Le secteur privé haitien semble manifester de plus en plus d'intérêt à investir dans l'éducation. Avec d'autres organismes nationaux et bailleurs de fonds internationaux, il s'y engage.
La problématique du système éducatif haïtien a fait l'objet de grands débats hier lundi à l'Hôtel Montana. En partenariat avec la Fondation canadienne pour les Amériques (FOCAL) et l'Inter-American Dialogue (IAD), des représentants du secteur privé des affaires, notamment les tenants de la Fondation UNIBANK, du consortium pour l'éducation, du ministère de l'Education nationale et de la Formation professionnelle, ont discuté pendant plus de trois heures des contraintes liées au bon fonctionnement du système éducatif haïtien. Les discussions ont surtout porté sur le besoin pressant et fondamental d'investir dans l'éducation. C'est d'ailleurs la raison principale qui explique la présence des organismes internationaux FOCAL et IAD, à ce symposium, la troisième rencontre du genre depuis février 2007 à Atlanta aux Etats-Unis.
Là-bas, des bailleurs de fonds internationaux, des membres du secteur privé des affaires avaient plaidé en faveur de l'amélioration de l'éducation comme priorité et objectif commun pour tous les secteurs de la vie nationale. Pour asseoir ce projet combien ambitieux, on a donc confié à la Fondation UNIBANk la noble tâche de prendre le leadership de cette initiative citoyenne. Et c'est sous les hospices de cette institution que les tenants de ce partenariat ont à nouveau remis sur le tapis l'intérêt et la nécessité d'ouvrir le secteur éducatif aux investisseurs nationaux et internationaux.
En effet, en terme de code d'investissement, le secteur éducatif haïtien est souvent traité en parent pauvre. La priorité est accordée à d'autres secteurs de la vie économique, selon M. Carl Braun, de la Fondation UNIBANk « Il y a un code d'investissement dans d'autres secteurs de la vie nationale, tels le tourisme et l'industrie d'assemblage ; mais il n'y a pratiquement rien d'incitatif à l'investissement dans le secteur éducatif », souligne M. Braun. Malgré les efforts de certains organismes dans le secteur, notamment du Consortium pour l'éducation, cela n'empêche que le système est confronté à des obstacles structurels majeurs.
Le Consortium pour l'éducation qui réunit une douzaine d'associations évoluant dans le secteur de l'éducation, représente près de 93 % de l'effectif des écoles privées et 80 % des élèves du privé. Cette instance ne peut grand-chose pour améliorer les conditions de fonctionnement de certaines écoles. « Les écoles fonctionnent avec leurs faibles moyens. Jusqu'à présent, nous avons des difficultés pour accompagner, comme nous le souhaitons, les écoles haïtiennes », a répondu sèchement Marc Anthony Alix, responsable du consortium pour l'éducation, à un des participants.
Le secteur privé des affaires qui, depuis la rencontre d'Atlanta, se donne pour mission de contribuer au renforcement du système éducatif haïtien, offre son appui au consortium en vue de renforcer le travail qu'effectue cette instance dans le secteur. Pour ce faire, ils ont confié le leadership de ce partenariat à la fondation UNIBANk
Pourquoi ce partenariat ?
Le dialogue entre le privé et le public a donc pour objectif de porter l'Etat haïtien et les bailleurs de fonds internationaux à jeter un regard favorable sur le secteur éducatif haïtien qui fait face à de grandes difficultés. A ce niveau, un projet de loi, portant création de l'Office national du Partenariat (ONAP), a été soumis au Parlement haïtien.
Ce projet de loi n'a, jusqu'à présent, été scellé par le Pouvoir législatif.
Ce blocage, mal vu par la majorité des participants, serait dû, selon le ministre de l'Education nationale et de la Formation professionnelle, Gabriel Bien-Aimé, à la réticence des sénateurs, perplexes quant au contenu de ce projet. Ils ont peur que ce partenariat ne profite plutôt au secteur privé. « Au Sénat, on a hésité de voter ce projet de loi, de peur que le MENFP ne soit réduit à sa plus simple expression », a-t-il dit.
Interrogé sur une éventuelle possibilité que les parlementaires changent leur fusil d'épaule, le ministre Bien-Aimé n'a pas trop de certitude que le Sénat va voter ce projet de loi dans les prochains jours. « Au moins sept rencontres ont déjà eu lieu au Parlement, mais jusqu'ici, il y a un blocage. Pour le présent moment, il n'y a aucune certitude quant au vote de ce projet de loi ».
