Google
Affichage des articles dont le libellé est HAITI CORRUPTION. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est HAITI CORRUPTION. Afficher tous les articles

lundi 23 septembre 2019

La séance de la ratification de la politique générale de Fritz William Michel programmée pour ce lundi

DIZONPAM!
AU VIOL!!!!
La lutte contre la corruption et l'impunité depuis quelques bons mois a su déclenché un réveil citoyen qui a touché toutes les couches sociales du pays (même ceux qui sont indexées dans un dossier comme le dossier #PetroCaribe. La crise politique qui paralyse Haïti et paupérise les haïtiens ne datent pas d'aujourd'hui.
Le pays vogue abandonné à lui-même. Les responsables semblent s'agiter pour laisser le bateau au dernier moment avec un maximum de butin sous le mutisme et l'effacement d'un président transparent, muet et sourd! Le parti et les secteurs au pouvoir ont tiré leur meilleure épingle en la personne de Monsieur Fritz William Michel inconnu du grand public. Le choix de cet inconnu pour un poste si important dans la conjoncture actuelle force la curiosité de beaucoup qui finiront par trouver "des casseroles" le rendant carrément inéligible pour le poste de premier ministre.
Si les autorités haïtiennes faisaient le culte de la décence et de la bienséance, elles auraient, commençant par l'intéressé lui-même, mis à l'écart ce Monsieur, le temps qu'il fasse un point réel sur ces différentes affaires.
Loin de tout cela, comme une provocation violente, les pouvoirs exécutifs et législatifs se lancent dans un forcing, comme un acte de viol perpétré contre toute une nation, pour faire de Monsieur le chef d'un gouvernement! Ces deux pouvoirs agissent aujourd'hui sans cache-faces, sans camouflage dans le sens de l'institutionnalisation effective du vol, de la corruption et de l'impunité!
Cette attitude exige une réponse ferme des vraies forces vives de la nation. Il faut sauver ce qui reste de ce pays, l'indispensable pour repartir différemment!
Bonjour et bonne lecture
----------
 La séance de la ratification de la politique générale de Fritz William Michel programmée pour ce lundi
Publié le 2019-09-22 | Le Nouvelliste
La séance de ratification de l’énoncé de politique générale du premier ministre nommé Fritz William Michel est prévue ce lundi 23 septembre à 8h a.m. C’est le président du Sénat qui en a fait l’annonce sur son compte Twitter, dimanche 22 septembre en début d’après-midi. « Contrairement aux rumeurs faisant croire que la séance de ratification était prévue pour ce dimanche, la séance de ratification du PM nommé @fritzwmichel et son gouvernement est fixée pour ce lundi 23 septembre 2019 à 8hrs a.m. », a tweeté Carl Murat Cantave.

Le président du Sénat a fait cette annonce alors que quatre sénateurs de l’opposition étaient remarqués au Sénat ce dimanche depuis l'aube. Ces parlementaires étaient là pour s’opposer à une éventuelle tenue de la séance. Le sénateur Antonio Cheramy (Don Kato) l’a clairement expliqué dans une vidéo circulant sur la toile. Il a expliqué que ses collègues et lui sont là « pour éviter que l’on trompe la vigilance du peuple».

L’annonce de cette séance de ratification intervient alors qu’aucun accord politique n’a encore été trouvé au niveau du Grand Corps. La récente tentative pour organiser une séance sur la ratification de Fritz William Michel a été reportée en raison entre autres de l’intrusion de plusieurs dizaines de militants au Parlement qui ont tout saccagé sur leur passage. Sorel Jacinthe, de la Grand-Anse, avait accusé les sénateurs de la majorité présidentielle d’avoir reçu des pots-de-vin en échange d’un éventuel vote en faveur de Fritz William Michel.

Auteur: Jean Daniel
Source: https://lenouvelliste.com/article/207188/la-seance-de-la-ratification-de-la-politique-generale-de-fritz-william-michel-programmee-pour-ce-lundi

vendredi 21 décembre 2018

La Conférence des religieux dénonce l’impunité et la corruption en Haïti

Le message de la Conférence haïtienne des religieuse/ses (CHR) à l’occasion des fêtes de Noël est sans appel. Dénonçant l’impunité, la corruption généralisée, la violence institutionnalisée, les religieux catholiques qui prêchent en faveur de la tenue du procès PetroCaribe appellent à la conversion et au dialogue honnête. Publié le 2018-12-20 | Le Nouvelliste
« … Nous les consacré-e-s en Haïti, à l’approche de la Noël, disons un non catégorique au règne de l’impunité, au gaspillage éhonté des ressources du pays, à l’injustice, au mensonge, à la corruption généralisée, à la violence institutionnalisée, à la division séculaire et au mépris systématique de la jeunesse », a dénoncé la Conférence haïtienne des religieuse/ses (CHR) qui constate que le pays continue de sombrer dans la misère la plus abjecte et de basculer dans une violence insensée.
« Nous disons et réaffirmons notre oui à la justice, à une bonne et saine gestion de nos ressources, à la transparence, à la paix, la concorde, au dialogue honnête, à l’accompagnement de la jeunesse, au jugement PetroCaribe et oui à la vérité et à la vie », ont déclaré les religieux, appelant à la conversion.
Pour la CHR, ce processus de conversion doit se manifester nécessairement à travers un changement de mentalité tributaire d’un autre système éducatif axé sur les valeurs fondamentalement chrétiennes et sur le civisme. La conférence soutient que le renouvellement d’Haïti passe par le renouveau de l’homme haïtien et de la femme haïtienne capables de prendre et d’assumer leur responsabilité citoyenne face à l’avenir du pays.
Dans ce message, les religieux ont profité pour exprimer leur solidarité à ce peuple meurtri qui n’a quasiment accès à rien. « Tout en restant vigilants et vigilantes dans la prière, nous les religieuses et religieux en Haïti, voudrions redire notre indéfectible solidarité à tout un peuple qui vit depuis plus de 200 ans dans l’attente permanente d’un mieux-être et dans la lutte constante en vue de l’accès à un logement décent, aux soins de santé adéquats, à une éducation adaptée et équitable et à la jouissance des droits fondamentaux », soulignent les religieux qui disent être attentifs aux cris des plus pauvres, des humiliés, des méprisés de toujours.
En signe de partage, les membres de la Conférence haïtienne des religieuse/ses ont décidé, cette année, de faire don au peuple haïtien de ce qu’ils ont de plus précieux : le sang. « « Le vendredi 28 décembre prochain, nous irons en grand nombre à la Croix-Rouge haïtienne pour donner notre sang en vue de sauver la vie de tant de frères et de sœurs victimes des accidents de la route, de la violence ainsi que d’autres concitoyens et concitoyennes qui se retrouvent beaucoup trop nombreux en situation difficile. Ce sera notre façon à nous de manifester concrètement notre solidarité avec nos frères et sœurs, spécialement les blessé-e-s et les meurtri-e-s de la vie, les laissés-pour-compte, les mal-compris et les humilié-e-s pour qu’ils aient la vie et la vie en abondance », a annoncé la CHR.
« Que Marie, mère du Perpétuel Secours et mère de l’Espérance, continue de marcher patiemment avec nous sur le chemin de la Vérité, de la justice et de la joie intérieure pour qu’ensemble, comme un seul peuple, une seule famille, nous puissions accueillir cette libération totale que nous apporte son Fils, notre sauveur, Jésus-Christ», ont imploré les religieux.
Source:https://lenouvelliste.com/article/196252/la-conference-des-religieux-denonce-limpunite-et-la-corruption-en-haiti

vendredi 11 janvier 2013

Haïti-Commerce frontalier : Violence à Belladère entre contrebandiers et agents douaniers


