Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
lundi 18 octobre 2010
Violence erupts at Haiti prison, 3 inmates killed
PORT-AU-PRINCE, Haiti -- Two inmates were shot to death trying to escape from the roof of Haiti's quake-damaged national penitentiary and a third was trampled to death inside during a prison riot Sunday, authorities said.
U.N. police spokesman Jean-Francois Vezina said at least 100 U.N. police were inside Haiti's biggest prison when the uprising occurred. Inmates briefly held seven foreigners hostages - three U.N. police, two U.N. corrections officials and two unidentified visitors touring the facility - before releasing them, some with minor injuries, he said.
The violence inside the blue and white concrete building in downtown Port-au-Prince erupted Sunday morning when an inmate faked illness, then stole a guard's weapon after he was taken to the infirmary, Justice Ministry official Joseph Felix Badio told The Associated Press.
Badio said seven police officers were injured inside the prison that holds about 1,500 inmates, but national police said they could not confirm that.
Video shot by a local journalist from a nearby building and obtained by the AP showed U.N. and Haitian police moving around outside the walls, shooting upward at inmates on the roof. A man is seen running on the roof, carrying a long black object, as a voice off camera says, "He has a gun." It is unclear if the object is a weapon.
No prisoners were seen shooting in the video. Neighborhood witnesses said they saw rocks thrown from the roof at the street, and pointed out damage to cars.
U.N. peacekeepers from Jordan, Brazil and other countries used armored vehicles and assault rifles to keep onlookers - and journalists - away during and immediately after the unrest. Haitian police stood guard closer to the building.
Police officials familiar with the prison said some inmates had escaped. They agreed to discuss the unrest on condition they not be identified because they were not authorized to talk to the news media.
Sunday's uprising continued a long saga of unrest and dangerous conditions in Haiti's prisons.
In the chaos after the devastating earthquake on Jan. 12, thousands of prisoners escaped from the dangerously overcrowded penitentiary, including some well-known, dangerous gang leaders.
A week later, at least 12 prisoners were killed and 40 wounded during an escape attempt at a prison in the southern town of Les Cayes, which was outside the zone damaged by the quake.
http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2010/10/17/AR2010101702271.html
vendredi 17 septembre 2010
Edmond Mulet qualifie de "ridicule" l’implication présumée dans l’insécurité de la MINUSTAH à la veille du renouvellement de son mandat
Le chef de la Mission de stabilisation de l’ONU, Edmond Mulet, a annoncé jeudi que le Conseil de sécurité s’apprêtait à renouveler pour une année supplémentaire le mandat de la MINUSTAH prête à assurer la sécurité des élections et qu’il a défendue contre des "accusations fantaisistes" portant sur son implication présumée dans l’insécurité.
De retour de son voyage à New York où il avait décerné lundi un satisfecit aux casques bleus pour leur rôle qualifié d’essentiel dans la stabilité du pays, le diplomate guatémaltèque a estimé qu’il n’y avait aucun lien entre la remontée de l’insécurité et le maintien de la MINUSTAH promise à une nouvelle prorogation de mandat, le mois prochain.
"Ce que disent certaines personnes est farfelu, ridicule et complètement absurde. Nous n’avons aucun intérêt à provoquer l’insécurité et l’instabilité en Haïti", a martelé M. Mulet, principal intervenant à la conférence de presse hebdomadaire de la force onusienne.
Il a reconnu qu’il y avait, depuis quelque temps, une certaine recrudescence de l’insécurité qui ne dépasse pas toutefois le niveau atteint en 2008 et 2009. En raison de l’évasion, losr du séisme du 12 janvier, de plusieurs milliers de détenus, parmi eux de nombreux bandits invétérés, les forces de sécurité onusiennes et haïtiennes sont quelque peu inquiètes de l’impact éventuel de l’insécurité sur le processus électoral. Pour cette raison, des mesures prophylactiques sont donc envisagées, a tenu à rassurer le patron de la MINUSTAH.
Il rappelle que les casques bleus sont impliqués dans l’organisation des élections à un double niveau logistique et sécuritaire qui a déjà fait l’objet d’un plan défini conjointement avec la Police Nationale.
Parlant du scrutin présidentiel et législatif du 28 novembre, Edmond Mulet, apporte un soutien total au Conseil électoral provisoire, pourtant critiqué de toutes parts, et encourage les haïtiens à se rendre massivement aux urnes afin d’éviter toute remise en cause de la légitimité des élus.
Sans expliquer les bases de ses projections, le chef de la MINUSTAH, comme d’ailleurs le Président René Préval, a pratiquement prédit un scrutin présidentiel à deux tours.
"Il y aura peut être, vraisemblablement, un second tour en Haïti pour la première fois. Et les deux candidats qui arriveront en tête le 28 novembre s’affronteront peut être en janvier", a déclaré le diplomate qui souligne qu’un ajustement financier sera sans doute nécessaire alors que pour le premier tour tous les bailleurs de fonds vont respecter leurs engagements. A preuve, le Canada devrait annoncer la semaine prochaine le décaissement de sa contribution au budget général des élections fixé à 29 millions de dollars.
"La communauté internationale a tout intérêt à avoir des élections libres, transparentes et démocratiques pour assurer une bonne reconstruction", a d’autre part avancé Edmond Mulet pour qui les prochaines joutes seront garantes de la stabilité du pays.