Le ministre Bien-Aimé a toutefois félicité l'initiative du dialogue privé et public en faveur de l'éducation. Il propose, à défaut du vote des parlementaires, un conseil qui jouait le rôle de l'ONAP en attendant l'acceptation de ce projet. « Il faut être inventif pour rendre ce partenariat opérationnel », s'exclame-t-il d'un ton soutenu à l'assistance.
La rencontre entre les secteurs privé et public a constitué aussi un espace de propositions visant à faciliter l'accès à l'éducation et l'amélioration du système éducatif. Certains participants ont ainsi mis l'accent sur la nécessité d'accorder une attention spéciale aux enseignants, les premiers dépositaires du pain de l'instruction aux élèves. D'autres ont évoqué l'urgence d'un Plan national d'éducation pour renforcer le système éducatif haïtien, de renforcer le dialogue privé-privé et d'encourager le partenariat public-privé en vue de soutenir l'éducation en Haïti.
Après cette rencontre, une importante conférence devra se tenir en janvier prochain à Port-au-Prince entre les différents acteurs de cette initiative, notamment le consortium pour l'éducation, le secteur privé des affaires et les bailleurs de fonds internationaux.
Les membres de ce partenariat présenteront aux investisseurs étrangers leurs axes prioritaires en terme d'investissement dans le secteur éducatif. Ils soumettront également leurs attentes au gouvernement haïtien.
Entre-temps, d'autres débats entre le secteur privé et le consortium en vue de trouver une stratégie commune pour relancer le secteur de l'éducation, se tiendront fréquemment à Port-au-Prince, selon les responsables.
En attendant que le Parlement haïtien approuve le projet de loi proposé par les membres de cette initiative citoyenne, les participants se disent déterminés à aller jusqu'au bout de leur objectif commun : l'accès et l'amélioration de la qualité de l'éducation en Haïti. Une détermination qu'applaudit vivement l'ancien Premier ministre du Canada, Joe Clark qui est venu supporter l'initiative haitienne. " Je vous remercie de votre motivation et votre détermination à investir dans le secteur'', s'exclame-t-il satisfait.
Jean Max St Fleur
tmaxner@yahoo.fr
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=46831&PubDate=2007-07-31
Une fenêtre ouverte sur Haïti, le pays qui défie le monde et ses valeurs, anti-nation qui fait de la résistance et pousse les limites de la résilience. Nous incitons au débat conceptualisant Haïti dans une conjoncture mondiale difficile. Haïti, le défi, existe encore malgré tout : choléra, leaders incapables et malhonnêtes, territoires perdus gangstérisés . Pour bien agir il faut mieux comprendre: "Que tout ce qui s'écrit poursuive son chemin, va , va là ou le vent te pousse (Dr Jolivert)
Affichage des articles dont le libellé est L'ACTUALITE D'HAITI : EDUCATION. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est L'ACTUALITE D'HAITI : EDUCATION. Afficher tous les articles
mercredi 1 août 2007
lundi 23 juillet 2007
Un recteur d’université souhaite des subventions de l’état
Le recteur de l’Université Quisqueya, Jacky Lumarc, réclame une participation plus active de l’état pour que les universités puissent réaliser toutes leurs activités. M. Lumarc déplore le refus des autorités haïtiennes de financer les programmes des institutions non publiques rappelant qu’au Canada il est impossible de faire la distinction entre les universités publiques et non publiques.
L’état finance les deux catégories à partir de critères de qualité et de performance souligne t-il notant qu’en république Dominicaine l’état offre aux Universités privées des bâtiments, des équipements et des laboratoires. Grâce a ces efforts, la République Dominicaine est passée en moins de 40 ans de 3 000 a 350 000 étudiants universitaires assure t-il
Selon le recteur de l’université Quisqueya 15 000 étudiants haïtiens fréquentent actuellement des universités dominicaines, nombre supérieur à l’ensemble des Universités d’Etat d’Haïti (UEH). Il a promis de poursuivre les échanges entamés avec les universitaires haïtiens de bonne foi qui sont persuadés que la connaissance ne peut pas être enfermée dans des structures de pouvoir hégémonique, résistantes a la transparence. Le recteur de l’université Quisqueya compte associer à ces échanges des collègues universitaires d’autres pays, dont l’éclairage à partir de l’expérience de leur propre pays, peut constituer un stimulant à la réflexion interne. M. Lumarc a présenté des statistiques alarmantes concernant la fréquentation universitaire en Haïti. " Moins de 1 % de la population scolaire en Haïti arrive au stade de l’université et moins de 0, 1% de la population active dispose d’un diplôme universitaire", affirme t-il.
