Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
vendredi 13 avril 2012
HAITI REPUBLIQUE DOMINICAINE : LES AUTORITES DES DEUX PAYS DENONCENT UN COMPLOT CONTRE L’ADMINISTRATION MARTELLY
Au moment de rencontrer les journalistes convoqués au palais présidentiel, il était accompagné du ministre dominicain des affaires étrangères, Carlos Morales Troncoso, du ministre haïtien de la Justice, Michel Brunache, du procureur dominicain, Radhamés Jiménez, et des ambassadeurs Fritz Cineas (Haiti) et Rubén Silie (Rép. Dom.).
Le texte officiel remis aux journalistes indique que conformément à des informations fournies par les organismes de sécurité dominicains, le colonel Guerrero, aurait tramé « un complot » dans le but de déstabiliser le gouvernement démocratiquement élu du président Michel Martelly, rapporte l’agence Espacinsular, partenaire d’AlterPresse.
Goico aurait ainsi demandé au citoyen haitien Pierre Kanzki, d’entreprendre une campagne de discrédit contre le chef de l’État haitien.
Pierre Kanzki aurait, de son coté, à entrer en contact avec d’autres secteurs de la vie nationale en Haïti pour exécuter le plan.
« Les gouvernements d’Haïti et de la République Dominicaine, condamnent ce type d’action à caractère criminel (...) qui met en danger la paix, l’ordre et la tranquillité du peuple haïtien », selon le document.
Durant cette rencontre, où les journalistes n’avaient pas le droit de poser des questions, deux enregistrements sonores supposément interceptés par les organismes de sécurité dominicains et servant de base à la dénonciation, ont été présentés.
Selon l’agence EFE, dans les enregistrements sonores, la voix présumée de Guerrero évoque le récent scandale des millions ayant éclaboussé Martelly. Ce dernier aurait reçu 2,5 millions de dollars avant et après son élection à la présidence, de la part de l’influent sénateur dominicain Felix Bautista (proche du président Léonel Fernandez).
EFE signale que le colonel à la retraite Pedro julio Goico Guerrero fait partie du cercle rapproché de Hipolito Mejia, ex président et candidat à la présidence du Parti Révolutionnaire Dominicain (PRD).
L’agence ajoute que Mejia est l’un des candidats favoris aux élections du 20 mai prochain, en face (entre autres) de Danilo Medina, candidat du Parti de la Libération Dominicain au pouvoir. [gp apr 13/04/2012 00 :30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article12693
mardi 29 juin 2010
Préval et Fernandez prêts à relancer la commission mixte bilatérale
Outre le Président Préval, la délégation haïtienne comprenait la Première dame Elysabeth Delatour Préval, le Premier Ministre Jean Max Bellerive, l'ambassadeur d'Haïti en République Dominicaine Fritz Cineas et le ministre des haïtiens vivant à l'étranger Edwin Paraison.
LLM / Radio Métropole Haïti
lundi 27 juillet 2009
Les forces de sécurité haïtiennes, onusiennes et dominicaines déployées à la frontière
Samedi 25 juillet 2009, Radio Kiskeya
Les autorités d’Haïti et de la République Dominicaine ont procédé samedi au renforcement de la sécurité à la frontière séparant les deux pays à la suite de graves incidents ayant fait trois blessés lors de violentes protestations dominicaines en vue de l’extradition vers le territoire voisin de deux ressortissants haïtiens accusés de meurtre.
Selon une dépêche de l’agence espagnole EFE, malgré un relatif retour au calme, des mesures exceptionnelles ont été adoptées afin de prévenir de nouvelles violences intercommunautaires. Vendredi, un haïtien et deux dominicains avaient été blessés dans la province frontalière dominicaine de Dajabòn, près de Ouanaminthe (Nord-Est).
Des agents de la Police Nationale et de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) ont mis en place un cordon de sécurité à la ligne frontalière de Ouanaminthe/Dajabòn.
Côté dominicain, le Corps spécialisé de sécurité frontalière (Cesfront) a redoublé de vigilance aux différents points de passage par où pénètrent généralement de nombreux sans-papiers haïtiens et des marchandises destinées à la contrebande. spp/Radio Kiskeya
http://radiokiskeya.com/spip.php?article6047
lundi 4 mai 2009
Un haïtien décapité en pleine rue à Santo Domingo sous les applaudissements d’un public chauffé à blanc
dimanche 3 mai 2009, Radio Kiskeya
Un ressortissant haïtien dont l’identité n’a pas encore été établie, a été décapité samedi dernier dans le quartier de Herrera, à Buenos Aires (Santo Domingo) en présence d´une foule réunie spécialement pour assister à l’acte macabre, rapporte le quotidien dominicain Listin Diario.
Accusé d´avoir, la veille, décapité le citoyen dominicain Leon Lara dans le quartier de Bayona, le ressortissant haïtien, identifié à tort comme l’auteur de l’acte, selon des témoins, a été horriblement torturé avant d’être exécuté au moyen d’une hache. La tête de la victime a été projetée à plusieurs mètres de son corps, sous les applaudissements du public constitué, entre autres, d’adolescents dont certains ont filmé l’horreur au moyen de leurs cellulaires.
Aucune arrestation n´a été effectuée sur le champ, rapporte le journal.
Réagissant dimanche soir à cet acte horrible dans une conversation téléphonique avec Radio Kiskeya, le chancelier haïtien, Alrich Nicolas, a vigoureusement condamné cet « acte de barbarie prémédité », en référence au fait qu’un public avait été convoqué pour assister à l’exécution. Il a en cens déploré l’absence d’autorités policières pour empêcher la perpétration de l’acte qui s’est pourtant étalée sur une certaine durée.
Le ministre haïtien des affaires étrangères a tout aussi bien condamné l’acte imputé à un citoyen haïtien relatif à la décapitation vendredi soir d’un citoyen dominicain.
Estimant que de tels incidents peuvent affecter les bonnes relations entre les deux pays, M. Nicolas a demandé aux autorités dominicaines d’assumer leurs responsabilités face à ces actes et à leurs auteurs, quels qu’ils soient.
En ce sens, une note officielle sera transmise dès lundi au gouvernement dominicain par le Ministère haïtien des Affaires Etrangères, informe M. Nicolas.
Parallèlement, une note de protestation a déjà été transmise aux autorités dominicaines par l’Ambassade d’Haïti à Santo Domingo. [jmd/Radio Kiskeya]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5882
vendredi 1 mai 2009
Reprise limitée des vols de la Tortug’Air vers Santo Domingo
jeudi 30 avril 2009, Radio Kiskeya
Les vols réguliers entre Haïti et la République Dominicaine, suspendus unilatéralement par les autorités dominicaines depuis le 21 avril dernier, reprendront lundi prochain, a annoncé jeudi la Junte de l’aviation civile dominicaine (JAC), selon une dépêche d’EFE.
Toutefois, l’institution affirme avoir autorisé la Tortug’Air, l’unique compagnie aérienne assurant le trafic entre les deux pays, à réaliser seulement 3 des 62 vols charters prévus à destination de la république voisine. Elle prévient que les vols restants devront faire l’objet de discussions lors d’une réunion fixée au 6 mai.
Présenté à Santo Domingo comme « un geste de bonne volonté destiné à faciliter la reprise du service », ce programme de vols doit se réaliser les 4, 5 et 6 mai avant que la JAC ne statue sur la situation de la Tortug’Air à l’occasion de la réunion annoncée.
