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vendredi 8 février 2013

Haïti : la MINUSTAH enquête sur une présumée inconduite d'un policier canadien

Radio-Canada a appris que la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti mène une enquête sur une présumée inconduite d'un policier canadien qui oeuvrait au sein de la MINUSTAH. Le policier aurait quitté Haïti dimanche. Il aurait commis des gestes à l'endroit d'une prostituée qui contreviendraient à certaines règles. Le policier se serait rendu dans un endroit fréquenté par des prostituées haïtiennes. Cet endroit figure sur la liste des établissements que les membres de la MINUSTAH n'ont pas le droit de fréquenter, selon les règles d'engagement. Le policier se serait retrouvé en compagnie de quelques prostituées, puis aurait conclu une entente avec l'une d'elles. Quand les deux personnes se seraient retrouvées dans le véhicule officiel de l'ONU utilisé par le policier, une dispute aurait éclaté et le policier aurait poussé la prostituée hors du véhicule. Par la suite, la femme aurait porté plainte à la police haïtienne qui aurait contacté la MINUSTAH. La Gendarmerie royale du Canada mène de son côté une enquête interne. Le policier aurait aussi contrevenu aux règles canadiennes qui interdisent aux agents tout rapport sexuel avec des prostituées au cours de leur mission. Plus de 80 policiers canadiens sont présentement en mission en Haïti au sein de la MINUSTAH. http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2013/02/07/009-haiti-minustah-policier-canadien-enquete-prostituee-grc.shtml

mercredi 14 mars 2012

3 policiers de la MINUSTAH coupables d'agressions sexuelles

14/03/2012 06:50:00  Trois policiers pakistanais membres de la mission de l'ONU en Haïti (MINUSTAH) ont été déclarés coupables d'agressions sexuelles par une cour martiale pakistanaise réunie à Port-au-Prince, a indiqué mardi le porte-parole de l'ONU Martin Nesirky.
Les trois policiers, qui étaient en poste à Gonaïves, ont été rapatriés au Pakistan et sanctionnés par des peines de prison qu'ils purgeront dans leur pays, selon le porte-parole qui n'a pas donné le détail des peines.
Les Nations unies resteront en contact avec les autorités pakistanaises pour «examiner les détails de la procédure et ses suites», a ajouté M. Nesirky.
À la suite d'une enquête ouverte en janvier, la cour martiale avait été organisée en mars à Port-au-Prince en suivant les procédures en vigueur au Pakistan et des responsables pakistanais ont informé les autorités haïtiennes du jugement lors d'une visite les 8 et 9 mars.
L'ONU avait annoncé le 23 janvier l'ouverture d'une enquête sur deux cas d'«exploitation sexuelle» d'enfants par des policiers de la MINUSTAH, l'un à Port-au-Prince et l'autre dans la ville de Gonaïves.
afp

http://www.radiotelevisioncaraibes.com/nouvelles/haiti/3_policiers_de_la_minustah_coupables_d_agressions_sexuelles.html

dimanche 19 février 2012

Haïti : l'ONU enquête sur des allégations d'exploitation sexuelle d'enfants par ses policiers

L'Organisation des Nations unies a ouvert une enquête suite à deux nouvelles allégations d'abus et « d'exploitation sexuelle » de la part de la police de l'ONU à l'endroit d'enfants à Haïti, a annoncé un porte-parole lundi.

