Google
Affichage des articles dont le libellé est SALAIRE MINIMUM....LE CONFLIT. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est SALAIRE MINIMUM....LE CONFLIT. Afficher tous les articles

samedi 12 septembre 2009

Le sénat adopte les 125 gourdes de salaire pour la sous-traitance

Le sénat a approuvé hier l'objection du chef de l'Etat à la loi sur le salaire minimum. La séance consacrée à l'analyse de l'objection fixant le salaire minimum à 125 gourdes dans le secteur de la sous-traitance n'a pas été marquée par des débats intenses.
A l'instar de Youri Latortue, les sénateurs, ayant boudé les séances consacrées à la validation des pouvoirs et l'élection d'un nouveau bureau étaient à nouveau présents au grand corps.
Hasard du calendrier, les nouveaux élus ont posé leur premier acte législatif en votant le projet de loi qui permettra de faire passer le salaire des ouvriers de 70 à 200 gourdes.
Alors que la chambre basse avait tenu 3 séances houleuses sur le salaire minimum, les sénateurs ont voté cette loi presque dans l'indifférence en raison de l'importance de plusieurs autres dossiers, dont le projet d'amendement de la constitution.
Le président du sénat, Kelly Bastien, informe qu'il transmettra dans le meilleur délai le projet de loi à la présidence pour publication dans le journal officiel, Le Moniteur.
Selon les prescrits de la constitution, le président de la République n'a pas d'autres options que de publier la loi dans le journal Officiel.
Le sénateur Bastien espère que la loi sur le salaire minimum pourra entrer en vigueur en octobre 2009.
Le débat sur le salaire minimum avait polarisé les différents secteurs de la vie nationale y compris la Chambre des députés. La loi initiale proposée par le député Steven Benoit avait fixé le salaire minimum pour toutes les entreprises à 200 gourdes par jour.
LLM
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15796

jeudi 20 août 2009

200 gourdes : Le Sénat tentera un sauvetage, affirme Eddy Bastien

200 gourdes : Le Sénat tentera un sauvetage, affirme Eddy Bastien

Le Sénateur du Nord-Ouest soutient que le souci de justice sociale continue à tenailler les parlementaires vis-à-vis des laissés-pour-compte alors que George Sassine de l’ADIH se dit soulagé après la décision des Députés de rejoindre la position du Président Préval


Le premier secrétaire du Sénat, Eddy Bastien (Alyans Demokratik/Nord-Ouest), a fait savoir mercredi que les membres du Grand Corps tenteront de contourner les procédures en vigueur en vue d’accorder un salaire minimum de 200 gourdes (environ 5 dollars) aux ouvriers de la sous-traitance, au lendemain de l’adoption par les Députés des objections du chef de l’Etat fixant pour ce secteur le salaire minimum à 125 gourdes (environ 3 dollars).

Qualifiant les travailleurs des industries d’assemblage de "grandes victimes" du vote de mardi, le deuxième Sénateur du Nord-Ouest précise que ses collègues et lui vont plancher sur ce dossier dans un souci de justice sociale vis-à-vis des gens issus des couches les plus défavorisées du pays.

Cependant, le Sénateur Bastien souligne qu’en cas d’échec de cette stratégie la Chambre haute se verra contrainte d’approuver les objections du Président René Préval afin que les ouvriers ne soient totalement perdants.

Ces considérations sur le dossier polémique du salaire minimum contrastent totalement avec la satisfaction proclamée du président de l’Association des industries d’Haïti (ADIH), Georges Sassine. Ce dernier avoue que les patrons des manufactures de la sous-traitance ne savaient à quel saint se vouer, tant leurs inquiétudes étaient grandes devant la perspective d’une augmentation spectaculaire du salaire minimum.

Très reconnaissant envers le Président Préval et les Députés, l’industriel estime que le vote de mardi à la Chambre basse traduit le "triomphe de la démocratie et de la raison". Il invite le Sénat à donner son feu vert rapidement à la nouvelle loi.

Tentant de faire le point sur des accusations maintes fois portées contre les industries de la sous-traitance, Georges Sassine précise que 60% de leurs revenus sont consacrés à la paye des ouvriers qui, en général, percevraient un salaire minimum largement supérieur à celui établi par l’Etat.