La Junte de l’aviation civile reproche à son homologue d’Haïti, l’Office national de l’aviation civile (OFNAC), d’avoir systématiquement refusé d’accorder des autorisations de vol à des lignes dominicaines souhaitant venir à Port-au-Prince. Indiquant avoir permis l’année dernière 179 vols de la Tortug’Air, elle dit s’attendre à la réciprocité de la part des autorités haïtiennes de l’aviation civile.
La compagnie haïtienne avait protesté et qualifié d’injustifiées les mesures d’interdiction de vol qui avaient cloué au sol ses appareils assurant la desserte Port-au-Prince/Santo Domingo. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5878
vendredi 24 avril 2009
Nouvelle interdiction de vol de la Tortug’air à destination de la République dominicaine

La ligne régionale haïtienne appelle l’Office National de l’Aviation Civile (OFNAC) à ne pas céder aux « chantages » des dominicains
vendredi 24 avril 2009, Radio Kiskeya
L’aviation civile dominicaine a de nouveau interdit la desserte de Santo Domingo par la ligne régionale haïtienne Tortug’air.
La mesure a pris effet le 20 avril avec la suspension effective des vols, annonce un communiqué de la Tortug’air remis jeudi à la presse.
Dénonçant le caractère unilatéral de la décision, la Tortug’air explique qu’elle a été prise sous prétexte que les autorités haïtiennes refusent de délivrer des permis à d’autres compagnies dominicaines en plus de la PAWA Dominicana et de la ACSA. Ces compagnies détiennent, respectivement, un permis régulier et un permis charter délivrés par l’Office National de l’Aviation Civile (OFNAC).
Pour la Tortug’air, la République dominicaine cherche à accaparer le marché au profit des lignes dominicaines et à marginaliser les opérateurs haïtiens qui, pourtant, ont toujours satisfait aux exigences des autorités compétentes dominicaines.
Remerciant l’OFNAC pour son implication dans la gestion du dossier, la Tortug’air l’appelle à ne pas céder « aux chantages » des autorités dominicaines.
Les autorités dominicaines ne sont pas à leur première mesure de la sorte. La question avait déjà fait l’objet d’une audition au Sénat de la République avec les responsables de la Tortug’air. L’OFNAC avait été pris à partie à l’occasion. Ce qui avait porté le directeur général de l’institution, M. Lemerque Pierre, à réagir dans la presse en apportant des explications sur ses différentes interventions dans le dossier.
Un contentieux similaire existe dans le secteur du transport terrestre entre la République dominicaine et Haïti. Des transporteurs dominicains ont en effet tenté à maintes reprises d’accaparer le marché du transport transfrontalier, au détriment de leurs homologues haïtiens. Un accord intervenu après maints soubresauts permet actuellement le libre fonctionnement des lignes haïtiennes de transport terrestre. [jmd/RK]
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article5859
HRV commente :
Nous avons noté cette tendance de nos voisins à jouer les gros bras sur certaines administrations haïtiennes. Ils oublient souvent, qu’en dépit de certaines apparences, Haïti continuent à exister comme pays et nation. Le déséquilibre de la balance entre les deux pays n’est pas une raison ni un argumentaire pour enlever à nos citoyens l’ensemble de leurs droits. Le secteur des affaires là-bas, de connivence avec certains hommes d’affaires haïtiens veulent occuper l’ensemble des activités du pays. Quand pour une raison quelconque l’administration haïtienne prend des mesures, les ripostes dominicaines frisent souvent le ridicule.
On se rappelle quand ils ont interdit l’exportation d’une boisson produite en Haïti en réaction à l’interdiction à l’importation des produits avicoles suite à la découverte du virus de la grippe aviaire. La raison évoquée à l’époque ne tenait pas debout. Le produit s’était tout de suite vu décerné une certaine pathogénicité que les autorités sanitaires ont découverte juste après l’histoire de l’interdiction de l’exportation des œufs et des poulets.
Cette dépêche parle des incidents provoqués autour des franchises pour l’exploitation du transport transfrontalier. Les syndicats dominicains ne veulent pas que les transporteurs haïtiens exploitent cette route.
Haïti doit se reprendre en main pour pouvoir taper du pied et reprendre ses droits !
mercredi 7 janvier 2009
Les Haïtiens qui occupaient l’église de Dajabon rapatriés vers Haïti
Près de 470 citoyens haïtiens qui avaient occupé l’église Notre Dame du Rosaire de Dajabon, ont abandonné le temple religieux et furent rapatriés après un accord avec les autorités, pendant que le directeur général du service d’immigration a dénoncé que seulement 30 d’entre eux disposaient d’un permis légal leur permettant de travailler en République Dominicaine.

Les haïtiens furent escoltés jusqu’à la frontière par le personnel de Migration, du Corps Spécialisé de Sécurité Frontalière, de l’Armée Nationale, en compagnie du procureur de la République de Dajabon, Juan Casillas Solis et du Père Regino Martinez.
Le directeur de Migration, José Aníbal Sanz Jiminián a souligné que les haïtiens qui ont occupé le temple ont profité des facilités ddu marché binational qui se réalise le lundi et le vendredi à Dajabon pour essayer de s’introduire ilégalement dans le pays.
Cependant, le president du Conseil National des Frontières, Radhamés Batista, a averti que le père Regino Martínez pourrait être soumis à l’action de la justice pour allégation de trafic de sans papiers en plein jour et sous les yeux de la société.
Le fonctionnaire comprend que le religieux ne peut pas se cacher derrière sa soutane pour violer les lois qui régissent la migration de la République Dominicaine, et a rappelé que personne n’est au-dessus de la loi et quoiqu’l n’y ait pas de règlement pour faire appliquer la Loi mIgratoire, celle-ci s’applique toute seule dans les cas similaires a celui qui vient de se produire à Dajabon.
De son côté, le Major general Sanz Jiminián a affirmé que les haïtiens rapatriés allaient être disséminés sur tout le territoire national dans des fermes, des exploitations agricoles et dans des constructions diverses.
Il a ajouté que pour cela, 10 unités d’autobus avaient été préparés, et il a spécifié qu’il ne s’agissait pas seulement de ces 500 haïtiens mais encore des centaiens d’haïtiens qui étaient en attente de cette répartition, avec l’aide biene netendu du père Regino Martinez.

Il insista sur le fait que les 500 haïtien ilégaux qui occupèrent l’église sont arrivés à Dajabon enpetits groupes, pénétrant l’enceinte du temple catholique avec l’aide supposée du religieux, qui après participa dans les négociations pour leur sortie du pays.
Le nouvel accord établit que des 450 citoyens haïtiens qui se retrouvaient réfugiés dans l’église, 75 furent autorisés à rester dans le pays, tandis que les 375 restants furent rapatriés jusqu’à ce qu’ils remplissent les conditions imposées par le bureau de Migration.
Les autorités ont expliqué que quelques us des cartes des haïtiens autoirsés à rester dans le pays avaient expiré depuis 2007 et aout 2008 comme c’était le cas pour les citoyennes haïtiennes Enonis Pierre, Marginia Dutreville et Elnè Tosmen.
E déguerpissement s’est produit après une réunion avec le père Regino mArtinez et des membres de l’Association des Travailleurs Agricoles Haïtien du NordOuest durant laquellele sous directeur de Migration de la zone Nord, Juan Isidro Pérez, promit que l’organisme procedera à l’émission de cartes aux haïtiens qui occupèrent l’église mais pour ce faire ils devraient retourner en Haïti. Le Fonctioinnaire de Migration a expliqué qu’il se fera accompagner d’une équipe qui s’occupera de remettre le document mais quand il y aura des entrepreneurs agricoles à les prendre en charge.