A l’avènement des nouvelles autorités en 2011, une évaluation des besoins sécuritaires d’Haïti sera réalisée.
Dans l’intervalle, les priorités de l’ONU restent la consolidation de l’Etat de droit, de la sécurité et de la stabilité ainsi que la fourniture de l’aide humanitaire.
Depuis 2004, une force de 9.000 hommes est déployée en Haïti et s’est considérablement renforcée après la catastrophe du 12 janvier avec l’arrivée de nouvelles troupes. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7056
vendredi 3 septembre 2010
L’ONU s’inquiète de la sécurité en Haïti à l’approche des élections
La sécurité reste fragile en Haïti à l’approche des présidentielles et législatives de novembre en raison de la circulation d’un nombre croissant d’armes et de l’importance du narcotrafic, indiquent dans un nouveau rapport les Nations Unies.
Relayé par l’AFP, le document rendu public à New York met également en relief le renforcement de "l’emprise des gangs" sur beaucoup des 1.300 camps où sont installés environ 1,3 million de sans-abri, huit mois après le séisme destructeur du 12 janvier.
"La situation de la sécurité en Haïti reste généralement calme, mais fragile. La sécurité dans les camps de personnes déplacées, en particulier la vulnérabilité des femmes et des enfants et l’étendue des violences sexuelles demeure un motif d’inquiétude, en particulier dans les camps qui jouxtent les zones traditionnelles de bidonvilles comme Cité Soleil et Martissant", affirme le rapport onusien.
"La période électorale pourrait apporter de nouveaux risques pour la stabilité", relèvent les rédacteurs du document en soulignant que la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) constate une nette augmentation des armes illégales en circulation, notamment dans les quartiers de Port-au-Prince traditionnellement affectés par la criminalité.
"En outre, il existe un risque que la campagne pour les élections présidentielles et législatives à venir, surtout les élections législatives, soient affectées par des financements provenant d’activités illégales, y compris le trafic de drogue qui continue d’être un facteur déstabilisant en Haïti", conclut le rapport qui cite la MINUSTAH.
Dans un contexte de grave crise économique et sociale et d’incertitudes politiques croissantes, les haïtiens devraient élire le 28 novembre un nouveau Président, 11 Sénateurs et 99 Députés. spp/Radio Kiskeya.
http://radiokiskeya.com/spip.php?article7008
Le commentaire d'Haïti Recto Verso
Reprenons l'histoire depuis le début. Les forces de l'ONU se trouvent en Haïti depuis 2004 dirigeant une mission dont les sigles MINUSTAH signifient MIssion de l'ONU pour la Stabilité d'Haïti. Jusque là c'est clair. En septembre 2010, l'ONU (qui gère la MINUSTAH) fait un constat sur la fragilité de la situation sécuritaire d'Haïti à l'approche des élections. L'ONU n'est-elle pas impliquée depuis 2004 dans la stabiulité du pays? Pourquoi établit-elle un constat aujourd'hui? A qui il incombe de faire ce qu'il faut pour dévier et contrecarrer ces facteurs d'instabilité?
J'aurais cru que c'était inscrit dans les cahiers de charge de la MINUSTAH.
Doit-on manifester pour une autre mission de l'ONU qui irait au-delà du constat?
jeudi 2 septembre 2010
La sécurité demeure fragile en Haïti selon l'ONU
Ce nouveau rapport sur Haïti, indique que les gangs ont augmenté leur emprise sur une grande partie des 1.300 camps où vivent encore quelque 1,3 million de réfugiés.
En outre, il existe un risque que la campagne pour les élections à venir, surtout les élections législatives, soient affectées par des financements provenant d'activités illégales, y compris le trafic de drogue qui continue d'être un facteur déstabilisant en Haïti", expliquent ce document des Nations Unies
Le trafic de cocaïne qui transite de Haïti vers les Etats-Unis, déjà important auparavant, a semble-t-il augmenté depuis janvier, conséquence d'une autorité de l'Etat affaiblie par le séisme" peut-on lire par ailleurs dans ce rapport.
Rappelons que les cas d'enlèvements sont nette augmentation ces derniers jours dans la capitale haïtienne et au Cap –Haïtien où de nombreux rapts on été recensés.
EJ/Radio Métropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=18219
mercredi 31 mars 2010
EXCLUSIF : SCOOP..EDMOND MULET NOMME CHEF DE LA MINUSTAH
M. Mulet serait donc chargé d'accompagner le gouvernement haïtien dans ses premiers pas vers la reconstruction d'Haïti et dans l'organisation des prochaines élections générales.
Réécoutez le reportage sur :
http://newyork31mars.metropolehaiti.co
samedi 27 mars 2010
Des officiels de l'ONU préoccupés par la situation des sinistrés
C'est également l'avis de la secrétaire générale adjointe à l'appui aux missions, Susana Malcorra, pour qui la lenteur des opérations humanitaires est liée à la difficulté d'identifier des zones d'accueil pour des centaines de millier des personnes autour de Port-au-Prince. Elle souligne que la situation devient plus compliquée en raison du refus d'un grand nombre de personnes de s'éloigner de leur domicile.