Au cours des deux dernières semaines, le parc industriel était paralysé et la masse ouvrière mobilisée dans les rues de Port-au-Prince pour exiger l’application immédiate du salaire minimum à 200 gourdes, une question devenue hautement symbolique de l’irruption des rapports de classe dans l’espace politique et de la violence des contradictions sociales. spp/Radio Kiskeya

http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article6106

mercredi 19 août 2009

Les députés "pro 200 gourdes" sont déçus de la décision de l'assemblée

Les députés minoritaires affichent leur déception après l'acceptation de l'objection du chef de l'Etat par la chambre basse.Le député du Cap Haïtien, Eddy Jean Pierre, soutient que ses collègues qui ont voté les 125 gourdes ont eu un comportement de racketteur.
Il insinue que nombre d'élus ont reçu des pots de vin de la présidence et du secteur privé pour refuser les 200 gourdes aux ouvriers.
Le député Jean Pierre entend consulter ses mandants avant d'envisager de démissionner.Pour sa part, le député de Pétion ville, Steven Benoit n'a pas fait allusion à une éventuelle démission mais s'est montré très déçus après la défaite des pro 200 gourdes.
Apres une longue bataille, le père de la loi sur le salaire minimum était sous le choc arrivant même à un lapsus en confondant " indécent " et " indécis". Le parlementaire s'est plaint de l'absence de plus de 4 élus qui pourtant s'étaient illustrés dans les medias en défendant les 200 gourdes.
Tout en acceptant sa défaite qui s'est réalisée dans un contexte démocratique, le député Benoit se propose aujourd'hui de faire la promotion des 125 gourdes auprès du sénat. Il veut à tout prix éviter un rejet de cette loi ce qui pourrait entrainer le maintien de 70 gourdes de salaire minimum.
Steven Benoit estime qu'il ne s'agit toutefois pas d'une grande défaite puisque les ouvriers dans les autres secteurs pourront obtenir un salaire de 200 gourdes après le vote de la loi par le grand corps.
LLM
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15692

Les députés fixent le salaire minimum à 125.00 gourdes.

Les députés ont finalement accepté les objections du président de la république à la loi portant le salaire minimum à 200 gourdes,
Trente-huit (38) députés de la chambre basse ont voté pour, alors que Trente-six (36) autres ont voté contre ces objections et trois se sont abstenus.
Cette décision de la chambre basse doit à présent être acheminée au Sénat qui devra à son tour se prononcer.Le chef de l'Etat avait proposé 125 gourdes pour le secteur de la sous-traitance suite au vote par les 2 chambres d'un projet de loi sur un salaire minimum à 200 gourdes.
Le député Steven Benoit qui avait présenté le projet de loi, a déclaré accepter le verdict de l'assemblée, tout en déplorant le fait que seuls les 23.000 ouvriers de la sous-traitance ne bénéficieront pas des 200 gourdes.
RD
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15687