Correspondance Shella Chauvette
Belladère 10 janv. 2013 [Alter Presse] --- Des individus ont mis feu à un véhicule appartenant à la douane de Belladère, le vendredi 4 janvier 2013, alors qu’un agent douanier aurait blessé par balle un contrebandier qui tentait de prendre la fuite avec un camion de marchandises, apprend l’agence en ligne AlterPresse.
Freud Cyril, le chauffeur, a été transporté à l’hôpital.
« Ce n’est pas la première fois qu’il y a ce genre de disputes entre chauffeurs et douaniers. L’État se doit de prendre des mesures sévères, afin de freiner ces actes de banditisme qui règnent sur la frontière de Belladère », réagit Renel Paris, un employé de la douane.
Au courant de plusieurs dérives à la douane de Belladère, les autorités policières du département du Centre ont renforcé la sécurité à la frontière avec des agents de l’unité départementale du maintien de l’ordre (Udmo).
« Malgré la présence de ces policiers, les contrebandiers continuent de faire la loi, à la douane, car ils possèdent des armes de plus grand calibre que ces derniers » déplore un Belladerois.
Depuis que le gouvernement a pris des mesures, en vue de contraindre les contrebandiers de payer normalement leurs taxes, eux aussi n’ont pas cessé de se plaindre de la hausse des bordereaux, qui, selon eux, affaiblit le commerce et porte atteinte à leur mode de vie.
« Je sais que l’une des missions de l’État, c’est de contrôler la douane, mais l’État ne peut pas donner de travail aux commerçantes et aux commerçants, qui, des fois, empruntent de l’argent à un taux déjà exorbitant. Les bordereaux sont trop élevés, nous ne pouvons pas faire face à nos diverses obligations », affirme Myrtha Ledoux, une commerçante.
D’autres riveraines et riverains demandent aux autorités centrales de prendre leurs responsabilités, par rapport aux diverses dérives constatées, ces derniers temps, dans la commune de Belladère.
« Ce n’est pas seulement la douane qui doit attirer l’attention des autorités sur Belladère, par rapport à son rendement au trésor public. Il faut aussi tenir compte de la sécurité des fonctionnaires et de leurs conditions de fonctionnement, ainsi que de l’environnement », souligne Cuma Vincent, un habitant de Belladère. [sc kft rc apr 10/01/2013 1:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article13908

lundi 6 août 2012

Haïti-Lutte anti-corruption : Augmentation de 34.7% des recettes collectées par la Dgi, selon Ulcc

P-au-P, 06 août 2012 [AlterPresse] ---Du 1er au 30 juillet 2012, les recettes collectées par la direction générale des impôts (Dgi) sont estimées à 1,2 milliard de gourdes [US $ 1.00 = 43.00 gourdes ; 1 euro = 58.00 gourdes aujourd’hui] contre 913 millions au mois de juillet 2011, soit une augmentation de 34. 7 %, indique le comité interinstitutionnel de lutte contre la contrebande, la fraude fiscale, le blanchiment et la corruption dans un communique transmis à AlterPresse. 2,3 milliards de gourdes ont été collectés par l’Administration générale des douanes (Agd), au cours de même mois de juillet 2012, contre 1, 8 milliards de gourdes au mois précédent (juin 2012), accusant un accroissement de recettes de 500 millions de gourdes, soit une augmentation d’environ 28 %. Cette estimation n’inclut pas la valeur taxable des marchandises saisies et qui sont en traitement, précise l’unité de lutte contre la corruption (Ulcc), laquelle fait partie du comité interinstitutionnel de lutte contre la contrebande, la fraude fiscale le blanchiment et la corruption, mis en place il y a environ un mois en Haïti. Les chiffres, relatifs à ces recettes, sont avancés par le comité interinstitutionnel de lutte contre la contrebande, la fraude fiscale, le blanchiment et la corruption, coordonné par l’Ulcc. Pour le même mois de juillet 2012, cent cinquante trois (153) saisies de marchandises, dont la nature n’est pas précisée dans le communiqué, ont été effectuées par des agents douaniers, notamment à Ganthier (à l’est de la capitale), à Morne à Cabris et Mirebalais (au nord-est de Port-au-Prince), et à Source Matelas (au nord de la capitale). Ces résultats ont été atteints dans le cadre de la campagne de lutte contre l’évasion fiscale et la corruption, lancée au cours du mois de juillet 2012 par les institutions membres du comité interinstitutionnel comme la Dgi, l’Agd, l’Ulcc, selon le communiqué. http://www.alterpresse.org/spip.php?article13193

mardi 20 mars 2012

La section haïtienne de Transparency International appelle au vote de la loi contre la corruption

La Fondation héritage pour Haïti (Lfhh) encourage l’accélération du processus législatif devant conduire au vote de la loi sur la prévention et la répression de la corruption par les deux branches du Parlement.

Lors de la retraite parlementaire organisée du 9 au 11 mars 2012 à Montrouis à l’initiative de l’Unité de lutte contre la corruption (Ulcc), 31 sénateurs et députés de la 49e législature, dans une déclaration, se sont engagés à « enclencher ce processus législatif et le conduire à son terme en adoptant une législation appropriée pour renforcer la lutte contre la corruption en Haïti ».
Lfhh croit que la déclaration de Montrouis constitue un pas significatif dans la bonne direction. L’organisation appelle l’Unité de lutte contre la corruption (Ulcc) à sensibiliser les parlementaires sur l’importance du vote dudit projet de loi dans le meilleur délai.
Ce projet de loi sur la prévention et la répression de la corruption a été adopté par le gouvernement haïtien en date du 30 décembre 2009 et soumis à la sanction du parlement, rappelle Lfhh. Selon la fondation, « cette initiative entre dans le cadre de la stratégie nationale de lutte contre la corruption adoptée par le gouvernement de la République en date du 16 mars 2009 ».
Elle permettra à Haïti d’harmoniser sa législation avec les prescrits de la Convention des Nations Unies contre la corruption (Cnucc) et de combattre l’impunité en matière de corruption, indique la Fondation héritage.
Créée en 1998, Lfhh est la section haïtienne de Transparency International. Elle entend combattre la corruption, œuvrer à la promotion des valeurs d’éthique, d’intégrité et de probité dans les sphères publique et privée de la société haïtienne.
http://www.alterpresse.org/
http://www.grioo.com/ar,haiti_appel_au_vote_de_la_loi_contre_la_corruption,22277.html

vendredi 29 juillet 2011

Des parlementaires émargent au budget du Ministère de l’Intérieur à titre de "conseillers"

Le RNDDH crie au scandale ! Publié le jeudi 28 juillet 2011

Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH)
HAITI CORRUPTION : Le RNDDH appelle à la fin du gaspillage et du copinage au sein de l’administration publique Juillet 2011
I. INTRODUCTION
Les différents gouvernements haïtiens qui se sont succédé au pouvoir ont toujours affirmé, à grands renforts de publicité leur volonté de combattre la corruption sous toutes ses formes. Cependant, force est de constater que la corruption continue à s’ériger en système au point qu’Haïti est, au cours de ces dix (10) dernières années, constamment classée parmi les pays les plus corrompus de la planète. En effet, l’administration publique haïtienne est caractérisée par le gaspillage, le copinage, le courtage et le détournement de fonds.
Le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH), préoccupé par la constance de cette situation, croit qu’il est de son devoir d’attirer l’attention des autorités actuelles sur la gestion désastreuse enregistrée au niveau de l’administration publique, notamment au niveau du Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales.

II. SITUATION AU MINISTERE DE L’INTERIEUR ET DES COLLECTIVITES TERRITORIALES
Le Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales compte, jusqu’au mois de mai 2011, mille neuf (1.009) employés réguliers ainsi répartis : trois cent cinquante cinq (355) affectés au bureau central, deux cent quatre vingt-trois (283) à la Direction de l’Immigration et de l’Emigration et trois cent soixante-onze (371) travaillant dans les délégations et vice-délégations. De plus, cent cinq (105) contractuels sont engagés par ledit Ministère dont vingt-six (26) consultants et vingt-quatre (24) conseillers.
Dans la liste des contractuels de ce Ministère figurent vingt et deux (22) anciens députés du bloc Concertation des Parlementaires Progressistes (CPP) qui se sont présentés aux dernières joutes électorales sous la bannière de la plateforme présidentielle d’alors, INITE. Ces derniers ont tous été engagés par le Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales le 1er octobre 2010 pour un contrat expirant au départ du Ministre Paul Antoine BIEN-AIME. Ils reçoivent tous des émoluments mensuels estimés à cent mille (100.000) gourdes à l’exception du Député Richard Paul OLIVAR qui reçoit un salaire de quarante mille deux cent cinquante (40.250) gourdes.
Le tableau suivant fournit les informations relatives aux Parlementaires émargés au budget du Ministère susmentionné.

