LÉVIS - Difficile de ne pas se laisser bercer par les rythmes brûlants du personnage que représente Wyclef Jean qui s’est produit devant une foule animée, mais moins imposante que prévu, samedi soir, au Festivent, à Lévis.
En valsant sur son large répertoire, des Fugees en passant par ses succès de l’album The Carniva, Wyclef a rapidement conquis ses amateurs. Sa pièce d’ouverture, Ready or Not, a rapidement permis de transformer la tiède ambiance que Muzion, en première partie, a tout fait pour réchauffer, sans y parvenir complètement.
Bouillante musique
À 41 ans, celui qui a consacré une partie de ses dernières années dans la reconstruction de son pays natal, Haïti, en plus de plonger dans la politique, s’est amusé comme un gamin avec les Lévisiens.
Accompagné par près d’une dizaine de ses musiciens, Clef a encore démontré qu’il était impossible de le définir. Wyclef est Wyclef. La connexion de ses rythmes créoles, hip-hop, pop, reggae, toujours à la saveur du Sud a soulevé la foule qui ne couvrait, étonnamment, pas la moitié du site pouvant accueillir 40 000 personnes.
Il a enchaîné ses succès avec le soin d’y ajouter des agencements musicaux aux allures improvisées, un peu comme il a l’a fait lors de ses prestations aux Festivals d’été de 2004 et 2008. Une habitude audacieuse plutôt efficace pour donner des notes singulières à ses classiques et s’éloigner d’une performance semblable à l’écoute d’un album de ses meilleurs succès.
Muzion met la table
En première partie les membres du groupe montréalais d’origine haïtienne, Muzion, ont bien fait pour donner le ton avec leur hip-hop dans les cordes de leur bon vieux copain Wyclef. Ceux qui ont conquis les amateurs de hip-hop québécois au début des années 2000 avaient le défi de retrouver leurs adeptes, après des années où ils ont été moins visibles. Un détail pour le groupe qui a rapidement retrouvé sa complicité et qui n’a pas montré des signes de rouille, même si les trois membres se consacrent davantage à leur carrière solo.
La chaude voix et la présence énergique de la chanteuse J. Kill ont grandement contribué à plonger le public, plutôt intéressé qu’enflammé, dans leurs rythmes antillais à saveur québécoise.
http://fr.canoe.ca/divertissement/musique/nouvelles/2011/08/06/18520576-jdq.html
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
Affichage des articles dont le libellé est LE PROJET WYCLEF JEAN. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est LE PROJET WYCLEF JEAN. Afficher tous les articles
dimanche 7 août 2011
Wyclef Jean: le nouveau prince de Lévis
Olivier Parent
Le Soleil
(Québec) Wyclef Jean n'est peut-être devenu président d'Haïti, mais, hier soir, il avait tout l'air du nouveau prince de Lévis. Acclamée du début à la fin de son tour de chant carnavalesque, la star du hip-hop n'a pas déçu les milliers de spectateurs qui s'étaient déplacés pour bouncer sur ses hits. Et des hits, il y en a eu.
À travers les beats exotiques, parfois jazzés du classique Guantanemera, Jean a pris un malin plaisir à scander «Lévis, Lévis, Lévis!» et à faire sauter le parterre. Et on n'avait encore rien vu.
Jean a peut-être bénéficié d'un accueil princier, mais il ne s'est pas assis sur ses lauriers pour autant. Que non. Il a poussé la note avec fougue - même si les bandes préenregistrées prenaient plus de place à certains moments -, il a fait montre de sa virtuosité à la guitare le temps d'un solo réalisé au-dessus de sa tête et à l'aide de ses dents, puis il a soulevé une jeune fille du public sur ses épaules pour prendre la pose.
Hommages
Wyclef a aussi pris le temps de saluer la regrettée Amy Winehouse, de même que Kurt Cobain en faisant jouer Smells Like Teen Spirit. Rien ne l'arrêtait, et son plaisir était palpable. Qu'importe si on s'attendait à un public plus nombreux.
Pendant que la musique de Sweetest Girl s'égrenait, Wyclef a pris l'initiative de se faufiler dans la foule pour se rendre jusqu'aux tours d'éclairage au milieu du parterre, allant jusqu'à grimper dans l'une d'elles pour mieux voir la faune en liesse. Il ne semblait pas avoir été mis au courant des ennuis techniques survenus plus tôt cette semaine avec lesdites tours...
Du lot de chansons interprétées, dur de distinguer le très bon du bon, mais notons la très effrénée Carnaval pendant laquelle le public faisait tournoyer des vêtements et des drapeaux dans les airs, ainsi que Hips Don't Lie, qui a déclenché une vague de déhanchements. Malgré quelques problèmes de son, l'incontournable 24 heures à vivre avec Muzion a été le moment de voir à l'oeuvre Wyclef le parrain. Imposs, de Muzion, l'a bien dit : «C'est une affaire de famille ce soir.»
Si les fans réunis hier avaient pu voter pour Wyclef Jean à leur sortie du spectacle sans temps mort, pas de doute qu'il aurait reçu les honneurs de la majorité et qu'il serait accueilli à bras ouverts lors d'un prochain scrutin. Sans offense à la mairesse de Lévis, Danielle Roy Marinelli.
Muzion
De belles retrouvailles avec le groupe hip-hop Muzion avaient ouvert de belle façon la soirée. Le trio montréalais d'origine haïtienne n'en était pas à sa première ouverture pour Wyclef Jean. On comprend ce dernier d'avoir voulu répéter l'expérience. Même s'ils évoluent en solo depuis quelques années, Dramatik, Imposs et J-Kyll rappent toujours d'une même voix, que ce soit pour interpréter leurs premiers succès (La vi ti nèg, Rien à perdre) ou leurs chansons respectives. Et ils donnent eux aussi dans le carnaval musical, passant du rap dans sa forme la plus traditionnelle, au «rock sale» (c'est eux qui le disent) ou à la pop de Michael Jackson (pour une reprise de Billie Jean). Pour ce qui est du freestyle «cru» de J-Kyll en début de performance, pas certain que c'était adéquat pour Festivent. Mais devant une foule aussi imposante que celles des têtes d'affiche des derniers jours, les Montréalais ont démontré qu'ils étaient un choix gagnant. Et qu'ils auraient toutes les raisons de se reformer.
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/arts-et-spectacles/sur-scene/201108/06/01-4424089-wyclef-jean-le-nouveau-prince-de-levis.php
Le Soleil
(Québec) Wyclef Jean n'est peut-être devenu président d'Haïti, mais, hier soir, il avait tout l'air du nouveau prince de Lévis. Acclamée du début à la fin de son tour de chant carnavalesque, la star du hip-hop n'a pas déçu les milliers de spectateurs qui s'étaient déplacés pour bouncer sur ses hits. Et des hits, il y en a eu.
À travers les beats exotiques, parfois jazzés du classique Guantanemera, Jean a pris un malin plaisir à scander «Lévis, Lévis, Lévis!» et à faire sauter le parterre. Et on n'avait encore rien vu.
Jean a peut-être bénéficié d'un accueil princier, mais il ne s'est pas assis sur ses lauriers pour autant. Que non. Il a poussé la note avec fougue - même si les bandes préenregistrées prenaient plus de place à certains moments -, il a fait montre de sa virtuosité à la guitare le temps d'un solo réalisé au-dessus de sa tête et à l'aide de ses dents, puis il a soulevé une jeune fille du public sur ses épaules pour prendre la pose.
Hommages
Wyclef a aussi pris le temps de saluer la regrettée Amy Winehouse, de même que Kurt Cobain en faisant jouer Smells Like Teen Spirit. Rien ne l'arrêtait, et son plaisir était palpable. Qu'importe si on s'attendait à un public plus nombreux.
Pendant que la musique de Sweetest Girl s'égrenait, Wyclef a pris l'initiative de se faufiler dans la foule pour se rendre jusqu'aux tours d'éclairage au milieu du parterre, allant jusqu'à grimper dans l'une d'elles pour mieux voir la faune en liesse. Il ne semblait pas avoir été mis au courant des ennuis techniques survenus plus tôt cette semaine avec lesdites tours...
Du lot de chansons interprétées, dur de distinguer le très bon du bon, mais notons la très effrénée Carnaval pendant laquelle le public faisait tournoyer des vêtements et des drapeaux dans les airs, ainsi que Hips Don't Lie, qui a déclenché une vague de déhanchements. Malgré quelques problèmes de son, l'incontournable 24 heures à vivre avec Muzion a été le moment de voir à l'oeuvre Wyclef le parrain. Imposs, de Muzion, l'a bien dit : «C'est une affaire de famille ce soir.»
Si les fans réunis hier avaient pu voter pour Wyclef Jean à leur sortie du spectacle sans temps mort, pas de doute qu'il aurait reçu les honneurs de la majorité et qu'il serait accueilli à bras ouverts lors d'un prochain scrutin. Sans offense à la mairesse de Lévis, Danielle Roy Marinelli.
Muzion
De belles retrouvailles avec le groupe hip-hop Muzion avaient ouvert de belle façon la soirée. Le trio montréalais d'origine haïtienne n'en était pas à sa première ouverture pour Wyclef Jean. On comprend ce dernier d'avoir voulu répéter l'expérience. Même s'ils évoluent en solo depuis quelques années, Dramatik, Imposs et J-Kyll rappent toujours d'une même voix, que ce soit pour interpréter leurs premiers succès (La vi ti nèg, Rien à perdre) ou leurs chansons respectives. Et ils donnent eux aussi dans le carnaval musical, passant du rap dans sa forme la plus traditionnelle, au «rock sale» (c'est eux qui le disent) ou à la pop de Michael Jackson (pour une reprise de Billie Jean). Pour ce qui est du freestyle «cru» de J-Kyll en début de performance, pas certain que c'était adéquat pour Festivent. Mais devant une foule aussi imposante que celles des têtes d'affiche des derniers jours, les Montréalais ont démontré qu'ils étaient un choix gagnant. Et qu'ils auraient toutes les raisons de se reformer.
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/arts-et-spectacles/sur-scene/201108/06/01-4424089-wyclef-jean-le-nouveau-prince-de-levis.php
samedi 30 juillet 2011
Wyclef Jean: un homme et son influence
Publié le 30 juillet 2011 à 05h00
(Québec) «Si j'étais président, je serais élu vendredi, assassiné samedi, enterré dimanche», entonnait Wyclef Jean en 2008, dans sa nouvelle chanson If I Was President. Deux ans plus tard, le rappeur causait la surprise en se portant candidat à l'élection présidentielle d'Haïti, avant d'être disqualifié. Le chanteur new-yorkais a peut-être repris la route du showbusiness - qui l'emmène au Festivent samedi prochain -, mais il demeure un homme d'influence dans son pays natal.
Depuis un an, Wyclef semble être devenu aussi politicien que musicien, alors que la reconstruction d'Haïti a occupé le plus clair de son temps. La semaine dernière, encore, le rappeur de 41 ans se trouvait dans la ville de Saint-Marc, touchée par l'épidémie de choléra, pour officialiser le don d'une ambulance à l'hôpital local.
