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lundi 8 novembre 2010

Léogâne: la ville de toutes les catastrophes

Publié le 08 novembre 2010 à 05h00

Michèle Ouimet, envoyée spéciale La Presse
L'eau qui coule dans les rues et les maisons de Léogâne est
contaminée. La plupart des habitants ne portent pas de bottes
et les enfants s'amusent pieds nus dans l'eau.
Photo: David Boily, La Presse

(Haïti) Épicentre du tremblement de terre en janvier, Léogâne a vu l'ouragan Tomas inonder la moitié de ses maisons vendredi. Collée sur Port-au-Prince, la petite localité de 60 000 habitants est vulnérable avec une rivière qui la traverse et la mer qui la longe. Si Léogâne a été inondée, ses banlieues, elles, ont été coupées du reste du monde. La Presse s'y est rendue.
Des hommes et des femmes assis sur un parapet regardent la rue enfouie sous un pied d'eau. Silencieux, ils fixent l'eau boueuse qui coule en cascades. Encore une fois, la nature a frappé leur ville, Léogâne.
«L'eau a saisi ma maison», dit Tony Dieuvert. Appuyé sur sa vieille bicyclette, il regarde l'eau en secouant la tête. Une eau sale, boueuse qui charrie des déchets et les matières fécales des latrines qui ont débordé. L'eau a aussi inondé le cimetière fissuré par le tremblement de terre.
L'eau qui coule dans les rues et les maisons de Léogâne est contaminée. La plupart des habitants ne portent pas de bottes et les enfants s'amusent pieds nus dans l'eau.
En janvier, Léogâne a été frappée de plein fouet par le tremblement de terre. C'est dans cette petite ville qui s'étire le long de la mer que le séisme a frappé le plus fort. L'épicentre était à Léogâne. Vendredi, lorsque l'ouragan Tomas a déferlé sur Haïti, Léogâne a été, encore une fois, aux premières loges.
La rivière Rouyonne qui traverse Léogâne est sortie de son lit, et la moitié de la ville a été inondée. Normalement, la rivière se jette dans la mer, mais le niveau de l'eau était trop haut, ce qui a refoulé la rivière vers l'intérieur des terres. Léogâne s'est retrouvée coincée au milieu des eaux tumultueuses, la rivière au centre, la mer au bout.
«La mer a grondé», dit Jackson, 12 ans, en ouvrant des yeux immenses.
Pendant que Léogâne et ses 60 000 habitants pataugent et essaient de se relever, ses banlieues sont isolées. Bossant: 250 familles, Bino Lapointe: 223 familles, Bino Lestère: 243 familles, Lompré: 3000 familles et Ça Ira: 5000 familles. Coupées de tout, sans aucun secours.
Entre ces banlieues et Léogâne, une route de 2 km que les véhicules quatre-quatre ne peuvent pas franchir parce que l'eau est trop haute.
Le coordonnateur des activités de la protection civile de Léogâne, Joseph Philippe, avoue son impuissance. «On a parlé à des sinistrés au téléphone. On ne peut pas les aider parce que nous n'avons pas de camion. Nous n'avons même pas de matériel de bureau! Nous sommes des pieds nus.»
Joseph Philippe retourne à sa réunion au pas de course. Ils sont une quinzaine, dont le maire adjoint, Wilson Saint-Juste. Ils discutent pour essayer de trouver des solutions à la crise. C'est tout ce qu'ils ont les moyens de faire: penser et discuter.

***
Il faut un camion pour franchir les 2 km de route inondée. Un gros camion, avec des roues énormes. Un Haïtien de Léogâne nous dit qu'il connaît un type qui conduit ce genre de mastodonte. Il l'appelle. Kenson Joinville accepte de nous dépanner. Son prix: 50$?US.
Kenson arrive avec son monstre. Son camion a au moins 100 ans: vieux, pour ne pas dire ancestral, bringuebalant, pas de poignée de porte, bancs défoncés. À chaque changement de vitesse, le camion gémit. Vieux, peut-être, mais diablement efficace. Le mastodonte s'enfonce dans l'eau brune et avance à pas de tortue.
De chaque côté de la route, des maisons, de l'eau, de la boue. Et des gens qui lèvent les bras au ciel en nous voyant. Ils veulent de l'aide. N'importe quelle aide.
Nous croisons deux blindés de l'ONU, une équipe américaine de télévision, NBC, et un quatre-quatre de CARE qui a une crevaison. C'est tout. Personne n'apporte de l'aide. CARE évalue la situation, les journalistes de NBC pataugent dans l'eau et les blindés de l'ONU font l'aller-retour sans s'arrêter.
Sur la devanture d'un petit commerce, une inscription: Christ capable.
Au bout de la route, Ça Ira et ses 5000 familles sinistrées. Un vieux monsieur, Anderson Pierre, nous regarde nous enfoncer dans l'eau jusqu'aux genoux, une lueur amusée dans l'oeil. Il fume tranquillement une cigarette, le dos appuyé sur l'échoppe de son fils.
«Le temps nous a mis sur les fesses, raconte-t-il en tirant une longue bouffée de cigarette. On ne peut pas monter, on ne peut pas descendre, alors on reste là.»
La nuit dernière, il a dormi dans sa maison. «L'eau coulait sous mon lit», dit-il sans broncher.
Des enfants nous écoutent, immobiles, les pieds dans l'eau. Comme Anderson Pierre.
Dans une rue transversale ensevelie sous l'eau, des cabanes plantées les unes à côté des autres. Il fait chaud, l'air est saturé d'humidité. Les gens ne font rien, ils attendent des secours qui n'arrivent pas.
Marius Jean-Baptiste a 46 ans et neuf enfants. Sa femme est étendue sur un lit, souffrante. En marchant dans l'eau, elle a mis le pied sur le tranchant d'une boîte de conserve qui lui a coupé le gros orteil. Une vilaine blessure. Son mari est inquiet. Ils n'ont ni médicament ni nourriture. Que de l'eau qui flotte dans l'unique pièce où toute la famille vit entassée.
Les enfants sont grippés. Ils ont faim.
«Des gens sont venus nous voir pour évaluer la situation, mais ils n'ont rien apporté, même pas d'eau!» déplore Marius Jean-Baptiste.
Il lève son chandail et montre son ventre plat. «J'ai faim!»
Au loin, on voit la mer et on entend son grondement. Marius vit ici depuis 20 ans. Jamais il n'a vu autant d'eau. Sa maison a été détruite par le tremblement de terre. Il ne reste que trois murs en ciment et un toit en tôle. Sur une étagère, des vêtements jetés en vrac. Au sol, six pouces d'eau.
Une dame me fait signe. «Venez, venez!»
Elle s'appelle Élisabeth. Elle a 42 ans. Elle vit avec sa fille et sa petite-fille. Seules, sans homme. Elles ont quitté leur maison fissurée par le tremblement de terre pour se réfugier dans un abri en toile qu'une ONG est en train de construire. Le sol est surélevé, l'eau n'a pas envahi le plancher.
Par terre, le bébé de 18 mois dort comme une bûche, la bouche entrouverte. Des mouches tournent autour d'elle et se posent sur son corps chaud. Elle fait de la fièvre et tousse beaucoup.
«Avez-vous mangé?
- Non, répond Élisabeth, mais on a acheté du manger cuit chez une marchande pour la petite.»
Jean-Claude Mimi a construit
un abri temporaire fait de tôle
ondulée, de bois et de toiles
de plastique.
Photo: David Boily, La Presse

Au plafond, accrochée à une poutre en bois, une pouliche jaune et rose.
Le voisin d'Élisabeth s'appelle Jean-Claude Mimi. Il a 43 ans et six enfants. Lui aussi parle du goudou goudou (tremblement de terre) qui a jeté sa maison par terre. Il a construit un abri temporaire fait de tôle ondulée, de bois et de toiles de plastique. Le jour, le soleil tape sur la tôle et surchauffe l'abri.
Il y a environ six pouces d'eau dans sa maison sans fenêtre. Il fait très sombre. Jean-Claude montre d'un geste impuissant ses quelques biens détrempés. Il vit les pieds dans l'eau. Il fait de la fièvre et se sent grippé.
Et la nourriture? «On s'organise entre voisins», répond-il.
On revient vers le camion. Une vielle dame nous arrête. Elle insiste pour qu'on aille chez elle. Même abri de fortune, même misère mouillée, même ventre creux et mêmes yeux fiévreux.
On monte dans le camion. Des hommes nous regardent. L'un d'eux crie: «Blancs, Blancs! Partez! Vous ne faites rien pour nous!»

