évangélisation en Haïti et en République dominicaine.
« Il est important que nous soyons informés de ce que passe en réalité, parce qu'il nous arrive toutes sortes de nouvelles de ce pays, les unes plus etranges que les autres, a dit le Cardinal, felicitant les évêques haïtiens d'avoir fait l'effort de se deplacer malgre la situation très difficile dans laquelle se trouve leur pays.
"Les évêques haitiens ont fait l'effort de venir jusqu'ici se réunir avec les collèguesdominicains pour parler de la situation d'Haïti, et proposer des actions qui peuvent aider les populations des deux nations, spécialement les plus pauvres, a dit Mgr. López Rodriguez.ahp
http://www.radiotelevisioncaraibes.com/nouvelles/haiti/demande_d_information_de_la_conference_episcopale_dominicaine.html

dimanche 25 septembre 2011

Mgr Hubert Constant a succombé vendredi à un infarctus

Selon l’archevêque métropolitain de Port-au-Prince, Mgr Guire Poulard, c’est samedi prochain que seront chantées les funérailles de l’archevêque émérite du Cap-Haïtien, fondateur du diocèse de Fort-Liberté et ex-président de la conférence épiscopale ; le père Hans Alexandre le décrit comme un patriote convaincu et un homme d’église passionné Publié le samedi 24 septembre 2011
L’archevêque émerite du Cap-Haïtien et ancien président de la conférence épiscopale d’Haïti, Mgr Hubert Constant, 80 ans, est décédé des suites d’un infarctus vendredi à l’hôpital du Canapé-Vert, a annoncé samedi l’archevêque métropolitain de Port-au-Prince, Mgr Guire Poulard.
Parti à la retraite en 2008 après avoir atteint l’âge canonique de 75 ans, le prélat a donc succombé à une crise cardiaque.
Dans une interview à Radio Kiskeya, Mgr Poulard précise que ses funérailles seront chantées samedi prochain (1er octobre) en deux temps, d’abord à l’église du sacré-cœur de Turgeau, à Port-au-Prince, puis à Camp Perrin (sud), sa localité natale. L’inhumation se fera au cimetière des oblats, dans la communauté de Mazenode.
Pour sa part, le père Hans Alexandre, secrétaire permanent et porte-parole de la conférence épiscopale, a estimé que la disparition d’Hubert Constant laissera un grand vide au sein de l’église catholique. Le défunt vouait un grand amour à son pays et souffrait énormément à cause de son déclin. Sensible et modeste, il était aussi un homme d’église dans toute l’acception du terme et il en avait donné la preuve tout au long de son ministère, a fait ressortir le prêtre.
Même durant son hospitalisation, il s’inquiétait de ne pas pouvoir officier dans des services religieux ou répondre aux sollicitations de ceux qui avaient besoin de ses prières.
Le père Alexandre souligne que Mgr Hubert Constant, membre de la congrégation des oblats, avait fait ses études théologiques à la Sorbonne et fut un témoin privilégié de mai 68 en France.
Avant de prendre, en 2003, la direction de l’administration archiépiscopale du Cap-Haïtien, le prélat était arrivé en 1991 -l’année de sa consécration- à la tête de la province ecclésiastique de Fort-Liberté (nord-est) à titre d’évêque fondateur du diocèse.
Avec la mort d’Hubert Constant, disparaît une nouvelle figure de l’ancienne génération de la hiérarchie catholique haïtienne après Messeigneurs Emmanuel Constant et François Gayot. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article8103

mercredi 17 août 2011

Haïti-Religion : Sortir du « moyen-âge » !

