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mercredi 17 août 2011

Haïti/choléra: plus de 6.100 morts (officiel)

Les services sanitaires d'Haïti n'arrivent pas à arrêter l'épidémie de choléra qui a fait déjà plus de 6.100 morts depuis octobre 2010, a annoncé mercredi le ministère haïtien de la Santé.

Selon le nouveau bilan, l'épidémie a fait 6.156 morts. Plus de 425.000 personnes ont été contaminées dont plus de 225.000 ont été hospitalisées depuis le début de l'épidémie. Le choléra a emporté les vies de 655 personnes dans la capitale haïtienne de Port-au-Prince.
L'épidémie a été probablement provoquée par les conditions d'hygiène déplorables dans une base des soldats de la paix népalais située dans le nord-est du pays, selon le rapport de la commission d'enquête sur le choléra, créée par l'ONU. Ces derniers mois, le nombre des organisations humanitaires opérant dans le pays a diminué de plusieurs centaines à une dizaine faute de financement, selon les experts.
En 2010, le plus pauvre pays de l'hémisphère occidental a été ravagé par un séisme dévastateur qui a fait près de 230.000 morts, 3 millions de blessés et un million de sans-abri. Le tremblement de terre a porté un préjudice de 9 milliards de dollars à l'économie haïtienne, selon les estimations provisoires.
Le choléra est une infection intestinale aigüe provoquée par des bactéries de l’espèce Vibrio cholerae. Le vibrion cholérique vit dans l’eau et la nourriture souillées. La maladie se propage généralement sous forme d'épidémie, en provoquant la perte rapide de liquides corporels et une déshydratation plus ou moins grave, pouvant s’avérer mortelle.
http://fr.rian.ru/world/20110817/190530301.html

vendredi 19 novembre 2010

MSF alerte sur la lenteur du déploiement des secours en Haïti

L'ONG Médecins sans frontières (MSF) a alerté vendredi sur la «lenteur du déploiement des secours» en Haïti face au développement de l'épidémie de choléra, en appelant «tous les acteurs à renforcer leur action».

«Alors que l'épidémie de choléra prend de l'ampleur, la lenteur du déploiement des secours est désormais très préoccupante», a souligné l'ONG dans un communiqué. «De sérieux manques dans le déploiement de mesures adaptées sapent les efforts pour endiguer l'épidémie».
«L'heure n'est plus aux réunions et aux discussions, mais à l'action», a estimé Stefano Zannini, chef de mission en Haïti. MSF appelle ainsi «tous les groupes et organismes d'aide» présents sur place à «renforcer l'ampleur et la rapidité de leurs efforts».
Selon Stefano Zannini, «un plus grand nombre d'acteurs est nécessaire pour traiter les malades et mettre en place les mesures de prévention nécessaires»: «distribuer de l'eau potable et chlorée» ainsi que du savon, «installer des latrines», «assurer la gestion des déchets et leur enlèvement des structures de soins pour éviter la contamination», «établir des sites d'élimination des déchets à proximité des zones urbaines», «organiser l'enlèvement et l'inhumation des corps des personnes décédées».

1100 morts
Il faut aussi «rassurer la population effrayée par cette maladie totalement inconnue dans le pays, en l'informant des bénéfices de la présence de centres de traitement du choléra à proximité des communautés», détaille l'ONG, qui a monté une vingtaine de ces centres.
Depuis le début de l'épidémie mi-octobre, l'ONG a traité plus de 16.500 malades. Dans la seule capitale de Port-au-Prince, le nombre de personnes se présentant dans les structures gérées ou soutenues par MSF est passé de 350 la première semaine de novembre à 2.250 la semaine suivante.
MSF a acheminé 240 tonnes de matériel et dispose d'un millier d'Haïtiens et 150 expatriés dédiés à la lutte contre l'épidémie. Celle-ci a déjà fait 1.110 morts et touché quelque 18.000 personnes. Pays le plus pauvre du continent américain, Haïti a été frappé en janvier par un séisme faisant 250.000 victimes.
(Source AFP)
http://www.liberation.fr/monde/01012303244-msf-alerte-sur-la-lenteur-du-deploiement-des-secours-en-haiti
Commentaires:
Comme on a du l'imaginer, le contrôle du choléra en Haïti n'est pas une mince affaire. Il faut l'intervention de plusieurs acteurs dont essentiellement les secteurs officiels du gouvernement. Ils doivent être directement impliqués aux côtés des ONGs.
Des fonds doivent être mis à leur disposition aussi. Et que l'histoire de la corruption endémique et ancestrale ne soit plus utilisée comme remparts pour les exclure. Il faut se rappeler que le gouvernement actuel est un pur produit de la communauté internationale.

jeudi 18 novembre 2010

Haïti choléra: la Croix-Rouge française prend en charge 35 centres de soins

PORT-AU-PRINCE - La Croix-Rouge française (CRF) a annoncé jeudi qu'elle allait "prendre en charge l'ensemble des 30 centres de soins de Port-au-Prince, capitale d'Haïti, pour y installer des unités de traitement du choléra (UTC)", afin de lutter contre une épidémie qui a déjà fait plus de 1.000 morts dans le pays. Cinq autres UTC sont installées dans la région du Bas Artibonite. Ces UTC permettent "d'apporter les premiers soins aux personnes se présentant avec les symptômes de la maladie et d'orienter les cas les plus sévères vers les centres de traitement du choléra (CTC) installés en ville".
A Port-au-Prince, "plus de 45.000 personnes vivant dans les 18 camps et 6 quartiers où la Croix-Rouge française intervient, ont déjà été sensibilisées, grâce à la présence quotidienne sur le terrain d'une trentaine de volontaires de la Croix-Rouge haïtienne", indique la CRF.
"Des équipements sanitaires tels que des futs d'eau, du chlore et des équipements de protection ont été installés et distribués dans tous les camps" ajoute la CRF.
Le bilan de l'épidémie de choléra qui sévit en Haïti depuis la mi-octobre a dépassé les mille morts, avec un total de 1.034 décès, selon des chiffres publiés mardi par le ministère de la Santé.
Le ministère haïtien dénombre aussi sur son site internet 16.799 hospitalisations depuis le début de l'épidémie, soit 2.157 de plus que lors du dernier bilan. Par ailleurs, il fait état de 38 décès dans la capitale Port-au-Prince, contre 27 précédemment.
(©AFP / 18 novembre 2010 10h29)
http://www.romandie.com/ats/news/101118092901.s8q0vt4z.asp

