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dimanche 29 janvier 2012

Sénégal: l'opposition lance "la résistance" contre le président Wade

L'opposition a lancé samedi "la résistance" contre le président sénégalais Abdoulaye Wade, 85 ans, malgré la validation de sa candidature à la présidentielle de février par le Conseil constitutionnel qui a provoqué de graves violences dans plusieurs villes du Sénégal. AFP
Les tenants de cette "résistance", dont les modalités restent à préciser, s'opposent d'ores et déjà à une vague d'arrestations de responsables et partisans du Mouvement du 23 juin (M23), qui regroupe partis d'opposition et organisations de la société civile à la pointe du combat contre la candidature de Wade.
"Nous nous organisons pour faire face par une résistance contre l'oppression, et nous avons lancé un mot d'ordre à l'ensemble des Sénégalais de se tenir prêts à (y) faire face", a déclaré à la presse Macky Sall, un des dirigeants du M23, candidat à la présidentielle, à l'issue d'une réunion avec d'autres leaders du mouvement.
Il faut "tout mettre en oeuvre pour que Wade retire sa candidature, parce qu'il n'est pas question qu'il prenne part" au scrutin présidentiel du 26 février, a-t-il ajouté. "C'est tout à la fois les marches, les sit-in, la résistance", mais "pas la violence".
Dans un communiqué, le mouvement "Y'en a Marre", formé de jeunes, a aussi annoncé s'organiser pour manifester. Il a appelé à "faire face à cette forfaiture jusqu'à ce que le droit soit rétabli, et que la candidature d'Abdoulaye Wade soit invalidée".
Selon le M23, des "dizaines" de ses militants et responsables ont été arrêtés samedi dans tout le pays, dont son coordonnateur, Alioune Tine, célèbre défenseur des droits de l'Homme en Afrique, qui se trouvait samedi soir dans des locaux de la police à Dakar. Il a été arrêté sans mandat d'amener et était interrogé "depuis 17H30 (locales et GMT)", a indiqué dans un communiqué la Rencontre africaine pour la défense des droits de l'Homme (Raddho, ONG) qu'il préside.
Le chanteur Youssou Ndour, dont la candidature a été rejetée par le Conseil constitutionnel, a été "malmené" par des policiers alors qu'il se rendait à la police pour soutenir Alioune Tine, selon un de ses porte-parole, Doudou Sarr.

"Menaces"
Devant la presse, Ndour a lui-même fait état samedi à Dakar de "menaces" contre sa personne physique, sans fournir de détails. Il a toutefois mis en garde: "Je n'ai jamais appelé à la violence, mais je vous dis, je ne contrôle plus mes militants".
L'annonce, vendredi soir, de la validation de la candidature contestée de Wade avait été suivie de protestations marquées par des violences dans plusieurs quartiers de Dakar mais aussi dans des villes de provinces. Un policier a été tué lors des troubles - "d'un jet de brique", selon le gouvernement, qui a annoncé avoir ouvert une enquête sur ce "crime odieux".
Samedi, le calme était revenu à Dakar, où des forces de l'ordre demeuraient cependant déployées sur des artères et axes stratégiques.
La décision du Conseil constitutionnel était attendue avec anxiété et les violences prévisibles de la part de Sénégalais, en particulier les jeunes, déçus par les douze ans de règne du président Wade: ils restent confrontés au chômage, à la vie chère, aux pénuries, aux coupures d'eau et d'électricité.
Outre celle de Wade, le Conseil a validé 13 autres candidatures (sur 17 présentées) dont celles de deux femmes. Parmi elles, la couturière Diouma Diakhaté, ayant comme clientes certaines Premières dames d'Afrique.
Les candidats avaient jusqu'à samedi soir pour déposer des recours auprès du Conseil. Huit opposants l'ont fait contre Wade qui a, lui, saisi le Conseil contre certains d'entre eux. Ndour a déposé une requête séparée contre le rejet de sa candidature.
La France a affirmé attendre "que le Conseil constitutionnel statue de manière claire et impartiale sur les réclamations" émises par les candidats exclus de la présidentielle.
Elu en 2000, réélu en 2007 pour cinq ans après une révision constitutionnelle de 2001 instituant un quinquennat renouvelable une fois, Abdoulaye Wade se représente pour sept ans après le rétablissement du septennat en 2008, à la suite d'une nouvelle révision constitutionnelle. Ses opposants jugent sa candidature anti-constitutionnelle.
http://news.fr.msn.com/m6-actualite/s%c3%a9n%c3%a9gal-lopposition-lance-la-r%c3%a9sistance-contre-le-pr%c3%a9sident-wade-11
Commentaires:
Qu'y a-t-il de commun entre Haïti et le Sénégal.? Entre haïtiens et sénégalais? Entre politiciens haïtiens et politiciens sénégalais?

lundi 15 novembre 2010

Abdoulaye Wade, un Président trop grand pour un pays trop petit.

