« La nouvelle Haïti dont nous rêvons tous ne sera pas un cadeau, mais plutôt le fruit des efforts conjugués de tous indistinctement » : dans leur message de Noël, les évêques d’Haïti s’inquiètent de la part trop importante prise par l’aide étrangère dans l’économie du pays. « Rares sont ceux qui, à la manière de Dieu, donnent en toute gratuité. Nous vous exhortons, poursuivent-ils, à ne pas continuellement tout attendre en cadeau des autres : des routes et des ponts en cadeau, des écoles et des hôpitaux en cadeau, des bâtiments administratifs et religieux en cadeau, des logements et des aliments en cadeau, des forces de sécurité en cadeau. Il n’y a aucune honte à accepter d’être accompagné et aidé (…). Cependant, nous devons assumer notre responsabilité en prenant en charge, de manière résolue, notre présent et notre avenir. »
« Notre pays est en train de fuir entre nos mains »
« Soyez clairvoyants ! ajoute la Conférence épiscopale haïtienne (CEH), Ne voyez-vous pas que par trop d’absence de bonne gouvernance, par trop de manque grave d’organisation, par l’acceptation éhontée de la corruption et par le blocage d’initiatives de développement, notre pays est en train de fuir entre nos mains, ses grands dossiers nous échappent, son unité et sa souveraineté s’effritent ? Sa population ne cherche-t-elle pas à émigrer un peu partout, tandis que d’autres convoitent cette terre de plus en plus et s’y installent en maîtres ? En effet, toute maison non gardée attire les envahisseurs. »
« Si l’homme haïtien ne contrôle pas bien son patrimoine social et historique, son patrimoine culturel et religieux, ses ressources naturelles, s’il abdique son autonomie pour vivre sous le dictamen d’un autre, il concourra à sa propre perte », concluent les évêques.
Misna
http://www.la-croix.com/Religion/Urbi-Orbi/Monde/Avant-Noel-les-eveques-d-Haiti-critiquent-la-trop-forte-emprise-des-puissances-etrangeres-_NP_-2011-12-15-747196
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
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jeudi 15 décembre 2011
dimanche 7 août 2011
Pères de Saint-Jacques. Une révolution de couleur
7 août 2011 -
Paul Dossous a été élu supérieur général des Pères de Saint-Jacques, à Guiclan (29). Un événement majeur pour la société missionnaire: il est le premier Haïtien à occuper cette fonction depuis 1864.
Tous les six ans, au centre missionnaire de Guiclan, 17 délégués des prêtres de Saint-Jacques affluent d'Haïti, du Brésil et de France pour leur assemblée générale et leurs travaux qui vont durer trois semaines. Ce grand rendez-vous, aussi rare qu'une troménie, s'est achevé la semaine dernière avec une petite révolution: le père MichelMénard, supérieur général depuis 18 ans, a souhaité s'effacer. «À 75 ans, il était naturel que je passe la main!», explique-t-il, son éternel sourire de quinquagénaire aux lèvres. Il restera néanmoins un acteur incontournable de la grande chaîne missionnaire.
Le premier supérieur général noir depuis 1864
Le vrai changement, c'est l'avènement, après plusieurs jours de discussions, d'une nouvelle figure tutélaire. Paul Dossous, Haïtien âgé de 43 ans, originaire de Jacmel, a été élu supérieur général.
Dès le lendemain de son élection, il a dû repartir à Campinas, dans l'État de Sao Paolo (Brésil), où il enseigne la théologie. Il rejoindra définitivement le centre de Guiclan en novembre. «C'est formidable, s'enflamme le père Ménard, c'est même historique! Depuis la fondation en 1864, le premier prêtre haïtien de notre communauté n'a été ordonné qu'en 2001!».
Dix ans plus tard, l'un d'entre eux devient supérieur général: une évolution naturelle pour une société de prêtres fermement engagée sur le chemin du métissage. «Cette année, parmi les 17 délégués, il y avait huit Haïtiens, un Brésilien, indique Michel Ménard. C'est la première fois que les Français se retrouvent en minorité. C'est représentatif de notre groupe et j'aurais souhaité que ça arrive plus vite.»
Des prêtres plus jeunes
Par ailleurs, les délégués ont planché sur la stratégie des six années à venir: continuer la mission d'évangélisation «en allant auprès des plus éloignés», améliorer la communication entre les membres, enfin, former et accompagner les futurs prêtres. À relever, également, un net rajeunissement des cadres. «Sur 64 prêtres, 21 ont moins de 45ans.
La moyenne d'âge des Haïtiens et des Brésiliens tourne autour de 35 ans, celle des Français de 70 ans», fait remarquer le père Ménard. Pour autant, la société de Saint-Jacques ne voit pas poindre de conflit des anciens et des modernes.
Depuis les années 70, les prêtres ont résolu leurs grandes questions existentielles: s'implanter au Brésil, en plus d'Haïti, cent fois oui! Aider l'église d'Haïti à s'organiser, certes mais une fois le travail bien fait, «disparaître ou continuer?». Pour Michel Ménard, la réponse est évidente: «Continuer! Mais ensemble avec les jeunes Haïtiens et Brésiliens.»
* Stéphane Siohan
http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/finistere/peres-de-saint-jacques-une-revolution-de-couleur-07-08-2011-1392859.php
Paul Dossous a été élu supérieur général des Pères de Saint-Jacques, à Guiclan (29). Un événement majeur pour la société missionnaire: il est le premier Haïtien à occuper cette fonction depuis 1864.
Tous les six ans, au centre missionnaire de Guiclan, 17 délégués des prêtres de Saint-Jacques affluent d'Haïti, du Brésil et de France pour leur assemblée générale et leurs travaux qui vont durer trois semaines. Ce grand rendez-vous, aussi rare qu'une troménie, s'est achevé la semaine dernière avec une petite révolution: le père MichelMénard, supérieur général depuis 18 ans, a souhaité s'effacer. «À 75 ans, il était naturel que je passe la main!», explique-t-il, son éternel sourire de quinquagénaire aux lèvres. Il restera néanmoins un acteur incontournable de la grande chaîne missionnaire.
Le premier supérieur général noir depuis 1864
Le vrai changement, c'est l'avènement, après plusieurs jours de discussions, d'une nouvelle figure tutélaire. Paul Dossous, Haïtien âgé de 43 ans, originaire de Jacmel, a été élu supérieur général.
Dès le lendemain de son élection, il a dû repartir à Campinas, dans l'État de Sao Paolo (Brésil), où il enseigne la théologie. Il rejoindra définitivement le centre de Guiclan en novembre. «C'est formidable, s'enflamme le père Ménard, c'est même historique! Depuis la fondation en 1864, le premier prêtre haïtien de notre communauté n'a été ordonné qu'en 2001!».
Dix ans plus tard, l'un d'entre eux devient supérieur général: une évolution naturelle pour une société de prêtres fermement engagée sur le chemin du métissage. «Cette année, parmi les 17 délégués, il y avait huit Haïtiens, un Brésilien, indique Michel Ménard. C'est la première fois que les Français se retrouvent en minorité. C'est représentatif de notre groupe et j'aurais souhaité que ça arrive plus vite.»
Des prêtres plus jeunes
Par ailleurs, les délégués ont planché sur la stratégie des six années à venir: continuer la mission d'évangélisation «en allant auprès des plus éloignés», améliorer la communication entre les membres, enfin, former et accompagner les futurs prêtres. À relever, également, un net rajeunissement des cadres. «Sur 64 prêtres, 21 ont moins de 45ans.
La moyenne d'âge des Haïtiens et des Brésiliens tourne autour de 35 ans, celle des Français de 70 ans», fait remarquer le père Ménard. Pour autant, la société de Saint-Jacques ne voit pas poindre de conflit des anciens et des modernes.
Depuis les années 70, les prêtres ont résolu leurs grandes questions existentielles: s'implanter au Brésil, en plus d'Haïti, cent fois oui! Aider l'église d'Haïti à s'organiser, certes mais une fois le travail bien fait, «disparaître ou continuer?». Pour Michel Ménard, la réponse est évidente: «Continuer! Mais ensemble avec les jeunes Haïtiens et Brésiliens.»
* Stéphane Siohan
http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/finistere/peres-de-saint-jacques-une-revolution-de-couleur-07-08-2011-1392859.php
samedi 18 décembre 2010
Haïti - Religion : L'archevêque Mgr François Gayot est décédé
17/12/2010 08:33:38 Mgr François Gayot, qui était allé à Rome, représenter l'Eglise Catholique d'Haïti à la rencontre de la Commission internationale de la migration (CIM), avait été hospitalisé d’urgence à l'hôpital Gemelli, à Rome, en Italie suite à un malaise. Il est décédé hier jeudi, suite de complication, à l’âge de 83 ans.