A. Rodon Bien-Aimé/ 48ème Législature (MPH)/ 49ème Législature (INITE)/ Cerca Carvajal-Quartier de Los Palis
Jean Roland Boisrond/48ème Législature (Fanmi Lavalas)/ candidat malheureux 49ème Législature (INITE)/St-Jean du Sud-Arniquet
Laurore Edouard/48ème Législature (UNION)/candidat malheureux 49ème Législature (INITE)/Petite-Rivière des Nippes
Desmarattes Jean Camille/48ème Législature (RDNP)/49ème Législature (INITE)/Thiotte-Grand Gosier
Larêche Ronald/48ème Législature (FUSION)/49ème Législature (INITE)/Mont Organisé
Georges Guy Gérard/48ème Législature (UNION)/49ème Législature (INITE)/Torbeck-Chantal
Faustin Poly/48ème Législature (Fanmi Lavalas)/ 49ème Législature (INITE)/Miragoâne
Dénius Francenet/48ème Législature (UNION)/49ème Législature (INITE)/L’Asile
Marcadieu Luther King/48ème Législature (OPL)/candidat 49ème Législature (INITE)/Belladère
François Malherbe/48ème Législature (LESPWA)/49ème Législature (INITE)/Bainet
Valciné Pierre Gérôme/48ème Législature (Fanmi Lavalas)/candidat malheureux 49ème Législature (INITE)/Cabaret
Destiné Pierre Jude/48ème Législature (MODEREH)/candidat malheureux 49ème Législature (INITE)/Ganthier-Fond Verrettes
Deneaud Charlemagne/48ème Législature (OPL)/candidat malheureux 49ème Législature (INITE)/ Lascahobas
Sissoir Benner/48ème Législature (MPH)/candidat malheureux (INITE)/Saint-Raphael
Jacinthe Sorel/48ème Législature (FUSION)/49ème Législature (INITE)/Moron-Chambellan
Apollon Enel/48ème Législature (LESPWA)/candidat malheureux 49ème Législature (INITE)/Thomonde
Sainvil François Lucas/48ème Législature (LESPWA)/49ème Législature (INITE)/ Port-de-Paix
Alcide Audné/48ème (LESPWA)/candidat malheureux (INITE)/Plaisance-Pilate
Bastien Jean Berthold/48ème Législature (FUSION)/candidat 49ème Législature(INITE)/Vallières
Lainé Julner/48ème Législature (OPL)/49ème Législature (INITE)/Port-à-Piment
Domond Patrick/48ème Législature (LESPWA)/candidat 49ème Législature (INITE)/Jacmel
Onze (11) des députés candidats à leur succession ont été réélus sous la bannière de la plateforme INITE et sont aujourd’hui membres du Groupe des Parlementaires du Renouveau (GPR). Pour sa part, François Lucas SAINVIL, ancien député de la quarante-huitième (48ème) législature, candidat au Sénat pour le département du Nord-ouest, a aussi été élu sous la bannière de la plateforme INITE.
En dépit du fait qu’ils soient aujourd’hui en fonction, les douze (12) parlementaires susmentionnés continuent à émarger au budget du Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales.

III. COMMENTAIRES
L’Etat haïtien a ratifié les Conventions interaméricaine et onusienne relatives à la lutte contre la corruption. Ce faisant, l’Etat haïtien s’est engagé à combatte toutes les formes de corruption dans l’exercice de la fonction publique ainsi que les actes spécifiquement liés à l’exercice de cette fonction. En effet, l’article III de la Convention Interaméricaine de Lutte contre la Corruption fixe en ces termes les objectifs poursuivis par les Etats parties à la Convention dans leur lutte contre la corruption :« Mesures préventives Aux fins visées à l’article II de la présente Convention, les Parties conviennent d’envisager, à l’intérieur de leurs systèmes institutionnels, l’applicabilité de mesures destinées à créer, à maintenir et à renforcer :
1. Les normes de conduite pour l’exercice de la fonction publique de manière correcte, honorable et convenable. Ces normes viseront à prévenir les conflits d’intérêt, à assurer la préservation et l’utilisation appropriée des ressources confiées aux fonctionnaires dans l’exercice de leurs attributions, et à établir des mesures et des systèmes qui exigent des fonctionnaires qu’ils fassent rapport aux autorités compétentes sur les actes de corruption dans la fonction publique dont ils ont eu connaissance. Ces mesures contribueraient à préserver la confiance du public dans l’intégrité des fonctionnaires et dans la gestion de la chose publique.
2. Les mécanismes appelés à mettre en pratique ces normes de conduite.
3. Les directives données au personnel des organismes publics pour assurer qu’il comprenne parfaitement ses responsabilités et les règles d’éthique régissant ses activités.
4. Les systèmes de déclaration des revenus, avoirs et dettes par les personnes qui exercent des fonctions publiques nommément désignées par la loi et, quand il y a lieu, à rendre publiques ces déclarations.
5. Les systèmes de recrutement de personnel dans la fonction publique et d’acquisition de biens et services par l’Etat, conçus pour assurer l’accessibilité, l’équité et l’efficacité de ces systèmes.
6. Les systèmes adéquats de recouvrement et de contrôle des recettes de l’Etat visant à empêcher la corruption.
7. Les lois qui suppriment un traitement fiscal favorable à toute personne physique ou morale pour des dépenses effectuées en violation des lois anticorruption des Parties.
8. Les systèmes de protection des fonctionnaires et des particuliers qui dénoncent de bonne foi les actes de corruption, y compris la protection de leur identité, conformément à leur Constitution et aux principes fondamentaux de leur système juridique interne.
9. Les organes de contrôle supérieur, en vue de la mise en place de mécanismes modernes de prévention, de détection, de sanction et d’éradication des actes de corruption.
10. Les mesures visant à dissuader la corruption des fonctionnaires nationaux et étrangers, par le recours à des mécanismes qui assurent que les sociétés ouvertes et d’autres genres d’associations tiennent des livres et des registres reflétant avec exactitude et des détails raisonnables l’acquisition et l’aliénation des actifs des sociétés, et possèdent des contrôles comptables internes suffisants permettant à leurs officiels de dépister les actes de corruption.
11. Les mécanismes visant à encourager la participation de la société civile et des organisations non gouvernementales aux efforts tendant à prévenir la corruption.
12. L’étude de mesures additionnelles de prévention qui tiennent compte des rapports entre une rémunération équitable et la probité dans la fonction publique ».
La gestion rationnelle et efficace des maigres ressources de l’Etat est une obligation mais non une faculté pour les responsables de l’Etat. L’administration publique ne doit en aucune façon être mise au service d’amis, de copains, de clans, de partis ou de regroupements de partis politiques.