Il indique que ceci explique en partie non seulement l’expansion de la pauvreté mais aussi l’important écart entre les revenus sur le marché du travail.
L’économiste Kesner Pharel affirme qu’une véritable réforme au niveau de l’enseignement supérieur tant publique que non publique s’avère nécessaire pour créer des opportunités pour des jeunes haïtiens devant évoluer dans l’économie du savoir et de l’information.
K. Pharel
--------------
Source http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12855
Version espagnole disponible sur Haiti Crema Y Nata en http://haiti-crema-y-nata.blogspot.com
L’état finance les deux catégories à partir de critères de qualité et de performance souligne t-il notant qu’en république Dominicaine l’état offre aux Universités privées des bâtiments, des équipements et des laboratoires. Grâce a ces efforts, la République Dominicaine est passée en moins de 40 ans de 3 000 a 350 000 étudiants universitaires assure t-il
Selon le recteur de l’université Quisqueya 15 000 étudiants haïtiens fréquentent actuellement des universités dominicaines, nombre supérieur à l’ensemble des Universités d’Etat d’Haïti (UEH). Il a promis de poursuivre les échanges entamés avec les universitaires haïtiens de bonne foi qui sont persuadés que la connaissance ne peut pas être enfermée dans des structures de pouvoir hégémonique, résistantes a la transparence. Le recteur de l’université Quisqueya compte associer à ces échanges des collègues universitaires d’autres pays, dont l’éclairage à partir de l’expérience de leur propre pays, peut constituer un stimulant à la réflexion interne. M. Lumarc a présenté des statistiques alarmantes concernant la fréquentation universitaire en Haïti. " Moins de 1 % de la population scolaire en Haïti arrive au stade de l’université et moins de 0, 1% de la population active dispose d’un diplôme universitaire", affirme t-il.
Il indique que ceci explique en partie non seulement l’expansion de la pauvreté mais aussi l’important écart entre les revenus sur le marché du travail.
L’économiste Kesner Pharel affirme qu’une véritable réforme au niveau de l’enseignement supérieur tant publique que non publique s’avère nécessaire pour créer des opportunités pour des jeunes haïtiens devant évoluer dans l’économie du savoir et de l’information.
K. Pharel
--------------
Source http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12855
Version espagnole disponible sur Haiti Crema Y Nata en http://haiti-crema-y-nata.blogspot.com
jeudi 28 juin 2007
Le ministère de l’éducation lance le programme d’éducation non formelle
Le ministère de l’éducation nationale et de la formation professionnelle organise un colloque sur l’éducation non formelle qui vise à faciliter l’accès à l’éducation à tous.
Le ministre de l’éducation, Gabriel Bien Aimé, indique que les personnes ciblées par ce programme sont des adolescents qui débutent le cycle d’études primaire, les personnes handicapées et les adultes analphabètes. " Il s’agit de personnes qui ne remplissent pas les critères suivant les normes établies mais qui pourront bénéficier d’un programme d’éducation", soutient-il précisant que l’éducation doit être l’affaire de tous.
Il précise que le ministère veut trouver les moyens pour adapter le curriculum aux besoins d’un jeune dont la scolarisation commence en retard. " Un jeune de 15 ans pourra boucler les deux cycles du fondamentales en 3 ans au lieu de 6 ans", ajoute t-il.
Plusieurs organisations internationales telles l’Agence Américaine pour le Développement Internationale (USAID) et le Fond des Nations Unies pour l’Enfance (Unicef) oeuvrant dans le secteur de l’éducation apportent leur appui au programme d’éducation non formelle.
Nicole Racine, représentante de l’Usaid, affirme que la démarche permettra de renforcer et de consolider les succès que tous les acteurs ont récolté à travers l’approche didactique ou andragogique de l’éducation non formelle.