Né à Saint-Louis du Nord (Nord-Ouest) le 17 juillet 1927, Mgr François Gayot fut ordonné prêtre chez les missionnaires de la Compagnie de Marie ou Monfortains, le 7 février 1954.
Le 22 novembre 1974, le pape Paul VI le nomme évêque du Cap-Haïtien en remplacement de Mgr Albert Cousineau, décédé. Il fut consacré le 2 février suivant par Mgr Luigi Barbarito, alors nonce apostolique en Haïti.
Le 7 avril 1988, le pape Jean-Paul II érige le diocèse de Cap-Haïtien, en archidiocèse métropolitain, élevant par la même occasion Mgr Gayot à la dignité d'archevêque. Ayant atteint la limite d'âge de 75 ans fixée par le droit canon, Mgr Gayot s’était retiré le 5 novembre 2003.
Président de la Conférence épiscopale pendant plusieurs années, Mgr François Gayot, a contribué à promouvoir la charge pastorale des Évêques. Selon lui, une conférence épiscopale ne doit pas être un regroupement d'évêques isolés, mais une « école de communion », comme le disait Jean-Paul II, c'est-à-dire un épiscopat qui réfléchit, qui pense, qui prie et qui décide ensemble.
Mgr François Gayot était reconnu pour la sérénité de son autorité morale, la modération de son discours et sa personnalité empreinte d’une grande modestie. Il était considéré durant son ministère comme un grand humaniste et perçu par l’église haïtienne comme celui qui pouvait devenir le premier cardinal haïtien.
HL/ HaïtiLibre
http://www.haitilibre.com/article-1934-haiti-religion-l-archeveque-mgr-francois-gayot-est-decede.html
Né à Saint-Louis du Nord (Nord-Ouest) le 17 juillet 1927, Mgr François Gayot fut ordonné prêtre chez les missionnaires de la Compagnie de Marie ou Monfortains, le 7 février 1954.
Le 22 novembre 1974, le pape Paul VI le nomme évêque du Cap-Haïtien en remplacement de Mgr Albert Cousineau, décédé. Il fut consacré le 2 février suivant par Mgr Luigi Barbarito, alors nonce apostolique en Haïti.
Le 7 avril 1988, le pape Jean-Paul II érige le diocèse de Cap-Haïtien, en archidiocèse métropolitain, élevant par la même occasion Mgr Gayot à la dignité d'archevêque. Ayant atteint la limite d'âge de 75 ans fixée par le droit canon, Mgr Gayot s’était retiré le 5 novembre 2003.
Président de la Conférence épiscopale pendant plusieurs années, Mgr François Gayot, a contribué à promouvoir la charge pastorale des Évêques. Selon lui, une conférence épiscopale ne doit pas être un regroupement d'évêques isolés, mais une « école de communion », comme le disait Jean-Paul II, c'est-à-dire un épiscopat qui réfléchit, qui pense, qui prie et qui décide ensemble.
Mgr François Gayot était reconnu pour la sérénité de son autorité morale, la modération de son discours et sa personnalité empreinte d’une grande modestie. Il était considéré durant son ministère comme un grand humaniste et perçu par l’église haïtienne comme celui qui pouvait devenir le premier cardinal haïtien.
HL/ HaïtiLibre
http://www.haitilibre.com/article-1934-haiti-religion-l-archeveque-mgr-francois-gayot-est-decede.html
samedi 16 octobre 2010
Haitian Catholics to mark spiritual holiday of Jericho
CARL JUSTE / MIAMI HERALD STAFF
BY JAWEED KALEEM
JKALEEM@MIAMIHERALD.COM
Thousands of Haitian Catholics are expected at Notre Dame d'Haiti Mission in Miami's Little Haiti neighborhood over the next week for the popular spiritual revival of Jericho.
During Jericho, Catholics ask God to alleviate problems such as illness, joblessness, poverty and estrangement from family members.
Each night through Saturday, parishioners will walk around the church grounds as they pray, evoking the story of how God helped the ancient Israelites conquer the Biblical city of Jericho by telling them to march around the city's walls for seven days.
On the seventh day, the Israelites were told to blow rams horns, after which the city's walls fell. During Jericho, Catholics are encouraged to turn to God to remove the obstacles in their lives that are causing them pain.
Observations at Notre Dame, 112 NE 62nd St., begin at 3 p.m. Sunday. Archbishop Thomas Wenski will celebrate Mass at 7 p.m. The church will host nightly prayers from Monday through Saturday and the revival will end with a health fair on Saturday from 9 a.m. to 3 p.m.
``In our lives, there are many walls,'' said the Rev. Reginald Jean-Mary of Notre Dame. ``We see Jericho as a spiritual exercise where we come to a personal level of consciousness as a community and body of faith . . .``We need to take a moment to see how we can relieve ourselves, to see how we can see how we can live in harmony with ourselves and God,'' he added. ``There are many of people suffering, both here and in Haiti.''
In past years, Catholics from Boston, New York and Haiti have been among those who attend the revival.
The event is free. More information is available at 305-751-6289.
Read more: http://www.miamiherald.com/2010/10/16/1876377/haitian-catholics-to-mark-spiritual.html#ixzz12Y0sKOTd
BY JAWEED KALEEM
JKALEEM@MIAMIHERALD.COM
Thousands of Haitian Catholics are expected at Notre Dame d'Haiti Mission in Miami's Little Haiti neighborhood over the next week for the popular spiritual revival of Jericho.
During Jericho, Catholics ask God to alleviate problems such as illness, joblessness, poverty and estrangement from family members.
Each night through Saturday, parishioners will walk around the church grounds as they pray, evoking the story of how God helped the ancient Israelites conquer the Biblical city of Jericho by telling them to march around the city's walls for seven days.
On the seventh day, the Israelites were told to blow rams horns, after which the city's walls fell. During Jericho, Catholics are encouraged to turn to God to remove the obstacles in their lives that are causing them pain.
Observations at Notre Dame, 112 NE 62nd St., begin at 3 p.m. Sunday. Archbishop Thomas Wenski will celebrate Mass at 7 p.m. The church will host nightly prayers from Monday through Saturday and the revival will end with a health fair on Saturday from 9 a.m. to 3 p.m.
``In our lives, there are many walls,'' said the Rev. Reginald Jean-Mary of Notre Dame. ``We see Jericho as a spiritual exercise where we come to a personal level of consciousness as a community and body of faith . . .``We need to take a moment to see how we can relieve ourselves, to see how we can see how we can live in harmony with ourselves and God,'' he added. ``There are many of people suffering, both here and in Haiti.''
In past years, Catholics from Boston, New York and Haiti have been among those who attend the revival.
The event is free. More information is available at 305-751-6289.
Read more: http://www.miamiherald.com/2010/10/16/1876377/haitian-catholics-to-mark-spiritual.html#ixzz12Y0sKOTd
dimanche 26 septembre 2010
Bishops plan rebirth for Haiti's church
Catholic leaders, meeting in Miami, announced plans to rebuild the church in quake-devastated Haiti.
TDANIEL@MIAMIHERALD.COM
Catholic leaders in Miami unveiled long-term plans on Friday to help rebuild the Catholic Church and its shattered infrastructure in Haiti after the powerful institution took a massive drubbing in the January earthquake.
``They are faced with incredible difficulties,'' Archbishop Thomas Wenski said at a news conference at Miami's Notre Dame d'Haiti just before a special evening mass attended by bishops from Haiti and beyond. ``At the same time . . . the bishops and clergies have tremendous hope.''
The announcement underscores how the Catholic Church around the world stepped forward to help Haiti after the Jan. 12 quake. Catholic officials recently met for several days in Miami and Port-au-Prince to figure out ways to rebuild the church.
Catholic leaders at the Miami meeting came from throughout Latin America and also France and Germany.
The reconstruction effort will take shape as the Program for the Reconstruction of the Church in Haiti, or by the acronym PROCHE, and seeks to establish a commission that studies and approves parish projects while ensuring that the building ``process is as efficient as possible, as transparent as possible,'' said Wenski, who has traveled to Haiti several times since becoming archbishop of Miami.
The program also will make sure that building plans follow construction standards and appropriate codes. Both Haitian and international members would be at the helm.
The plan is scheduled to go before the United States Conference of Catholic Bishops for approval in November.
In a deeply faithful country where three out of five people are Catholic and most others are Protestant, the church took a huge hit in the Jan. 12 tremor. With damage estimates running in the tens of millions of dollars, the church saw at least 60 of its churches -- including the Notre Dame Cathedral in downtown Port-au-Prince -- collapse. It's estimated that seven out of every 10 Catholic churches were lost.
The quake claimed an estimated 300,000 lives. Among them were more than 100 nuns, priests, and top church leaders, including the archbishop and vicar general of Port-au-Prince. Almost nine months later, the scale of destruction is still evident. Mass is held under tarps at some of the churches.