Choléra : la Rép. dom. prend des mesures draconiennes

Publié le 18/11/2010 12:04:00 Il y a des pays où le cauchemar semble ne jamais devoir finir. Alors qu'une grande partie de la population d'Haïti vit depuis le tremblement de terre de janvier 2010 dans des camps de réfugiés où les conditions sanitaires sont déplorables, une épidémie de choléra s'est déclarée en octobre dernier. Le bilan officiel fait état de plus de 1 000 décès en un mois de ce côté de l'île d'Hispaniola.
Résultat, les Haïtiens cherchent plus que jamais à quitter leur pays, et, de l'autre côté de l'île, la République dominicaine fait face à un afflux de sans-papiers. 200 d'entre eux ont par exemple été arrêtés hier dans le Nord-Ouest du pays. Un premier cas de choléra a été officiellement constaté en Rép. dom., en l'occurrence un ouvrier haïtien de 32 ans qui revenait de vacances en Haïti. Selon certaines sources, d'autres cas ont déjà été pris en charge mais n'auraient pas été reconnus officiellement.
Face à ce début d'épidémie, les autorités dominicaines généralisent l'utilisation de chlore pour purifier l'eau et ont "décidé de renforcer les contrôles sanitaires et de tout type dans la zone frontalière", selon les déclarations du ministre de la Santé. La République dominicaine limite ainsi au maximum l'entrée d'Haïtiens sur son territoire et les échanges commerciaux depuis le début de l'épidémie. Les effectifs ont été doublés aux frontières et les commerçants haïtiens, qui viennent sur les marchés vendre leurs produits, sont refoulés.
Le choléra est fatal dans plus de la moitié des cas, et se transmet par voie orale, notamment à travers l'eau et les aliments.
C.R.
http://www.pros-du-tourisme.com/actualites/detail/33160/cholera-la-rep-dom-prend-des-mesures-draconiennes.html

mercredi 17 novembre 2010

Haïti: l'épidémie de choléra pourrait faire 10 000 morts

Publié le 17 novembre 2010 .
Agence France-Presse, Washington
Le choléra en Haïti pourrait affecter 200 000 personnes et faire jusqu'à 10 000 morts au cours des six à 12 prochains mois s'il n'y a pas d'amélioration de l'intervention pour combattre l'épidémie, a estimé mercredi un médecin de l'Organisation panaméricaine de la santé (OPS).
«Nos projections montrent qu'il pourrait y avoir environ 200 000 cas d'infection par le choléra dans les six à 12 mois» dans le pays, a dit le Dr Ciro Ugarte de l'OPS, une branche de l'OMS, dans un entretien avec l'AFP.
«Si le taux de mortalité actuel de 4 à 5% est maintenu, nous pourrions alors avoir jusqu'à 10 000 morts», a-t-il dit, soulignant qu'il s'agissait du «scénario le plus sombre» si la situation qui prévaut aujourd'hui pour combattre l'infection ne s'améliore pas.
Il a aussi averti qu'il serait «impossible d'empêcher que le choléra ne se propage à l'ensemble de l'île d'Hispaniola», qui regroupe Haïti et la république Dominicaine, voire au-delà.
Un cas a été détecté mercredi en Floride, selon la presse locale. Un cas a également été signalé mardi par les autorités dominicaines. Le Dr Ugarte a cependant note que la République dominicaine connaissait une situation sanitaire nettement meilleure que son voisin.
Jusqu'à présent, l'épidémie a touché plus de 18 000 personnes et provoqué 1110 décès en Haïti, selon le dernier bilan officiel, des estimations qui, selon le Dr Ugarte, sont probablement sous-estimées.
Actuellement il y a 600 à 800 nouveaux cas de choléra chaque jour en Haïti, a-t-il dit.
Mais «le problème que nous avons avec Haïti vient de la très faible couverture des services sanitaires et d'un taux de surveillance épidémiologique encore plus bas, ce qui fait que tous les cas d'infection de choléra ne sont pas signalés», a-t-il expliqué.
«Nous avons de ce fait un énorme fossé épidémiologique», a-t-il déploré, ce qui selon lui «conduira à réviser ces projections». «Nous nous efforçons d'établir une plus grande surveillance sanitaire», a-t-il ajouté.
Il existe en permanence des épidémies de choléra dans le monde, qui affectent environ 2% de population d'un pays donné avec un taux de mortalité de 1%.

http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201011/17/01-4343661-haiti-lepidemie-de-cholera-pourrait-faire-10-000-morts.php

Choléra: le gouvernement dominicain renforce les contrôles

Publié le 17 novembre 2010
Agence France-Presse, Saint-Domingue
Le gouvernement dominicain a appelé au calme mercredi, au lendemain de la confirmation d'un premier cas de choléra en République dominicaine, tout en renforçant ses contrôles à la frontière avec Haïti pour éviter la propagation de la maladie qui y a tué 1110 personnes.

Un employé de la santé publique désinfecte les véhicules
qui entrent en République dominicaine en provenance d'Haïti
pour éviter la propagation du choléra. Photo: AFP

 Le ministre de la Santé, Bautista Rojas Gomez, a souligné sur la chaîne de télévision canal 5 que le malade avait contracté la maladie «en Haïti» et non dans le pays voisin.
Il s'agit d'un Haïtien de 32 ans, ouvrier dans le bâtiment dans l'est de la République dominicaine, qui revenait de vacances à Port-au-Prince. Il a été conduit dans un centre de santé après avoir présenté les symptômes de la maladie (vomissements, diarrhée) dans l'autobus bus qui le ramenait d'Haïti, a expliqué le ministre.
Ce premier cas fait toutefois passer le pays qui partage l'île caribéenne d'Hispaniola avec Haïti, à «l'étape épidémique», a précisé Senen Caba, président du collège médical dominicain.
Il préconise de faire davantage attention à la propreté des aliments et de l'eau, ou encore à la gestion des déjections humaines.
Le gouvernement dominicain va d'ailleurs généraliser l'utilisation de chlore pour purifier l'eau et a «décidé de renforcer les contrôles sanitaires et de tout type dans la zone frontalière», a déclaré le ministre de la Santé.
La République dominicaine limite déjà au maximum l'entrée d'Haïtiens sur son territoire et les échanges commerciaux avec son voisin depuis le début de l'épidémie mi-octobre.
Mercredi, environ 200 Haïtiens sans papiers ont encore été arrêtés dans le nord-ouest du pays. Selon les autorités, ils avaient payé jusqu'à 200 dollars pour fuire Port-au-Prince.
Le choléra a fait 1110 morts en Haïti et 18 382 personnes ont dû être hospitalisées depuis mi-octobre, selon un nouveau bilan communiqué mercredi par les autorités sanitaires.
Pour le ministre dominicain de la Santé, si la population continue à respecter les mesures préconisées, il n'y aura «aucun problème».
La presse locale évoque cependant d'autres cas, non confirmés officiellement, et souligne que le choléra s'est propagé jusqu'à Juana Mendez, localité haïtienne en face de la ville dominicaine de Dajabon (nord-ouest).

http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201011/17/01-4343641-cholera-le-gouvernement-dominicain-renforce-les-controles.php

