Le président de la Chambre des députés, Julio César Valentin, a déclaré que dans le pays on ne peut pas continuer à questionner la nationalité de Sonia PIERRE, qu’il définit comme une femme dominicaine. Dans ce sens, le congressiste a averti que ceux-la qui prétendent qu’elle ne l’est pas en ce moment ne sont pas clairs et qu’ils sont entrain de causer du tort à la République Dominicaine.
« Que (Madame) Sonia PIERRE agisse de façon prudente ou imprudente, ce n’est pas mon rôle à moi de la juger, mais jamais sa condition de dominicaine a été questionnée, tenter de le faire représente une grave erreur, plus encore, c’est impertinent » a soutenu Valentin.
Le législateur a averti que « sous aucune circonstance on ne peut jouer avec l’idéologie à deux balles pour créer des luttes entre deux nations voisines ou créer une situation à répercussion internationale par irresponsabilité et fanatisme idéologique, (Madame) Sonia PIERRE est dominicaine, quoique de parents étrangers » a réitéré le président de la chambre des députés.
Il a rappelé que cette situation juridique est clairement établie dans notre pays, ce qui concerne le jus soli et jus sanguini, les deux modalités par lesquelles on obtient la nationalité dominicaine.
Sur ce sujet, Valentin s’est demandé pourquoi s’en apercevoir maintenant, après avoir indiqué que si jamais on lui avait questionné sa condition de dominicaine, tenter de le faire maintenant représente une erreur.
Le Président de la Chambre des Députés a clarifié que les lois ne sont pas rétroactives, car elles prévoient des effets sur le futur, ce qui est aussi établi dans la Déclaration Universelle des Droits Humains, la Révolution Française et la déclaration des Droits de l’homme. Julio César Valentin déclare ne pas supporter « les conneries » et a réitéré que (Madame) Sonia PIERRE est Dominicaine au moment de réitérer qu’il est même impertinent de continuer à discuter cette affaire.
Article original en Espagnol paru dans l’édition digitale du Journal El Nuevo Diario http://www.elnuevodiario.com.do/app/article.aspx?id=53679 traduit en français par Thom GATO pour Haïti Recto Verso.
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
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samedi 14 avril 2007
mercredi 4 avril 2007
L’ex-vice-présidente dominicaine Milagros Ortiz Bosch prête à adopter Sonia Pierre comme sa fille
La dirigeante du Parti Révolutionnaire Dominicain, qui a surpris plus d’un, met en garde contre les conséquences de l’offensive visant la militante
lundi 2 avril 2007,
Radio Kiskeya
L’ancienne vice-présidente dominicaine et membre de l’Etat-Major du Parti Révolutionnaire Dominicain (PRD, social-démocrate)), Milagros Ortiz Bosch, a créé une surprise de taille en proposant à la militante dominico-haïtienne Sonia Pierre, menacée de perdre sa nationalité, de devenir sa mère adoptive.
Selon le quotidien dominicain El Nuevo Diario, Mme Bosch, qui craint que la dirigeante du Mouvement des femmes dominico-haïtiennes (MUDHA) ne soit déclarée apatride sous la pression de la Junte Centrale Electorale (JCE), a exigé la fin des persécutions contre sa compatriote. Elle a averti que "ces actions peuvent avoir de très graves conséquences pour la République Dominicaine parce qu’elle pourrait projeter l’image d’un pays résolument hostile aux haïtiens".
Selon la presse dominicaine, Sonia Pierre se serait engagée à ne pas porter l’affaire devant des instances internationales afin de permettre à un tribunal local de mettre fin à ce feuilleton. Des défenseurs des droits humains et des juristes, parmi eux des dominicains, ont dénoncé l’injustice faite à la militante qui bénéficie aussi du soutien de la Fondation Robert F. Kennedy dont elle avait obtenu, en novembre dernier, le Prix des droits humains 2006.