Mercredi 17 août 2011 Par Roody Edmé *
Spécial pour AlterPresse
Un vent de fanatisme religieux a semblé souffler sur le pays ces derniers jours.
Il faut rappeler que, par le passé, la communauté vaudou a souffert, de manière sporadique mais violente, de ces poussées d’intolérance.
Le saccage de la cathédrale du Cap-Haïtien, à cause du « prestige » dont jouit le catholicisme romain au sein de nos élites, a donné froid dans le dos à plus d’un, est venu attirer l’attention de tous sur un fait de société qui, telle une méduse, nous guette à chaque carrefour « danjere » de notre Histoire tumultueuse.
Depuis quelque temps, que nous parlons de crise des valeurs, il est venu le moment d’une réaction à la hauteur de cette chute apparemment insondable. Il est venu le temps de l’état d’urgence « civique ».
Une réaction saine de la société et de l’Etat, en vue de renouer avec nos fondamentaux culturels, et cultiver les valeurs universelles de tolérance et du vivre ensemble.
Mais qui prendra la tête de cette « croisade » pour la bonne cause ? Un point de départ imminent à la question tant rabâchée de la refondation ?
Pour que l’être haïtien puisse se refonder, il faut le préserver du néant de l’individualisme forcené, de l’intolérance rampante et de l’égoïsme vulgaire du « gate manje ».
Une question qui est venue hanter mon esprit encore plus, avec la disparition du penseur Haïtien de l’éthique et de la solidarité que fut Jean-Claude Bajeux.
Chaque fois que nous mettons en terre une de ces « Femmes debout à la barre, debout sous les étoiles » ou un de ces « Hommes debout à la barre, debout sous les étoiles », pour reprendre Yanick Lahens, il faut veiller à ce que le grain ne meure. Ce grain, que notre terre a besoin de faire fructifier pour offrir un espace de vie conviviale à ces millions de citoyennes et citoyens de fait, qui attendent de l’être dans toute l’acception du terme.
Il existe, chez nous, un fossé intergénérationnel à combler progressivement.
La pensée haïtienne, de Anténor Firmin à Jean-Price Mars, de Jacques Roumain à Jean-Claude Bajeux, en passant par Laennec Hurbon, n’est connue que d’une poignée de privilégiés.
Une démarche pédagogique novatrice, à côté de la gratuité de l’école républicaine, serait d’ouvrir largement les portes et fenêtres de nos écoles et universités pour faire entrer les penseuses et penseurs haïtiens vivants ou disparus, d’ici ou de notre riche diaspora.
Aucun pays ne peut penser son développement avec un simple racolage de slogans politiques, ou avec des conflits personnels, déguisés, pour les besoins de la cause, en enjeux nationaux.
Il est venu le temps d’ouvrir les colonnes de nos journaux et les micros de nos radios aux questions essentielles, et de ne pas réduire nos aspirations profondes de peuple à la « gaguère » politicienne de ses représentants.
A certains de nos politiques, qui portent cette lourde responsabilité de veiller sur la paix dans la Cité. A celles-là et ceux-là dont, précisément, le livre de chevet semble être « le Prince de Machiavel ».
Il faudrait, modestement, rappeler que celui-ci n’expose pas essentiellement une théorie politique « machiavélique », selon laquelle il faut tout sacrifier à la réussite par tous les moyens. Il contient aussi l’idée que l’histoire des femmes et des hommes n’est pas pure fatalité et qu’à certaines conditions, de grandes femmes et de grands hommes parviennent à construire des formes politiques qui sont nécessaires pour vivre, non comme des brutes, mais en paix.
Un grand mouvement civique, en rupture avec le poids de l’histoire, nourri par la pensée visionnaire de certaines de nos intellectuelles et de certains de nos intellectuels « organiques », enraciné dans nos écoles et universités, donnerait cette impulsion nécessaire au démarrage tant souhaité, mais toujours raté.
Pour transformer un État moribond, et avoir enfin des partis politiques dignes de ce nom, il faut une masse critique du changement, qui soit populaire et démocratique, éclairée et progressiste, qui divorcerait avec la politique du chien crevé au fil de l’eau et de « démocratie du lendemain ».
Sur le plan religieux, il se dessine une initiative grosse d’espérance, celle du haut conseil des religieux pour la paix, regroupant toutes les confessions religieuses : vaudou, catholique, protestante, musulmane. Dans une condamnation unanime des incidents du Cap-Haïtien, mais aussi pour une campagne massive de citoyenneté responsable.
Avec cette initiative, Haïti est en avance dans un monde trop souvent déchiré par de puissants malentendus religieux. C’est un fait de civilisation à ne pas prendre à la légère, à soutenir pour qu’elle ne se perde pas dans le feu d’artifice des initiatives sans suite.
Ce qui existe aujourd’hui, c’est un État virtuel, des regroupements politiques spontanés, des élites balkanisées, quelques chapelles politiques qui résistent à toute idée de mouvement organisé. Les lieux de savoirs, censés produire les lumières, sont eux-mêmes assiégés par les travers qu’ils sont censés combattre.
Des initiatives comme celles mentionnées plus haut, si elles dépassent les feux de la rampe de la simple conférence de presse, peuvent devenir un puissant mouvement fédérateur, en écho avec les pulsions revendicatrices de notre peuple qui, comme des coups de bélier, tambourinent aux portes de l’Histoire de ce nouveau siècle.
* Éducateur, éditorialiste
http://www.alterpresse.org/spip.php?article11401

jeudi 13 janvier 2011

Haïti - Religion : Mgr Guire Poulard nouvel archevêque de Port-au-Prince

13/01/2011 13:55:41 Le Pape Benoît XVI, a nommé mercredi, Mgr Guire Poulard, 69 ans, au poste de nouvel archevêque de Port-au-Prince en remplacement de Joseph Serge Miot, tué dans le séisme du 12 janvier. Par ailleurs, le Souverain Pontife a choisi de nommer Mgr Glandas Marie Erick Toussaint comme évêque auxiliaire de Port-au-Prince.
« Il est temps de reconstruire maintenant, non seulement les structures matérielles mais surtout la cohabitation civile, sociale et religieuse » a affirmé Benoît XVI dans un message lu, lors d’une messe célébrée devant les ruines de la cathédrale, par son envoyé, le Cardinal Robert Sarah.
Né le 5 janvier 1942 à Lévêque (Petit-Goâve), Guire Poulard a passé les vingt premières années de son épiscopat à Jacmel. Depuis mars 2009, il était en charge du diocèse des Cayes où il avait succédé à Mgr Jean Alix Verrier, parti à la retraite . Mgr Guire Poulard est connu comme une figure engagée de l’église catholique [seul représentant du clergé haïtien à avoir pris des positions politiques publiques contre les dérives de Jean-Bertrand Aristide] il est le symbole d’un engagement politique et social de rupture, qui souvent dérange.
http://www.haitilibre.com/article-2108-haiti-religion-mgr-guire-poulard-nouvel-archeveque-de-port-au-prince.html

lundi 27 décembre 2010

Catholiques et évangéliques, Haïti, terre de missions

Par Vincent Hugeux, publié le 27/12/2010 à 14:30 Le pays, meurtri par le séisme, voit affluer les pasteurs des églises évangéliques américaines. Leur zèle condamne les catholiques à une utile introspection.