Choléra en Haïti: le président Préval appelle au calme

Publié le 17 novembre 2010
Associated Press, Port-au-Prince
Le président d'Haïti a appelé la population au calme mardi, alors que de nouvelles manifestations étaient redoutées mercredi. René Préval a fait valoir que les violences contre les Casques bleus nuisaient aux efforts déployés pour enrayer l'épidémie de choléra, qui a fait plus de 1000 morts, selon le dernier bilan officiel.
Le chef de l'État a souligné que les barricades empêchaient les habitants de recevoir les soins médicaux nécessaires et dénoncé les pillages.
À la suite des violences dans le nord du pays, les Nations unies ont annulé des vols qui devaient permettre d'acheminer 3 tonnes de savon et des fournitures médicales ainsi que du personnel à Cap-Haïtien, a annoncé le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA). Des vols à destination de Port-de-Paix ont aussi été annulés.
L'organisation humanitaire Oxfam a de son côté suspendu des programmes de chloration de l'eau, et l'Organisation mondiale de la santé (OMS) la formation de personnel médical, a ajouté l'OCHA. Un entrepôt du Programme alimentaire mondial (PAM) de l'ONU a été pillé et incendié par des émeutiers. Ces derniers accusent des soldats népalais de la Mission des Nations unies pour la stabilisation à Haïti (MINUSTAH) d'avoir amené le choléra, dont aucun cas n'avait été répertorié auparavant.
Le gouvernement haïtien a dépêché de hauts responsables dans le Nord mardi pour tenter d'apaiser la situation à Cap-Haïtien, la deuxième ville du pays, où des manifestants ont dressé des barricades de pneus enflammés et affronté les troupes onusiennes. Au moins deux émeutiers sont morts, dont l'un tué par balle par un Casque bleu, selon l'ONU.
La MINUSTAH, forte de 12 000 hommes, est présente en Haïti depuis 2004. La mission réfute toute responsabilité dans l'apparition de l'épidémie de choléra et a estimé mardi que les manifestations relevaient en fait d'une tentative de déstabilisation à l'approche des élections présidentielle et législatives prévues pour le 28 novembre.
Le choléra est apparu le mois dernier dans l'Artibonite, dans le centre d'Haïti, puis s'est propagé à d'autres régions et notamment à la capitale, Port-au-Prince, où vivent entre 2,5 millions et 3 millions de personnes, dont près de la moitié entassées dans des camps de réfugiés depuis le séisme du 12 janvier qui a dévasté le pays.
Le dernier bilan du ministère de la Santé, établi selon les chiffres confirmés en date de dimanche, fait état de 1034 morts du choléra en trois semaines, et plus de 16 700 personnes hospitalisées. Les organisations humanitaires évoquent des chiffres bien plus élevés: Médecins sans frontières (MSF) dit ainsi avoir traité dans ses seules cliniques plus de 16 500 personnes.
La République dominicaine, qui occupe le centre et l'est de l'île caribéenne d'Hispaniola (Saint-Domingue), a annoncé mardi soir un premier cas confirmé de choléra sur son territoire, à Higuey, près de la ville ultra-touristique de Punta Cana. Il s'agit d'un homme de nationalité haïtienne récemment revenu de 12 jours de vacances de l'autre côté de la frontière. Il a été hospitalisé et se trouvait dans un état stable, selon les autorités dominicaines, qui soulignent qu'aucun cas d'origine locale n'a été signalé à ce jour.

Haïti: l'épidémie de choléra s'étend

Publié le 17 novembre 2010
Clarens Renois, Agence France-Presse, Port-au-Prince
Le choléra continuait de faire des ravages en Haïti, avec un bilan de 1110 morts mercredi, et la maladie avait franchi les frontières avec un cas en République Dominicaine et un autre en Floride, où vit une importante communauté haïtienne.
Après les heurts qui ont éclaté en début de semaine et qui ont fait deux morts et 14 blessés à Cap-Haïtien et six blessés parmi les soldats de l'ONU à Hinche, la situation était calme mercredi en Haïti, les autorités ne signalant aucun cas de manifestation ou d'incident.
Mais les affrontements des derniers jours ont contribué à entraver la distribution d'une aide matérielle cruciale aux hôpitaux surpeuplés et aux camps de réfugiés du séisme du 12 janvier, où les conditions sanitaires sont déplorables et favorisent la propagation de la maladie, qui se transmet principalement par l'eau contaminée.
Face à cette situation, les médecins et travailleurs humanitaires sur place insistent sur l'information de la population. «Nous nous sommes dit que la meilleure stratégie face à la maladie consistait à nous concentrer sur les moyens d'empêcher les décès», explique à l'AFP Jordan Tappero, à la tête d'une équipe des Centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC).
«L'idée est que les gens commencent à s'hydrater eux-mêmes et se rendent dans un centre de soins», explique-t-il.
Des experts examinaient mercredi les sources et le réseau de distribution d'eau, notamment dans la capitale, pour vérifier si les habitants ont accès à une eau propre pour boire, se laver, faire leur lessive et cuisiner.
Le dernier bilan communiqué mercredi par le ministère haïtien de la Santé faisait état de 1110 morts, soit 76 de plus que précédemment, et le nombre d'hospitalisations a augmenté de 1583, atteignant 18 382 depuis le début de l'épidémie à la mi-octobre.
À Port-au-Prince, le nombre de décès est passé à 46, contre 38 dans le précédent bilan.
Mais l'épidémie pourrait affecter 200 000 personnes dans le pays et faire jusqu'à 10 000 morts au cours des six à 12 prochains mois s'il n'y a pas d'amélioration de l'intervention pour la combattre, a mis en garde mercredi le Dr Ciro Ugarte, de l'Organisation panaméricaine de la santé (OPS), une branche de l'OMS, soulignant toutefois qu'il s'agissait du scénario «le plus sombre».
Les scientifiques s'inquiétaient aussi de la propagation de la maladie au-delà d'Haïti, après l'annonce mardi de la découverte d'un premier cas dans la République dominicaine et celle mercredi d'un cas en Floride.
En République dominicaine, le patient est un Haïtien de 32 ans qui a été hospitalisé à Higuey. En Floride, il s'agit d'une femme dont l'identité n'a pas été révélée mais qui se portait «tout à fait bien». Elle venait de rentrer d'Haïti où elle a rendu visite à de la famille dans la vallée de l'Artibonite, source de la contamination, selon le journal Miami Herald.
Depuis plusieurs semaines, le gouvernement dominicain a mis en oeuvre de sévères mesures de contrôle pour prévenir le développement de la maladie et a limité au maximum l'entrée des Haïtiens sur son territoire et les échanges commerciaux avec le pays voisin.
Les autorités de Floride ont été sensibilisées à la nécessité de tester rapidement les personnes montrant des symptômes du choléra. Cet État compte 240 000 personnes nées en Haïti, qui retournent régulièrement dans le pays.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201011/17/01-4343589-haiti-lepidemie-de-cholera-setend.php