Le fait par le Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales de mettre sous payroll des anciens députés au moment de leur campagne électorale s’apparente à une forme de détournement de fonds publics à des fins électoralistes en vue de fournir à ces derniers des moyens financiers dans le but évident d’acheter les urnes. Ces candidats ayant été engagés au moment où ils étaient tous en pleine campagne électorale, ne pouvaient avoir le temps de fournir au Ministère un quelconque travail.
Le Parlement est investi d’un pouvoir de contrôle sur l’action gouvernementale. En ce sens, plusieurs commissions travaillant sur des thématiques différentes dont la corruption, sont créées. Quelle est la fiabilité des travaux réalisés par ces commissions, particulièrement, par la commission anticorruption lorsque même le président de la chambre des députés qui se devait d’être un modèle figure lui aussi sur la liste des fonctionnaires émargés au Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales.
De plus, l’Etat Haïtien accuse des arriérés de salaire de plusieurs années à des instituteurs, des professeurs, des membres du personnel de santé et des employés des collectivités territoriales. Et pourtant, le Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales fonctionne avec vingt-six (26) consultants et vingt-quatre (24) conseillers comme agents contractuels qui touchent des émoluments dépassant largement le salaire des cadres réguliers de l’administration publique comme les directeurs généraux, les membres du Cabinet particulier du Ministre concerné à l’exception du Directeur du Cabinet et de trois (3) autres membres dudit Cabinet.
C’est aussi parmi ces contractuels que figurent les vingt-deux (22) Parlementaires susmentionnés pour lesquels le Ministère débourse mensuellement un total de deux millions cent quarante mille deux cent cinquante (2.140.250) gourdes. Cet état de fait qui viole le principe du libre accès de tous à la fonction publique, est d’autant plus révoltant que ces Parlementaires ont déjà des indemnités et autres privilèges importants alors qu’ils reçoivent un « salaire » parallèle pour lequel ils ne fournissent aucun service.
Selon les Conventions interaméricaine et onusienne sur la corruption auxquelles Haïti est partie, la gestion faite par le Ministre de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales, Paul Antoine BIEN-AIME constitue un acte de corruption. De plus, la Constitution que ces Parlementaires ont juré de respecter dispose en son article 129.1 que : « La fonction de membre du corps législatif est incompatible avec toute fonction rétribuée par l’état sauf celle d’enseignant. »
Fort de toutes ces considérations, le RNDDH recommande au Président de la République, garant de la bonne marche des institutions de l’Etat de :
 Mobiliser les institutions haïtiennes spécialisées dans les enquêtes financières, telles que l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC), l’Unité Centrale de Renseignements Financiers (UCREF), la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CSC/CA) et l’Inspection Générale des Finances, en vue de mener les investigations relatives à ces cas de corruption ;
 Traduire par devant les instances judiciaires, toute personne impliquée dans des actes de corruption et de malversation au niveau de l’administration publique en général et du Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales en particulier, conformément aux articles 137 et 140 du Code Pénal Haïtien.
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article7925

mercredi 21 avril 2010

Comparution du directeur de l'ONA au Parquet

Le directeur général de L'office National d'Assurance Vieillesse (ONA) , Alix Boyer a été auditionné hier mardi au Parquet du tribunal civil de première instance de Port-au-Prince. Le responsable de l'ONA est accusé de corruption et de détournement de fonds par le syndicat des employés de cette institution
Signalons, que le directeur ainsi que son avocat n'ont pas voulu faire de déclarations à la presse malgré la persistance des journalistes
L'un des avocats du syndicat de l'ONA, Me Max Lafortune, a une fois de plus plaidé en faveur de l'adoption de mesures drastiques contre Jean Alix Boyer en vue de protéger l'image de l'institution. Il y va de l'image du pays, déjà décrié par une bonne partie de la communauté internationale dont Transparency International et le Département d'Etat Américain dans leurs derniers rapports sur la corruption dans le monde, a fait remarquer Me Lafortune.
Max Lafortune a aussi accusé de faute grave, le DG de l'ONA pour n'avoir pas renouvelé pour des motifs personnels la police d'assurance de l'institution, faisant ainsi perdre à l'Etat un montant de 78 millions de gourdes après l'effondrement à Port-au-Prince du bureau central de l'institution dans le séisme du 12 janvier.
Rappelons que le nouveau directeur, Alix Boyer a remplacé Sandro Joseph, actuellement écroué au pénitencier national pour « blanchiment d'argent provenant de détournement de fonds de l'ONA»
EJ/Radio Métropole Haïti

vendredi 10 juillet 2009

L’ex-directeur de l’AAN, Adler Edma, convoqué à la DCPJ pour corruption présumée

Il est soupçonné d’implication dans des détournements de fonds et la disparition de 100 lignes téléphoniques internationales destinées à l’Autorité aéroportuaire nationale
jeudi 9 juillet 2009, Radio Kiskeya
L’ancien directeur général de l’Autorité aéroportuaire nationale, Adler Edma, a été interrogé mercredi par la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) dans le cadre d’une enquête ouverte sur plusieurs scandales de corruption qui auraient marqué son passage à la tête de l’AAN.
Selon des sources crédibles contactées par Radio Kiskeya, M. Edma a été invité à fournir des explications sur des fonds de l’institution qui se seraient volatilisés sous son administration. Il n’a pas pu non plus échapper aux questions des investigateurs sur l’utilisation de 100 lignes internationales attribuées à l’AAN, il y a quelques années, par la compagnie téléphonique nationale TELECO, mais jamais installées depuis.
En dépit des efforts de la rédaction de Radio Kiskeya, il n’était pas possible de savoir dans l’immédiat ce qui est advenu d’Adler Edma à l’issue de cet interrogatoire à la DCPJ.
L’ancien haut fonctionnaire avait dirigé pendant plusieurs années l’Autorité aéroportuaire nationale sous le régime Lavalas avant d’être remercié. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article6005

vendredi 29 mai 2009

Le directeur de l'OAVCT réclame une nouvelle enquête de la Cour des Comptes

Le directeur général de l'Office Assurance Véhicules contre tiers (OAVCT), Edrick Léandre, et son avocat, Fritzo Canton, affirment que le rapport d'audit de la Cour Supérieur des Comptes et du Contentieux Administratif (CSCCA) comporte des failles énormes. Ils réclament la reprise du processus qui selon eux était vicié à la base. Maître Canton estime que les enquêteurs ont fait montre de méchanceté et de mauvaise foi dans le dossier. Il assure que toutes les dépenses effectuées par M. Léandre ont été autorisées par la CSCCA.
Faisant remarquer que les contrats signés ont été approuvés, le juriste signale qu'aucun contrat n'avait atteint le plafond de 7 millions de gourdes. M. Léandre a présenté aux journalistes des documents prouvant que les dépenses, dont l'acquisition d'une génératrice, ont été réalisées régulièrement. " L'autorisation de décaissement pour la génératrice a été signée par le président de la CSCCA", ajoute t-il.
Maître Canton dénonce de nombreux vices de forme dans l'enquête, tel l'absence de requête d'informations complémentaires à la direction générale de l'OAVCT. " La Cour a pour devoir de réapprécier le dossier dans tous ses états procéduraux et financiers", martèle M. Canton déplorant qu'une clameur publique soit en train de ternir l'image de M. Léandre.
Le rapport d'audit de la Cour Supérieur des Comptes et du Contentieux Administratif (CSCCA) a indiqué que M. Léandre a dépensé de manière irrégulière 17 millions de gourdes appartenant à l'OAVCT. LLM
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15289