Fidèles en transe, bras tendus et mains ouvertes vers le ciel, regards extatiques embués de larmes, sanglots et cris d'allégresse... Quiconque a assisté en Haïti, sous une basse voûte de ciment gris ou dans la touffeur d'un temple de toile, à un office évangélique sait ce que ferveur veut dire. Bien sûr, les catholiques romains prient eux aussi avec leur corps. Mais telle une métaphore de pierre rose pâle et blanc cassé aux tours décapitées, la cathédrale Notre-Dame de Port-au-Prince, dévastée par le terrible tremblement de terre du 12 janvier 2010, trahit de lézardes en éboulis les doutes d'une communauté déclinante que bouscule l'essor des "sectes" protestantes. Et qui, avec les décès de l'archevêque Joseph-Serge Miot et d'une centaine de prêtres, séminaristes ou religieux, a payé au cataclysme un tribut écrasant.
Depuis peu, le troupeau des baptistes, pentecôtistes, adventistes ou méthodistes devance en nombre celui des "cathos". Jusqu'alors, on accordait à ces derniers une majorité oscillant selon les études entre 50% et 75%. "C'est désormais du 40-60, avance Jean-Claude Bajeux, directeur exécutif du Centre oecuménique des droits humains. Pas un quartier n'échappe au phénomène." Le soir venu, Mgr Bernardito Auza, le nonce apostolique venu des Philippines, entend monter les "alléluias!" vers sa résidence paisible et verdoyante, perchée sur les hauteurs de la capitale.

Un afflux missionnaire intense et continu
L'irruption de ces Eglises ne date pas d'hier. Les pionniers ont pris pied sur l'île d'Hispaniola dans le sillage de l'envahisseur américain, dès 1915. "Il s'agissait pour l'occupant de contrer l'influence religieuse et culturelle de la France, ancienne puissance coloniale", précise un historien. Reste que le séisme - 250 000 morts, plus de 1 million de déplacés - a amplifié l'offensive évangélique. En ces temps propices aux prêches millénaristes, le prosélytisme des missionnaires américains, accourus de toute la Bible Belt qui s'étire du Texas aux deux Carolines, a trouvé dans les ruelles fangeuses des camps de sinistrés un terreau fertile. D'autant que la plupart d'entre eux, pourvus de moyens enviables, débarquèrent sous la bannière d'ONG caritatives, à la faveur d'un intense pont aérien qui, au grand dam des agences humanitaires internationales, eut tôt fait de saturer l'aéroport Toussaint-Louverture. Depuis, le flot ne s'est jamais tari. "Il nous fournit la moitié de nos passagers", confiait voilà peu à un prélat le directeur local de la compagnie American Airlines.
Un tel afflux ne va pas sans couacs. Haïti a ainsi connu, avec l'épopée avortée de dix baptistes arrêtés pour "rapts d'enfants", son Arche de Zoé. Et un dignitaire catholique stigmatise la "charité conditionnelle" et le "chantage à la conversion" pratiqué çà et là. "Parfois, déplore-t-il, l'école n'est gratuite que pour les enfants dont les parents ont rallié la communauté." Patente dans l'univers scolaire - neuf établissements sur dix sont privés - la faillite de l'Etat a ouvert un boulevard à l'enseignement confessionnel. Et il arrive que la cupidité s'en mêle. "Récemment, soupire-t-on à la nonciature, un prédicteur haïtien a mis en vente son petit temple, fidèles compris."
Sur le registre de l'opportunisme, les zélotes made in USA ont trouvé leurs maîtres: les scientologues et leurs "ministres volontaires", acheminés dès janvier par l'acteur John Travolta aux commandes de son Boeing 707. Comme au lendemain du tsunami indonésien ou de l'ouragan Katrina, les adeptes de Ron Hubbard ont fait ici leur miel du désarroi des corps et des âmes.
"Leur légèreté facilite l'implantation des confessions évangéliques dans le tissus urbain", souligne le sociologue haïtien Laënnec Hurbon.
La profonde religiosité du peuple haïtien se lit, en créole comme en français, jusque sur les enseignes des boutiques et les flancs des taps-taps, taxis collectifs bariolés. Au choix: Kris Kapab - Christ tout-puissant; Mesi Jezi - Merci Jésus; Dieu seul juge; Psaume 37 ou Le Secours de l'Eternel. "Les Haïtiens, insiste Mgr Auza, aiment les liturgies dansées, chantées, voire criées sur un mode très émotionnel. Ici, une messe d'ordination peut durer cinq bonnes heures." Lors du premier tour de l'élection présidentielle, le 28 novembre, deux candidats, dont un pasteur, invoquaient sur leurs affiches le soutien du Très-Haut. Sur une telle terre de mission, divers facteurs se conjuguent pour éclairer la percée de la nébuleuse protestante.
On peut être catho aujourd'hui et baptiste le mois prochain. Ou fréquenter la même semaine la cathédrale et le temple vaudou
"D'abord, l'exode rural, souligne le sociologue Laënnec Hurbon, directeur de recherche au CNRS. Souples, légères, les confessions évangéliques s'implantent aisément dans le tissu urbain, bidonvilles compris. Bien plus que l'Eglise catholique, aux structures paroissiales rigides." Autre donnée, l'extraordinaire fluidité de la pratique religieuse. "On peut être catho aujourd'hui et baptiste le mois prochain, admet un archevêque. Ou fréquenter la même semaine la cathédrale et le temple vaudou." Culte hérité des esclaves venus jadis du Dahomey - l'actuel Bénin - et de la Gold Coast - le futur Ghana - le vaudou, que les puristes orthographient vodou, imprègne puissamment la psyché haïtienne. "Je connais des hougans - grands prêtres - qui vont à la messe et respectent la figure de Jésus-Christ", raconte un historien des religions. "On dit souvent, s'amuse en écho le nonce apostolique, que les Haïtiens sont à 100 % chrétiens et à 110 % vaudouisants."