mardi 16 novembre 2010

Haïti - Epidémie : Préval rejette les responsabilités sur le gouvernement

15/11/2010 08:47:16
Face à l’aggravation de l'épidémie de choléra qui sévit depuis la mi-octobre en Haïti et pour pallier au manque d’éducation et d’information, le gouvernement a organisé le 14 novembre, un panel de discussion de 4 heures, retransmis en direct sur toutes les radios et chaînes de télévision du pays.
Parmi les invités : le Président René Préval, le Dr Alex Larsen, Ministre de la Santé, Martin Télémaque, directeur de la communication des risques au ministère de la Culture et de la communication, le Dr Jacques Boncy, directeur du National Laboratoire de santé publique, le Dr Magloire Roc, épidémiologiste en chef d'Haïti, le Dr Yolène Suréna, de risque du pays et la gestion des catastrophes, le Dr Evelyn D'graff de l'OPS-Haïti, et des représentants de la Minustah des Nations Unies.
Pour René Préval, l'Etat a sa part de responsabilité dans la propagation de l'épidémie : « Aujourd'hui, le pays n'a aucune hygiène. Il n'y a pas une eau qui ne soit pas polluée. Le réseau n'est pas fiable. Quelle que soit l'eau que vous buvez, il faut la traiter parce que l'Etat ne peut garantir sa fiabilité ».
Nous connaissons une crise sérieuse. Je ne veux pas défendre ma tête contre l'État, mais l'État n'a pas fait son travail. Ce n'est pas de votre faute, ce n'est pas de la mienne. Nous sommes dans une situation telle que nous recommandons à tout le monde de ne boire aucune eau, sans la traiter préalablement ».
De tels propos laissent sans voix...
L'Etat s’étant montré incapable depuis des années de fournir des services à sa population, le président a reconnu que moins de 40% des Haïtiens sont connectés aux conduites de distribution d'eau. Une eau, qui reste impropre à la consommation. Quant à s'attaquer rapidement à la résolution de ce problème, René Préval a indiqué en souriant qu'il ferait part de la situation au prochain président qui prendra son poste le 7 février.
Nigel Fisher, coordonnateur des affaires humanitaires des Nations unies en Haïti à déclaré au cours de cette émission « Cette épidémie, c'est une crise et c'est une crise qui va durer et qu'on ne va pas résoudre en quelques mois ».

http://www.haitilibre.com/article-1665-haiti-epidemie-preval-rejette-les-responsabilites-sur-le-gouvernement.html

L'épidémie de choléra a franchit la barre d'un millier de morts

Les autorités sanitaires haïtiennes font état d'un millier de morts dans le cadre de l'épidémie de cholera. La majorité des décès proviennent des départements de l'Artibonite, du Nord et de l'Ouest où les épidémiologistes ont noté un pic la semaine dernière. Le directeur général du Ministère de la santé, Gabriel Timothée, signale que la quasi-totalité des 15 000 personnes hospitalisées ont regagné leurs domiciles. Docteur Timothée se veut optimiste et attire l'attention sur une baisse du nombre de décès quotidien. Les statistiques font état de 46 décès par jour contre 66 la semaine dernière. Le week end écoulé 121 décès ont été enregistrés par les autorités sanitaires.
Cependant l'épidémie de choléra a connu une certaine extension dans le Nord au cours du week end. Les communes de Limbé, Pilate et Cap Haïtien sont les principales victimes de cette extension de l'épidémie.
Cette nouvelle flambée provoque un climat de tension dans les différentes régions du pays. Des personnalités se présentant comme des guérisseurs ont fait leur apparition pour suppléer à une certaine incapacité de l'Etat. Les potions et infusions sont recommandés dans le cadre de la prévention contre la bacterie vibrio cholérique.
Toutefois le directeur général du ministère de la santé met en garde contre tout recours à la médecine traditionnelle. Il prévient que l'utilisation de feuilles peut compliquer la situation d'un patient.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18452

Au moins 4 blessés au Cap-Haitien lors d'une manifestation

Plusieurs milliers de personnes ont gagné les rues, tôt ce matin, dans la deuxième ville du pays. Les manifestants qui critiquent la gestion faite du Cholera par les autorités, exigent également le départ de mission onusienne. Les manifestants en colère ont érigé des barricades de pneus enflammées un peu partout à travers la ville, ce qui a paralysé les activités, notamment les transports en commun.
La Police aidée de la Minustah, a fait usage de gaz lacrymogène et a tiré en l'air, pour disperser les protestataires, qui on réagi en lançant des pierres en direction des forces de l'ordre.
Selon notre correspondant Au moins quatre personnes ont été blessées lors de ces échauffourées.
« Le gouvernement a mis beaucoup d'argent à la disposition du candidat à la présidence de l'INITE, Jude Celestin, alors que les ressources pour lutter contre l'épidémie de choléra sont maigres », déplore un des manifestants qui annonce la poursuite de la mobilisation.
Rappelons que l'épidémie de choléra a déjà fait plus d'une cinquantaine de morts dans la Métropole du Nord où elle gagne du terrain de jours en jours en raison de la proximité du département et l'Artibonite, foyer principal de l'épidémie.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18450

lundi 15 novembre 2010

L'épidémie de choléra en Haïti pourrait «durer des années»

Publié le 15 novembre 2010 
Clarens Renois, Agence France-Presse, Port-au-Prince
L'épidémie de choléra qui sévit en Haïti pourrait «durer des années», a averti l'ONU lundi, tout en observant que les dix départements que compte le pays étaient désormais touchés par la maladie, compliquant l'organisation d'élections prévues dans moins de deux semaines.
À en croire Nigel Fisher, coordonnateur de l'action humanitaire des Nations unies en Haïti, la maladie, qui a fait près d'un millier de morts en l'espace d'un mois, devrait s'installer dans la durée.
L'épidémie «va certainement durer des mois. Lorsqu'on observe l'évolution d'autres épidémies, cela pourrait même durer des années. Ici, en Haïti, nous sommes en terre inconnue», a déclaré M. Fisher à l'AFP.
«Selon les épidémiologistes, nous allons continuer à voir le nombre de cas augmenter de façon significative», a-t-il ajouté un peu plus tard lors d'un compte-rendu retransmis par vidéoconférence auquel avaient été conviés des journalistes au siège de l'ONU à New York.
«Nous avons des cas» dans les dix départements que compte le pays le plus pauvre du continent américain, a relevé M. Fisher, qui se trouve en Haïti.
Jusqu'à maintenant, les autorités haïtiennes parlaient de six départements touchés.
Vendredi, l'ONU a lancé un appel de fonds d'urgence de 163,8 millions de dollars pour «éviter d'être dépassée» par l'épidémie.
Dans l'immédiat, les autorités haïtiennes sont surtout préoccupées par la tenue des scrutins présidentiel et législatif qui doivent avoir lieu le dimanche 28 novembre.
Malgré la crise sanitaire, les candidats à la succession du président René Préval ne sont pas en faveur d'un report des élections.
«Il n'est pas raisonnable de penser à un report», a déclaré à l'AFP Mirlande Manigat, favorite dans les sondages, même si elle reconnaît que «le contexte général n'est pas favorable aux élections».
Leslie Voltaire, également candidat à la présidence, est du même avis.
«On ne peut pas reporter les élections en raison du choléra. Personne ne sait si la situation ne va pas empirer dans un ou deux mois», a-t-il dit à l'AFP, mettant en garde contre le risque d'une «nouvelle crise politique» si un gouvernement provisoire devait être mis en place.