Don rendu possible par la fondation Yéle Haiti, qu'il a fondée en 2005 pour venir en aide aux communautés haïtiennes en difficulté. En 2007, il a de plus été nommé «ambassadeur de bonne volonté» par l'ancien président René Préval, ce qui lui permet d'avoir un rôle de promotion d'Haïti à l'étranger. Pas pour rien que le New York Times l'a récemment surnommé «l'homme qui aurait pu être prince de Port-au-Prince».
Après que la perle des Antilles eut été secouée par le tremblement de terre de janvier 2010, la star du hip-hop s'était donc sentie investie d'une nouvelle mission, politique celle-là. Mais le Comité électoral provisoire haïtien a coupé court à ses aspirations présidentielles, étant donné qu'il n'avait résidé au pays depuis 30 ans.
«Je pense que c'est correct. J'ai définitivement passé par-dessus. J'ai décidé de revenir avec mon parti pour donner un certain soutien», exprime Wyclef en entrevue, en rappelant qu'il se sentait simplement «comme la majorité de la population» qui voulait donner un coup de pouce.
Il a alors offert son soutien à l'autre candidat-chanteur Michel Martelly, et s'est activé à faire voter ses partisans pour celui qui a finalement remporté l'élection. Wyclef dit l'appuyer «à 100 %». À preuve, il semble partager l'avis de Martelly, qui, dans une récente entrevue à La Presse, s'est montré favorable à accorder une amnistie aux anciens présidents Jean-Claude Duvalier et Jean-Bertrand Aristide, et ainsi prôner la réconciliation.
«Je crois que tous les Haïtiens, au bout du compte, devraient être libres de vivre dans leur pays. Le passé en a certainement été un très dur. Nelson Mandela nous a appris que c'est parfois difficile et dur de pardonner, d'oublier les événements, d'avancer. On ne pardonne pas le passé, mais, parfois, il faut avancer», commente-t-il.
Après être apparu sur plusieurs tribunes comme un aspirant président, le rappeur n'a pas craint d'être considéré comme un opportuniste en faisant paraître, en décembre dernier, un minidisque intitulé If I Were President: My Haitian Experience.
La musique comme thérapie
«En tant que musicien, ce que l'on fait, c'est s'exprimer par rapport aux événements. Comme l'a fait Marvin Gaye quand il chantait What's Going On. C'était en temps de guerre et on se dirigeait vers une période de racisme. Comme John Lennon et Give Peace a Chance. Je crois que chaque véritable musicien utilise l'art pour exprimer ce qu'il se passe dans le monde. L'inspiration se nourrit des événements. Je n'ai pas créé ces événements [en Haïti]. Je vais toujours tirer un album de mon inspiration, parce que la musique est ma thérapie», explique-t-il.
Après avoir fait couler beaucoup d'encre dans les médias, l'album lui a ainsi servi d'exutoire pour livrer son message à sa façon, message qui plaide pour un meilleur développement de la jeune génération haïtienne à travers l'éducation et la création d'emplois. Et il a passé de la parole aux actes en tournant le vidéoclip de la pièce Election Time en Haïti, histoire d'engager des villageois comme acteurs et techniciens.
À voir comment il prend son soutien au sérieux, pourrait-il retenter sa chance comme président? «Présentement, je ne peux pas voir plus loin», répond-il simplement, préférant s'attarder aux efforts de reconstruction.
Derrière l'homme d'influence, il y a également l'artiste qui marie les influences : hip-hop, reggae, rock et musique haïtienne, évidemment. Des influences qu'il a aussi puisées dans sa longue liste de collaborations éclectiques, que ce soit avec Shakira, Bono, will.i.am, Whitney Houston, Kenny Rogers ou Cyndi Lauper. Wyclef Jean proposera toute une palette de chansons lors de son spectacle au Festivent, en pigeant dans les hits des Fugees, ses succès solos et quelques classiques des années 80. Les deux heures de prestation qu'il promet seront sans doute bien remplies. «Les gens qui m'ont déjà vu performer le savent déjà, c'est comme un carnaval», conclut-il avec enthousiasme.
Vous voulez y aller?
QUAND : 6 août
OÙ : parc Champigny, Saint-Jean-Chrysostome
ENTRÉE : passeport ou billet journalier
INFO : www.festivent.net
(Québec) «Si j'étais président, je serais élu vendredi, assassiné samedi, enterré dimanche», entonnait Wyclef Jean en 2008, dans sa nouvelle chanson If I Was President. Deux ans plus tard, le rappeur causait la surprise en se portant candidat à l'élection présidentielle d'Haïti, avant d'être disqualifié. Le chanteur new-yorkais a peut-être repris la route du showbusiness - qui l'emmène au Festivent samedi prochain -, mais il demeure un homme d'influence dans son pays natal.
Depuis un an, Wyclef semble être devenu aussi politicien que musicien, alors que la reconstruction d'Haïti a occupé le plus clair de son temps. La semaine dernière, encore, le rappeur de 41 ans se trouvait dans la ville de Saint-Marc, touchée par l'épidémie de choléra, pour officialiser le don d'une ambulance à l'hôpital local.
Don rendu possible par la fondation Yéle Haiti, qu'il a fondée en 2005 pour venir en aide aux communautés haïtiennes en difficulté. En 2007, il a de plus été nommé «ambassadeur de bonne volonté» par l'ancien président René Préval, ce qui lui permet d'avoir un rôle de promotion d'Haïti à l'étranger. Pas pour rien que le New York Times l'a récemment surnommé «l'homme qui aurait pu être prince de Port-au-Prince».
Après que la perle des Antilles eut été secouée par le tremblement de terre de janvier 2010, la star du hip-hop s'était donc sentie investie d'une nouvelle mission, politique celle-là. Mais le Comité électoral provisoire haïtien a coupé court à ses aspirations présidentielles, étant donné qu'il n'avait résidé au pays depuis 30 ans.
«Je pense que c'est correct. J'ai définitivement passé par-dessus. J'ai décidé de revenir avec mon parti pour donner un certain soutien», exprime Wyclef en entrevue, en rappelant qu'il se sentait simplement «comme la majorité de la population» qui voulait donner un coup de pouce.
Il a alors offert son soutien à l'autre candidat-chanteur Michel Martelly, et s'est activé à faire voter ses partisans pour celui qui a finalement remporté l'élection. Wyclef dit l'appuyer «à 100 %». À preuve, il semble partager l'avis de Martelly, qui, dans une récente entrevue à La Presse, s'est montré favorable à accorder une amnistie aux anciens présidents Jean-Claude Duvalier et Jean-Bertrand Aristide, et ainsi prôner la réconciliation.
«Je crois que tous les Haïtiens, au bout du compte, devraient être libres de vivre dans leur pays. Le passé en a certainement été un très dur. Nelson Mandela nous a appris que c'est parfois difficile et dur de pardonner, d'oublier les événements, d'avancer. On ne pardonne pas le passé, mais, parfois, il faut avancer», commente-t-il.
Après être apparu sur plusieurs tribunes comme un aspirant président, le rappeur n'a pas craint d'être considéré comme un opportuniste en faisant paraître, en décembre dernier, un minidisque intitulé If I Were President: My Haitian Experience.
La musique comme thérapie
«En tant que musicien, ce que l'on fait, c'est s'exprimer par rapport aux événements. Comme l'a fait Marvin Gaye quand il chantait What's Going On. C'était en temps de guerre et on se dirigeait vers une période de racisme. Comme John Lennon et Give Peace a Chance. Je crois que chaque véritable musicien utilise l'art pour exprimer ce qu'il se passe dans le monde. L'inspiration se nourrit des événements. Je n'ai pas créé ces événements [en Haïti]. Je vais toujours tirer un album de mon inspiration, parce que la musique est ma thérapie», explique-t-il.
Après avoir fait couler beaucoup d'encre dans les médias, l'album lui a ainsi servi d'exutoire pour livrer son message à sa façon, message qui plaide pour un meilleur développement de la jeune génération haïtienne à travers l'éducation et la création d'emplois. Et il a passé de la parole aux actes en tournant le vidéoclip de la pièce Election Time en Haïti, histoire d'engager des villageois comme acteurs et techniciens.
À voir comment il prend son soutien au sérieux, pourrait-il retenter sa chance comme président? «Présentement, je ne peux pas voir plus loin», répond-il simplement, préférant s'attarder aux efforts de reconstruction.
Derrière l'homme d'influence, il y a également l'artiste qui marie les influences : hip-hop, reggae, rock et musique haïtienne, évidemment. Des influences qu'il a aussi puisées dans sa longue liste de collaborations éclectiques, que ce soit avec Shakira, Bono, will.i.am, Whitney Houston, Kenny Rogers ou Cyndi Lauper. Wyclef Jean proposera toute une palette de chansons lors de son spectacle au Festivent, en pigeant dans les hits des Fugees, ses succès solos et quelques classiques des années 80. Les deux heures de prestation qu'il promet seront sans doute bien remplies. «Les gens qui m'ont déjà vu performer le savent déjà, c'est comme un carnaval», conclut-il avec enthousiasme.
Vous voulez y aller?
QUAND : 6 août
OÙ : parc Champigny, Saint-Jean-Chrysostome
ENTRÉE : passeport ou billet journalier
INFO : www.festivent.net
jeudi 21 juillet 2011
Wyclef Jean reçoit la distinction de Grand Officier de l'Ordre national Honneur et Mérite
Wyclef Jean reçoit la distinction de Grand Officier de l'Ordre national Honneur et Mérite
La vedette internationale du RNB et ancien candidat à la présidence, Wyclef Jean, a été fait Grand Officier de l'Ordre national Honneur et Mérite. En décernant ce titre à M. Jean, le président haïtien Michel Martelly a mis l'accent sur son action en vue de promouvoir l'image d'Haïti. Aucune référence à la campagne électorale au cours de laquelle, Wyclef avait apporté un appui indéfectible à M. Martelly.
Originaire de Croix-des-Bouquets, Wyclef Jean ne cesse de multiplier les actions dans le domaine humanitaire. Il est le président de Yélé Haïti, une organisation impliquée dans des œuvres sociales en faveur des victimes du séisme.
Présentant M. Wyclef comme un modèle à la diaspora, le président Martelly a mis l'accent sur le dévouement de l'artiste en faveur de sa patrie. " Malgré toute la gloire que tu as reçue à travers le monde, tu continues à porter Haïti dans ton cœur et à aider le peuple haïtien ", a soutenu le chef d'Etat qui a décerné le titre à M. Jean en présence de quelques parlementaires, de représentants du secteur privé et de membres de la famille du chanteur, dont Raymond Joseph, ancien ambassadeur d'Haïti à Washington.
De son coté, Wyclef Jean s'est dit honoré de cette distinction. Il a également démenti les rumeurs faisant état de brouille avec le président Martelly après les élections. L'artiste a réitéré son engagement aux cotés du chef d'Etat notamment dans le domaine de l'éducation.
LLM / radio Métropole Haïti
La vedette internationale du RNB et ancien candidat à la présidence, Wyclef Jean, a été fait Grand Officier de l'Ordre national Honneur et Mérite. En décernant ce titre à M. Jean, le président haïtien Michel Martelly a mis l'accent sur son action en vue de promouvoir l'image d'Haïti. Aucune référence à la campagne électorale au cours de laquelle, Wyclef avait apporté un appui indéfectible à M. Martelly.
