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mardi 21 septembre 2010

Report: Poor countries face education crisis

Report: Poor countries face education crisis

 

ASSOCIATED PRESS WRITER

Nearly 70 million children around the world are not getting an education despite much progress in the last 10 years, and Haiti and Somalia are the two worst countries in which to be a school-age child, a new report released Monday said.
The global financial crisis has forced poor countries to cut their education budgets by $4.6 billion a year at a time when intensified efforts are needed to achieve the U.N. Millennium Development Goal of ensuring a primary school education for every child in the world by 2015, it said.
The report listed 10 countries at the bottom of the education list, all but Haiti are in Africa. In addition to Somalia, the others are Eritrea, Comoros, Ethiopia, Chad, Burkina Faso, Central African Republic, Mozambique, Zimbabwe and Liberia.
It based the rankings on access to basic education, teacher-student ratio and educational provisions for girls.
Even Kenya, considered successful compared to its East African neighbors, had to delay free education to 9.7 million children over the last year due to budgetary constraints, the report said.
The report was produced by Education International, Plan International, Oxfam, Save the Children and VSO.
"Education is now on the brink," Kailash Satyarthi, president of the Global Campaign for Education which issued the report, told a high-level event in New York on the sidelines of a U.N. summit to promote achievement of the goal.
"Sixty-nine million children - more than all the primary school-going children in the United States and Europe - will not be going to school this morning," he said. "Just $16 billion per year could pay for every child to go to school."
The report's "Donor Report Card" gives two countries "A," the Netherlands and Norway, and four "B," Denmark, Ireland, Sweden, and Britain. The United States, in 16th place, received a "D" along with France, Germany, New Zealand and others while Greece was at the bottom of the list in 22nd place with an "F."
Queen Rania of Jordan, a co-founder of the Global Campaign, said summit after summit has failed to persuade leaders to put resources into education.
"Education doesn't just beat poverty," Rania said. "It beats disease. It beats inequality, and for girls education is nothing less than a lifesaver, from stigmatism, insecurity and violence."
World Bank Managing Director Ngozi Okonjo-Iweala announced that its arm that gives grants and soft credits to the world's 79 poorest countries is pledging an additional $750 million over the next five years, a 40 percent increase in the bank's basic education spending over the last five years directed at the poorest countries.
The funds will be targeted toward countries that are "off-track" to meet the education goal by 2015, especially in Sub-Saharan Africa and South Asia, she said.
"We know what works so we have absolutely no excuses to scale things up, and that's what the World Bank is trying to do," Okonjo-Iweala said.
The U.N. says the number of children not in school has dropped from 106 million in 1999 to 69 million in 2008, which the Global Campaign's Satyarthi called "huge progress."
Sub-Saharan Africa has seen its classrooms fill over the last decade, though the continent still accounts for almost half of the total of unenrolled children. In 1999, 58 percent of African children were enrolled in primary school. By 2008 the figure was 76 percent.
The U.N. children's agency, UNICEF, said its research shows that spending $1 million helping children age 5 and younger in the most remote and disadvantaged areas would prevent 60 percent more deaths then the current approach, what it called "a stunningly higher return on investment."
Read more: http://www.miamiherald.com/2010/09/20/1833465/report-poor-countries-face-education.html#ixzz10B2EzbqF

lundi 20 septembre 2010

L'ONU fait le point sur l'avancée des Objectifs du millénaire pour le développement

LEMONDE.FR
 20.09.10
AFP/GEORGES GOBET
Le principal "Objectif du millénaire pour le développement" est de réduire de moitié d'ici à 2015 la proportion de la population vivant sous le seuil de "l'extrême pauvreté".

Le principal "Objectif du millénaire pour le développement" est de réduire
de moitié d'ici à 2015 la proportion de la population vivant sous le seuil
de "l'extrême pauvreté".AFP/GEORGES GOBET

Le chanteur du groupe U2 Bono, avocat de la lutte contre le sida et la pauvreté, était en visite en France vendredi 17 septembre pour promouvoir l'action de son association One. Il a rencontré Bernard Kouchner et Nicolas Sarkozy pour préparer la conférence des Nations unies, lundi 20 septembre, à propos des Objectifs du millénaire pour le développement. Une conférence à laquelle devraient participer plus de chefs d'Etat que lors du sommet de Copenhague, et dont les enjeux sont ni plus ni moins que la suppression de l'extrême pauvreté dans le monde.