Violences au Cap-Haïtien
Plusieurs personnes ont été blessées lundi à Cap-Haïtien -deuxième plus grande ville du pays située au nord de l'île- lors de heurts entre casques bleus et manifestants qui protestaient contre la mission de l'ONU en Haïti et la gestion de l'épidémie de choléra par les autorités, ont annoncé plusieurs sources.
Selon le Dr Yves Jasmin, directeur départemental de la Santé d'Haïti, «des blessés par balles ont été reçus à l'hôpital Justinien» de Cap-Haïtien, situé à près de 300 km au nord de la capitale, Port-au-Prince.
Dans l'immédiat, il était impossible de déterminer l'origine de ces tirs à balles réelles.
«Je n'ai pas le nombre précis de personnes blessées, ni la gravité des blessures», a dit le Dr Jasmin.
Les manifestants protestaient contre la mission de l'ONU (MINUSTAH) et la gestion de la crise sanitaire née de l'épidémie de choléra, qui a tué près de 1000 personnes dans tout le pays depuis qu'elle a éclaté il y a un mois.
Les casques bleus ont fait usage de grenades lacrymogènes, qui ont fait également des blessés, a déclaré à l'AFP Vicenzo Pugliese, porte-parole de la MINUSTAH. «Nous ne connaissons pas la nature des blessures ni les circonstances», a-t-il ajouté.
Le ministère haïtien de la Santé n'a pas divulgué de nouveau bilan lundi. Dimanche, les autorités avaient révélé que 917 personnes étaient décédées depuis la mi-octobre des suites du choléra. En outre, il y a eu 14 642 hospitalisations, mais la grande majorité des malades ont pu quitter l'hôpital.
Le département de l'Artibonite, situé au nord du pays, foyer de l'épidémie, reste la région la plus touchée avec un total de 595 morts depuis la mi-octobre, selon les données publiées par le ministère de la Santé.
La maladie continue aussi de progresser dans la capitale Port-au-Prince, avec 27 morts recensés.
Les autorités redoutent que l'épidémie n'atteigne les camps insalubres dans lesquels s'entassent les réfugiés du séisme du 12 janvier.
François Servranckx, de Médecins sans Frontières (MSF), a indiqué à l'AFP que son organisation était «quand même en mesure pour le moment de gérer la situation, de faire face». «Mais malgré tout, je pense qu'on peut potentiellement parler d'un nombre très élevé de patients qui dépassera nos capacités», a-t-il dit.

http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201011/15/01-4342885-lepidemie-de-cholera-en-haiti-pourrait-durer-des-annees.php

Choléra en Haïti: l'épidémie progresse

Publié le 14 novembre 2010
Clarens Renois, Agence France-Presse
L'ONU s'attend à ce que près de «200 000 personnes
montrent des symptômes du choléra, allant de diarrhées
légères à une déshydratation sévère».

Photo: David Boily, La Presse

L'épidémie de choléra qui sévit depuis la mi-octobre en Haïti continuait de prendre de l'ampleur dimanche, le bilan passant à 917 décès dans le pays le plus pauvre des Amériques, où de nombreux sinistrés du séisme de janvier vivent toujours dans des conditions précaires.
Dans son dernier bilan publié dimanche, soit deux semaines jour pour jour avant des élections législatives et présidentielle cruciales pour le pays, le ministère de la Santé haïtien, révèle que la maladie hautement contagieuse a fait 121 morts de plus que lors du précédent bilan publié vendredi.
Le ministère note toutefois que le nombre de décès quotidiens s'est quelque peu ralenti, passant de 66 décès journaliers à 46. Il indique qu'il y a eu 14 642 hospitalisations mais que la grande majorité des malades ont pu quitter l'hôpital.

Sur les dix régions du pays, six rapportent désormais des cas de choléra.
Le département de l'Artibonite (nord), foyer de l'épidémie, reste la région la plus touchée avec un total de 595 morts depuis la mi-octobre, selon les données publiées par le ministère de la Santé.
La maladie continue aussi de progresser dans la capitale Port-au Prince, avec 27 morts recensés contre 13 lors du précédent bilan. Les autorités redoutent que l'épidémie ne fasse des ravages dans la ville surpeuplée où plus d'un million d'habitants vivent dans des conditions sanitaires précaires depuis le séisme du 12 janvier qui a fait 250 000 morts.
Caroline Séguin coordonnatrice de l'organisation Médecins sans Frontières (MSF) en Haïti, explique la baisse relative de la mortalité dans le pays par une présence renforcée des structure médicales sur le terrain.
«Le nombre de morts a chuté depuis que nous avons installé des centres de traitement mais l'affluence de nouveaux cas de personnes atteintes est toujours importante», explique-t-elle à l'AFP.
«Nous continuons de recevoir 40 à 50 cas par jour qui viennent des villages dans un centre de traitement où nous disposons de 120 lits pour les cas sévères», a indiqué à l'AFP la responsable, dont l'organisation s'est notamment implantée dans la ville des Gonaïves (nord).

La situation risque en tout cas de compliquer la donne pour les élections du 28 novembre.
Mirlande Manigat, favorite dans les sondages pour prendre la succession de René Préval à la présidence d'Haïti, reconnaît que «le contexte général n'est pas favorable aux élections», citant le séisme, le choléra ou encore les ouragans qui frappent fréquemment le pays. Mais, a-t-elle déclaré à l'AFP, «il n'est pas raisonnable de penser à un report» du scrutin.