Since then, the church, Caritas Internationalis and other Catholic partners say they have raised approximately $300 million. Caritas Haiti and others say they used the money to distribute food to more than 900,000 people and also provide water, sanitation, and shelter materials to some of the 1.5 million Haitians made homeless in the quake.
The church isn't just focused on reconstruction. It also plans to reinstate a program that would help train priests. Church officials are trying to purchase a 650-acre stretch of land northeast of Port-au-Prince. The site would house two seminaries, housing, an elementary school and a parish.
``The Pope knows of course about this important meeting for the church in Haiti, and so he sent us a message -- above all, it 's a message of encouragement . . . to continue helping the church in Haiti to rebuild its infrastructure, and to continue the formation programs of future priests,'' said Bernardito Auza, the Pope's representative to Haiti.
Miami Herald staff writer Jaweed Kaleem contributed to this report.
http://www.miamiherald.com/2010/09/24/1841455/bishops-plan-rebirth-for-haitis.html
Read more: http://www.miamiherald.com/2010/09/24/1841455/bishops-plan-rebirth-for-haitis.html#ixzz10cnQmm7ITRENTON DANIEL
TDANIEL@MIAMIHERALD.COM
Catholic leaders in Miami unveiled long-term plans on Friday to help rebuild the Catholic Church and its shattered infrastructure in Haiti after the powerful institution took a massive drubbing in the January earthquake.
``They are faced with incredible difficulties,'' Archbishop Thomas Wenski said at a news conference at Miami's Notre Dame d'Haiti just before a special evening mass attended by bishops from Haiti and beyond. ``At the same time . . . the bishops and clergies have tremendous hope.''
The announcement underscores how the Catholic Church around the world stepped forward to help Haiti after the Jan. 12 quake. Catholic officials recently met for several days in Miami and Port-au-Prince to figure out ways to rebuild the church.
Catholic leaders at the Miami meeting came from throughout Latin America and also France and Germany.
The reconstruction effort will take shape as the Program for the Reconstruction of the Church in Haiti, or by the acronym PROCHE, and seeks to establish a commission that studies and approves parish projects while ensuring that the building ``process is as efficient as possible, as transparent as possible,'' said Wenski, who has traveled to Haiti several times since becoming archbishop of Miami.
The program also will make sure that building plans follow construction standards and appropriate codes. Both Haitian and international members would be at the helm.
The plan is scheduled to go before the United States Conference of Catholic Bishops for approval in November.
In a deeply faithful country where three out of five people are Catholic and most others are Protestant, the church took a huge hit in the Jan. 12 tremor. With damage estimates running in the tens of millions of dollars, the church saw at least 60 of its churches -- including the Notre Dame Cathedral in downtown Port-au-Prince -- collapse. It's estimated that seven out of every 10 Catholic churches were lost.
The quake claimed an estimated 300,000 lives. Among them were more than 100 nuns, priests, and top church leaders, including the archbishop and vicar general of Port-au-Prince. Almost nine months later, the scale of destruction is still evident. Mass is held under tarps at some of the churches.
Since then, the church, Caritas Internationalis and other Catholic partners say they have raised approximately $300 million. Caritas Haiti and others say they used the money to distribute food to more than 900,000 people and also provide water, sanitation, and shelter materials to some of the 1.5 million Haitians made homeless in the quake.
The church isn't just focused on reconstruction. It also plans to reinstate a program that would help train priests. Church officials are trying to purchase a 650-acre stretch of land northeast of Port-au-Prince. The site would house two seminaries, housing, an elementary school and a parish.
``The Pope knows of course about this important meeting for the church in Haiti, and so he sent us a message -- above all, it 's a message of encouragement . . . to continue helping the church in Haiti to rebuild its infrastructure, and to continue the formation programs of future priests,'' said Bernardito Auza, the Pope's representative to Haiti.
Miami Herald staff writer Jaweed Kaleem contributed to this report.
http://www.miamiherald.com/2010/09/24/1841455/bishops-plan-rebirth-for-haitis.html
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mercredi 18 août 2010
Haiti : Dès 2011, la construction des églises
Le nonce apostolique en visite au siège de l'AED Haïti: « Les gens sont traumatisés, les paroisses ont été dispersées, plus de la moitié des églises sont détruites », souligne le nonce apostolique en Haïti, Mgr Bernardito Auza, plus de huit mois après le tremblement de terre qui a détruit plus de 70% des édifices de la capitale du pays, Port-au-Prince, dont la cathédrale catholique et le grand séminaire.
La région de Léogâne, ville de 130 000 habitants située à vingt kilomètres à l'ouest de Port-au-Prince et épicentre du séisme, a été rasée à 90 pour cent ».
« L'Église catholique en Haïti fait face à un travail énorme, mais fait aussi l'expérience d'une solidarité sans précédent », a déclaré l'archevêque en rendant visite au siège international de l'association Aide à l'Eglise en détresse (AED), à Königstein, près de Francfort (Allemagne).
Après avoir attiré l'attention sur la situation terrible de Port-au-Prince après le tremblement de terre, rapporte l'AED, Mgr Auza a annoncé que « le travail de reconstruction des églises devrait commencer tôt en 2011 ».
L'AED a recueilli plus de 4 millions d'euros pour soutenir l'Église haïtienne, notamment pour la reconstruction d'églises, de chapelles et de séminaires ainsi que pour des programmes de formation et d'éducation en Haïti.
Une partie a servi à la remise sur pied de Radio Soleil. La radio catholique a repris ses transmissions au mois de juin dernier.
« Bien sûr, l'aide directe à la population continue », a souligné le nonce précisant que « le prochain défi de l'Église serait la reconstruction, et en particulier celle des écoles, qui, indique-t-il, sont une priorité particulière ».
Suivront ensuite celle des paroisses, des églises, des séminaires ainsi que des établissements caritatifs et des noviciats des nombreux ordres et communautés.
« Nous nous occupons d'abord des fidèles, ensuite des églises, qui doivent être techniquement améliorées et rendues plus sûres », a déclaré le nonce. « Rien qu'à Port au Prince, où vit bien un quart de la population du pays, plus de la moitié des paroisses sont partiellement ou complètement détruites ».
« Une pastorale ecclésiale normale n'est plus possible. Les paroisses normales, qui ont grandi pendant des années, ont été dispersées. Des églises, des écoles confessionnelles, des organismes caritatifs, le séminaire et de nombreux monastères ont été détruits. Une partie de la population vit dans des camps, une autre est allée en province, d'autres personnes sont allées en ville à la recherche de travail », a-t-il expliqué.
Le représentant pontifical a souligné « les infrastructures et les ministères ont été détruits », en particulier à Port-au-Prince et que « l'administration ne fonctionne pas. Beaucoup de choses ne progressent pas vraiment, même après plusieurs mois ».
Selon lui, le peu de progrès est également dû à « une corruption très répandue » et à « une mentalité généralisée d'égoïsme ».
Mgr Auza a remercié l'AED pour son aide et a rappelé qu'il souhaite une meilleure éducation plus efficace pour aider à surmonter ces attitudes.
« Votre oeuvre de bienfaisance soutient les services pastoraux et fournit ainsi une aide indispensable. Seule une pastorale renouvelée et renforcée pourra aider les hommes à se relever », a conclu Mgr Auza.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=82561&PubDate=2010-08-17
La région de Léogâne, ville de 130 000 habitants située à vingt kilomètres à l'ouest de Port-au-Prince et épicentre du séisme, a été rasée à 90 pour cent ».
« L'Église catholique en Haïti fait face à un travail énorme, mais fait aussi l'expérience d'une solidarité sans précédent », a déclaré l'archevêque en rendant visite au siège international de l'association Aide à l'Eglise en détresse (AED), à Königstein, près de Francfort (Allemagne).
Après avoir attiré l'attention sur la situation terrible de Port-au-Prince après le tremblement de terre, rapporte l'AED, Mgr Auza a annoncé que « le travail de reconstruction des églises devrait commencer tôt en 2011 ».
L'AED a recueilli plus de 4 millions d'euros pour soutenir l'Église haïtienne, notamment pour la reconstruction d'églises, de chapelles et de séminaires ainsi que pour des programmes de formation et d'éducation en Haïti.
Une partie a servi à la remise sur pied de Radio Soleil. La radio catholique a repris ses transmissions au mois de juin dernier.
« Bien sûr, l'aide directe à la population continue », a souligné le nonce précisant que « le prochain défi de l'Église serait la reconstruction, et en particulier celle des écoles, qui, indique-t-il, sont une priorité particulière ».
Suivront ensuite celle des paroisses, des églises, des séminaires ainsi que des établissements caritatifs et des noviciats des nombreux ordres et communautés.