***
Le maire adjoint, Wilson Saint-Juste, vient de terminer sa réunion. Il sort de la pièce d'un pas pressé.
Grand, mince, traits fins, il porte le poids de Léogâne sur ses épaules. Le maire est malade, alors la communauté s'est tournée vers lui.
«Toute cette eau sale qui coule dans la ville risque de provoquer des problèmes de santé, dit-il. Diarrhées, gastros intestinales... et le choléra, peut-être. Les enfants, les femmes enceintes et les vieillards marchent dans cette eau. Ça crée une psychose dans la population.»
Il soupire et passe une main fébrile dans ses cheveux. «La mairie, c'est le gouvernement le plus près de la population. Quand il y a une catastrophe, les gens viennent nous voir, mais on n'a pas de moyens. On n'a rien: pas de couverture, pas de matelas, pas de médicaments, pas d'eau et pas de camion. Rien!»

«Et les ONG?
- Elles ne bougent pas. Elles nous disent qu'elles doivent faire des évaluations, commander du stock, sauf que les besoins sont urgents. Je suis fatigué des réunions, des dires et des redires qui n'ont pas de fin et ne donnent pas de résultats! Si les ONG pouvaient passer de la parole aux actes, on serait heureux.
- Qu'allez-vous faire pour les gens de Ça Ira?
- On va attendre que l'eau baisse.»
Le maire adjoint s'en va, les mains dans les poches, les traits tirés. Avec tout le poids de Léogâne sur ses épaules.
http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/ouragan-tomas-en-haiti/201011/07/01-4340313-leogane-la-ville-de-toutes-les-catastrophes.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B4_manchettes_231_accueil_POS2

dimanche 7 novembre 2010

At least four dead as Hurricane Tomas hits Haiti

By Joe Mozingo

Saturday, November 6, 2010; 1:01 AM
PORT-AU-PRINCE, HAITI - At 6 a.m. Friday, Roseanna Nicolas, 50, heard screams from the road. She looked out her door to see a sheet of tea-colored water streaming down the road.
Nicolas, her husband and four teenage children ran for higher ground as the water gurgled into their newly built patchwork home.
The Rouyonne River had burst its banks and was now flowing right through the center of the town that was closest to the epicenter of a devastating January earthquake. Camps filled with refugees of one disaster were now inundated with two to three feet of water.
But by the afternoon, Nicolas was in good cheer, with a great toothy smile.
"God could have had it happen last night, and we wouldn't have escaped," she said. "Instead he had it happen during the day, so we could see it and get out."
Her original house fell to the ground with the rest of this old sugar plantation capital in the quake. The family of six barely escaped alive. They picked up what they could from the ruins and found a patch of open land under a mango tree behind an abandoned maternity hospital.
They started with tarps and sticks, and over 10 months built a little two-room house covered with dented squares of salvaged tin. Now they were hunkered down inside the hospital, grateful to have escaped.
On Friday, Hurricane Tomas passed to the west, flooding several cities and causing much anxiety but sparing a direct hit at a time when more than 1 million people remain in tent camps after the Jan. 12 earthquake. By evening it was north of the island nation.
If anything, Tomas reminded the world how vulnerable Haiti remains.
Haitian radio reported four deaths. But government officials and foreign aid groups had been warning of a much greater catastrophe, particularly in Port-au-Prince, where most of the homeless live.
- Los Angeles Times
http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2010/11/06/AR2010110608345.html

US military flies over Haiti to view storm damage

By PAULINE JELINEK

The Associated Press
Saturday, November 6, 2010; 11:44 AM
WASHINGTON -- The U.S. military on Saturday began flights over Haiti to assess the damage caused by Hurricane Tomas.
Flights off of the amphibious assault ship USS Iwo Jima will help pinpoint the worst-hit areas and those where people most need relief, U.S. Southern Command spokesman Jose Ruiz said.
The Iwo Jima arrived off Haiti's coast Friday with eight Marine Corps helicopters and two Navy helicopters that could also be used later to help deliver relief supplies. In a telephone interview from Miami, Ruiz said that the damage assessment flights were requested by Haiti's government, and that was all that had been asked for so far.
The State Department has said it has enough blankets, plastic sheeting, hygiene kits and other relief supplies in place throughout Haiti to help as many as 125,000 storm victims. If those supplies aren't enough, there are more warehoused in Miami.
The U.N.'s World Food Program has stockpiled food around Haiti and on a barge off the coast.
The Iwo Jima had been on a humanitarian mission to eight Caribbean and Latin American nations since mid-July, when it was ordered to divert from Suriname to Haiti for the storm emergency. It has more than 500 Marines on board as well as about 1,100 uniformed and civilian workers, including engineers and doctors.