Selon Martin Nesirky, l'un des deux cas toucherait des policiers de l'ONU à Port-au-Prince, la capitale. Ces policiers auraient été démis de leurs fonctions pendant qu'ils font l'objet d'une enquête.
L'autre cas impliquerait au moins un membre d'une escouade policière aux Gonaïves, dans le nord du pays.
M. Nesirky n'a pas révélé la nationalité des policiers visés et n'a donné aucun autre détail.
Selon le porte-parole, les Nations unies sont choquées par ces allégations et prennent leurs responsabilités très au sérieux dans cette affaire.
M. Nesirky a confié que les responsables de la mission des Nations unies à Haïti ont fait part de ces allégations aux responsables des quartiers généraux de l'ONU à New York la semaine dernière.
Ces allégations surviennent quelques mois à peine après que six militaires uruguayens des forces de maintien de la paix de l'ONU à Haïti eurent été accusés d'avoir violé un jeune Haïtien. Cette affaire a été transférée au système judiciaire de l'Uruguay.
Bien que les pays sanctionnent les membres des forces armées membres des missions de maintien de la paix, l'ONU sévit à l'endroit de policiers, a précisé M. Nesirky.
Depuis leur création, il y a plus de 50 ans, les missions de maintien de la paix de l'ONU ont maintes fois été la cible d'allégations d'abus.
Ce dossier a notamment fait les manchettes après que les Nations unies eurent découvert, au début de 2005, que des Casques bleus au Congo avaient eu des relations sexuelles avec des femmes et des filles congolaises, habituellement en échange de nourriture ou de modestes sommes d'argent.
Le département responsable des missions de maintien de la paix de l'ONU a instauré une politique de « tolérance zéro » face aux agressions sexuelles, un nouveau code de conduite pour ses quelque 110 000 Casques bleus postés partout dans le monde, et de nouveaux cours de formation pour ses officiers et tout son personnel.
Malgré tout, des allégations d'abus sexuels continuent de circuler.
Associated Press
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2012/01/23/009-haiti-enquete-policiers-abus.shtml

mercredi 25 janvier 2012

Haïti-Minustah : Enquête sur deux cas d’abus sexuels impliquant des casques bleus

P-au-P., 24 janv. 2012 [AlterPresse] --- La mission des Nations Unies pour la stabilisation d’Haïti (Minustah) a annoncé avoir pris connaissance de deux cas d’allégations graves d’exploitation et d’abus sexuels qui auraient été commis par des éléments de son personnel de police. « Conformément à la politique de tolérance zéro de l’Organisation des Nations Unies en la matière, une enquête a immédiatement été ouverte », indique la Minustah dans un communiqué transmis à AlterPresse.
Aussitôt informé de ces allégations, le Commissaire de police de la Minustah, a relevé les suspects de leurs fonctions à titre conservatoire, ajoute le communiqué.
Cette mesure a été prise afin de prévenir tout contact de ces derniers avec la population et d’empêcher toute tentative d’ingérence dans le déroulement de l’enquête, explique la Mission.
Le quartier général de l’organisation des Nations Unies (Onu), à New York, a dépêché une équipe d’enquête en Haïti, laquelle est arrivée le samedi 21 janvier 2012 dans le pays.
« En tant que Représentant spécial du Secrétaire général en Haïti, et en ma qualité de chef de la Minustah, je tiens à réitérer mon engagement à faire respecter la politique de tolérance zéro en matière d’ ;abus commis par le personnel de la Mission », assure le chef civil de la Minustah, Mariano Fernández Amunátegui.
Par ailleurs, le ministère haïtien des affaires étrangères et des Cultes vient de demander à la Minustah d’apporter des éclaircissements à propos de la situation de soldats uruguayens accusés de viol l’année dernière sur le jeune haïtien, Johnny Jean, à Port-Salut (Sud).
Ces derniers jours, les médias de la capitale ont rapporté que les 5 soldats uruguayens concernés dans cette affaire ont été libérés par la justice de leur pays.
Par la suite, la porte-parole de la Minustah, Sylvie Van den Wildenberg, a annoncé que cette libération n’est que conditionnelle.
Au début du mois de septembre 2011, l’affaire Johnny Jean a soulevé la consternation dans la société haïtienne. Plusieurs personnalités et institutions, dont le parlement, ont exprimé leur indignation par rapport à cet acte qu’elles ont qualifié d’odieux.
D’autre part, en automne 2007, 108 soldats du bataillon sri lankais de la Minustah ont été impliqués dans des abus sexuels sur des mineures en Haïti. Ces militaires ont été rapatriés suite à un rapport d’enquête des services de contrôle internes de l’Onu.
Des organisations de femmes ont exigé en vain la publication de ce rapport et le public n’a pas été informé de la suite donnée à cette affaire au Sri Lanka. [gp apr 24/01/2012 08:00]http://www.alterpresse.org/spip.php?article12263