mercredi 25 mars 2009

Le commissaire Yayo Vladimir Edmond en fuite à l’étranger

Il dément toute implication présumée dans une tentative de libération de détenus contre des pots-de-vin et dénonce un complot des plus hautes autorités qui visait à le jeter en prison injustement ; un autre substitut au parquet de Port-au-Prince, Me Félix Léger, aurait aussi laissé le pays précipitamment
mardi 24 mars 2009,
Radio Kiskeya
Me Yayo Vladimir Edmond, un des substituts du commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, s’est réfugié à l’étranger après avoir fait l’objet d’un mandat d’amener pour corruption présumée suite à un incident au cours duquel une jeune femme participant à une séance de prière avait été gravement brûlée.
Selon des informations obtenues par Radio Kiskeya de sources concordantes, le magistrat avait traversé incognito la frontière haïtiano-dominicaine le week-end dernier avant de se rendre aux Etats-Unis.
L’intéressé, qui a lui-même confirmé mardi l’information sur les ondes de Radio Vision 2000, dénonce une machination que le ministre de la justice, Jean Joseph Exumé et le secrétaire d’Etat à la sécurité publique, Eucher-Luc Joseph auraient ourdie contre lui. Ce sont eux qui, au nom du pouvoir, auraient exercé des pressions sur un autre substitut, Me Félix Léger, pour émettre le mandat sur la base d’informations faisant état d’un montant de 150.000 dollars que Yayo Vladimir Edmond aurait réclamé des suspects emprisonnés en échange de leur libération.
Démentant les accusations portées contre lui, le « magistrat empêché » a aussi taxé de cynisme le commissaire en chef, Me Joseph Manès Louis. Il aurait ordonné vendredi dernier à des agents de la Brigade de recherche et d’intervention (BRI), une unité spécialisée de la Police Nationale, d’appréhender Edmond au parquet même alors que les deux hommes venaient de se parler cordialement.
Le substitut, dont la révocation serait déjà effective, souligne que son collègue Félix Léger a également décidé de fuir le pays 24 heures seulement après avoir rédigé le mandat d’amener.
La tête du commissaire aurait été réclamée à la suite de démarches entreprises auprès des plus hautes autorités du pays par les proches des personnes mises en cause dans l’incident.
Contacté par Radio Kiskeya, le ministre Jean Joseph Exumé s’est refusé à tout commentaire.
Pour sa part, le chef du parquet de la capitale, Joseph Manès Louis, est en voyage.
Woodlyne Dauphin, 22 ans, victime le 20 février dernier à Delmas 33 (nord de Port-au-Prince) d’un véritable supplice orchestré par le pasteur Marcelin, ainsi connu, a une nouvelle fois innocenté lundi le commissaire Yayo Vladimir Edmond tout en réclamant justice.
Soumise par une secte protestante à un féroce exorcisme destiné à chasser un « esprit satanique » qui se serait emparé d’elle, la demoiselle avait été brûlée au second degré au visage, à la poitrine et à l’épaule.
Outre le pasteur Marcelin, six autres personnes dont deux femmes, Michelène Ducasse et Marguerite Jean-Philippe, ont été également écrouées dans le cadre de cette affaire aux ramifications multiples.
Le dossier a été transféré au cabinet d’instruction pour les suites légales nécessaires. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5775


samedi 14 mars 2009

CHANGEMENT DE POLITIQUE : Le gouvernement de la Suisse décidé d’assouplir secret bancaire

CHANGEMENT DE POLITIQUE : Le gouvernement de la Suisse décidé d’assouplir secret bancaire
AFP - 3/14/2009. - S’y sont adhérés l’Autriche et le Luxembourg sous la pression de la réunion de Berne du G20. - La Suisse, l'Autriche et Luxembourg ont suivi hier vendredi les pas du Liechtenstein et de la principauté d’Andorre en annonçant un assouplissement de son secret bancaire, en cédant aux pressions du G20, qui fait de cette affaire une de ses priorités. Les bastions du secret bancaire en Europe ont successivement cédé à la pression de Washington et de Bruxelles, que menacent à d'inscrire ces pays sur une « liste noire ». La Suisse, première place mondiale en gestion de fortunes, s’est alignée avec les normes de l'Organisation pour la Coopération et le Développement Économiques (OCDE) en matière d'aide administrative.
Échange information
Après avoir résisté aux attaques à sa législation, la Suisse s'est engagée à renforcer l'échange d'information avec d'autres pays, « cas par cas » et dans le cas de « demande concrète et justifiée », a spécifié le gouvernement. L'exécutif a nuancé en affirmant que la Suisse « rejette fermement toute transmission automatique de données », en ajoutant que « la sphère privée des clients est encore protégée des regards externes injustifiés ». L'Autriche, de son côté, a aussi accepté « de fournir des informations bancaires si on lui présente des soupçons justifiés et argumentés, même en absence de procédure pénale », a déclaré le ministre autrichien de Finances, Josef Prˆll. Mais, tout comme la Suisse, l'Autriche ne modifiera pas sa législation sur le secret bancaire. Un autre pays qui pratique le secret bancaire, le Luxembourg, est disposé à assouplir sa position en acceptant l'échange d'informations avec d'autres pays s'il y a des soupçons de fraude fiscale, a annoncé son ministre du Trésor et du Budget, Luc Frieden.
Des Cas précis
Le ministre a ajouté que «le Luxembourg se prononce par l'échange d'informations sous demande, mais uniquement dans des cas précis et avec des essais explicites » de soupçons. Le mouvement a été accéléré hier, quand le Liechtenstein et l'Andorre, ont annoncé des mesures semblables. La principauté pyrénéenne a dit qu'elle s’engage à lever le secret bancaire d'ici novembre pour que le pays sorte de la liste de paradis fiscaux. Le Liechtenstein, impliqué dans un scandale financier avec l'Allemagne il y a une année, a annoncé son intention de réviser en profondeur son secret bancaire.
http://www.listin.com.do/app/article.aspx?id=94337
Haïti Recto Verso commente :

Pour ceux qui ne savent pas ce que veut dire le secret bancaire je vous en explique une de ces multiples perceptions. En fait, dans la pratique, les médias haïtiens par exemple annoncent que le gouvernement américain octroi un prêt de 250 millions de dollars à Haïti pour des travaux d’infrastructure et de développement. Deux semaines après il y a un émissaire du chef d’état haïtien qui arrive en suisse, sous couvert de compagnie fantôme pilotée par des mercenaires européens, français, italiens espagnols etc..et dépose 25 millions de dollars dans une banque. Personne ne demande des explications sur l’origine de l’argent. Avant, il s’agissait de l’argent venant du Gabon, du Zaïre, du Nigéria, d’Haïti. Les grands n’en avaient rien à foutre. Peu importe ou peu importait que l’on crevât de faim.
Le problème du secret bancaire a été soulevé quand il a été question de trouer les fonds susceptibles de financer des activités terroristes. Aujourd’hui le problème revient au tapis à cause de la crise financière. Certains banquiers ou certains grands de la finance internationale on dû mettre de l’argent de côté avant d’annoncer la faillite de leurs institutions.
Peu importe d’adorables foutteurs de merde vont probablement soulever le problème de la fortune d’Omar Bongo, de Jean Bertrand Aristide etc..
Cela peut se considérer comme une grande victoire après une bataille impossible auparavant. On sait que le secret bancaire a servi d'abri aux dictateurs des pays de l’Amérique Latine et des dictateurs africains qui pillent et saccagent les caisses des pays les plus pauvres que le monde. Ces dirigeants de pacotille, avec une exagération d'une maudite mégalomanie accumulent des richesses en Suisse et dans d'autres paradis fiscaux tandis que leurs compatriotes meurent de faim. On sait que la levée de ce secret bancaire ne va pas être appliquée dans les cas de corruption. Les maîtres de ce monde savent dans quels des cas ils vont utiliser le non secret bancaire. A Qui importe le fait que Jean Bertrand Aristide ait laissé Haïti avec plus de 800 millions de dollars ?

mercredi 4 mars 2009

Haïti-Corruption...Le rapprot du Département d'état serait exact?

La gravité du phénomène de la corruption en Haïti telle que décrite dans un récent rapport du Département d’Etat américain, est conforme à la réalité, selon le député Lavalas Jonas Coffy
Il accuse le gouvernement d’avoir détourné 197 millions de dollars destinés aux victimes des ouragans de l’année dernière