Cependant, le directeur de Cesfront, le Major-Général Santo Domingo Suero, a expliqué au père Régino que le plus important était d’apporter des solutions au conflit d’une façon harmonieuse et que le mieux c’était le retour volontaire des haïtiens vers Haïti parceque si on permettait de rester en République Dominicaine l’année prochaine ils seraient cinq ou 10 milles à occuper l’église.
Le prêtre catholique a manifesté un désaccord avec le délogement, mais expliqua qu’il l’a accepté pour éviter qu’ils ne fussent chassés violemment du centre religieux.
Le président de l’Association des Travailleurs Agricoles Haïtiens, Henel Pautin, a admis que beaucoup de citoyens haïtiens qui travaillent dans les fermes sont des sans papiers, mais il a invoqué leur condiction de père de famille avec des responsabilités et demanda une opportunité pour pouvoir continuer leur travail.

Cependant, le subdirecteur de Migration a demandé qu’ils regagnent avant tout leur pays et que les présidents des associations prépareront par la suite, une liste avec les noms des haïtiens qui travaillent effectivement dans les exploitations agricoles pour leur remettre des cartes de façon à pouvoir rentrer en République Dominicaine sans aucun inconvénient. Durant l’opération de délogement, les autorités ont détenu aussi des haïtiens qui ont montré des cartes provisoires de la Direction de Migration, ils ont été conduits en autobus vers des destinations qui n’ont pas été spécifiées. Les cartes d’un autre groupe laissé en liberté bénéficient de la garantie de l’Association Solidarité du Nord d’Ouest, mais aussi expiré depuis 2007.
Sur cette situation, le président de la Junte Centrale Electorale, docteur Julio Cesar Castaños Guzman, a réfuté hier la proposition du père Martinez d’émettre des carte d’identité et de donner une amnistie à des milliers de citoyens haïtiens qui travaillent depuis de nombreuses années dans des exploitations agricoles dominicaines.
http://www.elnacional.com.do/nacional/2009/1/6/3910/Repatrian-haitianos-ocuparon-iglesia
mardi 6 janvier 2009
Un dominicain perd les deux mains au cours d’une bagarre avec des haïtiens.
Le fait s’est produit dans la nuit de dimanche, expliqua un communiqué de l’institution, qui a identifié les bléssés comme le dominician Carlos Familia Garcia de 22 ans et les haïtiens Chaney Canyo de 24 ans, Nènè Américo de 25 ans Feneido Felix de 22 ans et Ronny Joseph de 24 ans.
La Police n’a pas précisé les motifs de la bagarre, mais a indiqué que les investigations préliminaires signalent que le dominicain avait blessé les haïtiens et ces derniers ont infligé des blessures à celui-ci à l’arme blanche. http://www2.elnuevodiario.com.do/app/article.aspx?id=134968
dimanche 24 février 2008
79 haïtiens retrouvés en maison abandonnée
Après des tâches d'intelligence de l'organisme militaire, les étrangers ont été détectés dans les rues, padre Santana et Beller, de cette localité. Les haïtiens sont détenus dans les prisons de la Forteresse Beller, des forces armées dominicaines , pour être déportée postérieurement, pendant ce temps la persécution des organisateurs du voyage clandestin s’active.
http://elnuevodiario.com.do/app/article.aspx?id=91978
lundi 17 décembre 2007
Haïti-Rép. Dominicaine : Vers le déploiement de patrouilles onusiennes dans la zone frontalière
Des patrouilles de la force onusienne seront déployées le long des frontières maritimes et terrestres pour appuyer les activités de la Police nationale d’Haïti (Pnh) dans la lutte contre les trafics illicites, notamment les trafics d’armes, de munitions et de drogue, selon les nouvelles mesures adoptées par le Conseil de sécurité dans sa résolution 1780 prorogeant, pour octobre 2008, le mandat de la Minustah.
A Santo Domingo, cette question a été débattue lors d’un déjeuner offert par le chancelier dominicain Carlos Morales Troncoso en l’honneur du diplomate Hédi Annabi.
Les travaux de la Minustah commencent à porter des fruits, selon le représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies. Au cours de ce déjeuner, Hédi Annabi a également mentionné la diminution des cas d’enlèvement en Haïti à la fin de l’année 2007.
De 99 en novembre 2006, seulement 19 cas de kidnapping ont été signalés en novembre 2007, selon le chef civil de la Minustah.
Un nombre de 198 cas d’enlèvements ont été recensés en Haïti de janvier à décembre 2007, selon des statistiques évoquées le 13 décembre 2007 par Fred Blaise, porte-parole de la Police des Nations Unies (Unpol).
Tout en rappelant que la Minustah n’est pas une agence de développement, Hédi Annabi dit, par ailleurs, espérer que les actions entreprises par les troupes onusiennes puissent contribuer à la création d’un climat propice aux investissements dans le pays.
Annabi dit avoir intérêt à travailler pour conscientiser la communauté internationale sur la possibilité d’investir en Haïti en vue d’arriver au développement économique et social du pays.
Pour sa part, le chancelier dominicain a salué la mise en place du nouveau Conseil électoral provisoire (Cep) qui devra organiser au début de 2008 des élections sénatoriales partielles ainsi que des élections indirectes.
La possibilité pour la République Dominicaine de participer à la création d’emplois en Haïti à travers l’Accord de partenariat économique avec l’Union européenne a été également discutée. [do apr 14/12/2007 10 :35]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6760
Commentaires :
Maintenant la Minustah va s’occuper de surveiller notre frontière avec la République Dominicaine. Nous savons que le plan de « nos amis » de l’ONU c’est d’établir son autorité sur plusieurs de nos institutions clé comme les douanes, l’autorité portuaire nationale sans oublier leur grand souci de « passer les mains » en profondeur dans notre système judiciaire.
Oui. L’ancien chef de la Minustah, Edmond Mulet avait manifesté un désir ardent et pressant de contribuer à la réforme de notre système judiciaire jugé très malade aux dires même de personnages dignes de confiances comme le chef de la Police Nationale d’Haïti. A l’époque, la tentative d’une ingérence étrangère avait déclenché de un tonnerre de critiques de la part de nos juristes et nos nationalistes. Actuellement Preval semble s’occuper personnellement de la réforme de la justice…sous dictée ?
Qui a encore peur de parler d’occupation ?
Qu’en est-il de notre autonomie ?
mercredi 12 décembre 2007
Haïti/Rép. dominicaine : D’anciennes femmes braceros témoignent
P-au-P, 11 déc. 07 [AlterPresse] --- Rosette, est le nom d’une jeune femme d’origine haïtienne qui a été déportée en Haïti par les autorités dominicaines. Agée de 36 ans et mère de six enfants, Rosette a vu le jour sur le territoire dominicain, selon les témoignages recueillis à l’exposition « esclaves au paradis » par l’agence en ligne AlterPresse.
Dans les bateyes [plantations de canne à sucre] dominicains où elle a grandi, Rosette intervenait surtout dans le sarclage des champs, aux fins de trouver de quoi nourrir ses petits enfants.
A l’instar d’autres Haïtiens nés en République Dominicaine, Rosette n’a pas eu la moindre chance de bénéficier des principes du droit de sol (jus soli) reconnus par la Constitution dominicaine. Elle a été purement et simplement rapatriée vers Haïti, sa terre d’origine.
Sans secours, elle vit aujourd’hui dans une bicoque à Malpasse, près de la frontière haïtiano-dominicaine, à une quarantaine de kilomètres au nord-est de Port-au-Prince.