Que sont les Objectifs du millénaire pour le développement ?
C'est en 2000 que l'Organisation des Nations unies a voté une déclaration concernant les Objectifs du millénaire pour le développement. Le principal objectif auquel s'engagent alors les 189 pays signataires est de réduire de moitié d'ici à 2015 la proportion de la population vivant sous le seuil de "l'extrême pauvreté" (soit 1 dollar par jour à l'époque et aujourd'hui 1,27 dollar). Outre cet objectif principal, sept autres sont fixés pour 2015 : ils consistent à assurer l'éducation primaire pour tous, promouvoir l'égalité des sexes, réduire la mortalité infantile, améliorer la santé maternelle, combattre le sida, le paludisme et d'autres maladies, préserver l'environnement et mettre en place un partenariat mondial pour le développement. Chaque objectif est constitué d'une ou plusieurs "cibles", avec des statistiques précises à atteindre.
Où en est la réalisation des OMD ?
"Il est évident que les améliorations apportées aux conditions de vie des pauvres ont été scandaleusement lentes, et les crises climatique, alimentaire et économique érodent certaines avancées durement acquises", s'alarme le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, dans l'introduction du rapport d'étape 2010 des OMD. En effet, les progrès existent mais pour l'heure ils ne sont pas à la hauteur des attentes des ONG, des pays du Sud et de leurs habitants. La plupart des acteurs s'accordent pour dire que les Objectifs ont contribué à pousser les pays à agir, mais les résultats sont très inégaux d'un objectif à l'autre.
Ainsi l'objectif visant à lutter contre les pandémies (notamment le sida et le paludisme) a connu des succès significatifs. "La propagation du VIH semble s'être stabilisée dans la plupart des régions, et un nombre plus important d'individus survit plus longtemps", fait ainsi remarquer le rapport. La lutte contre le paludisme a aussi connu des progrès récents, les pouvoirs politiques s'étant attachés à la question.
En revanche, la lutte contre la sous-nutrition reste une ombre au tableau des OMD. Avec 925 millions de personnes sous-alimentées (16 % de la population mondiale), la barre du milliard de personnes est certes franchie pour la première fois depuis quinze ans, mais l'on reste bien loin de l'objectif d'arriver à moins de 10 % de personnes souffrant de sous-alimentation affiché en 2000. "Toutes les six secondes, un enfant meurt à cause de problèmes liés à la malnutrition. La faim reste la plus grande tragédie et le plus grand scandale au monde", souligne aujourd'hui Jacques Diouf, directeur général de la FAO (Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture).

Quelles perspectives pour la conférence de New York ?
Tous les cinq ans, les pays signataires se retrouvent pour juger des avancées des OMD et établir un plan d'action visant à adapter leur action en fonction des objectifs. C'est le but de la conférence qui se tiendra les 20, 21 et 22 septembre. Les ONG qui luttent contre la pauvreté se disent préoccupées par le manque de financement pour atteindre ces objectifs. En 2000, les pays riches s'étaient engagés à investir 0,7 % de leur PIB à l'aide publique au développement d'ici à 2015. Aujourd'hui, seuls cinq pays ont atteint cet objectif (Suède, Norvège, Danemark, Luxembourg et Pays-Bas) ; la France, qui emploie 0,46 % de son PIB à l'aide au développement, a d'ores et déjà annoncé qu'elle allait geler ce budget jusqu'en 2011.
La crise économique a placé les Etats sous une lourde pression budgétaire. Aussi, certains d'entre eux comptent profiter de la conférence de New York pour proposer "des financements innovants" afin de trouver les financements nécessaires. La France, mais aussi le Chili, le Brésil et la Norvège sont ainsi favorables à l'instauration d'une taxe sur les billets d'avion et les transactions financières.
La déclaration commune qui devrait être adoptée à l'issue de la conférence pourrait aussi remettre au jour certains des objectifs en abordant par exemple le problème que fait peser la volatilité des prix agricoles sur la faim dans le monde. Ban Ki-moon a aussi récemment expliqué que les pays signataires devront s'attacher à élaborer des plans d'actions pour l'après-2015.
Le Monde.fr, avec agences
http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/09/20/l-onu-fait-le-point-sur-l-avancee-des-objectifs-du-millenaire-pour-le-developpement_1412752_3244.html

samedi 18 septembre 2010

Objectifs du Millénaire: le monde tiendra-t-il ses promesses?