Mars 2009, Radio Kiskeya
« Le dernier rapport du Département d’Etat américain présentant Haïti comme un pays où la corruption règne en maître, est on ne peut plus véridique », selon le député de la première circonscription de Port-au-Prince, Jonas Coffy, issu du parti de l’ancien président Jean Bertrand Aristide, « Fanmi Lavalas ».
« Le gouvernement Michèle Pierre Louis/René Préval est foncièrement corrompu », a déclaré lundi le parlementaire donnant comme exemple la gestion douteuse des 197 millions de dollars débloqués par le gouvernement lors de l’Etat d’urgence décrété en été dernier, suite aux ouragans et tempêtes tropicales ayant durement frappé le pays. « Cet argent a été tout bonnement détourné », déclare Coffy.
Il soutient par ailleurs que la corruption bat son plein au Palais national (siège de la présidence » où, selon lui, le chef de l’Etat a remis, pendant le Carnaval, environ 3 millions de gourdes à chacun des candidats au Sénat de sa plate-forme politique, LESPWA.
Il accuse par ailleurs le parlement de s’être fait complice du détournement des 197 millions par le fait que nombre de parlementaires ont élaboré et soumis à l’Exécutif, pour financement, des petits projets à réaliser dans leurs régions respectives.
Le député de Cabaret (Ouest), Pierre Jérôme Valciné, lui aussi élu sou la bannière de Lavalas, se montre plus réservé. Pour lui, la corruption sévit certes en Haïti, mais pas au point que le décrivent assez souvent des institutions internationales. « Il y a des efforts dont il faudrait qu’on tienne compte », a-t-il ajouté.
Au sujet de la lutte contre la drogue, Valciné concède qu’il y a vraiment beaucoup plus à faire. Il désapprouve en ce sens la façon dont le gouvernement gère le dossier du scandale de la drogue à Port-de-Paix (Nord-Ouest). Mais, il soutient que cela ne suffit guère pour faire passer Haïti comme le pays le plus corrompu au monde. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5723

vendredi 23 janvier 2009

Le Ministère de l’Intérieur décide d’enquêter sur la gestion réputée frauduleuse de certains Conseils municipaux

Promesse de redressement assortie de mise en garde contre le « dechoukaj » des Maires concernés
vendredi 23 janvier 2009,
Radio Kiskeya
Le Ministère de l’Intérieur et des Collectivité Territoriales annonce avoir finalement pris en compte les différentes plaintes portées à l’encontre de la gestion de certaines municipalités du pays.
Dans un communiqué signé de son directeur général Paul Harry Voltaire remis à la presse jeudi, le Ministère de l’Intérieur s’engage à mener des enquêtes administratives sur les allégations relatives à l’implication présumée de certains maires dans des dossiers de malversation, de concussion et de détournement de fonds.
Rappelant l’article 72 de la Constitution qui stipule que « le Conseil municipal ne peut être dissout qu’en cas d’incurie, de malversation ou d’administration frauduleuse légalement prononcée par le tribunal compétent », le Ministère met en garde contre « tout acte visant à destituer, par la violence, un Conseil municipal légitimement élu ».
Un appel au calme est lancé aux populations concernées auxquelles le Ministère garantit des mesures de redressement à l’encontre de tout Conseil municipal dont la gestion se serait révélée douteuse.
Depuis quelques jours toutes les activités sont paralysées à Grande Rivière du Nord où des membres de la population accusent le Maire de la commune, Kesnel Jean, de malversation.
Des accusations du même type ont déjà été proférées contre des Conseils municipaux de différentes autres communes du pays.
Plusieurs centaines de personnes ont manifesté le 3 décembre 2008 à Anse-à-Foleur (Nord-Ouest) contre la gestion du Maire de la commune, Joseph Laurius, accusé d’avoir détourné des fonds mis à sa disposition pour des interventions en faveur des sinistrés des ouragans et tempêtes tropicales de l’été dernier dans sa juridiction.
Le Maire de la commune de Grande Saline (Artibonite), Hérold Roméus, accusé de corruption, avait été arrêté le 23 octobre 2008 lors d’un grave incident au cours duquel son arme personnelle a fait deux blessés par balle. Il avait par la suite bénéficié d’une libération provisoire ordonnée par le doyen du tribunal civil de St-Marc, Me Ramon Guillaume. Cinq autres individus appréhendés en même temps que lui avaient été élargis. L’incident s’était produit au fort d’un mouvement de protestation contre la gestion de la Mairie. Des mandants avaient alors remis en cause la légitimité du Maire.
Le Maire de Léogâne (35 km au sud de Port-au-Prince), Santos Alexis alias « Tèt frèt » (Personne calme), avait été arrêté pour corruption présumée le dimanche 19 octobre 2008 dans la localité de Malpasse (Ouest), à la frontière haïtiano-dominicaine, alors qu’il tentait vraisemblablement de fuir le pays.
M. Alexis faisait l’objet d’un avis de recherche pour son implication présumée dans des détournements de fonds (environ 11 millions d gourdes) et de graves irrégularités dont serait entachée sa gestion. Il a été par la suite libéré, au grand dam de nombreux léoganais qui ont alors vainement protesté.
Parallèlement au dossier de Léogane, le Maire des Irois (Grand’Anse, sud-ouest), était également détenu sous l’accusation de corruption et d’implication dans des violences politiques partisanes. Des mois auparavant, un autre Maire, celui de Bainet (Sud-Est), accusé de corruption, avait été intercepté alors qu’il tentait de se réfugier en République Dominicaine. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5618

jeudi 22 janvier 2009

Grave incendie à la douane de Port-au-Prince

Cinq personnes interpellées, une enquête ouverte sur les causes du sinistre
mercredi 21 janvier 2009,
Radio Kiskeya
Un incendie d’origine inconnue qui s’est déclaré peu avant l’aube à la douane de Port-au-Prince a ravagé plusieurs sections de l’administration comme les services de réception, de facturation et d’informatique et entraîné l’interpellation de cinq personnes.
Présent sur les lieux du sinistre, le directeur général des douanes, Jean-Jacques Valentin, n’était pas en mesure de faire une évaluation des dégâts enregistrés. Mais, il a reconnu que des documents sont partis en fumée, malgré l’intervention du corps des pompiers. M. Valentin qui laisse à la justice et à la police la responsabilité de déterminer les causes de cette catastrophe a ajouté que l’administration des douanes entendait continuer à s’acquitter de sa mission « au profit des importateurs et de l’économie de la république ».
Cependant, la gravité de l’incendie a provoqué la paralysie des activités des différents services du bureau des douanes situé dans le port de la capitale.
Pour sa part, le chef du parquet de Port-au-Prince, Me Joseph Manès Louis, a annoncé l’ouverture d’une enquête et confirmé l’interpellation de cinq individus. Ils avaient été témoins du début de l’incendie et avaient prévenu les sapeurs-pompiers. Se refusant à tout commentaire sur d’éventuelles pistes, le commissaire du gouvernement a souligné que le juge de paix de la section nord, Michel Casséus, a dressé un procès-verbal dans les formes prévues par la loi. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5612

mercredi 21 janvier 2009

Une commission parlementaire confirme le pillage de narcodollars à Port-de-Paix

La commission parlementaire confirme le pillage de millions de narcodollars par des membres de l'appareil judiciaire de Port-de-Paix lors de la perquisition au domicile de l'oncle du présumé trafiquant de drogue Alain Désir. Dans leur rapport les élus se déclarent surpris que le substitut du commissaire du gouvernement René Moise soit toujours en liberté alors que de simples secrétaires du parquet ont été appréhendés. Les parlementaires qui ont réalisé une investigation pendant deux semaines dans la localité de Lavaud recommandent la révocation et le remplacement des membres de l'appareil judiciaire impliqués dans le pillage des narcodollars. " Tous les membres de l'appareil judiciaire présents lors de la perquisition sont impliqués dans le pillage", assurent les parlementaires.
Le président de la commission justice de la chambre basse, Arsène Dieujuste, soutient que les recommandations ont été adressées au ministre de la justice. " Il faut adopter des dispositions parce que la population est en train de perde confiance dans l'appareil judiciaire", ajoute t-il. " Les faits prouvent qu'il y a eu pillage par les gardiens du temple" insiste M. Dieujuste.
De son coté le sénateur Youri Latortue juge que toutes les structures de la police et de la justice sont impliquées dans le pillage des narcodollars du 12 novembre 2008. " Les narcotrafiquants qui bénéficient de la complicité des institutions se présentent comme des mécènes dans certaines sections rurales", déplore le sénateur Latortue.

mercredi 31 décembre 2008

Charles Henry Baker critique l'inaction du gouvernement dans les scandales de corruption