"L'Eglise a mis de l'eau dans son vin de messe"
Des siècles durant, du XVIIIe aux années 1950, l'Eglise catholique et romaine afficha envers ces rituels "païens", voire "sataniques", une implacable hostilité. Aversion tenace et teintée de mépris social - la foi de l'élite nantie contre les frustes croyances des masses miséreuses - qui inspirera encore la violente "campagne antisuperstitieuse" déclenchée au lendemain de la chute, en 1986 de "Bébé Doc", l'héritier de la sinistre dynastie Duvalier. "Mais elle a mis pas mal d'eau dans son vin de messe", nuance un croyant libéral. De fait, les évangéliques ont endossé depuis la bure des persécuteurs.
Fin février, une poignée de pasteurs ont ainsi caillassé une assemblée vaudoue au coeur du bidonville de Cité-Soleil. Quitte à puiser dans un gisement baroque de fantasmes, où l'effrayant zombie côtoie le sorcier ou la poupée hérissée d'aiguilles, eux et leurs ouailles accusent les disciples des loas - les très humaines divinités du panthéon vaudou - d'avoir déchaîné le courroux céleste, donc causé le séisme du 12 janvier, tenu pour un châtiment de Dieu. En retour, maints vaudouisants, infiniment attachés au respect des défunts, imputent le désastre à l'affront infligé à Jean-Jacques Dessalines, héros de la lutte contre l'occupant français disparu en 1806, qui ne reçut jamais de sépulture décente...
La légion missionnaire évangélique tire aussi profit de la perte d'audience d'une Eglise catholique affaiblie par ses compromissions politiques passées et ses déchirements internes. Lesquels doivent beaucoup - singulier paradoxe - à l'élection à la présidence, voilà vingt ans, d'un prêtre salésien indocile et déroutant, Jean-Bertrand Aristide. Certes, cet adepte de la théologie de la libération, bientôt renversé par un coup d'Etat militaire, consentit à quitter le sacerdoce en 1994, peu après avoir regagné le Palais national dans les fourgons de l'armée américaine. Mais le mal était fait: égarée par l'antipathie que lui inspirait "Titid", la hiérarchie épiscopale en vint à pactiser avec les putschistes galonnés. A l'exception notable de rares évêques francs-tireurs, tels Willy Romélus (Jérémie) et Hubert Constant (Fort-Liberté). Le Vatican sera même le seul Etat au monde à reconnaître le président potiche, installé par la junte du général Raoul Cédras.

Corentin Fohlen/Fedephoto pour L'Express
 Entre toiles de tente et éboulis, les adeptes de l'Eglise de
 Dieu  de la rue du Centre implorent le Très-Haut aux abords
d'un temple dévasté.
 Le tambour est entré dans les églises
Dans un pays où les "Ti Kominote Legliz" - les communautés ecclésiales de base - s'efforcent d'alléger le fardeau des plus humbles, une telle collusion laissera des traces. Soyons clairs: assiégée par les prosélytes évangéliques, l'Eglise d'Haïti peine à trouver la parade. "Certes, concède Laënnec Hurbon, l'universitaire qui ausculte depuis des lustres les rapports entre religion, culture et politique, des efforts ont été accomplis pour assouplir la liturgie et la rapprocher du peuple. Le créole est employé massivement. Et le mouvement charismatique accroît la visibilité du catholicisme par le recours au jeûne et, lors des offices, au témoignage public, au chant ou à la musique. Mieux, le tambour, instrument emblématique du rituel vaudou, est entré dans les églises. Pour autant, l'institution n'a pas vraiment de plan de bataille."
Pour un peu, Mgr Bernardito Auza, l'envoyé de Rome, souscrirait à un tel constat. S'il déplore l'"agressivité" des pentecôtistes et leur zèle tonitruant, le prélat philippin regrette plus encore le manque d'ardeur des brebis catholiques et de leurs bergers. "Il y a certes des vocations, observe-t-il, mais elles sont souvent trop détachées du monde tel qu'il est et de la réalité sociale. En un mot trop occidentales, trop cérébrales. De plus, il n'est pas rare que tel ou tel prêtre reste réfractaire aux directives pastorales." Si elle ébranle l'édifice romain, la fougue évangélique aura au moins eu le mérite de réveiller une communauté guettée par l'apathie.
Il faudra bien cela pour que la cathédrale Notre-Dame de Port-au-Prince retrouve ses couleurs et son assise.
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique/haiti-terre-de-missions_947310.html