En début de semaine lors d'une rencontre au siège des Nations Unies, les représentants d'une cinquantaine d'états membres avaient salué la qualité du travail de la Mission Des Nations Unies Pour La Stabilisation En Haïti (Minustah), avant ou après le tremblement de terre.
LLM / Radio Métropole Haïti
mardi 16 mars 2010
Quatre américains tués à Port-au-Prince depuis le 12 janvier
«Le département d'Etat exhorte fortement les citoyens à éviter de voyager en Haïti», insistant sur le «danger constant de crimes violents, comme les homicides et les enlèvements».
N/RadioMetropole Haïti
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=17227
dimanche 14 mars 2010
Un leader évangélique abattu à Port-au-Prince
samedi 13 mars 2010, Radio Kiskeya
Le révérend pasteur Doris Jean-Louis de la 1ère Eglise Evangélique Luthérienne de Concordia sise à Delmas 89 a été abattu de plusieurs balles vendredi soir en sa résidence par des individus qui l’attendaient vraisemblablement devant la barrière de sa résidence sise à Duplan II (Fermathes, Est de Port-au-Prince).
Les meurtriers ont exigé du pasteur qu’il leur fournisse l’argent généré par une école affiliée à l’église avant de l’abattre de plusieurs balles, rapporte Pierre Dieusauve, un membre du conseil d’administration de l’Eglise. L’épouse de la victime qui était venue lui ouvrir le portail a été malmenée par les agresseurs qui lui ont intimé l’ordre de leur livrer tous les objets de valeur qu’ils pouvaient emporter.
La mission évangélique que dirigeait le pasteur Jean Louis compte des annexes à Pèlerin 3 (bis) et à Caradeux. Elle construisait un orphelinat à la Croix-des-Bouquets.
Doris Jean Louis laisse trois enfants résidant aux Etats-Unis.
L’assassinat du pasteur Jean-Louis coïncide avec une certaine recrudescence de l’insécurité à Port-au-Prince après le tremblement de terre du 12 janvier. La police nationale d’Haïti (PNH) et la police de l’ONU (UNPOL) ont annoncé une action conjointe en vue d’appréhender de dangereux fugitifs et de faire échec à la reconstitution des gangs dans divers quartiers. [jmd/Radio Kiskeya]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article6633
Commentaires:
Ouf! on est sauvé. La PNH et l'UNPOL, décident (enfin) de lutter contre l'insécurité. On parle beaucoup de la saison des pluies, puis la saison cyclonique comme vecteurs de prochaines catastrophes annoncées. Peu de gens mettent l'accent sur la recrudescence de l'insécurté et ses conséquences néfastes sur l'avenir du pays dans la conjoncture actuelle.
Dans les plan de reconstruction du pays, laprise en main de la sécurité devrait revêtir une importance capitale.
vendredi 21 août 2009
La Minustah élabore un plan pour aider les autorités haïtiennes à faire face à la saison cyclonique.
Un plan de contingence inter-agences a été élaboré en appui au plan de contingence national en vue de mieux coordonner les réponses aux catastrophes naturelles précise L'officier Kemorel Jadjumbaye du bureau des affaires humanitaires de la Minustah.
Il a fait savoir que la mission onusienne compte mettre l'ensemble des moyens mis à sa disposition au service des autorités haïtiennes, en cas de besoin. .Selon M. Jadjumbaye, 30 000 tonnes de produits alimentaires et 112 000 tonnes de biscuits ont été pré-positionnés dans des endroits stratégiques. Il a aussi indiqué qu'une flotte de 50 véhicules tout-terrain est prête à être déployée en cas de besoin.
RD
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15705
vendredi 14 août 2009
Cité Soleil : Des casques bleus de l’ONU auteurs de graves exactions, dont des actes de cambriolage, selon deux responsables d’une association de vodo
vendredi 14 août 2009, Radio Kiskeya
Les casques bleus de l’ONU déployés à Cité Soleil se comporteraient désormais en véritable force d’occupation en se rendant coupables de graves exactions et de violences gratuites à l’encontre de la population, ont déclaré jeudi à Radio Kiskeya deux responsables d’une association de vodouisants de ce vaste bidonville situé au Nord de Port-au-Prince.
« Outre le fait que les gens sont brutalement fouillés sans raison apparente, ils sont également dépossédés de l’argent qu’ils possèdent éventuellement », ont fait savoir Jean Sony Vatil et Emilio Oscar, respectivement coordonnateur et secrétaire général de la Fédération des Vodouisants de Cité Soleil (FEVOCS). Ils font même état d’un cas flagrant de cambriolage par des casques bleus d’une maison spécialisée dans des prêts sur gages dans le quartier de Soleil 17, où ils auraient emporté des bijoux et d’autres objets de valeur.
Déplorant le fait que leurs plaintes au Bureau de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH) se trouvant dans la zone de BATIMAT soient restées sans suite, MM. Oscar et Vatil ont déclaré que la population de la cité ne sait plus à quel saint se vouer en raison de la terreur qu’y font régner les casques bleus. « Ils n’appréhendent personne, mais ils vous frappent délibérément sans que vous ayez commis un quelconque forfait », ajoutent-ils.