As Haiti suffers, the world dozes

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Saturday, November 6, 2010; 6:50 PM
LEVELED BY AN EARTHQUAKE, staggered by a cholera outbreak and, now, lashed by a hurricane, Haiti remains a country in dire need of critical care and sustained aid. Instead, it has been shoved once again onto the backburner of international neglect and left to its own misery.
Rebuilding Haiti after the cataclysm of last January's earthquake was never going to be easy or quick. The Haitian government, already feeble, was decimated; 28 of the 29 ministry buildings in Port-au-Prince were destroyed. At least a third of the nation's civil servants, and an even higher percentage of senior officials, died in their offices when the afternoon quake struck. The finance minister reported for work the next day despite the fact that his school-aged son had been killed.
A muscular international relief effort, supplementing and in most cases supplanting the government, managed to save lives and furnish enough food, water, shelter and medicine to preserve a minimum living standard for perhaps 2 million homeless immediately after the quake. With the help of battalions of nonprofit relief organizations and a surge of aid from wealthy nations - including more than $1 billion in emergency aid from the United States - Haiti was stabilized to a degree and left to the grim business of combing through the rubble for its dead.
Then, in the spring, the TV crews disappeared, and so did the momentum of international spending and relief. Ironically, this took place shortly after a U.N. conference in New York where nearly 60 donor nations and multilateral organizations pledged billions of dollars to rebuild the country.
The precise dollar figure was always squishy; $5.3 billion was first promised and later adjusted to $6 billion. But even by the inexact standards of such pledges, the contrast between the self-congratulatory conference and the subsequent absence of urgency in rebuilding the Western Hemisphere's poorest, unluckiest nation is inexcusable.
Of the billions pledged at the United Nations to rebuild Haiti, barely a fifth of the total, around $1.3 billion, has been approved or dispersed by donors. In some cases - including, scandalously, in the United States - all or part of the funds has been held up by lawmakers or bureaucrats. Of the $1.15 billion Washington promised for long-term reconstruction projects, only a trickle has been received so far in Haiti.
The main problem with American reconstruction funding is that the administration and Congress have treated it as business as usual. The bill containing the funds was signed into law by President Obama on July 29; after that, it took almost two months for the State Department to devise a spending plan. Since mid-September, the staffs of at least four congressional committees and the State Department have been engaged in back-and-forth negotiations regarding the particulars of the funding - mechanisms to promote sound strategy, accounting, transparency and so on. On Thursday, State Department spokesman P.J. Crowley said that the U.S. funds would have to wait a bit longer until Congress and State could satisfy themselves that the money wouldn't be stolen or misused once it arrives in Haiti.
That's a reasonable concern given the country's lurid history of graft and President Ren Prval's own dismissive remarks, on a visit to Washington this year, about the risks of corruption. But the fact is that American officials and lawmakers have had since March to contemplate this question. Why is it being addressed only now?
The heart of the problem, in Washington and in other donor countires, is that rebuilding Haiti has been treated as a routine development task, akin to improving an irrigation system or extending rural electrification. This makes no sense given the extent of ruination, the scale of needed reconstruction and the ongoing humanitarian suffering in Haiti.
In and around Port-au-Prince, more than a million people still live in tent cities, scratching out a meager living. Throughout the capital and surrounding areas, huge piles of rubble remain unmoved, awaiting bulldozers. In addition to at least 230,000 people killed in the quake, hundreds of thousands were injured and maimed; many remain in need of medical care.
In Haiti itself, elections are planned at month's end, but that is unlikely to provide quick relief. The government's weakness remains a stumbling block for reconstruction. Lacking clear rules and records governing land ownership, the government has struggled to determine where to build new housing and where to dump mountains of debris. The Interim Haiti Recovery Commisssion, chaired by former president Bill Clinton and Haitian Prime Minister Jean-Max Bellerive, whose job is to set spending priorities and review reconstruction projects, is severely understaffed and lacks expertise. Even if the international aid flow were much quicker than it has been, Haiti would face enormous problems.
Foot-dragging by international donors, however, only complicates the picture. In Haiti, it is impossible to draft reconstruction plans without knowing how much funding is likely to be available. Contractors who stand ready to clear debris and rebuild infrastructure and neighborhoods have been kept waiting for weeks and months as desultory donors shuffle paper or squabble.
Now is the time for Mr. Clinton, whose vigor was apparent on the campaign trail for Democrats in the midterm elections, to play a critical role for Haiti. He should set his sights on wealthy nations whose pledges to Haiti remain unfulfilled, and he should cajole them to meet their obligations. He should prompt the Haitian authorities, too, urging them to tackle the problems of land ownership, NIMBYism and strategic paralysis that have beset clearance and reconstruction efforts in Port-au-Prince.
It's worth bearing in mind that, bad as things are in Haiti, they could get worse. Despair and disillusionment may ossify. Political violence, particularly in the context of the approaching elections, is an ever-present concern. So far, there has been no rioting in the tent camps. But in the absence of jobs and tangible improvements to their devastated surroundings, how long will Haitians accept the unacceptable?
http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2010/11/06/AR2010110603570.html

samedi 6 novembre 2010

Léogâne sous l'eau

Publié le 06 novembre 2010 Michèle Ouimet, La Presse
(Léogâne) Le centre de Léogâne est sous l'eau. Au moins un pied d'eau recouvre les rues principales. Les gens se promènent pieds nus ou avec des bottes jusqu'aux genoux; d'autres relèvent leurs pantalons en traversant l'eau boueuse. Des motos fendent les flots, le moteur à quelques centimètres de l'eau.
Léogâne, une ville de 60 000 habitants, a beaucoup souffert lors du tremblement de terre. Selon Sophie Chavanel, porte-parole de la Croix-Rouge canadienne, 70% de la ville a alors été détruite. Léogâne était l'épicentre. Environ 25 000 personnes sont mortes, enfouies sous les décombres.
Vendredi, la ville a de nouveau été victime des soubresauts de la nature. Cette fois-ci, c'est l'ouragan Tomas qui a déversé des trombes d'eau sur la ville. Léogâne était à risque, car une rivière, la Rouyonne, la traverse.
Normalement, l'eau se jette sagement dans la mer qui longe Léogâne, mais les pluies torrentielles ont gonflé les eaux de la Rouyonne, inondant le coeur de la ville.
Léogâne est située à une trentaine de kilomètres de la capitale, Port-au-Prince. La Croix-Rouge est incapable, pour l'instant, d'évaluer l'ampleur des dégâts. Une équipe est sur place.
Hier, a précisé Mme Chavanel, les gens avaient de l'eau jusqu'aux cuisses. Aujourd'hui, l'eau s'arrête aux genoux.
Bonne nouvelle, la mer a avancé de trois à quatre mètres, mais n'a pas inondé les maisons.
De son côté, la ville de Jacmel, qui avait elle aussi été durement frappée par le tremblement de terre, est de nouveau isolée. La route qui la relie à la capitale est fermée, obstruée par un glissement de terrain. Une équipe des Nations Unies est en train de la déblayer. Jacmel devrait bientôt être de nouveau reliée au reste du monde.
http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/ouragan-tomas-en-haiti/201011/06/01-4340051-leogane-sous-leau.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_vous_suggere_4339978_article_POS2

Ouragan Tomas en Haïti: la catastrophe semble évitée

Publié le 06 novembre 2010
Anabelle Nicoud,  La Presse
L'ouragan Tomas, qui s'est abattu hier sur Haïti, a fait au moins six morts et provoqué des glissements de terrain. La tempête et les pluies ont fait craindre le pire à ce pays toujours marqué par le séisme du 12 janvier et aux prises avec sa première épidémie de choléra en un siècle. La catastrophe semble avoir été évitée, même si l'ampleur des dégâts est difficile à estimer.
Tomas est arrivé hier en Haïti. Accompagné de forts vents et de fortes précipitations, il a provoqué des glissements de terrain. Le sud-ouest du pays a reçu de fortes pluies, et des inondations ont touché la ville de Léogâne.
Au moins deux personnes sont mortes à Léogâne, ville détruite à plus de 60% par le séisme. Une personne est morte jeudi en tentant de traverser une rivière en crue, et deux autres sont portées disparues après avoir été emportées par les eaux, selon la protection civile.
Tout le pays était placé en état d'alerte. «Il peut y avoir des dégâts directs, comme des maisons qui s'effondrent, mais aussi le risque d'être isolé après un glissement de terrain. Cela peut rendre l'accès à la nourriture et aux soins très difficile et avoir un impact sur l'épidémie de choléra», craint Stefano Zannini, chef de mission de Médecins sans frontières (MSF), joint en Haïti. L'épidémie de choléra qui sévit à Haïti a provoqué au moins 442 décès depuis la mi-octobre. Le président René Préval a aussi demandé à la population de ne pas baisser la garde. «Les fortes pluies et rafales de vent de l'ouragan Tomas, provoquant de dangereux glissements de terrain et de fortes inondations, pourraient encore aggraver l'épidémie de choléra. Restez vigilants », a-t-il dit.
MSF a déplacé ses patients dans des structures solides et a aussi appelé 60 médecins en renfort. «On a fait venir du matériel additionnel et on a demandé l'autorisation à l'aéroport de Port-au-Prince d'atterrir en hélicoptère pour pouvoir rejoindre les personnes qui seraient isolées», dit-il.