Le chef de file de RESPECT, Charles Henry Baker, estime que le gouvernement tarde à lancer une campagne contre la corruption.Faisant remarquer que la lutte contre la corruption est une lutte contre le vol, M. Baker signale qu'aucune procédure judiciaire n'a été mise en branle sur les 245 dossiers de corruption publiés par l'unité Central de Renseignement Financier (UCREF)." Il faut une action contre les individus qui volent notamment l'argent des contribuables", argue M. Baker qui rappelle qu'aucune plainte n'a été déposée contre l'ancien président Aristide, responsable de détournement de plusieurs millions de dollars. " Les responsables d'une compagnie de télécommunication étrangère avaient fait état du versement de 3 centimes par chaque appel sur un compte privé d'Aristide", ajoute t-il.
Selon Charles Henry Baker le gouvernement haïtien n'a pas encore lancé une campagne contre la corruption puisque aucune action n'a été engagée contre les personnes mises en cause par des institutions étatiques dont l'Ucref et l'ULCC.
En ce qui a trait au scandale de corruption au sein de l'appareil judiciaire et de l'institution policière de Port-de-Paix, une délégation de parlementaires, membres des commissions anti corruption et justice de la chambre basse, est arrivé hier à Port-de-Paix.
Les élus entendent faire la lumière sur les incidents enregistrés lors de la perquisition au domicile de Marc Frederik, oncle du présumé narcotrafiquant, Alain Désir. Le député Arsène Dieujuste assure que les parlementaires entendent réaliser une enquête impartiale.
Par ailleurs, Marc Frederik a été atteint d'un projectile lors d'une attaque perpétrée par 4 bandits, samedi dernier. M. Frederik s'était réfugié dans la localité de Casali après la perquisition à son domicile le 12 novembre dernier.

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14551

jeudi 4 décembre 2008

Corruption dans les Mairies : manifestation de plusieurs centaines de personnes contre le Maire de Anse-à-Foleur, dans le Nord-Ouest

La gestion des Conseils connus de plus en plus mis en cause
jeudi 4 décembre 2008,
Radio Kiskeya
Plusieurs centaines de personnes ont manifesté mercredi à Anse-à-Foleur (Nord-Ouest) contre la gestion du Maire de la commune, Joseph Laurius. Il l’accuse d’avoir notamment détourné des fonds mis à sa disposition pour des interventions en faveur des sinistrés des récents ouragans et tempêtes tropicales dans sa juridiction.
Cette manifestation s’inscrit dans le cadre de toute une série enregistrées depuis quelque temps à l’échelle du territoire contre de nombreux Conseils communaux. De graves accusations de corruption sont en effet régulièrement portées contre les Mairies qui, conformément à la Constitution, jouissent d’une large autonomie.
Les noms de responsables de divers Conseils communaux ont été ces derniers mois associés à des affaires peu honorables.
Prenant position dans ce dossier, le 1er sénateur de l’Artibonite (Nord), Youri Latortue, a sollicité lundi de la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (principal tribunal administratif du pays) l’audit des comptes des Mairies des Gonaives, de St-Marc et de Grande Saline dont les édiles sont soupçonnés d’implication dans des malversations.
Concernant particulièrement Grande Saline, le Maire de cette commune, Hérold Roméus, accusé de corruption, avait été arrêté le 23 octobre 2008 lors d’un grave incident au cours duquel son arme personnelle a fait deux blessés par balle. Il avait par la suite bénéficié d’une libération provisoire ordonnée par le doyen du tribunal civil de St-Marc, Me Ramon Guillaume.
Cinq autres individus appréhendés en même temps que lui avaient été élargis.
L’incident s’était produit au fort d’un mouvement de protestation contre la gestion de la Mairie. Des mandants avaient alors remis en cause la légitimité du Maire.
Le Maire de Léogâne (35 km au sud de Port-au-Prince), Santos Alexis alias « Tèt frèt » (Personne calme), avait été arrêté pour corruption présumée le dimanche 19 octobre 2008 dans la localité de Malpasse (Ouest), à la frontière haïtiano-dominicaine, alors qu’il tentait vraismblablement de fuir le pays.
M. Alexis faisait l’objet d’un avis de recherche pour son implication présumée dans des détournements de fonds (environ 11 millions de gourdes) et de graves irrégularités dont serait entachée sa gestion. Il a été par la suite libéré, au grand dam de nombreux léoganais qui ont alors vainement protesté.
Parallèlement au dossier de Léogane, le Maire des Irois (Grand’Anse, sud-ouest), était également détenu sous l’accusation de corruption et d’implication dans des violences politiques partisanes.
Des mois auparavant, un autre Maire, celui de Bainet (Sud-Est), accusé de corruption, avait été intercepté alors qu’il tentait de se réfugier en République Dominicaine.
Face à la multiplication des cas de contestation de la gestion des Municipalités, le Ministère de l’intérieur et des collectivités territoriales avait récemment annoncé sa décision d’exiger de toutes les Mairies de la République un rapport financier mensuel afin de contrôler leur gestion des fonds publics.
Dans une interview à Radio Kiskeya le mardi 28 octobre 2008, le Délégué de l’Ouest, Michel Bernardin, a annoncé que de nouvelles dispositions étaient en ce sens adoptées dans son département. Toutes les Administrations communales de cette juridiction sont tenues de fournir le 10 de chaque mois un document comptable communiquant l’état de leurs recettes et dépenses. [jmd/spp/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5473


HRV commente :
Pour reprendre le mot du président de la République nous avons là des exemples de mauvaise interprétation de la démocratie. On pourrait sans doute cadrer ces actions dans la rubrique « démocratisation de la corruption » ou « corruption décentralisée ».
Depuis des années, servir la nation à travers une administration quelconque est synonyme de se servir. Et seuls les administrateurs de Port-au-Prince semblaient détenir le monopole de la corruption. Tout se passait aux alentours du palis national et du palais des ministères.
Comme un des « ZAKIS de 86 », la démocratie fait des émules. Tout le monde peut aujourd’hui allègrement dilapider les fonds des caisses de l’Etat.
Voilà un modèle de décentralisation

lundi 17 novembre 2008

LES LINCEULS DISPARAISSENT A LA MORGUE DE L'HOPITAL DE L'UNIVERSITE D'ETAT D'HAITI...

Des travaux de réparation sont réalisés à l'HUEH
Un nouveau comité directeur sera bientôt installé à l'hôpital général annonce le directeur général du Ministère de la santé Publique (MSPP), Dr Gabriel Timothée. 6 salles du bloc opératoire de l'Hueh sont en réparation soutient le Dr Timothée qui souligne que les salles seront prochainement équipées.

Au cours d'une visite guidée pour les journalistes, le Dr Timothée a expliqué que le MSPP entend satisfaire les revendications des médecins résidents. Les salles de dermatologie, d'urologie, la cuisine et la pharmacie seront remis en service dans le meilleur délai assure t-il. De plus, le Dr Timothée signale que les revendications des médecins des hôpitaux la Paix et Justinien seront bientôt satisfaites. En réaction, le président de la commission santé de la chambre basse, Joseph Joël Louis, salue la décision des autorités sanitaires de nommer un nouveau comité à l'Hueh. " Grâce à un projet de la BID on va augmenter la capacité de l'Hueh", dit-il soulignant qu'il y aura un autre mode de gestion à l'Hueh. Le député Joël Louis qualifie d'appréciable la disponibilité des médecins résidents qui ont mis fin à leur grève afin de porter secours aux victimes de l'effondrement de l'école de Nerettes. Il dénonce le poids de la corruption à tous les niveaux à l'Hueh. Jeudi, la première ministre Michèle Pierre Louis avait dénoncé le vol de plusieurs linceuls à la morgue. " Nous avions acheté des linceuls pour placer les cadavres des enfants de Nerettes dans la dignité, mais tous les linceuls ont été volé", s'est indigné la première ministre. " Un pays sort de l'impunité quand il y a des sanctions", dit-elle réclamant l'arrestation des employés de la morgue de l'Hueh. Hier 8 employés de la morgue ont comparu par devant le commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Joseph Manès Louis.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14362