" Beaucoup de pays utilisent actuellement dans leur système éducatif les approches d’éducation non formelle pour atteindre le plus grand nombre possible d’enfants, de jeunes et d’adultes", indique t-elle tout en précisant qu’il faut identifier les moyens qui permettront de relever le défi. Tout en réaffirmant la détermination de l’Usaid à œuvrer en tant que partenaire dans la réalisation de ce programme, Nicole Racine espère que le pari pourra être gagné a l’horizon 2015.
Pour sa part, le représentant adjoint du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (Unicef) estime que si les autorités se concentrent uniquement sur l’éducation formelle elles consacrent l’exclusion d’une frange importante de la population. " L’éducation non formelle constitue pour les enfants vulnérables une deuxième chance pour regagner leur dignité et leur droits fondamentaux", déclare t-il expliquant que l’Unicef offre son appui au gouvernement pour mettre en place une pédagogie adaptée aux atouts et aux particularités de ces enfants.
" Dans le but de promouvoir l’éducation non formelle l’Unicef se propose d’accompagner le ministère de l’éducation dans l’élaboration de l’énoncé d’une politique d’éducation non formelle, afin de garantir une meilleure conception et diffusion de stratégie pour atteindre ce groupe d’enfant ", ajoute t-il.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12773
Le ministre de l’éducation, Gabriel Bien Aimé, indique que les personnes ciblées par ce programme sont des adolescents qui débutent le cycle d’études primaire, les personnes handicapées et les adultes analphabètes. " Il s’agit de personnes qui ne remplissent pas les critères suivant les normes établies mais qui pourront bénéficier d’un programme d’éducation", soutient-il précisant que l’éducation doit être l’affaire de tous.
Il précise que le ministère veut trouver les moyens pour adapter le curriculum aux besoins d’un jeune dont la scolarisation commence en retard. " Un jeune de 15 ans pourra boucler les deux cycles du fondamentales en 3 ans au lieu de 6 ans", ajoute t-il.
Plusieurs organisations internationales telles l’Agence Américaine pour le Développement Internationale (USAID) et le Fond des Nations Unies pour l’Enfance (Unicef) oeuvrant dans le secteur de l’éducation apportent leur appui au programme d’éducation non formelle.
Nicole Racine, représentante de l’Usaid, affirme que la démarche permettra de renforcer et de consolider les succès que tous les acteurs ont récolté à travers l’approche didactique ou andragogique de l’éducation non formelle.
" Beaucoup de pays utilisent actuellement dans leur système éducatif les approches d’éducation non formelle pour atteindre le plus grand nombre possible d’enfants, de jeunes et d’adultes", indique t-elle tout en précisant qu’il faut identifier les moyens qui permettront de relever le défi. Tout en réaffirmant la détermination de l’Usaid à œuvrer en tant que partenaire dans la réalisation de ce programme, Nicole Racine espère que le pari pourra être gagné a l’horizon 2015.
Pour sa part, le représentant adjoint du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (Unicef) estime que si les autorités se concentrent uniquement sur l’éducation formelle elles consacrent l’exclusion d’une frange importante de la population. " L’éducation non formelle constitue pour les enfants vulnérables une deuxième chance pour regagner leur dignité et leur droits fondamentaux", déclare t-il expliquant que l’Unicef offre son appui au gouvernement pour mettre en place une pédagogie adaptée aux atouts et aux particularités de ces enfants.
" Dans le but de promouvoir l’éducation non formelle l’Unicef se propose d’accompagner le ministère de l’éducation dans l’élaboration de l’énoncé d’une politique d’éducation non formelle, afin de garantir une meilleure conception et diffusion de stratégie pour atteindre ce groupe d’enfant ", ajoute t-il.
http://www.metropolehaiti.com/metropole/full_une_fr.phtml?id=12773
Assurer l'éducation des jeunes non alphabétisés...
Le titulaire du ministère de la Jeunesse, des Sports et de l'Action civique (MJSAC), Fritz Bélizaire semble mettre enfin le cap sur les préoccupations des jeunes. Il a procédé à Cité Soleil au lancement officiel des activités de IDEJEN le mercredi 20 juin 2007. Il s'agit d'un projet visant à répondre aux besoins en éducation des jeunes non alphabétisés et financé par l'USAID
« Nous nous sentons concernés par tout qui a rapport aux jeunes », a déclaré en substance le ministre de la Jeunesse, Fritz Bélizaire, lors de la cérémonie de lancement officiel des activités d'IDEJEN dans le département de l'Ouest. IDEJEN se veut, en effet, un programme d'encadrement pour les jeunes qui n'ont jamais fréquenté l'école ou qui ont abandonné avant la 3e année du premier cycle du fondamental. Financé par l'USAID à hauteur de 5.5 millions de dollars s'échelonnant sur une période de cinq ans, il comprend trois grandes composantes : l'éducation de base non formelle, l'apprentissage d'un métier, l'accompagnement du jeune vers la recherche d'opportunités économiques.