Peur et désespoir
Les autorités haïtiennes doivent aussi faire face aux problèmes de logement des personnes sans abri depuis le séisme du 12 janvier. «J'ai visité Cité Soleil (le quartier le plus pauvre de la capitale, ndlr) et les gens sont dans un état de peur et de désespoir. Peur, car tout le monde craint le cyclone, et désespoir parce que c'est la troisième fois cette année qu'ils se retrouvent dans un état de précarité», constate M. Zannini.
Pierre-Richard Casimir, consul d'Haïti à Montréal, croit que les autorités font le maximum pour limiter les dégâts que pourrait causer Tomas. «Toutes nos ressources sont mobilisées, malgré la précarité des finances haïtiennes, assure-t-il. Le ministère de la Santé sensibilise la population aux règles d'hygiène. Tous les Ministères sont concernés et mobilisés.»
Mais M. Zannini craint que cette sensibilisation ne soit pas suffisante: «Il faut applaudir les efforts des autorités haïtiennes, mais le manque de ressources humaines et financières est une réalité. Ce n'est pas avec une bonne coordination seulement qu'on arrivera à une réponse efficace.»
Hier soir, Tomas se dirigeait vers les Bahamas, et les îles Turks et Caïcos. Il a déjà causé la mort de 14 personnes la semaine dernière dans l'île de Sainte-Lucie, au sud de la Martinique. À Cuba, distante de 100km d'Haïti, les intempéries perturbaient également les provinces orientales de Guantánamo, Granma et Santiago de Cuba. À Haïti, la pluie va se poursuivre aujourd'hui. On en attend jusqu'à 300mm, selon M. Casimir.
- Avec l'AFP et Reuters

vendredi 5 novembre 2010

Marines stand by off coast of storm-battered Haiti

By PAULINE JELINEK

The Associated Press
Friday, November 5, 2010; 12:21 PM
WASHINGTON -- U.S. Marines are standing by on the USS Iwo Jima off the coast of Haiti, preparing to help take relief supplies to the nation being battered by Hurricane Tomas.
Speaking by telephone from the amphibious ship, Lt. Col. Chris S. Richie says he planned to start sending helicopters Friday to assess humanitarian needs, but those flights were canceled after the storm turned into a hurricane.
Richie is head of a force that has been on a humanitarian mission in the Caribbean and Latin America since mid-July. The Iwo Jima, with 500 Marines, was pulled out of its planned humanitarian mission in nearby Suriname to sail to Haiti.
Richie said the Marines will be part of a larger effort including the United Nations and the U.S. Agency for International Development.

http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2010/11/05/AR2010110503659.html

Hurricane Tomas floods quake-shattered town

By JACOB KUSHNER, The Associated Press
Friday, November 5, 2010; 12:10 PM
LEOGANE, Haiti -- Hurricane Tomas flooded the earthquake-shattered remains of a Haitian town on Friday, forcing families who had already lost their homes in one disaster to flee another. In the country's capital, quake refugees resisted calls to abandon flimsy tarp and tent camps.
Driving winds and storm surge battered Leogane, a seaside town west of Port-au-Prince that was near the epicenter of the Jan. 12 earthquake and was 90 percent destroyed. Dozens of families in one earthquake-refuge camp carried their belongings through thigh-high water to a taxi post on high ground, waiting out the rest of the storm under blankets and a sign that read "Welcome to Leogane."
"We got flooded out and we're just waiting for the storm to pass. There's nothing we can do," said Johnny Joseph, a 20-year-old resident.
The growing hurricane with 85 mph (140 kph) winds, was battering the western tip of Haiti's southern peninsula and the cities of Jeremie and Les Cayes.
One man drowned while trying to ford a river in an SUV in the rural area of Grand-Anse, said civil protection official Pierre Andre. The hurricane had earlier killed at least 14 people in the eastern Caribbean.
The center of the storm was about 140 miles (230 kilometers) west of Port-au-Prince, draping charcoal clouds over the city. Steady rain turned the streets of the capital into flowing canals that carried garbage through the city. Farther north in Gonaives, a coastal city twice inundated by recent tropical storms, police evacuated more than 200 inmates from one prison to another.
Aid workers are concerned the storm will worsen Haiti's cholera epidemic, which has killed more than 440 people and hospitalized more than 6,700 others.
In Leogane, an earthquake camp suddenly became an island as floodwater surged around it, stranding hundreds of people in their tents.
Closer to the shore, water poured into the Leogane home of Abdul Khafid, swirling around the furniture. His family grabbed its most important items - birth certificates, a radio and a computer - and headed to their mosque to spend the night.
Haiti's civil protection department had urged people living in camps for the 1.3 million Haitians made homeless by the Jan. 12 earthquake to go to the homes of friends and family.
But many ignored the advice, fearing their few possessions might be stolen or they might even be denied permission to return when the storm is over.
Most of Haiti's post-quake homeless live under donated plastic tarps on open fields. Much is private land, where they have been constantly fighting eviction. A September report from U.N. Secretary-General Ban Ki-moon said 29 percent of 1,268 camps studied had been closed forcibly, meaning the often violent relocation of tens of thousands of people.
Late Thursday, Tomas passed to the east of Jamaica, where schools remained closed and public transportation was stalled on Friday as the island struggled with widespread flooding from a previous storm.

Patrice Edmond, a maid who caught a ride into Kingston, said buses were not operating.
"I barely got a drive to come over, but I'm a determined person," she said.
Ninety miles (150 kilometers) northwest of the storm's eye at the U.S. Navy base at Guantanamo Bay in southeastern Cuba, the military cleared away any debris that could fly off in strong winds, suspended flights, canceled school and closed the harbor to recreational craft.
Tomas was moving to the north-northeast at about 12 mph (19 kph) and tropical-storm-force winds extended as far as 140 miles (220 kilometers) from the center, according to the U.S. National Hurricane Center in Miami.
Forecasters warned of a dangerous storm surge that would generate "large and destructive waves" and raise water levels up to 3 feet (nearly 1 meter) above normal tide levels. It also predicted rainfall of 5 to 10 inches (12 to 25 centimeters) for much of Haiti and the Dominican Republic, which share the island of Hispaniola.
Port-au-Prince's airport was expected to be closed through Friday, American Airlines spokeswoman Mary Sanderson said.
Post-earthquake reconstruction has barely begun and even the building of transitional shelters - sturdier than makeshift tents, but not solid houses - has been slow. Large installments of long-term funds, including a promised $1.15 billion from the United States, have not arrived. The State Department now says it still has to prove the money won't be stolen or misused.
As rebuilding lags, the United Nations and aid groups have been giving people reasons to stay in camps, providing aid and essential services such as medicine. That continued Thursday as residents reluctant to leave were given reinforcing tarps and other materials.
"We have always said that the best way to protect people in camps is to make camps as resistant as possible to any weather," said Imogen Wall, spokeswoman for the U.N. Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. "(Evacuation) doesn't make sense ... on a practical level, on a large scale."
Residents of the nearly 8,000-person government relocation camp at Corail-Cesselesse threw bottles at aid workers trying to get them to leave their ShelterBox tents for schools, churches and an abandoned prison nearby.
"If we go away, other people are going to move in our place! We want to stay here because we don't have another place to go," said 29-year-old Roland Jean.
Camp officials finally convinced several hundred people to leave Thursday afternoon on trucks provided by U.N. peacekeepers. An AP reporter found that while the school, church and abandoned hospital chosen as shelters for them were large and undamaged, they had no water or usable toilets.

