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lundi 1 octobre 2007

Les responsables du CEP récusent la juridiction du Parquet /Le chef du parquet menace d’appliquer la loi contre les responsables du CEP

Le président et le trésorier du Conseil Electoral Provisoire, Max Mathurin et François Benoît, annoncent leur refus de se soumettre à une enquête du Parquet de Port-au-Prince suite aux plaintes formulées par les conseillers électoraux Patrick Fequiere et Gerson Richemé.
Messieurs Mathurin et Benoît estiment que le chef du Parquet n’a pas compétence pour enquêter sur des accusations contre des conseillers électoraux en fonction, arguant que la constitution stipule qu’ils peuvent être appelés uniquement par devant la haute cour de justice.
Lors du traditionnel point de presse hebdomadaire de l’organisme électoral, M. Mathurin a souligné que la plainte déposée par les deux conseillers dissidents était la même qui avait entraînée une enquête de la Cour Supérieure de Comptes et du Contentieux Administratif.
" Nous avions répondu à l’invitation du chef du parquet afin d’être informés des éléments nouveaux dans le dossier, mais il n’en est rien", indique M. Mathurin rappelant que les enquêtes administratives ne relève pas du Parquet.
De son coté, le trésorier et directeur général a.i. du CEP, François Benoît, a tenu a rappelé les dispositions constitutionnelles prévoyant que le sénat peut se constituer en haute cour de Justice sur plainte des deux tiers de ses membres contre le CEP.
Dans son intervention M. Benoît a tiré à boulets rouges sur le chef de l’état, sans le nommer, qui avait en début de semaine évoqué l’enquête de M. Gassant. Pour François Benoît, l’enquête s’inscrit dans le cadre d’un scénario pour empêcher le bon déroulement des élections indirectes et sénatoriales.
Il soutient que ces tractations sont des signes avant coureurs de la volonté d’instaurer une dictature dans le pays. François Benoît lance une mise en garde parce qu’il est persuadé que le chef de l’état ne veut pas organiser les élections sénatoriales de décembre 2007. " Je m’attends à ce que le chef du parquet mette l’action publique en mouvement contre nous et essaie de nous arrêter à ce moment la il aura franchi le Rubicon", ajoute t-il précisant que selon la loi électorale, les conseillers électoraux ne peuvent être appréhendés.
De plus, M. Benoît refuse de démissionner de son poste estimant que ceci pourra être interprété comme une tentative de fuir. " C’est un décret qui nous avait nommé, ils peuvent prendre un autre décret pour nous renvoyer", explique t-il.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=13077
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Le chef du parquet Claudy Gassant a menacé d’appliquer la loi à l’encontre des trois principaux responsables du Conseil Electoral Provisoire, Max Mathurin, François Benoît et Rosemond Pradel.
Cette mise en garde du commissaire du gouvernement est intervenue quelques heures après le refus de ces responsables de répondre à une invitation de M. Gassant lequel enquête sur des cas de corruption et de malversation au sein de l’organisme électoral.
Le commissaire du gouvernement de Port-au-Prince a rejeté d’un revers de main, les arguments du président et du trésorier du CEP relatives aux dispositions constitutionnelles prévues pour les conseillers électoraux. " Les dispositions évoquées concernent les membres du Conseil Electoral Permanent et non Provisoire", argue M. Gassant qui entend adresser une nouvelle invitation à Max Mathurin et François Benoît.
Les conseillers électoraux dissidents qui ont porté plainte, Gerson Richemé et Patrick Fequiere étaient présents au Parquet de Port-au-Prince, hier vendredi dans le cadre de cette affaire.
Le chef du Parquet se déclare déterminé à poursuivre son enquête parce que dit-il les désordres au sein du CEP menacent la paix sociale en raison des menaces de mort proférées par certains conseillers. " Nous prenons cette affaire au sérieux parce qu’il peut y avoir des cas de décès au CEP", souligne t-il.
Tout en refusant de commenter les allégations relatives au complot pour empêcher le déroulement des élections, M. Gassant a précisé que le conflit ouvert au sein du CEP dure depuis environ deux ans. " Il n’y a rien de politique dans cette affaire, parce que le parquet a reçu une plainte de deux conseillers, dénonçant les malversation de leur collègues", ajoute t-il.
Au cas où les conseillers électoraux persisteraient dans leur refus, nous ferons ce que la loi stipule en pareil cas indique M. Gassant qui n’a pas voulu fournir plus de détails sur les options possibles.