Originaire de Croix-des-Bouquets, Wyclef Jean ne cesse de multiplier les actions dans le domaine humanitaire. Il est le président de Yélé Haïti, une organisation impliquée dans des œuvres sociales en faveur des victimes du séisme.
Présentant M. Wyclef comme un modèle à la diaspora, le président Martelly a mis l'accent sur le dévouement de l'artiste en faveur de sa patrie. " Malgré toute la gloire que tu as reçue à travers le monde, tu continues à porter Haïti dans ton cœur et à aider le peuple haïtien ", a soutenu le chef d'Etat qui a décerné le titre à M. Jean en présence de quelques parlementaires, de représentants du secteur privé et de membres de la famille du chanteur, dont Raymond Joseph, ancien ambassadeur d'Haïti à Washington.
De son coté, Wyclef Jean s'est dit honoré de cette distinction. Il a également démenti les rumeurs faisant état de brouille avec le président Martelly après les élections. L'artiste a réitéré son engagement aux cotés du chef d'Etat notamment dans le domaine de l'éducation.
LLM / radio Métropole Haïti
mardi 19 juillet 2011
Haiti-Hotellerie : Mise en place d’un programme de formation pilote en accueil touristique
Jacmel, 19 juil. 2011 [AlterPresse] --- Un programme de formation pilote en accueil touristique démarrera en septembre prochain en Haiti en vue d’améliorer la qualité des services dans les Hôtels du pays. L’initiative est de la fondation Yélé Haïti (œuvre de la star Wyclef Jean) et du HVS (leader mondial dans le conseil en hôtellerie), qui en ont fait l’annonce lors d’une cérémonie à Jacmel (sud-est) le 15 juillet dernier.
L’objectif de ce projet est d’améliorer le développement économique de la région et la création d’emplois, a déclaré le directeur général de la fondation Yélé Haïti, Derek Johnson, lors de son intervention au lancement du programme.
« Nous voulons, d’abord, donner à des jeunes la possibilité de trouver un emploi et ensuite exploiter les opportunités touristiques de Jacmel », précise Johnson à AlterPresse.
La formation aux métiers du tourisme se déroulera sur une période de 6 mois et concernera 120 jeunes qui travaillent déjà dans ce domaine ainsi que d’autres intéressés.
De leur coté, le maire adjoint de Jacmel, Ronald Andris, et la directrice du bureau régional de tourisme, Yanick Martin, ont remercié la fondation Yélé Haïti et le HVS, d’avoir choisi la ville de Jacmel pour réaliser ce programme.
« Jacmel a réellement besoin de cette école de formation » estime Andris. Il croit que ceci va permettre aux propriétaires d’hôtels et aux employés de mieux servir les touristes.
Yanick Martin annonce pour bientôt le processus de recrutement des jeunes qui bénéficieront de la formation.
La Chambre de commerce et d’industrie du sud-est compte apporter tout son soutien à la concrétisation du projet, assure son président, Amil Roland Zenny Jr.
Les responsables de Yélé Haiti indiquent que l’industrie touristique est le nouveau secteur concerné par leur stratégie, après le programme de formation initié à Port-au-Prince en menuiserie, maçonnerie et plomberie pour aider les jeunes Haïtiens à se prendre en charge et devenir auto-suffisants. [jsl gp apr 19/07/2011 05 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article11292
Commentaires:
J'ai trouvé presque fabuleux cette dépêche annonçant cette activité visant la formation de jeune dans le domaine de l'hôtellerie. En effet juste hier, je lisais un tres long article paru dans l'un des journaux bien lus et répandus des USA (un times ou un hérald je ne sais pas d'ou!) avec un titre assez ronflant: WYCLEF JEAN THE WOULD-BE PRINCE OF HHAITI dans lequel sur le vif, le rappeur haïtien faisait état de ses projets pour améliorer le sort des haïtiens.
A travers les pages de cet journal, il mentionna la construction d'un très grand hôtel qui porterait le nom de "W J" qui lui paierait ses actuations comme un hôtel de Los Algeles avait fait avec un certain Frank Sinatra.
Il était aussi question de la formation des jeunes dans le domaine de l'hôtellerie.
Wyclef passe déjà à la phase de réalisation de son projet.
Nous aurions souhaité la pose de la première pierre dans la construction du complexe hotelier "WJ".
Mais un début reste un début. Je reste impresionné par le respect de la parole donnée.
L’objectif de ce projet est d’améliorer le développement économique de la région et la création d’emplois, a déclaré le directeur général de la fondation Yélé Haïti, Derek Johnson, lors de son intervention au lancement du programme.
« Nous voulons, d’abord, donner à des jeunes la possibilité de trouver un emploi et ensuite exploiter les opportunités touristiques de Jacmel », précise Johnson à AlterPresse.
La formation aux métiers du tourisme se déroulera sur une période de 6 mois et concernera 120 jeunes qui travaillent déjà dans ce domaine ainsi que d’autres intéressés.
De leur coté, le maire adjoint de Jacmel, Ronald Andris, et la directrice du bureau régional de tourisme, Yanick Martin, ont remercié la fondation Yélé Haïti et le HVS, d’avoir choisi la ville de Jacmel pour réaliser ce programme.
« Jacmel a réellement besoin de cette école de formation » estime Andris. Il croit que ceci va permettre aux propriétaires d’hôtels et aux employés de mieux servir les touristes.
Yanick Martin annonce pour bientôt le processus de recrutement des jeunes qui bénéficieront de la formation.
La Chambre de commerce et d’industrie du sud-est compte apporter tout son soutien à la concrétisation du projet, assure son président, Amil Roland Zenny Jr.
Les responsables de Yélé Haiti indiquent que l’industrie touristique est le nouveau secteur concerné par leur stratégie, après le programme de formation initié à Port-au-Prince en menuiserie, maçonnerie et plomberie pour aider les jeunes Haïtiens à se prendre en charge et devenir auto-suffisants. [jsl gp apr 19/07/2011 05 :00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article11292
Commentaires:
J'ai trouvé presque fabuleux cette dépêche annonçant cette activité visant la formation de jeune dans le domaine de l'hôtellerie. En effet juste hier, je lisais un tres long article paru dans l'un des journaux bien lus et répandus des USA (un times ou un hérald je ne sais pas d'ou!) avec un titre assez ronflant: WYCLEF JEAN THE WOULD-BE PRINCE OF HHAITI dans lequel sur le vif, le rappeur haïtien faisait état de ses projets pour améliorer le sort des haïtiens.
A travers les pages de cet journal, il mentionna la construction d'un très grand hôtel qui porterait le nom de "W J" qui lui paierait ses actuations comme un hôtel de Los Algeles avait fait avec un certain Frank Sinatra.
Il était aussi question de la formation des jeunes dans le domaine de l'hôtellerie.
Wyclef passe déjà à la phase de réalisation de son projet.
Nous aurions souhaité la pose de la première pierre dans la construction du complexe hotelier "WJ".
Mais un début reste un début. Je reste impresionné par le respect de la parole donnée.
mercredi 22 septembre 2010
WE MISS YOU BADLY WYCLEF!...J'AURAIS VOTE WYCLEF
WE MISS YOU BADLY WYCLEF!
C’est réellement dommage que le CEP, à tort ou à raison, ait exclu Wyclef Jean de la liste des candidats aux élections de novembre prochain. Personne ne peut nier en fait l’effet médiatique pour Haïti que représentait ou aurait représenté sa présence dans l’arène comme candidat.
Là, on ne tient compte ni de ses capacités à diriger un pays, ni de sa probabilité de l’emporter sur le candidat officialiste ou sur les autres candidats pratiquant la politique traditionnelle d’Haïti.
Avec WYCLEF en liste, l’actualité haïtienne était assurée d’une certaine pertinence dans les médias importants du monde. Que ce soit au niveau des grandes chaînes de télévision ou des journaux les plus lus et consultés. Car, après l’essoufflement normal de l’actualité post séisme, 158 jours après le 12 janvier, les médias avaient patiemment attendu les six mois pour faire le point et le bilan de la situation.
Pour eux, l’actualité haïtienne n’a de l’intérêt que dans un espace-temps reparti en multiples de trois mois. Tout le monde a su par exemple qu’après six mois, la situation du pays avait peu ou pas changé.
Ce constat n’a été à l’origine d’aucune démarche visant à savoir le pourquoi de cette inertie, ni de mouvement poussant les acteurs à agir dans le sens du bon sens pour apporter des solutions à de sérieux problèmes qui perdurent dans le temps. Entre le sixième et le neuvième mois. Bien merci. Rien à faire on attend.
Ce n’est guère un beau titre « Haïti, six mois et un jour plus tard ». Non plus « Haïti six mois et une semaine après ». La mode est aux multiples de trois ou des fractions de trois mois. « HAITI NEUF MOIS PLUS TARD », « HAITI UN AN PLUS TARD », « HAITI DOUZE MOIS PLUS TARD », voilà des titres « in » et qui vendent. Cependant entre le sixième et le neuvième mois la calamité, la souffrance et la misère des sinistrés restent palpables et réels.
Au moins avec un WYCLEF Jean dans al course électorale, son actualité assurerait une bonne relève avant l’arrivée de ces titres à vous couper le souffle et à vous inciter à acheter des journaux ou à vous asseoir devant les postes de télévision.
En suivant la « route des cyclones », on peut craindre le pire pour Haïti et les haïtiens vivant sous les tentes « d’infortune ». Et nous ne voudrions pas que le passage d’un de ces phénomènes atmosphériques ne nous remette au devant de la scène internationale dans al rubrique des catastrophes.
En attendant, personnellement, je regrette l’absence de WYCLEF Jean sur la liste de ceux qui partiront en campagne pour les présidentielles haïtiennes.
DL 01/09/2010
mardi 21 septembre 2010
Wyclef Jean renonce à la présidence haïtienne
Publié le 21 septembre 2010
Louis-Denis Ebacher
Le Droit
Le Conseil électoral provisoire (CEP) a rejeté sa candidature plus tôt cet été, après que le géant du hip hop originaire de Croix-des-Bouquets eut manifesté son désir de diriger son pays natal, même s'il a passé la majeure partie de sa vie en tant que réfugié aux États-Unis.
Le CEP exige des candidats qu'ils aient résidé en Haïti au moins cinq ans avant leur mise en candidature. Wyclef Jean, dont les sorties publiques sont organisées par la firme internationale Euro RSCG Worldwide PR, a en a d'abord appelé de ce rejet par le CEP.
«Après des semaines de réflexion avec ma femme et ma fille, j'ai choisi de mettre un terme à ma candidature», mentionne le chanteur.
«Notre but ultime en poursuivant avec cet appel était d'offrir une opportunité au peuple de participer librement, dans processus démocratique juste et libre», affirme M. Jean pour expliquer ses critiques sur la façon de procéder du CEP.
LE CEP a rendu publique sa liste de candidats le 20 août, rejetant 15 des 34 prétendants à la direction du gouvernement haïtien. Wyclef Jean avait rempli et remis les papiers nécessaires devant les autorités haïtiennes devant les caméras.
LeDroit avait annoncé en primeur, le 24 juillet dernier, ses intentions de se présenter en citant une source proche du gouvernement haïtien, à l'effet que Wyclef Jean «n'était qu'à quelques formalités» de se présenter.