Salaire minimum : Préval et les patrons l’emportent à la Chambre basse

Un écart de deux voix, 38 contre 36, qui consacre le passage du salaire minimum à 125 gourdes en attendant le vote du Sénat
Mardi 18 août 2009,
Radio Kiskeya
La Chambre des Députés a approuvé mardi par 38 voix pour, 36 contre et 4 abstentions l’objection du Président René Préval à la loi sur le salaire minimum à 200 gourdes (environ 5 dollars), lors d’une troisième et ultime séance consacrée à cette épineuse question à l’origine d’une grande polarisation sociale.
Les vues de l’Exécutif ont triomphé au cours d’un vote serré au bulletin secret après que l’assemblée s’était prononcée en faveur d’une proposition du Député David Génésté (Alyans/Cayes, Sud) demandant l’examen de l’objection du chef de l’Etat en lieu et place du rapport de la commission des affaires sociales. Ce document avait déclenché une vive polémique parmi les élus avec une "solution médiane" de 150 gourdes résultant d’une modification de l’objection présidentielle.
"Le vote a été démocratique, mais je suis déçu du résultat", a confié l’air dépité à l’issue du scrutin le représentant de la circonscription de Pétion-Ville (banlieue est de Port-au-Prince), Steven Benoît, qui avait introduit la loi portant le salaire minimum à 200 gourdes. Il s’en est pris aux absentéistes du jour dont la voix tonitruante s’était pourtant fait entendre à plusieurs reprises en faveur de la cause des ouvriers à la recherche d’une amélioration de leurs conditions de vie.
Pour sa part, le président de la Chambre basse, Levaillant Louis-Jeune a exprimé sa satisfaction, estimant qu’il n’y avait ni vainqueurs ni vaincus parmi les protagonistes de ce débat social très passionné. Il a promis d’acheminer dès mercredi au Sénat le texte de l’objection du Président Préval tel que voté.
Louis-Jeune a émis le vœu que ses collègues de la Chambre haute emboîteront le pas aux Députés afin que la loi fixant le nouveau salaire minimum à 125 gourdes soit promulguée et effective dès le 1er octobre prochain, au bénéfice des travailleurs du secteur de la sous-traitance.
De violentes manifestations de rue mobilisant des milliers d’ouvriers, d’étudiants de l’Université d’Etat d’Haïti et de représentants des mouvements sociaux se sont déroulées ces derniers jours à Port-au-Prince en faveur des 200 gourdes, une augmentation spectaculaire considérée comme une mesure de justice sociale incontournable. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article6104
Un commentaire :
Si nos parlementaires ne marchaient pas sur la tête, le pays aurait pu se défaire de ce débat entre sourds et muets et faire usage du facteur temps dans des domaines beaucoup plus positifs.
Bien entendu, nous faisons chœur avec ceux qui croient que le salaire payé à un ouvrier haïtien reste dérisoire et scandaleux. Mais nous sommes aussi persuadés qu’une augmentation de 300 pour cent d’un coup, comme une envie de pisser ne saurait être sans effet sur la vie économique du pays.
En guise de commentaire je voudrais juste retracer la chronologie des faits qui entourent cette polémique sur le salaire minimum pour comprendre la dynamique de la réflexion des détenteurs d’un des trois pouvoirs en Haïti.
1.- Un député voulant jouer à Robin des Bois, présente une loi stipulant une augmentation du salaire minimum journalier de 300 pour cent. C'est-à-dire faire passer ce salaire de 70 gourdes à 300 gourdes en tenant compte de l’indexe de l’inflation. Pourquoi 300 ? – Secret de Polichinelle !
2. Les tout-puissants députés adoptent et votent cette loi sans se poser de question. Jusqu’à ce moment, la presse ne dit pas grand-chose sur cette affaire.
3. Le Président René Préval refuse de publier et de faire appliquer la loi en dénonçant les risques de cette augmentation brutale sur l’industrie de la sous-traitance en particulier. A ce moment, tout le monde en parle : les étudiants sont dans les rues manifestent et cassent ; le secteur des affaires appuie sur la sonnette d’alarme. Le président s’apprête à objecter la loi.
4. Les députés qui avaient pourtant voté la loi se rendent compte que peut être il y a du vrai dans le discours du Président de la République. Ils pensent maintenant à étudier plus en profondeur les tenants et les aboutissants de la dynamique de l’augmentation du salaire minimum : Ils ont eu la divine idée, qui leur est venue aussi comme une envie de pisser, de créer une commission pour vérifier l’état de finances des entreprises. Bien entendu on comprend certes que cela n’aurait jamais pu se faire avant de voter la loi ! Ils prennent conscience et acceptent l’idée d’une augmentation à 150 gourdes. Des camps se forment et des obstacles s’érigent.
5. Comme promis, René Preval envoie son objection à la chambre des députés.
6. Après des débats avortés et des rencontres houleuses, les députés – qui avaient voter la loi des 200 gourdes, votent en faveur de l’objection de Préval c’est-à-dire un salaire minimum de 125 gourdes.

Faites vos jeux mesdames et Messieurs !

Pardons faites-vous vos propres idées !

mardi 18 août 2009

Troisième séance sur le salaire minimum à la chambre basse

Les députés participeront ce mardi à une troisième séance consacrée au vote de l'objection du chef de l'Etat à la loi sur le salaire minimum.
Le président de la chambre basse, Levaillant Louis Jeune, informe que le dossier a été longuement débattu lors de la conférence des présidents des commissions permanentes.
Les députés n'avaient pas pu, lors des séances des 4 et 12 aout, se prononcer sur l'objection du chef de l'Etat relative à un salaire minimum de 125 gourdes pour les ouvriers de la sous traitance. La séance du 12 aout avait été reportée en raison de la décision d'une trentaine d'élus d'infirmer le quorum.
Le président de la chambre basse espère que les " pro 200 gourdes" n'utiliseront plus la stratégie consistant à infirmer le quorum, mais signale qu'aucun accord n'a pu être conclu en ce sens. Il souhaite que le débat se déroule normalement afin que l'assemblée puisse trancher sur le dossier.
Levaillant Louis Jeune n'a pas voulu faire de commentaires sur la possibilité de l'adoption de l'objection amendée. De nombreux élus critiquent la proposition médiane de 150 gourdes, estimant qu'elle est inconstitutionnelle.
Ces élus dont Hugues Célestin insistent sur la nécessité pour que l'assemblée accepte ou rejette les 125 gourdes proposés par le président Préval. La séance de ce mardi devrait également permettre aux députés de voter la loi sur les frais scolaires adoptée depuis plusieurs mois par le sénat.
LLM
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15686

