LIONEL MARTIN, MÉTRO
Publié: 25 décembre 2010 23:30
La Perle des Antilles a vécu une année 2010 calamiteuse. Le plus pauvre des pays des Amériques a subi un séisme qui a détruit sa capitale, une épidémie de choléra et une contestation violente des résultats de l’élection présidentielle.
Port-au-Prince, épicentre d’un violent séisme de magnitude 7,3
Un tremblement de terre d’une magnitude 7,3 est survenu le 12 janvier 2010 à 16 h 53. Son épicentre est situé à 25 km de Port-au-Prince, la capitale.
Ce séisme a fait 250 000 morts, 300 000 blessés et 1,2 million de sans-abris. De très nombreux bâtiments ont été détruits dans la capitale, dont le palais national et la cathédrale Notre-Dame de Port-au-Prince. Les dons ont afflué du monde entier et les Haïtiens vivent dans d’immenses camps de toile dressés par les ONG.
La reconstruction bute sur la désorganisation de l’État et un problème structurel antérieur lié à la propriété foncière.
2 500 décès attribués au choléra
Selon le ministère haïtien de la Santé, l’épidémie de choléra a entraîné la mort de 2 591 personnes et 121 518 personnes ont été traitées pour cette infection. Les premiers cas avaient été recensés en octobre dans la région de l’Artibonite, au nord d’Haïti, avant que la maladie ne se répande ailleurs au pays.
Un camp des Casques bleus népalais de la région a été pointé du doigt comme étant à l’origine de l’épidémie. La MINUSTAH, la force de maintien de la paix de l’ONU, avait fait savoir que tous les tests effectués dans le camp étaient négatifs. L’ONU a toutefois mis sur pied un comité scientifique international pour enquêter sur l’origine de l’épidémie.
Évincé, Sweet Mickey a la rue derrière lui
Le 28 novembre, les Haïtiens ont voté pour élire un nouveau président, malgré le chaos provoqué par le séisme et le choléra. Les résultats préliminaires, le 7 décembre, classent Michel Martelly troisième, 6 500 voix derrière le candidat du pouvoir, Jude Célestin. La rue prend parti pour le célèbre chanteur, qui évoque des fraudes massives, et c’est tout le processus électoral qui est remis en cause, 12 candidats sur 18 demandant l’annulation pure et simple du scrutin.
http://www.journalmetro.com/monde/article/727699--l-an-2010-annus-horribilis-en-haiti
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
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dimanche 26 décembre 2010
vendredi 14 mai 2010
Deux humanitaires enlevés à Pétion ville
Deux travailleurs humanitaires ont été enlevés le mardi 11 mai 2010 révèle le porte parole de la Minustah, Georges Ola Davies. Les autorités policières onusiennes n'ont pas voulu fournir plus d'informations sur cet rapt enregistré à Pétion ville. La cellule contre enlèvement de la Direction Centrale de la Police Judiciaire a déjà lancé une enquête sur ce dossier. Les cas de kidnapping avait considérablement diminué à la fin de l'année 2009.
Les spécialistes en sécurité publique et les autorités policières estiment que les cas d'enlèvement enregistrés après le séisme sont liés à une tentative des évadés de reconstituer des gangs.
Des autorités policières haïtiennes et onusiennes ont promis d'intensifier les efforts en vue de capturer plus de 4 000 évadés.
567 fugitifs ont été appréhendés depuis le 12 janvier avait indiqué en début de semaine le porte parole de la PNH, Frantz Lerebours. D'autres fugitifs moins chanceux ont été lynchés par la population. Deux cas de lynchage ont été enregistrés à Cité Soleil et Paloma ( Carrefour ).
Les récents cas d'enlèvement d'étrangers ont été enregistrés dans la commune de Pétion ville, où les activités commerciales se sont intensifiées après le séisme.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17715
Les spécialistes en sécurité publique et les autorités policières estiment que les cas d'enlèvement enregistrés après le séisme sont liés à une tentative des évadés de reconstituer des gangs.
Des autorités policières haïtiennes et onusiennes ont promis d'intensifier les efforts en vue de capturer plus de 4 000 évadés.