Relevant que la MINUSTAH et la Police Nationale d’Haïti avaient commencé à réaliser un travail positif à Cité Soleil où le calme revenait progressivement, Vatil et Oscar ont déploré la situation qui y prévaut actuellement. Ils ont aussi exprimé leur regret de constater que les policiers nationaux présents dans la zone n’affichent pas de comportement différent de celui de leurs collègues étrangers vis-à-vis de la population.
Les deux responsables de FEVOCS présentent enfin comme un véritable motif d’inquiétude le fait que, selon leurs informations, les ex-bandes armées de Cité Soleil sont en pleine reconstitution, en raison du relâchement de la PNH et de la MINUSTAH dans la lutte contre le banditisme dans la zone . [jmd/Radio Kiskeya]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article6096
dimanche 9 août 2009
Deux morts et une quinzaine de blessés par balle, lors d’une mobilisation à Lascahobas contre le black-out
jeudi 6 août 2009, Radio Kiskeya
La situation demeurait extrêmement tendue jeudi à Lascahobas (Centre) au lendemain de graves incidents ayant fait, au cours d’une série de manifestations contre le black-out, deux morts par balle, dont un enfant en bas âge, et près d’une quinzaine de blessés parmi lesquels dix casques bleus.
La Police Nationale et les autorités civiles de la ville ont donné des versions contradictoires des faits tandis que la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH), accusée par plus d’un, nie toute responsabilité dans les violences et conteste le bilan des victimes.
La porte-parole de la force onusienne, Sophie Boutaud de la Combe, explique que seules trois personnes ont été blessées et aucune n’a été tuée après que les membres du contingent népalais ont tiré des coups de feu en l’air. Dix des casques bleus ont été légèrement touchés, a-t-elle souligné sans annoncer l’ouverture d’une enquête sur des incidents dont la responsabilité est pourtant rejetée sur la MINUSTAH.
De leur côté, l’inspecteur divisionnaire Samuel Alcénat et le commissaire Frantz Lerebours, respectivement responsable du commissariat de Lascahobas et porte-parole de la PNH, soutiennent que les policiers haïtiens n’étaient pas impliqués dans les opérations lorsque les incidents ont éclaté. Affirmant que seuls les casques bleus s’étaient chargés du service d’ordre, les deux hommes ont fait savoir que la Police Nationale avait accompagné, dimanche et mardi, les manifestants qui exigent depuis plusieurs jours la fin du black-out dans leur commune totalement privée d’électricité.
Joint par Radio Kiskeya, le Député de Lascahobas, Dénaud Charlemagne, a déclaré que l’une des personnes tuées l’aurait été par des agents de la PNH. Il précise également que les militaires népalais ont blessé des manifestants qui lançaient des pierres contre leurs véhicules.
Enfin, le maire principal de la ville, Gérald Joseph, a avancé un bilan d’un mort et de quatre blessés en donnant sa propre version des incidents. Ricardo Moret, 25 ans, a été abattu lorsque les agents de la MINUSTAH sont passés à l’offensive pour repousser la foule, laisse entendre l’élu local.
Au nombre de 9.000, les soldats onusiens, déployés en Haïti depuis 2004, sont régulièrement accusés d’implications dans des incidents armés enregistrés à travers le pays. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article6075
vendredi 3 juillet 2009
UN PEU SÉCURITÉ ET BEAUCOUP DE PRÉCARITÉS un bilan peu flatteur pour la MINUSTHA apres cinq ans
Après la présence des Nations Unies en Haïti pendant cinq ans, les experts des sujets internationaux affirment que le bilan indique que dans la nation voisine de la République Dominicaine il y a maintenant davantage de sécurité publique, mais les maux sociaux et les manques de la population persistent de façon pratiquement intacte. Tout le monde accepte que le pays jouit d'un équilibre précaire.
PORT PRINCE. AFP. Cinq années après le début de la Mission de Stabilisation de l'ONU en Haïti (Minustah) le pays vit avec une plus grande sécurité et la situation politique, bien que fragile, est plus stable, mais la majorité de ses 9 millions d'habitants continue à vivre dans la misère la plus absolue.
Avec plus de 9.000 membres (7.000 militaires), la Minustah a rempli le 1 juin son premier lustre, entamé avec une réception violente des partisans de l'ex président Jean Bertrand Aristide et bandes de délinquants et d’ex-militaires, et terminé avec l'acceptation des gens. Les images automobiles en feu et de lynchages qui ont parcouru le monde en 2004 n'ont pas disparu de la vie des haïtiens, mais sont maintenant sporadiques.
On observe encore des traces de ces combats : des murs perforés par des projectiles, ou « des points forts », comme les militaires appellent les emplacements arrachés aux bandes et qu'ils occupent maintenant pour marquer la présence militaire dans des zones difficiles. La situation actuelle représente un équilibre précaire, et tout le monde en est conscient.
A haute voix ou à travers des murmures, les haïtiens reconnaissent que les forces officielles - peu entraînées et mal équipées ne seraient pas capables de maintenir l'ordre.