Fritz Bélizaire n'a pas tari d'éloges à l'égard des responsables du Centre pour le développement de l'éducation (EDC) chargé de l'exécution du programme. Et qui dessert 2.500 jeunes de 15 à 24 ans à travers 35 centres de formation de jeunesse dans l'Artibonite, le Nord, Les Nippes, la Grand'Anse, le Centre, l'Ouest, etc.Le titulaire du MJSAC annonce pour l'été l'exécution d'un vaste programme pour les jeunes. Il compte notamment des camps d'été régionaux de l'excellence, des centres d'animation socio-culturelle à travers les 140 communes du pays. Fritz Bélizaire promet de récompenser, le 12 août prochain les jeunes ou associations de jeunes ayant contribué au développement de leur commune. A l'occasion de la Journée mondiale de la jeunesse, le ministre Bélizaire se dit déterminé à apporter son appui aux nouvelles associations.
Thomas c. Tighe pour l'éducation des jeunes non alphabétisés
Le Chargé d'affaires de l'Ambassade des Etats-Unis d'Amérique, Thomas C. Tighe, prenant la parole lors de la cérémonie, s'estime heureux que les jeunes non alphabétisés aient l'opportunité d'apprendre à lire, à écrire et se doter d'un métier leur permettant d'aider leur famille. « L'avenir d'Haïti dépend de l'éducation et de la formation des jeunes », indique le diplomate américain qui assure les jeunes qu'ils ne sont pas seuls dans la lutte pour le développement national. « Men anpil chay pa lou », a lancé en créole M. Tighe qui a rendu hommage aux instituteurs qui se sont sacrifiés pour la formation des jeunes.
Thomas C. Tighe a remercié le ministre de l'Education nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) et le MJSAC pour leur collaboration à l'exécution du projet qui comporte aussi un volet de construction d'infrastructures routières, de places publiques, etc. Le diplomate américain invite le secteur privé haïtien à jouer sa participation dans le processus de changement national visant l'amélioration des conditions de vie des plus défavorisés.
Guerda Prévilon, heureuse d'accompagner les jeunes à Cité Soleil...La directrice du programme, Guerda V. Prévilon, n'a pas caché sa satisfaction de voir l'enthousiasme avec lequel IDEJEN est accueillie à Cité Soleil. « Les jeunes sont de véritables ressources sur lesquelles le pays peut compter », a-t-elle lancé en précisant les différents axes d'intervention d'IDEJEN qui assure l'éducation non formelle, l'éducation à la vie, la formation technique (appuyée par le MENFP). « Les jeunes de Cité Soleil avouent qu'ils veulent en finir avec la violence pour participer au développement de la Cité », se réjouit Madame Prévilon qui voit lever un nouveau soleil sur la commune de Cité Soleil.
Le maire, Wilson Louis aux anges
Le maire de Cité Soleil, Wilson Louis, quant à lui, voit souffler un vent nouveau sur sa commune : « c'est le vent de l'éducation, base de toute société », a-t-il dit.
Pour M. Louis, IDEJEN est une initiative louable qui vise à doter les jeunes de la cité d'un métier qui fera d'eux des citoyens du monde. « Je vous invite, chers jeunes, à adopter un comportement révérencieux à l'égard de vos instructeurs chargés de vous aider à prendre en charge votre avenir », a-t-il lancé en remerciant la représentante de l'USAID, Grace Lanz, d'avoir fait le déplacement.
Enthousiastes, les jeunes de Cité Soleil ont exprimé leur joie de prendre part à ce programme qui, comme l'a souligné le directeur départemental d'éducation de l'Ouest, Pierre Jean Nelson, permettra aux jeunes de vivre en parfaite harmonie.
Par l'éducation. IDEJEN : une initiative, somme toute, à encourager.