lundi 17 août 2009

Le salaire minimum, pomme de discorde entre les députés

Le salaire minimum, pomme de discorde entre les députés
Les présidents des commissions permanentes de la chambre basse devront analyser ce lundi les différentes options envisagées dans le cadre du débat sur le salaire minimum. Le président de la chambre basse, Levaillant Louis Jeune, et ses collègues devront fixer une nouvelle date pour la tenue d'une troisième séance consacrée au vote de l'objection du chef de l'Etat.

Entre temps, le groupe des pro 200 gourdes se serait renforcé avec l'arrivée de 6 nouveaux députés.

Sachant que son groupe est toujours minoritaire, le père de la loi sur le salaire minimum appelle d'autres collègues à se rejoindre son camp. Le député de Pétion ville fait remarquer que l'acceptation des objections du chef de l'Etat contribuera à affaiblir le Parlement. Il souhaite que les élus aillent vite en besogne pour éviter que la législature ne prenne fin sans le vote de cette loi.

Par ailleurs, les députés Steven Benoit, Jonas Coffi et Acluche Louis Jeune apportent leur appui aux étudiants et ouvriers réclamant le vote de la loi sur le salaire minimum. Rappelant que le droit de manifester est garanti par la constitution, ces élus invitent les autorités judiciaires à prendre en considération les dossiers des manifestants incarcérés.

Les 3 élus avaient rendu visite vendredi dernier aux deux étudiants incarcérés au Pénitencier National.

LLM
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15678

jeudi 13 août 2009

La loi sur le salaire minimum est dans l'impasse

Les députés ne sont pas parvenus à voter la loi sur le salaire minimum lors de la séance du mercredi 12 aout 2009. Le président de la chambre basse, Levaillant Louis Jeune, a été contraint de reporter la séance en raison de la décision d'un groupe de 26 élus d'infirmer le quorum. Apres plus de 5 heures de débat houleux entre les pro et anti 200 gourdes, les députés minoritaires ont abandonné l'assemblée pour empêcher le vote de l'objection du chef de l'Etat.
La séance a été marquée par des confrontations à l'image de celle ayant opposé le député D'Ennery, Cholser Chancy, à son collègue de Pétion ville, Steven Benoit. Le député Chancy avait proposé d'ajourner la séance afin de permettre à une commission spéciale de dégager un consensus avec les sénateurs sur le salaire minimum.
Cette proposition a été violemment combattue par le député Benoit qui a indiqué qu'elle provient en réalité de la présidence. Steven Benoit a révélé que le président Préval a eu une rencontre avec un groupe de députés quelques heures avant la séance sur le salaire minimum.
En dépit de l'appui manifeste de certains députés à sa proposition le député Chancy a préféré faire le retrait de sa proposition.
De nombreux élus ont critiqué la décision de la commission d'amender l'objection du chef de l'Etat arguant que cette procédure est inconstitutionnelle. Jonas Coffi indique que la stratégie d'infirmer le quorum a été la seule arme disponible pour empêcher une violation de la constitution.
LLM
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15668

Polémique à la chambre basse autour de la loi sur le salaire minimum

Le président de la chambre basse Levaillant Louis Jeune déplore le comportement d'un groupe d'élus ayant provoqué le report de la séance consacrée à la loi sur le salaire minimum.
Le député Levaillant a été contrait de constater l'absence de quorum après le départ d'une trentaine de parlementaires opposés à l'objection du chef de l'État sur le salaire minimum.
Estimant que la minorité a causé des torts, le président de la chambre basse a admis qu'il s'agit d'une stratégie dans un contexte démocratique. Il a toutefois soutenu qu'il n'entend pas avoir d'état d'âme en dirigeant une assemblée politique. " Je n'ai pas a être confortable ou inconfortable", martèle le député Levaillant qui n'a pas voulu faire de commentaires sur des rumeurs de pots de vin accordés à certains élus.
Répondant aux questions des journalistes, le président de la chambre basse a assuré qu'on ne peut l'accuser d'implication dans des actes de corruption.
Interrogé sur les accusations de son collègue Steven Benoit, sur faisant état de contact avec le chef de l'État, le président de la chambre basse a expliqué qu'il s'agit d'accusations sans fondement. " Je sais me protéger contre les intrigues", a insisté le député Levaillant répondant au député Benoit qui s'était présenté comme son protecteur.
Refusant de polémiquer avec son collègue de Pétion ville, le président de la chambre basse a fait valoir que tous " les élus ne peuvent être placés dans un même panier".
LLM
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15669

mercredi 12 août 2009

Haïti salaire minimum ; La situation se complique à la chambre basse

Au Parlement, à quelques heures de la reprise de la séance du 4aout dernier les députés se montrent divisés sur l'attitude à adopter par rapport aux objections du président de la république.