Si les voitures blanches avec l'inscription « UN » (Nations Unies) laissent Haïti, la barbarie pourrait exploser à nouveau, pour le compte de la violence politique toujours latente ou pour le compte de groupes de trafiquants de drogues dispersés dans la population, dont l’activité se fait encore mais aujourd’hui elle est aujourd'hui plus discrète.
http://www.hoy.com.do/el-mundo/2009/7/3/283899/Un-balance-poco-halagador
Traduction D.L pour Haïti Recto Verso
Une note de HRV :
Le rapport a omis un élément d’une importance capitale a savoir combien coute le fonctionnement de cette superbe machine pour un bilan si peu flatteur après cinq ans. Qui finance la MINUSTAH. Avec plus de 557 millions de dollars par an, n’existe-t-il pas une solution intermédiaire qui permette un bilan aussi peu flatteur et des actions concrètes –moyennant l’utilisation d’une partie de cette somme- en faveur de développement du pays ?
dimanche 21 juin 2009
La MINUSTAH rejette toute responsabilité dans la mort d'un manifestant
" A la lumière des informations préliminaires obtenues, la victime serait décédée d'une blessure à la tête, causée par une pierre ou un objet contondant ", précise un communiqué en référence à un incident qui a eu lieu après les funérailles du Père Jean-Juste. " Si les soldats de la MINUSTAH présents sur les lieux ont dû procéder à des tirs de sommation en l'air pour éloigner la foule, cela ne semble avoir aucun lien avec la mort de la victime ", souligne la Mission. " Elle est par ailleurs conforme à l'usage minimum de la force autorisé dans de telles circonstances", avait expliqué vendredi la porte parole de la Minustah, Sophie Bouteau de Lacombe.
Les responsables de La MINUSTAH ont également démenti les allégations selon lesquelles certains casques bleus auraient pénétré à l'intérieur des espaces universitaires au cours des manifestations étudiantes.
La Mission réaffirme que les instructions données à son personnel militaire et de police interdisent tout accès aux enceintes universitaires. LLM
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15388
samedi 23 mai 2009
Présumée tentative de rapt : Trois morts à Cité Soleil
vendredi 22 mai 2009,Radio Kiskeya
Une fusillade qui a éclaté lors d’une présumée tentative de kidnapping s’est soldée par un lourd bilan de trois morts jeudi soir à Cité Soleil (banlieue nord de Port-au-Prince), a annoncé vendredi l’inspecteur Rosemond Aristide, responsable du sous-commissariat du bidonville.
Trois hommes qui circulaient a bord d’une Isuzu Sidekick ont été retrouvés criblés de balles dans le quartier de Drouillard. Deux corps identifiés respectivement aux noms de Mirard Jean, 47 ans (chauffeur) et Emmanuel Célestin ont été découverts dans le véhicule tandis qu’un troisième gisait par terre. Agée de 35 ans, cette dernière victime se nomme Gérard Germain. Une arme à feu qui se trouvait à ses côtés a été confisquée par la PNH.
Des riverains avaient alerté la police après avoir entendu des détonations.
Intervenant sur la scène de crime, des agents de la Police Nationale et de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) ont relevé des indices pouvant aider à capturer les assassins dans le cadre de l’enquête ouverte sur ce triple meurtre.
De leur côté, des témoins affirment que les victimes ont été toutes trois abattues en tentant d’échapper à un enlèvement.
Une nette remontée de l’insécurité est constatée depuis quelque temps à Cité Soleil, le plus grand bidonville de Port-au-Prince où régnaient sans partage des bandes criminelles avant d’y être chassées en 2006/2007 par une offensive des forces de sécurité haïtiennes et onusiennes. spp/Radio Kiskeya
vendredi 24 avril 2009
Un syndicaliste abattu à Portail Léogâne
Un syndicaliste abattu à Portail Léogâne
L’association des propriétaires et chauffeurs d’Haïti (APCH), attristée par la disparition d’un de ses membres, Jésifort Louis, dénonce le laxisme de la police face à la recrudescence de l’insécurité dans un quartier sensible
jeudi 23 avril 2009, Radio Kiskeya
Un membre de l’association des propriétaires et chauffeurs d’Haïti (APCH), Jésifort Louis, 36 ans, a été tué d’une balle jeudi matin par des inconnus armés à Portail Léogâne (sud de Port-au-Prince), a annoncé le président du syndicat, Changeux Méhu.
Responsable de la gare Port-au-Prince/Miragoâne au sein de l’APCH, le syndicaliste a été touché mortellement à l’œil.
Selon M. Méhu, loin d’être fortuit, ce meurtre traduit une recrudescence de l’insécurité dans une zone sensible extrêmement fréquentée où sont placées des gares routières. Il rappelle que l’APCH a maintes fois, mais sans succès, tenté d’attirer l’attention de la police sur la nécessité d’un renforcement de la sécurité dans ce secteur.
La mort de Jésifort Louis a été précédée de plusieurs autres actes odieux commis ces derniers jours à la capitale par des bandes criminelles opérant le plus souvent à moto. Mardi, William Cambronne, un ancien ambassadeur haïtien de 77 ans, avait été abattu non loin de son domicile à Delmas 33 (nord de Port-au-Prince) parce qu’il résistait à deux motards qui lui avaient intimé l’ordre de remettre son sac à main. Laissant derrière eux le cadavre de leur victime comme celui d’un chien, les meurtriers étaient repartis tranquillement avec le butin convoité. Un sac contenant des médicaments et quelque 400 gourdes que le diplomate venait de tirer sur son compte dans une banque commerciale.