15/11/2010 à 11h07 Abdoulaye Wade est un grand président qui aurait mérité d'être président d'un grand pays, riche si possible, un pays qui lui aurait permis de pleinement mettre en valeur ses hautes qualités humaines, morales, et visionnaires de grand Chef d'Etat.
Mais Abdoulaye Wade n'a pas de chance, il est le président d'un pays qui peine, d'un pays qui souffre au quotidien de la misère, d'un pays où les instituteurs attendent pour certains encore leur salaire et se mettent en grève, où des milliers d'enfants mendient chaque jour dans les rues de la capitale, où les soins sont hors de portée de beaucoup.

Un pays pauvre.
C'est vraiment trop injuste.
Alors Abdoulaye Wade oublie quel pays il est supposé diriger et se rêve en grand Président;
Un grand Président qui promet des millions et des terres aux Haïtiens, qui promet aussi, un jour, d'offrir à toute l'Afrique l'électricité gratuite, alors même que dans son propre pays, les coupures sont quotidiennes et les jours sans parfois plus fréquents que les jours avec.
Un grand Président, qui méritait donc une Grande statue, érigée sur la corniche de Dakar, la statue de la Renaissance Africaine, symbole "d'une Afrique sortant des entrailles de la terre, quittant l'obscurantisme pour se diriger vers la lumière".
Autant dire que les sénégalais, plongés dans le noir, ont apprécié l'ironie des déclarations.
Une statue érigée contre un paiement en nature, composé de terrains bien situés donnés à la Corée du Nord, grande démocratie qui fera bien ce qu'elle voudra de ces terres sénégalaises.
Un grand Président qui fait de son fils son héritier, lui offrant postes prestigieux et nombreux ministères, et mettant ainsi en place une véritable dynastie.
Un grand Président qui aime s'impliquer dans les affaires internationales, que ce soit des prises d'otages français, ou les élections présidentielles de Côte d'Ivoire.
Et enfin, un grand Président qui voyage beaucoup, qui est souvent en dehors de son propre pays, pays sans doute trop petit pour ses grandes ambitions et ses grands rêves de grand Président.
Alors aujourd'hui, Abdoulaye Wade, le grand Président vient de dépenser 32 millions d'euros, sans rien demander à personne et surtout pas à son peuple, pour racheter l'ancien avion de Nicolas Sarkozy et 27 millions d'euros supplémentaires pour le remettre à son goût (18 milliards de FCFA).
Pourtant, un avion, il en avait déjà un, pour lequel il avait déjà dépensé des 17 milliards de FCFA pour sa réfection, effectuée par "un ami".
Seulement, l'ancien avion, tout comme son pays étaient sans doute trop petit pour un aussi grand Président, et malgré l'urgence d'autres dépenses à faire, malgré les banlieues de Dakar toujours inondées, malgré les délestages, malgré le non accès au soin ou à l'éducation, malgré les retards de salaires, malgré tout, Wade a donc acheté son nouveau joujou.
Dépenses non prévues dans le budget de l'année, mais le Président le vaut bien.
Décidément, la folie des grandeurs chez les dirigeants de ce monde est la chose la mieux partagée.
http://www.lepost.fr/article/2010/11/15/2305010_abdoulaye-wade-un-president-trop-grand-pour-un-pays-trop-petit.html
Commentaires:
J'avais la même impression sur cet excès de volonté de grandeur de la part du président sénégalais mais à l'époque il était question de l'accueil de 163 étudiants haïtiens. Donc je ne pouvais pas comme on dit cracher dans la soupe.
Lors de mes recherches pour savoir ce qui se passait en Haïti, j'avais lu un article ou le président voulait établir et configurer une sorte de calendrier de la "RENAISSANCE" se basant sur le fait que les Révolutionnaires français avaient eux aussi un calendrier.
J'avais trouvé cette idée farfelue et démodée. Dans un monde ou l'on parle de crise financière traînant dans son sillage des nations entières réputées solides vers les fanges de la misère, j'avais du mal à comprendre ce comportement qui rappelle les vélléités du Chavisme au Venezuela.