« Nous nous occupons d'abord des fidèles, ensuite des églises, qui doivent être techniquement améliorées et rendues plus sûres », a déclaré le nonce. « Rien qu'à Port au Prince, où vit bien un quart de la population du pays, plus de la moitié des paroisses sont partiellement ou complètement détruites ».
« Une pastorale ecclésiale normale n'est plus possible. Les paroisses normales, qui ont grandi pendant des années, ont été dispersées. Des églises, des écoles confessionnelles, des organismes caritatifs, le séminaire et de nombreux monastères ont été détruits. Une partie de la population vit dans des camps, une autre est allée en province, d'autres personnes sont allées en ville à la recherche de travail », a-t-il expliqué.
Le représentant pontifical a souligné « les infrastructures et les ministères ont été détruits », en particulier à Port-au-Prince et que « l'administration ne fonctionne pas. Beaucoup de choses ne progressent pas vraiment, même après plusieurs mois ».
Selon lui, le peu de progrès est également dû à « une corruption très répandue » et à « une mentalité généralisée d'égoïsme ».
Mgr Auza a remercié l'AED pour son aide et a rappelé qu'il souhaite une meilleure éducation plus efficace pour aider à surmonter ces attitudes.
« Votre oeuvre de bienfaisance soutient les services pastoraux et fournit ainsi une aide indispensable. Seule une pastorale renouvelée et renforcée pourra aider les hommes à se relever », a conclu Mgr Auza.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=82561&PubDate=2010-08-17
samedi 14 août 2010
Plus de 300 millions de dollars recueillis par l'Eglise catholique
Haïti: Plus de 300 millions de dollars ont été recueillis par l'Eglise catholique à travers ses agences du monde entier pour venir en aide à Haïti et des fonds supplémentaires continuent d'arriver chaque jour. Ces fonds sont recueillis notamment par la Conférence américaine des évêques catholiques, Catholic Relief Services, le réseau mondial d'agences de Caritas International et une poignée d'autres organisations catholiques.
Sur ce montant, près de la moitié provenaient des églises catholiques des États-Unis. Un total de 82.269.255 $ a été remis lors des collectes spéciales dans les diocèses, dans les semaines après le séisme, selon les chiffres compilés par l'USCCB et CRS.
En dehors de l'effort des Etats-Unis, les dons à des organismes du réseau Caritas International à travers le monde ont totalisé 151 247 000 $, a rapporté l'agence de Nouvelles catholiques Service.
Une bonne partie du financement a été recueillie par l'église catholique aux Pays-Bas (42,2 millions de dollars), l'Espagne (19,8 millions de dollars), l'Allemagne (15,8 millions de dollars), Royaume-Uni (13,2 millions de dollars), Canada (12 millions de dollars) et l'Autriche et la France (10,5 millions de dollars chacun).
70 paroisses de l'archidiocèse de Port-au-Prince et le diocèse de Jacmel ont été détruites ou gravement endommagées par le tremblement de terre, tandis que 30 autres chapelles et des stations de mission doivent être reconstruites.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=82453&PubDate=2010-08-13
Sur ce montant, près de la moitié provenaient des églises catholiques des États-Unis. Un total de 82.269.255 $ a été remis lors des collectes spéciales dans les diocèses, dans les semaines après le séisme, selon les chiffres compilés par l'USCCB et CRS.
En dehors de l'effort des Etats-Unis, les dons à des organismes du réseau Caritas International à travers le monde ont totalisé 151 247 000 $, a rapporté l'agence de Nouvelles catholiques Service.
Une bonne partie du financement a été recueillie par l'église catholique aux Pays-Bas (42,2 millions de dollars), l'Espagne (19,8 millions de dollars), l'Allemagne (15,8 millions de dollars), Royaume-Uni (13,2 millions de dollars), Canada (12 millions de dollars) et l'Autriche et la France (10,5 millions de dollars chacun).
70 paroisses de l'archidiocèse de Port-au-Prince et le diocèse de Jacmel ont été détruites ou gravement endommagées par le tremblement de terre, tandis que 30 autres chapelles et des stations de mission doivent être reconstruites.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=82453&PubDate=2010-08-13
lundi 17 mai 2010
L’Evêque Pierre André Dumas (Miragoâne/Anse-à-Veau) appelle au respect de la date du 7 février pour l’échéance du mandat présidentiel
Mettant en garde contre toute distance vis-à-vis de la Constitution, il se dit en faveur de la tenue d’élections honnêtes et crédibles Samedi 15 mai 2010,Radio Kiskeya
L’Evêque du Diocèse de Miragoâne/Anse-à-Veau (Nippes, Sud-Ouest), Mgr Pierre André Dumas, a lancé samedi un appel au président René Préval pour qu’il respecte le délai constitutionnel du 7 février 2011 pour qu’il laisse le pouvoir.
« Le pays sera ingouvernable au-delà de cette date si des élections honnêtes et crédibles ne sont pas organisées entre temps », déclare le prélat dans une interview accordée à Radio Kiskeya.
Interrogé sur les appels de plus en plus répétés à la démission du chef de l’Etat, Mgr Dumas a mis en garde contre des initiatives qui, de quelque lieu qu’elles proviennent, peuvent compliquer davantage la situation. Il suggère que toute démarche entreprise dans le contexte de cette grave crise s’inspire de la Constitution et que le sens du dialogue soit privilégié.
« Il est clair que, quatre mois après le séisme, la confiance n’a pas pu être créée autour du gouvernement et de son projet de reconstruction », ajoute le prélat, estimant qu’ « il doit y avoir des gens à en assumer la responsabilité ». Il met cette perte de confiance en rapport avec la non-amélioration de la situation de la population et l’adoption de la loi d’Etat d’urgence de 18 mois et de celle portant prorogation du mandat présidentiel jusqu’au 14 mai 2011. [jmd/Radio Kiskeya]
http://radiokiskeya.com/spip.php?article6765
L’Evêque du Diocèse de Miragoâne/Anse-à-Veau (Nippes, Sud-Ouest), Mgr Pierre André Dumas, a lancé samedi un appel au président René Préval pour qu’il respecte le délai constitutionnel du 7 février 2011 pour qu’il laisse le pouvoir.
« Le pays sera ingouvernable au-delà de cette date si des élections honnêtes et crédibles ne sont pas organisées entre temps », déclare le prélat dans une interview accordée à Radio Kiskeya.
Interrogé sur les appels de plus en plus répétés à la démission du chef de l’Etat, Mgr Dumas a mis en garde contre des initiatives qui, de quelque lieu qu’elles proviennent, peuvent compliquer davantage la situation. Il suggère que toute démarche entreprise dans le contexte de cette grave crise s’inspire de la Constitution et que le sens du dialogue soit privilégié.
« Il est clair que, quatre mois après le séisme, la confiance n’a pas pu être créée autour du gouvernement et de son projet de reconstruction », ajoute le prélat, estimant qu’ « il doit y avoir des gens à en assumer la responsabilité ». Il met cette perte de confiance en rapport avec la non-amélioration de la situation de la population et l’adoption de la loi d’Etat d’urgence de 18 mois et de celle portant prorogation du mandat présidentiel jusqu’au 14 mai 2011. [jmd/Radio Kiskeya]
http://radiokiskeya.com/spip.php?article6765
jeudi 10 janvier 2008
Pasteur Gregory Toussaint : le miracle haïtien de Floride
Par Adyjeangady
Chaque dimanche matin, des centaines d’Haïtiens de tous les horizons se déversent vers la 125e Avenue de North Miami pour aller écouter le phénomène : un jeune Haïtien , au visage encore d’adolescent qui fait bouger la jeunesse sous des alléluias retentissants, en apprenant à aimer Dieu dans ce « Tabernacle de Gloire » où les plus belles chansons du gospel américain sont chantées dans un anglais sans accent et dans un créole parfait. Ce jeune homme qui fait vibrer la ville de Miami commence par drainer après lui une réputation de rassembleur de communauté dans une Église vivante.
Gregory Toussaint qui ,cette semaine, a atterri à Port-au-Prince, pour préparer une grande croisade évangélique d’abord au Rex Théâtre, puis dans de nombreux milieux populaires en Haïti, a en lui une rage de partager sa foi et d’aider les jeunes , qu’il croit désorientés, à retrouver le chemin de l’honneur, de la dignité, du civisme et de la réussite.
Ayant été à plusieurs reprises visiter son Église, j’ai à chaque fois été impressionné par son charisme, sa verve, son niveau de formation élevée et surtout par ceux qui s’engouffrent dans son Tabernacle, habillés comme pour aller à une grande fête : des professionnels de tous ordres, surtout des intellectuels, des journalistes chevronnés, des jeunes, surtout des jeunes, qui, au moment des implorations finales, viennent, les bras ouverts, se jeter à ses pieds, les larmes aux yeux, pour prier.