Robenson Bernard
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=45174&PubDate=2007-06-28
« Nous nous sentons concernés par tout qui a rapport aux jeunes », a déclaré en substance le ministre de la Jeunesse, Fritz Bélizaire, lors de la cérémonie de lancement officiel des activités d'IDEJEN dans le département de l'Ouest. IDEJEN se veut, en effet, un programme d'encadrement pour les jeunes qui n'ont jamais fréquenté l'école ou qui ont abandonné avant la 3e année du premier cycle du fondamental. Financé par l'USAID à hauteur de 5.5 millions de dollars s'échelonnant sur une période de cinq ans, il comprend trois grandes composantes : l'éducation de base non formelle, l'apprentissage d'un métier, l'accompagnement du jeune vers la recherche d'opportunités économiques.
Fritz Bélizaire n'a pas tari d'éloges à l'égard des responsables du Centre pour le développement de l'éducation (EDC) chargé de l'exécution du programme. Et qui dessert 2.500 jeunes de 15 à 24 ans à travers 35 centres de formation de jeunesse dans l'Artibonite, le Nord, Les Nippes, la Grand'Anse, le Centre, l'Ouest, etc.Le titulaire du MJSAC annonce pour l'été l'exécution d'un vaste programme pour les jeunes. Il compte notamment des camps d'été régionaux de l'excellence, des centres d'animation socio-culturelle à travers les 140 communes du pays. Fritz Bélizaire promet de récompenser, le 12 août prochain les jeunes ou associations de jeunes ayant contribué au développement de leur commune. A l'occasion de la Journée mondiale de la jeunesse, le ministre Bélizaire se dit déterminé à apporter son appui aux nouvelles associations.
Thomas c. Tighe pour l'éducation des jeunes non alphabétisés
Le Chargé d'affaires de l'Ambassade des Etats-Unis d'Amérique, Thomas C. Tighe, prenant la parole lors de la cérémonie, s'estime heureux que les jeunes non alphabétisés aient l'opportunité d'apprendre à lire, à écrire et se doter d'un métier leur permettant d'aider leur famille. « L'avenir d'Haïti dépend de l'éducation et de la formation des jeunes », indique le diplomate américain qui assure les jeunes qu'ils ne sont pas seuls dans la lutte pour le développement national. « Men anpil chay pa lou », a lancé en créole M. Tighe qui a rendu hommage aux instituteurs qui se sont sacrifiés pour la formation des jeunes.
Thomas C. Tighe a remercié le ministre de l'Education nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) et le MJSAC pour leur collaboration à l'exécution du projet qui comporte aussi un volet de construction d'infrastructures routières, de places publiques, etc. Le diplomate américain invite le secteur privé haïtien à jouer sa participation dans le processus de changement national visant l'amélioration des conditions de vie des plus défavorisés.
Guerda Prévilon, heureuse d'accompagner les jeunes à Cité Soleil...La directrice du programme, Guerda V. Prévilon, n'a pas caché sa satisfaction de voir l'enthousiasme avec lequel IDEJEN est accueillie à Cité Soleil. « Les jeunes sont de véritables ressources sur lesquelles le pays peut compter », a-t-elle lancé en précisant les différents axes d'intervention d'IDEJEN qui assure l'éducation non formelle, l'éducation à la vie, la formation technique (appuyée par le MENFP). « Les jeunes de Cité Soleil avouent qu'ils veulent en finir avec la violence pour participer au développement de la Cité », se réjouit Madame Prévilon qui voit lever un nouveau soleil sur la commune de Cité Soleil.
Le maire, Wilson Louis aux anges
Le maire de Cité Soleil, Wilson Louis, quant à lui, voit souffler un vent nouveau sur sa commune : « c'est le vent de l'éducation, base de toute société », a-t-il dit.
Pour M. Louis, IDEJEN est une initiative louable qui vise à doter les jeunes de la cité d'un métier qui fera d'eux des citoyens du monde. « Je vous invite, chers jeunes, à adopter un comportement révérencieux à l'égard de vos instructeurs chargés de vous aider à prendre en charge votre avenir », a-t-il lancé en remerciant la représentante de l'USAID, Grace Lanz, d'avoir fait le déplacement.
Enthousiastes, les jeunes de Cité Soleil ont exprimé leur joie de prendre part à ce programme qui, comme l'a souligné le directeur départemental d'éducation de l'Ouest, Pierre Jean Nelson, permettra aux jeunes de vivre en parfaite harmonie.