jeudi 14 octobre 2010

163 ETUDIANTS DEBARQUENT A DAKAR...Que la paix soit avec vous !

Les étudiants en provenance d’Haïti sont arrivés hier, mercredi 13 octobre, à l’aéroport Léopold Senghor de Dakar. Ces 162 jeunes haïtiens vont poursuivre leurs études dans les différentes universités sénégalaises à l’aide d’une bourse mise à leurs dispositions par le gouvernement sénégalais.Après l’accueil par les autorités, c’était autour du Chef de l’Etat Abdoulaye Wade de les convier autour du monument de la Renaissance africaine en compagnie de son homologue guinéen, le président Bécaye Malang Sahna.
Attendus à 15 heures, c’est finalement à 17h et 20 minutes que l’avion en provenance de Port- au-Prince s’est immobilisé sur le tarmac de l’aéroport international Léopold Sédar Senghor. A bord de cet avion se trouvaient les 162 jeunes haïtiens, venus poursuivre leurs études au Sénégal.
Ce déplacement fait suite à l’appel du président de la république Me Abdoulaye Wade au lendemain du violent séisme qui s’est abattu sur leur pays. Ces étudiants, dont la majorité a perdu ses parents vont bénéficier de bourses offertes par le gouvernement sénégalais.
Après les formalités administratives, la caravane s’ébranle pour le monument de la Renaissance. Africaine où les attendait une forte mobilisation.Cinq minutes après, c’était la venue du Président de la république Abdoulaye Wade accompagné de son homologue bissau- guinéen, Malang Bécaye Sanha.

Les larmes de Jacqueline Lemoine
Le discours émotif de la Sénégalaise d’origine haïtienne, Jacqueline Lemoine a fait vibrer toute l’assistance de la place du monument de la Renaissance. Une occasion pour elle de retracer son histoire avec le peuple sénégalais qui l’a accueilli et adopté. Un peuple auquel elle s’identifie de par son sens du partage, de la solidarité et de la « téranga ».Cette artiste qui se veut comme l’illustration parfaite des relations étroites, toujours entretenues par son pays d’origine et son pays d’accueil. Ce qui lui a permis d’entonner à la fois les hymnes nationaux de ses amours (Sénégal et Haïti) mais aussi de terminer par des larmes qui n’ont pas laissé indifférente l’assistance.
Les membres du gouvernement dont Moustapha Mamba Guirassy, Serigne Bousso Lèye, Ndéye Khady Diop ont tenu également à marquer leur présence à la descente d’avions des jeunes étudiants haïtiens et saluer ce geste historique.Tout comme le coordonnateur du festival mondial des arts nègres Alioune Badara Bèye, le directeur du patrimoine bâti de l’Etat Pape Alioune Sarr et le secrétaire général du mouvement national des étudiants libéraux, Toussaint Manga.
« Ce geste est à saluer et à magnifier. Et j’invite tout le monde à venir partager cet élan de solidarité. Nous ne sommes pas une super puissance, nous voulons seulement montrer que nous savons partager et que nous appartenons à une société. Autrement dit nous sommes humains et revendiquons une conscience humaine que l’humanité doit aujourd’hui partager », déclare Moustapha Guirassy, ministre de la Communication.
Les communicateurs traditionnels n’ont pas été en reste et se sont fortement mobilisé à l’image de Abdoulaye Mbaye « Pékh », Mamadou Mbaye Garmi, Lamine Thiam Dogo, Aziz Mbaye, Khadim Samb et Bécaye Mbaye, El hadj Mansour Mbaye qui se sont signalés.
Les délégations venues de l’Université de Thiès, les jeunes responsables libéraux et quelques dignitaires Lébou ont tenu à souhaiter la bienvenue aux Etudiants. Des banderoles et affiches à l’effigie du président de la république sur lesquels on pouvait lire « Merci au président Wade, le panafricaniste », « bienvenue à nos frères « haïtiens » ont également accompagné le passage des hôtes du Sénégal.Le tout dans une animation assurée d’une part par les femmes lébous, vêtues de boubous traditionnels aux couleurs du parti démocratique sénégalais et d’autre part par un groupe d’artistes venus du centre Blaise Senghor, dénommé « Bakalam ». Sans compter le dispositif sécuritaire mis en place un détachement de la gendarmerie.
http://www.sudonline.sn/spip.php?article4227

Après le Monument de la renaissance africaine : Me Wade veut un ‘calendrier africain’ qui aura comme ‘jour de l’an le 03 avril’