Préparatifs pour l’inauguration du monument à la mémoire des soldats haïtiens à Savannah

Les responsables de la Haitian American Historical Society font état de l’avancement du projet d’érection d’un monument à la mémoire des soldats haïtiens ayant participé à la guerre de l’indépendance des Etats-Unis.
Le monument sera inauguré le 8 octobre prochain à Flancklin Square à Savannah.

La coordonnatrice du projet, Natalie Wakam Cyprien, regrette que l’état haïtien n’ait pas jusqu’ici apporté un appui à la réalisation de ce projet d’envergure. " L’Etat aujourd’hui reste de marbre face à ce projet qui permettra de projeter une image positive des haïtiens", indique Mme Wakam Cyprien qui souligne que la primature et les ministères n’ont pas répondu aux demandes des responsables de la Haitian American Historical Society.

Cependant le projet a été chaleureusement accueilli par les autorités municipales de Savannah révèle Mme Wakam précisant que l’ancien président américain, Bill Clinton, a accepté d’être le porte parole du groupe. Le monument représente 6 soldats, chasseurs volontaires de Saint Domingue ayant participé à la bataille de Savannah, devenus héros de l’indépendance d’Haïti.

" André Rigaud, Chavannes Baptiste, Beauvais, Henry Christophe, Vilatte etc avaient en tant que chasseurs volontaires participé à la bataille de Savanah", explique Mme Wakam.

Selon des statistiques parmi les 1 500 soldats haïtiens ayant pris part à la bataille 600 d’entre eux avaient été tués. Le Siège de Savannah est une bataille de la Guerre d'indépendance des États-Unis d'Amérique en 1779. Une année auparavant, la ville de Savannah avait été capturée par le corps expéditionnaire britannique du Lieutenant-Colonel Archibald Campbell.

Le siège en lui-même consiste en une tentative franco-américaine de reprise de Savannah allant du 16 septembre 1779 au 18 octobre 1779.

Sanon ou l'art du sublime

Sanon François exposera ses sculptures sur bois les 6 et 7 octobre 2007 à « Artisanat en Fête » au Parc Historique de la Canne à Sucre. Ce sera l'occasion pour le public de découvrir un sculpteur confirmé qui continue, aujourd'hui encore, à apporter sa pleine et entière contribution à l'art haïtien.

Une des figures remarquables de la sculpture à Laboule, Sanon François, polit méticuleusement le bois en vue de créer une oeuvre originale et inédite par sa beauté, sa finesse, sa composition. En un mot, sa démarche artistique mêle, d'une part, l'utile à l'agréable et est, d'autre part, une quête incessante du beau.

Elevé dans sa ville natale, Sanon François est né à Jérémie le 14 octobre 1938. C'est dans la Cité des Poètes qu'il a réalisé une partie de ses études classiques. Arrivé en 3e secondaire, il abandonne l'école parce que ses parents n'avaient pas de moyens économiques pour lui permettre de terminer ses études. Il va donc s'adonner avec passion et amour à la sculpture pour gagner sa vie, prendre soin de son épouse et de ses sept enfants.