Leslie Voltaire, également candidat à la présidence partage cette opinion.
«On ne peut pas reporter les élections en raison du choléra. Personne ne sait si la situation ne va pas empirer dans un ou deux mois», dit-il à l'AFP, mettant en garde contre le risque d'une «nouvelle crise politique» si un gouvernement provisoire devait être mis en place.
Les autorités organisaient dimanche un grand débat national sur toutes les chaînes de radio et de télévision pour débattre de la situation, qualifiée récemment de «question de sécurité nationale» par les autorités.
Plus de 4,7 millions d'Haïtiens sont attendus aux urnes le 28 novembre pour élire un président, 11 sénateurs et 99 députés.
L'ONU a lancé vendredi un appel de fonds d'urgence de 163,8 millions de dollars (120 millions d'euros) pour «éviter d'être dépassée» par l'épidémie.
L'organisation s'attend à ce que près de «200 000 personnes montrent des symptômes du choléra, allant de diarrhées légères à une déshydratation sévère».
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201011/14/01-4342578-cholera-en-haiti-lepidemie-progresse.php

dimanche 14 novembre 2010

LE POINT SUR LE CHOLERA...CE QUE L'ON DOIT SAVOIR

Aide-mémoire N°107
Juin 2010 

Choléra

PRINCIPAUX POINTS

  • Le choléra est une maladie diarrhéique aiguë, dont on peut mourir en quelques heures en l’absence de traitement.
  • Selon les estimations, il y a chaque année 3 à 5 millions de cas de choléra, avec 100 000 à 120 000 décès.
  • On peut réussir à traiter jusqu’à 80% des cas avec les sels de réhydratation orale.
  • Les mesures de lutte efficaces s’appuient sur la prévention, la préparation et la riposte.
  • L’approvisionnement en eau sûre et l’assainissement sont essentiels pour réduire l’impact du choléra et des autres maladies à transmission hydrique.
  • On considère que les vaccins anticholériques par voie orale sont un moyen complémentaire de lutte, mais ne doivent pas remplacer les mesures classiques.
Le choléra est une infection diarrhéique aiguë provoquée par l’ingestion d’aliments ou d’eau contaminés par le bacille Vibrio cholerae. Selon les estimations, il y a chaque année 3 à 5 millions de cas de choléra, avec 100 000 à 120 000 décès. La brève période d’incubation, de deux heures à cinq jours, renforce la dynamique potentiellement explosive des épidémies.
Liens

Symptômes

Le choléra est une maladie extrêmement virulente. Touchant les enfants comme les adultes, on peut en mourir en quelques heures.
Environ 75% des sujets infectés par V. cholerae ne manifestent aucun symptôme, bien que le bacille soit présent dans leurs selles pendant 7 à 14 jours après l’infection et soit éliminé dans l’environnement, où il peut potentiellement infecter d’autres personnes.
Pour ceux qui manifestent des symptômes, ceux-ci restent bénins à modérés dans 80% des cas, tandis que chez environ 20% des cas, une diarrhée aqueuse aiguë, s’accompagnant de déshydratation sévère, se développe. En l’absence de traitement, elle peut entraîner la mort.
Les sujets ayant une faible immunité, enfants souffrant de malnutrition ou personnes vivant avec le VIH par exemple, sont davantage exposés au risque de mort en cas d’infection.

Histoire

Au 19ème siècle, le choléra s’est répandu dans le monde entier à partir de son réservoir original, dans le delta du Gange en Inde. Les six pandémies qui ont eu lieu par la suite ont tué des millions de personnes sur tous les continents. La pandémie actuelle (la septième) a démarré en Asie du Sud, en 1961, a atteint l’Afrique en 1971, puis les Amériques en 1991. Le choléra est désormais endémique dans de nombreux pays.

Souches de Vibrio cholerae

Deux sérogroupes, O1 et O139, sont à l’origine des flambées épidémiques. V. cholerae O1 provoque la majorité des flambées, tandis que O139, identifié pour la première fois au Bangladesh en 1992, est confiné à l’Asie du Sud-Est.
Les souches de V. cholerae non-O1-non-O139 peuvent provoquer des diarrhées bénignes, mais pas d’épidémie.
On a détecté récemment de nouvelles variantes dans plusieurs zones d’Asie et d’Afrique. Selon les observations, ces souches provoqueraient un choléra plus grave, avec des taux de létalité plus élevés. On recommande donc une surveillance épidémiologique attentive des souches en circulation.
Les principaux réservoirs de V. cholerae sont l’être humain et les milieux aquatiques, comme les eaux saumâtres et les estuaires, que l’on associe souvent à des proliférations d’algues. Selon des études récentes, le réchauffement climatique crée un environnement favorable pour ce bacille.

Facteurs de risque et charge de morbidité

La transmission du choléra est étroitement liée à une mauvaise gestion de l’environnement. On trouve dans les zones à risque typiques les bidonvilles périurbains, qui ne disposent d’aucune infrastructure de base, ou les camps de réfugiés ou de personnes déplacées, où les besoins minimums en eau propre et en assainissement ne sont pas assurés.
Les catastrophes, avec l’interruption des systèmes d’approvisionnement en eau et d’assainissement, ou des déplacements de populations dans des camps mal équipés et surpeuplés, ont pour conséquence d’augmenter le risque de transmission du choléra, si jamais le bacille est présent ou s’il est introduit. Il n’y a jamais eu d’épidémies à partir des cadavres.
Le choléra reste à l’échelle mondiale une menace pour la santé publique et c’est un indicateur clef de l’insuffisance du développement social. On a d’ailleurs observé récemment sa réémergence, parallèlement à l’augmentation continuelle des populations vulnérables vivant dans de mauvaises conditions d’hygiène.
Le nombre des cas de choléra notifiés à l’OMS continue de croître. De 2004 à 2008, cette augmentation a été de 24% par rapport à la période 2000–2004. Rien qu’en 2008, 56 pays ont notifié 190 130 cas, dont 5143 mortels. Mais de nombreux cas ne sont pas recensés à cause des limitations des systèmes de surveillance et de la crainte de sanctions limitant les voyages et les échanges commerciaux. On estime que le bilan véritable de la maladie se chiffre à 3-5 millions de cas et 100 000-120 000 décès par an.

Prévention et lutte

Une approche pluridisciplinaire, fondée sur la prévention, la préparation et l’action, accompagnée d’un système de surveillance efficace, est essentielle pour atténuer la gravité des flambées de choléra, l’endiguer dans les zones d’endémie et faire baisser la mortalité.

Traitement

C’est une maladie facile à traiter. On peut guérir jusqu’à 80% des sujets atteints en leur administrant rapidement les sels de réhydratation orale (sachet standard de SRO OMS/UNICEF). En cas de déshydratation très sévère, la perfusion de liquide par voie intraveineuse s’impose. Ces patients nécessitent également des antibiotiques adaptés pour raccourcir la durée de la diarrhée, diminuer les quantités de liquide de réhydratation nécessaires et écourter la durée de l’excrétion des bacilles. On ne recommande pas l’administration de masse des antibiotiques, car elle n’a aucun effet sur la propagation de la maladie et contribue à renforcer les résistances.
Pour garantir un accès rapide au traitement, il faut mettre en place des Centres de traitement du choléra (CTC) dans les populations affectées. Avec une bonne prise en charge, le taux de létalité devrait se maintenir en dessous de 1%.