Le président de l’Etat sénégalais a exprimé son souhait d’avoir un ‘calendrier africain’, qui sera différent des autres existants dont les plus courants sont le calendrier grégorien ou romain et le calendrier musulman. Me Abdoulaye Wade a promis des milliers de dollars Us à celui qui va réaliser son calendrier africain. Après avoir construit le ‘Monument de la renaissance africaine’, le président de la République, Me Abdoulaye Wade, pense déjà à doter les Africains d’un calendrier. A ses yeux, les Africains se sont suffisamment servis des calendriers des autres, à savoir le calendrier grégorien ou romain et celui musulman auxquels on se réfère indistinctement au Sénégal présentement, voire dans le monde. ‘( …) Je sais qu’il y a un calendrier grégorien, un calendrier musulman, je ne sais pas s’il y a d’autres calendriers, confectionnés dans d’autres horizons du monde comme en Asie. Mais l’essentiel n’est pas là.
Pourquoi pas un calendrier africain ? Pour moi, les Africains doivent avoir un calendrier qui aura pour jour de l’an le 03 avril 2010, c'est-à-dire la renaissance africaine’, a-t-il déclaré hier du haut de la tribune, érigé au pied du Monument de la renaissance africaine. Le président Wade s’exprimait ainsi lors de la réception des 163 Haïtiens, sur fond d’une cérémonie riche en sons, couleurs et lumières.
Ainsi, le chef de l’Etat dit ‘lancer le débat’. Mais au-delà de susciter simplement le débat, le président Wade promet de lancer un concours pour désigner la meilleure proposition de calendrier ‘avec toutes les grandes dates marquantes de l’histoire africaine et les fêtes’. Car, selon Me Wade, après la Révolution française, la France a eu son calendrier. Allant dans les détails de l’organisation du concours, Me Wade s’engage à offrir 35 mille dollars Us au premier de la compétition pour la fabrication d’un calendrier africain, 25 mille dollars pour le deuxième et 15 mille dollars pour le troisième.
Dans le temps, le président Wade annonce que le concours sera ouvert bientôt sans préciser de date et sera fermé le 10 décembre prochain jour de l’ouverture du troisième Festival mondial des arts nègres (Fesman III), prévu à Dakar. Et les résultats seront connus le 31 décembre, le jour de la clôture du Fesman III. Et d’après Me Wade, le ministre de la Culture va fixer bientôt les membres du jury qui sera présidé, de l’avis même du promoteur de concours, par le Pr Iba Der Thiam.
Mamadou SARR
http://senepresse.com/senegal-walf.htm
Commentaires:
Pourquoi faut-il copier pour retrouver une particularité. L'Afrique a mieux a faire que se démarquer avec la création d'un calendrier qui ne sert aucune cause. L'Afrique devrait s'affirmer devant les autres puissances en affichant unedétermination réelle. Se lancer dans la démagogie et dans une sorte de mégalomanie fait plutôt rie!

Arrivée hier de 163 étudiants haïtiens au Sénégal : Cahier d’un retour au pays… des ancêtres

Sous les rythmes de Ndawrabine, danse traditionnelle léboue, les 163 étudiants haïtiens ont foulé la terre sénégalaise hier aux environs de 17 heures. De l’aéroport au Monument de la renaissance africaine, ces jeunes gens ont été célébrés. Cahier d’un retour au pays…des ancêtres. Sous les pieds du ‘Monument de la renaissance africaine’, ils recommencent une nouvelle vie. Leurs inquiétudes se noient sur cette clameur populaire, cet accueil chaleureux. Ici se dessinent les contours de leur avenir. Une aube d’espoirs et d’espérance pour la race noire qui semble comprendre enfin que son sort est entre ses mains. L’histoire de ces jeunes haïtiens retient le souffle du continent noir. Et si l’on devait résumer ce beau spectacle, on dirait simplement qu’à Dakar, l’unité africaine a germé.
C’est aux environs de 17 heures que leur avion s’est posé sur le tarmac de l’aéroport Léopold Sédar Senghor. Un espace transformé en un vaste milieu folklorique le temps d’un accueil. Sous les rythmes du Ndawrabine, célèbre danse traditionnelle léboue, ils ont foulé le sol sénégalais. Ce sol qui, désormais, sera sien. L’aéroport de Dakar Yoff a refusé du monde hier. Déployées tout en harmonie, différentes troupes de danse ont rivalisé de performance. 15 heures, alors que le soleil pointe ses rayons impitoyables sur la terre, ces troupes se sont installées pour dérouler leur spectacle.
Après le salon d’honneur de l’aéroport, direction : le ‘Monument de la renaissance africaine’. L’ambiance atteint ici son paroxysme. L’Afrique est en fête ! ‘Un heureux coup du destin’, dira le professeur Iba Der Thiam très en verve sur ce présidium, entouré d’une foule qui se déchaîne sur des poses de voix et des phrases aux allures de poésie. Le link déjà établie à travers une brève révision de l’histoire qui lie les peuples haïtiens et sénégalais, le Pr Thiam s’éloigne sous les applaudissements pour laisser la place à Jacqueline Scott Lemoine, symbole vivant de l’intégration entre les deux pays. Jacqueline a fondu en larmes et fera couler beaucoup de larmes. Son discours poignant n’a laissé personne indifférent.
L’émotion échappe de cette voix portée par un corps svelte, en atteste ce discours chargé de termes doux. Etre accueilli au ‘Monument de la renaissance africaine’ est, selon le ministre haïtien de la Jeunesse, un symbole d’une Afrique debout, d’une Afrique qui lutte. Le crépuscule se pointe sous ses plus beaux habits en cet endroit rendu subitement magique par ces jeux de lumière provenant du monument de la renaissance et voici que le président de la Guinée-Bissau, Malam Bacaï Sanhia impose sa masse devant ce public composite. Malam porta haut sa voix de solidarité envers les étudiants au point où la réverbération s’empara avec insistance de cet endroit qui se reflète sur des miroirs magiques. Le Premier ministre du Niger saluera cet acte qui célèbre une Afrique unie, la fierté de tout un continent et de sa diaspora.
Plus le temps avance, plus cette douce brise de mer s’empare de la place. Le monument plus haut, plus coloré enfle son envol fier et plein d’espoir. L’espoir d’une Afrique qui prend sa revanche, ‘d’une Afrique qui a finalement gagné sur les forces du mal puériles’, s’exclame le président Abdoulaye Wade. De quoi soulever des cris populaires et des claquements de doigt chez les fanatiques.
De leur côté, les jeunes étudiants haïtiens, vêtus de blanc, casquette à l’effigie du drapeau haïtien, suivent avec attention ce discours. La fatigue se lit sur leurs visages innocents. Ce visage que l’on affiche souvent lorsque l’on débarque pour la première fois dans un endroit où l’on est désormais appelé à vivre. Le président Wade pour les rassurer leur dira : ‘Vos ancêtres étaient partis sous la force physique aveugle, aujourd’hui vous êtes revenus sous la force morale déterminée et inflexible.’ De quoi accrocher le sourire sur ces visages subitement illuminés. L’une des étudiants, Sara Shana Pierre Puis, confiera qu’elle se sent beaucoup plus à l’aise après cet accueil chaleureux et ces discours pleins de symboles.
Le célèbre maître de la parole, venu de Côte d’Ivoire, reprend du service pour saluer cette foule qui se disperse sous les lumières magiques de la famille la plus haut placée du Sénégal et qui culmine à 53 mètres de haut.