jeudi 21 octobre 2010

Third World missionaries get low-tech training

By JAY REEVES, The Associated Press
Wednesday, October 20, 2010; 3:12 PM
LINEVILLE, Ala. -- In a rural nook of east Alabama where there aren't enough bright lights to blot out the stars at night, missionaries and community leaders from foreign lands are learning to save lives in the Third World not just with Bibles, but with mud, sand and leaves.
Located off a winding highway, an organization called Servants in Faith and Technology has offered training for three decades on how to use common items to improve and extend lives in underdeveloped nations.
On a recent day in October, 19 trainees from 10 countries learned how to make efficient, clean-burning cook stoves from mud bricks. The small, boxy structures replace open fires that the World Health Organization blames for 1.6 million deaths annually in the world's poorest countries.
On other days they'll learn how used tires can become the foundation for gardening systems that use only a little water. They'll find out how sand can be used as a filter to rid drinking water of dangerous parasites. They'll see how the ground-up leaves of some tropical plants contain enough nutrients to save the life of a malnourished child.
Raphael Ogbole, 42, says low-tech solutions like the mud-brick stoves, which cut back noxious smoke, can have an enormous impact in his native Nigeria, where he works as a Christian missionary on the Mambilla Plateau in the northeastern part of the country.
"My mother cooked on a three-stone stove and every time she came out of the kitchen she had tears in her eyes" from the smoke, said Ogbole.
Jean-Eles Denis said simple water purification systems can save lives back home in Haiti, where some 250,000 people died in an earthquake in January and more than 1 million still live in tents or other temporary shelters. Millions lack access to clean water, particularly outside the capital of Port-au-Prince.
"People who live in the city can go buy water, but people who live in the country don't have the ability to do that," he said.
Hundreds of people from about 85 countries have come to rural Alabama for training in the 31 years since the opening of Servants of Faith and Technology, or SIFAT (which is pronounced SEE fat).
It was founded by Ken and Sarah Corson, a missionary couple who moved to Bolivia in 1976 and were inspired to come up with a way to improve life for residents of the world's poorest areas. They returned to America three years later and founded SIFAT in east Alabama near Lineville for a simple reason: Sarah was from nearby Wedowee, and they got a good deal on the land.
Today, SIFAT operates on a 186-acre campus that includes classrooms, gardens for research and demonstration, outdoor training labs and a "global village" area where American visitors can visit and stay in mud huts and open-air houses like those that are common in much of the world.
SIFAT is Christian, but anyone is welcome and people of other faiths have been trained. While it's not part of a denomination, the organization has ties to the United Methodist Church.
Third World missionaries get low-tech training

LINEVILLE, Ala. -- In a rural nook of east Alabama where there aren't enough bright lights to blot out the stars at night, missionaries and community leaders from foreign lands are learning to save lives in the Third World not just with Bibles, but with mud, sand and leaves.
Located off a winding highway, an organization called Servants in Faith and Technology has offered training for three decades on how to use common items to improve and extend lives in underdeveloped nations.
On a recent day in October, 19 trainees from 10 countries learned how to make efficient, clean-burning cook stoves from mud bricks. The small, boxy structures replace open fires that the World Health Organization blames for 1.6 million deaths annually in the world's poorest countries.
On other days they'll learn how used tires can become the foundation for gardening systems that use only a little water. They'll find out how sand can be used as a filter to rid drinking water of dangerous parasites. They'll see how the ground-up leaves of some tropical plants contain enough nutrients to save the life of a malnourished child.
Raphael Ogbole, 42, says low-tech solutions like the mud-brick stoves, which cut back noxious smoke, can have an enormous impact in his native Nigeria, where he works as a Christian missionary on the Mambilla Plateau in the northeastern part of the country.
"My mother cooked on a three-stone stove and every time she came out of the kitchen she had tears in her eyes" from the smoke, said Ogbole.
Jean-Eles Denis said simple water purification systems can save lives back home in Haiti, where some 250,000 people died in an earthquake in January and more than 1 million still live in tents or other temporary shelters. Millions lack access to clean water, particularly outside the capital of Port-au-Prince.
"People who live in the city can go buy water, but people who live in the country don't have the ability to do that," he said.
Hundreds of people from about 85 countries have come to rural Alabama for training in the 31 years since the opening of Servants of Faith and Technology, or SIFAT (which is pronounced SEE fat).
It was founded by Ken and Sarah Corson, a missionary couple who moved to Bolivia in 1976 and were inspired to come up with a way to improve life for residents of the world's poorest areas. They returned to America three years later and founded SIFAT in east Alabama near Lineville for a simple reason: Sarah was from nearby Wedowee, and they got a good deal on the land.
Today, SIFAT operates on a 186-acre campus that includes classrooms, gardens for research and demonstration, outdoor training labs and a "global village" area where American visitors can visit and stay in mud huts and open-air houses like those that are common in much of the world.
SIFAT is Christian, but anyone is welcome and people of other faiths have been trained. While it's not part of a denomination, the organization has ties to the United Methodist Church.
http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2010/10/20/AR2010102004027_2.html