Le regard pensif et rêveur, Sanon François, c'est tout un style. Il travaille le bois d'acajou. Il traite des sujets diversifiés relatifs aux danses folkloriques et aux portraits d'hommes politiques et historiques. Il a un sens très poussé du sublime, de l'immuable et de l'idéal. Bref, il veut créer un monde beaucoup plus vrai, beaucoup plus concret et réel.
Ce sculpteur fascine le public par la magie de ses créations et de sa technique, de son savoir-faire, de son verbe. « J'ai réalisé des pièces capables d'attirer l'attention des amants de l'art. Je ne suis pas un artisan, je suis plutôt un artiste, un vrai créateur. Je pense d'abord avant de sculpter une pièce. Donc, c'est avec des idées que je crée mes pièces. Je crée pour exister, pour partager avec l'autre mes émotions et mes rêves », relate M. Sanon avec charme.
Sa vie est passionnante. Sanon François rentre à Port-au-Prince avec l'artiste Lima Germain en quête de modèles et de survie. Tout a commencé avec les premières leçons de sculpture qu'il avait apprises. Il va lier connaissance, un peu plus tard, avec Duclavil Leconte et apprendra des techniques artistiques nouvelles. Ce qui lui permettra de faire ses armes.
Au cours de sa carrière, l'artiste a eu le bonheur de rencontrer André Sabbat, artiste talentueux et visionnaire de l'époque. Il a eu l'habitude de vendre, au cours de ses débuts en sculpture, ses pièces à « La Belle Créole ». Sa rencontre avec André Sabbat avait apporté du fruit : les deux copains (André et Sanon) vont monter un atelier dans les locaux de l'ancien Red Carpet à Petion-Ville. Et Sanon François sera, bien entendu, le directeur général.
Après de longues années passées avec André Sabbat, il va créer son propre atelier à Laboule 11 (au numéro 47). L'atelier porte le nom de Sanon Studio et comporte deux grandes salles d'exposition. François Sanon recrute quatre ouvriers pour l'aider au mieux à ciseler le bois. Son fils Dady Sanon lui prête ses services dans ce studio.
Sanon François a réalisé plusieurs expositions à l'Institut Français d'Haïti (IFH) et aux Etats-Unis. Grâce à la sculpture, ce créateur a pu visiter Saint Thomas, Sainte-Croix, Jamaïque, Porto Rico et Etats-Unis. C'est avec ses clients qu'il a pu effectuer ses voyages pour se ressourcer un peu, exposer ses oeuvres. Dans cette optique, ce sculpteur a pu réaliser, de concert avec Joseph Sénat, une exposition inoubliable aux Nations unies.

Sanon François, soixante neuf ans, humaniste et confiant en lui-même, dépouillé de tout esprit d'égocentrisme, est plein d'énergie et de courage. Il a foi que si l'Etat et les organisations culturelles du pays lui apportent du soutien financier, il laissera pour les générations montantes un patrimoine artistique riche et abondant.

http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=48967&PubDate=2007-09-30

L’ex-dictateur Jean-Claude Duvalier doit être jugé s’il revient en Haïti, affirme René Préval

Le Président estime que le leader de l’ancien régime doit rendre compte des nombreux crimes de sang et détournements de fonds enregistrés sous son règne ; le chef de l’Etat se prononce, d’autre part, contre la reconstitution des Forces Armées d’Haïti
dimanche 30 septembre 2007,
Radio Kiskeya
Le Président René Préval dont le retour à Port-au-Prince est attendu lundi, a estimé que l’ancien dictateur Jean-Claude Duvalier (1971-1986) devra comparaître en justice pour l’implication de son régime dans la corruption et la violation systématique des droits humains, s’il décidait de rentrer en Haïti après 21 ans d’exil en France, selon une dépêche de l’Associated Press.
Le chef de l’Etat, qui s’exprimait vendredi dernier à New York lors d’une conférence de presse, a prévenu qu’il ne pourrait pas s’opposer à un retour de M. Duvalier, car la constitution bannit l’exil pour tous les citoyens haïtiens.
Interrogé sur un éventuel procès de l’ex-Président à vie, René Préval a répondu "sa dictature a tué des milliers de personnes et volé des millions de dollars au pays". Sur la même lancée, il a indiqué "il y a aussi la clameur publique, je pense que la justice doit la prendre en considération".
La dynastie des Duvalier aurait fait plus de 60.000 morts, des centaines de disparus et d’exilés en 29 années de règne, selon des statistiques non officielles.
Dans des déclarations faites mardi dernier peu avant son départ pour New York où il a participé à la 62e assemblée générale de l’ONU, le Président s’était montré très prudent en affirmant qu’il espérait que Jean-Claude Duvalier était sincère lorsqu’il avait "demandé pardon au peuple haïtien pour les torts physiques, moraux ou économiques causés à des tiers sous son gouvernement". Annonçant la poursuite des efforts en vue de récupérer 6,2 millions de dollars détournés et gelés dans les banques de Suisse, M. Préval avait souligné que "le pardon est une chose et la justice en est une autre".
A l’occasion du 50e anniversaire de l’accession de son père François Duvalier à la Présidence d’Haïti, le 22 septembre 1957, "Baby Doc" -qui se serait appauvri, selon certaines informations- avait appelé à la "réconciliation des frères ennemis" et à la mobilisation de ses partisans. Il avait aussi félicité, sans le nommer, le Président Préval pour son action en faveur de la démocratisation et de la stabilisation du pays.
Sur un tout autre plan, le dirigeant haïtien a affirmé devant les médias américains qu’il ne voyait aucune raison pouvant justifier le rétablissement des Forces Armées d’Haïti (FAd’H), renvoyées par Jean-Bertrand Aristide en 1995.