Milagros Ortiz Bosch, qui voudrait que Sonia devienne sa fille adoptive, est la nièce de l’ancien Président dominicain, feu Juan Bosch. Elle a été vice-présidente de la république voisine aux côtés du Président Hipolíto Mejía, de 2000 à 2004. Aux primaires du PRD en janvier dernier, elle a été battue par Vargas Maldonado, candidat désigné du parti aux présidentielles de mai 2008. spp/RK
Source Radio kiskeya sur http://www.radiokiskeya.com
lundi 2 avril 2007,
Radio Kiskeya
L’ancienne vice-présidente dominicaine et membre de l’Etat-Major du Parti Révolutionnaire Dominicain (PRD, social-démocrate)), Milagros Ortiz Bosch, a créé une surprise de taille en proposant à la militante dominico-haïtienne Sonia Pierre, menacée de perdre sa nationalité, de devenir sa mère adoptive.
Selon le quotidien dominicain El Nuevo Diario, Mme Bosch, qui craint que la dirigeante du Mouvement des femmes dominico-haïtiennes (MUDHA) ne soit déclarée apatride sous la pression de la Junte Centrale Electorale (JCE), a exigé la fin des persécutions contre sa compatriote. Elle a averti que "ces actions peuvent avoir de très graves conséquences pour la République Dominicaine parce qu’elle pourrait projeter l’image d’un pays résolument hostile aux haïtiens".
Selon la presse dominicaine, Sonia Pierre se serait engagée à ne pas porter l’affaire devant des instances internationales afin de permettre à un tribunal local de mettre fin à ce feuilleton. Des défenseurs des droits humains et des juristes, parmi eux des dominicains, ont dénoncé l’injustice faite à la militante qui bénéficie aussi du soutien de la Fondation Robert F. Kennedy dont elle avait obtenu, en novembre dernier, le Prix des droits humains 2006.
Milagros Ortiz Bosch, qui voudrait que Sonia devienne sa fille adoptive, est la nièce de l’ancien Président dominicain, feu Juan Bosch. Elle a été vice-présidente de la république voisine aux côtés du Président Hipolíto Mejía, de 2000 à 2004. Aux primaires du PRD en janvier dernier, elle a été battue par Vargas Maldonado, candidat désigné du parti aux présidentielles de mai 2008. spp/RK
Source Radio kiskeya sur http://www.radiokiskeya.com
samedi 31 mars 2007
La destruction de la photo (de la militante SONIA PIERRE) est attribuée a des nationalistes radicaux.
La photographie exposée au Parc Indépendance de la défenseur des droits de la communauté haïtienne en République Dominicaine, Sonia Pierre, avec 99 autres femmes, fut détruite par des inconnus et la fiche qui exaltait sa lutte ethnique a disparu.
Des visiteurs de l’exposition ont considéré qu’il a pu s’agir d’une violence de nationalistes radicaux.
Pierre figurait parmi les cent femmes du « Projet femme » que, pour commémorer la journée internationale de la femme, la productrice Geovanna Bonnelly et la photographe Nicole Sanchez, avec les auspices de Mercasid et la sécretariat de la Culture.
Le cadre avec le visage de Pierre, en première dimension a été enlevé il y a quatre jours de l’endroit assigné contre la clôture du Parc indépendance et la fiche explicative de sa labeur a été démontée à deux reprise, a indiqué Melvin Perez, photographe chargé de l’adéquation des pièces qui hier travaillait les images.
L’enlèvement de la photo de madame Pierre coïncide avec les critiques qui lui sont dirigées par des secteurs nationalistes.
Bonnelly a déploré l’action et a averti qu’il s’agissait d’une agression contre la femme et contre les idéologues de l’initiative comme artiste.
Bonnelly a expliqué que l’exposition compte des photos de 4 ou 5 femmes qui ne sont pas de nationalité dominicaine. Il a déclaré qu’il s’agit d’une agression contre la propriété privée.
Projet femme déplore qu’il existe encore dans le pays une grande discrimination, « et les choses, nous voulons les résoudre par la violence au lieu d’un débat.