Wyclef Jean a interjeté appel, alléguant des «irrégularités dans les opérations du Conseil», deux jours après le refus du 20 août,
Les élections sont prévues pour le 28 novembre prochain. Le Canada et les États-Unis doivent chacun acheminer la somme de cinq millions $ au CEP. L'Union Européenne doit quant à elle fournir 7 millions $ à l'organisme mandaté de superviser le processus électoral.
Ces fonds seront versés au Trust géré par le Programme des Nations Unies pour le Développement. Le budget pour la réalisation des activités électorales est de 29 millions de dollars, indique le site haitielection2010.com.
Musique
L'ancien du défunt groupe The Fugees reviendra à ses anciennes amours, la musique, profitant de cette sortie publique pour annoncer la parution de son prochain album «If I Were President, the Haïtian Experience», en février prochain.
Le titre de son album fait allusion à une pièce déjà connue du chanteur (If I Was President), employant dorénavant un autre temps de verbe, «Si j'avais été président», au lieu de «Si j'étais président». Une tournée internationale intitulée «The Haïtian Experience», suivra à l'été 2011.
http://www.cyberpresse.ca/le-droit/actualites/actualites-nationales/201009/21/01-4317717-wyclef-jean-renonce-a-la-presidence-haitienne.php
Louis-Denis Ebacher
Le Droit
Wyclef Jean abandonne toute tentative de devenir président d'Haïti et retire son appel auprès du Conseil électoral provisoire du pays.
L'équipe du chanteur a confirmé son retrait formel, par voie de communiqué, mardi.Le Conseil électoral provisoire (CEP) a rejeté sa candidature plus tôt cet été, après que le géant du hip hop originaire de Croix-des-Bouquets eut manifesté son désir de diriger son pays natal, même s'il a passé la majeure partie de sa vie en tant que réfugié aux États-Unis.
Le CEP exige des candidats qu'ils aient résidé en Haïti au moins cinq ans avant leur mise en candidature. Wyclef Jean, dont les sorties publiques sont organisées par la firme internationale Euro RSCG Worldwide PR, a en a d'abord appelé de ce rejet par le CEP.
«Après des semaines de réflexion avec ma femme et ma fille, j'ai choisi de mettre un terme à ma candidature», mentionne le chanteur.
«Notre but ultime en poursuivant avec cet appel était d'offrir une opportunité au peuple de participer librement, dans processus démocratique juste et libre», affirme M. Jean pour expliquer ses critiques sur la façon de procéder du CEP.
LE CEP a rendu publique sa liste de candidats le 20 août, rejetant 15 des 34 prétendants à la direction du gouvernement haïtien. Wyclef Jean avait rempli et remis les papiers nécessaires devant les autorités haïtiennes devant les caméras.
LeDroit avait annoncé en primeur, le 24 juillet dernier, ses intentions de se présenter en citant une source proche du gouvernement haïtien, à l'effet que Wyclef Jean «n'était qu'à quelques formalités» de se présenter.
Wyclef Jean a interjeté appel, alléguant des «irrégularités dans les opérations du Conseil», deux jours après le refus du 20 août,
Les élections sont prévues pour le 28 novembre prochain. Le Canada et les États-Unis doivent chacun acheminer la somme de cinq millions $ au CEP. L'Union Européenne doit quant à elle fournir 7 millions $ à l'organisme mandaté de superviser le processus électoral.
Ces fonds seront versés au Trust géré par le Programme des Nations Unies pour le Développement. Le budget pour la réalisation des activités électorales est de 29 millions de dollars, indique le site haitielection2010.com.
Musique
L'ancien du défunt groupe The Fugees reviendra à ses anciennes amours, la musique, profitant de cette sortie publique pour annoncer la parution de son prochain album «If I Were President, the Haïtian Experience», en février prochain.
Le titre de son album fait allusion à une pièce déjà connue du chanteur (If I Was President), employant dorénavant un autre temps de verbe, «Si j'avais été président», au lieu de «Si j'étais président». Une tournée internationale intitulée «The Haïtian Experience», suivra à l'été 2011.
http://www.cyberpresse.ca/le-droit/actualites/actualites-nationales/201009/21/01-4317717-wyclef-jean-renonce-a-la-presidence-haitienne.php
Présidence d'Haïti: Wyclef Jean jette l'éponge
Publié le 21 septembre 2010
Agence France-Presse
Un porte-parole de la commission, Richardson Dumel, avait annoncé le 20 août que 19 candidatures avaient été acceptées et 15 autres rejetées, dont celle de Wyclef Jean, sans donner d'explication. La star du hip-hop n'a pas résidé à Haïti ces cinq dernières années, une des conditions à remplir pour briguer la présidence.
Le musicien âgé de 40 ans, qui est né à Haïti mais a grandi à New York, avait déposé le 5 août sa candidature officielle au scrutin présidentiel prévu le 28 novembre.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201009/21/01-4317759-presidence-dhaiti-wyclef-jean-jette-leponge.php
Agence France-Presse
Le chanteur hip-hop Wyclef Jean a annoncé renoncer à se présenter à l'élection présidentielle haïtienne, dans un communiqué diffusé mardi par son agent.
L'ancien chanteur des Fugees avait déclaré le 22 août qu'il allait faire appel du rejet le 20 août de sa candidature par la commission électorale haïtienne. Wyclef Jean, selon son communiqué mardi, se retire de la politique haïtienne pour se consacrer à la musique et à la promotion de son nouvel album.Un porte-parole de la commission, Richardson Dumel, avait annoncé le 20 août que 19 candidatures avaient été acceptées et 15 autres rejetées, dont celle de Wyclef Jean, sans donner d'explication. La star du hip-hop n'a pas résidé à Haïti ces cinq dernières années, une des conditions à remplir pour briguer la présidence.
Le musicien âgé de 40 ans, qui est né à Haïti mais a grandi à New York, avait déposé le 5 août sa candidature officielle au scrutin présidentiel prévu le 28 novembre.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201009/21/01-4317759-presidence-dhaiti-wyclef-jean-jette-leponge.php
dimanche 5 septembre 2010
Wyclef Disses Sean Penn And ex-Fugee Pras
Sunday, September 05, 2010 11:58 AM By Houston Williams
(AllHipHop News) Wyclef Jean, former Haitian president hopeful, has sent a shot to detractors actor Sean Pen and former band mate Pras.
The multifaceted musician performed at Hot 97′s On Da Reggae Tip concert at the Hammerstein Ballroom in New York.
He sang, “If I was president….I got a message for Sean Penn, maybe he ain’t see me in Haiti because he was too busy sniffing cocaine. I got a message for Praswell, even though you don’t want to support me, I got love for you, even though you only kicked eight bars for the Fugee.”
Both Penn and Pras, who was in The Fugees with Wyclef, were critical of the rapper after he announced his bid for as president of Haiti.
"This is somebody who's going to receive an enormous amount of support from the United States, and I have to say I'm very suspicious of it, simply because he, as an ambassador at large, has been virtually silent. For those of us in Haiti, he has been a non-presence," Penn said in an interview with CNN.
http://allhiphop.com/stories/news/archive/2010/09/05/22365974.aspx
Message de Wyclef Jean à Sean Penn
Lors d’une performance à New York l’autre soir à, Wyclef Jean a ajouté de nouvelles paroles à sa chanson If I Was President, attaquant de façon plus ou moins vicieuse, l’acteur Sean Penn et l’ancien membre des Fugees, Pras Michel, qui ne sont pas tombés à la renverse quand le rappeur a annoncé son intention de briguer la présidence d’Haïti. Penn avait notamment affirmé ne pas avoir vu souvent Jean en Haïti.
Je cite les nouvelles paroles de Clef :http://launch.vidaroo.com/5809
«J’ai un message pour Sean Penn. Peut-être ne m’a-t-il pas vu en Haïti parce qu’il était trop occupé à sniffer de la cocaïne. J’ai un message pour Prazwell. Même si tu ne m’as pas soutenu, j’ai de l’amour pour toi, même si tu n’as contribué que huit mesures aux Fugees.»
http://blogues.cyberpresse.ca/hetu/2010/09/05/message-de-wyclef-jean-a-sean-penn-et-prazwell/
(AllHipHop News) Wyclef Jean, former Haitian president hopeful, has sent a shot to detractors actor Sean Pen and former band mate Pras.
The multifaceted musician performed at Hot 97′s On Da Reggae Tip concert at the Hammerstein Ballroom in New York.
He sang, “If I was president….I got a message for Sean Penn, maybe he ain’t see me in Haiti because he was too busy sniffing cocaine. I got a message for Praswell, even though you don’t want to support me, I got love for you, even though you only kicked eight bars for the Fugee.”
Both Penn and Pras, who was in The Fugees with Wyclef, were critical of the rapper after he announced his bid for as president of Haiti.
"This is somebody who's going to receive an enormous amount of support from the United States, and I have to say I'm very suspicious of it, simply because he, as an ambassador at large, has been virtually silent. For those of us in Haiti, he has been a non-presence," Penn said in an interview with CNN.
http://allhiphop.com/stories/news/archive/2010/09/05/22365974.aspx
Message de Wyclef Jean à Sean Penn
Lors d’une performance à New York l’autre soir à, Wyclef Jean a ajouté de nouvelles paroles à sa chanson If I Was President, attaquant de façon plus ou moins vicieuse, l’acteur Sean Penn et l’ancien membre des Fugees, Pras Michel, qui ne sont pas tombés à la renverse quand le rappeur a annoncé son intention de briguer la présidence d’Haïti. Penn avait notamment affirmé ne pas avoir vu souvent Jean en Haïti.
Je cite les nouvelles paroles de Clef :http://launch.vidaroo.com/5809
«J’ai un message pour Sean Penn. Peut-être ne m’a-t-il pas vu en Haïti parce qu’il était trop occupé à sniffer de la cocaïne. J’ai un message pour Prazwell. Même si tu ne m’as pas soutenu, j’ai de l’amour pour toi, même si tu n’as contribué que huit mesures aux Fugees.»
http://blogues.cyberpresse.ca/hetu/2010/09/05/message-de-wyclef-jean-a-sean-penn-et-prazwell/
mercredi 1 septembre 2010
WE MISS YOU BADLY WYCLEF !
C’est réellement dommage que le CEP, à tort ou à raison, ait exclu Wyclef Jean de la liste des candidats aux élections de novembre prochain. Personne ne peut nier en fait l’effet médiatique pour Haïti que représentait ou aurait représenté sa présence dans l’arène comme candidat. Là, on ne tient compte ni de ses capacités à diriger un pays, ni de sa probabilité de l’emporter sur le candidat officialiste ou sur les autres candidats pratiquant la politique traditionnelle d’Haïti.
Avec WYCLEF en liste, l’actualité haïtienne était assurée d’une certaine pertinence dans les médias importants du monde. Que ce soit au niveau des grandes chaînes de télévision ou des journaux les plus lus et consultés.
Car, après l’essoufflement normal de l’actualité post séisme, 158 jours après le 12 janvier, les médias avaient patiemment attendu les six mois pour faire le point et le bilan de la situation. Pour eux, l’actualité haïtienne n’a de l’intérêt que dans un espace-temps reparti en multiples de trois mois.