Ces décalarations sont survenues à la veille du 16e anniversaire, dimanche, du coup d’Etat sanglant de 1991 contre le gouvernement Aristide/Préval alors que le Président s’est engagé à créer une commission chargée de faire des propositions appropriées sur la création prochaine d’une force de sécurité publique devant combler le vide que laissera le départ des casques bleus.
Plusieurs options pourraient alors être envisagées dont la création d’une gendarmerie ou d’une nouvelle armée.
Quoique démobilisée, l’institution militaire reste reconnue par la constitution. spp/RK

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4206
Commentaires
La célébration du cinquantième anniversaire de l’ascension des Duvalier au pouvoir aura rendu service à beaucoup de gens dans la mesure ou le message de Jean Claude Duvalier aura su monopoliser les médias au détriment d’autres actualités plus brûlantes encore.
Le grand bénéficiaire de cette situation risque d’être le Sénat Haïtien avec en tête de liste son Président éclaboussé et à jamais maculé dans une histoire de trafic de stupéfiants.
Si l’enquête judiciaire invite à des réserves, les arguments de la défense ne sont pas mieux construits pour convaincre.
Il ne faudrait pas que l’on applique la loi de Machiavel qui fait appel à un scandale pour en cacher un autre.
Et en ce qui concerne le Président Preval dont la discrétion est fort appréciée, il vaut mieux qu’il agisse sur les dossiers sans faire trop de bruit pour rien.

Nephtalie ILISSE attendue à Marseille le 3 octobre


Apres un mois de mobilisation, la générosité des marseillais va rendre possible un énorme miracle. Nephtalie, cette fillette de 6 ans vivant en Haïti, porteuse d’une tumeur cérébelleuse, est attendue à Marseille le mercredi 3 octobre 2007 à 9 :20 AM par un vol de Air France.
Elle sera admise le lendemain soit le 4 octobre dans le service de Neurochirurgie Pédiatrique du Professeur Jean Claude Péragut de la Timone et sera opérée en principe le 05/10/07 par le Docteur Gabriel Lena.
Les parents de la petite remercient déjà les centaines d’anonymes qui ont répondu avec humanisme et vrai esprit de solidarité à l’appel de détresse lancé à l’endroit des hommes de bonne volonté.
Pour eux, cette aventure relève du miracle ; de quoi affermir leur foi chrétienne.
Une journaliste d’Europe 1, au cours d’une entrevue nous avait dit : « 15.000 euros c’est rien, par rapport à une vie ». Vérité de Lapalisse si on se porte dans le domaine de l’absolu. Cependant pour une famille dont le revenu est proche de 300 euros par mois, c’est carrément un obstacle infranchissable.
Maintenant la mobilisation doit se concentrer sur lez transfert d’énergie positive pour que tout se passe comme prévu.