Publié le 18 septembre 2010 à 09h46


Un jeune attend des vivres dans un camp de réfugiés au Pakistan.
 Une situation qui illustre la réalité à la veille du sommet de lundi.
«Les plus démunis sont encore plus pauvres aujourd'hui qu'ils ne
 l'étaient en 1990 alors que c'est pour eux que les objectifs ont été
 fixés», a dit à La Presse Shalil Shetty, grand patron d'Amnistie
 internationale. Photo: Reuters
 Judith Lachapelle et Laura-Julie Perreault

La Presse
En septembre 2000, dans les bureaux des Nations unies à New York, 189 pays ont signé un engagement inédit: huit objectifs à atteindre avant 2015 pour rendre le monde meilleur. Dix ans plus tard, alors que les chefs d'État s'apprêtent à se réunir la semaine prochaine pour évaluer le chemin parcouru, où en sommes-nous? Des progrès sont à signaler, mais les plus démunis sont encore plus pauvres aujourd'hui qu'au début des années 90, expliquent nos journalistes.
En regardant les statistiques mondiales, 10 ans après l'adoption par les Nations unies des Objectifs du Millénaire, il y a plusieurs raisons de se réjouir. Mondialement, la pauvreté a reculé, la mortalité infantile aussi. Mais quand on regarde les chiffres de plus près, on observe que les plus pauvres de la planète, eux, n'ont pas vu leur sort s'améliorer.
Ce constat très dur, c'est le grand patron d'Amnistie internationale, Salil Shetty qui le fait. «Il y a encore de très grandes sections de population qui sont laissées de côté», a-t-il dit à La Presse hier, lors d'une entrevue téléphonique.
Présentement à New York pour participer au Sommet sur les Objectifs du millénaire qui débutera lundi, le militant des droits humains s'intéresse à la question depuis le tout début. De 2003 au début de l'été dernier, il a lui-même dirigé la Campagne des Nations unies pour les objectifs du millénaire.
«Si on regarde les statistiques globalement, c'est vrai qu'il y a eu des avancées. Mais si on applique les statistiques seulement aux femmes ou à certaines minorités, on se rend compte que les progrès ne sont pas pareils pour tous», explique M. Shetty. «Les plus démunis sont encore plus pauvres aujourd'hui qu'ils ne l'étaient en 1990 alors que c'est pour eux que les objectifs ont été élaborés», ajoute-t-il.
Il donne en guise d'exemple le Brésil. «En général, le Brésil et sa population de 180 millions de personnes sont en voie d'atteindre les Objectifs du Millénaire d'ici 2015, mais malgré ça, 30 à 40 millions de personnes au Brésil, elles, n'atteindront pas ces mêmes objectifs», soutient Salil Shetty, promettant de plaider leur cause la semaine prochaine.

»Mieux vaut provoquer»
Dix ans plus tard, l'ancienne vice-secrétaire générale des Nations unies, Louise Fréchette, n'a pour sa part pas déchanté. «Le Sommet du millénaire a été un des moments les plus positifs de l'histoire récente des Nations unies», dit celle qui travaille aujourd'hui au Centre pour l'innovation en gouvernance internationale.
Le soulagement de plusieurs maux planétaires tient essentiellement à trois noms: Chine, Inde et Brésil. Trois pays qui ont connu une formidable croissance dans la dernière décennie. «On atteint nos objectifs là où il y a le plus de pauvres, dit Louise Fréchette, et il y en avait plus en Chine et en Inde qu'en Afrique.»
Mais l'Afrique compte aussi de belles performances à souligner, comme le Ghana et le Botswana. «Les pays africains partent de beaucoup plus loin et dans des conditions plus compliquées», rappelle Louise Fréchette. «C'est sûr que dans les pays qui sortent de conflits, comme le Mozambique, le Liberia, la Sierra Leone, ils partent à moins zéro.» D'ailleurs, d'autres pays, comme l'Irak, la Somalie ou le Congo, affichent des reculs.
Mais dans le rayon des bonnes nouvelles, Louise Fréchette désigne aussi la lutte au VIH-sida. Les objectifs qui avaient été fixés, raconte-t-elle, avaient été qualifiés «d'utopiques». Et puis, le prix des médicaments a chuté.
«On avait fixé un objectif ambitieux qui nous semblait tout à fait irréaliste à ce moment. Mais on se disait: mieux vaut provoquer», dit-elle. «Ce sont des choses qu'on espérait voir, mais qu'on n'était pas certain qu'on les verrait. Cela dit, ça ne veut pas dire que la crise soit passée.»