D’autres, sous le rythme d’une spiritualité très forte, tombent en syncope devant le trône du Tabernacle, pendant que s’élèvent des chansons d’une incroyable profondeur. Dans la salle des vidéos retransmettant les messages, ceux qui ne parlent pas anglais ont droit à des écouteurs de traduction dans leurs langues (espagnol ou créole).
Le jeune pasteur n’a rien à envier aux évangélistes américains qui font des merveilles sous le regard des chaînes de télévision.
Il sait surtout ce qu’il doit dire à la foule : « Vous êtes ici, parce que vous appartenez à Dieu qui vous a fait sortir de la poussière, et qui vous a transmis un corps, une âme et un esprit. Cessez de penser par votre corps, cherchez le spirit, cherchez l’esprit, le seul qui puisse vous connecter avec le ciel, et qui déterminera votre futur sur terre et dans les cieux ! »
Il philosophe sur la matière et l’esprit, détaillant sur un tableau, plume en main, la notion de l’existentialisme divin en corrélation avec l’existentialisme universel. Et il aboutit à un résultat éclatant : « Sans esprit, vous n’existez pas et, si vous avez encore un corps en vie, vous êtes sans âme si Dieu ne vous habite pas. Il ne vous habitera pas si vous n’avez aucune conscience du mal que vous devez refuser ; vous devez répondre à votre conscience qui vous rappelle que l’esprit de Dieu est en chacun de nous ! »
Et il continue, apres avoir bondi d’un coup, sautillant, le corps en transe : « Qu’avez-vous fait de bien hier, aujourd’hui et que comptez-vous faire demain ? Avez-vous pensé à votre famille, à vous-même, non seulement à vous-même, mais aussi à votre pays ? Qu’avez-vous fait pour Haïti ? Que comptez-vous faire pour Haïti ? Où est votre conscience ? Où est votre esprit ? »Une jeune dame éclate en sanglots.
Soudain, le pasteur Gregory Toussaint s’écrie : « Je demande à tous ceux qui le veulent de venir avec moi, nous irons ensemble à Cité Soleil, pour une Croisade de paix, nous irons prier avec nos frères et nos soeurs, nous irons leur apporter notre amour ! Ce jour-là, les armes se transformeront en appareils des champs pour travailler la terre, personne ne lèvera plus l’épée contre une autre, on n’apprendra plus la guerre !» (Esaie 2 :4). D’un seul bond, la salle se lève et applaudit son pasteur à tout rompre.
Un jeune soldat qui a fait la guerre en Irak, les yeux inondés, me dit à voix basse : « Depuis que je connais cet homme, je n’ai plus envie de tuer, mais j’ai envie d’apporter un message de paix à nos ennemis, même si ce n’est pas facile ! ».
Des moments de grande réflexion. « Le rôle de cette Église, c’est avant tout l’intégration. Avant, je ne croyais en rien, nous dit Francky, un filmaker americain, maintenant je crois depuis que je fréquente la 125e ! ».
Pour Grégory Toussaint, la jeunesse de Miami avait « besoin d’une âme », que l’Église seule pouvait lui donner sans se limiter à énoncer les causes et les conséquences des problèmes de la communauté haïtienne, dont un fort pourcentage de jeunes se sont, au cours de ces dernières années, retrouvés en prison pour délinquance, gangstérisme et crimes de toutes sortes.
Grégory se sent en devoir de rappeler constamment que « le retour aux sources chrétiennes doit passer par un retour à un système de valeurs, de normes, de principes et de pratiques de la vie sociale qui soient basées sur l’enseignement de la morale, sa compréhension globale et sa pratique dans la vie de tous les jours ».
À chaque fois , le pasteur Toussaint prononce aussi des paroles fortes sur la nécessité de défendre l’identité chrétienne et l’importance d’offrir, et non d’imposer, cette contribution, pour qu’elle soit un ferment dans la construction des nouvelles communautés haïtiennes de l’étranger, sans perdre de vue que les grandes valeurs de moralité, de justice, du droit, du civisme et du dialogue ont pendant très longtemps été la garantie de notre peuple , ce qu’il faut continuer à offrir en héritage aux enfants qui sont nés ailleurs et qui subissent les pires influences !
Gregory Toussaint ne manque pas de mots pour rappeler son attachement à son pays : «Le Christ nous permettra de survivre au-delà des épreuves, il nous a accompagnés pendant toute la durée de notre histoire tourmentée et dramatique. Jamais, il ne nous a abandonnés. Grâce à tous les chrétiens qui lui sont restés fidèles, Haïti a survécu à la mort et ressuscitera plus vite encore si nous nous consacrons tous à lui ! ».
Gregory Toussaint apparaît comme un miracle, le miracle haitien de la Floride. Formé pour être un grand évangéliste ou plutôt un excellent évangélisateur, au service des grandes Églises américaines, et des Africains-Américains à l’École Théologique de Dallas, il a décidé d’être un évangélisateur du peuple, un apôtre de la Parole pour sa communauté, préférant travailler sans argent, mais avec le cœur, non seulement à travers les paroles, mais à travers ses écrits. À preuve, la publication de ses livres évangéliques appelés à devenir de vrais best-sellers.
Également du point de vue de la transmission d’une solide formation théologique, il insiste sur le partage, dirige des cours théologiques à l’intention de nombreux jeunes membres de la communauté : « Aussi faut-il que nous ayons un cœur ouvert aux jeunes, aux enfants, aux nécessiteux de notre temps, aux personnes les plus dans le besoin. Un cœur qui soit capable d’aimer, d’aider et de réaliser des projets, dans un esprit de charité active, pour tous ceux qui occupent une place particulière dans le cœur du Seigneur ».
Grégory Toussaint que l’on peut retracer sur son site www.gregorytoussaint.com ou à son adresse électronique pastorgreg@tabernaleofglory.net et qui reçoit les foules au 990 NE 125e St de North Miami, compte, le 30 mars 2008, lancer une série de tournées à travers Haiti pour prier avec les jeunes et les pauvres après la Croisade du Rex-Théatre. Il a toujours rêvé de bâtir un pont entre le pays de l’intérieur et celui de l’extérieur.
Né à Port-au-Prince, (2e enfant avec 7 autres frères et sœurs) il a fait ses premières études en Haïti et a décroché une Licence en Comptabilité au York College où il a étudié, de 1991 à 1998, dans la Cité Universitaire de New-York, avant de s’orienter vers la Théologie, obtenant une Maîtrise en Théologie suite à une formation intensive de 1998 à 2002 au Dallas Theological Seminary, la plus grande école de théologie protestante des États-Unis.
Ensuite, il commença sa carrière dans de multiples États américains, d’abord avec des conférences au Long Island University (NewYork), au Trinity Evangelical Divinity School dans l’État d’Illinois ou au Prestonwood Baptist Chuch de Waco au Texas. Il se rendit aussi en Europe pour continuer sa formation pendant un an à la faculté de Théologie évangélique libre de Vaux sur Seine en France où il obtint un DEA (Diplôme d’Études approfondies).
Il en profita pour étudier les Sciences linguistiques à l’Université de Paris IV (Sorbonne) puis les Règles de l’Éthique à l’Université de Salamanca en Espagne.
Après cette expérience de formation enrichissante, il fonda le Greg Evangelistic Ministries et une École de Théologie qui s’implantèrent aux États-Unis à son retour d’Europe. Le succès fut foudroyant dès l’année 2004. De là naquit le Tabernacle de Gloire qui, de Miramar en Floride, vint s’établir à Miami. Les conversions au protestantisme ne se comptent plus depuis lors.
Gregory Toussaint chasse les démons, dit-on. Des prostituées, des anciens dealers de drogue, des jeunes alcooliques, des hougans, mambos sont venus à lui pour renoncer à leur passé et se convertir, raconte-t-on.
Jour après jour, l’Église se remplit de fideles, des gens qui viennent parfois de très loin voir accomplir des miracles, surtout la transformation de leurs enfants. Les deux derniers livres du pasteur Toussaint, Unquenchable Love et Jezebel Unveiled , s’arrachent dans les universités américaines...
Le jeune pasteur continue de se former. Il fréquente actuellement l’Université de Saint-Thomas en Floride où il compte décrocher une Maîtrise en Droit et Relations internationales. Il est soutenu par sa femme, Patricia, qui détient une Maitrise en Civilisation française à Paris IV (Sorbonne) et est bien implantée aux Etats-Unis. « Dieu nous a bénis et nous voulons voir tous nos frères parvenir à de plus grandes réussites encore. Nous pensons que notre peuple a encore une mission à accomplir dans le monde d’aujourd’hui, la mission de sortir des ténèbres, de prouver que Dieu est sa lumière et, par cette lumière, de s’enrichir un jour pour enrichir le reste du monde ! », déclare Gregory Toussaint.jeudi 10 janvier 2008
Source Journal Le Matin
Chaque dimanche matin, des centaines d’Haïtiens de tous les horizons se déversent vers la 125e Avenue de North Miami pour aller écouter le phénomène : un jeune Haïtien , au visage encore d’adolescent qui fait bouger la jeunesse sous des alléluias retentissants, en apprenant à aimer Dieu dans ce « Tabernacle de Gloire » où les plus belles chansons du gospel américain sont chantées dans un anglais sans accent et dans un créole parfait. Ce jeune homme qui fait vibrer la ville de Miami commence par drainer après lui une réputation de rassembleur de communauté dans une Église vivante.