Le député Joseph N. Pierre Louis estime que le vote du rapport de la commission des affaires sociales de la chambre des députés vient compliquer davantage la situation déjà difficile.

« Je ne vois pas comment l'assemblée des députés va pouvoir sortir du gouffre dans lequel il s'est laissé attirer », a dit M. Pierre Louis.

Son collègue Faustin Poly, a annoncé pour sa part que des mesures seront prises pour chercher à redresser la situation en tenant compte des problèmes de procédures enregistrés lors du dernier vote du 4 août.

« Je vais voter en fonction de la situation globale du pays et également en considérant les conséquences de ma décision sur le pays », a fait savoir M. Poly, faisant savoir qu'il est pour un juste milieu.

Pour sa part, le député de Cabaret, Valciné Pierre Jérôme met en doute les déclarations des industriels qui affirment ne pas être en mesure de payer les 200 gourdes minimum aux ouvriers.

Le député Fransner Denius a exprimé le souhait que la prochaine décision qui va être prise dans le cadre du dossier du salaire minimum tienne compte de toutes les revendications faites à travers les manifestations organisées ces derniers jours dans les rues de Port-au-Prince.

A signaler que plusieurs personnes ont gagné les rues cette semaine pour exiger le maintien de la loi sur le salaire minimum à 200.00 gourdes

RD
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15667

mardi 11 août 2009

Haïti salaire minimum : La séance du 4 août dernier va se poursuivre ce mercredi au parlement

La séance du 4 août dernier sur les objections de l'exécutif va se poursuivre mercredi prochain, mais on ne reviendra pas sur le vote du rapport, averti le président de la chambre basse, Louis Jeune Levaillant. Le parlementaire a indiqué que les députés voteront suivant le principe du rapport de la commission qu'ils ont déjà accepté, estimant n'avoir rien à se reprocher dans l'organisation de la séance du 4 aout.
Louis Jeune Levaillant informe que conformément à la demande du groupe des 26 députés, les présidents des différentes commissions et le président de la chambre des députés se sont réunis en conférence et décident de poursuivre avec les discussions sur les objections du président de la république.
Il a laissé entendre que les parlementaires ne pourront pas revenir sur les 200.00 gourdes « Les autres points de l'ordre du jour seront en discussion, mais pas le rapport de la commission des affaires sociales, lequel a bénéficié d'un vote favorable de la part de la chambre basse » a –il ajouté
Le député de la commune de Carrefour ne l'entend pas de cette oreille Esdras Fabien a de son coté, fait savoir que les 200 gourdes sont le strict minimum à payer aux employés des entreprises de sous-traitance.
Il nous faut statuer sur les objections du chef de l'Etat et rejeter le rapport voté de manière illégale et en violation des règlements intérieurs de la chambre des Députés, a dit Esdras fabien.
La loi Benoit sur l'ajustement du salaire minimum a été votée à 200 gourdes par les deux branches du Parlement. Dans ses objections, le chef de l'Etat a proposé 125 gourdes pour les ouvriers de la sous-traitance et la commission affaires sociales, 150 gourdes.
Mais, au cours d'une séance tenue le 4 aout, l'assemblée des députés a tenu compte uniquement du rapport de la commission, laissant de côté les objections du président de la République.
RD
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15653

Haïti salaire minimum ; nouvelle manifestation en faveur des 200.00 gourdes

De nombreuses personnes sont à nouveau dans les rues ce mardi 11 aout pour réclamer l'application de la loi sur le salaire minimum telle que votée par les deux chambres du parlement.
La manifestation est partie de la route de l'aéroport, ils ont fait escale devant le palais national siège de la présidence et devrait par la suite se diriger devant le Parlement.
Les manifestants ont lancé des slogans hostiles au président de la république.
Ils désapprouvent aussi le vote du rapport de la commission des affaires sociales à la chambre des députés qui se prononce pour un salaire minimum journalier de 150.00 gourdes.
RDhttp://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15657