dimanche 4 septembre 2011

ALLEGATION DE VIOL D'UN JEUNE HAITIEN PAR DES SOLDATS URUGUEYEN


Viol allégué d'un jeune Haïtien: l'ONU enquête
THE ASSOCIATED PRESS Les Nations unies enquêtent sur des allégations selon lesquelles cinq casques bleus uruguayens déployés en Haïti auraient abusé sexuellement d'un jeune homme de 18 ans, une agression qui aurait été filmée par la caméra d'un téléphone cellulaire, a déclaré une porte-parole vendredi. 
Eliane Nabaa, porte-parole de l'ONU, a indiqué que les cinq soldats mis en cause avaient été confinés à leur caserne en attendant les conclusions de l'enquête. La mission des Nations unies en Haïti a été informée de ces allégations la semaine dernière. Si les allégations sont prouvées, les responsables devront être traduits en justice, a écrit Mme Nabaa dans un courriel. 
Elle a salué l'engagement du ministre uruguayen de la Défense en ce sens. Dans le cadre de l'enquête, les responsables tentent de déterminer l'authenticité de la vidéo, a indiqué la porte-parole. Une vidéo de 50 secondes mise en ligne sur le site de la chaîne américaine ABC affirme montrer l'incident allégué. 
La vidéo montre plusieurs hommes en train de rire pendant qu'ils retiennent un jeune homme sur un matelas. L'un des hommes est torse nu. Mais la caméra bouge sans cesse et on ne comprend pas bien ce qui se passe. 
On ne sait pas non plus comment ABC a obtenu ces images. "Nous ne connaissons pas l'origine ni l'authenticité de la vidéo, a dit Mme Nabaa. Nous enquêtons." Les Nations unies ont aussi demandé aux autorités uruguayennes de mener leur propre enquête sur cette affaire.
 
Samedi 3 Septembre 2011, 17H42
Enquête sur le viol d'un Haïtien par des Casques bleus uruguayens

PORT-AU-PRINCE - Un juge haïtien a ouvert une enquête sur le viol présumé d'un jeune homme de 18 ans par quatre soldats uruguayens de la mission de stabilisation de l'ONU déployée dans le pays, a indiqué vendredi à l'AFP le magistrat.

Nous avons recueilli les témoignages de la victime (...) et de sa mère, nous avons aussi visionné les images de la scène qui s'est déroulée dans une base des soldats uruguayens, a déclaré le juge Paul Tarte joint par téléphone.

Selon des images prises à l'aide d'un téléphone portable et diffusées sur internet, quatre soldats du bataillon de l'Uruguay, membre de la mission de l'ONU (Minustah) auraient participé au viol du jeune homme.


Selon le juge, un certificat médical émis par un médecin haïtien a révélé des blessures au niveau anal.

 Après avoir constaté les faits, nous avons transmis un dossier au commissaire du gouvernement (procureur, ndlr), a ajouté M. Tarte, qui a souligné ne pas avoir pu interroger les Casques bleus mis en cause.

 J'ai reçu le commandant du bataillon des soldats de l'Uruguay, Fernando Perez. 
Il m'a assuré que les soldats ont été placés à l'isolement et avaient été transférés à Port-au-Prince, a ajouté le magistrat.

Il a par ailleurs indiqué qu'il enquêtait également sur des cas de relations sexuelles entre des soldats et des adolescentes haïtiennes qui seraient tombées enceintes.

Si les faits sont avérés, les auteurs devront être traduits en justice, a réagi un porte-parole de l'ONU, Kieran Dwyer. Les auteurs présumés ont été placés en isolement et une aide a été apportée à la victime, a indiqué à l'AFP M. Dwyer.


Les Nations unis prônent la tolérance zéro en matière d'abus sexuels. Nous prenons ces accusations très au sérieux, a-t-il ajouté.

Créée en 2004, la Minustah était prévue sur le long terme. Son mandat a été renouvelé périodiquement par le Conseil de sécurité de l'ONU, dernièrement en octobre 2010 pour un an.

La présence de la mission, qui compte environ 12.000 hommes en uniforme, avait déjà été mise en cause fin 2010, après une épidémie de choléra que des soldats népalais étaient suspectés d'avoir importé, donnant lieu à des émeutes contre le contingent onusien.