Réactions… Réactions … Réactions …
Joseph Wilinx : ‘Je ne suis pas du tout dépaysé’
‘Je suis très content de cette cérémonie, c’est extraordinaire ! Nous remercions sincèrement le peuple sénégalais et le président Wade. Je ne suis pas du tout dépaysé, j’ai l’impression d’être toujours chez moi en Haïti. C’est beau ce qui nous arrive ici.’

Jean Noël Sainte Louise : ‘Cet accueil de Dakar sera inoubliable’
‘J’ai le sentiment d’un retour à la terre des ancêtres, j’éprouve de la joie. Je suis très contente d’être ici. Une pensée pour mes amis, ma famille et mes proches restés au pays. Les événements du 12 janvier dernier ont plongé le pays dans un chaos total. Heureusement que le monde a été solidaire envers le peuple haïtien. Cet accueil de Dakar sera inoubliable.’

Sara Shana Pierre Louis ‘J’espère une nouvelle vie au Sénégal’
‘Je me sens vraiment fière d’avoir visité un autre pays d’Afrique : le Sénégal. Je suis contente de devoir vivre cinq années au Sénégal et d’y poursuivre mes études. C’est une chance d’avoir survécu au séisme et de venir recommencer une nouvelle vie au Sénégal. Nous n’avons pas d’inquiétude par rapport aux études, car nous avons été sensibilisés à cela. J’espère vraiment une nouvelle vie ici.’
http://senepresse.com/senegal-walf.htm

STANLEY, ÉTUDIANT HAÏTIEN : « Je reviens sur la terre de mes ancêtres... »

Habillés d’un tee-shirt blanc sur lequel est inscrit un merci à l’endroit du président sénégalais, les étudiants haïtiens ont assisté dans le calme à la cérémonie d’accueil qui leur était réservée, hier, aux pieds du Monument de la Renaissance africaine. Arrivés sur les lieux peu après eux, Me Wade est venu serrer la main de ceux assis au premier rang. Parmi ceux-là, Stanley. A presque 22 ans, ce futur étudiant en Sciences juridiques foule pour la première fois la terre africaine. Casquette vissée sur la tête, le jeune haïtien habitant de Port-au-Prince dit avoir été informé par une amie de cette initiative pour venir poursuivre des études au Sénégal. « Voilà, je me suis inscrit et j’ai été sélectionné », confie-t-il, tranquillement assis au premier rang. Portant fièrement sur la tête une casquette avec l’inscription « Haïti », Stanley réitère les remerciements à l’endroit du président Wade pour une telle initiative. Elle lui permet, estime le jeune étudiant, de « revenir » sur la terre de ses ancêtres. Hier, en s’adressant à Stanley et à ses camarades, ainsi qu’aux jeunes sénégalais, Me Abdoulaye Wade a demandé de prendre l’initiative de mettre en place un vaste Mouvement International de la jeunesse panafricaine (Mija). Le Gouvernement du Sénégal, assure-t-il, leur fournira un siège équipé et les aidera à s’installer partout en Afrique et au Sénégal...
O. DIOUF
http://senepresse.com/senegal-lesoleil.htm