567 fugitifs ont été appréhendés depuis le 12 janvier avait indiqué en début de semaine le porte parole de la PNH, Frantz Lerebours. D'autres fugitifs moins chanceux ont été lynchés par la population. Deux cas de lynchage ont été enregistrés à Cité Soleil et Paloma ( Carrefour ).
Les récents cas d'enlèvement d'étrangers ont été enregistrés dans la commune de Pétion ville, où les activités commerciales se sont intensifiées après le séisme.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17715
lundi 22 mars 2010
Les autorités veulent empêcher une résurgence de l'insécurité
La consolidation du climat sécuritaire représente l'une des préoccupations des autorités haïtiennes qui doivent gérer en priorité l'effort humanitaire.
L'expert en sécurité Reginald Delva a attiré l'attention des autorités et de la population sur cette nouvelle tentative des bandits de refaire surface. Il révèle que 60 cas de décès par armes à feu ont été enregistrés ces deux dernières semaines à l'hôpital de l'Université d'Etat d'Haïti.
La semaine dernière, 3 policiers figuraient sur la liste des personnes assassinées par les criminels. Entre temps les forces de l'ordre ont intensifié leurs opérations en vue de capturer les évadés du Pénitencier National. Jeudi dernier, 5 évadés ont été interpellés par les policiers du commissariat de Delmas. Ce nouveau coup de filet porte à 90 le nombre d'évadés capturés dans la région métropolitaine au cours du mois de mars.
Préoccupé, le chef de la police Mario Andrésol a réalisé vendredi dernier une visite d'évaluation au centre commercial de Port-au-Prince. Plusieurs cas de braquage et de cambriolage ont été rapportés ces dernières semaines dans cette zone où les bandits ont imposé leur loi depuis le séisme.
M. Andrésol entend mettre en place un nouveau dispositif dans ce secteur. Les commerçants avaient, depuis plusieurs semaines, lancé des SOS aux autorités policières. M. Andrésol refuse de se lamenter sur l'insuffisance des ressources mais promet de traquer les évadés du 12 janvier.
M. Andrésol et M. Delva font remarquer que certains criminels sont prêts à tout pour éviter une nouvelle incarcération. Les bandits condamnés à la réclusion a perpétuité sont très dangereux explique M. Delva.
Le chef de la police prévient que des cas d'affrontement entre les forces de l'ordre et les criminels sont inévitables.
LLM
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17289
L'expert en sécurité Reginald Delva a attiré l'attention des autorités et de la population sur cette nouvelle tentative des bandits de refaire surface. Il révèle que 60 cas de décès par armes à feu ont été enregistrés ces deux dernières semaines à l'hôpital de l'Université d'Etat d'Haïti.
La semaine dernière, 3 policiers figuraient sur la liste des personnes assassinées par les criminels. Entre temps les forces de l'ordre ont intensifié leurs opérations en vue de capturer les évadés du Pénitencier National. Jeudi dernier, 5 évadés ont été interpellés par les policiers du commissariat de Delmas. Ce nouveau coup de filet porte à 90 le nombre d'évadés capturés dans la région métropolitaine au cours du mois de mars.
Préoccupé, le chef de la police Mario Andrésol a réalisé vendredi dernier une visite d'évaluation au centre commercial de Port-au-Prince. Plusieurs cas de braquage et de cambriolage ont été rapportés ces dernières semaines dans cette zone où les bandits ont imposé leur loi depuis le séisme.
M. Andrésol entend mettre en place un nouveau dispositif dans ce secteur. Les commerçants avaient, depuis plusieurs semaines, lancé des SOS aux autorités policières. M. Andrésol refuse de se lamenter sur l'insuffisance des ressources mais promet de traquer les évadés du 12 janvier.
M. Andrésol et M. Delva font remarquer que certains criminels sont prêts à tout pour éviter une nouvelle incarcération. Les bandits condamnés à la réclusion a perpétuité sont très dangereux explique M. Delva.
Le chef de la police prévient que des cas d'affrontement entre les forces de l'ordre et les criminels sont inévitables.