Par l'éducation. IDEJEN : une initiative, somme toute, à encourager.
Robenson Bernard
http://www.lenouvelliste.com/article.php?PubID=1&ArticleID=45174&PubDate=2007-06-28
lundi 25 juin 2007
Sur le modèle cubain, une nouvelle campagne d’alphabétisation en perspective
Par Phoenix Delacroix
phedelacroix@yahoo.fr
Une nouvelle campagne nationale d’alphabétisation est sur le point d’être lancée en Haïti, selon un document élaboré en la circonstance par la secrétairerie d’Etat à l’Alphabétisation. Cette initiative d’envergure nationale visera « à éliminer les situations qui aboutissent généralement à la production de l’illettrisme en Haïti ». Un pari énorme si l’on tient compte des échecs retentissants des dernières tentatives. Les concepteurs du document reconnaissent que « l’alphabétisation des masses devrait être au cœur de l’action gouvernementale de manière à pouvoir dynamiser le secteur de la production nationale et entamer le renforcement des capacités au profit du développement national et de la gouvernance locale. La future campagne s’étendra sur trois ans (2007-2010), a-t-on appris. L’investissement nécessaire serait de l’ordre de sept milliards trois cent trente neuf millions quatre cent quatre vingt deux mille deux cent vingt trois (7 339,482.223.00) gourdes.
Toutefois, 50 millions tirés du programme d’investissement public, ont été alloués à la mobilisation générale pour la période 20062007. À cette valeur, il faut ajouter la contrepartie de la coopération cubaine pour l’acquisition de matériels audiovisuels, selon le document de référence. La méthodologie de formation retenue provient de l’expérience cubaine. Elle est basée sur l’audiovisuel.Planifier, organiser et mener à terme une campagne nationale d’alphabétisation n’est jamais facile. Les responsables en sont conscients. Pour renforcer les chances de succès, le secrétaire d’Etat Carol Joseph révèle qu’il lancera les activités sous le signe du partenariat interinstitutionnel et multisectoriel. Dans cette perspective, la secrétairerie d’Etat projette d’avoir recours à des artistes haïtiens de renom, notamment « Man Tout », Ginette Beaubrun dit « Mélanie », « Don Kato », Huguette Souffrant, dans la campagne de motivation destinée à sensibiliser les uns et les autres. Certaines de ces personnalités ont reçu récemment à Cuba une formation liée au rôle qui les attend.
À côté de la campagne de sensibilisation, à laquelle sont allouées 7,000.000.00 de gourdes, soit 14% du budget, toujours selon le document de référence, l’institution concernée projette trois actions d’envergure : l’implantation de structures d’accueil, l’appui au renforcement des capacités, l’appui à la mise en œuvre. Pour l’implantation et la réhabilitation des structures devant loger dans chaque département le personnel du programme, une enveloppe de 8 millions de gourdes (16 % du budget de mobilisation) est prévue. 1,000.00 centres d’alphabétisation seront aménagés dans quatre départements du pays. La formation des ressources humaines à engager dans les activités constitue la deuxième action de taille. 38 % du budget, soit 19 millions de gourdes y sont consacrées.
Au dernier volet du programme sont alloués 32 % de l’enveloppe budgétaire, 16 millions de gourdes. Il est important de relever que le gros des activités ne se déroulera que dans quatre départements pendant la période de mobilisation... Des restrictions budgétaires motiveraient cette limitation. Il est en effet indiqué dans le document de référence « qu’un montant additionnel sera nécessaire pour la mise en place d’autres structures dans les autres départements au cours de l’exercice 2007-2008.
En gros, le plan d’opération prévoit l’implantation de mille structures administratives, l’aménagement de 11 directions départementales, de 11 unités départementales de pilotage ainsi que de 140 unités communales de pilotage ; la production de 65 cassettes audiovisuelles avec l’aide de la coopération cubaine ; la préparation d’une centaine de formateurs et de superviseurs de différents niveaux ; la préparation de registres, de formulaires pour 3,000.000 de participants, ainsi que de 75,000 badges pour facilitateurs et superviseurs ; l’ameublement de 1,000 centres d’alphabétisation ; l’acquisition de 8 véhicules tout terrain et de 20 motos.L’analphabétisme, rappelons-le, est considéré comme l’une des grandes plaies nationales. Un pourcentage assez élevé de la population en est touché. Selon les dernières estimations, le taux d’analphabétisme a considérablement chuté entre 2001-2004 pour se stabiliser autour de 52 %.