Le même jour, un ingénieur civil a été atteint de trois balles lorsqu’il a été attaqué au volant de sa voiture dans le quartier de Turgeau (centre-est). Heureusement, la victime avait pu se rendre seule à l’hôpital où des soins lui ont été prodigués.
Quant à l’agresseur, il avait pu s’échapper. Sa fuite a été d’autant plus facile qu’un point fixe de la Police Nationale, dont la présence est régulièrement remarquée à Turgeau, avait dû être déplacé pour répondre, dit-on, à une urgence. spp/Radio Kiskeya
vendredi 13 mars 2009
Des poursuites annoncées contre des individus identifiés parmi ceux qui ont incendié un véhicule de l’ONU et perpétré d’autres forfaits à Port-au-Prin
Des poursuites annoncées contre des individus identifiés parmi ceux qui ont incendié un véhicule de l’ONU et perpétré d’autres forfaits à Port-au-Prince
Instructions passées à
Jeudi 12 mars 2009, Radio Kiskeya
Le Ministère de la justice et de la sécurité publique a annoncé jeudi, dans un communiqué signé du ministre Jean Joseph Exumé, des poursuites contre des individus identifiés parmi ceux qui, la veille, ont incendié à Port-au-Prince un véhicule de
Outre l’agression contre le véhicule de
Les premières informations relatives à l’acte perpétré contre le véhicule de
jeudi 29 janvier 2009
"La MINUSTAH n’est pas éternelle", affirme le patron des opérations de maintien de la paix de l’ONU
mercredi 28 janvier 2009, Radio Kiskeya
Le Secrétaire général adjoint de l’ONU chargé des opérations de maintien de la paix, Alain Le Roy, a déclaré mercredi à Port-au-Prince que "la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) ne restera pas en Haïti éternellement".
"Nous sommes ici pour aider le gouvernement haïtien", a répété le diplomate français lors d’une conférence de presse à l’issue d’une visite de cinq jours axée sur la promotion de la stabilité et du développement d’Haïti. Le responsable onusien a averti qu’avant de partir, les casques bleus devaient boucler leur mission de paix qu’ils sont venus accomplir dans le pays.
Sur sa lancée, Alain Leroy affirme avoir recueilli au cours de ses rencontres avec le Président René Préval et des membres de la classe politique une opinion largement favorable sur la contribution de la MINUSTAH à la stabilité actuelle.
Le responsable des opérations de maintien de la paix a aussi mis l’accent sur l’implication de la mission onusienne dans le processus de réforme judiciaire à côté de ses tâches sécuritaires.
M. Leroy a, par ailleurs, dénoncé l’état déplorable des centres carcéraux où il s’est rendu durant son séjour.
A l’instar du chef de la MINUSTAH, Hédi Annabi, le sous-secrétaire général des Nations Unies entrevoit une année 2009 difficile pour Haïti. Mais, il a rappelé que ces prévisions pessimistes sont valables partout à cause de la crise financière à laquelle le monde est aujourd’hui confronté. Estimant que malgré son sous-développement, Haïti avait devant elle des opportunités à saisir, Alain Leroy a annoncé la tenue en avril aux Etats-Unis d’une nouvelle conférence des donateurs. Les partenaires bilatéraux et multilatéraux du pays plancheront sur le financement de multiples projets de développement.
Depuis 2004, la MINUSTAH est déployée en Haïti. Outre ses 9.000 militaires et policiers, elle compte dans ses rangs des centaines de fonctionnaires civils venus de différents pays et évoluant dans plusieurs champs disciplinaires. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5632
samedi 20 décembre 2008
Un mort dans l’attaque d’un « tap-tap » par des inconnus armés
vendredi 19 décembre 2008, Radio Kiskeya
Le nommé Bélizaire Jean Venet a été tué par balle jeudi à la rue Dr Aubry, à Port-au-Prince, par des individus qui dépouillaient de tous leurs biens les occupants du « tap-tap » (taxi) à bord duquel il se trouvait.
Les agresseurs, vraisemblablement au nombre de trois selon des témoins, ont profité du ralentissement du véhicule dû à l’embouteillage à une heure de pointe, pour accomplir leur forfait. Bélizaire Jean Venet tentait apparemment de réagir quand les bandits ont ouvert le feu en sa direction. Il aurait été atteint de 3 projectiles.
Cet incident survenu en plein jour a suscité un grand émoi au centre-ville.
Arrivé sur les lieux quelques minutes après, l’appareil judiciaire a dressé le constat d’usage.
Une nette recrudescence d’actes de banditisme est constatée dans le pays à chaque période de fin d’année.
A l’occasion de son point de presse hebdomadaire, la police a fait état jeudi de 330 arrestations effectuées dans différentes régions du pays au cours de la semaine écoulée, dans le cadre de la lutte contre le banditisme. La plupart des chefs d’accusation retenus contre les prévenus sont le kidnapping, le viol, le vol et d’autres crimes et délits. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5527
HRV commente:
Au grand dam des défenseurs des droits des bandits, on aurait souhaité une depêche avec un tout autre titre: trois bandits armés tombent sous les projectiles d'un paisible citoyen braqué dans une tap tap à la rue docteur Aubry.
Les bandits sans scrupules avaient attaqué un véhicule de transport public en pleine rue de port-au-prince profitant des embouteillage de l'heure de pointe.