Action en cas de flambée

Quand on a détecté une flambée, la stratégie habituelle consiste à diminuer la mortalité, en garantissant un accès rapide au traitement, et à juguler la propagation de la maladie, en fournissant une eau sûre, de bonnes conditions d’assainissement et une éducation sanitaire pour améliorer l’hygiène et la manipulation des aliments dans la communauté. L’approvisionnement en eau et l’assainissement représentent un énorme défi, mais ils restent le facteur essentiel pour réduire l’impact du choléra.

Vaccins anticholériques par voie orale

Il en existe actuellement deux types sur le marché. Il s’agit dans les deux cas de vaccins à germes entiers, l’un avec une sous-unité B recombinante, l’autre sans. Tous deux assurent une protection durable de 50%, se maintenant pendant deux ans en situation d’endémie.
L’un des vaccins (le Dukoral) est présélectionné par l’OMS et homologué dans plus d’une soixantaine de pays. On a montré qu’il conférait une protection de 85-90% sur le court terme contre V. cholerae O1 dans toutes les tranches d’âges, pendant 4 à 6 mois après la vaccination.
L’autre (le Shanchol) est en attente de présélection par l’OMS et confère une protection plus longue contre V. cholerae O1 et O139 chez les enfants de moins de 5 ans.
Ces deux vaccins nécessitent l’administration de deux doses à un intervalle allant de sept jours à six semaines. Le vaccin avec la sous-unité B (Dukoral) doit être dilué dans 150 ml d’eau potable pour l’administrer.
L’OMS recommande que la vaccination avec les vaccins actuellement disponibles s’accompagne des mesures de lutte habituellement recommandées dans les zones où le choléra est endémique, ainsi que dans celles où il y a un risque de flambées. Les vaccins assurent un effet sur le court terme, pendant que les activités efficaces à plus long terme, amélioration de l’approvisionnement en eau et de l’assainissement, sont mises en place.
Quand on utilise la vaccination, elle doit cibler les populations vulnérables vivant dans des zones à haut risque et ne pas perturber la mise en œuvre d’autres interventions visant à prévenir ou à endiguer les épidémies de choléra. L’outil de décision de l’OMS en trois étapes a pour but d’aider les autorités sanitaires à décider si elles doivent utiliser les vaccins anticholériques dans les situations d’urgence complexes.
L’OMS n’a jamais recommandé les vaccins anticholériques par voie parentérale, en raison de leur faible efficacité protectrice et de la fréquence élevée des réactions indésirables sévères.

Voyages et échanges commerciaux

De nos jours, aucun pays n’exige plus de certificat de vaccination anticholérique pour autoriser l’entrée sur son territoire. Dans le passé, l’expérience a montré que les mesures de quarantaine et les embargos pour empêcher la circulation des personnes et des marchandises étaient inutiles. On a associé des cas isolés de choléra en relation avec des aliments importés en possession de voyageurs individuels. Par conséquent, il n’est pas justifié de restreindre les importations d’aliments produits dans le respect des bonnes pratiques de fabrication, au seul prétexte que le choléra est épidémique ou endémique dans un pays.
Il est conseillé aux pays limitrophes de régions affectées par le choléra de renforcer la surveillance de la maladie et la préparation nationale pour détecter rapidement d’éventuelles flambées et intervenir, si jamais la maladie devait traverser leurs frontières. En outre, il faut donner aux voyageurs et aux communautés des informations sur les risques potentiels, sur les symptômes du choléra, ainsi que sur les précautions pour l’éviter, et leur indiquer quand et où notifier les cas.

Action de l’OMS

Avec son groupe spécial mondial de lutte contre le choléra, l’OMS:
  • donne des conseils techniques et fournit un appui à la prévention et à la lutte au niveau des pays;
  • forme les professionnels de la santé aux niveaux national, régional et international à la prévention, la préparation et l’action contre les flambées de maladies diarrhéiques;
  • diffuse des informations et des lignes directrices sur le choléra et les autres maladies entériques à potentiel épidémique, auprès des professionnels de la santé et du grand public.
Pour plus d'informations:
WHO Media centre
Téléphone: +41 22 791 2222
Courriel: mediainquiries@who.int

vendredi 12 novembre 2010

Haïti: le choléra a fait 796 morts, selon un nouveau bilan

Publié le 12 novembre 2010
Agence France-Presse

Port-au-Prince
L'épidémie de choléra qui sévit en Haïti a fait 796 morts, dont 13 à Port-au-Prince, tandis que 12 303 malades ont été hospitalisés, selon le bilan du ministère haïtien de la Santé publié vendredi sur son site internet, soit 72 morts de plus que le bilan annoncé la veille.
Le bilan du ministère de la Santé haïtien concerne la période allant jusqu'au 10 novembre. Le ministère indique que, jusqu'à présent, la plupart des décès (540) sont survenus dans le département de l'Artibonite (nord), principal foyer de l'épidémie qui sévit dans le pays depuis la mi-octobre.
Toutefois, 13 décès ont été recensés à Port-au-Prince, dont le bidonville de Cité Soleil, et dans ses banlieues, contre 4 selon le bilan fourni jeudi.
Près de 3 millions de personnes vivent à Port-au-Prince, dont plus d'un million dans des camps où les conditions sanitaires sont très précaires, depuis le séisme du 12 janvier.
L'ONU a lancé vendredi un appel de fonds d'urgence de 163,8 millions de dollars pour «éviter d'être dépassée» par l'épidémie de choléra dans le pays, le plus pauvre du continent américain.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201011/12/01-4342128-haiti-le-cholera-a-fait-796-morts-selon-un-nouveau-bilan.php

L'épidémie de choléra inquiète un expert du CDC

Un épidémiologiste des Centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), Ezra Barzilay, affirme que l'épidémie de choléra a causé le décès de 800 personnes. Il estime que la situation se détériore de jour en jour dans plusieurs régions d'Haïti. "Les Haïtiens font la queue, il n'y a plus de lits d'hôpital, les hôpitaux sont totalement débordés", a-t-il ajouté, notant que des équipes médicales étaient contraintes de choisir parmi les malades lesquels elles allaient pouvoir soigner.
Au Gonaïves, le principal centre hospitalier ne peut répondre à la demande. Les personnes, soufrant de diarrhée, sont allongées à même le sol. Plus de 80 cas de décès ont été enregistrés au cours des 5 derniers jours dans la cité de l'indépendance.
Dans le Nord, à Pilate le seul centre de santé de la région a dénombré 12 décès. Les malades sont assis devant le centre et dans la rue dans l'espoir d'avoir accès à des soins médicaux.
L'épidémie de choléra considérée désormais comme un problème de sécurité nationale a déjà entraîné l'hospitalisation de plus de 11 000 personnes. Les autorités locales sont de moins en moins enclin à fournir des informations sur les cas de décès. Les autorités ont récemment décidé de procéder à l'inhumation des cadavres afin d'éviter de nouvelles contamination.
LLM / radio Métropole Haïti