Pas qu'une question de sous
David Malone vivait à New York quand les Objectifs du millénaire ont été adoptés. Ces jours-ci, celui qui a été ambassadeur et sous-ministre des Affaires étrangères préside le Centre canadien de recherches en développement international (CRDI). Il se dit excédé par le secrétaire général des Nations unies qui, en préparation du Sommet de lundi, demande aux pays industrialisés de donner davantage pour que les cibles soient atteintes d'ici 2015.
«J'ai passé la moitié de ma vie aux Nations unies et malheureusement, tous les débats se résument à une dialectique où l'on réclame constamment plus d'argent pour réussir à atteindre tel ou tel objectif», soupire-t-il. «Qu'importe les donneurs de fonds, les objectifs sont irréalisables sans une volonté des pays visés à atteindre les objectifs. Et c'est cette volonté nationale que l'on a pu observer au cours des dernières années et qui est à ce jour l'aspect positif de cet exercice».
Louise Fréchette admet que «ce n'est pas juste une question d'argent». «L'aide publique au développement est une petite partie des ressources qui contribuent au développement des pays. Les investissements privés, le commerce apportent beaucoup.»
Mais le privé ne paiera pas pour un système d'éducation ou de santé. «Dans certains cas, plus d'argent ferait une grosse différence. Dans d'autres, ce n'est pas la solution.»
Même si le chemin qui reste à parcourir pour atteindre les objectifs sera le plus difficile, Mme Fréchette affiche un optimisme réservé. «Est-ce qu'on atteindra tous les objectifs du millénaire dans tous les pays de la planète? Je n'y crois pas. Est-ce qu'on atteindra globalement les objectifs? On va s'en rapprocher, mais pas dans tous les pays. Mais il y a peu d'objectifs pour lesquels on n'aura pas fait de progrès.»

Objectifs du millénaire
Objectif 1 Réduire l'extrême pauvreté et la faim
Cible 1: Réduire de 50% la proportion de la population dont le revenu est inférieur à 1$/jour
1990 1,8 milliard de personnes
2005: 1,4 milliard
Objectif 2015: 900 millions

Cible 2: Réduire de moitié la proportion de la population qui souffre de la faim
1990-1992: 20%
2005-2007: 16%
Objectif 2015: 10%

Objectif 2 Assurer l'éducation primaire pour tous
Cible: Donner à tous les enfants les moyens d'achever un cycle complet d'études primaires
1999: 82%
2008: 89%
Objectif 2015: 100%

Objectif 3 Promouvoir l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes
Cible: Éliminer les disparités entre les sexes dans les enseignements primaire et secondaire d'ici 2005 et à tous les niveaux d'ici 2015 (données pour le secondaire).
1999: 88 filles/100 garçons
2008: 95 filles/100 garçons
Objectif 2015: 100 filles/100 garçons

Objectif 4 Réduire la mortalité infantile des enfants de moins de 5 ans
Cible: Réduire des 2/3 la mortalité infantile de 1990
1990: 100 morts/1000 naissances
2008: 72 morts/1000 naissances
Objectif 2015: 50 morts/1000 naissances

Objectif 5 améliorer la santé maternelle
Cible: Réduire de 75% le taux de mortalité maternelle
1980: 526 300
2008: 342 900
Objectif 2015: environ 250 000

Objectif 6 Combattre le VIH-sida, le paludisme et d'autres maladies
Cible 1: Stopper la propagation du VIH/sida et inverser la tendance actuelle
1996: 3,5 millions de nouvelles infections au VIH
2008: 2,7 millions de nouvelles infections au VIH
Objectif 2015: Moins de 3,5 millions
Cible 2: Maîtriser le paludisme et d'autres grandes maladies et inverser la tendance actuelle
2004: 143 cas de tuberculose pour 100 000 habitants
2008: 139 cas pour 100 000 habitants
Objectif 2015: Moins de 143 cas pour 100 000 habitants
Objectif 7 Assurer un environnement durable
Cible: Réduire de 50% le pourcentage de la population qui n'a pas accès de façon durable à un approvisionnement en eau salubre
1990: 23%
2008: 13%
Objectif 2015: 11%

Objectif 8 Mettre en place un partenariat mondial pour le développement
Cible: Consacrer 0,56% du revenu national brut des pays développés (membres de l'OCDE) à l'aide publique au développement en 2010, et 0,7% en 2015 (membres de l'UE)
1997: 0,22%
2010: 0,31%
Objectif 2015: 0,7%
http://www.cyberpresse.ca/international/201009/18/01-4316895-objectifs-du-millenaire-le-monde-tiendra-t-il-ses-promesses.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B42_acc-manchettes-dimanche_369233_accueil_POS2