« J’ai des familles en Haïti, mais je ne connais pas Haïti », soupire la jeune femme lors d’une conférence-témoignage organisée par le Groupe d’appui aux rapatriés et réfugiés (Garr), à laquelle a assisté AlterPresse.
Agée de 25 ans, Julia se trouve, à quelques exceptions près, dans la même situation que sa compatriote Rosette. Son seul enfant de quatre ans, dont elle n’a pas, aujourd’hui, la possibilité, de le doter d’acte de naissance, serait le produit d’un viol.
« Je suis sans secours, abandonnée avec un enfant que je ne suis même pas en mesure d’envoyer à l’école », dit-elle à l’assistance, composée majoritairement d’’ecolières et d’écoliers.
La conférence-témoignage du mardi 11 décembre 2007 s’inscrit dans le cadre de l’exposition « Esclaves au paradis » de la photographe franco-péruvienne Céline Anaya Gauthier, réalisée sur la situation des coupeurs de canne haïtiens dans les bateyes dominicains.
Les photographies présentées montrent des enfants nus, des coupeurs de canne haïtiens, victimes d’injustice et en haillons rapiécés.
« Une situation qui nous rappelle le temps de l’esclavage », selon des visiteurs.
Représentante du Garr à Fonds-Verrettes, Carmel Mérisca constate avec désolation combien des femmes haïtiennes voyagent clandestinement vers la République Dominicaine, accompagnées de leurs enfants.
« Ces voyages clandestins, pour la plupart, sont organisés sous la complicité des passeurs dominicains », explique-t-elle.
Carmel a profité de cette tribune offerte par le Garr, dans le cadre de l’exposition photographique « Esclaves au paradis », pour appeler les autorités compétentes à déployer des policiers à Fonds-Verrettes.
Cette commune, habitée par quelque 45 mille âmes, vit dans des conditions exceptionnelles, trois années après les inondations dévastatrices du 23 mai 2004 qui avait provoqué la mort de 238 personnes et plusieurs milliers de sinistrés. L’Etat est totalement absent dans cette ville qui n’a pas de tribunaux, de commissariats et sous-commissariats de police.
Avec le redéploiement des autorités policières et judiciaires, Carmel pense que les voyages clandestins vers la République Dominicaine pourraient être réduits. Mais, les démarches effectuées en ce sens auprès de l’Etat demeure sans succès, selon la militante de droits des migrants.
« A notre connaissance, des policiers continuent de percevoir leur salaire au nom de Fonds-Verrettes comme s’ils étaient toujours cantonnés à Fonds-Verrettes », soutient-elle.
Un participant au débat de ce 11 décembre 2007 à l’exposition « Esclaves au paradis » donne deux causes qui, selon lui, seraient à la base des voyages clandestins vers la République Dominicaine. Il s’agit des causes politique et économique.
« A mon avis, les dirigeants de ce pays font la sourde oreille aux calamités de nos compatriotes en République Dominicaine, ils sont là pour défendre seulement un petit groupe : la classe possédante », estime ce participant sous couvert de l’anonymat.
Le gouvernement haïtien semble être insensible vis-à-vis des migrantes et migrants haïtiens en République Dominicaine. [do rc apr 11/12/2007 15 :30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6744
jeudi 15 novembre 2007
« L'aide humanitaire » en vente libre ?.. (A propos d'une déclaration maladroite d'un fonctionnaire de Dajabon!)
Les produits en provenance de la République dominicaine pullulent de plus en plus le marché local. Haïti importe presque tout de son voisin. Des produits cosmétiques, des articles ménagers, des vêtements neufs ou usagers mais surtout des produits agro-industriels transformés, notamment les produits laitiers. « Tous les produits de première nécessité, les denrées agricoles: bananes, oeufs, lait, les maraîchères, mêmes les plus insignifiants, bonbons, chicot, nous viennent du voisin... », s'indigne un ancien milicien rencontré dans une camionnette à Delmas. Le sexagénaire tentait d'expliquer à quelques jeunes passagers certaines causes qui, selon lui, ont fait d'Haïti un pays pratiquement importateur.
En fait, Haïti importe de la République dominicaine plus de 20 denrées agricoles, selon Gilles Damais, un responsable du Laboratoire des Relations Haïtiano-Dominicaine LAREHDO. Et, ces importations font quelque peu la force de l'économie de la république voisine. Il y a seulement cinq mois, Haïti a été classée 5e partenaire commercial de la République dominicaine par le Centre d'exportation et investissement (CEI-RD.
Selon l'agronome Henry Châtelain, le marché haïtien absorbe chaque mois 30 millions d'œufs en provenance de la République Dominicaine. D'après la Banque Centrale Dominicaine : « Les œufs comme produit agricole ont enregistré une exportation de 7.78 millions de dollars et se sont exportés dans leur quasi totalité vers le marche haïtien ». Entre autres, les importations de bananes plantains par année s'élèvent entre 3 à 6 millions de dollars américains.
Des études menées par LAREHDO en 2005 ont démontré que les importations haïtiennes s'élèvent à près de 300 millions de dollars américains contre seulement 20 millions pour les exportations qui demeurent jusqu'ici informelles. Tandis que les grossistes et intermédiaires dominicains ont un accès libre à l'achat des produits locaux, les acheteurs haïtiens se heurtent au niveau des postes d'échange, même les plus reculés du marché dominicain, à des postes de douane ou d'un poste militaire. « Les exportations haïtiennes ne sont pas enregistrées. Les acheteurs dominicains traversent la frontière pour s'approvisionner des produits locaux », explique Gilles Damais.
La plus part du temps, les intermédiaires dominicains achètent à vil prix les produits haïtiens pour les revendre à des prix exorbitants. Un avocat payé 1.5 pesos soit 2 gourdes au producteur haïtien peut être revendu dix fois plus cher au consommateur dominicain de la capitale. C'est pratiquement le même scénario pour le café haïtien, dont la première destination est le marché dominicain.
Ceci dit, le commerce transfrontalier nourrit le grenier dominicain mais n'offre pas trop d'avantages aux haïtiens, si l'on se fie aux rapports publiés par certains organismes nationaux et internationaux sur la relation commerciale haitiano-dominicaine. Seulement pour la saison 2004-2005, les responsables de LAREHDO avaient estimé à 10.000 tonnes métriques les quantités d'avocats exportées sur l'ensemble de la région frontalière pour une valeur de 1,5 à 2 millions de dollars américains. Un volume d'exportation informelle qui, selon eux, dépasserait les quantités de mangues exportées vers les Etats-Unis par le secteur formel. Haïti nourrit quand même en partie le marché dominicain. Le pays fournit à son voisin entre 7 à 8 mille tonnes métriques de mangues par année pour une valeur de 0,5 à 0,6 millions de dollars américains. Tandis que les exportations informelles de café grandement demandées en République dominicaine s'estiment entre 5 à 10 millions de dollars américains par année.Les relations commerciales entre les deux peuples présentent un déséquilibre flagrant mais cela n'empêche qu'Haïti reste l'un des meilleurs partenaires de la République dominicaine. Selon LAREHDO, les produits agricoles haïtiens sont essentiellement consommés dans les grandes villes dominicaines notamment Santo Domingo et Santiago ou exportés après avoir été transformés (pois congo mis en conserve, café). Et, les produits dominicains sont consommés un peu partout à travers le pays notamment dans les zones frontalières.