Tout le monde a su par exemple qu’après six mois, la situation du pays avait peu ou pas changé. Ce constat n’a été à l’origine d’aucune démarche visant à savoir le pourquoi de cette inertie, ni de mouvement poussant les acteurs à agir dans le sens du bon sens pour apporter des solutions à de sérieux problèmes qui perdurent dans le temps.
Entre le sixième et le neuvième mois? Bien merci. Rien à faire on attend. Ce n’est guère un beau titre « Haïti, six mois et un jour plus tard ». Non plus « Haïti six mois et une semaine après ». La mode est aux multiples de trois ou des fractions de trois mois.
« HAITI NEUF MOIS PLUS TARD », « HAITI UN AN PLUS TARD », « HAITI DOUZE MOIS PLUS TARD », voilà des titres « in » et qui vendent.
Cependant entre le sixième et le neuvième mois la calamité, la souffrance et la misère des sinistrés restent palpables et réels.
Au moins avec un WYCLEF Jean dans al course électorale, son actualité assurerait une bonne relève avant l’arrivée de ces titres à vous couper le souffle et à vous inciter à acheter des journaux ou à vous asseoir devant les postes de télévision.
En suivant la « route des cyclones », on peut craindre le pire pour Haïti et les haïtiens vivant sous les tentes « d’infortune ». Et nous ne voudrions pas que le passage d’un de ces phénomènes atmosphériques ne nous remette au devant de la scène internationale dans al rubrique des catastrophes.
En attendant, personnellement, je regrette l’absence de WYCLEF Jean sur la liste de ceux qui partiront en campagne pour les présidentielles haïtiennes.
DL
Avec WYCLEF en liste, l’actualité haïtienne était assurée d’une certaine pertinence dans les médias importants du monde. Que ce soit au niveau des grandes chaînes de télévision ou des journaux les plus lus et consultés.
Car, après l’essoufflement normal de l’actualité post séisme, 158 jours après le 12 janvier, les médias avaient patiemment attendu les six mois pour faire le point et le bilan de la situation. Pour eux, l’actualité haïtienne n’a de l’intérêt que dans un espace-temps reparti en multiples de trois mois.
Tout le monde a su par exemple qu’après six mois, la situation du pays avait peu ou pas changé. Ce constat n’a été à l’origine d’aucune démarche visant à savoir le pourquoi de cette inertie, ni de mouvement poussant les acteurs à agir dans le sens du bon sens pour apporter des solutions à de sérieux problèmes qui perdurent dans le temps.
Entre le sixième et le neuvième mois? Bien merci. Rien à faire on attend. Ce n’est guère un beau titre « Haïti, six mois et un jour plus tard ». Non plus « Haïti six mois et une semaine après ». La mode est aux multiples de trois ou des fractions de trois mois.
« HAITI NEUF MOIS PLUS TARD », « HAITI UN AN PLUS TARD », « HAITI DOUZE MOIS PLUS TARD », voilà des titres « in » et qui vendent.
Cependant entre le sixième et le neuvième mois la calamité, la souffrance et la misère des sinistrés restent palpables et réels.
Au moins avec un WYCLEF Jean dans al course électorale, son actualité assurerait une bonne relève avant l’arrivée de ces titres à vous couper le souffle et à vous inciter à acheter des journaux ou à vous asseoir devant les postes de télévision.
En suivant la « route des cyclones », on peut craindre le pire pour Haïti et les haïtiens vivant sous les tentes « d’infortune ». Et nous ne voudrions pas que le passage d’un de ces phénomènes atmosphériques ne nous remette au devant de la scène internationale dans al rubrique des catastrophes.
En attendant, personnellement, je regrette l’absence de WYCLEF Jean sur la liste de ceux qui partiront en campagne pour les présidentielles haïtiennes.
DL
lundi 30 août 2010
Poursuite de la polémique entre le CEP et Wyclef Jean
Les autorités électorales haïtiennes n'ont pas composé une chanson pour faire la réplique à Wyclef Jean mais ont dévoilé au grand public les failles du dossier. Les conseillers juridiques de l'organisme électoral ont fait valoir que les avocats de Wyclef eux-mêmes ont avoué que leurs clients ne répond pas à l'exigence des 5 années de résidence consécutives en Haïti.
Les avocats de la star de Hip hop avaient soutenu que M. Jean réside en Haïti depuis l'exercice de son droit de vote (en faveur de Préval) lors des joutes du 7 février 2006. L'argumentaire qui pourrait être valable politiquement, est tout a fait aberrant juridiquement.
Les avocats de l'organisme électoral ont souligné sur la base de cette déclaration que M. Jean pourra briguer la présidence à partir du 8 février 2011.
L'annonce du vote en faveur du président Préval n'est pas neutre puisque Wyclef Jean avait dans sa chanson avait déploré que le chef de l'Etat ait en quelque sorte opposé une fin de non recevoir à sa requête.
De plus les conseillers juridiques du CEP ont précisé que la série du numéro d'identification fiscale de M. Jean est 009, une série réservé par l'administration fiscale aux haïtiens résident à l'étranger.
Le troisième argument du CEP tient compte des déclarations de M. Jean lui-même. Il aurait fait état de sa résidence à l'étranger dans tous ses passeports y compris le passeport diplomatique.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18195
Les avocats de la star de Hip hop avaient soutenu que M. Jean réside en Haïti depuis l'exercice de son droit de vote (en faveur de Préval) lors des joutes du 7 février 2006. L'argumentaire qui pourrait être valable politiquement, est tout a fait aberrant juridiquement.
Les avocats de l'organisme électoral ont souligné sur la base de cette déclaration que M. Jean pourra briguer la présidence à partir du 8 février 2011.
L'annonce du vote en faveur du président Préval n'est pas neutre puisque Wyclef Jean avait dans sa chanson avait déploré que le chef de l'Etat ait en quelque sorte opposé une fin de non recevoir à sa requête.
De plus les conseillers juridiques du CEP ont précisé que la série du numéro d'identification fiscale de M. Jean est 009, une série réservé par l'administration fiscale aux haïtiens résident à l'étranger.
Le troisième argument du CEP tient compte des déclarations de M. Jean lui-même. Il aurait fait état de sa résidence à l'étranger dans tous ses passeports y compris le passeport diplomatique.
LLM / Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18195
lundi 23 août 2010
Wyclef Jean dénonce des «tricheries» pour bloquer sa candidature
Wyclef Jean a appris vendredi son exclusion de la course à la présidence d'Haïti.
PHOTO: AP
Agence France-Presse, Port-au-Prince
Le chanteur de hip-hop Wyclef Jean a dénoncé «les tricheries» et le «viol» de la Constitution haïtienne opérés selon lui par le Conseil électoral provisoire (CEP) pour l'écarter de la course à la présidence, dans un enregistrement sonore remis aux médias haïtiens lundi.
«Même avant de commencer le travail, des amis en Haïti et à l'étranger m'avaient averti que beaucoup de tricheries allaient être faites pour me bloquer. Résultat: le CEP l'a prouvé», en écartant sa candidature, a dit Wyclef Jean dans ce message lu en créole.
«Ils ont violé la Constitution au profit de leurs familles et leurs amis qui continuent de vivre avec l'argent du peuple (...). Est-ce que vous allez continuer à supporter des gens qui ne respectent pas la Loi fondamentale du pays?», a encore lancé le chanteur.
«Pendant que vous vous mobilisez sans cesse pour les forcer à respecter vos droits, je vais continuer à faire flotter le drapeau d'Haïti. Tenez bon, le travail ne fait que commencer», a -t-il conclu.
Dans un premier temps, Wyclef Jean avait assuré respecter la décision du CEP de ne pas le laisser se présenter à la présidentielle du 28 novembre. Mais dimanche, il a indiqué via son compte Twitter qu'il faisait appel de la décision.
Ses avocats avaient également indiqué qu'ils tiendraient une conférence de presse lundi à Port-au-Prince.
Lundi matin, Pierre Thibaut, le directeur de communication du Conseil électoral haïtien, a toutefois indiqué qu'«en matière électorale, le CEP est la dernière instance». Il est toujours possible de contester ses décisions, mais «la décision finale revient au conseil», a-t-il souligné.
Sur les 34 dossiers qui lui ont été soumis, le CEP n'en a retenu que 19, écartant notamment les six candidats de la diaspora, dont la star du hip-hop.
Né en Haïti, Wyclef Jean vit aux États-Unis depuis l'âge de 9 ans, alors que les règles électorales stipulent qu'un candidat doit avoir résidé dans le pays caribéen pendant cinq ans avant la tenue du scrutin.
Parallèlement, la publication lundi du communiqué présentant les candidatures agréées a dévoilé l'absence des signatures de deux membres du CEP.
La première, Ginette Chérubin, a indiqué à l'AFP que l'absence de son paraphe «veut dire qu'il existe quelque part un désaccord».
Mme Chérubin était présente vendredi au siège du CEP et a participé aux longs débats qui ont précédé la publication de la liste.
Une autre conseillère, Laurette Croyance, était absente du pays et n'a donc pas signé le document.
Le CEP est composé de neuf membres, mais l'un d'entre eux, impliqué dans une affaire d'argent, avait démissionné quelques jours avant la publication de la liste des candidats.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201008/23/01-4309020-wyclef-jean-denonce-des-tricheries-pour-bloquer-sa-candidature.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B4_manchettes_231_accueil_POS1
Barred from ballot, Wyclef remains an inspiration
BY EDWIDGE DANTICAT It was the presidential bid heard around the world. However, to those who have been following Wyclef Jean closely, it was no surprise. I remember as early as 2004 hearing of a Wyclef Jean candidacy being discussed by friends and family members, some uneasy and others thrilled at the possibility. As much as carriers of Haitian passports are pestered at borders all over the world, Wyclef, who travels constantly, never traded his Haitian passport for any other.
``His journey,'' one friend told me, ``will begin with his foundation [Yele Haiti] and end at the national palace.''
The timing of his presidential run, Wyclef recently told Time magazine, had a lot to do with the Jan. 12, 2010, earthquake that all but leveled Port-au-Prince and several other cities. Otherwise, he would have waited another 10 years to run. Now, unless Article 135 of the Haitian constitution -- which requires habitual residence in the country for five consecutive years prior to the election -- is amended or unless, in spite of reported death threats, Wyclef moves to Haiti for the next five years, he will not be able to run. Haiti's electoral council has decided that he is ineligible because he has failed to meet the residency requirement. That too is no surprise. Had they ruled in Wyclef's favor, they might have opened a Pandora's box that might cast further doubt on their desire and ability to hold elections that are as fair and transparent as possible given the already tenuous and potentially volatile post-earthquake situation in Haiti.
At this point, I should mention that I know Wyclef Jean. From the very beginning of his musical career, I have seen him perform on both small and large stages, but I have also seen him write a song on the spot while looking at footage of a dead friend. I have seen him play with his 5-year-old daughter, and I have seen him act as master of ceremony at both a brother and sister's weddings. I cannot vouch for him as a presidential candidate (and less so as a president), but I must admit that I initially found his candidacy exciting. The idea that he might be our first forty-something, Creolophone, diaspora-hailed candidate -- anticipating this very outcome, I had not allowed my mind to go as far as president -- was rather electrifying. His entry into the race has energized thousands of disempowered young people. It has also brightened a fading international media spotlight on Haiti, where 300,000 people recently lost their lives and more than a million still remain homeless.