Ce civil qui a débarrassé la société de ces malfras sera décoré par les forces de l'ordre tout en espérant que les citoyens continueront à agir dans le sens de leur protection pour reprendre les rues et la ville aux bandits qui ne respectent plus aucune autorité ni aucune loi.
mardi 9 décembre 2008
PNH ET MINUSTAH CONTRE LES KINDNAPPEURS
Dissuasion des bandits par le renforcement des patrouilles et la multiplication des points de contrôle
lundi 8 décembre 2008, Radio Kiskeya
La Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) a annoncé dans un communiqué le lancement à partir du lundi 8 décembre 2008 de l’opération de sécurisation baptisée « Bouclier Bleu » en appui au plan de sécurité urbaine de la Police Nationale d’Haïti (PNH).
Cette opération de sécurisation qui sera conduite à Port-au-Prince et dans plusieurs villes d’Haïti, notamment le Cap Haïtien et les Gonaïves, se traduira sur le terrain par une présence accrue, de jour comme de nuit, des patrouilles des différents contingents policiers et militaires de la MINUSTAH, en renfort du plan de sécurisation de la PNH, précise le communiqué.
Le nombre de points de contrôle mobiles de la MINUSTAH sera pratiquement doublé au cours de cette période. Des sites supplémentaires seront établis sur des voies ou des croisements stratégiques, en coordination avec la PNH.
Cette opération s’inscrit dans le cadre du renforcement de la sécurité en cette période de l’année où les crimes et délits ont tendance à augmenter.
« Nous visons notamment à dissuader les braquages, les enlèvements et autres activités criminelles contre les personnes et les biens en cette période de forte activité commerciale », a déclaré le Commissaire Mamadou Mountaga Diallo, Chef de la Police internationale des Nations unies (UNPOL) en Haïti.
Au cours des trois dernières années, les actes de banditisme et notamment de kidnapping ont augmenté en moyenne de 40% à chaque dernier trimestre, particulièrement dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince, relève la MINUSTAH.
« L’opération « Bouclier bleu » vise à consolider l’amélioration constatée depuis le mois de juillet 2008 au niveau sécuritaire et à permettre à la population haïtienne de profiter de cette période de fêtes dans un esprit de sécurité et de tranquillité », a affirmé Hédi Annabi, Représentant spécial du Secrétaire Général de l’ONU et chef de la MINUSTAH, cité dans le communiqué de la mission onusienne. [RK/MINUSTAH]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5492
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Des avis de recherche bientôt émis contre de présumés kidnappeurs, selon la police judiciaire
Le chef de la DCPJ, Frantz Thermilus, confirme l’arrestation d’une vingtaine d’individus dont les révélations ont permis de déceler des "interconnexions" entre les gangs responsables des rapts de Jénane Ledan et de Monique Pierre (exécutée)
lundi 8 décembre 2008, Radio Kiskeya
Des avis de recherche seront bientôt lancés contre des individus impliqués dans le kidnapping, a annoncé lundi le directeur central de la police judiciaire (DCPJ), Frantz Thermilus, confirmant l’arrestation de plus de vingt présumés bandits au cours de la libération de l’ex-otage Jénane Ledan.
Une intervention policière avait permis de remettre en liberté la directrice du Centre professionnel de formation ouvrière (CPFO), 11 jours après son enlèvement le 26 novembre dernier.
Dans une interview à Radio Kiskeya, il a fait savoir que les premiers interrogatoires ont donné lieu à d’importantes révélations sur le gang décapité en partie dans la nuit de samedi à dimanche à Demas 40 B (est de Port-au-Prince). Les individus interceptés se situent à différents échelons d’une véritable organisation criminelle liée à un autre réseau responsable de l’enlèvement suivi de l’exécution, il y a un peu plus d’une semaine, de Monique Pierre, compagne du commissaire de police, Ernst Dorfeuille.
Interrogé sur ce dossier, le commissaire divisionnaire Thermilus s’est borné à indiquer que l’enquête progressait, sans fournir de précisions. Il a aussi exprimé sa volonté de répondre à toute sollicitation du Sénat si l’institution souhaite obtenir de la Police Nationale des informations relatives à l’affaire Monique Pierre.
Se disant intrigué, le président du Sénat, Kelly Bastien, avait, le week-end écoulé évoqué la possibilité d’inviter les hauts responsables de la PNH, dont le chef de la DCPJ, à fournir des explications sur l’origine de l’information ayant fait état de l’implication présumée du véhicule de service du Sénateur du Sud-Est, Joseph Lambert, dans l’odieux assassinat de Mme Pierre. Cette information avait provoqué un tollé et porté le parlementaire à déposer une plainte contre X au parquet de Port-au-Prince. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5487
HRV Commente :
C’est sans doute le positionnement que les haïtiens et les résidents en Haïti attendent depuis quelques temps de la MINUSTAH. A un moment ou tout le monde s’attend d’une part à une recrudescence des cas de kidnapping et surtout à un moment ou la police nationale se trouve en grande difficulté soit par les scandales qui effritent l’intégrité et la confiance de la population soit par les attaques perpétrées contre les membres de la Police Nationale d’Haïti, l’ensemble des forces de l’ordre était dans l’obligation de monter une toute nouvelle détermination.