jeudi 12 août 2010

Un autre pasteur montréalais éveille les soupçons

Publié le 12 août 2010.- Caroline Touzin, La Presse.-
Après la communauté chrétienne de Béthel, c’est au tour des fidèles d’une autre église chrétienne de Montréal d’avoir des doutes sur la façon dont leur pasteur a utilisé leurs dons.
Encore une fois, le litige se chiffre en millions de dollars.
Des fidèles de l’Église biblique Pierre angulaire soupçonnent leur pasteur, Kichner Firmin, de s’être approprié les biens de la communauté pendant au moins 15 ans. Cela représente «au minimum 3 millions de dollars» provenant des contributions et des dons de ses membres, écrit le groupe de fidèles dans une requête déposée en Cour supérieure, hier.
Cette église baptiste située dans le quartier Villeray compte environ 350 membres. «Depuis 15 ans, nous ne sommes au courant de rien. Chaque fois que nous posons des questions au pasteur, il se fâche et nous dit que nous allons nous attirer les foudres de Dieu puisqu’il est son représentant sur Terre», a expliqué aux médias la représentante du groupe de fidèles, Mirlène Gilles, à sa sortie du tribunal.
Ceux qui ont osé poser des questions dans les derniers mois auraient été victimes d’attaques verbales répétées du pasteur au moment de son sermon dominical, selon Mme Gilles. Il les aurait notamment traités de Satan. Cela aurait fait fuir plus d’un fidèle. Depuis le mois de février, l’église aurait perdu une centaine de membres. «Les gens ne viennent plus par peur. Nous sommes devenus des chrétiens errants. Nous voulons retrouver notre église», a déploré la jeune femme.

Gel temporaire des actifs
Ce groupe de fidèles a remporté une première manche contre le pasteur, hier, au palais de justice de Montréal. Le juge Martin Castonguay de la Cour supérieure, a ordonné le gel temporaire des actifs de l’église et du pasteur jusqu’à aujourd’hui, 17h, le temps que la lumière soit faite. Une quinzaine de fidèles qui s’étaient déplacés ont accueilli cette décision avec soulagement.
«Nous avons des craintes sérieuses que des sommes importantes disparaissent en Haïti à l’aide de facilitateurs. Nous voulons que les actifs soient gelés pour que quelqu’un vienne nous dire ce qu’il a fait de l’argent des membres de la communauté», avait plaidé l’un des avocats des fidèles, Me Serge Dubé, plus tôt hier.
Les fidèles ont peur que le pasteur vende sa résidence et deux immeubles – toutes propriétés de l’église, d’après la requête – pour retourner vivre en Haïti, son pays d’origine.
Le premier immeuble, situé au 2200, rue Jean-Talon Est, est le lieu de culte de l’Église biblique Pierre angulaire. Il vaut actuellement 2,5 millions de dollars, selon le rôle d’évaluation foncière produit au soutien de la requête. Le second, situé au 8042, rue Saint-Denis, vaudrait quelque 700 000$. Il est actuellement loué à une association religieuse, le Centre communautaire Vie transformée.
Le pasteur refuserait depuis au moins 15 ans de convoquer une assemblée générale des membres de la congrégation pour que soit élu un conseil d’administration comme l’exige la loi, allèguent aussi les fidèles dans leur requête.
Malgré un ordre de comparaître signifié par huissier, le pasteur Firmin ne s’est pas présenté en cour, hier. En ordonnant le gel provisoire des actifs, le magistrat incite le pasteur à venir s’expliquer aujourd’hui. Il nous a été impossible de joindre le pasteur Firmin, hier, pour obtenir ses commentaires.

Autre communauté
Cette histoire n’est pas sans rappeler celle du pasteur Mwinda Lezoka, soupçonné d’avoir détourné jusqu’à 1,5 million de dollars provenant des dons d’une trentaine d’anciens fidèles de la communauté chrétienne de Béthel. Ce pasteur a également fait l’objet d’une enquête de la Sûreté du Québec relativement à une affaire de détournement de fonds au Parc Safari, qui le poursuit au civil. Il se serait servi d’une employée du parc pour détourner près de 1 million de dollars au profit de son église. Aucune accusation criminelle n’a encore été portée dans cette affaire.
http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/justice-et-faits-divers/201008/11/01-4305835-un-autre-pasteur-montrealais-eveille-les-soupcons.php

lundi 30 novembre 2009

NUEF MORTS DURANT UNE BOUSCULADE AUCOURS D'UN RASSEMBLEMENT RELIGIEUX


Neuf morts dans une bousculade
Une bousculade a causé la mort de neuf personnes au centre sportif de Carrefour (banlieue sud de Port-au-Prince), lors d'une croisade évangélique protestante organisée à l'initiative de l'église de Dieu de la dernière heure.
On compte deux enfants parmi les personnes mortes écrasées ou asphyxiées.
Selon le pasteur Eddy Francois, qui intervenait ce lundi au journal du matin de Radio Metropole une pluie battante a été à l'origine de la panique qui s'est emparée de la foule.
Les gens couraient et se dirigeaient tous, en même temps vers la sortie alors que le passage était étroit a-t-il expliqué.
Selon M . Francois au moins une quinzaine de personnes en s'en sortie blessés .elles ont été évacuées vers un hôpital de Médecins sans frontières (MSF) pour y recevoir des soins appropriés. .
Plusieurs milliers de personnes étaient réunies depuis une semaine au centre sportif de Carrefour pour une croisade en plein air.
RD