Elle a manifesté cependant que si on devait refaire l’exposition, Sonia Pierre aurait été sélectionnée de nouveau parce qu’elle a été qualifiée comme personnage important de la communauté.
Pierre a fait l’objet de plusieurs débats publics, en apprenant la décision de la Chambre Administrative de la Junte Centrale Electorale, de demander l’annulation de son acte de naissance, déclarée en 1963 comme solaine Pierre, argumentant que ses parents l’ont enregistré à Villa Altagracia en indiquant posséder la nationalité dominicaine quand leur nationalité était haïtienne.
L’espace qu’occupait la photographie de Sonia Pierre est restée vide, entre un cadre avec le texte de l’écrivain Soledad Alvarez et l’image de la pâtissière Ana Rita Tolentino veuve Alfau. Les fragments de la photographie de PIERRE ont été transportés au sous sol du Parc Indépendance, là ou se trouvent la maison du vigile et les WC.
Perez a déclaré que les créateurs du projet ont indiqué qu’ils ne savaient pas s’ils devaient replacer la photo car ils n’avaient pas la sécurité que l’action en se répète.
Pierre Travaille depuis l’âge de 14 ans en défense des groupes d’haïtiens du pays, en réclamant qu’il leur soit octroyé des pièces d’identité, qu’il leur soit reconnu leurs droits au travail, le statut d’immigrants économique, qu’ils puissent recevoir des salaires justes, et que leurs enfants nés en territoire dominicain soient considérés comme dominicains.
Sa photographie et sa fiche avec une petite biographie se trouvaient exposées au Parc de l’indépendance avec cent femmes exemplaires, détachées dans différents domaines comme la peinture, psychologues, journalistes, communicatrices, chefs d’entreprises, artistes, pâtissière, sportives, pilotes, écrivains. Aussi des vendeuses de fleurs, historiennes, actrices, dirigeants paysannes, docteurs, professeurs en différentes disciplines, ouvrières, femmes chauffeurs, antitrujillistes, politiciennes, mécaniciennes, investigatrices, fabricantes de pièces, cuisinières, féministes, juges, religieuses, couturières.
Article original paru dans l’édition digitale du journal dominicain « HOY » http://www.hoy.com.do/article.aspx?id=17624 , traduit par Thom GATO pour Haïti Recto Verso sur http://haitirectoverso.blogspot.com
Des visiteurs de l’exposition ont considéré qu’il a pu s’agir d’une violence de nationalistes radicaux.
Pierre figurait parmi les cent femmes du « Projet femme » que, pour commémorer la journée internationale de la femme, la productrice Geovanna Bonnelly et la photographe Nicole Sanchez, avec les auspices de Mercasid et la sécretariat de la Culture.
Le cadre avec le visage de Pierre, en première dimension a été enlevé il y a quatre jours de l’endroit assigné contre la clôture du Parc indépendance et la fiche explicative de sa labeur a été démontée à deux reprise, a indiqué Melvin Perez, photographe chargé de l’adéquation des pièces qui hier travaillait les images.
L’enlèvement de la photo de madame Pierre coïncide avec les critiques qui lui sont dirigées par des secteurs nationalistes.
Bonnelly a déploré l’action et a averti qu’il s’agissait d’une agression contre la femme et contre les idéologues de l’initiative comme artiste.
Bonnelly a expliqué que l’exposition compte des photos de 4 ou 5 femmes qui ne sont pas de nationalité dominicaine. Il a déclaré qu’il s’agit d’une agression contre la propriété privée.
Projet femme déplore qu’il existe encore dans le pays une grande discrimination, « et les choses, nous voulons les résoudre par la violence au lieu d’un débat.
Elle a manifesté cependant que si on devait refaire l’exposition, Sonia Pierre aurait été sélectionnée de nouveau parce qu’elle a été qualifiée comme personnage important de la communauté.