Me ABDOULAYE WADE AUX ÉTUDIANTS HAÏTIENS : « Vous êtes chez vous en terre africaine du Sénégal »

Le Monument de la Renaissance africaine a abrité, hier, la cérémonie d’accueil de 163 étudiants haïtiens venus poursuivre leurs humanités en terre africaine du Sénégal. Cela après le tragique tremblement de terre qui a ravagé leur pays, Haïti, le 12 janvier dernier.
Arrivés en bus de l’aéroport, les étudiants haïtiens descendent en ordre et s’installent dans la partie qui leur est réservée sous l’immense tente installée pour les accueillir devant le Monument de la Renaissance. C’est devant ce « symbole de l’Afrique libérée de cinq siècles d’esclavage et deux siècles d’occupation et de domination coloniales », que le chef de l’Etat, Abdoulaye Wade, en présence de son homologue de la Guinée-Bissau, Malam Bacaï Sanha, du Premier ministre du Niger, des chefs du Parlement sénégalais, de membres du Gouvernement, de diplomates et d’une nombreuse foule, leur a souhaité la bienvenue. « Mes collègues, ainsi que vos frères et sœurs du Sénégal, joignent leurs voix à la mienne pour vous dire notre fierté et notre joie de vous compter parmi nous », a lancé Me Wade à l’endroit des 163 étudiants haïtiens. Le président de la République les a rassurés qu’ils sont partie intégrante de nous-mêmes. « Nous vous devons plus que la Teranga. Vous avez une place dans nos cœurs. Vous êtes chez vous en terre africaine du Sénégal, et je vous invite par conséquent à prendre parmi nous toute la place qui vous revient de droit », a-t-il ajouté.
Le Gouvernement, souligne le président Abdoulaye Wade, a mis en œuvre toutes les mesures nécessaires pour la prise en charge académique, sociale et administrative des 163 jeunes haïtiens afin qu’ils puissent poursuivre leurs études dans les meilleures conditions possibles et être demain les cadres qui seront au premier rang de la reconstruction de leur pays dévasté.
A ces jeunes étudiants haïtiens revenus sur la terre de leurs ancêtres par la « grande porte », Me Wade a dit qu’ils ne sont pas en terrain inconnu du peuple caribéen. Selon le président de la République, des générations d’intellectuels et artistes haïtiens les ont précédés ici. Il a cité parmi eux Gérard Chenet, Jean Fernand Brière, Roger Dorsinville et le célèbre couple, « ses amis » Lucien Lemoine et Jacqueline Scott Lemoine, arrivés au Sénégal en avril 1966, à l’occasion du premier Festival mondial des Arts nègres dont la troisième édition se tiendra au Sénégal, du 10 au 31 décembre prochain. Me Abdoulaye Wade a exhorté les étudiants haïtiens à s’inspirer de ces illustres pionniers, figures emblématiques du monde des arts et de la culture sénégalais qui ont, tous, par leur talent exceptionnel, apporté une contribution inestimable au patrimoine national du Sénégal, leur pays d’adoption.
« Vous pouvez le faire parce que je sais que chacun de vous porte en lui une formidable ambition de réussir pour être utile à lui-même, à sa famille et à son pays. Vous pouvez le faire parce que je sais qu’en chacun de vous habite un génie créateur qui ne demande qu’à éclore tel le bourgeon fécondant qui porte l’heureuse promesse d’une moisson future », a-t-il lancé à l’endroit des jeunes étudiants.

Aboutissement d’un long combat
En remerciant Malam Bacaï Sanha, président de la République de Guinée-Bissau et Mahamadou Danda, Premier ministre du Niger, témoins de la cérémonie d’hier, Me Wade, affirme que par leur présence, ils donnent assurément à la manifestation l’élan de solidarité panafricaine que « nous devons à Haïti, première force noire ayant défait le colon pour s’établir en République ». Cette expédition humanitaire concernant 163 étudiants, geste du chef de l’Etat sénégalais, est, selon Lamine Bâ, ministre conseiller auprès du président, chargé des Affaires internationales et des Actions humanitaires, l’aboutissement d’un long combat pour la Renaissance africaine. Chaque étudiant et étudiante haïtiens, selon le ministre conseiller, aura dès aujourd’hui un parrain, une marraine.
« Ce pays est le vôtre, vous y serez accueillis en fils, fille, frère, sœur », a alors lancé le Professeur Iba Der Thiam. En évoquant l’histoire pour rappeler les liens profonds qui lie le Sénégal, l’Afrique, à Haïti et à la diaspora noire, le Pr. Thiam juge que l’accueil des étudiants haïtiens est une merveilleuse leçon d’humanisme, de partage, d’amour dans la pure Téranga sénégalaise. Un don de soi aux autres, qui ne connaît ni race, ni pauvre, ni riche...