Fermeture temporaire des entreprises de la sous traitance

Les responsables de l'Association des Industries d'Haïti annoncent la fermeture provisoire des entreprises d'assemblage et de textile se trouvant au Parc Industriel.
Dans un communiqué de presse, le président de l'ADIH, Georges Sassine, informe que les entreprises resteront fermées ce mardi 11 aout en vue d'adopter des dispositions visant à assurer la sécurité des employés et de leurs lieux de travail.
M. Sassine indique que cette décision a été adoptée suite aux incidents enregistrés les 3,4, 5 et 10 aout à la Société Nationale du Parc Industriel.
Il révèle que des " individus ont , à plusieurs reprises, pénétré violemment dans l'enceinte de plusieurs usines pour y semer la panique et forcer les ouvriers à abandonner leurs postes de travail".
Les responsables de l'ADIH ont fait valoir que la situation s'est détériorée hier en dépit des efforts des forces de l'ordre.
M. Sassine appelle le gouvernement, les responsables de la Sonapi et les autorités sécuritaires à adopter de nouvelles dispositions afin que les entreprises puissent fonctionner et que le droit au travail des ouvriers soient garanti.
Il rappelle que ces incidents violents contribuent à décourager les investisseurs haïtiens et étrangers ce qui entrainera l'aggravation du chômage endémique.
LLM
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15656

Salaire minimum ; intensification du mouvement de protestation

Les ouvriers et étudiants réclamant la hausse du salaire minimum à 200 gourdes ont donné une nouvelle intensité à leur mouvement hier. Les forces de l'ordre ont eu fort à faire pour contenir les manifestants qui avaient tenté d'investir la Société Nationale du Parc Industriel (SONAPI).
L'intensification du mouvement de protestation s'est traduite par jets de pierres qui ont provoqué des dommages à plusieurs véhicules dont celui du chargé d'affaires de l'ambassade des Etats-Unis à Port-au-Prince, Thomas Tighe. Le diplomate américain qui se trouvait à Delmas 31 n'a pas été la cible des manifestants a fait valoir la porte parole de l'ambassade des Etats-Unis.
Lors d'accrochage avec les forces de l'ordre non loin du commissariat de Delmas, un policier a été blessé et des pares brises de véhicules de la PNH endommagés.
D'autre part, un étudiant Guerchang Bastia, et un membre d'organisation populaire, Patrick Joseph, ont été appréhendés par les policiers à l'intérieur du Parc Industriel. Le commissaire de police de Delmas, Carl Henry Boucher, révèle que les dossiers de ces deux individus ont été transférés au commissaire du gouvernement au cours de la journée.
Les manifestants ont au cours de la journée prouvé leur détermination à poursuivre le mouvement de protestation visant à encourager les députés à rejeter l'objection du chef de l'Etat à la loi sur le salaire minimum. Ils ont fait valoir qu'un salaire de 150 gourdes par jour ne permettrait nullement aux ouvriers de subvenir à leurs besoins fondamentaux.
Le chef de l'Etat, les patrons et les députés étaient dans le collimateur des manifestants qui ont fait feu de tous bois pour amplifier leur mouvement.
LLM
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15654

mardi 4 août 2009

Les Députés s’apprêtent à rendre leur verdict sur l’objection du chef de l’Etat


Un rendez-vous décisif qui décidera du sort de la loi sur le salaire minimum porté à 200 gourdes
lundi 3 août 2009,
Radio Kiskeya
La séance cruciale à la Chambre basse sur l’objection du Président René Préval à la loi sur le salaire minimum se tiendra comme prévu mardi, ont annoncé les Députés Steven Benoît (Pétion-Ville/Ouest) et Jean Beauvoir Dorsonne (Verrettes/Artibonite, nord) à l’issue de la conférence des présidents, instance chargée de définir l’agenda hebdomadaire de l’assemblée.
Père de cette loi qui, depuis plusieurs mois, est au cœur d’un débat social très agité, Benoît a affirmé que les élus vont enfin avoir l’occasion de se prononcer sur le rapport de la commission des affaires sociales placée sous la direction de sa collègue Gérandale Thélusma (Gros-Morne, Artibonite). Le Député de Pétion-Ville croit que ses pairs devraient, dans leur majorité, rejeter sans coup férir l’objection du chef de l’Etat.
Pour sa part, Jean Beauvoir Dorsonne, favorable à une position intermédiaire face aux chauds partisans et aux adversaires farouches du salaire minimum à 200 gourdes (5 dollars), a expliqué que des réflexions étaient en cours en vue d’une modification éventuelle de l’objection présidentielle. Une telle proposition se situerait à mi-chemin des 125 gourdes prônées par M. Préval et des 200 gourdes prévues dans la loi déjà approuvée par les deux Chambres.
Cependant, cette fameuse "approche médiane" destinée à concilier les intérêts des ouvriers et du patronat n’est prévue en aucun cas dans la constitution, rappellent des experts comme le professeur Mirlande Hyppolite Manigat.
Une séance particulièrement houleuse s’était terminée dans la confusion jeudi dernier lorsque la commission des affaires sociales n’était pas en mesure de présenter son rapport.
Les représentants du monde ouvrier soutiennent fermement les parlementaires contres l’alliance ouverte entre la Présidence et les patrons des industries d’assemblage. Ces derniers menacent de fermer leurs entreprises et de licencier des milliers d’ouvriers. spp/Radio Kiskeya