Les employés de la morgue de l’HUEH au parquet
vendredi 14 novembre 2008
Cinq employés de la morgue de l’Hôpital de l’Université d’Etat d’Haïti répondaient vendredi à une convocation du parquet de Port-au-Prince relative à la disparition de linceuls devant ensevelir les corps des victimes de la tragédie du Collège évangélique La Promesse.
Cette information a été confirmée par le directeur médical de l’HUEH, Dr Jacques Pierre Pierre, qui précise que les intéressés étaient en quête d’assistance judiciaire.
Jeudi, la Première ministre Michèle Pierre-Louis avait réclamé l’arrestation de tout le personnel de la morgue, se déclarant terriblement choquée par le spectacle de cadavres entassés à la morgue, presque nus à même le sol.
La Primature avait débloqué des fonds pour l’achat des linceuls portés disparus.
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?breve1795
Dizon pa nou :
Mezanmi bagay ki pou ta fè nou kriye se ri nap ri ak sa…
Ayiti tounen you kazèn alibaba. Se dechèpiyè selman ki rete nan peyi sa-a. Men-m dra pou vlope kadav moun ki mouri nan katastwof lekol kole ak krache ki tonbe-a neg yo jwenn mwayen yo fè dap piyanp sou yo. Ayisyen wod la grasdedye net.
Prezidan Preval gen rezon lè li di ke se move konpreyansyon demokrasi ki mete peyi-a kote li ye jounenjodi-a. Pou ayisyen demokrasi se lisans ke tout moun jwenn pou fè sa ki nan lide yo. Tout moun gen tout dwa. Pèsonn pa gen okenn devwa anvè peyi-a, sosyete-a,oubyen anvè pwochen yo.
Sa prezidan Preval pa di se eskè li gen grenn nan boudal poul koumanse fè ayisyen konprann vremanvre ki sa demokrasi vle di. Li pa-t fè sa pandan sis lane ke li te pase o pouvwa deja. Sa fè de lane depi ke li chita sou fotèy boure –a e nou wè ke se plenyen lap plede plenyen selman.
Olye li mete senti-l nan tay li, ak mete grenn nan boudal, li sanble ke de pye misye pran nan you sel grenn soulye.
Kisa li vle di lè li pale de move lentepretasyon demokrasi ? Eske sa vle di ke nou paka viv nan mod demokrasi saa ? Ou byen eske se vle li vle di ke li menm li pa gen mwayen pou li fè bagay yo chanje.
Tout moun ki pa ipokrit, ki pa vle pran poz patiyot degrenn goch ak nasyonalis san nasyon rekonèt deja ke lotorite ki an plas nan peyi-a depase e li pa alawotè sitiyasyon malouk ke peyi a ap viv nan you mond ki vi-n mil fwa pi difisil.
Premye minis-la mande pou yo mete tout moun ki pran dra ki te pou vlope kadav yo anba kod. Men nou mèt swiv pou nou wè, ti mari pa-p monte ti mari pap desann. Se toujou menm kase fèy kouvri sa ki pral solisyon pwoblè-m lan.

jeudi 6 novembre 2008

Dénonciations de plusieurs cas de corruption dans des mairies

Les édiles de Saint Marc, Savanette et Léogane sont accusés de corruption par des citoyens de leurs communes respectives. L’un des maires assesseurs de Saint Marc, Achille Janvier, dénonce la gabegie qui caractérise la gestion du cartel municipal de Saint Marc. Il soutient que le maire Bona Charles dépense des sommes importantes dans des projets alors que les résultats ne sont pas visibles.

" Il n’y a pas de pièces justificatives pour les dépenses a part les fiches de carburant ", dit-il souhaitant un soulèvement de la population.

Dans le même temps, des membres de 4 organisations paysannes ont fermé les portes de la mairie de Savanette, le mardi 4 novembre afin de dénoncer la corruption des membres du cartel municipal.

Ils réclament le limogeage du maire, Jeantes Belfort, coupable selon la cour des comptes de détournement de fonds publics. " Plus de 1 million 26 000 gourdes ont été volés ; nous ne reconnaissons plus l’autorité de ces personnes", ont indiqué les manifestants.

De son coté, le maire Belfort explique que la Cour des Comptes n’a pas voulu accepter les pièces justificatives qu’il a soumises. " Le montant en question a été dépensé dans des projets au profit de la population ", argue t-il.

Par ailleurs, à Léogane, le maire Santos Alexis clame son innocence, 4 jours après sa libération. " J’ai été libéré grâce à une pétition de l’Association des Maires de l’Ouest acheminé au délégué départemental", dit-il révélant qu’il a été appréhendé pour double nationalité.

Faisant remarquer qu’il n’a jamais été l’objet d’un ordre d’interdiction de départ le maire Santos explique qu’il s’apprêtait à voyager avec seulement 2 000 dollars US. " Je devais avoir une rencontre avec le maire de Santiago", ajoute t-il.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14304

vendredi 31 octobre 2008

Le PAM estime "intolérable" le détournement de l'aide aux sinistrés

Le Programme alimentaire mondial (PAM) a estimé mardi "intolérable" tout détournement d'aide internationale destinée à la population haïtienne, après l'interpellation de deux personnes aux Gonaïves. Toutefois le PAM informe que la nourriture détournée aux Gonaïves, une ville dévastée par quatre ouragans et tempêtes en août et septembre, "ne concerne pas le PAM".
Tout en appelant à " une action concertée afin de prévenir de tels actes et de poursuivre leurs auteurs" le PAM " dit déplorer tout détournement de l’aide internationale destinée à la population haïtienne"."L'aide humanitaire est un don de la communauté internationale pour aider ceux qui en ont vraiment besoin. Il est intolérable qu'un don destiné aux plus pauvres et aux sinistrés soit détourné ou vendu", insistent les responsables du PAM.
Suite au passage des ouragans et à la hausse des prix des denrées de première nécessité, "au moins un tiers de la population haïtienne a besoin d'aide alimentaire", selon le PAM, qui fournit régulièrement des rations alimentaires à plus de 500.000 victimes des intempéries, dont plus de la moitié (266.000) aux Gonaïves, la ville la plus touchée.
Lundi, un entrepôt de produits alimentaires détournés a été découvert et "deux agents de sécurité de la mairie ont été interpellés", selon les autorités policières qui annoncent la poursuite de l’enquête.Le sénateur Youri Latortue a salué l’action de la police et soutient que d’autres personnes sont impliquées dans ce scandale. Il s’était également réjoui de la révocation de deux chauffeurs du CNE impliqués dans le détournement de l’aide aux sinistrés des récents cyclones.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14265
Le détournement de l’aide humanitaire dénote rien d’autre que l’irresponsabilité du gouvernement. Les voleurs et les corrompus sont bénis par l’impunité du gouvernement et le silence de la société civile.
La corruption est si ancrée dans les gènes de l’haïtien (même celui qui ne la pratique pas la cautionne et la trouve normale) que l’on se plait à dire que l’on ne peut rien contre. Cependant il serait si facile et aisé d’éviter le détournement de l’aide humanitaire. Chaque année il faudra faire appel à la solidarité internationale pour aider après des catastrophes naturelles qui seront de plus en plus nombreuses et de plus en plus violentes. L’effet des phénomènes futures seront revigorer par les dégâts non réparés qui créeront un milieu de culture favorable pour leur plein épanouissement. Donc il faut s’attendre à de plus en plus de dégâts. Les organismes internationaux finiront par ne plus s’intéresser à nos sinistrés s’il se révèle impossible d’arriver jusqu’aux plus nécessiteux.
La protection de l’utilisation de l’aide humanitaire doit être une priorité de l’état comme la lutte contre la grande et al petite corruption.
Comment expliquer que les produits alimentaires distribués dans le cadre de l’aide humanitaire remplissent les étalages de nos marchés des rues ?
Serait-ce un crime contre le peuple que de décréter une interdiction totale de vente de ces produits ?
Comment établir et retracer l’origine de ces produits mis en ventes ?

EN ce qui cocnerne le dépôt des Gonaïves, on aura du mal à croire qu'il appartienne réellement à deux pauvres agents de sécurité de la Mairie. Si les autorités veulent trouver les coupables ce ne sera pas chose difficile. Le plus dur sera d'afficher et démontrer surtout la volonté de le faire!