Gregory Toussaint qui ,cette semaine, a atterri à Port-au-Prince, pour préparer une grande croisade évangélique d’abord au Rex Théâtre, puis dans de nombreux milieux populaires en Haïti, a en lui une rage de partager sa foi et d’aider les jeunes , qu’il croit désorientés, à retrouver le chemin de l’honneur, de la dignité, du civisme et de la réussite.
Ayant été à plusieurs reprises visiter son Église, j’ai à chaque fois été impressionné par son charisme, sa verve, son niveau de formation élevée et surtout par ceux qui s’engouffrent dans son Tabernacle, habillés comme pour aller à une grande fête : des professionnels de tous ordres, surtout des intellectuels, des journalistes chevronnés, des jeunes, surtout des jeunes, qui, au moment des implorations finales, viennent, les bras ouverts, se jeter à ses pieds, les larmes aux yeux, pour prier.
D’autres, sous le rythme d’une spiritualité très forte, tombent en syncope devant le trône du Tabernacle, pendant que s’élèvent des chansons d’une incroyable profondeur. Dans la salle des vidéos retransmettant les messages, ceux qui ne parlent pas anglais ont droit à des écouteurs de traduction dans leurs langues (espagnol ou créole).
Le jeune pasteur n’a rien à envier aux évangélistes américains qui font des merveilles sous le regard des chaînes de télévision.
Il sait surtout ce qu’il doit dire à la foule : « Vous êtes ici, parce que vous appartenez à Dieu qui vous a fait sortir de la poussière, et qui vous a transmis un corps, une âme et un esprit. Cessez de penser par votre corps, cherchez le spirit, cherchez l’esprit, le seul qui puisse vous connecter avec le ciel, et qui déterminera votre futur sur terre et dans les cieux ! »
Il philosophe sur la matière et l’esprit, détaillant sur un tableau, plume en main, la notion de l’existentialisme divin en corrélation avec l’existentialisme universel. Et il aboutit à un résultat éclatant : « Sans esprit, vous n’existez pas et, si vous avez encore un corps en vie, vous êtes sans âme si Dieu ne vous habite pas. Il ne vous habitera pas si vous n’avez aucune conscience du mal que vous devez refuser ; vous devez répondre à votre conscience qui vous rappelle que l’esprit de Dieu est en chacun de nous ! »
Et il continue, apres avoir bondi d’un coup, sautillant, le corps en transe : « Qu’avez-vous fait de bien hier, aujourd’hui et que comptez-vous faire demain ? Avez-vous pensé à votre famille, à vous-même, non seulement à vous-même, mais aussi à votre pays ? Qu’avez-vous fait pour Haïti ? Que comptez-vous faire pour Haïti ? Où est votre conscience ? Où est votre esprit ? »Une jeune dame éclate en sanglots.
Soudain, le pasteur Gregory Toussaint s’écrie : « Je demande à tous ceux qui le veulent de venir avec moi, nous irons ensemble à Cité Soleil, pour une Croisade de paix, nous irons prier avec nos frères et nos soeurs, nous irons leur apporter notre amour ! Ce jour-là, les armes se transformeront en appareils des champs pour travailler la terre, personne ne lèvera plus l’épée contre une autre, on n’apprendra plus la guerre !» (Esaie 2 :4). D’un seul bond, la salle se lève et applaudit son pasteur à tout rompre.
Un jeune soldat qui a fait la guerre en Irak, les yeux inondés, me dit à voix basse : « Depuis que je connais cet homme, je n’ai plus envie de tuer, mais j’ai envie d’apporter un message de paix à nos ennemis, même si ce n’est pas facile ! ».
Des moments de grande réflexion. « Le rôle de cette Église, c’est avant tout l’intégration. Avant, je ne croyais en rien, nous dit Francky, un filmaker americain, maintenant je crois depuis que je fréquente la 125e ! ».
Pour Grégory Toussaint, la jeunesse de Miami avait « besoin d’une âme », que l’Église seule pouvait lui donner sans se limiter à énoncer les causes et les conséquences des problèmes de la communauté haïtienne, dont un fort pourcentage de jeunes se sont, au cours de ces dernières années, retrouvés en prison pour délinquance, gangstérisme et crimes de toutes sortes.
Grégory se sent en devoir de rappeler constamment que « le retour aux sources chrétiennes doit passer par un retour à un système de valeurs, de normes, de principes et de pratiques de la vie sociale qui soient basées sur l’enseignement de la morale, sa compréhension globale et sa pratique dans la vie de tous les jours ».
À chaque fois , le pasteur Toussaint prononce aussi des paroles fortes sur la nécessité de défendre l’identité chrétienne et l’importance d’offrir, et non d’imposer, cette contribution, pour qu’elle soit un ferment dans la construction des nouvelles communautés haïtiennes de l’étranger, sans perdre de vue que les grandes valeurs de moralité, de justice, du droit, du civisme et du dialogue ont pendant très longtemps été la garantie de notre peuple , ce qu’il faut continuer à offrir en héritage aux enfants qui sont nés ailleurs et qui subissent les pires influences !
Gregory Toussaint ne manque pas de mots pour rappeler son attachement à son pays : «Le Christ nous permettra de survivre au-delà des épreuves, il nous a accompagnés pendant toute la durée de notre histoire tourmentée et dramatique. Jamais, il ne nous a abandonnés. Grâce à tous les chrétiens qui lui sont restés fidèles, Haïti a survécu à la mort et ressuscitera plus vite encore si nous nous consacrons tous à lui ! ».
Gregory Toussaint apparaît comme un miracle, le miracle haitien de la Floride. Formé pour être un grand évangéliste ou plutôt un excellent évangélisateur, au service des grandes Églises américaines, et des Africains-Américains à l’École Théologique de Dallas, il a décidé d’être un évangélisateur du peuple, un apôtre de la Parole pour sa communauté, préférant travailler sans argent, mais avec le cœur, non seulement à travers les paroles, mais à travers ses écrits. À preuve, la publication de ses livres évangéliques appelés à devenir de vrais best-sellers.
Également du point de vue de la transmission d’une solide formation théologique, il insiste sur le partage, dirige des cours théologiques à l’intention de nombreux jeunes membres de la communauté : « Aussi faut-il que nous ayons un cœur ouvert aux jeunes, aux enfants, aux nécessiteux de notre temps, aux personnes les plus dans le besoin. Un cœur qui soit capable d’aimer, d’aider et de réaliser des projets, dans un esprit de charité active, pour tous ceux qui occupent une place particulière dans le cœur du Seigneur ».
Grégory Toussaint que l’on peut retracer sur son site www.gregorytoussaint.com ou à son adresse électronique pastorgreg@tabernaleofglory.net et qui reçoit les foules au 990 NE 125e St de North Miami, compte, le 30 mars 2008, lancer une série de tournées à travers Haiti pour prier avec les jeunes et les pauvres après la Croisade du Rex-Théatre. Il a toujours rêvé de bâtir un pont entre le pays de l’intérieur et celui de l’extérieur.
Né à Port-au-Prince, (2e enfant avec 7 autres frères et sœurs) il a fait ses premières études en Haïti et a décroché une Licence en Comptabilité au York College où il a étudié, de 1991 à 1998, dans la Cité Universitaire de New-York, avant de s’orienter vers la Théologie, obtenant une Maîtrise en Théologie suite à une formation intensive de 1998 à 2002 au Dallas Theological Seminary, la plus grande école de théologie protestante des États-Unis.
Ensuite, il commença sa carrière dans de multiples États américains, d’abord avec des conférences au Long Island University (NewYork), au Trinity Evangelical Divinity School dans l’État d’Illinois ou au Prestonwood Baptist Chuch de Waco au Texas. Il se rendit aussi en Europe pour continuer sa formation pendant un an à la faculté de Théologie évangélique libre de Vaux sur Seine en France où il obtint un DEA (Diplôme d’Études approfondies).
Il en profita pour étudier les Sciences linguistiques à l’Université de Paris IV (Sorbonne) puis les Règles de l’Éthique à l’Université de Salamanca en Espagne.