Among both his supporters and detractors, Wyclef's candidacy has also generated a passionate dialogue about the kind of leader Haiti needs at one of the most critical moments of its 206-year-old existence. The fact that only Haiti's current president, Rene Preval, has been able to finish a full term in office speaks volumes about the office. Whoever becomes president of Haiti this fall will have the Sisyphean task of rebuilding a nation even as other potential disasters -- health, economic and environmental -- loom ahead. For example, should Haiti be struck by one or a string of hurricanes as it was it was two years ago around this time, there could be as many casualties as during the earthquake.
Now that the decision has been made, we must return to the less exciting and more somber business at hand. Nine million people, many of whom live in deplorable conditions in makeshift shelters, deserve no less. Haiti's next president must burrow in, and along with the people of Haiti, fight corruption, create housing, educational opportunities and jobs, among many other grueling and unglamorous tasks. He or she -- there is one woman in the race -- will have to keep expectations low while working as hard as possible to deliver tangible results to a long suffering population.
I hope that my friend will not be too disappointed that these tasks will not fall on his shoulders. The burden will be enormous on whoever takes on the job. Now there will, of course, be people who lose interest in the race, who feel that they have no dog in the fight. I hope Wyclef Jean is not one of them. What he has promised to do before -- create jobs and educational opportunities and inspire young people who have already lost so much to the earthquake that inspired him to run -- he can continue to do through a reformed version of his Yele Haiti foundation and his music. As our roving ambassador, he can now do this more freely, without the statesman straitjacket and forced political lingo. He can speak directly to us and from his heart. He can console his young supporters and urge them once again to remain calm. And he won't have to do it en francais. That could be his most important contribution yet to a country for which he has proven his love and devotion over and over again.
Edwidge Danticat is an author whose most recent works are y ``Eight Days'' and ``Create Dangerously: The Immigrant Artist At Work.''
http://www.miamiherald.com/2010/08/22/1787068/barred-from-ballot-wyclef-remains.html
Read more: http://www.miamiherald.com/2010/08/22/1787068/barred-from-ballot-wyclef-remains.html#ixzz0xQ18ZBMf
``His journey,'' one friend told me, ``will begin with his foundation [Yele Haiti] and end at the national palace.''
The timing of his presidential run, Wyclef recently told Time magazine, had a lot to do with the Jan. 12, 2010, earthquake that all but leveled Port-au-Prince and several other cities. Otherwise, he would have waited another 10 years to run. Now, unless Article 135 of the Haitian constitution -- which requires habitual residence in the country for five consecutive years prior to the election -- is amended or unless, in spite of reported death threats, Wyclef moves to Haiti for the next five years, he will not be able to run. Haiti's electoral council has decided that he is ineligible because he has failed to meet the residency requirement. That too is no surprise. Had they ruled in Wyclef's favor, they might have opened a Pandora's box that might cast further doubt on their desire and ability to hold elections that are as fair and transparent as possible given the already tenuous and potentially volatile post-earthquake situation in Haiti.
At this point, I should mention that I know Wyclef Jean. From the very beginning of his musical career, I have seen him perform on both small and large stages, but I have also seen him write a song on the spot while looking at footage of a dead friend. I have seen him play with his 5-year-old daughter, and I have seen him act as master of ceremony at both a brother and sister's weddings. I cannot vouch for him as a presidential candidate (and less so as a president), but I must admit that I initially found his candidacy exciting. The idea that he might be our first forty-something, Creolophone, diaspora-hailed candidate -- anticipating this very outcome, I had not allowed my mind to go as far as president -- was rather electrifying. His entry into the race has energized thousands of disempowered young people. It has also brightened a fading international media spotlight on Haiti, where 300,000 people recently lost their lives and more than a million still remain homeless.
Among both his supporters and detractors, Wyclef's candidacy has also generated a passionate dialogue about the kind of leader Haiti needs at one of the most critical moments of its 206-year-old existence. The fact that only Haiti's current president, Rene Preval, has been able to finish a full term in office speaks volumes about the office. Whoever becomes president of Haiti this fall will have the Sisyphean task of rebuilding a nation even as other potential disasters -- health, economic and environmental -- loom ahead. For example, should Haiti be struck by one or a string of hurricanes as it was it was two years ago around this time, there could be as many casualties as during the earthquake.
Now that the decision has been made, we must return to the less exciting and more somber business at hand. Nine million people, many of whom live in deplorable conditions in makeshift shelters, deserve no less. Haiti's next president must burrow in, and along with the people of Haiti, fight corruption, create housing, educational opportunities and jobs, among many other grueling and unglamorous tasks. He or she -- there is one woman in the race -- will have to keep expectations low while working as hard as possible to deliver tangible results to a long suffering population.
I hope that my friend will not be too disappointed that these tasks will not fall on his shoulders. The burden will be enormous on whoever takes on the job. Now there will, of course, be people who lose interest in the race, who feel that they have no dog in the fight. I hope Wyclef Jean is not one of them. What he has promised to do before -- create jobs and educational opportunities and inspire young people who have already lost so much to the earthquake that inspired him to run -- he can continue to do through a reformed version of his Yele Haiti foundation and his music. As our roving ambassador, he can now do this more freely, without the statesman straitjacket and forced political lingo. He can speak directly to us and from his heart. He can console his young supporters and urge them once again to remain calm. And he won't have to do it en francais. That could be his most important contribution yet to a country for which he has proven his love and devotion over and over again.
Edwidge Danticat is an author whose most recent works are y ``Eight Days'' and ``Create Dangerously: The Immigrant Artist At Work.''
http://www.miamiherald.com/2010/08/22/1787068/barred-from-ballot-wyclef-remains.html
Read more: http://www.miamiherald.com/2010/08/22/1787068/barred-from-ballot-wyclef-remains.html#ixzz0xQ18ZBMf
Wyclef Jean Says He’ll Challenge Election Ruling
By DAMIEN CAVE
Published: August 22, 2010
MIAMI — Wyclef Jean, the hip-hop star who had hoped to become Haiti’s next president, said Sunday that his lawyers would challenge the recent ruling from election officials that kept him from the list of eligible candidates.
An election council spokesman said there was no legal mechanism for contesting an election eligibility decision.
He had simply accepted the election council decision when it was announced Friday night, but in a message on Sunday on Twitter, his preferred means of public communication, Mr. Jean said he had decided to appeal because: “We have met all the requirements set by the laws. And the law must be Respected.”
Even with such brevity (and a capital “R”), Mr. Jean actually revealed the central conflict of his candidacy: When faced with a choice between charismatic celebrity and strict loyalty to laws that limit outside influence, which would Haiti choose?
Friday’s ruling seemed to indicate the latter. An election council spokesman, Richardson Dumel, said Sunday that there was no legal mechanism for contesting an election eligibility decision.
But Mr. Jean said he had been barred prematurely. He told The Associated Press that another Haitian elections entity had not issued a final ruling on whether he met the requirement that presidential candidates live in Haiti for five consecutive years before the election in November.
Earlier he had argued that, although as a child he left Haiti for the United States, he should not be barred on the basis of residency because he is a good-will ambassador for Haiti with a mandate from its government to rove the world.
On Sunday, he said he believed his candidacy was rejected because of politics, not law.
“I will be seeking a solution through legal channels, and I urge my countrymen to be patient,” he said in a statement issued later in the day.
At least one of the 19 approved presidential candidates, Leslie Voltaire, said that Mr. Jean should be allowed to run. “It’s not fair” that he was eliminated, Mr. Voltaire said Sunday.
Regardless, the continued back and forth reflects a deeper Haitian rift. Historians point out that the country’s political class has never fully made its peace with what Mr. Jean represents: the successful Haitian diaspora — financially helpful and mostly out of town.
Elections are a prime example. In the Dominican Republic, emigrating — even becoming an American citizen — does not mean sacrificing the right to vote in one’s native country. But dual citizenship is not allowed in Haiti, so millions of Haitians living abroad are cut out of the country’s voting system.
The residency rule for candidates is also an extension of that historic ambivalence. And in the case of Mr. Jean, who announced his candidacy on “Larry King Live” on CNN, it led some Haitians to ask: Who would a Jean administration really serve?
“What was interesting about his candidacy was the way that it crystallized the ambiguities surrounding the role of the Haitian diaspora,” Laurent Dubois, a historian of Haiti at Duke University, said in an interview. “Wyclef talked about bringing the American dream to Haiti, and those who supported him saw him as a potential conduit and communicator between the two countries. But there’s also, of course, anxiety in Haiti about U.S. influence, so that can cut both ways.”
Haiti’s identity, after all, has been linked with resisting outsiders since it became the world’s first black republic in 1804, casting out the French. Whites were prevented from becoming landowners by an article of the Constitution, Mr. Dubois said, until the United States rewrote it during its occupation from 1915 to 1934.
Later interventions by the United States and the United Nations have only increased Haiti’s sensitivity regarding independence, especially after an earthquake on Jan. 12 brought the country to its knees.
But this is not an emotion felt equally by all. With their homes in ruins, many Haitians wander the streets saying they will welcome foreign control if it helps.
Louis Herns Marcelin, a Haitian-born anthropology professor at the University of Miami, said that Haiti had become “an apartheid country”: those with influence and money have greater fears about the change that outsiders might bring, while most people just want to see their own, often wretched circumstances change. What most of Haiti’s population is looking for, he said, “is an opening out of the ghetto, an opening out of the permanent prison and segregation they are living in.”
That was what many people, especially the young, had hoped Mr. Jean could bring. “Clef,” as his supporters in Haiti call him, is not part of the status quo. Even in terms of language, he represents a break from the past because he speaks Creole and English, not French, the language of Haiti’s political order.
“He isn’t like the others who came and became president, then stole all the Haitian people’s money,” said Fafane Petion, 24, a supporter of Mr. Jean in Port-au-Prince, the capital.
And yet, Mr. Marcelin contends, “being a rock star does not qualify you to be president.”
Even before he was disqualified, Mr. Jean faced tough questions (and not just from the elite) about his lack of political experience, his personal finances and his charity, Yéle Haiti.
Mr. Jean has blurred boundaries between his personal business and Yéle Haiti’s mission — using the charity to pay his production company for benefit concerts that he headlined. Some Haitians have worried that the millions of dollars Yéle Haiti raised after the earthquake would be used to advance Mr. Jean’s campaign.
To supporters, Mr. Jean’s brief run for office, which began in early August, has already solidified his position as an inspiring star who knows how to keep Haiti in the spotlight. If he finds a way to stay in the race, young Haitians say, they are more likely to vote.
If he is ultimately disqualified, though, the conversation that he kick-started — about the diaspora, about who is Haitian and about what Haiti needs from beyond its borders — will be cut short, perhaps temporarily.
That could mean one of two things, according to experts. Either it is a sign of maturity, with a country once ruled by dictators holding fast to law and tradition; or it is a sign of insecurity by those in power, which will very likely lead to greater disengagement, anger and frustration.
“People are actually very tired of politicians from inside or outside making promises,” Mr. Marcelin said. “The people, they always end up in the same condition.”