Tomas killed at least 14 people when it slammed the eastern Caribbean country of St. Lucia as a hurricane Saturday. It will cost roughly $500 million to repair flattened banana fields, destroyed houses, broken bridges and eroded beaches on the island, according to Prime Minister Stephenson King.
A hurricane warning was issued for the southeastern Bahamas and the Turks and Caicos Islands, on the storm's path once it emerges from the strait between Haiti and Cuba.
In Little Inagua Island, the owners of the island's only grocery store brought in extra supplies this week to ensure no one would be short of food or plywood.
"It was a mad rush," said Father Glover, 27, a priest at St. Philips' Anglican Church in Matthew Town, the island's only settlement. "A lot of people have been battering down the hatches and securing their homes."
The airport in Turks and Caicos closed on Friday as tourists walked outside and observed the gathering storm clouds.
"It's a shame that we can't enjoy the stuff that we came here to do, but we are still going to stay," said Shelly Schulz, 37, of New York state, who arrived four days ago with her husband and three children.
Associated Press television producer Chris Gillette in Leogane, writers Jonathan M. Katz and Evens Sanon in Port-au-Prince, Megan Reynolds in Nassau, Bahamas, Howard Campbell in Kingston, Jamaica, Vivian Tyson in Turks and Caicos Islands contributed to this report.
http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2010/11/05/AR2010110500910_3.html?hpid=artslot

Le ciel sur la tête

Publié le 05 novembre 2010 à 05h00

Mis à jour à 05h00
Agnès Gruda, La Presse
Il y a six semaines, une pluie torrentielle accompagnée de fortes bourrasques s'est abattue soudainement sur Port-au-Prince. Le déluge n'a duré que 30 petites minutes. Assez pour tuer cinq personnes, causer des blessures à des dizaines d'autres et arracher des milliers de tentes dans les camps de sinistrés de la capitale.
Si une pluie d'à peine une demi-heure a pu faire autant de dégâts, imaginez ce qui attend Haïti à l'approche d'une véritable tempête tropicale, potentiellement un ouragan, qui devait commencer à déverser ses trombes d'eau cette nuit, et continuer à s'acharner sur ce pays infortuné pendant toute la journée d'aujourd'hui.
Les organisations humanitaires poursuivaient une véritable course contre la montre, hier après-midi, alors que le ciel déjà entièrement couvert laissait tomber une pluie fine sur Port-au-Prince.
La Croix-Rouge canadienne, par exemple, achevait de monter ses derniers abris solides, conçus pour résister aux intempéries. Depuis le tremblement de terre du 12 janvier dernier, près de 2000 de ces abris ont été érigés, notamment à Léogâne, ville qui a été presque rayée de la carte par le séisme. Chacun de ces abris peut abriter une famille. Deux abris de plus, c'est deux familles de moins sous les tentes...
Des équipes de CARE-Canada parcouraient les camps de la capitale pour diffuser des informations sur les précautions à prendre pour traverser la tempête. Idéalement: trouver des amis ou de la famille capables de les accueillir dans une vraie maison, pendant quelques jours.
De son côté, OXFAM stockait de l'eau potable et quadrillait les camps pour rappeler les règles d'hygiène à prendre quand les eaux contaminées reflueront dans les rues de la ville. «Dans les camps, l'atmosphère est chargée», a constaté Julie Schindall, porte-parole de l'organisme.
D'une certaine manière, Haïti a de la chance: Tomas survient à la toute fin de la saison des cyclones. Et ça fait des mois que tous se préparent pour cette éventualité. Les ONG présentes depuis le 12 janvier ont déployé le maximum d'efforts pour minimiser les dégâts. Médecins sans frontières, par exemple, a eu le temps d'évacuer son hôpital gonflable, a pu loger tous ses patients dans ses installations à travers le pays, et est prête à accueillir les victimes de la tempête.
Mais en même temps, il faut avoir marché dans les rues de Port-au-Prince pour comprendre à quel point cette ville est vulnérable face aux rafales qui lui foncent dessus.
La capitale est bâtie sur des collines. Les égouts à ciel ouvert sont
constamment bouchés à cause des détritus. Et l'eau qui déborde descend vers le bas de la ville. De l'autre côté, il y a la mer. Et la menace d'une grande vague balayant les quartiers riverains.
«Historiquement, l'eau fait plus de dommages en Haïti que le vent», note Julie Schindall. «Ce que nous craignons le plus, ce sont les noyades», précise Marie-Ève Bertrand, de CARE.
À cette fragilité fondamentale s'ajoute une couche supplémentaire: celle du séisme du 12 janvier. Dix mois après cette catastrophe, 1,3 million de personnes vivent toujours dans des abris de fortune. En temps normal, ils auraient pu se réfugier temporairement dans des écoles ou d'autres bâtiments publics. Mais il n'y a pas de temps normal en Haïti. Ces infrastructures ont été détruites.
La situation affecte tout le monde, y compris les ONG. Plusieurs employés de la Croix-Rouge, par exemple, sont installés... dans des tentes. Des tentes solides et bien arrimées. Mais des tentes quand même.
A-t-on déjà vu une telle menace peser sur autant de gens aussi vulnérables? «Je ne dirais pas que la situation est sans précédent, mais elle est certainement très, très inhabituelle», dit Stephanie Bunker, du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU.
«Les gens ont perdu leur maison, le pays a connu le choléra, et maintenant, ils attendent que le ciel leur tombe sur la tête», se désolait Marie-Ève Bertrand.
Au moment d'écrire ces lignes, la force de frappe de Tomas restait incertaine. Haïti se préparait au pire scénario, mais pouvait encore espérer y échapper. Ne restait plus qu'à se croiser les doigts...
http://www.cyberpresse.ca/chroniqueurs/agnes-gruda/201011/04/01-4339493-le-ciel-sur-la-tete.php

Haïti: Tomas provoque des glissements de terrain

Publié le 05 novembre 2010
Clarens Renois, Agence France-Presse
Port-au-Prince
L'arrivée de l'ouragan Tomas en Haïti a provoqué vendredi des débuts de glissements de terrain dans le sud du pays, où des toitures ont été emportées, alors qu'à Port-au-Prince un camp de déplacés était inondé, ont indiqué des médias et la protection civile.
Un camp de Port-au-Prince situé près de l'ancien palais présidentiel, où vivent plusieurs milliers de déplacés après le séisme du 12 janvier, avait les pieds dans l'eau vendredi matin, a annoncé Vision 2000, une radio de Port-au-Prince.
Il n'arrête pas de pleuvoir à Port-au-Prince depuis jeudi soir, a constaté un journaliste de l'AFP. Les habitants de la capitale tentaient vendredi matin de protéger leurs maisons en fixant les tôles qui servent de toit.
À Pétion-ville, dans le nord de Port-au-Prince, les habitants coupaient vendredi matin les branches d'arbre qui pourraient s'avérer dangereuses.
Dans la nuit de jeudi à vendredi, le Centre américain des ouragans (NHC), a fait repasser Tomas de la catégorie des tempêtes tropicales à celle des ouragans, à la suite de l'accélération de ses vents.
À 3h ce matin heure de Montréal, Tomas se trouvait à 280 km à l'ouest de Port-au-Prince et à 235 km au sud de la ville cubaine de Guantanamo, selon le NHC.
Tomas, dont les vents atteignent les 130 kmh, se déplace à 15 kmh vers le nord-est. Son centre «va passer près de la partie occidentale d'Haïti ce matin (vendredi)», puis à proximité de Cuba, des Bahamas et des îles Turks et Caïcos», a ajouté le centre américain.
L'ouragan a déjà fait un mort dans le pays. Jeudi soir, le ministre de l'Intérieur, Paul-Antoine Bien-Aimé, a annoncé qu'une personne était décédée en tentant de traverser une rivière en crue dans un véhicule.
http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/ouragan-tomas-en-haiti/201011/05/01-4339674-haiti-tomas-provoque-des-glissements-de-terrain.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B4_manchettes_231_accueil_POS2

TEMPÊTE TOMAS - Les humanitaires dans "une course contre la montre"