Diaspora haïtienne à Dakar
Le Sénégal et Abdoulaye Wade, son président, estime le ministre haïtien de la Jeunesse, des Sports et de l’Action civique, Evans Lescouflair, en choisissant d’accueillir une cohorte aussi importante d’étudiants haïtiens, envoie un signal fort qui revêt une triple signification. « Vous aidez Haïti à se reconstruire, en permettant à sa force vive de se doter de savoir, de savoir-faire l’habilitant à participer à cette tâche de refondation du pays... », a affirmé Evans Lescouflair, chef de la délégation haïtienne et représentant, hier, à la cérémonie de Dakar, le président René Préval, empêché. Visiblement très émue, Jacqueline Scott-Lemoine, artiste d’origine haïtienne et veuve du poète et comédien Lucien Lemoine, a ensuite témoigné et raconté sa passion pour l’Afrique qui dure depuis 1966 aux 163 jeunes étudiants haïtiens. « Le 10 avril 1966, le Sénégal nous accueillait les bras ouverts, avec Téranga, sans même que nous connaissions la signification du mot. Nous étions adoptés, mon mari et moi. Partout où je me suis trouvée en Afrique, je me suis fait des amis. Faites comme moi... », a lancé la doyenne Jacqueline à ses jeunes compatriotes. Elle leur a demandé également de suivre les pas de leurs illustres aînés haïtiens et prédécesseurs à Dakar, avant d’entonner l’hymne national du Sénégal sous les applaudissements du nombreux public présent au pied du Monument de la Renaissance africaine.
Omar DIOUF
http://senepresse.com/senegal-lesoleil.htm

samedi 9 octobre 2010

Haitian quake survivors to arrive in Senegal

By RUKMINI CALLIMACHI The Associated Press
Friday, October 8, 2010; 1:25 PM
DAKAR, Senegal -- Senegal's president is honoring a promise to offer a home to Haitians recovering from January's catastrophic earthquake by sending a private plane to the Caribbean nation this weekend to pick up 160 Haitian students, a government official said Friday.
Mamadou Seye, a spokesman for the Ministry of Humanitarian Affairs, said the chartered flight will leave Senegal Sunday and return Wednesday with the students. Accompanying them will be Haitian President Rene Preval and his wife, Seye said.
They will be met at the airport by Senegalese President Abdoulaye Wade, who reacted to news of the Jan. 12 quake by offering free land in Senegal to Haitians impacted by the disaster. His spokesman said Wade considered them the sons and daughters of Africa because their ancestors were taken to the Caribbean as slaves. Both countries are also former French colonies.
There is no longer talk of free land. In September at a speech at the United Nations, Wade said he was inviting the students to continue their studies in local universities. Wade has asked local families to offer to host the students arriving next week. He said he plans to begin bring Haitian families here next year.
Senegal's GDP per capita is only marginally higher than Haiti's, and the country is plagued by massive unemployment. Every year thousands of Senegalese men risk their lives trying to reach Europe in flimsy boats for a chance at a better life.
Wade's project has been met by criticism in a country now facing its worst power cuts in recent memory. Critics accuse him of undertaking showy projects that are intended to build his prestige - including the building of a monument that was supposed to be as tall as the Statue of Liberty - rather than addressing the country's grinding poverty.
http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2010/10/08/AR2010100802940.html

Haïti-Sénégal/Éducation : 160 étudiants haïtiens s’apprêtent à intégrer des universités du Sénégal

P-au-P, 08 oct. 2010[AlterPresse] --- 160 étudiants haïtiens laisseront Port-au-Prince, le dimanche 10 octobre 2010, en direction du Sénégal en vue de poursuivre leurs études universitaires, selon la presse africaine.
Ces étudiants partiront à bord d’un avion affrété par le président sénégalais, Abdoulaye Wade. Ce dernier les accueillera au cours d’une cérémonie spéciale de bienvenue.
Toutefois, certains étudiants sénégalais se questionnent sur la venue de ces étudiants, tout en évoquant le problème du surpeuplement des universités sénégalaises.
Le Sénégal est l’un des pays qui avait ouvert ses portes pour accueillir des Haïtiens après le tremblement de terre du 12 janvier qui a fait 300 000 morts et autant de blessés, selon les chiffres officiels. [rh gp apr 08/10/10 11:40]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article10098