Vladimir LaGuerre contributed reporting from Port-au-Prince, Haiti.
http://www.nytimes.com/2010/08/23/world/americas/23haiti.html?_r=1&ref=haiti
Published: August 22, 2010
MIAMI — Wyclef Jean, the hip-hop star who had hoped to become Haiti’s next president, said Sunday that his lawyers would challenge the recent ruling from election officials that kept him from the list of eligible candidates.
An election council spokesman said there was no legal mechanism for contesting an election eligibility decision.
He had simply accepted the election council decision when it was announced Friday night, but in a message on Sunday on Twitter, his preferred means of public communication, Mr. Jean said he had decided to appeal because: “We have met all the requirements set by the laws. And the law must be Respected.”
Even with such brevity (and a capital “R”), Mr. Jean actually revealed the central conflict of his candidacy: When faced with a choice between charismatic celebrity and strict loyalty to laws that limit outside influence, which would Haiti choose?
Friday’s ruling seemed to indicate the latter. An election council spokesman, Richardson Dumel, said Sunday that there was no legal mechanism for contesting an election eligibility decision.
But Mr. Jean said he had been barred prematurely. He told The Associated Press that another Haitian elections entity had not issued a final ruling on whether he met the requirement that presidential candidates live in Haiti for five consecutive years before the election in November.
Earlier he had argued that, although as a child he left Haiti for the United States, he should not be barred on the basis of residency because he is a good-will ambassador for Haiti with a mandate from its government to rove the world.
On Sunday, he said he believed his candidacy was rejected because of politics, not law.
“I will be seeking a solution through legal channels, and I urge my countrymen to be patient,” he said in a statement issued later in the day.
At least one of the 19 approved presidential candidates, Leslie Voltaire, said that Mr. Jean should be allowed to run. “It’s not fair” that he was eliminated, Mr. Voltaire said Sunday.
Regardless, the continued back and forth reflects a deeper Haitian rift. Historians point out that the country’s political class has never fully made its peace with what Mr. Jean represents: the successful Haitian diaspora — financially helpful and mostly out of town.
Elections are a prime example. In the Dominican Republic, emigrating — even becoming an American citizen — does not mean sacrificing the right to vote in one’s native country. But dual citizenship is not allowed in Haiti, so millions of Haitians living abroad are cut out of the country’s voting system.
![]() |
| Joe Raedle/Getty Images Mr. Jean, left, and his lawyer Thursday. |
“What was interesting about his candidacy was the way that it crystallized the ambiguities surrounding the role of the Haitian diaspora,” Laurent Dubois, a historian of Haiti at Duke University, said in an interview. “Wyclef talked about bringing the American dream to Haiti, and those who supported him saw him as a potential conduit and communicator between the two countries. But there’s also, of course, anxiety in Haiti about U.S. influence, so that can cut both ways.”
Haiti’s identity, after all, has been linked with resisting outsiders since it became the world’s first black republic in 1804, casting out the French. Whites were prevented from becoming landowners by an article of the Constitution, Mr. Dubois said, until the United States rewrote it during its occupation from 1915 to 1934.
Later interventions by the United States and the United Nations have only increased Haiti’s sensitivity regarding independence, especially after an earthquake on Jan. 12 brought the country to its knees.
But this is not an emotion felt equally by all. With their homes in ruins, many Haitians wander the streets saying they will welcome foreign control if it helps.
Louis Herns Marcelin, a Haitian-born anthropology professor at the University of Miami, said that Haiti had become “an apartheid country”: those with influence and money have greater fears about the change that outsiders might bring, while most people just want to see their own, often wretched circumstances change. What most of Haiti’s population is looking for, he said, “is an opening out of the ghetto, an opening out of the permanent prison and segregation they are living in.”
That was what many people, especially the young, had hoped Mr. Jean could bring. “Clef,” as his supporters in Haiti call him, is not part of the status quo. Even in terms of language, he represents a break from the past because he speaks Creole and English, not French, the language of Haiti’s political order.
“He isn’t like the others who came and became president, then stole all the Haitian people’s money,” said Fafane Petion, 24, a supporter of Mr. Jean in Port-au-Prince, the capital.
And yet, Mr. Marcelin contends, “being a rock star does not qualify you to be president.”
Even before he was disqualified, Mr. Jean faced tough questions (and not just from the elite) about his lack of political experience, his personal finances and his charity, Yéle Haiti.
Mr. Jean has blurred boundaries between his personal business and Yéle Haiti’s mission — using the charity to pay his production company for benefit concerts that he headlined. Some Haitians have worried that the millions of dollars Yéle Haiti raised after the earthquake would be used to advance Mr. Jean’s campaign.
To supporters, Mr. Jean’s brief run for office, which began in early August, has already solidified his position as an inspiring star who knows how to keep Haiti in the spotlight. If he finds a way to stay in the race, young Haitians say, they are more likely to vote.
If he is ultimately disqualified, though, the conversation that he kick-started — about the diaspora, about who is Haitian and about what Haiti needs from beyond its borders — will be cut short, perhaps temporarily.
That could mean one of two things, according to experts. Either it is a sign of maturity, with a country once ruled by dictators holding fast to law and tradition; or it is a sign of insecurity by those in power, which will very likely lead to greater disengagement, anger and frustration.
“People are actually very tired of politicians from inside or outside making promises,” Mr. Marcelin said. “The people, they always end up in the same condition.”
Vladimir LaGuerre contributed reporting from Port-au-Prince, Haiti.
http://www.nytimes.com/2010/08/23/world/americas/23haiti.html?_r=1&ref=haiti
dimanche 22 août 2010
Wyclef Jean contestera la décision de la commission électorale
Publié le 22 août 2010
La Presse Canadienne, Port-au-Prince, Haïti.-
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201008/22/01-4308722-wyclef-jean-contestera-la-decision-de-la-commission-electorale.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B42_acc-manchettes-dimanche_369233_accueil_POS2...
Commentaires:
Définitivement j'ai hâte de savoir qui sont les conseillers de WYCLEF JEAN. Là il est entrain de s'emballer dans un labyrinthe inextricable d'où il sortira égratigné. Les décisions du tribunal électoral sont sans appel. En plus il n'a aucune chance de gagner quoique ce soit.
La tronche de ces vociféreurs intimidants rappelle de très mauvais souvenirs!
La Presse Canadienne, Port-au-Prince, Haïti.-
![]() |
| Wyclef Jean a manifesté sa colère à la suite de l'annonce de la commission électorale d'Haïti de rejeter sa candidature à la présidence du pays. PHOTO: AFP |
Le chanteur Wyclef Jean a déclaré qu'il n'abandonnait pas l'idée de devenir président d'Haïti et contestera devant une cour la décision de la commission électorale de rejeter sa candidature.
En entrevue à l'Associated Press, Wyclef Jean a annoncé que ses avocats s'adresseront à une cour haïtienne lundi afin d'en appeler de la décision de la commission de l'exclure de l'élection.
M. Jean dit posséder un document qui «démontrera que tout est correct». Lui et ses adjoints croient que «tout ce qui se déroule ici a tout à voir avec la politique haïtienne».
La candidature du chanteur a été rejetée par la commission électorale vendredi, probablement parce qu'il ne respectait par les règles concernant les cinq ans de résidence dans le pays.http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201008/22/01-4308722-wyclef-jean-contestera-la-decision-de-la-commission-electorale.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B42_acc-manchettes-dimanche_369233_accueil_POS2...
Commentaires:
Définitivement j'ai hâte de savoir qui sont les conseillers de WYCLEF JEAN. Là il est entrain de s'emballer dans un labyrinthe inextricable d'où il sortira égratigné. Les décisions du tribunal électoral sont sans appel. En plus il n'a aucune chance de gagner quoique ce soit.
La tronche de ces vociféreurs intimidants rappelle de très mauvais souvenirs!
Haiti Calm After Jean Is Rejected
By DAMIEN CAVE Published: August 21, 2010
http://video.nytimes.com/video/2010/08/21/world/americas/1248068894801/haitians-react-to-ruling-on-candidacy.html
MIAMI — The streets of Haiti remained calm on Saturday, a day after the country’s election officials ended the singer Wyclef Jean’s brief, electrifying run for president, suggesting that the distraction of politics had once again given way to the country’s struggle for survival.
A decision announced late on Friday prevented Mr. Jean from being among the approved candidates. And though tensions had been building throughout the day, with hundreds of Mr. Jean’s supporters rallying on his behalf and a large contingent of police officers on the streets, night fell and morning came on Saturday without protest or violence.
Gracia Thevenin, a businessman in a suburb of Port-au-Prince, the capital, and a Jean supporter, said because the news of Mr. Jean’s denial had started leaking out early in the week, people were able to digest it.
“Everyone expected it,” Mr. Thevenin said, noting that it had been widely known that Mr. Jean had not met the requirement of having lived in Haiti for five consecutive years before the Nov. 28 elections. He left Haiti as a boy for the United States, where he was raised in Brooklyn. “Wherever you went, people said, ‘It looks like Wyclef isn’t going to be able to run.’ ”
Mr. Jean, the hip-hop artist and former frontman for the Fugees, had held out hope, sending out messages Thursday on Twitter that said he was still waiting for a formal decision. But when it came late Friday, he seemed prepared and accepted the ruling calmly.
In a statement on Friday night, he acknowledged that he had been rejected because he did not meet the residency requirement, which he had argued should be waived. He said that he was disappointed, but that he hoped his supporters would continue to work hard to help Haiti.
“We must all honor the memories of those we’ve lost — whether in the earthquake or at any time — by responding peacefully and responsibly,” he said.
It remained unclear what role, if any, he would play as the campaign moves forward. He pledged in his statement to “continue to work for Haiti’s renewal,” but he has given no hint whom of the 19 approved candidates he might support.
On Saturday, he attended a church service in his mother’s hometown outside the capital, according to The Associated Press, and prepared to fly back to the United States, where his wife and daughter live. He did not speak to the news media.
Some of Mr. Jean’s friends, including the novelist Edwidge Danticat, said that while his effort had been an inspiration, it was time to get back to work on improving the country.
“Now that the decision has been made, we must return to the less exciting and more somber business at hand, she wrote in The Miami Herald. “Nine million people, many of whom live in deplorable conditions in makeshift shelters, deserve no less.”
Vladimir LaGuerre contributed reporting from Port-au-Prince, Haiti.
http://www.nytimes.com/2010/08/22/world/americas/22haiti.html?_r=1&ref=haiti
http://video.nytimes.com/video/2010/08/21/world/americas/1248068894801/haitians-react-to-ruling-on-candidacy.html
MIAMI — The streets of Haiti remained calm on Saturday, a day after the country’s election officials ended the singer Wyclef Jean’s brief, electrifying run for president, suggesting that the distraction of politics had once again given way to the country’s struggle for survival.
A decision announced late on Friday prevented Mr. Jean from being among the approved candidates. And though tensions had been building throughout the day, with hundreds of Mr. Jean’s supporters rallying on his behalf and a large contingent of police officers on the streets, night fell and morning came on Saturday without protest or violence.
Gracia Thevenin, a businessman in a suburb of Port-au-Prince, the capital, and a Jean supporter, said because the news of Mr. Jean’s denial had started leaking out early in the week, people were able to digest it.