LLM
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17289
dimanche 21 mars 2010
Haïti: Chaque jour, 150 patrouilles de police sont effectuées dans les camps
S'agissant des abris, OCHA a indiqué que plus des trois quarts des 1,2 millions de personnes ayant besoin d'abris d'urgence ont reçu du matériel. L'Office a ajouté que la réinstallation des personnes doit être accélérée, à l'approche de la saison des pluies.
Concernant la sécurité dans les camps, OCHA a précisé qu'il appelle la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) et la Police nationale d'Haïti à améliorer la protection des personnes. Chaque jour, environ 150 patrouilles sont effectuées dans les camps par la Police des Nations Unies (UNPOL) et la Police nationale d'Haïti (PNH).
Un projet pilote est actuellement en cours dans le camp de Pétion-Ville où des policières de l'UNPOL et de la PNH travaillent spécifiquement sur les violences faites aux femmes.
Pendant ce temps, le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) est en train d'assembler et de distribuer 17 000 lampes de poche aux femmes. Le Fonds distribuera aussi 300 tentes pour créer dans les camps des «espaces sécurités pour les femmes».
Par ailleurs, cette semaine, Margareta Wahlstrôm, Représentante spéciale du Secrétaire général pour la réduction des risques des catastrophes, est arrivée en Haïti. Elle se rendra auprès des communautés affectées à Port-au-Prince, à Jacmel et à Fondwa et tiendra des réunions avec des hauts responsables du Gouvernement.
N/ Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17280
Haïti-Séisme : La police nationale affirme sa détermination à faire front aux actes de banditisme
Vendredi 19 mars 2010, par Ronald Colbert P-au-P, 19 mars 2010 [AlterPresse] --- Malgré l’assassinat de 3 policiers en l’espace de 24 heures, la police nationale d’Haïti (Pnh) reste déterminée à combattre les actes de banditisme, lesquels tenderaient à augmenter dans la zone métropolitaine de la capitale, 2 mois après le tremblement de terre du 12 janvier 2010.
“Il est prématuré d’avancer une tendance à une augmentation d’actes criminels à Port-au-Prince, quand nous référons à la situation qui prévalait entre les années 2003 et 2005”, affirme l’agent IV Gary Desrosiers, porte-parole adjoint de la Pnh dans une interview accordée à l’agence en ligne AlterPresse.
Interrogé sur un bilan des cas d’agression enregistrés par l’institution policière depuis 2 mois, Desrosiers n’avance pas de chiffres, se contentant d’indiquer que les cas de meurtres ne sont pas nombreux après le tremblement de terre.
Il s’inscrit en faux contre la dénonciation des organismes haïtiens de défense de droits humains, faisant état de l’absence de patrouilles fixes et mobiles aux abords des camps de sans abris et d’espaces à forte concentration de personnes déplacées.
La configuration géographique de divers quartiers, comme la Saline (près du bord de mer de la capitale, où ont été abattus, le 16 mars 2010, 2 policiers en civil), - qui comprend divers corridors et chemins sinueux, ainsi que les conséquences du tremblement de terre – avec beaucoup de policiers décédés et portés disparus sous les décombres – sont autant de facteurs, susceptibles d’avoir des incidences sur le mode de déploiement de la police nationale.
Ces dernières semaines, la population de la zone métropolitaine de la capitale relate plusieurs cas d’actes de banditisme et d’agression, notamment aux abords des banques commerciales.
Parmi les récents cas signalés, le lundi 15 mars 2010, Mme Hyacinthe Boursiquot, directrice adjointe des ressources matérielles à l’Université d’État d’Haïti (Ueh), a été mortellement attaquée par des bandits armés, alors qu’elle venait d’effectuer une transaction dans une banque située non loin de son lieu de travail, rapporte la station privée Radio Kiskeya.
A date, aucune information n’est disponible sur une enquête (en cours ou non) autour de l’assassinat, le mardi 12 janvier 2010, du professeur Anil Louis Juste, quelques heures avant le tragique tremblement de terre.
Cependant, dans l’ambiance apparemment d’insécurité qui plane sur la capitale, le porte-parole de la Pnh admet une “relation de cause à effet”, avec plus de 5 mille fugitifs (évadés de prison) qui circulent depuis 2 mois et guettent la moindre occasion pour renouveler les forfaits, pour lesquels ils étaient emprisonnés.