vendredi 10 septembre 2010

160 étudiants attendus à Dakar en octobre

Le Sénégal apporte sa contribution à la reconstruction de l'élite en Haïti. Suite à l'appel lancé par le président de la République, Me Abdoulaye Wade, en faveur du retour des populations de cet Etat d'Amérique en Afrique, 160 étudiants de Port-au-Prince ont été sélectionnés pour poursuivre leurs études à Dakar. Haïti: 160 étudiants haïtiens arriveront à Dakar en octobre pour y poursuivre leurs études supérieures. Ce « retour au bercail » fait suite à l'élan de solidarité que le chef de l'Etat sénégalais a manifesté à l'égard de ce peuple frappé par un violent séisme, le 12 janvier dernier.
Les profils des étudiants sélectionnés vont de l'agronomie à la médecine en passant par le bâtiment et les sciences sociales, selon le ministre des Affaires internationales et humanitaires au cabinet du président de la République, Lamine Ba.
Les universités Cheikh Anta Diop de Dakar et Gaston Berger de Saint-Louis ainsi que d'autres structures d'enseignement supérieur les accueilleront à la prochaine rentrée.
La décision a été prise au terme d'un séjour de 11 jours en terre haïtienne de la Commission nationale chargée de faire venir au Sénégal les populations de cet Etat d'Amérique qui en a exprimé le besoin. La délégation dakaroise a été reçue par le président haïtien qui a salué la démarche des autorités sénégalaises. La sélection de ces étudiants a été faite avec rigueur, selon le ministre. Des universitaires, des agents de la police et de la gendarmerie ont été dépêchés pour les enquêtes de moralité. Les médecins sont aussi associés à leur sélection.
Ainsi, les 160 futurs étudiants haïtiens ont été choisis sur un échantillon de 351 demandeurs. Les nouveaux boursiers seront entièrement pris en charge par le Sénégal, a souligné le ministre.
Lamine Bâ a dit être impressionné par l'engouement que la main tendue du président de la République a suscité à Port-au-Prince. « Des milliers de personnes ont émis le souhait de venir s'installer au Sénégal. Quand le président de la République a demandé le retour des Haïtiens, les populations ont fait des recherches dans l'internet et ont compris que leur terre natale c'est l'Afrique », a dit le ministre.
Les étudiants sélectionnés seront accueillis par le président de la République, Me Abdoulaye Wade. Lamine Bâ exhorte le peuple sénégalais à se joindre à cette entreprise de « libération » de ces jeunes appelés à assurer la relève des élites haïtiennes. « Quand le président de la République a fait la proposition, certains pensaient que c'était irréalisable. Aujourd'hui, ça devient une réalité. Le peuple haïtien a besoin de ce soutien. L'Afrique a un immense rôle à jouer dans la reconstruction de ce pays », fait remarquer le ministre.
Lamine Bâ a souhaité que la démarche du Sénégal fasse tache d'huile. « Nous allons transférer les autres demandes de bourses d'études aux autres pays africains. Nous voulons que toute l'Afrique adhère à l'élan de solidarité », a insisté le ministre.
Babacar DIONE
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=83405&PubDate=2010-09-09

mardi 20 avril 2010

Haïti-Sénégal: Lettre de René Préval à Abdoulaye Wade

Dans une lettre adressée à son homologue sénégalais, Abdoulaye Wade, le président haïtien René Préval l'a remercié pour le soutien reçu à l'occasion du tremblement de terre qui a dévasté Haïti le 12 janvier dernier, estimant que la solidarité exprimée par le peuple et les autorités du Sénégal ont été « d'un réconfort inestimable ». « Au nom du gouvernement et du peuple haïtien, je vous remercie ainsi que le gouvernement et le peuple du Sénégal de la solidarité exprimée envers notre nation suite au terrible tremblement de terre du 12 janvier qui a dévasté Port-au-Prince et d'autres régions vitales du pays », écrit le président Préval dans une lettre adressée au président Wade.
« Les nombreuses manifestations reçues à l'occasion de cette dure épreuve sont pour nous d'un réconfort inestimable et nous touchent profondément », ajoute le président haïtien dans cette lettre.
La visite effectuée à Port-au-Prince par l'Ambassadrice du Sénégal en Jamaïque, le Dr Nafissatou Diagne, les jours suivants cette catastrophe, a traduit de façon particulière votre sensibilité à notre égard », a-t-il poursuivi.
« Face à cette catastrophe, Haïti a besoin du concours de tous ses amis et nous avons bien apprécié votre rapide décision d'appuyer le gouvernement haïtien dans ses efforts de reconstruction et de réhabilitation » précise René Préval dans sa lettre.
N/ Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17583