phedelacroix@yahoo.fr
Une nouvelle campagne nationale d’alphabétisation est sur le point d’être lancée en Haïti, selon un document élaboré en la circonstance par la secrétairerie d’Etat à l’Alphabétisation. Cette initiative d’envergure nationale visera « à éliminer les situations qui aboutissent généralement à la production de l’illettrisme en Haïti ». Un pari énorme si l’on tient compte des échecs retentissants des dernières tentatives. Les concepteurs du document reconnaissent que « l’alphabétisation des masses devrait être au cœur de l’action gouvernementale de manière à pouvoir dynamiser le secteur de la production nationale et entamer le renforcement des capacités au profit du développement national et de la gouvernance locale. La future campagne s’étendra sur trois ans (2007-2010), a-t-on appris. L’investissement nécessaire serait de l’ordre de sept milliards trois cent trente neuf millions quatre cent quatre vingt deux mille deux cent vingt trois (7 339,482.223.00) gourdes.
Toutefois, 50 millions tirés du programme d’investissement public, ont été alloués à la mobilisation générale pour la période 20062007. À cette valeur, il faut ajouter la contrepartie de la coopération cubaine pour l’acquisition de matériels audiovisuels, selon le document de référence. La méthodologie de formation retenue provient de l’expérience cubaine. Elle est basée sur l’audiovisuel.Planifier, organiser et mener à terme une campagne nationale d’alphabétisation n’est jamais facile. Les responsables en sont conscients. Pour renforcer les chances de succès, le secrétaire d’Etat Carol Joseph révèle qu’il lancera les activités sous le signe du partenariat interinstitutionnel et multisectoriel. Dans cette perspective, la secrétairerie d’Etat projette d’avoir recours à des artistes haïtiens de renom, notamment « Man Tout », Ginette Beaubrun dit « Mélanie », « Don Kato », Huguette Souffrant, dans la campagne de motivation destinée à sensibiliser les uns et les autres. Certaines de ces personnalités ont reçu récemment à Cuba une formation liée au rôle qui les attend.
À côté de la campagne de sensibilisation, à laquelle sont allouées 7,000.000.00 de gourdes, soit 14% du budget, toujours selon le document de référence, l’institution concernée projette trois actions d’envergure : l’implantation de structures d’accueil, l’appui au renforcement des capacités, l’appui à la mise en œuvre. Pour l’implantation et la réhabilitation des structures devant loger dans chaque département le personnel du programme, une enveloppe de 8 millions de gourdes (16 % du budget de mobilisation) est prévue. 1,000.00 centres d’alphabétisation seront aménagés dans quatre départements du pays. La formation des ressources humaines à engager dans les activités constitue la deuxième action de taille. 38 % du budget, soit 19 millions de gourdes y sont consacrées.
Au dernier volet du programme sont alloués 32 % de l’enveloppe budgétaire, 16 millions de gourdes. Il est important de relever que le gros des activités ne se déroulera que dans quatre départements pendant la période de mobilisation... Des restrictions budgétaires motiveraient cette limitation. Il est en effet indiqué dans le document de référence « qu’un montant additionnel sera nécessaire pour la mise en place d’autres structures dans les autres départements au cours de l’exercice 2007-2008.
En gros, le plan d’opération prévoit l’implantation de mille structures administratives, l’aménagement de 11 directions départementales, de 11 unités départementales de pilotage ainsi que de 140 unités communales de pilotage ; la production de 65 cassettes audiovisuelles avec l’aide de la coopération cubaine ; la préparation d’une centaine de formateurs et de superviseurs de différents niveaux ; la préparation de registres, de formulaires pour 3,000.000 de participants, ainsi que de 75,000 badges pour facilitateurs et superviseurs ; l’ameublement de 1,000 centres d’alphabétisation ; l’acquisition de 8 véhicules tout terrain et de 20 motos.L’analphabétisme, rappelons-le, est considéré comme l’une des grandes plaies nationales. Un pourcentage assez élevé de la population en est touché. Selon les dernières estimations, le taux d’analphabétisme a considérablement chuté entre 2001-2004 pour se stabiliser autour de 52 %.
Inscription à :
Articles (Atom)