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=50715&PubDate=2007-11-15
Commentaires :
Il est souvent désagréablement ridicule de voir comment des déclarations idiotes de pseudo fonctionnaires du gouvernement dominicain peuvent servir à mettre du feu aux poudres en ce qui concerne les houleuses relations entre Haïti et République Dominicaine. Comment quelqu’un peut-il oser étiqueter d’action humanitaire des échanges commerciaux trop déséquilibrés et inégaux dont le montant s’élève a plus de 300.000.000 de dollars ?
Les échanges avec les Etats-Unis ou la Corée rentrent –ils dans cette catégorie ? Sinon pourquoi les relations commerciales avec un balance hautement favorable aux dominicains ne peuvent pas rester dans le cadre tout bonnement et simplement d’échange ?
samedi 10 novembre 2007
Haïti/Rép. Dominicaine : Faut-il se demander pardon pour oublier le massacre de 1937 ?
par Djems Olivier
Le pardon et la promesse sont deux éléments de solution, proposés par le chercheur Jean-Marie Théodat pour réparer les torts causés par le régime de Rafael Leonidas Trujillo en massacrant, en 1937, environ 20,000 Haïtiens à la frontière haïtiano-dominicaine.
P-au-P, 9 nov. 07 [AlterPresse] --- Par rapport au massacre de 1937, « je me suis prononcé en faveur du pardon et de la promesse », déclare Jean-Marie Théodat, maître de conférences à l’Université Panthéon Sorbonne et directeur adjoint du laboratoire de recherches Prodig/Cnrs.
Membre du comité Mémoires 1937, Théodat place la question du massacre dans « une conjoncture qui a sensiblement changé », en intervenant mercredi soir (7 novembre 2007), à un panel organisé de concert avec le Laboratoire des relations haïtiano-dominicaines (Larehdo), auquel a assisté l’agence en ligne AlterPresse.
Vers les années 1980, peu avant la chute de la dictature des Duvalier en 1986, Haïti n’était pas vraiment consciente des enjeux de la présence aujourd’hui de plusieurs milliers d’Haïtiens de l’autre côté de la frontière.
Paradoxalement, estime le chercheur, la question dominicaine en Haïti est relativement nouvelle, il ne s’agit pas d’une question simple, mais d’une question taboue. Jean-Marie Théodat évoque, en ce sens, une dynamique de confrontation sous-jacente à l’histoire des deux pays qui se partagent l’île.
Cette confrontation, à son avis, ne conduira, aucun des deux pays, nulle part. Pour s’en sortir, l’universitaire propose aux deux peuples de se lancer dans une dynamique de pardon et de promesse.
Face à cette alternative, Théodat pense que « nous avons deux choix » : la vengeance, une sorte de règlement de compte, qu’il a catégoriquement rejetée, et une action politique qui consiste en une dynamique de pardon et de promesse.
Avec plus de 17 millions d’âmes, La République Dominicaine et Haïti sont condamnées à vivre ensemble, selon le chercheur tout en rappelant que « nous sommes deux peuples voisins (…) nous avons un passé qui est souvent conflictuel ».
Théodat précise que le pardon, mentionné dans son intervention, est la condition essentielle de la mémoire. Tout en demandant « pardon au peuple dominicain » pour les torts que lui auraient causés les anciens dirigeants haïtiens, Théodat considère que le peuple dominicain devrait faire autant.
Le conférencier se montre également reconnaissant envers certains intellectuels dominicains, comme Ruben Silié, qui ont souvent défendu la cause haïtienne.
Tout en relevant le caractère religieux de la problématique du pardon, préconisée par Jean-Marie Théodat, Guy Alexandre (ancien ambassadeur d’Haïti en République Dominicaine) invite les Haïtiens à éviter de rentrer dans une dynamique de ressentiment vis-à-vis des Dominicains.
Alexandre signale de très bons moments dans l’histoire des relations entre Haïti et la République, notamment l’aide donnée aux Dominicains sous le gouvernement de Fabre Nicolas Geffrard (Haïti, 1860) pour la reconquête de leur indépendance face à l’Espagne.
L’année 1965 est extrêmement importante dans l’histoire des deux pays, quand les Dominicains ont bénéficié du soutien des Haïtiens dans leur résistance patriotique contre l’occupation américaine.
Durant cette même période, les militants anti-duvaliéristes d’Haïti ont eux aussi bénéficié du support des démocrates et révolutionnaires dominicains, selon Guy Alexandre.
Il a également mentionné la période du coup d’Etat militaire de 1991 ayant conduit à l’exil le président Jean-Bertrand Aristide. Durant cette période, les Dominicains ont, sur plusieurs formes, manifesté leur solidarité envers Haïti pour le retour à l’ordre constitutionnel.
Au sens strict du terme, Guy Alexandre croit qu’ « il n’y a pas à se demander pardon », parce que les deux peuples ne sont aucunement responsables des mauvaises actions posées par leur gouvernement respectif.
Docteur en Histoire, Michel Hector articule, pour sa part, son point de vue sur trois moments historiques liés, selon lui, à la problématique haïtiano-dominicaine. Il fait état de la consolidation de l’indépendance des deux pays avec notamment la chute de Faustin Soulouque en 1859, du développement d’une économie de plantation qui, en quelque sorte, allait ponctuer les relations entre les deux pays.
Michel Hector signale aussi, à partir de 1937, le renforcement d’éléments idéologiques anti-haïtiens. L’année 1986 permettait de poser, à proprement parler, la problématique haïtiano-dominicaine d’une toute autre manière.
Parler de pardon, pour Michel Hector, c’est parler de mémoire, d’oubli et d’histoire. Parler de pardon, c’est, selon lui, parler d’engagement qui doit être porté sur le futur. « Le pardon implique une résolution de vivre autrement dans le futur », dit -il.
A cette demande de pardon, Michel Hector ajoute un bémol : il n’est pas d’accord pour responsabiliser uniquement le dictateur Trujillo, mais également les autorités haïtiennes d’alors.
« L’Etat haïtien doit demander pardon au peuple haïtien pour n’avoir pas créé de meilleures conditions de vie dans le pays », soutient l’Historien.
Tout le débat du mercredi 7 novembre 2007, animé par Sabine Manigat du Journal Le Matin, a tourné autour de la problématique du pardon, lancée par le comité Mémoires de 1937.
L’Historien haïtien Roger Petit-Frère estime, quant à lui, qu’un peuple (le peuple dominicain) ne devrait pas être rendu responsable des fautes de son gouvernement. Il rejoint en ce sens l’ambassadeur Guy Alexandre.
Rachel Doucet, une autre membre du comité Mémoire 1937, pense, pour sa part, qu’il faut poser le problème au niveau des deux États, même si cela doit être également posé de manière individuelle.
En tout cas, en 2000, de jeunes chrétiens dominicains étaient venus manifester leur solidarité envers le peuple haïtien en traversant la frontière pour se rendre à pieds, pendant environ 10 jours, de Santo Domingo au Champ de Mars, à Port-au-Prince (400 kilomètres), rappelle Lisane André du Groupe d’appui aux réfugiés et rapatriés (Garr). Lisane André a été corroborée dans ses propos par le père catholique romain William Smarth. [do rc apr 09/11/2007 13 : 13]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6603
Notre avis :
Une approche logique et valable de nos historiens et chercheurs. La conjoncture actuelle réclame et impose des positions caractérisées par la modération que par l’envie de livrer bataille.
Comme dirait l’autre nous risquons de ne pas avoir les moyens de notre politique avec la merde nous arrivant jusqu’au coup.