Nueve muertos en un bullicio
Un bullicio causó la muerte de nueve personas en el centro deportivo de Carrefour (suburbio meridional de Port-au-Prince), durante  una cruzada evangélica protestante organizada por iniciativa de la iglesia de Dios de la última hora.
Se cuentan con dos niños entre las personas muertas aplastadas o asfixiadas.
 Según el Pastor Eddy Francois, que intervenía este lunes en el Diario de la mañana de Radio Metropole una lluvia que caia fue la causa del pánico que se apoderó de la muchedumbre. 
La gente corría y se dirigía todos, al mismo tiempo hacia la salida mientras que el paso era estrecho, explicó. 
Según Sr. Francois por lo  menos una quincena de personas resultaron heridas . Ellas fueron evacuadas hacia un hospital de Médicos sin fronteras (MSF) para recibir cuidados convenientes. Se reunían varios millares de personas desde una semana en el centro deportivo de Carrefour para una cruzada al aire libre. 
RD
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=16134

lundi 6 juillet 2009

Le Pape Benoit XVI demande a la communaute internationale de venir en aide a Haiti a cause des cyclones subis.

Cite du Vatican, 6 juillet (EFE).- Benoit XVI a demande a la communauté internationale d'aider Haïti devant les nombreux désastres naturels dont le pays a été victime, en même temps qu'il a exhorté a respecter l'environnement et a affirmé que l'exploitation insensée des ressources naturelles affecte spécialement les plus pauvres.
Le pape s'est exprime ainsi a travers le discours dirige aujourd'hui a l'envoyé Extraordinaire Plénipotentiaire d'Haïti devant le saint siège (Ambassadeur), Carl Henri Guiteau, qui lui présenta ses lettres de créances au Vatican.
Après avoir envoyé un salut au président Rene Preval, et soulign
é la nécessité pour les haïtiens de vivre avec "dignité et en sécurité" .
Benoit XVI s'est référé aux désastres naturels qui ont frapp
é Haïti durant les derniers mois, qui ont causé des dégâts dans l'agriculture, a-t-il dit et ont aggravé une situation déjà difficile de beaucoup de familles".
"J'espère que la solidarité de la communauté internationale continue a se faire sentir, qu'elle appuie ceux qui sont dans le besoin", a dit le pape, qui a soulign
é que durant les dernières années beaucoup d'haitiens ont abandonné le pays et ont cherché d'autres ressources pour maintenir leurs familles et il est convenable que, malgré les situations administratives souvent problématiques de trouver des solutions rapides qui permettent a ces familles de vivre unies". Le papa a ajoute que la vulnérabilité du pays face aux désastres naturels a favorisé une prise de conscience majeure de la nécessité de prendre soin de la nature. "La protection de l'environnement est un défi qui concerne tout le monde.
L'exploitation insensée des ressources de la création et ses conséquences qui ont l'habitude de toucher sérieusement la vie des plus pauvres, il faut l'affronter avec des mesures politiques et économiques qui tiennent compte de la dignité humaine et une coopération internationale efficace", a affirmé l'évêque de Rome.
Le Saint Père a plaidé pour le respect de la vie et la défense de la famille et plaida en faveur de la récupération de la valeur du mariage dans la société.
Le Pape RATZINGER demanda aussi que les femmes soient proteges les femmes et les enfants afin qu'ils ne soient pas victimes d'abus de negligence ou d'injustices".

http://www.elnuevodiario.com.do/app/article.aspx?id=159168

mercredi 24 juin 2009

La ville des Gonaïves a observé une journée de deuil à l'occasion des Funérailles de Monseigneur Emmanuel Constant

Les Funérailles de Monseigneur Emmanuel Constant ont été célébrées à la cathédrale de Port-au-Prince ce mardi 23 juin en présence du nonce apostolique et de plusieurs dizaines de fideles de l'Eglise catholique.
Le gouvernement s'était fait représenté à ces obsèques par le ministre des affaires sociales Mme Gabrielle P Beaudin. Dans son homélie de circonstance l'évêque émérite du Cap Haïtien MGR Hubert Constant à salué le travail accompli par MGR Emmanuel Constant qui a passé plus de 30 ans à la tète de l'église catholique dans le diocèse des Gonaïves. Les Dépouilles du MGR Constant ont été transportées et exposées par la suite à la Cathédrale Saint Charles Borromée des Gonaïves.
Une journée de deuil a été décrétée en la circonstance dans cette ville .Les gonaiviens étaient venus en grand nombre saluer le départ de l'évêque.
Mgr Emmanuel Constant est né à Port-au-Prince le 5 janvier 1928 dans une famille de dix enfants dont il était l'avant dernier né. Il fut ordonné prêtre le 12 juillet 1953 puis devenu évêque des Gonaïves le 28 octobre 1966. A rappeler que Mgr Emmanuel Constant s'est éteint le mardi 16 juin 2009 aux environs de 10h dans la soirée des suites d'un cancer au pancréas.
RD
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15405