Pierre a fait l’objet de plusieurs débats publics, en apprenant la décision de la Chambre Administrative de la Junte Centrale Electorale, de demander l’annulation de son acte de naissance, déclarée en 1963 comme solaine Pierre, argumentant que ses parents l’ont enregistré à Villa Altagracia en indiquant posséder la nationalité dominicaine quand leur nationalité était haïtienne.
L’espace qu’occupait la photographie de Sonia Pierre est restée vide, entre un cadre avec le texte de l’écrivain Soledad Alvarez et l’image de la pâtissière Ana Rita Tolentino veuve Alfau. Les fragments de la photographie de PIERRE ont été transportés au sous sol du Parc Indépendance, là ou se trouvent la maison du vigile et les WC.
Perez a déclaré que les créateurs du projet ont indiqué qu’ils ne savaient pas s’ils devaient replacer la photo car ils n’avaient pas la sécurité que l’action en se répète.
Pierre Travaille depuis l’âge de 14 ans en défense des groupes d’haïtiens du pays, en réclamant qu’il leur soit octroyé des pièces d’identité, qu’il leur soit reconnu leurs droits au travail, le statut d’immigrants économique, qu’ils puissent recevoir des salaires justes, et que leurs enfants nés en territoire dominicain soient considérés comme dominicains.
Sa photographie et sa fiche avec une petite biographie se trouvaient exposées au Parc de l’indépendance avec cent femmes exemplaires, détachées dans différents domaines comme la peinture, psychologues, journalistes, communicatrices, chefs d’entreprises, artistes, pâtissière, sportives, pilotes, écrivains. Aussi des vendeuses de fleurs, historiennes, actrices, dirigeants paysannes, docteurs, professeurs en différentes disciplines, ouvrières, femmes chauffeurs, antitrujillistes, politiciennes, mécaniciennes, investigatrices, fabricantes de pièces, cuisinières, féministes, juges, religieuses, couturières.
Article original paru dans l’édition digitale du journal dominicain « HOY » http://www.hoy.com.do/article.aspx?id=17624 , traduit par Thom GATO pour Haïti Recto Verso sur http://haitirectoverso.blogspot.com
18 entités critiquent le fait que l’on veuille annuler l’acte de naissance de Sonia Pierre.
Dix- huit organisations non gouvernementales, nationales et étrangères ainsi que des personnalités, ont répudiées hier moyennant un document la proposition de la Junte Centrale Electorale (JCE) qui sollicite la nullité de l’acte de naissance de Sonia Pierre, qu’elles considèrent une éminente défenseur des droits humains dans le pays.
Elles considèrent la dite sollicitude comme illégitime et arbitraire. Le Département d’investigation de la JCE a annoncé par la presse nationale qu’elle a proposé solliciter par voie judiciaire la nullité de l’acte de naissance de Sonia Pierre, après avoir considéré que le document est faux parce que ses parents ont vécu dans le pays de façon illégale.
Les organisations et individus qui souscrivent le document ont considéré l’initiative comme des représailles nettes à cause du travail que Madame Pierre réalise en défense des communautés haïtienne et dominicaine d’origine haïtienne…..
Elles ont exigé du tribunal électoral réaffirmer la validité des pièces de Pierre et de ses enfants et clôturer les investigations de manière définitive. Elles ont assuré que le document fut acquis à la faveur de fausse information et qu’elle place Pierre et à sa famille dans une situation d’extrême vulnérabilité en les exposant à un risque d’expulsion.
Parmi les organisations et personnalités qui signent le document de solidarité à Sonia Pierre figurent: le centre pour la justice et le droit international (Centro Por la justicia y el derecho internacional: CEJIL), la clinique légale de droits humains internationaux (Clinica legal de Derechos Humanos internacionales) l’université de Californie (University of California), Bekerley (la escuela de derecho). Familias Prolibertad, Hilda Luz Flores, l’institut de droits humains, l’école de droit de la Columbia.