La question que l’on se pose c’est de savoir pourquoi le massacre de Trujillo de 1937 revient à l’ordre du jour maintenant 50 ans après. Le silence qui a recouvert ce massacre était-il justifié ou serait-ce encore l’effet anniversaire qui a raviver le feu des consciences endormies ?
vendredi 9 novembre 2007
Haiti-Rép. Dominicaine : Manifestation à Dajabon contre des agissements du Cesfront
P-au-P., 8 nov. 07 [AlterPresse] --- Une manifestation a eu lieu ce 8 novembre dans les rues de Dajabón, au nord-ouest de la République Dominicaine, en rejet aux éventuels abus des soldats du Corps Spécialisé de Sécurité Frontalière (Cesfront) contre les Haïtiens et les Dominicains.
César Estévez, du Comité pour la Défense et le Développement de la Société Civile de Dajabón, a indiqué à l’agence espagnole Efe que les soldats frontaliers effectuent les 8 et 9 novembre des « rafles » illégales dans des hôtels, des maisons de famille et des établissements commerciaux à la recherche d’Haitiens, qui arrivent en ce moment dans le pays pour participer au traditionnel marché binational.
Selon Estévez, les militaires arrêtent les commerçants haïtiens et les rapatrient immédiatement. Dans le même temps ils soumettent à la justice les propriétaires des centres où sont hébergés les Haïtiens sous l’accusation de trafic de personnes.
Selon le dirigeant communautaire, le commerce à Dajabón a été réduit de plus de 70 pour cent, du fait des restrictions qu’impose le Cesfront.
Des représentants de l’église catholique, des commerçants, des chefs d’entreprise, des producteurs, des transporteurs, des propriétaires fonciers, entre autres, ont participé à la marche.
Bien que des membres de l’armée et de la Police Nationale aient suivi de très près les manifestants, aucun incident et aucune arrestation n’ont été signalés.
À la fin de la marche, les participants ont remis un document aux autorités de Dajabón et au chef du Cesfront, le général Adriano Silverio, pour l’informer de la situation.
Les membres du Cesfront ont été déployés à la frontière haitiano-dominicaine en septembre dernier avec pour mission d’assurer le contrôle de la frontière. [cd gp apr 08/11/2007 14:20]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6600
jeudi 18 octobre 2007
206 illégaux haïtiens expulsés du territoire dominicain
mercredi 17 octobre 2007,
Radio Kiskeya
Les autorités dominicaines ont rapatrié de force mercredi 206 sans-papiers haïtiens arrêtés au cours d’une série d’opérations menées à Santiago (155 km au nord de Santo Domingo), selon une dépêche d’EFE.
La direction régionale des services d’immigration précise que parmi les rapatriés se trouvaient 62 femmes et 20 enfants qui créaient une situation désagréable dans les rues de la ville en se livrant à la mendicité.
Les autorités affirment avoir intensifié les rafles dans cette région de la République Dominicaine après que des résidents aient réclamé une diminution de la présence haïtienne. Dans certaines communautés du nord et du nord-est les migrants seraient devenus plus nombreux que les dominicains.
Par ailleurs, 128 autres ressortissants haïtiens ont été appréhendés mardi par les membres de l’Armée Nationale en tentant de se rendre dans les villes frontalières dominicaines de Dajabòn et Valverde (nord-est).
Ils devaient être rapidement reconduits en territoire haïtien.
Pour leur part, deux dominicains, Hipòlito Alejandro Azcona et Francisco Torres Batista ont été arrêtés pour leur implication présumée dans le trafic de clandestins.
Ils seront bientôt déférés devant les autorités judiciaires compétentes.
Les contrôles sont devenus très sévères à la frontière depuis le déploiement fin septembre du Corps Spécialisé Frontalier (CESFRONT) qui compte 500 agents. spp/Radio Kiskeya
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4294
lundi 15 octobre 2007
Haïti-Rép. Dominicaine : L’Église catholique dominicaine divisée quant à une position sur le massacre d’Haïtiens en 1937
Au cours d’une messe solennelle à l’occasion de la fête patronale de la paroisse jésuite de Dajabón (ville frontalière avec Ouanaminthe, au nord-est d’Haïti), l’évêque de Mao-Montecristi, Diómedes Espinal de León, a demandé, au nom de l’Église Catholique romaine dominicaine, « pardon au peuple frère d’Haïti » pour cet « acte horrible qui a causé de graves blessures à des frères haïtiens », s’est-il indigné.
Tout en reconnaissant que « personne, ici réuni dans ce temple, n’a aucune faute dans le crime », le chef de ce diocèse - qui fut l’un des lieux les plus affectés par ce massacre - a déclaré que « l’Église vit le pardon », tout en soulignant que « comme le Pape avait demandé pardon au peuple juif, il demande pardon au peuple haïtien ».
Le Cardinal et aussi archevêque de Santo Domingo, Nicolas de Jesús López Rodríguez, a réagi contre la position du prélat du diocèse de Mao-Montecristi en affirmant que « le peuple dominicain n’a pas à demander pardon au peuple haïtien pour le massacre de 1937, parce que le responsable de ce massacre fut Trujillo et lui il est déjà enterré ».
« Dans ce cas, c’est à Trujillo qu’il faut demander de rendre des comptes, parce que c’est lui qui fut le criminel, et le peuple dominicain n’a aucune faute dans tout cela », soutient le Cardinal dominicain.
Face aux événements déplorables ayant jalonné l’histoire des deux nations, la Conférence épiscopale catholique romaine dominicaine a toujours invité le peuple dominicain à « mettre de côté » ces « faits historiques », tels que « les différentes invasions haïtiennes qui ont causé la mort de centaines de Dominicains, assassinés par les troupes de Dessalines ». Selon les prélats dominicains, le souvenir de ces événements ne fait que « créer des sentiments anti-haïtiens en République Dominicaine ».
À rappeler que dans la déclaration commune signée à la fin d’une rencontre de 3 jours (du 15 au 17 avril 2005) à Port-au-Prince, les Conférences épiscopales catholiques romaines de l’île ont « invité les autorités des deux États à, d’une part, diminuer le flux migratoire massif, anarchique et illégal et, d’autre part, à légiférer sans ambiguïté de façon à ce que soit respecté le droit de tout un chacun à avoir un nom et une nationalité et à chercher la solution aux grands problèmes tels que l’acquisition d’un document d’identité comme citoyen, un emploi, la santé, l’éducation… ». [wel rc apr 11/10/07 10 :30]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6502
lundi 8 octobre 2007
Haïti-Rép. Dominicaine : Dénonciations de mauvais traitements du Cesfront contre des migrants haïtiens
P-au-P, 5 oct. 07 [AlterPresse] --- Des habitants de Dajabón, ville frontalière avec Ouanaminthe (Nord-Est d’Haïti), dénoncent, ce vendredi 5 octobre 2007, une série de mauvais traitements à l’encontre de migrants haïtiens par des soldats du nouveau corps dominicain spécialisé en sécurité frontalière (en espagnol, Cuerpo especializado en seguridad fronteriza -Cesfront-), apprend l’agence en ligne AlterPresse.
« C’était pénible de voir comment les membres du Cesfront maltraitaient les étrangers », déplore l’un des dénonciateurs, le journaliste Manuel Estévez, témoin oculaire, le jeudi 4 octobre, d’une intervention violente des soldats du Cesfront dans un chantier de construction situé au local du Lycée Manuel Arturo Machado dans la ville frontalière dominicaine.
Armes à la main, ces militaires ont malmené des ouvriers haïtiens qui travaillaient dans la reconstruction et l’amplification de ce centre éducatif, explique le ressortissant dominicain.
Le mardi 2 octobre 2007, des militaires du Cesfront ont interdit, avec violence, l’entrée à Dajabón de femmes de ménage et de travailleurs agricoles haïtiens travaillant depuis bien des années dans des foyers et des plantations dominicaines, selon des informations diffusées par l’agence en ligne Clave Digital.