jeudi 18 juin 2009

Décès de l'évêque Emérite des Gonaïves Emmanuel Constant

L'évêque Emérite des Gonaïves est mort à l'âge de 81 ans. Emmanuel Constant est décédé mardi soir des suites d'un cancer de pancréas selon une note de la conférence épiscopale.
Né à Port-au-Prince le 5 janvier 1928, Emmanuel Constant a été ordonné prêtre le 12 juillet 1953. Il a été Promu évêque des Gonaïves le 28 octobre 1966. .
Mgr Constant qui a passé plus d'une vingtaine d'années à la tête du diocèse des Gonaïves avait pris sa retraite le 3 juillet 2003. Au sein de la conférence épiscopale il a occupé le poste de conseiller et secrétaire du conseil.
Avant sa mort l'évêque Emérite des Gonaïves a été salué cette année par le pape Benoît XIV pour le travail accompli au sein de l'église catholique en Haïti lors d'une rencontre avec le Saint Père. .
Les funérailles de Monseigneur Emmanuel Constant seront chantées en partie à la Cathédrale de Port-au-Prince le mardi 23 juin. .
Selon la conférence épiscopale sa dépouille sera par la suite exposée à la Cathédrale Saint Charles Borromée des Gonaïves où se feront l'absoute et l'inhumation. .
RD
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15377

mardi 19 mai 2009

Le pasteur Toussaint œuvre pour un nouveau leadership en Haïti

Le pasteur Toussaint œuvre pour un nouveau leadership en Haïti

A l'initiative du pasteur Gregory Toussaint des milliers de chrétiens ont pris part, du 14 au 17 mai à trois journées de jeune afin de prier pour la délivrance d'Haïti.

Le problème d'Haïti est avant tout éthique seul l'Evangile peut apporter le changement indispensable au développement insiste le pasteur Toussaint. Prônant un nouveau leadership pour l'Haïti de demain, le pasteur Toussaint entend d'abord inciter une prise de conscience chez les chrétiens haïtiens.

Au cours des réunions au Palais de l'art à Delmas, Gregory Toussaint a enseigné les principes pour une lutte efficace contre les démons du vodou, responsables en premier lieu des malheurs d'Haïti. " Dechouké Jezabel" est le thème des messages de pasteur Toussaint qui assure que l'esprit de Jezabel est représenté dans les démons Erzulie du vodou.

S'inspirant des écrits de Paul aux éphésiens, le pasteur de l'église Tabernacle de Gloire de Floride, soutient que les chrétiens et ceux qui veulent lutter contre ces mauvais esprits doivent abandonner la débauche sexuelle, le mensonge, la colère et le vol.

Estimant que le manque d'éthique est le plus grand mal du pays, pasteur Gregory Toussaint invite les jeunes haïtiens à s'inspirer de Daniel (Bible) qui a été un haut dignitaire intègre.

Interrogé par radio Métropole, Gregory Toussaint a fait valoir qu'il prône un nouveau leadership mais qu'il n'est pas candidat à la présidence d'Haïti. Le jeune et talentueux pasteur a passé son enfance à Carrefour avant d'immigrer aux Etats-Unis avec sa famille.

Il veut aujourd'hui apporter sa contribution dans la lutte contre la corruption soulignant que seul le Saint Esprit de Dieu peut aider un individu à devenir intègre.

LLM

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15217

lundi 9 mars 2009

Mgr Guire Poulard, nouvel Evêque du diocèse des Cayes

Mgr Guire Poulard, nouvel Evêque du diocèse des Cayes

Selon une décision du Pape Benoît XVI, il succède à Mgr Jean Alix Verrier qui renonce à ses charges en raison de son âge

Le Pape Benoît XVI vient de désigner Mgr Guire Poulard à la tête de la province ecclésiastique des Cayes (196 km au sud de Port-au-Prince) en remplacement de Mgr Jean Alix Verrier, a annoncé lundi à la Cité du Vatican le bureau de presse du Saint-Siège. Le Souverain Pontife a accepté la décision de Mgr Verrier de renoncer à ses fonctions sacerdotales en raison de son âge avancé.

Promu Evêque le 25 février 1988 par le Pape Jean Paul II, Mgr Poulard était jusqu’ici l’Evêque de Jacmel (Sud-Est). Le Saint-Siège rappelle que le prélat est né le 5 janvier 1942 à Lévêque, 4e section communale de Petit-Goâve (68 km au sud de la capitale), où il a fait ses études primaires et secondaires respectivement chez les Frères de l’instruction chrétienne et au Lycée Faustin Soulouque. Après une formation en philosophie et en théologie au grand séminaire Notre-Dame à Port-au-Prince, il fut ordonné prêtre le 25 juin 1972.

Ancien vice-président de la conférence épiscopale d’Haïti, Guire Poulard a eu sous sa responsabilité plusieurs paroisses, Jacmel (1975-1976), Belladère (1972-1982), Saut-d’Eau (1983-1986) et Saint-Pierre à Pétion-Ville (1986-1988). Agé aujourd’hui de 67 ans, Mgr Poulard est connu comme l’une des figures les plus politiquement engagées de la hiérarchie catholique haïtienne et dont la voix se fait régulièrement entendre sur des questions d’intérêt national. spp/Radio Kiskeya

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5739