Incertitudes à la chambre basse avant le vote sur le salaire minimum

Les députés devraient se prononcer ce mardi sur l'objection du chef de l'Etat à la loi sur fixant le salaire minimum à 200 gourdes par jour.
La présidente de la commission affaires sociales, Gerandale Thelusma, a confirmé que le rapport a été transmis au bureau de la chambre basse qui a convoqué les élus en assemblée plénière. Gerandale Thelusma, députée de Gros Morne a refusé d'indiquer si le rapport recommande d'approuver ou de rejeter l'objection du président Préval.
Une troisième voie est proposée par plusieurs députés dont le questeur Cholser Chancy et le président de la commission finance, Jean Marcel Lemeran.
Les promoteurs de cette voie médiane envisagent un salaire minimum à 150 gourdes afin de prendre en considération les intérêts des ouvriers et des patrons.
Toutefois le député Steven Benoit, père de la loi sur le salaire minimum, attire l'attention sur l'inconstitutionnalité de cette proposition. Il précise que des élus n'ont d'autre choix que d'approuver ou de rejeter la proposition de la présidence.
On ignore quel groupe dispose d'une certains avantages puisque de nombreux élus refusent de se prononcer sur le dossierLa Concertation des Parlementaires Progressistes (CPP), bloc majoritaire, n'a toujours pas adopté une position officielle. Lors d'une rencontre jeudi le vote décisif n'a pas avoir lieu puisque le rapport n'était pas disponible.
De leur coté, les membres du bloc OPL se préparent à voter contre l'objection du chef de l'Etat. Pendant ce temps, la Présidence a continué sa campagne de sensibilisation de l'opinion publique en diffusant les messages publicitaires dans les medias.
LLM
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15618

samedi 1 août 2009

Une longue journée sans le vote sur le salaire minimum à la chambre basse

Les députés n'ont pas pu sanctionner le rapport de la commission affaires sociales sur l'objection du chef de l'Etat à la loi sur le salaire minimum même si la séance en assemblée a été prolongée jusqu'à 8 heures PM.
Le président de la chambre basse, Levaillant Louis Jeune et ses collègues ont patienté 5 heures avant de se résoudre à reporter au mardi 4 aout, la séance consacrée au salaire minimum.
Intervenant à la tribune, la présidente de la commission affaires sociales, Gérandale Thelusma, a expliqué que le rapport finalisé dans l'après midi n'a pas encore été signé par les membres de cette commission. Elle a fait valoir que le retard s'explique par la réception tardive de l'analyse des états financiers des entreprises de la sous-traitance.
L'intervention de la députée de Gros Morne a été perturbée par la grogne de certains parlementaires protestant contre la désignation de Kesner Pharel comme consultant de la commission.
La députée Thelusma a fermement justifié sa décision rappelant que les présidents des commissions ont la latitude de choisir les experts. " Je ne recherche pas mes amis ni les membres de ma famille", a-t-elle lancé à l'endroit de ses collègues.
De son coté, M. Pharel s'est dit étonné par le comportement de ces parlementaires, faisant remarquer qu'il est un professionnel désireux de se mettre au service de son pays. Qualifiant l'attitude de ces élus d'anti démocratique, il a soutenu que son travail technique ne saurait influencer les membres de la commission.
LLM

Des parlementaires affichent leur opposition aux 200 gourdes

Le rapport de la commission affaires sociales sera transmis ce vendredi au bureau de la chambre basse. L'annonce a été faite par la présidente de ladite commission, Gérandale Thelusma, qui a refusé de révéler les recommandations du rapport. Toutefois elle a soutenu que les dossiers des états financiers des entreprises de la sous traitance prouvent qu'elles ne pourront pas subsister à un salaire minimum à 200 gourdes.