Publié le 05/11/2010 à 13:12 Le Point.fr
HAÏTI
Source AFP
Les agences humanitaires de l'ONU sont entrées, vendredi, dans une course contre la montre avant l'arrivée de l'ouragan Tomas à Haïti où 1,3 million de personnes déplacées depuis le séisme de janvier sont menacées par une nouvelle catastrophe. "C'est la course contre la montre, il n'y a pas une minute à perdre pour être prêt pour l'arrivée de l'ouragan", a expliqué la porte-parole du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha), Elizabeth Byrs lors d'un point de presse.
"Les agences de l'ONU sont sur le pied de guerre, car elles craignent qu'au minimum un demi-million de personnes soient affectées par cet ouragan", a-t-elle ajouté à l'AFP, relevant que ce chiffre pourrait s'avérer nettement supérieur étant donné le nombre de déplacés toujours dans les camps. L'Organisation internationale des migrations (OIM) estime ainsi que les vents violents ainsi que les fortes pluies que devrait provoquer Tomas menacent les 1,3 million de personnes déplacées dans le pays depuis le séisme qui a dévasté la capitale Port-au-Prince et ses environs le 12 janvier.
La préoccupation pour ces personnes est d'autant plus forte qu'elles sont déjà exposées à une épidémie de choléra qui a fait près de 450 morts selon les autorités haïtiennes. L'Ocha comme l'Organisation mondiale de la santé s'attendent à une augmentation du taux d'infection, car les précipitations devraient augmenter le volume d'eau polluée. "Les humanitaires ont essayé de se préparer du mieux possible, mais gérer trois catastrophes ensemble, les conséquences du tremblement de terre, le choléra et maintenant l'ouragan représente un vrai défi", a insisté Mme Byrs.
http://www.lepoint.fr/monde/tempete-tomas-les-humanitaires-dans-une-course-contre-la-montre-05-11-2010-1258887_24.php

jeudi 4 novembre 2010

Le gouvernement mobilisé face à l’arrivée imminente de Tomas, vendredi férié

Sérieux risques d’inondations et de glissements de terrain dans plusieurs régions où des opérations d’évacuation ont été lancées en dépit d’incidents violents Jeudi 4 novembre 2010, Radio Kiskeya
Le gouvernement a appelé les haïtiens à la plus grande prudence et à la solidarité à l’occasion du passage de la tempête tropicale Tomas qui continuait de représenter jeudi soir une menace même si son centre s’est éloigné des côtes d’Haïti, selon un nouveau bulletin spécial du Centre national de météorologie.
Entre 250 et 500 millimètres de pluie étaient attendus sur tout le pays où l’alerte rouge, en vigueur depuis lundi, était maintenue.
"Nous ne voulons plus compter des morts", a lancé le Premier ministre Jean-Max Bellerive qui a exhorté la population à appliquer à la lettre les directives de la protection civile et décrété vendredi férié, dans une adresse à la nation retransmise en direct à la télévision alors que les risques d’inondations et de glissements de terrain étaient particulièment à craindre dans la nuit de jeudi à vendredi.
Tout en émettant le vœu que le cyclone ne touche pas Haïti "aussi violemment que le laissent croire les prévisions", le chef du gouvernement a invité les haïtiens à se montrer solidaires de leurs compatriotes en difficulté devant l’arrivée inquiétante de Tomas.
Parallèlement à l’évacuation des habitants des zones à risques et à la mise en place des secours, ceux qui sont dans l’obligation de se déplacer ne pourront le faire que grâce à l’hospitalité des autres, a martelé M. Bellerive entouré de quatre de ses ministres et de responsables de la protection civile.
Avant lui, le Président René Préval avait renouvelé les consignes de vigilance et d’extrême prudence déjà passées à la population et mis l’accent sur les dégâts que pourrait causer la tempête.
Présent sur plusieurs fronts depuis lundi dans le cadre de la consolidation du dispositif de prévention dans les régions les plus menacées, le chef de l’Etat avait du renoncer jeudi matin à se rendre dans le nord-est à bord d’un hélicoptère onusien à cause d’une météo défavorable.
Interrogé sur les violentes protestations de sinistrés du séisme de janvier, opposés à leur évacuation des centres d’hébergement vers d’autres lieux, le Premier ministre a assuré que les opérations avaient repris après que les esprits se sont calmés.
Des réfugiés du camp de Corail-Ceslesse (banlieue nord de Port-au-Prince) avaient notamment caillassé des équipes des Nations Unies et du gouvernement qui cherchaient à les déplacer pour les reloger dans des abris jugés moins exposés aux intempéries.
Le directeur du Centre national de météorologie, Ronald Semelfort, a précisé qu’outre les pluies diluviennes faisant peser sur les différents départements de sérieux risques d’inondations, des rafales de vent pouvant atteindre jusqu’à 90 km/h devraient balayer toute la côte sud.
Le météorologue n’a pas hésité à comparer Tomas à Azèle, un cyclone dévastateur qui avait sévèrement touché les villes côtières d’Haïti, en 1954.
Pour sa part, le ministre de l’intérieur, Paul Antoine Bien-Aimé, a fait état de mesures d’évacuation adoptées à Cabaret (ouest) et aux Gonaïves (Artibonite, nord), deux villes très vulnérables aux inondations où le passage en 2008 de plusieurs cyclones avait fait de nombreuses victimes.
Le ministre de la santé publique, Dr Alex Larsen, a lui mis la population en garde contre des risques d’épidémie de diarrhée en cas d’inondations au moment où une vague de choléra, vraisemblablement d’origine asiatique, a déjà causé officiellement 442 morts et plusieurs milliers d’hospitalisations.
Les ministres des travaux publics Jacques Gabriel, des finances Ronald Baudin et la directrice de la protection civile, Alta Jean-Baptiste, se trouvaient également aux côtés du Premier ministre Jean-Max Bellerive.
Rejoignant la suspension jusqu’à lundi des cours dans toutes les écoles, la décision du gouvernement de faire de vendredi un jour chômé coïncide avec des circulaires ayant annoncé la fermeture des banques commerciales et du consulat américain en raison de la détérioration des conditions météorologiques.
Nouvel acteur potentiel du gigantesque drame haïtien, le cyclone Tomas pourrait enfoncer davantage dans le désespoir les populations de plusieurs régions qui peinent encore à se relever du tremblement de terre dévastateur du 12 janvier, responsable de 300.000 morts. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7198

Las víctimas de Haití se enfrentan a la amenaza de Tomás

La tormeta podría convertirse en huracán justo al atravesar el país caribeño, que aún supera los efectos del terremoto y del brote de cólera
05/11/2010
Sigue la evolución de la tormenta Tomás en el Centro Nacional de Huracanes de Estados Unidos.
La pesadilla en Hatí no termina. Tras el brote de cólera, ahora es la tormenta tropical Tomás, con vientos máximos sostenidos de 85 kilómetros por hora, lo que amenaza al más delmillón de supervivientes del devastador terremoto de enero que les dejó vivendo en los campamentos que aún habitan.
El número de víctimas del cólera en Haití asciende a 442
El cólera se propaga en Haití "a velocidad explosiva", según la OPS
El Centro Nacional de Huracanes de Estados Unidos espera que la tormenta aterrice en Haití entre esta noche y la mañana del viernes, justo cuando pase de ser tormeta para convertirse en huracán. El portavoz del centro, Dennis Feltgen, ha declarado a BBC que los vientos -que ya se han empezado a sentir- están tomando fuerza. "Existen probabilidades de que se convierta en huracán, sobrepasando los 120 kilómetros por hora. Sin embargo, no tenemos ninguna certeza. Puede que sí, puede que no".
Algunos campamentos están siendo evacuados y las escuelas se han cerrado para utilizarse como refugios. Las autoridades locales están recomendando a los que siguen viviendo en tiendas de campaña que se muden a un refugio más seguro. Una de las principales amenazas son los desplazamientos de tierra, que podrían arrastrar los campamentos.
Otro temor es que la lluvia pueda empeorar la epidemia de cólera que ha dejado ya centenares de muertos. El miércoles funcionarios de la salud aseguraron que los casos de cólera se habían incrementado en un 40%, informa la BBC, y el número de muertos había ascendido a 442. Sólo desde el sábado han muerto 105 personas.
Peligro inminente
El aeropuerto internacional de Puerto Príncipe ya se ha cerrado y ha cancelado todas sus operaciones debido a los efectos que ya provoca la tormenta. No está previsto que reabra hasta el sábado.
En la capital, lejos de los campamentos, muchos de los haitianos que se lo pueden permitir (se estima que más del 70% de ellos vive en la pobreza) se han lanzado a los supermercados y han agotado las existencias de productos básicos como el pan, que no podía encontrarse en comercios de Petion Ville, un área residencial de gran actividad. Por eso, al no tener nada que vender, algunas panaderías echaron antes de hora el cierre, al igual que algunas oficinas que sólo trabajaron media jornada y dejaron a sus empleados marcharse a sus casas o a lugares seguros.
Toda la zona del Caribe vigila con ansiedad el rumbo que tomará la tormenta. Se esperan al menos 38 centímetros de lluvia sobre Haití y República Dominicana e incluso lluvias más intensas en Jamaica y Cuba. Las bandas exteriores del Tomás azotan ya con fuertes lluvias el suroeste de Haití y Jamaica. Cuba declaró la fase de alerta para las provincias orientales de Guantánamo, Santiago de Cuba y ocho municipios de Holguín, así como la fase informativa para las provincias Granma y Las Tunas, debido a las "características y futura trayectoria" de Tomás. En este año, durante la temporada de huracanes en el Atlántico, que comenzó el 1 junio y finaliza el 30 de noviembre, se han formado 19 tormentas.
http://www.elpais.com/articulo/internacional/victimas/Haiti/enfrentan/amenaza/Tomas/elpepuint/20101105elpepuint_1/Tes