Dans divers actes enregistrés, des riverains signalent la main d’évadés du 12 janvier, munis d’armes à feu et perpétrant divers forfaits.
Une enquête est en cours, à la direction de l’administration pénitentiaire nationale (Apena), à la direction centrale de la police judiciaire (Dcpj) et à l’inspection générale de la Pnh pour déterminer et punir les coupables de l’évasion de plus 5 mille détenus de la prison civile de la capitale et d’autres prisons du pays.
Aucun mur n’a été détruit pendant le séisme, à l’intérieur de la prison civile de Port-au-Prince, suivant le constat dressé par l’Apena, rapporte Garry Desrosiers.
Vraisemblablement, l’assassinat du mercredi 16 mars de 2 policiers nationaux, Adam Richardson et Enzo Edouard (l’un affecté au commissariat de Delmas – municipalité au nord-est de la capitale- et l’autre dans le département géographique des Nippes – au sud-ouest de la capitale- ) serait “un acte criminel” perpétré au quartier populaire dénommé “la Saline”, près du bord de mer de la capitale.
Sur l’assassinat des 2 policiers, le 16 mars 2010, la police nationale se trouve sur une bonne piste, en dépit d’aucune arrestation ni d’interpellation effectuées, annonce Garry Desrosiers.
Les deux policiers tués se trouvaient, sans uniformes pendant plusieurs heures, à bord d’un véhicule Toyota Corolla, à environ 200 mètres du wharf international de Port-au-Prince.
Par ailleurs, un autre policier national, Moïse François, a été abattu, dans l’après-midi du mercredi 17 mars 2010, de 6 balles d’un évadé du nom de “Shama ainsi connu” qui, après avoir été maîtrisé dans la zone de Croix des Bouquets (à environ 30 kilomètres au nord-est de Port-au-Prince), s’est emparé de l’arme d’un policier avant de tirer sur un autre.
Par la suite, dans des échanges de tirs avec la police nationale, l’évadé “Shama” a été tué.
Ce qui s’est passé à Croix des Bouquets , à propos du policier abattu le 17 mars, attesterait d’une “certaine négligence”, puisque, à partir des informations disponibles, une patrouille policière s’était détachée pour débusquer l’évadé qu’elle a pu appréhender et maîtriser, avant que “Chama” ait pu utiliser l’arme d’un des policiers, rapporte Gary Desrosiers.
Evoquant une relation “dynamique” entre tous les acteurs dans la société, le porte-parole adjoint de la police nationale d’Haïti convie “tous les secteurs à conjuguer leurs efforts” pour améliorer constamment la situation sécuritaire.
La population nationale peut communiquer, à la Pnh, les informations dont elle dispose en composant les numéros de téléphone (509) 3838 1111, 3839 1111 et 122,
Quant à la justice, qui coiffe la Pnh, elle devra assurer le suivi nécessaire aux démarches institutionnelles réglementaires, telles les interpellations et arrestations effectuées par la police nationale, souhaite Gary Desrosiers. [rc apr 19/03/2010 09:30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article9360
“Il est prématuré d’avancer une tendance à une augmentation d’actes criminels à Port-au-Prince, quand nous référons à la situation qui prévalait entre les années 2003 et 2005”, affirme l’agent IV Gary Desrosiers, porte-parole adjoint de la Pnh dans une interview accordée à l’agence en ligne AlterPresse.
Interrogé sur un bilan des cas d’agression enregistrés par l’institution policière depuis 2 mois, Desrosiers n’avance pas de chiffres, se contentant d’indiquer que les cas de meurtres ne sont pas nombreux après le tremblement de terre.
Il s’inscrit en faux contre la dénonciation des organismes haïtiens de défense de droits humains, faisant état de l’absence de patrouilles fixes et mobiles aux abords des camps de sans abris et d’espaces à forte concentration de personnes déplacées.
La configuration géographique de divers quartiers, comme la Saline (près du bord de mer de la capitale, où ont été abattus, le 16 mars 2010, 2 policiers en civil), - qui comprend divers corridors et chemins sinueux, ainsi que les conséquences du tremblement de terre – avec beaucoup de policiers décédés et portés disparus sous les décombres – sont autant de facteurs, susceptibles d’avoir des incidences sur le mode de déploiement de la police nationale.