Dans ce contexte c’est dommage qu’il n’y ait pas eu une mise en scène un peu plus médiatique capable d’intimider et de dissuader ceux qui couvent l’envie de continuer ou de réaliser des actes de kidnapping.
On aurait aimé écouter des mots durs et presque violents des autorités menées par le président de la République lui-même, encadré de son premier ministre, du directeur de la Police et de la Minustah, histoire de montrer aux bandits la constitution d’un front commun pour mener à bien cette lutte
Première comparution du commissaire Ernst Dorfeuille au cabinet d’instruction
lundi 8 décembre 2008, Radio Kiskeya
Le commissaire Ernst Bouquet Dorfeuille et un co-détenu, Ansy Coulanges, ont comparu pour la première fois lundi au cabinet d’instruction dans le cadre de l’affaire Monique Pierre, la concubine de l’officier de police retrouvée assassinée après son enlèvement.
Le juge instructeur Jean-Claude Rigueur, qui a hérité du dossier, a interrogé les deux hommes dans le cadre de la procédure d’identification des pièces avant le début de l’instruction proprement dite dans la semaine, a indiqué Me Rigaud Duplan, l’un des avocats du commissaire Dorfeuille.
Protestant une fois de plus de l’innocence de son client, il a aussi dénoncé « l’humiliation » que ses frères d’armes ont infligée au policier en le conduisant au Palais de justice de Port-au-Prince. Les deux détenus avaient les bras liés par une paire de menottes.
« C’un est un acte de méchanceté qu’a posé le parquet », s’est emporté Me Rigaud Duplan qui estime scandaleuse l’incarcération d’Ernst Dorfeuille en dépit de son statut de commissaire principal de la police des Gonaïves (171 km au nord de Port-au-Prince) et d’adjoint du directeur départemental de l’Artibonite.
Accusant le parquet de recourir à des pratiques cyniques de scénarios préfabriqués pour faire porter de graves accusations à des personnes devant jouir de la présomption d’innocence, l’avocat a prédit la libération du commissaire. Il en a profité pour attirer l’attention sur la situation de M. Coulanges dont la seule faute a été, selon lui, d’avoir alerté Ernst Dorfeuille suite à la mort violente de sa concubine après en avoir été informé par la fille adoptive du « couple ». spp/Radio Kiskeyahttp://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5489
Manifestation de soutien des Gonaïviens à Ernst Dorfeuille
Plusieurs milliers de personnes ont pris part hier aux Gonaïves à une manifestation de protestation contre l'incarcération du commissaire municipale, Ernst Dorfeuille. Les manifestants estiment que le commissaire Dorfeuille avait contribué à rétablir un climat sécuritaire dans la cité de l'indépendance.Les participants à la marche divisés en plusieurs groupes ont déambulé à travers les principales artères des Gonaïves scandant des slogans en faveur d'Ernst Dorfeuille, incarcéré dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat de sa concubine, Monique Pierre. " L'incarcération de Dorfeuille favorisera le retour des criminels qui avaient fui la ville ", explique un résident des Gonaïves.Les écoles publiques et le commerce fonctionnaient au ralenti à l'occasion de cette grande marche en faveur de Ernst Dorfeuille.Des correspondants de presse rapportent que des cas de cambriolage ont été enregistrés dans certains quartiers des Gonaïves, dont Bigot, depuis l'arrestation du commissaire Dorfeuille.Par ailleurs, des slogans hostiles au sénateur Youri Latortue (LAA) avaient été lancés par certains manifestants.En réaction le sénateur Latortue a soutenu qu'il ne peut pas intervenir dans une enquête judiciaire. Il a souhaite une investigation impartiale pour faire toute la lumière sur l'assassinat de Monique Pierre.Le commissaire de police, Ernst Dorfeuille aurait comparu hier par devant le juge d'instruction en charge du dossier. Ecroué depuis vendredi au Pénitencier National, le commissaire Dorfeuille est accusé d' association de malfaiteur, assassinat et enlèvement.Dans une interview à radio Métropole, le chef du parquet Joseph Manès Louis, avait refusé de se prononcer sur le degré d'implication de Ernst Dorfeuille dans l'assassinat de sa concubine. " Notre devoir est de prendre les mesures qui s'imposent et de rechercher les auteurs du crime", avait t-il ajouté. http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=14450
HRV commente : Ce n’est pas étonnant que des gens manifestent pour exiger la libération de l’inspecteur Dorfeuille. D’après les dernières nouvelles décrivant la situation de la concubine assassinée on peut se dire que le commissaire évoluait dans un environnement ou les billets verts ne manquaient pas.
Il possède ou a été au contact du « nerf de la guerre » Avec la faim et la misère qui sévissent en Haïti il suffit de quelques sous pour que des gens se mobilisent et que pleuvent des slogans du genre « Dorfeuille ou la Mort »
Ces militants capables de vendre leurs services à n’importe quelle cause représente un accroc à la liberté d’expression. C’est une espèce de chair à canon que les dirigeants ont l’habitude d’utiliser comme ressources humaines à usage unique puisqu’ils sont oubliés et écarté une fois leurs fonctions achevées.
C’est une exception culturelle haïtienne aussi que cet art de savoir utiliser et tirer profit des masses !