Another obstacle stalls $1.15B in US aid for Haiti

A boy leans over an abandoned aircraft in a camp set up for
 the Jan. 12 earthquake survivors that used to be an air strip in
Port-au-Prince, Haiti, Wednesday Nov. 3, 2010. Fear and
confusion set in among more than 1 million Haitians advised
to leave earthquake homeless camps in the rubble-choked
capital as disaster officials watched the approach of
Tropical Storm Tomas. (AP Photo/Ariana Cubillos)
(Ariana Cubillos - AP)



By JONATHAN M. KATZ and MARTHA MENDOZA
The Associated Press
Thursday, November 4, 2010; 7:22 PM
PORT-AU-PRINCE, Haiti -- As if Haitians living in tents and under scraps of plastic don't have enough to grapple with as a tropical storm bears down and cholera spreads, the U.S. Congress has put up another obstacle to delivering the $1.15 billion in reconstruction money it promised back in March.
The State Department still has to prove the money won't be stolen or misused - not an easy task in a country notorious for corruption.
"Given the weak governmental institutions that existed in Haiti even before the earthquake, Congress wants to be sure we have that accountability in place before these funds are obligated," State Department spokesman P.J. Crowley told The Associated Press.
Crowley had no immediate estimate Wednesday for how long this bureaucratic step - known as a Section 1007 proceeding - will take to complete, but said it would be "very soon."
Haiti aid organizers had hoped to avoid this. While the country has a reputation for corruption, measures were put in place - including a reconstruction oversight commission co-chaired by former President Bill Clinton - to ensure such concerns would not hold up the money.
It has been nearly 10 months since Haiti's capital was leveled by an earthquake that killed at least 230,000 and left millions homeless. Seven months have also gone by since Secretary of State Hillary Rodham Clinton promised $1.15 billion in reconstruction money for Haiti meant to build homes, create jobs and improve lives.
Separately, an immediate $1.1 billion in U.S. humanitarian assistance was spent in Haiti without having to go through this proceeding. Some of it went to emergency rescue and medical care, and some to expenses like travel and support for aid workers immediately after the quake. That kind of aid continues - the USS Iwo Jima was steaming toward Haiti Thursday to provide more relief after the storm.
But without the reconstruction money, Haiti's long-term needs remain unaddressed: Temporary shelters have gone unbuilt, rubble has not been removed and some 1.3 million people remain homeless in and around the capital, unable to find or afford safe places to live. The cholera outbreak has killed more than 440 people and sickened thousands, spreading too quickly to be contained.
Now aid groups are rushing to protect the fragile tent camps where an estimated 1.3 million people live ahead of Tropical Storm Tomas, which forecasters said could regain hurricane strength by Friday and dump up to 10 inches (25 centimeters) of rain. Haitian civil protection officials advised all camp residents to find other shelter, but most have nowhere to go.
Any significant rainfall could cause widespread flooding in the severely deforested country, with the storm expected to strike nearly every part of the nation of 10 million.
"As Haiti faces another natural disaster and is still reeling from the recent cholera outbreak, this is not the time to delay assistance," Sen. John Kerry, the Massachusetts Democrat and Senate Foreign Relations Committee chairman who sponsored the aid bill, told the AP on Thursday.
In September, an AP investigation revealed that not one penny of the promised U.S. reconstruction money had arrived, due to a combination of bureaucracy, disorganization and a lack of urgency in Washington.
President Barack Obama wasn't able to sign the appropriations bill containing the money until July 29. A subsequent bill to authorize release of the funds stalled, and it took until Sept. 20 for the Obama administration to submit a spending plan in an attempt to free up the money.

Crowley told the AP "there has not been a delay," describing the 1007 notification as the final piece of a process that has kept to a schedule laid out in the aid bill.
Still, requirements like these can hold up aid money for years. Some of the millions promised by President George W. Bush to help Mexico fight drug cartels still hasn't been released because of conditions that U.S. lawmakers put on that aid.
"There is no question we should do everything we can to assist our neighbors in Haiti," Republican Sen. Tom Coburn of Oklahoma wrote in an Oct. 8 letter explaining why he objects to quick approval of the bill Kerry and Tennessee Republican Sen. Bob Corker wrote to authorize the spending. Haiti must first commit to fighting corruption, and any additional Haiti spending must come only at the expense of other State Department programs, Coburn said.
"I do not object to fulfilling our pledge to assist Haiti recover. However, I believe our charity today should not come at the expense of the next generation," Coburn wrote in the letter, addressed to Minority Leader Mitch McConnell.
"Therefore, any additional aid we provide must be paid for with cuts to lower priority programs elsewhere within the federal government's bloated $3.7 trillion annual budget."
Crowley said the Obama administration has no objection to requiring that Haiti demonstrate "a commitment to accountability by removing corrupt officials, implementing fiscal transparency and other necessary reforms of government institutions, and facilitating active public engagement in governance and oversight of public resources."
"We completely agree" that Haitians should account for how U.S. taxpayer money is spent, Crowley said. "Which is why we have worked with Haiti and the international community to make sure that ... the assistance we provide meets the genuine needs of the Haitian people, supports the plan that Haiti has developed and has the desired impact."
As Republicans and Democrats point fingers in Washington, some contractors are giving up on reconstruction projects that depended on the money.
For months after the quake, U.S. officials met with contractors to discuss how to apply for the aid money, with plans for building everything from model homes to sanitation systems that could have prevented outbreaks of waterborne diseases like cholera.
Jeff Cazeau, a Haitian-American procurement attorney in Miami, went to about a dozen of these sessions in Port-au-Prince, Washington and Miami, representing clients wanting to build housing, install solar-powered cell phone towers and put in roads.
"But then absolutely nothing happened. Absolutely nothing. The frustration level just got higher and higher and higher," he said. "At some point it became pretty evident that nothing was going to happen and I had to get back to my regular law practice."
The human costs have been severe, Cazeau said.
"Now you've got a cholera epidemic, a hurricane bearing down on the place, people are living in the roadway medians, in city parks. It's just misery after misery after misery and none of this should have come as a surprise. Everyone was saying back in January that we need to get on this."
Mendoza reported from Santa Cruz, California. Associated Press Writer Desmond O. Butler contributed from Washington.