Ces dernières semaines, la population de la zone métropolitaine de la capitale relate plusieurs cas d’actes de banditisme et d’agression, notamment aux abords des banques commerciales.
Parmi les récents cas signalés, le lundi 15 mars 2010, Mme Hyacinthe Boursiquot, directrice adjointe des ressources matérielles à l’Université d’État d’Haïti (Ueh), a été mortellement attaquée par des bandits armés, alors qu’elle venait d’effectuer une transaction dans une banque située non loin de son lieu de travail, rapporte la station privée Radio Kiskeya.
A date, aucune information n’est disponible sur une enquête (en cours ou non) autour de l’assassinat, le mardi 12 janvier 2010, du professeur Anil Louis Juste, quelques heures avant le tragique tremblement de terre.
Cependant, dans l’ambiance apparemment d’insécurité qui plane sur la capitale, le porte-parole de la Pnh admet une “relation de cause à effet”, avec plus de 5 mille fugitifs (évadés de prison) qui circulent depuis 2 mois et guettent la moindre occasion pour renouveler les forfaits, pour lesquels ils étaient emprisonnés.
Dans divers actes enregistrés, des riverains signalent la main d’évadés du 12 janvier, munis d’armes à feu et perpétrant divers forfaits.
Une enquête est en cours, à la direction de l’administration pénitentiaire nationale (Apena), à la direction centrale de la police judiciaire (Dcpj) et à l’inspection générale de la Pnh pour déterminer et punir les coupables de l’évasion de plus 5 mille détenus de la prison civile de la capitale et d’autres prisons du pays.
Aucun mur n’a été détruit pendant le séisme, à l’intérieur de la prison civile de Port-au-Prince, suivant le constat dressé par l’Apena, rapporte Garry Desrosiers.
Vraisemblablement, l’assassinat du mercredi 16 mars de 2 policiers nationaux, Adam Richardson et Enzo Edouard (l’un affecté au commissariat de Delmas – municipalité au nord-est de la capitale- et l’autre dans le département géographique des Nippes – au sud-ouest de la capitale- ) serait “un acte criminel” perpétré au quartier populaire dénommé “la Saline”, près du bord de mer de la capitale.
Sur l’assassinat des 2 policiers, le 16 mars 2010, la police nationale se trouve sur une bonne piste, en dépit d’aucune arrestation ni d’interpellation effectuées, annonce Garry Desrosiers.
Les deux policiers tués se trouvaient, sans uniformes pendant plusieurs heures, à bord d’un véhicule Toyota Corolla, à environ 200 mètres du wharf international de Port-au-Prince.
Par ailleurs, un autre policier national, Moïse François, a été abattu, dans l’après-midi du mercredi 17 mars 2010, de 6 balles d’un évadé du nom de “Shama ainsi connu” qui, après avoir été maîtrisé dans la zone de Croix des Bouquets (à environ 30 kilomètres au nord-est de Port-au-Prince), s’est emparé de l’arme d’un policier avant de tirer sur un autre.
Par la suite, dans des échanges de tirs avec la police nationale, l’évadé “Shama” a été tué.
Ce qui s’est passé à Croix des Bouquets , à propos du policier abattu le 17 mars, attesterait d’une “certaine négligence”, puisque, à partir des informations disponibles, une patrouille policière s’était détachée pour débusquer l’évadé qu’elle a pu appréhender et maîtriser, avant que “Chama” ait pu utiliser l’arme d’un des policiers, rapporte Gary Desrosiers.
Evoquant une relation “dynamique” entre tous les acteurs dans la société, le porte-parole adjoint de la police nationale d’Haïti convie “tous les secteurs à conjuguer leurs efforts” pour améliorer constamment la situation sécuritaire.
La population nationale peut communiquer, à la Pnh, les informations dont elle dispose en composant les numéros de téléphone (509) 3838 1111, 3839 1111 et 122,
Quant à la justice, qui coiffe la Pnh, elle devra assurer le suivi nécessaire aux démarches institutionnelles réglementaires, telles les interpellations et arrestations effectuées par la police nationale, souhaite Gary Desrosiers. [rc apr 19/03/2010 09:30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article9360
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