Après cette expérience de formation enrichissante, il fonda le Greg Evangelistic Ministries et une École de Théologie qui s’implantèrent aux États-Unis à son retour d’Europe. Le succès fut foudroyant dès l’année 2004. De là naquit le Tabernacle de Gloire qui, de Miramar en Floride, vint s’établir à Miami. Les conversions au protestantisme ne se comptent plus depuis lors.
Gregory Toussaint chasse les démons, dit-on. Des prostituées, des anciens dealers de drogue, des jeunes alcooliques, des hougans, mambos sont venus à lui pour renoncer à leur passé et se convertir, raconte-t-on.
Jour après jour, l’Église se remplit de fideles, des gens qui viennent parfois de très loin voir accomplir des miracles, surtout la transformation de leurs enfants. Les deux derniers livres du pasteur Toussaint, Unquenchable Love et Jezebel Unveiled , s’arrachent dans les universités américaines...
Le jeune pasteur continue de se former. Il fréquente actuellement l’Université de Saint-Thomas en Floride où il compte décrocher une Maîtrise en Droit et Relations internationales. Il est soutenu par sa femme, Patricia, qui détient une Maitrise en Civilisation française à Paris IV (Sorbonne) et est bien implantée aux Etats-Unis. « Dieu nous a bénis et nous voulons voir tous nos frères parvenir à de plus grandes réussites encore. Nous pensons que notre peuple a encore une mission à accomplir dans le monde d’aujourd’hui, la mission de sortir des ténèbres, de prouver que Dieu est sa lumière et, par cette lumière, de s’enrichir un jour pour enrichir le reste du monde ! », déclare Gregory Toussaint.jeudi 10 janvier 2008
Source Journal Le Matin
lundi 22 octobre 2007
Préparatifs pour la commémoration de la guérison miraculeuse de la petite vérole
Les chrétiens catholiques haïtiens se préparent à organiser le 8 décembre 2007 une grande procession pour commémorer le miracle de la guérison de la petite vérole et renouveler leur attachement à la vierge. Daniel Rouzier, porte parole du comité organisateur, fait remarquer que ce miracle souvent oublié est relaté par les historiens et le journal officiel, Le moniteur. L’épidémie de la petite vérole, incurable à l’époque a causé le décès de 5 à 9 000 personnes entre octobre et février 1882. " 60 personnes mouraient quotidiennement et il y avait des embouteillages au cimetière de Port-au-Prince", rappelle M. Rouzier.
Le père Kersuzan, évêque du Cap Haïtien qui avait une icône de Notre Dame du Perpétuel Secours, avait de concert avec Mgr Jean Marie Guilloux, organisé une procession en février 1882. Des milliers de personnes sont sortis de la cathédrale pour se rendre au Bel Air et après la neuvaine qui a suivi des milliers de personnes ont été miraculeusement guéries. 60 ans après le président Elie Lescot avait décidé de consacrer le pays à Notre Dame du Perpétuel Secours.
Daniel Rouzier affirme que son grand père paternel était du nombre des personnes miraculeusement guéries en cette période.
Selon lui, l’un des objectifs de la procession est de demander à la vierge de guérir le pays des maux de la violence et des crimes. " Nous voulons dire que nous vivons sur une terre bénie et nous devons avoir de l’amour pour les pauvres et les orphelins afin de vivre mieux", ajoute t-il.
Daniel Rouzier annonce qu’une grande messe sera célébrée à la fin de la marche au stade Silvio Cator. Il souhaite que ce jour, historique permettra de grand miracle pour le peuple haïtien.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=13146
Le père Kersuzan, évêque du Cap Haïtien qui avait une icône de Notre Dame du Perpétuel Secours, avait de concert avec Mgr Jean Marie Guilloux, organisé une procession en février 1882. Des milliers de personnes sont sortis de la cathédrale pour se rendre au Bel Air et après la neuvaine qui a suivi des milliers de personnes ont été miraculeusement guéries. 60 ans après le président Elie Lescot avait décidé de consacrer le pays à Notre Dame du Perpétuel Secours.
Daniel Rouzier affirme que son grand père paternel était du nombre des personnes miraculeusement guéries en cette période.
Selon lui, l’un des objectifs de la procession est de demander à la vierge de guérir le pays des maux de la violence et des crimes. " Nous voulons dire que nous vivons sur une terre bénie et nous devons avoir de l’amour pour les pauvres et les orphelins afin de vivre mieux", ajoute t-il.
Daniel Rouzier annonce qu’une grande messe sera célébrée à la fin de la marche au stade Silvio Cator. Il souhaite que ce jour, historique permettra de grand miracle pour le peuple haïtien.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=13146
samedi 20 octobre 2007
La Saint-Gérard fêtée à Carrefour-Feuilles
En prélude à la célébration de la fête de Saint Gérard à Carrefour-Feuilles, le clergé paroissial présidé par le révérend père Leroy Gesner Romain a organisé du dimanche 7 au lundi 15 octobre 2007 une neuvaine autour du thème « Bondye papa a rele nou pou nou viv pou li ». Le révérend père Antonio Fèle, ancien curé de Saint Gérard (1991-1999) et actuel curé de Belle-Fontaine a axé ses prédications autour des demandes du « Papa nou ». Durant ces neuf (9) jours, le R.P. Fèle a tenu en haleine ses anciens paroissiens sur la bonté de Dieu. Il en a profité pour parler de Gérard Majella qui, en toutes occasions, a cherché à réaliser la volonté de Jésus-Christ dans sa vie. Ses sermons ont servi de tremplin à la grande fête de Saint Gérard dont le thème dominant a été « Jera, model moun ki kon'n fè volonte Bondye ». Les fidèles en sont sortis satisfaits du message délivré par celui qui pendant huit années a administré la paroisse Saint Gérard au départ des Belges et des Canadiens.
La mardi 16 octobre, dans une église artistiquement décorée de fleurs naturelles blanches, à la messe de 9 h 30, une procession formée d'enfants de choeur, des membres de la chorale « Les Pacificateurs », des représentants de divers groupes de la paroisse avec leur drapeau ou fanion a précédé le cortège de prêtres appelés à concélébrer la messe du jour. Pour la solennité du jour, le tapis rouge a été déroulé dans toute la longueur de la nef principale.
Mgr Pierre André Dumas, évêque auxiliaire de Port-au-Prince, crossé et mitré, a fermé cette marche processionnelle. Du parvis jusqu'au maître-autel, il a aspergé d'eau bénite les fidèles se trouvant sur son parcours. Ces derniers ont reçu ces gouttelettes d'eau comme signe de purification et de bénédiction. Les membres de la chorale Les Pacificateurs parés de leur veste crème et du pantalon ou de la jupe bleu marine ont guidé les pas des célébrants avec « Peuple de prêtres, peuple de rois, assemblée des saints ».
Mlle Nélie Louis de la Chorale Les Compagnons de St Gérard, la commentatrice du jour, a salué l'assistance en des termes chaleureux avant de mettre l'accent sur la vie de Gérard Majella dont l'Eglise catholique en fait mémoire aujourd'hui. Pour marquer le début de cette cérémonie religieuse, elle a invité les fidèles, les pèlerins venus de partout et les dévots à chanter avec la chorale « L'Esprit de fête éclatera dans nos mains, dans nos yeux, dans nos coeurs». Mgr Pierre André Dumas, à son tour, devait saluer l'assemblée avant de camper la personnalité de Gérard qui, avant toute chose, à travers sa vie tenait à faire la volonté du Christ.Il a invité l'assistance à reconnaître ses fautes à travers le Kyrie. Les pacificateurs ont d'abord chanté le Kyrie qui a été suivi d'un hymne d'amour à Dieu dans le Gloria. Mlle Louis devait inviter sa collègue Nathalie Sajuste de la chorale «Les compagnons de St Gérard » à se présenter devant le lutrin où elle a donné lecture de la parole de Dieu dans le premier livre des Rois (1 Rois 19 : 16b + 19 à 21).

Après le psaume responsorial par Sainthia Nazare (Des Pacificateurs), il revenait à Nesta Sinéus (Compagnons de St Gérard) de parler de la lettre aux Philippiens au chapitre 3, les versets 8 à 14.Après autorisation et bénédiction du prélat, le diacre Stéphane Jean a été chargé de proclamer la bonne nouvelle du salut selon saint Jean au chapitre 12, les versets 23 à 32.
Mgr Pierre André Dumas, dans son homélie de circonstance, a laissé parler son coeur de son amour pour Dieu et de l'exemple d'amour manifesté par Gérard Majella au cours de sa vie.
Il a parlé de l'Eucharistie célébrée en leur compagnie dans une chapelle au Morne-à-Cabri. Ce jour-là, 43 mariages ont été célébrés pour des gens qui ne pouvaient pas espérer un jour recevoir un tel sacrement.