Les avis concernant le Cesfront sont très partagés à Dajabón.
Certains habitants de la ville appuient cette force spéciale, surtout la lutte qu’elle mène contre le trafic illégal de migrants. D’autres critiquent des mesures prises par ce corps d’élite qu’ils jugent susceptibles de faire augmenter une situation de violence et de violation de droits humains à la frontière haïtiano-dominicaine.
« Nous voulons avoir à Dajabón 60% de ces 500 soldats » [du Cesfront], affirmait, dans un discours (publié dans le journal dominicain Listín Diario), le chef de ce nouveau corps, le major général Adriano Silvero Rodríguez, espérant que « Cesfront pourra disposer de 2,000 soldats d’ici à la mi-août de l’année 2008 ».
À rappeler que, le 26 septembre 2007, 500 soldats du Cesfront ont été investis de la mission de surveiller la frontière commune avec Haïti.
Au cours d’une cérémonie officielle organisée en la circonstance, les autorités dominicaines ont mis à la disposition de ce nouveau corps, créé par décret le 8 août 2006, 3 hélicoptères, 4 camions, 6 camionnettes et 3 jeeps afin de remplacer, dès le 27 septembre, les autres institutions militaires qui intervenaient jusqu’à présent dans les points frontaliers de Dajabón (ville frontalière avec Ouanaminthe), Elías Piña (Belladère), Pedernales (Anse-à-Pitres) et Independencia (non loin de Malpasse).
Les soldats de Cesfront ont suivi une formation militaire et policière spéciale pendant deux ans. Les opérations anti-drogue, le contrôle migratoire, le combat contre le terrorisme, la contrebande d’armes, de munitions, d’explosifs, ont été parmi les principaux thèmes de la formation.
Le Cesfront dépend des forces armées dominicaines, en particulier des forces armées aériennes et de la marine de guerre dominicaines. [wel rc apr 05/10/2007 11:00]
http://www.alterpresse.org/spip.php?article6479
mardi 25 septembre 2007
Gérard Latortue dément avoir affirmé que les haïtiens ne sont pas l'objet de mauvais traitement en République dominicaine et qu'Haïti ne connaissait p
Nous n'accepterons pas que des gens malintentionnés mettent en péril les excellentes relations entre Haïti et la République dominicaine, a lancé M. Latortue qui participait à une conférence organisée par le Centre de Politique Hémisphérique de l'Université de Miami où le président dominicain Leonel Fernandez était l'orateur principal.
Il y a des gens qui ne se rendent pas compte que les temps ont changé et qu'aujourd'hui on ne peut parler d'avenir pour Haïti sans envisager l'avenir des 2 pays, a dit Gérard Latortue dont les propos ont été rapportés par la presse dominicaine.
Il a également estimé que le président dominicain aime Haïti et souhaiterait voir ses problèmes résolus.
Les bonnes relations existant entre Leonel Fernandez et Préval seront un élément décisif dans le cadre des efforts visant le développement de l'île via la mobilisation d'une coopération internationale, a dit Latortue, rejetant les accusations de mauvais traitement infligés aux haïtiens, pesant sur la République dominicaine.
Intervenant mardi soir sur une radio haïtienne de New York, Radio Tropicale, Latortue a nié des déclarations rapportées par la presse dominicaine.
Les journalistes dominicains pourraient avoir rapporté plus que je n'ai dit au cours de la conférence, s'est défendu Latortue, réclamant qu'on lui apporte la bande sur laquelle sont enregistrées ces déclarations.
On verrait que je n'ai pas parlé plus de 2 minutes, a-t-il ajouté, faisant savoir qu'il n'a soulevé que trois éléments: la nécessité pour la république dominicaine et Haiti de chercher des formules pour arriver à s'entendre ; l'inégalité des niveaux de développement des 2 pays qui expliquerait le flux migratoire haïtien en direction de la république dominicaine et la nécessité d'un plus grand appui de la communauté internationale à Haïti.
Je n'ai pas non plus parlé de politique migratoire, a encore souligné l'ex chef de gouvernement, estimant qu'il est temps d'en finir avec la désinformation.
Latortue qui avait quitté le pays avant l'entrée en fonction du gouvernement constitutionnel, officiellement pour raison de santé, a également démenti avoir dit qu'Haïti ne connaît pas de croissance économique.
Ce serait nier les progrès que ma propre administration a réalisés et consolidés par le gouvernement constitutionnel, a dit l'ancien chef du régime intérimaire.
AHP 19 septembre 2007 11: 00 AM
-----------
Commentaires
Nous reprenons cet article de l’agence AHP, encore un énième article qui traite des réactions de personnalités haïtiennes au sujet de cet aspect épineux des relations haïtiano-dominicaines. Dans l’ordre nous avions eu droit à des rumeurs sur des déclarations prêtées au président de la République ; puis fut le tour de l’ambassadeur controversé Cinéas et selon toute vraisemblance l’ex-premier ministre du gouvernement de transition, « parti » par la petite porte après les élections présidentielles vient d’être pris au piège.
Cet article n’aurait aucune sorte d’importance s’il ne devait servir a rouvrir une fenêtre pour déblatérer et lancer des injures ou des éloges dirigés vers ce personnage. Cependant comme nous l’avions toujours crié haut et fort, un jour les fonctionnaires haïtiens apprendront que la seule façon d’échapper à ce genre de situation qui vous impose le choix entre le cœur et le politiquement correct, une situation sans issue pour celui qui se laisse prendre au piège, c’est d’éviter ces réunions mondaines ou les medias ne manqueront pas de lancer leurs appâts.
Il faut savoir rester sur ses gardes de façon continue pour éviter des malentendus car définitivement on ne peut pas dans ce cas ménager la chèvre et le chou !
samedi 22 septembre 2007
L'ambassadeur Fritz Cinéas précise
Santo Domingo, le 21 septembre 2007
Cher monsieur Baucicaut,
Je désire tout d'abord vous remercier pour l'occasion que vous m'avez offerte, en fin de votre article paru le 20 septembre 2007 dans les colonnes de" Le Nouvelliste", d'apporter des précisions au sujet de mes déclarations faites le 29 août dernier, à l'occasion d'un déjeuner auquel j'avais été convié par le Groupe Corripio, à Santo Domingo.
Il est vraiment malheureux qu'il soit difficile de publier in extenso ma conversation avec les plus de vingt journalistes de la presse parlée, écrite et télévisée de cet important Groupe qui participaient à cette agape. S'il en était autrement, le débat aurait été académique et n'aurait peut être pas soulevé autant de commentaires.
En répondant à la question concernant la situation des enfants nés de père haïtien ou de mère haïtienne en République Dominicaine, j'ai cité exactement ce qui est prévu à l'article 11 de notre Constitution, nonobstant ce que détermine la Constitution de la République Dominicaine en ce qui concerne la nationalité des enfants nés sur son territoire et ai parlé de la déclaration d'option à l'âge de la majorité.
L'Ambassadeur d'Haïti ne pourrait admettre que les enfants de nos compatriotes nés en République Dominicaine sont des apatrides. Notre Constitution protège justement les enfants de nos expatriés. Nos ressources financières malheureusement ne nous permettent pas de les atteindre partout où ils se trouvent pour leur offrir les services auxquels ils ont droit.
Nous luttons pour le respect des droits de nos compatriotes dans ce pays.