En plus de Fondation ZILE, Adela George, Joaquin A Labour, Giselda Liberto, Samuel Martinez, Maite de Muller, Table Nationale pour la migration Mesa Nacional para la migracion), la Nothern maniatan Coalition for Human rights, REDAHIRD, Sarah Paoletti, Transnacional Legal Clinic, L’ecole de droit de l’université de Pennsylvanie, le Service Jésuite aux réfugiés et Migrants, Francisco Cueto Villaman. Dans le document ils précisent que Pierre est née en territoire dominicain et pour cette raison elle a droit à la nationalité dominicaine selon la Constitution.
Ils rappellent que la mère de Sonia est rentrée en territoire dominicain en 1957 sous contrat avec le Conseil d’Etat du Sucre (CEA) et en 1963 quand elle déclara sa fille elle utilisa une pièce d’identité émis par l’organisme d’état.
« L’investigation de la JCE est illégitime et arbitraire car elle tente de rendre invalide l’acte de naissance prétextant que sa mère vivait en situation irrégulière dans le pays. »
Ils ont exprimé que selon le principe de « jus solis », le statut légal des parents est totalement insignifiant pour déterminer le droit d’un garçon ou d’une fille à la nationalité dominicaine, parce que le lieu de naissance est la condition unique qui doit être démontrée pour l’acquisition de la nationalité dominicaine.
“En plus, il n’existe plus de garanties de que l’investigation réalisée ait été réalisée de façon impartiale et indépendante. Au contraire, ils existent des indices que cette investigation a été demandée pour harceler Sonia et sa famille et limiter son travail légitime en défense des droits humains » signalent-elles.
Ils ont exprimé que, selon les informations du président de la JCE, reçues à partir des moyens de communication, l’investigation fut initiée à la demande de la Force Nationale Progressiste (FNP), un parti politique caractérisé par ses positions ultraconservatrices.
Elles indiquent que celui-ci est le plus récent des actes d’intimidation qu’a subi Sonia et ses parents les plus proches, après avoir rappelé qu’en Février de l’année en cours, le service d’intelligence du pays, le Département National d’investigations (DNI), a informé de façon erronée la presse dominicaine que l’on avait falsifié les pièces d’identité de deux de ses fils.
Ainsi, elle indique, qu’un membre du gouvernement a prétexté que PIERRE était une des milliers de personnes résidant au pays de manière illégale, pour cette raison l’investigation initiée ainsi que les déclarations réalisées envoient un message très préoccupant à ceux qui défendent les droits des plus vulnérables et marginalisés seront punis.
Ils exposent que Sonia PIERRE ha été reconnue mondialement pour son leadership dans la défense de la population haïtienne et dominico-haïtienne, pour cela en 2006, elle avait reçu le prix des droits humains de la Fondation Mémorial de Robert F Kennedy.
Ses efforts pour réclamer le droit à la nationalité des filles et garçons et des adolescents d’origine haïtienne nés en territoire dominicain ont abouti par une sentence de la Cour Inter américaine des droits humains.
Cette sentence a ordonné à l’Etat d’adopter des mesures législatives et administratives pour garantir l’accès à des certificats de naissance et de scolarisation de forme égalitaire pour tous les enfants nés dans le pays.
Article original paru dans l'édition digitale du journal HOY surhttp://www.hoy.com.do/article.aspx?id=17623
Traduit par Thom GATO
Elles considèrent la dite sollicitude comme illégitime et arbitraire. Le Département d’investigation de la JCE a annoncé par la presse nationale qu’elle a proposé solliciter par voie judiciaire la nullité de l’acte de naissance de Sonia Pierre, après avoir considéré que le document est faux parce que ses parents ont vécu dans le pays de façon illégale.
Les organisations et individus qui souscrivent le document ont considéré l’initiative comme des représailles nettes à cause du travail que Madame Pierre réalise en défense des communautés haïtienne et dominicaine d’origine haïtienne…..
Elles ont exigé du tribunal électoral réaffirmer la validité des pièces de Pierre et de ses enfants et clôturer les investigations de manière définitive. Elles ont assuré que le document fut acquis à la faveur de fausse information et qu’elle place Pierre et à sa famille dans une situation d’extrême vulnérabilité en les exposant à un risque d’expulsion.