Multiplication des cas de choléra au centre ville de Port-au-Prince

Le choléra est désormais aux abords du Palais National. Au moins deux personnes vivant dans le camp d'hébergement du champ de Mars sont décédées mardi rapportent des témoins. Une femme et sa fille atteintes de vomissement, de migraine et de diarrhée ont rendu l'âme alors qu'elles avaient été transportées à l'hôpital général. Apeurés les sinistrés de la place Dessalines au champ de Mars appellent à une intervention urgente des autorités sanitaires. Les sinistrés soutiennent qu'ils partageaient les mêmes ustensiles de cuisine avec les victimes.
A la morgue de l'Hueh, 8 cadavres ont été recensés. Cependant d'autres corps se trouvaient dans la phase de traitement au chlore. L'épidémie qui sévit désormais dans 5 départements géographiques a fait 643 morts et 9 961 hospitalisations.
Des responsables de l'OPS assurent que le système sanitaire peut prendre en charge les personnes ayant été contaminées. 5 centres de traitement de choléra (CTC) fonctionnent dans la région métropolitaine.
Le centre de Gheskio a enregistré 30 nouveaux cas ces derniers jours. Les malades proviennent de tous les quartiers notamment Carrefour, Cité Soleil et Carrefour feuilles.
Les autorités sanitaires oeuvrent de concert avec les responsables du cluster eau et assainissement afin de freiner l'épidémie. Toutefois les récentes inondations de Tomas ont rendu des régions inaccessibles aux agents sanitaires.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18439

mercredi 3 novembre 2010

Le cholera a déjà fait plus de 400 morts en Haïti

Les autorités sanitaires haïtiennes annoncent que le nouveau bilan de l'épidémie de choléra qui touche actuellement le pays est de 442 morts et de plus de 6 742 mille personnes atteintes de la maladie. Lors d'une nouvelle conférence de presse tenue ce mercredi, La directrice du DPSPE, Jocelyne Pierre-Louis, a indiqué que le nombre de décès ainsi que de personnes hospitalisées tend à augmenter.
En effet, on a recensé 105 nouveaux décès depuis samedi.
Monsieur Pierre –Louis a déclaré que toutes dispositions nécessaires sont déjà prises par les autorités sanitaires dans le but d'empêcher la propagation de l'épidémie.
Elle a fait remarquer que le ministère de la santé et ses partenaires internationaux ont déjà mis en place une campagne de sensibilisation et ont activé le plan de surveillance épidémiologique.
Rappelons les résultats des tests réalisés par le Center for Desease Control (CDC) démontre que la souche du choléra qui frappe Haïti est originaire d' Asie du sud.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18414

Choléra en Haïti: 105 nouveaux décès depuis samedi

Publié le 03 novembre 2010 à 14h51

Agence France-Presse, Port-au-Prince
L'épidémie de choléra en Haïti a fait 105 nouveaux décès depuis samedi, soit 442 au total, ont annoncé mercredi les autorités haïtiennes, qui ont également fait état de 1978 nouvelles hospitalisations, soit 6742 au total.
Le nouveau bilan a été communiqué par le Dr Jocelyne Pierre-Louis du ministère de la Santé haïtien au cours d'une conférence de presse.
Le bilan fourni samedi par les autorités haïtiennes faisait état de 337 décès, soit sept de plus que la veille, et 4764 hospitalisations, soit 50 de plus que vendredi.
Le nouveau bilan fait ainsi apparaître une nette augmentation des décès et des hospitalisations.
Au cours de ces derniers jours, les autorités ont mis en place de nouveaux centres de traitements du choléra (CTC), des cas de personnes victimes de diarrhée ayant été enregistrés dans d'autres régions du pays.
«Plusieurs départements sont heureusement épargnés pour le moment, mais nous prenons les dispositions pour renforcer la sensibilisation et la prise en charge», a indiqué le docteur Pierre-Louis qui a annoncé l'installation de centres de traitement dans la région de Port-au-Prince.
L'épidémie de choléra sévit dans le pays depuis mi-octobre. Des analyses de laboratoires publics américains, rendues publiques lundi par les autorités haïtiennes, ont révélé que la bactérie responsable de l'épidémie était similaire à des souches trouvées en Asie.
Les autorités haïtiennes qui se préparent au passage de la dépression tropicale Tomas, qui pourrait redevenir un ouragan et atteindre le pays en fin de semaine, craignaient une nouvelle flambée du choléra à cause des inondations que les pluies abondantes pourraient provoquer.
«Nous sommes préoccupés à cause des conditions sanitaires dans lesquelles vivent des centaines de milliers de victimes du séisme du 12 janvier», a ajouté Mme Pierre-Louis.
http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/201011/03/01-4339030-cholera-en-haiti-105-nouveaux-deces-depuis-samedi.php

Le choléra serait une maladie importée révèlent des tests en laboratoire

Les résultats des tests réalisés par le Center for desease Control (CDC) prouvent que l'éclosion du choléra correspond à une souche commune en Asie du sud. L'Asie du Sud fait référence à la région autour du sous-continent indien — l'Inde, le Pakistan et d'autres pays, dont le Népal. Dans le même temps l'Organisation Pan Américaine de la Santé (OPS) a fait valoir que la souche, quoique endémique en Asie du sud, peut se déplacer entre différentes zones en raison des voyages et du commerce à travers le monde.
Les tests, basés sur la méthode appelée électrophorèse en champ pulsé (PFGE), ont été effectués sur 13 isolats bactériens provenant de patients atteints de choléra en Haïti. L'analyse électrophorétique montre que ces isolats sont identiques à une souche de choléra d'Asie du Sud. Des études supplémentaires sont prévues pour obtenir encore plus d'informations sur cette souche, sa présence dans d'autres régions du monde. La souche a été rapidement identifiée comme Vibrio cholerae du sérogroupe O1, sérotype Ogawa.
Dans les prochaines semaines, les tests de laboratoire supplémentaires, y compris le séquençage de du génome entier de la bactérie sera mené, mais les responsables de l'analyse annoncent que ces tests ne pourront jamais expliquer comment le choléra a été introduit en Haïti.
Cependant les conclusions du CDC vont alimenter la suspicion sur les casques bleus népalais de la Minustah cantonnés dans une bourgade non loin de Mirebalais. Les résultats du Laboratoire National avaient déjà confirmé que le premier cas de choléra provenait de cette région alors que le plus grand nombre de décès était recensé dans le bas artibonite.
LLM / radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18406