“Everyone expected it,” Mr. Thevenin said, noting that it had been widely known that Mr. Jean had not met the requirement of having lived in Haiti for five consecutive years before the Nov. 28 elections. He left Haiti as a boy for the United States, where he was raised in Brooklyn. “Wherever you went, people said, ‘It looks like Wyclef isn’t going to be able to run.’ ”
Mr. Jean, the hip-hop artist and former frontman for the Fugees, had held out hope, sending out messages Thursday on Twitter that said he was still waiting for a formal decision. But when it came late Friday, he seemed prepared and accepted the ruling calmly.
In a statement on Friday night, he acknowledged that he had been rejected because he did not meet the residency requirement, which he had argued should be waived. He said that he was disappointed, but that he hoped his supporters would continue to work hard to help Haiti.
“We must all honor the memories of those we’ve lost — whether in the earthquake or at any time — by responding peacefully and responsibly,” he said.
It remained unclear what role, if any, he would play as the campaign moves forward. He pledged in his statement to “continue to work for Haiti’s renewal,” but he has given no hint whom of the 19 approved candidates he might support.
On Saturday, he attended a church service in his mother’s hometown outside the capital, according to The Associated Press, and prepared to fly back to the United States, where his wife and daughter live. He did not speak to the news media.
Some of Mr. Jean’s friends, including the novelist Edwidge Danticat, said that while his effort had been an inspiration, it was time to get back to work on improving the country.
“Now that the decision has been made, we must return to the less exciting and more somber business at hand, she wrote in The Miami Herald. “Nine million people, many of whom live in deplorable conditions in makeshift shelters, deserve no less.”
Vladimir LaGuerre contributed reporting from Port-au-Prince, Haiti.
http://www.nytimes.com/2010/08/22/world/americas/22haiti.html?_r=1&ref=haiti
Wyclef Jean: une candidature débattue jusqu'à Québec
Ian Bussières, Le Soleil
(Québec) La communauté haïtienne de Québec est divisée à la suite du rejet de la candidature du rappeur Wyclef Jean à l'élection présidentielle d'Haïti, qui se déroulera le 28 novembre. Alors que certains soulignent le manque d'expérience politique de l'ex-leader des Fugees, d'autres insistent pour dire que son expérience de vie dans un pays développé aurait été un atout pour ce pays à reconstruire.
«Certains diront que Wyclef Jean n'avait pas un haut niveau d'éducation, mais depuis deux siècles, Haïti a toujours été dirigé par des gens qui ont fait des études très avancées, et on voit le résultat! Même s'il n'a pas une formation universitaire, je crois qu'avec une bonne équipe, il aurait pu faire mieux que bien d'autres», explique Jean-Gynse Bolivar, économiste dans une entreprise agroalimentaire et chargé de cours à l'Université du Québec à Trois-Rivières, qui est déçu du rejet de la candidature du rappeur.
Pour appuyer son point de vue, M. Bolivar cite le cas du président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva, qui n'a appris à lire qu'à l'âge de 10 ans et a quitté l'école après sa quatrième année. «Un chef d'État, ce n'est pas un ingénieur ou un médecin, c'est quelqu'un qui a du leadership! Lula n'est pas un intellectuel, mais il fait du bon travail.
«Selon moi, le sous-développement est un cercle vicieux. Avoir connu la vie dans un pays développé est un grand avantage pour faire du développement. Wyclef Jean a grandi aux États-Unis, alors il connaît la vie dans un pays développé», poursuit-il.
Aider autrement
Ce n'est toutefois pas le point de vue de Charles Leconte, journaliste et chargé de projet à la station de radio CHYZ FM de l'Université Laval. «C'est comme si un Québécois partait faire carrière à l'étranger et qu'il revenait après plusieurs années et souhaitait devenir premier ministre du Québec. Haïti a besoin de politique à long terme, pas de politique basée sur un seul individu. Wyclef pourrait aider à reconstruire le pays sans accéder à la présidence, notamment avec sa fondation», explique-t-il.
M. Leconte s'interroge sur les qualifications du rappeur pour la présidence. «Haïti est un carrefour important, on ne peut pas aller vers l'amateurisme. Est-ce que Wyclef est au fait de la réalité haïtienne? Connaît-il les secteurs industriel, privé et politique? Moi, je crois qu'il serait plus crédible s'il mettait son poids médiatique au service d'un autre candidat.»
Quant à Luckny Zéphyr, président de l'Association des étudiants antillais de l'Université Laval, il ne cache pas que dès le départ, il était contre la candidature de Wyclef Jean à l'élection haïtienne.
«Même si je suis très fier de lui et de son succès, comme tous les Haïtiens, même s'il n'hésite jamais à proclamer sa fierté d'être Haïtien, il n'a pas d'expérience et n'a jamais montré qu'il était capable de diriger un pays où il y a tant de défis. Je crois que sa candidature aurait été un risque énorme dans un contexte déjà difficile suite au séisme», avance-t-il.
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/politique/201008/21/01-4308669-wyclef-jean-une-candidature-debattue-jusqua-quebec.php
Commentaires:
Maintenant que Wyclef n'est plus sur la liste des aspirants à la présidence haïtienne j'espère que les journalistes du monde et les faiseurs d'opinion devenus expert en politologie haïtienne après s'être intéressé au pays juste après le 12 janvier, couvriront le déroulement des élections et surtout les magouilles qui seront mises en oeuvre pour permettre au poulain de Préval de gagner les élections.
Cependant il est assez marrant de voir comment ces gens qui se sont intéressés à ce pays juste après les catastrophes du 12 janvier ne cessent de se présenter comme des connaisseurs d'Haïti. Souvent ils s'appuient sur l'angélisme idéalisé de membres de la diaspora qui se perdent dans des théorisations assez proches de tergiversation intellectuelle pour dire des choses complètement inadaptées à la vraie réalité haïtienne.
A ceux qui ont cherché toutes sortes d'excuses pour sataniser Wyclef juste parce qu'il s'est dit "pourquoi pas moi", de faire un petit détour par les archives de notre histoire pour pouvoir me dire qu'est ce qu'ils ont eu plus que WYCLEF nos anciens présidents etg surtout ce qu'ils nous ont légué comme héritage ces présidentiables devenus présidents. Je vous donne une petite liste qui commencerait pas Jean Claude Duvalier, Bertrand Aristide et René Préval en vous passant des militaires.
Il faudrait aussi que les éléments d'analyse qui ont rendu WYCLEF incapable ou non présidentiable, fussent appliquer pour l'ensemble des candidats admis de façon à ce que les élections puissent se décider avec les meilleurs candidats. Ce dernier voeu, je le prolonge surtout au fameux et très utile et engagé Sean Penn.
DL
(Québec) La communauté haïtienne de Québec est divisée à la suite du rejet de la candidature du rappeur Wyclef Jean à l'élection présidentielle d'Haïti, qui se déroulera le 28 novembre. Alors que certains soulignent le manque d'expérience politique de l'ex-leader des Fugees, d'autres insistent pour dire que son expérience de vie dans un pays développé aurait été un atout pour ce pays à reconstruire.
«Certains diront que Wyclef Jean n'avait pas un haut niveau d'éducation, mais depuis deux siècles, Haïti a toujours été dirigé par des gens qui ont fait des études très avancées, et on voit le résultat! Même s'il n'a pas une formation universitaire, je crois qu'avec une bonne équipe, il aurait pu faire mieux que bien d'autres», explique Jean-Gynse Bolivar, économiste dans une entreprise agroalimentaire et chargé de cours à l'Université du Québec à Trois-Rivières, qui est déçu du rejet de la candidature du rappeur.
Pour appuyer son point de vue, M. Bolivar cite le cas du président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva, qui n'a appris à lire qu'à l'âge de 10 ans et a quitté l'école après sa quatrième année. «Un chef d'État, ce n'est pas un ingénieur ou un médecin, c'est quelqu'un qui a du leadership! Lula n'est pas un intellectuel, mais il fait du bon travail.
«Selon moi, le sous-développement est un cercle vicieux. Avoir connu la vie dans un pays développé est un grand avantage pour faire du développement. Wyclef Jean a grandi aux États-Unis, alors il connaît la vie dans un pays développé», poursuit-il.
Aider autrement
Ce n'est toutefois pas le point de vue de Charles Leconte, journaliste et chargé de projet à la station de radio CHYZ FM de l'Université Laval. «C'est comme si un Québécois partait faire carrière à l'étranger et qu'il revenait après plusieurs années et souhaitait devenir premier ministre du Québec. Haïti a besoin de politique à long terme, pas de politique basée sur un seul individu. Wyclef pourrait aider à reconstruire le pays sans accéder à la présidence, notamment avec sa fondation», explique-t-il.
M. Leconte s'interroge sur les qualifications du rappeur pour la présidence. «Haïti est un carrefour important, on ne peut pas aller vers l'amateurisme. Est-ce que Wyclef est au fait de la réalité haïtienne? Connaît-il les secteurs industriel, privé et politique? Moi, je crois qu'il serait plus crédible s'il mettait son poids médiatique au service d'un autre candidat.»
Quant à Luckny Zéphyr, président de l'Association des étudiants antillais de l'Université Laval, il ne cache pas que dès le départ, il était contre la candidature de Wyclef Jean à l'élection haïtienne.
«Même si je suis très fier de lui et de son succès, comme tous les Haïtiens, même s'il n'hésite jamais à proclamer sa fierté d'être Haïtien, il n'a pas d'expérience et n'a jamais montré qu'il était capable de diriger un pays où il y a tant de défis. Je crois que sa candidature aurait été un risque énorme dans un contexte déjà difficile suite au séisme», avance-t-il.
http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/politique/201008/21/01-4308669-wyclef-jean-une-candidature-debattue-jusqua-quebec.php
Commentaires:
Maintenant que Wyclef n'est plus sur la liste des aspirants à la présidence haïtienne j'espère que les journalistes du monde et les faiseurs d'opinion devenus expert en politologie haïtienne après s'être intéressé au pays juste après le 12 janvier, couvriront le déroulement des élections et surtout les magouilles qui seront mises en oeuvre pour permettre au poulain de Préval de gagner les élections.
Cependant il est assez marrant de voir comment ces gens qui se sont intéressés à ce pays juste après les catastrophes du 12 janvier ne cessent de se présenter comme des connaisseurs d'Haïti. Souvent ils s'appuient sur l'angélisme idéalisé de membres de la diaspora qui se perdent dans des théorisations assez proches de tergiversation intellectuelle pour dire des choses complètement inadaptées à la vraie réalité haïtienne.
A ceux qui ont cherché toutes sortes d'excuses pour sataniser Wyclef juste parce qu'il s'est dit "pourquoi pas moi", de faire un petit détour par les archives de notre histoire pour pouvoir me dire qu'est ce qu'ils ont eu plus que WYCLEF nos anciens présidents etg surtout ce qu'ils nous ont légué comme héritage ces présidentiables devenus présidents. Je vous donne une petite liste qui commencerait pas Jean Claude Duvalier, Bertrand Aristide et René Préval en vous passant des militaires.
Il faudrait aussi que les éléments d'analyse qui ont rendu WYCLEF incapable ou non présidentiable, fussent appliquer pour l'ensemble des candidats admis de façon à ce que les élections puissent se décider avec les meilleurs candidats. Ce dernier voeu, je le prolonge surtout au fameux et très utile et engagé Sean Penn.
DL
Inscription à :
Articles (Atom)