Parmi les organisations et personnalités qui signent le document de solidarité à Sonia Pierre figurent: le centre pour la justice et le droit international (Centro Por la justicia y el derecho internacional: CEJIL), la clinique légale de droits humains internationaux (Clinica legal de Derechos Humanos internacionales) l’université de Californie (University of California), Bekerley (la escuela de derecho). Familias Prolibertad, Hilda Luz Flores, l’institut de droits humains, l’école de droit de la Columbia.
En plus de Fondation ZILE, Adela George, Joaquin A Labour, Giselda Liberto, Samuel Martinez, Maite de Muller, Table Nationale pour la migration Mesa Nacional para la migracion), la Nothern maniatan Coalition for Human rights, REDAHIRD, Sarah Paoletti, Transnacional Legal Clinic, L’ecole de droit de l’université de Pennsylvanie, le Service Jésuite aux réfugiés et Migrants, Francisco Cueto Villaman. Dans le document ils précisent que Pierre est née en territoire dominicain et pour cette raison elle a droit à la nationalité dominicaine selon la Constitution.
Ils rappellent que la mère de Sonia est rentrée en territoire dominicain en 1957 sous contrat avec le Conseil d’Etat du Sucre (CEA) et en 1963 quand elle déclara sa fille elle utilisa une pièce d’identité émis par l’organisme d’état.
« L’investigation de la JCE est illégitime et arbitraire car elle tente de rendre invalide l’acte de naissance prétextant que sa mère vivait en situation irrégulière dans le pays. »
Ils ont exprimé que selon le principe de « jus solis », le statut légal des parents est totalement insignifiant pour déterminer le droit d’un garçon ou d’une fille à la nationalité dominicaine, parce que le lieu de naissance est la condition unique qui doit être démontrée pour l’acquisition de la nationalité dominicaine.
“En plus, il n’existe plus de garanties de que l’investigation réalisée ait été réalisée de façon impartiale et indépendante. Au contraire, ils existent des indices que cette investigation a été demandée pour harceler Sonia et sa famille et limiter son travail légitime en défense des droits humains » signalent-elles.
Ils ont exprimé que, selon les informations du président de la JCE, reçues à partir des moyens de communication, l’investigation fut initiée à la demande de la Force Nationale Progressiste (FNP), un parti politique caractérisé par ses positions ultraconservatrices.
Elles indiquent que celui-ci est le plus récent des actes d’intimidation qu’a subi Sonia et ses parents les plus proches, après avoir rappelé qu’en Février de l’année en cours, le service d’intelligence du pays, le Département National d’investigations (DNI), a informé de façon erronée la presse dominicaine que l’on avait falsifié les pièces d’identité de deux de ses fils.
Ainsi, elle indique, qu’un membre du gouvernement a prétexté que PIERRE était une des milliers de personnes résidant au pays de manière illégale, pour cette raison l’investigation initiée ainsi que les déclarations réalisées envoient un message très préoccupant à ceux qui défendent les droits des plus vulnérables et marginalisés seront punis.
Ils exposent que Sonia PIERRE ha été reconnue mondialement pour son leadership dans la défense de la population haïtienne et dominico-haïtienne, pour cela en 2006, elle avait reçu le prix des droits humains de la Fondation Mémorial de Robert F Kennedy.
Ses efforts pour réclamer le droit à la nationalité des filles et garçons et des adolescents d’origine haïtienne nés en territoire dominicain ont abouti par une sentence de la Cour Inter américaine des droits humains.
Cette sentence a ordonné à l’Etat d’adopter des mesures législatives et administratives pour garantir l’accès à des certificats de naissance et de scolarisation de forme égalitaire pour tous les enfants nés dans le pays.
Article original paru dans l'édition digitale du journal HOY surhttp://www.hoy.com.do/article.aspx?id=17623
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