Sensible aux arguments du chef de l'Etat, Mme Thelusma a souligné qu'une petite entreprise, évoluant dans les régions reculées, du pays ne doit pas être contrainte de payer un salaire minimum identique à une grande entreprise commerciale de Port-au-Prince.
Cet avis est partagé par le député Cholser Chancy, membre de la commission ad hoc chargée de vérifier les états financiers des entreprises de la sous traitance. Il révèle que la main d'œuvre représente 52 à 64 % du cout de production de ces entreprises alors que le salaire journalier est de 70 gourdes.
Le député d'Ennery craint des licenciements massifs et la fermeture de plusieurs entreprises si le salaire minimum est maintenu à 200 gourdes. Refusant de faire un choix " qui encouragerait la lutte des classes", le député Chancy souhaite que le salaire minimum soit ramené à 150 gourdes.
LLM

http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15614

Steven Benoit dénonce un complot contre la loi sur le salaire minimum

Le père de la loi sur le salaire minimum Steven Benoit, dénonce un complot ourdi selon lui par la Présidence en vue de différer sur plusieurs semaines le vote sur l'objection du chef de l'état à la loi sur le salaire minimum. Le député de Pétion ville révèle qu'une rencontre a eu lieu au Palais national mercredi soir entre le chef de l'Etat et un groupe de députés autour du vote de cette loi.
Toutefois des élus ayant participé à cette rencontre nient que le président Préval ait tenté d'influencer leurs votes. Ils expliquent que le chef de l'Etat leur a fait comprendre qu'ils doivent assumer leurs responsabilités.
Nullement convaincu par ces explications le député Benoit indique que la stratégie vise à différer le vote jusqu'à ce qu'une majorité d'élus favorables puisse être identifié.
Il fait remarquer que le refus de la présidente de la commission affaires sociales de soumettre le rapport s'inscrit dans le cadre de ce complot.
Tout en faisant état de crainte pour sa sécurité, le député Benoit entend œuvrer pour que la loi puisse être votée avant le 14 septembre, qui marquera la fin de la deuxième session ordinaire.
Plusieurs autres députés dont Emmanuel Bourjolly et Joseph Joël Pierre Louis ont également critiqué le refus des membres de la commission affaires sociales de soumettre un rapport sur un dossier confié depuis un mois.
LLM
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.php?id=15613

jeudi 30 juillet 2009

La POHDH se joint au concert de ceux qui pressent les parlementaires de rejeter les objections du chef de l'Etat dans le dossier du salaire minimum.

Port-au-Prince, le 29 juillet 2009 – (AHP) – La Plate-forme des Organisations Haïtiennes des Droits Humains (POHDH) a une nouvelle fois appelé, mercredi les parlementaires à rejeter les objections du chef de l’Etat à la loi fixant le salaire minimum à 200 gourdes.
La commission Affaires sociales de la chambre des députés doit soumettre ce jeudi son rapport au bureau, a promis en début de semaine, la présidente de la dite commission, Gérandale Thélusma, souligant que le rapport tiendra compte de différentes propositions émises concernant cette loi.
Dans une note de presse, la POHDH a fait savoir qu’en raison de la cherté de la vie, un salaire de 200 gourdes n’arrivera même pas à permettre à une famille de faire face aux besoins quotidiens les plus pressants.
La plate-forme rappelle que les articles 35, 35-1 de la constitution haïtienne ainsi que l’article 23 de la déclaration universelle des droits humains reconnaissent à tout ouvrier le droit à de bonnes conditions de travail et à un niveau de salaire lui garantissant une vie décente.
Il appartient au gouvernement de prouver s’il tient à appliquer une politique publique qui prend en compte les revendications des citoyens, écrit la POHDH, ajoutant: le chef de l’Etat veut faire comprendre que le secteur patronal est incapable de payer aux employés un salaire de 200 gourdes mais reste muet face à l’augmentation des prix du carburant.Elle rappelle que si les citoyens avaient gagné les rues en avril 2008, c’était pour protester contre la cherté de la vie.
La POHDH demande aux parlementaires d’assumer une fois de plus, leurs responsabilités en rejetant l’objection du chef de l’Etat à la loi sur le salaire minimum.
http://www.ahphaiti.org/ndujour.html