Haïti se prépare à l'arrivée de Tomas

Publié le 04 novembre 2010
Clarens Renois, Agence France-Presse, Port-au-Prince
Haïti se préparait jeudi à affronter dans la soirée la tempête tropicale Tomas qui risque de «provoquer des inondations meurtrières et des glissements de terrain», alors que des milliers de personnes vivent toujours dans des camps de fortune depuis le séisme de janvier.
Les autorités haïtiennes ont commencé à évacuer les dizaines
de milliers de personnes vivant dans les villages de tentes érigées
 après le séisme qui a fait plus d'un million de sans-abri.
PHOTO: REUTERS
Les autorités haïtiennes, qui ont ordonné la fermeture des écoles, ont commencé à évacuer les dizaines de milliers de personnes vivant dans les villages de tentes érigées après le séisme qui a fait 250 000 morts et plus d'un million de sans-abri.
Au camp de Corail Cesselesse, le plus grand de la région de Port-au-Prince, certaines tentes ont été abandonnées, a constaté jeudi matin un journaliste de l'AFP.
Mais alors que le vent commençait à souffler avec force, jetant à terre certaines tentes, la plupart des résidents se refusaient à partir, à l'image de Jean Wilford, un jeune homme d'une vingtaine d'années. «Je veux rester ici, je suis jeune, je peux me battre contre les intempéries. Je ne vais pas abandonner mon espace de vie», expliquait-il.
Une cigarette à la main, Natacha Jean refusait aussi de quitter le camp. «Nous ne partirons pas d'ici, personne ne pourra nous déplacer, nous sommes ici depuis huit mois, nous n'abandonnerons pas notre tente», assurait-elle. «Pour aller où? J'ai un enfant, je veux rester là».
Kerline réunissait quant à elle ses maigres effets personnels, décidée à trouver refuge avec ses deux enfants chez des parents résidant dans la capitale.
Le directeur du camp, Bryant Castro, employé par l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) explique à l'AFP que «1800 personnes vont être hébergées dans un hôpital», soulignant que la priorité est donnée aux femmes enceintes, aux enfants et aux personnes âgées.
La tempête se trouvait à 11h à 475 km au sud-ouest de Port-au-Prince avec des vents soufflant à 85 km/h, selon le Centre national des ouragans (NHC). Elle progressait vers le nord à 13 km/h et selon les météorologues américains, devrait «passer au-dessus ou tout près de la Jamaïque et de Haïti cette nuit».
Tomas, qui risque de «provoquer des inondations meurtrières et des glissements de terrain» devrait se renforcer au cours des prochaines 24 à 36 heures, selon le NHC.
Le président René Préval a entrepris une tournée de sensibilisation dans plusieurs départements du pays, pour tenter de convaincre les habitants des zones à risque de les évacuer, annonçant des mesures pour venir en aide aux populations les plus exposées aux intempéries.

L'alerte rouge a été décrétée sur l'ensemble du territoire.
Le pays le plus pauvre des Amériques, qui peine à se remettre du séisme de janvier est en outre frappé par une épidémie de choléra, qui a fait au moins 442 morts.
Les mouvements de population attendus «risquent, avec les inondations potentielles et la dégradation conséquente des conditions sanitaires, d'augmenter considérablement le risque de propagation du choléra, notamment dans la capitale», a averti l'Agence française d'aide à la coopération technique et au développement (Acted) dans un communiqué.
Les États-Unis ont dépêché mardi un porte-hélicoptères devant apporter une aide humanitaire, tandis qu'à Port-au-Prince l'ONU a mis de côté des vivres pour répondre aux besoins de 1,1 million de personnes.
Tomas a déjà fait au moins 14 morts sur la petite île caribéenne de Sainte-Lucie. Une alerte à l'ouragan est en vigueur pour Haïti, le sud-est des Bahamas, les îles Turks et Caïcos et une partie de Cuba, selon le NHC.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201011/04/01-4339239-haiti-se-prepare-a-larrivee-de-tomas.php

mercredi 3 novembre 2010

Tomas : Toutes les écoles fermées en Haïti jusqu’à lundi

Une décision gouvernementale prise en conformité avec l’alerte rouge en vigueur et adoptée en prévision du passage très redouté de la tempête tropicale au cours des prochaines 24 à 48 heures Mercredi 3 novembre 2010, Radio Kiskeya
Le ministère de l’éducation nationale et de la formation professionnelle a annoncé mercredi la fermeture de toutes les écoles du pays, publiques et privées, jeudi et vendredi à l’occasion du passage quasiment certain de la tempête tropicale Tomas dont le renforcement et le changement de trajectoire éventuels laissaient planer une grande menace, particulièrement sur les régions méridionales.
Dans un communiqué signé de son directeur général, Pierre Michel Laguerre, le MENFP étend également la suspension des cours aux centres de formation professionnelle dans le souci de protéger la communautaire scolaire.
Les directeurs d’écoles sont invités à adopter les mesures nécessaires en vue de sauvegarder les matériels et archives de leurs établissements.
Le communiqué précise que le gouvernement suit de près l’évolution de la situation et envisage d’autoriser la reprise des activités scolaires si les conditions météorologiques le permettent.
En prévision de l’arrivée de Tomas, l’alerte rouge a été décrétée sur tout le territoire national et les autorités haïtiennes, conjointement avec les Nations Unies, ont entrepris de déplacer des dizaines de milliers de sinistrés du séisme installés depuis dix mois dans des camps de fortune.
Parallèlement, les habitants des zones à risques sont priés de se réfugier momentanément dans des abris aménagés par l’Etat ou chez des proches.
Au cours du long week-end de la Toussaint, le Président René Préval a effectué une tournée dans le grand sud dont les quatre départements (sud, Nippes, Grand’Anse, sud-est) sont sérieusement menacés. Le chef de l’Etat a voulu s’assurer de l’adoption de mesures préventives concernant la protection de la population civile et le prépositionnement de ressources financières et de matériels d’intervention.
En 2008, quatre ouragans et tempêtes tropicales s’étaient abattus sur Haïti avec un bilan de plus de 800 morts et des dégâts estimés à des centaines de millions de dollars. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7194

Tomas : Les Etats-Unis envoient un porte-hélicoptère en Haïti

L’USS Iwo Jima transporte de l’aide destinée à notre pays où la tempête tropicale pourrait affecter jusqu’à un demi-million d’habitants
Mercredi 3 novembre 2010, Radio Kiskeya
Le gouvernement américain a dépêché en Haïti l’USS Iwo Jima, un porte-hélicoptère transportant de l’aide humanitaire qui pourrait être utilisée au cas où le pays serait touché par la tempête tropicale Tomas, qui risque d’affecter 500.000 personnes, dix mois après le séisme destructeur de janvier.
Le navire, qui a appareillé du Surinam, dispose d’une flotte composée de chalands, de huit hélicoptères CH-46 Sea Knight et de deux hélicoptères MH-60 Night Hawk.
Selon un communiqué de la marine américaine rendu public à Washington, l’USS Iwo Jima comprend aussi un équipage de 1.600 personnes, dont des équipes médicales et des équipes d’ingénieurs pouvant aider la population après l’éventuel passage de la tempête très redouté en Haïti.
Tomas, qui recommençait à se renforcer mercredi, se déplaçait dans l’Océan Atlantique vers le nord et pourrait atteindre Haïti entre jeudi et vendredi, selon l’Organisation météorologique mondiale (OMM).
Une nouvelle catastrophe naturelle pourrait faire très mal à un pays déjà fortement destabilisé par le tremblement de terre du 12 janvier à l’origine de 300.000 morts, 300.000 blessés et 1,3 million de sans-abri. spp/Radio Kiskeya
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