Par essence, dit-il, les Rédemptoristes sont des missionnaires efficaces non seulement dans l'archidiocèse de Port-au-Prince, mais un peu partout en Haïti.Avec Gérard, aujourd'hui, notre regard est tourné vers Dieu, vers l'éternité, vers les choses d'en haut, vers une vraie vie intense, vers la vraie mystique qui consiste à tout faire pour accomplir la volonté de Dieu.
Gérard, poursuit-il, est un saint sympathique, merveilleux, ordinaire et à la fois extraordinaire. D'ailleurs, tailleur de profession, Gérard entra comme frère chez les Rédemptoristes et, durant son noviciat, Alphonse de Liguori, St Alphonse, fondateur de la communauté des Rédemptoristes, va découvrir ce jeune homme pieux, tout empli de sincérité, de transparence; un jeune homme qui menait une vie authentiquement religieuse.
Alphonse de Liguori était frappé par le côté naturel et surnaturel de ce jeune homme. Tout absorbé en Dieu, pour lui, accomplir la volonté de Dieu était en quelque sorte ses délices.
Dans sa prière, il déployait une puissance de guérison miraculeuse. Gérard est un thaumaturge. Pendant son vivant, il avait guéri beaucoup de gens. Cela nous montre parfois qu'on a pas besoin d'être grand spécialiste, d'aller chercher dans les manuels et dans les livres des recettes ou de formules mais ceux qui sont en Dieu et qui vivent la vraie mystique, Dieu dépose en eux des dons particuliers.
Alphonse de Liguori était frappé par le côté naturel et surnaturel de ce jeune homme. Tout absorbé en Dieu, pour lui, accomplir la volonté de Dieu était en quelque sorte ses délices.Dans sa prière, il déployait une puissance de guérison miraculeuse. Gérard est un thaumaturge. Pendant son vivant, il avait guéri beaucoup de gens. Cela nous montre parfois qu'on a pas besoin d'être grand spécialiste, d'aller chercher dans les manuels et dans les livres des recettes ou de formules mais ceux qui sont en Dieu et qui vivent la vraie mystique, Dieu dépose en eux des dons particuliers.
Habité par la passion du royaume, Gérard devenait comme un fou de Dieu. Possédé par la folie de la croix, il vivait les vertus chrétiennes, évangéliques à un degré héroïque que tout le monde était frappé par sa vie, par son exemple, par son témoignage. Il était de ce fait un évangile ouvert. Il était devenu la traduction de l'Evangile pour les hommes et les femmes en son temps. Il aimait répéter cette parole de Saint Paul : « Avec le Christ, je suis désormais l'homme crucifié. Ce n'est plus moi qui vit, c'est le Christ qui vit en moi. Ma vie dans la chair, je la vis plus pour moi-même, je la vis dans le Fils de Dieu, dans la foi du Fils de Dieu qui m'a aimé et s'est livré pour moi... » Après ce beau sermon, Mgr Dumas a invité l'assemblée à se mettre debout pour manifester sa foi, son amour et son attachement au Créateur de toutes les choses visibles et invisibles à travers le symbole des Apôtres. A la prière universelle, des intentions spéciales ont été adressées à Dieu pour le pays, pour le clergé haïtien. A l'offertoire, des enfants coiffés en affranchis ont présenté au prélat des corbeilles remplies de fruits et légumes du terroir.
Le baiser de paix a été l'occasion pour les prêtres de manifester leur fraternité ecclésiastique au clergé paroissial représenté en la circonstance par le R.P. Antonio Fèle. Par leur sourire, ils ont fait montre de leur joie de se retrouver autour de l'autel du Seigneur. Mgr Dumas accompagné du diacre Josué Joseph, le cérémoniaire, a salué les autorités municipales représentées en la circonstance par MM. Eric Placide, Coordonnateur de cultes, section catholique, et Dony Wood André, responsable des dossiers de salubrité à la mairie de Port-au-Prince, et les autres personnalités ayant occupé la première rangée.
A la communion, les membres de la chorale Les Pacificateurs ont accompagné les pas des convives au festin de Dieu avec deux beaux chants «Nou jwen yon pen ki bay lavi» et «J'ai tant besoin de ton pain pour la route». Tous ceux qui se sont approchés de l'autel ont partagé le Corps et le Sang du Christ.
Le festin terminé. Gloire et louange sont rendues à Dieu pour les merveilles qu'il ne cesse d'accomplir dans la vie de chacun d'entre nous.
La chorale, à travers le «Fòn di li mèsi», a remercié le Sauveur qui, pour racheter l'humanité, s'est fait enfant dans le sein de Marie, la petite fille de Nazareth. Huit fillettes vêtues de blanc, chacune portant une fleur à la main, ont mimé ce chant pour la plus grande joie de Dieu et le plaisir des fidèles. Il a été perçu comme une supplique au Tout-Puissant.
Il revenait au curé de la paroisse St Gérard, le R.P. Gesner Leroy Romain, de remercier Dieu pour ses bienfaits avant de se tourner vers le prélat qui, en des termes appropriés, a présenté à l'assistance le profil parfait de celui dont l'Eglise fait mémoire aujourd'hui. Merci, dit-il, à Mgr Dumas pour sa disponibilité et pour son sermon qui restera gravé dans le coeur des prêtres Rédemptoristes et des fidèles. Il a étendu ses remerciements au R.P. Mario Boies (canadien) le provincial des Rédemptoristes, à tous les prêtres présents qui ont manifesté leur solidarité ecclésiale.
Merci père Antoine pour votre prédication durant la neuvaine!Les nouveaux édiles ont été remerciés pour tout le concours apporté à cette célébration.
Absents de corps à l'église, mais présents en esprit, ils ont été chaudement ovationnés pour le cachet donné à cette fête. Merci au député de la circonscription, aux généreux donateurs, à tous les musiciens, les membres des différents groupes et chorales.
Absents de corps à l'église, mais présents en esprit, ils ont été chaudement ovationnés pour le cachet donné à cette fête. Merci au député de la circonscription, aux généreux donateurs, à tous les musiciens, les membres des différents groupes et chorales.Merci à Radio Soleil qui a permis aux fidèles de vivre par les ondes les neuf jours de neuvaine et la messe consacrée à St Gérard. Merci à Léon, le sacristain. Merci à Radio-télé Ginen et à toute la presse ici représentée.A tous ceux qui dans l'ombre ont apporté leur contribution à cette fête, nous leur disons un grand merci. Qu'ils soient assurés que le don fait à Dieu ou à son Eglise leur sera remis au centuple.
Après la bénédiction finale, le cortège formé d'enfants de choeur, des membres de la chorale «Les Pacificateurs» et les représentants des différents groupes s'est dirigé vers la sortie en direction du presbytère. Bonne fête à tous ! Que Gérard apprenne à chacun d'entre vous à suivre Jésus et à faire sa volonté!
Fred McGuffie
Fred McGuffie
Votreglise@yahoo.fr.
Saint Gérard a été longtemps considérée comme un monastère. Pour les besoins de la communauté de Carrefour-Feuilles, elle a été ouverte au public et convertie en église appelée à desservir le Bas peu-de-chose et toute la zone de Carrefour-Feuilles. Les premiers prêtres qui ont eu la charge de cette paroisse furent des Belges.
Saint Gérard a été longtemps considérée comme un monastère. Pour les besoins de la communauté de Carrefour-Feuilles, elle a été ouverte au public et convertie en église appelée à desservir le Bas peu-de-chose et toute la zone de Carrefour-Feuilles. Les premiers prêtres qui ont eu la charge de cette paroisse furent des Belges.
Ils ont été remplacés par des Canadiens avant de voir confier cette église aux Rédemptoristes haïtiens:- R.P. Antonio Fèle, curé de 1991 à 1999;
- R.P. Adonaï Jean-Juste, curé de 1999 à 2005;
- R.P. Gesner Leroy Romain, curé de 2005 à nos jours.
La chorale «Les Pacificateurs» a été formée en juillet 1934. Elle a fêté récemment ses 73 ans d'existence au service des fidèles et de l'église. En 2009, elle se prépare à fêter grandiosement ses 75 ans. Actuellement, elle est dirigée par Wilner Mervil et Margalie Pierre.
En plus d'animer les messes, cette chorale se donne aussi pour mission de visiter les malades, les prisonniers et de faire des visites pastorales.
Elle a une section des petits qui est confiée à Renette St-Louis et à Stéphanie Constantin. Ces petits ont mimé différentes parties de la messe du jour et ont chanté généralement à la messe organisée chaque 6 semaines ou un mois et demi.
Les diacres Josué Joseph, Stéphane Jean et Alix Joseph sont de la congrégation des Rédemptoristes.Le R.P. Antonio Fèle est le Rédemptoriste haïtien le plus ancien. Avant d'être ordonné prêtre, il appartenait à la congrégation des Petits Frères de Ste Thérèse (Rivière froide). Actuellement, il est curé de la paroisse Belle Fontaine (1999 à nos jours).
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