Dès notre arrivée en janvier 2006, à la tête de notre représentation Diplomatique en République Dominicaine, à un moment particulièrement délicat de nos rapports avec nos voisins, notre leitmotiv a été le suivant et nous n'avons jamais cessé de le répéter:" Nous allons travailler pour une entente cordiale" entre notre pays et la République Dominicaine. Mais cette "Entente Cordiale" ne se fera jamais au détriment des intérêts supérieurs de notre Patrie ni de ceux de nos nombreux frères, les ouvriers agricoles, travaillant péniblement chez nos voisins.
Evidemment, l'action d'un diplomate n'est pas toujours visible et dans notre cas plus spécialement. Débattre publiquement nos querelles avec nos voisins aurait été négatif et au lieu d'améliorer les rapports les auraient envenimés. C'est pourquoi le grand public et la presse ne pourront jamais apprécier à sa juste valeur notre action et nos démarches. Nous continuerons à utiliser les voies traditionnelles de la diplomatie, les canaux normaux de communication, filières habituelles par lesquelles les agents diplomatiques doivent passer pour évacuer les querelles, les dissensions, les chocs qui sont souvent le lot des rapports surtout entre pays limitrophes.
Ce que certains appellent " le mutisme" de l'Ambassadeur Cinéas traduit une méconnaissance du rôle du diplomate. Il y a une réserve qui est indispensable dans les positions difficiles et l'activité de l'Ambassadeur, fondée sur la prévention de tout incident, est exposée à des situations à risque qui révèlent toute la fragilité du rôle diplomatique. C'est pourquoi, le sang froid, la réserve, le tact, la maîtrise de soi et la civilité, doivent prévaloir sur les éclats verbaux, souvent préjudiciables aux principes et à ceux que l'on prétend défendre.
La négociation dans la vie internationale est la recherche des solutions par voie d'un accord pacifique. Ce jeu complexe se déroule discrètement par les contacts, les entretiens personnels ainsi que les concessions réciproques et aboutit parfois à des ajustements qui consolident les relations pacifiques, but essentiel de la diplomatie.
Dans leur lettre, les organisations signataires font référence à un certain rapport de la CIA condamnant le régime des Présidents Duvalier " dans le trafic des personnes par l'embauche des braceros à l'époque où j'étais Ambassadeur". Le contrat d'embauchage a existé bien longtemps avant l'avènement en 1957 du Docteur François Duvalier à la Présidence de la République. Il fut un instrument légal signé le cinq février 1952 durant le gouvernement du Général de division Paul Eugène Magloire, repris et modifié le 14 novembre 1966 entre les gouvernements des Présidents François Duvalier et Joaquim Balaguer.
Nous avons certes été Ambassadeur, pour la première fois en République Dominicaine, de mars 1979 à mars 1981 et si le rapport de la CIA nous concernait, il eut été impossible pour nous de devenir, par la suite, Ambassadeur, comme nous l'avons été, aux Etats Unis d'Amérique, près la Couronne Espagnole etc.
C'est l'occasion aussi pour moi, cher Monsieur Baucicaut, de faire savoir que s'il est vrai que j'ai reçu une invitation du Groupe Vicini à visiter leurs bateys et installations, je n'ai pas encore répondu à cette invitation. Mes efforts après plus de trois lettres aux organisateurs du déjeuner pour rectification ont été vains. Je vous rappellerai également les propos attribués à notre Président, S.E. René Préval, lors de sa visite en mars dernier par un important quotidien de cette capitale alors que le Chef de l'Etat n'avait fait aucune déclaration.
Toute notre vie diplomatique a été consacrée à la défense des intérêts supérieurs de notre pays. Nous continuerons à le faire aussi longtemps que le Chef de l'Etat, le Chef du Gouvernement et le Sénat de la République nous en auront gardé leur confiance.Je reste à votre disposition pour tous les éclaircissements que vous désireriez avoir et saisis l'occasion pour vous exprimer, mon cher concitoyen, les assurances de ma haute et distinguée considération.
Dr. Fritz N. CinéasAmbassadeur d'Haïti http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=48799&PubDate=2007-09-21
Commentaires :
Malgré les déclarations fracassantes des organisations qui puisent leurs sèves et leurs essences dans ce genre de situation ou la maladresse conjoncturelle est assimilée à une mauvaise foi structurelle, il faudrait reconnaître une part de vérité dans la mise au point de l’ambassadeur.
Il sera toujours très difficile d’être ambassadeur d’Haïti et toujours éviter ce genre de situation embarrassante. La presse et l’opinion dominicaine utiliseront toujours tous les subterfuges pour mettre les fonctionnaires haïtiens dans leurs petits souliers en les interrogeant sur certains aspects troubles des relations dominico-haïtiennes.
Lors du scandale des médias autour des déclarations prêtées à tort au président Preval lors de son passage en République Dominicaine en mars dernier, nous avions eu les réflexions de ce genre. Sans affranchir complètement le président nous avions déploré l’inefficacité d’un éventuel service de presse de la présidence qui n’aurait pas suffisamment filtré les questions et les thèmes embarrassants pour un président de la République dans le contexte de la complexité des relations entre les deux pays.
Aujourd’hui plus que jamais, il est très compliqué d’être diplomatique haïtien en République Dominicaine, comme il est définitivement très compliqué d’être président de la République en Haïti.
Nous ne prétendons pas absoudre l’ambassadeur Cinéas des ses responsabilités face aux accusations souvent portées contre lui. Nous voulons juste admettre qu’il est très difficile de défendre correctement les intérêts d’Haïti en République Dominicaine quand tous les jours on ne parle que de rapatriement de citoyens haïtiens.
lundi 17 septembre 2007
Marche de protestation des haïtiens en République Dominicaine
samedi 15 septembre 2007,
Radio Kiskeya
Des dizaines de migrants haïtiens, pour la plupart des sans-papiers, ont manifesté vendredi dans plusieurs localités du nord-ouest de la République Dominicaine en vue d’exiger des autorités le respect de leurs droits fondamentaux, rapporte l’agence espagnole EFE.
La marche des protestataires, venus des plantations agricoles situées non loin de la frontière avec Haïti, s’inscrivait dans le cadre de la commémoration à travers le monde de la semaine des immigrants, a indiqué à la presse le prêtre jésuite Regino Martìnez, coordonnateur de l’organisation dénommée Solidarité Frontalière.
Accompagnés de leurs épouses et de leurs enfants, les travailleurs agricoles brandissaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire des articles de la presse écrite relatant les conditions de vie infrahumaines qui sont les leurs.
Peu après la manifestation, ils se sont rassemblés dans l’enceinte de l’église catholique de Ranchadero, dans la province de Montecristi, où le père Regino Martìnez a célébré une messe. Dans son homélie de circonstance, le religieux a exhorté les migrants à rester unis et à poursuivre la lutte pour la défense de leurs droits.
Selon EFE, des organisations communautaires de Ranchadero ont vécu la mobilisation des haïtiens comme une "provocation" orchestrée par le prêtre jésuite. Dans la foulée, elles ont également dénoncé un plan qu’ourdirait Regino Martìnez en vue de les déposséder du temple catholique qui serait sur le point de passer aux mains des haïtiens pour l’organisation de réunions et cultes religieux inspirés de la culture haïtienne.
La marche pacifique, qui s’est tout de même déroulée sans incident, est l’une des rares du genre à être organisées par la communauté haïtienne en République Dominicaine. Les autorités du pays voisin sont régulièrement accusées de cautionner de graves violations des droits les plus élémentaires de centaines de milliers d’haïtiens et de dominico-haïtiens. spp/RK
http://www.radiokiskeya.com/spip.php?article4129